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 XIXème SIECLE

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Warlock



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 22 Jan - 19:41

Gorak a écrit:

Oui, mais il n'empêche que les références aux Love Hotels dans Nicky Larson sont quand même passées à la trappe... et dans Dragon Ball version "Europe", il n'est plus question de voir Bulma dévoiler sa petite culotte à Tortue Géniale.

Ben j'en ai parlé de Dragon ball... Pour Nicky Larson c'est un animé tardif 80's, pas l'un des premiers comme Goldorak et autre Albator. C'est vraiment à partir des animés de la seconde partie des 80's que la censure a été présente sur le sexe.


Ah le Colorado et la région de Denver, un Etat encore très sauvage. Et ces grandes rues larges typique du Colorado avec les montagnes en second plan, vraiment superbe.
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 22 Jan - 20:59

Warlock a écrit:

Ah le Colorado et la région de Denver, un Etat encore très sauvage. Et ces grandes rues larges typique du Colorado avec les montagnes en second plan, vraiment superbe.

C'est un endroit que j'avas bien aimé, en effet. Un mélange entre l'Ouest "sauvage", telle qu'on se le représente, et les montagnes en fond, cela donne une nature originale et esthétiquement agréable.

Le Garden of Gods est vraiment typique à cet égard :

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 26 Jan - 0:18


LA GUERRE DE SECESSION : LES VRAIS MOTIFS D'UN CONFLIT ECONOMIQUE

On croit trop souvent que la cause principale de la guerre de Sécession était la lutte des Etats du Nord contre l'esclavage pratiqué dans le Sud. Or, cette interprétation humanitariste justifia peut-être la combativité des soldats nordistes mais elle ne rend pas compte du déclenchement même ni de la violence du conflit.

Harriet Beecher Stowe, dans son best-seller la Case de l'oncle Tom, a décrit avec indignation les grands marchés de Noirs qui peuplaient les USA en 1850. Mais la situation matérielle et morale des 4 millions d'esclaves n'était pas si catastrophique, et bien des ouvriers des grandes usines de la côte nord-est auraient pu les envier...
Logés dans une cabane entourée d'un jardinet qu'ils pouvaient cultiver, recueillis par leurs maîtres en cas de maladie ou de difficultés passagères, ils étaient protégés jusqu'à leur mort.

En fait, le problème de l'esclavage renvoie à une division économico-sociale fondamentale des Etats-Unis.

Alors que dans le Sud, la grande culture du coton exigeait une main-d'oeuvre très abondante et constamment disponible, dans le Nord, l'organisation capitaliste des entreprises industrielles en pleine expansion appelait la création d'un prolétariat salarié, source de profit pour les entrepreneurs.
Il revenait moins cher de sous-payer un employé que de l'entretenir correctement !
Et c'est bien cette différence de structure économique qui fut le fondement même de cette guerre.

Alors que les hommes d'affaires du Nord, inscrits au parti républicain, avaient besoin d'une politique protectionniste pour développer sans concurrence leur activité, les grands propriétaires du Sud ne pouvaient survivre sans le libre-échange qui leur permettait d'exporter leur coton.
Ces divergences économiques se doublaient d'un fossé psychologique infranchissable : les yankees bourrus et brutaux du Nord ne comprenaient pas les raffinements de l'aristocratie libre pensante du Sud.

Considérant qu'ils n'avaient plus rien de commun avec ceux du Nord, les 11 Etats esclavagistes du Sud envisagèrent, au sein du parti démocrate, de se séparer de l'Union, ou tout au moins d'accroître leur autonomie.
Une solution inacceptable pour le Nord dont l'industrie naissante et pas encore exportatrice avait besoin des capitaux du Sud pour se développer.
Après l'élection du républicain Abraham Lincoln à la présidence, un ancien bûcheron devenu avocat, les 11 Etats du Sud sortirent de l'Union et formèrent les Etats Confédérés d'Amérique, dont la capitale fut Richmond (Virginie) et le président J. Davis.
Cette attitude était en tout point conforme à la Constitution, et personne, dans le Sud, ne prévoyait une réaction brutale dans le Nord. Mais Lincoln craignit de perdre le bénéfice de la victoire républicaine, et somma les Etats du Sud de rentrer dans l'Union; ces derniers refusant, les hostilités s'ouvrirent le 15 avril 1861.

