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 XXème SIECLE

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Gorak



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MessageSujet: XXème SIECLE   Dim 30 Sep - 23:41

Oubliez les horreurs de la Grande Guerre en dansant au son du charleston tout en jetant un oeil inquiet sur la montée des périls des années 1930. Parcourez le monde en guerre, du mur de l'atlantique à l'Indochine, puis partez sur les traces du "swinging London" et de l'insouciance des trentes glorieuses avant de plonger dans la folie des années 1970...






Staline participa à la révolution bolchevique de novembre 1917 derrière Lénine et Trotski. Travailleur énergique et implacable, il réussit à s'imposer comme seul successeur de Lénine à partir de 1924.

Avec la suprématie de Staline s'affirme la perspective d'un socialisme appliqué à un seul pays. Staline poursuit son objectif d'un Etat russe fort à travers l'impitoyable collectivisation des campagnes et l'extermination des paysans riches (koulaks) et les purges des années 30 afin d'éliminer les opposants à la ligne officielle de son régime.

Habile, Staline sait qu'il faut, de temps en temps, relâcher un peu les rênes : aussi amnistie t-il des déportés et assourdit-il la propagande anti-religieuse. De même, en 1936, il introduit le principe du suffrage universel et secret dans la Constitution. C'est alors qu'en juin 1941, l'URSS est attaquée par les troupes hitlériennes malgré le renouvellement du pacte de non-agression signé avec l'Allemagne nazie en août 1939. Staline encourage le patriotisme du peuple russe. Mais, au cours des années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, le despotisme stalinien s'affirme, accompagné d'un "culte de la personnalité" délirant.

Sa disparition en 1953 fut suivie d'une remise en cause de sa politique. Au XXe Congrès du P.C en 1956, Nikita Krouchtchev fit le procès de son prédécesseur et cela marqua le début de la déstalinisation : les villes furent débaptisées, les effigies de Staline supprimées, le corps même de Staline fut retiré de son mausolée et emmuré dans les remparts du Kremlin en 1961. Avec moins d'enthousiasme et persévérance, les autres partis communistes européens s'engagèrent alors, eux aussi, dans la voie de la déstalinisation.
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Gorak



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MessageSujet: XXème SIECLE   Sam 12 Jan - 12:14


Un grand chef d'Etat : Harry S. Truman

Harry Truman aura, aux yeux de l'histoire, le triste privilège d'être l'homme qui a fait usage de la bombe atomique.

C'était au demeurant un homme effacé, paisible et excellent père de famille.

Il faut dire que la tâche fut particulièrement ingrate pour ce personnage qui succéda à la présidence des USA à la mort de Roosevelt, le 12 avril 1945.

Pour mettre un terme définitif à la Seconde Guerre mondiale, il prit la décision de lancer la bombe atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945. Pour contenir l'expansion de l'idéologie communiste, il élabora la "doctrine Truman" du containement et entame la "guerre froide" contre l'Union Soviétique. Dans cette optique, il met en place le plan Marshall (juin 1947), vaste programme d'aide économique aux pays européens dévastés par la guerre, et participe à la création de l'OTAN (avril 1949) en vue de défendre les nations occidentales d'Europe contre une éventuelle agression des Rouges.

En politique intérieure, la politique menée par Truman fut à la fois libérale et progressiste, le Fair Deal se voulant être le prolongement du New Deal de Roosevelt. Cette politique assurait le plein emploi à tous les Américains mais en limitant le droit de grève dans les industries de base, et réglementait de façon stricte l'immigration.

Violemment critiqué par ses adversaires républicains, mais aussi par de nombreux démocrates, il fut néanmoins réélu en 1948 grâce au soutien des syndicats.

Truman renonce à un second mandat et se retire de la course en 1952. C'est Eisenhower, candidat républicain, qui le remplace à la Maison Blanche.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 12 Jan - 18:50

Voyageur Solitaire a écrit:

Pas le meilleur moment pour occuper le poste...

C'est pourquoi des chefs d'Etat du XXe siècle, j'aime bien Truman. Il avait devant lui beaucoup de défis à surmonter. D'autant plus que les USA restaient la seule nation debout après la guerre. Même la Russie était mal en point. L'Europe était sinistrée et ravagée, y compris l'Angleterre qui avait été bombardée.

Une fois encore, les USA ont bénéficié de leur position géographique qui leur a épargné bien des souffrances.

On peut l'accuser d'ingérence, mais s'il n'était pas intervenu dans les affaires européennes, tout l'ouest du continent risquait de passer sous la griffe de Staline. Tomber dans le communisme après avoir vaincu le nazisme, ça aurait été un beau gâchis ! affraid

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 12 Jan - 22:32

Gorak a écrit:

Harry Truman aura, aux yeux de l'histoire, le triste privilège d'être l'homme qui a fait usage de la bombe atomique.

Moi c'est ce que je retiens de lui avant tout, et c'est pour moi une trace indélébile de la folie des hommes. De toute façon j'ai jamais été fan, il était trop austère aussi, quand on compare au grand tribun qu'était Roosevelt son prédécesseur, il n'y a pas photo...