Il s'ensuivit dès lors quatre dures années de guerre qui coûtèrent la vie à plus de 600 000 personnes dont beaucoup moururent dans des camps de prisonniers ou par suite des épidémies. Le Sud était ravagé par un conflit qui s'était déroulé en grande partie sur son territoire.
L'Union était sauvée mais la blessure était ouverte pour longtemps et le Sud ne pouvait plus espérer relever son économie dévastée. Ce dernier se trouva incapable de résister à la concurrence égyptienne et indienne.
Le Nord, au contraire, sortait économiquement vivifié par l'essor des industries de guerre et des productions annexes.
Des fortunes colossales s'édifièrent, et les républicains au pouvoir se crurent autorisés à fond leur victoire.

Lincoln fut réélu, en novembre 1864 et prôna la réconciliation générale. Le 13e amendement de la Constitution supprimait l'esclavage, c'était là la seule mesure qui devait être prise à l'encontre des planteurs du Sud.
Son assassinat par un Sudiste fanatique, Booth, le 14 avril 1865, ouvrait la voie aux excès, alors que, de leur côté les Noirs souffrirent, plus que jamais, du racisme et de la ségrégation.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 9 Fév - 0:32


WILLIAM E. GLADSTONE : LE PRAGMATISME AU POUVOIR

Le type même de ces grands politiciens qui ont su faire abstraction de leurs opinions antérieures et imposer à leurs partis des réformes qu'ils avaient eux-mêmes combattues, mais dont le pragmatisme leur fit ensuite saisir la nécessité.

Il obtint son premier poste ministériel à l'âge de 27 ans, puis Premier Ministre de Grande-Bretagne à quatre reprises.

Il se signala d'abord comme chancelier de l'Echiquier par sa remarquable gestion des finances publiques, et ses exposés budgétaires restent des modèles du genre.
Orateur à la voix bien timbrée, séduisante, son éloquence se distinguait à la fois pour sa clarté et son élégance.

La grande force de Gladstone fut dans son total désintéressement et sa haute dignité morale, qui forçait le respect même de ses adversaires les plus tenaces.

Il fut le promoteur de toutes les grandes réformes et de toutes les idées qui firent de l'Angleterre la première puissance industrielle et démocratique pendant tout le XIXe siècle. Sa largeur de vues se décèle surtout dans la question irlandaise et dans sa politique étrangère.
Il fit franchir une étape décisive à la solution du problème irlandais, en se convertissant hardiment au projet de l'autonomie de l'Irlande.
Quant à sa politique étrangère, elle fut résolument pacifique et opposée à toute intervention, favorable à l'émancipation des colonies.

Profondément chrétien, son amour de la justice l'inclina à servir des causes qu'il estimait légitimes, sans jamais reculer devant la mauvaise volonté de la Cour et sans hésiter à perdre sa popularité.
Aussi, lorsqu'il mourut, en 1898, l'admiration était-elle unanime, et l'Angleterre entière s'inclinait avec émotion devant le cercueil du "Grand Vieillard".
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 10:03

Gorak a écrit:

LA GUERRE DE SECESSION : LES VRAIS MOTIFS D'UN CONFLIT ECONOMIQUE
[…]
Il revenait moins cher de sous-payer un employé que de l'entretenir correctement !
Et c'est bien cette différence de structure économique qui fut le fondement même de cette guerre.

Alors que les hommes d'affaires du Nord, inscrits au parti républicain, avaient besoin d'une politique protectionniste pour développer sans concurrence leur activité, les grands propriétaires du Sud ne pouvaient survivre sans le libre-échange qui leur permettait d'exporter leur coton.
Analyse intéressante, comme quoi Marx a toujours son mot à dire  (-:
J'avais plus une image du Nord qui voulait récupérer les richesse du Sud.

Gorak a écrit:

Il s'ensuivit dès lors quatre dures années de guerre qui coûtèrent la vie à plus de 600 000 personnes dont beaucoup moururent dans des camps de prisonniers ou par suite des épidémies.
Une des conséquences méconnue de cette guerre est le développement de la logistique pour le traitement des blessés.  Jonathan Letterman, directeur médical de l'Armée du Potomac, comprend que l'engorgement des structure de soin est le principal problème, il organise donc le service de santé en deux échelons :

  • des postes de secours (first aid posts) à l'échelle du régiment ;
  • des hôpitaux de campagne (field hospital) à l'échelle de la division et du corps d'armée ;
  • avec un corps d'ambulance permettant le transport des blessés.

Cette organisation échelonnée (on prodigue les soins rustiques et urgents en première ligne, les soins élaborés en arrière ligne) s'est par la suite développée et est toujours en cours dans les armées modernes, par exemple pour l'armée française :

  • au niveau du groupe (5-7 combattants), constitution d'un « nid de blessés » sur la zone de combat, par un auxiliaire sanitaire ;
  • au niveau de la section (~40 combattants), constitution d'un point de rassemblement des blessés par un auxiliaire sanitaire et un infirmier (ou un médecin), où l'on poursuit les soins urgents et détermine la priorité d'évacuation (triage) ;
  • au niveau de la compagnie (~100 combattants), constitution d'un poste médical par un médecin, deux infi et cinq auxiliaires ;
  • hôpital en dur à l'arrière.

Notons qu'à l'époque, les maladies faisaient plus de morts que les armes (environ deux fois plus). La tendance s'est inversée avec la guerre de 1870 (les Prussiens avaient deux fois moins de morts par maladie qu'au combat).


Dernière édition par cdang le Ven 13 Fév - 13:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 13:18

Je crois que la guerre de Sécession, avec celle de Crimée et la guerre franco-prussienne de 1870, sont les prolégomènes des conflits modernes.

Elles anticipent déjà ce que sera la grande boucherie de Verdun...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 13:29

Maaaa, prolégomènes, je viens encore d'apprendre un mot. Merci Gorak de me permettre de briller en société Cool
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 17:22

Pour ce qui est des blessés, sauf erreur, la Guerre de Sécession est la première où la morphine fût utilisée de façon massive pour soulager les souffrances. Il est vrai que l'on venait d'inventer la seringue à aiguille creuse, vers 1850, ce qui en permettait un usage pratique et sur une vaste échelle.

Effectivement, le Nord était volontiers protectionniste, adepte de droits de douane élevés alors que le Sud était pour le libre-échange et l'ouverture. Différence culturelle également : le Nord industrialisé et bourgeois face à un Sud aristocratique et rural (Pour résumer un peu vite).
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 17:27

Voyageur Solitaire a écrit:


Effectivement, le Nord était volontiers protectionniste, adepte de droits de douane élevés alors que le Sud était pour le libre-échange et l'ouverture. Différence culturelle également : le Nord industrialisé et bourgeois face à un Sud aristocratique et rural (Pour résumer un peu vite).

De plus, les puissances européennes se sont invitées, diplomatiquement, dans ce conflit. En fonction de leurs intérêts économiques rivaux.

Le Nord était soutenu par la Prusse qui avait besoin de son acier, le Sud par la Grande-Bretagne et par la France de Napoléon III, qui avaient besoin de son coton pour leur industrie textile.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 18:04

C'est une période qui a laissé des traces, encore aujourd'hui, dans l'inconscient collectif américain. La différence de mentalité entre les deux camps était très forte. Dans le Sud, on disait que le temps s'était arrêté. Un monde rural, au rythme lent, avec les grands domaines, les bateaux à roues sur le Mississipi, la moiteur tropicale des marais... Les maîtres des grandes plantations, souvent issus de familles aristocratiques, avaient développé un certain art de vivre et affichaient volontiers un certain mépris pour les "Yankees" du Nord.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 20:08

Et cette différence, elle était déjà présente au moment de la déclaration d'indépendance, en 1776.

Au Nord, les marchands bourgeois, libéraux, dont le négoce allait jusqu'à la Chine.

Au Sud, des aristocrates, la plupart tous de bons anglicans, propriétaires de grands domaines sur lesquels travaillaient une foultitude d'esclaves.

Ce qui a changé, c'est qu'avec la révolution industrielle, le Nord est devenu progressivement protectionniste et le Sud s'est ouvert aux échanges mondiaux. Et le Sud devenait plus riche à mesure que le Nord s'appauvrissait.

La guerre de Sécession, ce n'est rien d'autre qu'un conflit économique.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 13 Fév - 20:23

Le Sud a bien failli l'emporter au début : un moment, Washington fût menacée et sur le point d'être évacuée. Mais les riches et puissants propriétaires songeaient plus à leurs intérêts personnels qu'à s'unir et leurs divisions leur furent fatales.

Aujourd'hui encore, le Vieux Sud est à part, il vit à un autre rythme, dans une certaine langueur, inconnue ailleurs dans le pays. "Laissez le bon temps rouler" comme disent les Cajuns de Louisiane...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 20 Mar - 0:29

NAPOLEON ET L'EUROPE : UN IDEAL D'UNIFICATION

L'ambition de Napoléon n'était pas seulement de dominer l'Europe : il voulait étendre à tous les pays du Grand Empire l'organisation administrative et sociale qu'il avait donnée à la France. Sa passion pour l'uniformité, son caractère naturellement autoritaire, le désir d'augmenter sa puissance, tout le poussait à cette grande oeuvre d'unification.


Pour réaliser son idéal, Napoléon comptait surtout sur le Code Civil.

L'introduction du Code devait, selon lui, entraîner la disparition du servage, de la féodalité et de tous les privilèges et apporter aux peuples l'égalité civile et religieuse, la diminution des grandes propriétés de la noblesse traditionnelle par le jeu des lois successorales, l'essor de la bourgeoisie et du capitalisme, la sécularisation des biens du clergé.

Napoléon comptait aussi sur l'influence de l'armée.

Armée nationale, la Grande Armée impériale, où les châtiments corporels étaient interdits, où le simple soldat pouvait comme le général, être décoré de l'étoile de la Légion d'honneur, et tout roturier qu'il fût, accéder au grade d'officier. Cette armée française, au départ, qui se voulait aussi européenne, était conçue comme un formidable exemple d'égalité sociale.


Convaincu que tous les hommes, sans exception, sont semblables les uns aux autres, Napoléon pensait pouvoir imposer sans difficultés le même régime aux Français, aux Allemands, aux Italiens, aux Espagnols, aux Polonais. Il rêvait de faire de Paris la capitale à la fois politique, mais aussi intellectuelle et artistique de toute l'Europe.
C'est pourquoi il y faisait transporter au Louvre les chefs-d'oeuvre des musées étrangers.

Le français, seule langue employée dans la haute administration impériale et les hauts grades de l'armée s'imposerait progressivement à tous les hommes cultivés. Ainsi se créérait une nouvelle civilisation, marquée par l'adoption dans toute l'Europe des Principes de 1789.

Si les Français reprochaient à Napoléon son despotisme, à l'étranger les hommes d'Ancien Régime voyaient au contraire en lui le soldat de la Révolution et le chancelier autrichien Metternich n'hésitait pas à le traiter de "Robespierre à cheval".
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 19 Avr - 10:58

LE PROTECTORAT FRANCAIS SUR LA TUNISIE (1881)


La conquête de l'Algérie eut pour conséquence l'extension de la domination française en Afrique du Nord. Le protectorat sur la Tunisie fut établi, sans difficultés sérieuses, par le traité du Bardo (1881) après une courte expédition militaire.

La régence de Tunis, nominalement vassale de la Turquie, avait pour souverain un bey. Dès que la France fut établie en Algérie, elle s'efforça d'établir son influence en Tunisie et obtint que tous les travaux d'utilité publique fussent confiés à des Français ; pour s'attacher le bey, elle lui facilita plusieurs gros emprunts auprès des banques parisiennes.

Cette politique était dictée par le souci d'assurer la sécurité de l'Algérie, sur qui la Tunisie, par suite de sa disposition géographique, offrait une série de routes d'invasion.

Car, à partir de 1870, les Italiens, à peine leur unité achevée, jetèrent de leur côté les yeux sur la Tunisie, vieille terre romaine, toute voisine de la Sicile et dont la possession les rendrait maîtres du passage central de la Méditerranée. Ils intriguaient pour enlever aux Français le protectorat de fait qu'ils exerçaient déjà du temps de la Régence.

Leur politique fut si active qu'en 1881, Jules Ferry, alors président du Conseil, jugea qu'il était urgent d'agir pour empêcher que "la clef de notre maison" ne tombât en des mains étrangères.

La mauvaise administration du bey, qui cessait de payer les intérêts des emprunts, les incessantes pilleries (plus de 2000 en dix ans) commises en territoire algérien par des brigands tunisiens (les Kroumirs), que le bey se disait impuissant à contenir, servirent de prétexte à l'entrée d'une armée française en Tunisie (avril 1881).

D'autre part, un corps envoyé de Toulon, à peine débarqué à Bizerte, marcha sur Tunis et le 12 mai 1881, au palais du Bardo, le bey signa le traité qui plaçait son pays sous la protection de la France.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 19 Avr - 12:48

Intéressant. J'aimerais bine connaître les divers points de vue Tunisiens sur le rôle de la France, avec le recul.

_________________
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 19 Avr - 13:24

VIC a écrit:
Intéressant. J'aimerais bine connaître les divers points de vue Tunisiens sur le rôle de la France, avec le recul.

Je crois que les Tunisiens et les Marocains n'ont pas conservé trop de rancoeurs concernant cette période de leur histoire.

Le régime du protectorat, comme son nom l'indique, consistait à mettre un pays sous la "protection" d'un autre. En Tunisie, le bey était toujours en place, de même que le sultan au Maroc. Il y avait, en outre, un résident permanent qui représentait les intérêts de la France et s'occupait de l'administration.

Certains résidents tombèrent même littéralement amoureux du pays qu'ils étaient chargés d'administrer. Lyautey, par exemple, a aimé le Maroc et l'a développé comme s'il s'agissait de sa propre patrie. Il a même appris l'arabe - ou du moins le dialecte marocain - pour mieux se faire comprendre et comprendre encore les Marocains.

Bon, après, il ne faut pas non plus être dupes et hormis quelques exceptions comme Lyautey, certains sont venus dans ces pays pour profiter de leur statut et s'enrichir, faisant du protectorat une colonie déguisée.

Néanmoins, cela a permis aussi d'étendre l'influence française en Afrique du Nord et dans d'autres pays du monde. Ainsi, après la période de décolonisation, la France a malgré tout conservé des attaches culturelles avec tous ces pays.

Il ne faut pas non plus voir les "méchants" colonisateurs d'un côté et les "gentils" colonisés de l'autre. Certains sont venus avec des intentions louables et honnêtes, d'autres étaient juste de sombres opportunistes.

L'histoire est faite de nuances...
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 19 Avr - 18:38

Il faut surtout tenir compte de la décadence de l'empire Ottoman, officiellement souverain de ces "provinces" et dont l'autorité se réduisait au fur et à mesure que l'on s'éloignait des remparts d'Istanbul... L'empire est déjà "l'homme malade" dont les puissances européennes vont s'arracher les lambeaux. Depuis longtemps, les Dey, Bey, Aghas et autres Pachas nommés par Istanbul font ce qu'ils veulent sur leur territoire et sont quasiment indépendants, se contentant d'envoyer un tribut annuel (Avec parfois trois ans de retard...) au sultan. Dans ces provinces, on cultive le coup d'état et la corruption mieux que les agrumes à l'époque... Terrain de choix pour les ambitions européennes.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 19 Avr - 19:52

Voyageur Solitaire a écrit:
se contentant d'envoyer un tribut annuel (Avec parfois trois ans de retard...) au sultan.


Quand le tribut parvenait au sultan... parfois, ça filait directement dans la poche du dey sans passer par la case Istanbul...

Citation :
Dans ces provinces, on cultive le coup d'état et la corruption mieux que les agrumes à l'époque... Terrain de choix pour les ambitions européennes.

A l'origine, l'objectif des Européens était d'en finir avec la piraterie en Méditerranée. Et le trafic d'esclaves aussi.

De ce point de vue, certaines tribus indigènes ne virent pas forcément d'un mauvais oeil l'arrivée des Européens. Exceptés toutefois la plus grande partie des Berbères... mais eux, ils ont toujours résisté à toute incursion étrangère, que ce soit les Européens, les Turcs, mais aussi les Arabes et même les Romains ou les Carthaginois.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 20 Avr - 7:16

SAVORGNAN DE BRAZZA ET L'EXTRAORDINAIRE AVENTURE DU CONGO FRANCAIS

La création du Congo français fut l'oeuvre d'un audacieux explorateur, l'enseigne de vaisseau Savorgnan de Brazza.


Sans coup férir, pour un chiffre de dépenses qui dépasse à peine deux millions de francs de l'époque, par des traités avec les chefs indigènes, par sa douceur et sa diplomatie, Brazza donna à la France, au cours de trois grandes missions au coeur de l'Afrique équatoriale, le bassin de l'Ogoué, et sur la rive droite du fleuve Congo et son affluent l'Oubangui, d'immenses et riches territoires (1875-1880).


Intrépidité et fierté de coeur, bonté ardente, généreuse passion de la justice, tout cela se lit sur la belle et noble figure de cet officier de marine, le plus populaire à juste titre des explorateurs français. Italien d'origine - il était né à Rome en 1852, Brazza entra dans la marine française et se fit naturaliser.
En 1875, il fut chargé d'une première mission au Gabon.
De 1875 à 1883, sans coup férir, par des traités avec les chefs indigènes, la douceur et la diplomatie de l'audacieux explorateur donnèrent à la France d'immenses et riches territoires qui formèrent la colonie du Congo français.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 20 Avr - 12:01

Gorak a écrit:

Il ne faut pas non plus voir les "méchants" colonisateurs d'un côté et les "gentils" colonisés de l'autre. Certains sont venus avec des intentions louables et honnêtes, d'autres étaient juste de sombres opportunistes.
Mmmm, ouais, enfin bon, venir se servir des richesses des autres, dans le genre louable et honorable…
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 3 Mai - 23:22


LE RETOUR DE L'ÎLE D'ELBE

En signant sa reddition, le 6 avril 1814, Napoléon en avait pourtant accepté les conditions et juré de se détacher à jamais des choses de ce monde et de "vivre désormais comme un juge de paix" sur le petit "royaume" d'Elbe qui lui avait été attribué.
Qu'il fût alors vraiment sincère, il serait difficile de le savoir, mais, dans cette hypothèse, on peut admettre que ses résolutions se modifièrent lorsqu'il vit la Cour de Vienne séquestrer son fils et favoriser l'intimité de Marie-Louise et du comte von Neipperg, lord Castlereagh chercher à obtenir sa déportation, Talleyrand intriguer pour faire aggraver son sort, Louis XVIII ne pas lui payer la rente convenue et des ennemis sans scrupules projeter de se défaire de sa personne par l'assassinat.

Le 13 février 1815, Fleury de Chaboulon, sous-préfet de Reims, débarqua, déguisé, à Porto-Ferraio, apportant une lettre qui apprit à l'Empereur l'impopularité du nouveau gouvernement issu de la Restauration, notamment le mécontentement de l'armée et les complots formés pour établir une régence que présiderait Marie-Louise ou appeler au trône le duc d'Orléans.

Le 26 février, à huit heures du soir, Napoléon prit enfin la décision de quitter l'île d'Elbe, en l'absence du commissaire anglais chargé de le surveiller, Campbell. La veille, il avait adressé une proclamation à l'armée :

"La victoire, disait-il, marchera au pas de charge. L'Aigle, avec les couleurs nationales, volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame."

Le 1er mars 1815, à une heure de l'après-midi, Napoléon foule de nouveau la terre de France, en débarquant au golfe Juan.


Aussitôt, il envoya Cambronne à Cannes avec l'ordre de ne pas tirer un seul coup de feu, puis la petite colonne, évitant la vallée du Rhône, dont les populations ne semblaient pas sûres, prit la route de Grasse et par les chemins de montagne, pour atteindre Digne.

Le 6 mars, Napoléon était proche de Grenoble : le général Marchand, commandant de la place, mit la ville en état de défense et envoya à sa rencontre le chef de bataillon Delessart avec une compagnie du génie et un bataillon du 11e de ligne. Le 7 mars, les troupes du Roi et Napoléon se trouvèrent face à face au village de Laffrey. Delessart demeura inflexible ; mais au moment où une collision allait se produire, Napoléon dit, d'une voie forte : "Soldats, dit-il, je suis votre Empereur. Reconnaissez-moi." Faisant deux pas en avant et entr'ouvrant sa redingote, il ajouta : "S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voilà !"
Les soldats rompirent les rangs au cri de : "Vive l'Empereur !", se précipitèrent vers lui, l'entourèrent, l'acclamèrent, s'agenouillèrent devant lui.


La Bédoyère, colonel du 7e de ligne, envoyé pour défendre la porte de Bonne, va à Vizille opérer sa jonction avec Napoléon. Celui-ci maître de Grenoble, part le 9 juin pour Lyon, d'où le comte d'Artois doit déguerpir, ainsi que MacDonald, qui s'enfuit au galop de son cheval pendant que l'Empereur acclamé fait son entrée par le faubourg de la Guillotière.

Ney est arrivé à Besançon le 10 mars, résolu à résister, mais ému par la proclamation à l'armée, par l'élan de la nation et des troupes, il se rallia le 14 à Napoléon, après une conférence avec Bourmont et Lecourbe, et, marchant à sa rencontre, il le rejoint à Auxerre, le 17.

Le 20, l'Empereur est à Fontainebleau, puis, à Paris, le drapeau tricolore est de nouveau hissé sur les Tuileries, sur l'hôtel de ville, au sommet de la colonne de la Grande Armée. La Cour impériale se reforme spontanément, attendant le maître qui, vers neuf heures, arriva place du Carrousel, où la foule le porta comme en triomphe jusqu'au château.

Les Français, oubliant les fautes et le despotisme de Napoléon, acclamèrent en lui "l'homme de la Révolution", et Louis XVIII quitta Paris pour Gand, le 19 mars, sans qu'un coup de fusil partit pour le défendre.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 8 Juin - 6:49


L'ALLIANCE FRANCO-RUSSE (1891) ET SES CONSEQUENCES

L'alliance militaire entre la France et la Russie à la fin du XIXe siècle est le type accompli d'un "mariage de raison", dans lequel l'intérêt manifeste des deux contractants apparut comme une éventualité certaine du jour où l'Empire allemand, fondé sur la défaite de la France (1870), devint la plus forte puissance militaire en Europe.
Et le chancelier Bismarck s'en aperçut même avant que Français et Russes eûssent donné une forme à leur désir confus de rapprochement, s'attelant à tout faire pour empêcher cette réunion. Ainsi, en 1884, puis en 1887, il parvint à signer avec Alexandre III une convention secrète, par laquelle la Russie lui promettait une neutralité bienveillante au cas où l'Allemagne serait attaquée par une autre puissance.
Ce fut là le dernier succès diplomatique du chancelier Bismarck. Sa chute, en 1890, fut un tournant considérable qui rebattit de nouveau les cartes européennes.

Privée de l'homme d'Etat qui avait fait sa grandeur, l'Allemagne parut dès lors moins redoutable. Moins d'un an après (1891), s'opéra alors le rapprochement franco-russe. Deux facteurs principaux peuvent l'expliquer :

1 - les mésaventures de la politique russe en Orient.
2 - les besoins financiers de la Russie.

Il faut savoir, en effet, que la Russie commençait à faire appel à des capitaux français dès 1889 (ce sont les fameux "emprunts russes").

Ce rapprochement fut préparé, dès 1890, par le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Alexandre Ribot. C'est lui qui prépara la visite d'une escadre française dans le port de Cronstadt le 25 juillet 1891.

Un mois plus tard, le 22 août 1891, une alliance formelle était signée avec l'ambassadeur du tsar.


Cette alliance provoqua en France un immense enthousiasme. Enfin, la France sortait de sa longue période de "recueillement" ; elle avait, en outre, un caractère purement défensif et visait au maintien de la paix. Elle faisait contrepoids avec la Triplice et rétablissait l'équilibre des forces en Europe.
La France reprenait son rang le plus actif sur la scène internationale et notamment sur la scène européenne.


Dès lors, on multiplia les manifestations d'amitié entre la France et la Russie, de 1893 à 1902. Ce furent la visite de l'escadre russe à Toulon (1893), celle du président Félix Faure à la cour de Saint-Petersbourg (1897) puis le séjour de Nicolas II et de l'impératrice à Compiègne (1901) et enfin une brève visite du président Loubet au tsar en 1902.
Pendant dix ans, suivant la boutade d'un ministre russe - le comte Witte -, on fit des manifestations franco-russes "à tout propos et même hors de propos".

Mais, en réalité, pendant cette période, l'action des alliés manqua de cohérence, d'initiative et surtout de suite. La diplomatie française laissa la Russie se détourner, sous l'influence intéressée de l'Allemagne, de l'échiquier occidental pour s'orienter vers les mers de Chine où l'attendaient de graves désastres. Elle ne vit pas que cette orientation provoquait les craintes du Japon et la défiance de l'Angleterre.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 8 Juin - 10:31

Dans les conséquence, faudrait pas un peu parler du mécanisme des alliances dans l'éclosion de la Première Guerre mondiale ? Même si du côté de la Russie ça s'est arrêté en 1917.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 8 Juin - 11:03

Sans oublier le catastrophique "emprunt russe" dont beaucoup de Français n'eurent rien en retour.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 15 Juil - 6:04

LES FRERES DALTON : LEUR VERITABLE HISTOIRE


Les frères Dalton ont réellement existé. Mais avant d'être un gang de redoutables bandits, ils ont commencé par être de braves et honnêtes citoyens. Ils ont tout simplement tourné du mauvais côté. Les uns aidaient leur père, un fermier irlandais un peu trop porté sur la bouteille, dans leur ferme familiale du Kansas, près de Coffeyville. Frank et Bob furent même deputy marshalls ; Grattan et Bill seront tour à tour cherrcheurs d'or, cow-boys, maquignons.
Et puis un jour, sans que l'on sache vraiment pourquoi, Bob et Grattan devinrent des hors-la-loi, pas bien dangereux encore : vols de chevaux, attaques d'indiens isolés.
Sans doute les jeunes gens (Bob n'a pas 20 ans) ont-ils préféré la vie aventureuse d'un desperado à l'existence plus rangée, plus terne et laborieuse des paysans de l'Ouest ?
Toujours est-il qu'après deux ans d'obscurité, les frères Dalton firent parler d'eux.
En moins d'un an, ils arrêtent et dévalisent cinq trains chargés d'or entre le Kansas et l'Oklahoma. Chaque fois, leur technique est la même : ils forcent le train à s'arrêter avec une lanterne rouge, puis obligent le chauffeur à enfoncer la porte du fourgon postal. Ils font alors main basse sur l'argent du coffre en le faisant dynamiter au besoin. Jamais ils ne molestent les voyageurs.
Très vite, les journaux s'intéressent à eux et leurs "exploits" font la Une. On les compare aux plus célèbres bandits d'alors, les frères James, les Younger (qui étaient alors cousins). Mais cela ne suffit pas à Bob, le cerveau de la bande. Il veut faire mieux que ses prédécesseurs, et dévaliser, le même jour (5 octobre 1892), les deux banques de Coffeyville.
Cette fois, les frères Dalton échouent : en moins de dix minutes, une fusillade éclate. Celle-ci fait huit morts, dont Bob, Grattan et le shérif de la ville.
Bien que grièvement blessé, Emmett survit. Il racontera jusqu'à sa mort, en 1937, et en l'enjolivant, la triste épopée des frères Dalton.
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