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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 9 Mar - 8:47


1. La complicité du Gouvernement Serbe dans l'attentat de Sarajevo (28 juin 1914) peut-elle être prouvée ?

Non, affirme l'historien Jacques de Launay. La responsabilité du gouvernement serbe dans cette affaire n'a jamais pu être prouvée. Il s'agit d'un acte isolé de cinq étudiants pseudo-anarchistes sans convictions fortes ni appuyées. Ils n'ont d'ailleurs jamais cherché à abattre l'archiduc et l'archiduchesse, leur cible prioritaire était le gouverneur militaire de la Bosnie Potriorek, seul le hasard de la visite de l'héritier de la couronne - totalement imprévue d'ailleurs - a fait choisir celui-ci comme cible.

Cet attentat fut en réalité l'oeuvre de la jeunesse bosniaque qui ne supportait plus les conditions de vie économiques et sociales très dures. Depuis 1908 déjà, les idées révolutionnaires ne cessaient de se diffuser parmi la jeunesse estudiantine. Et l'on compte pas moins de cinq attentats entre 1910 et 1914 contre des fonctionnaires austro-hongrois. La population bosniaque, elle attribuait tous ses maux à la seule domination des Autrichiens et des Hongrois et la jeunesse exprimait ces ressentiments avec fanatisme et une certaine violence.

D'où venaient les armes qui équipaient la jeunesse bosniaque ? De la "Narodna Odbrana", une association à but culturel qui voulait susciter des difficultés aux Austro-Hongrois. Et les cinq conjurés de l'été 1914 n'ont eu pas d'autre contact qu'avec cette association-là. Cette organisation ne présente toutefois pas de caractère proprement révolutionnaire, mais elle est noyautée de l'intérieur par une société secrète terroriste, l'Union de la Mort (ou "Main Noire") qui visait à éliminer purement et simplement tous ceux qui s'opposaient à l'expansion yougoslave.

Sans doute que la Main Noire était au courant du complot des étudiants de Sarajevo et n'a pas cherché à le décourager, mais elle ne l'a aucunement suscité.

Cinq des jeunes conjurés seront condamnés à mort à l'issue de leur procès, mais trois d'entre eux, Prinzip, Grabez et Gabrinovic, encore mineurs au moment des faits, virent leur peine commuée en vingt années de réclusion. Ils mourront tous les trois en 1917 dans une forteresse de Bohême. Ils n'ont jamais cessé d'affirmer qu'ils ont agi seuls dans cette affaire.


2. Les dirigeants austro-hongrois ont-ils accepté le risque d'une guerre européenne en accusant la Serbie ?

Sans aucun doute, répond l'historien américain Bernadotte Schmitt. Et c'est probablement plus fondé en ce qui concerne le comte Berchtold, le ministre autrichien des Affaires étrangères. Mais l'empereur François-Joseph lui-même et István Tisza, le premier ministre hongrois, furent persuadés, et ce jusqu'au bout, qu'ils pouvaient éviter à l'Europe le risque d'une conflagration générale.

Le risque d'une guerre européenne fut sans doute accepté avec plus de légèreté que de conscience.

Et c'est cette insouciance qui caractérise l'esprit de Berchtold et qui traduit, en conséquence, la lenteur de la réaction autrichienne. Si une chance existait de localiser le conflit, elle ne pouvait exister que dans une action immédiate. L'expédition punitive aurait dû être rapide pour empêcher le jeu des alliances et pour éviter le retournement de l'opinion publique européenne.

A aucun moment Berchtold ne sembla avoir été conscience de cette nécessité...
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MessageSujet: XIXème-XXème SIECLE   Mar 2 Avr - 19:21

Vendredi 22 novembre 1963, 12h30, Dallas : le monde en état de choc.


Il est presque 12h30, la voiture présidentielle décapotable roule à faible allure (17km/h). A bord, John Connaly, gouverneur du Texas, son épouse, deux agents du Secret Service (le service de protection du Président). Mais surtout John F. Kennedy, président des Etats- Unis et sa femme Jackie. Venu lever des fonds en vue de la prochaine élection présidentielle, le président a tenu à ce que sa charismatique épouse l'accompagne : dans cet état qui lui est hostile, le charme et la très grande popularité de Jackie lui seront précieux. Malgré les craintes de l'entourage présidentiel, l'accueil est chaleureux, la foule enthousiaste, Jackie rayonne dans son tailleur rose. Elle a même enlevé ses lunettes de soleil, à la demande de son mari : "S'il te plaît ma chérie, je veux que les gens te voient..."

12h30 approche, la voiture ralentit encore (15km/h)... L'épouse du gouverneur se tourne vers le président :" Vous ne pourrez pas dire que le Texas ne vous aime pas, Monsieur le Président !"
J.F. K ne répondra jamais : un coup de feu éclate, le président s'affaisse et porte les mains à sa gorge. A l'avant de la voiture, le gouverneur est touché également, sans doute par la même balle. La détonation est presque passée innaperçue dans le vacarme, les gardes restent surpris... Que s'est-il passé...
Le gouverneur s'effondre dans les bras de sa femme, un des agents qui escortent la voiture se précipite... Deuxième coup de feu : Kennedy est atteint en pleine tête, du sang, des os et de la cervelle jaillissent avec force, jusqu'à plusieurs mètres, la foule hurle, Jackie quitte son siège et rampe à l'arrière de la voiture, un garde se précipite pour la forcer à se rasseoir, la voiture démarre en trombe vers l'hôpital Parkland. Jackie tient contre elle la tête éclatée de son mari et hurle :"Oh mon dieu, ils l'ont tué ! Jack, je t'aime ! Je t'aime !" (Jack est le diminutif de John en américain) Le président respire encore, mais plus pour longtemps. 20 minutes d'efforts pour le sauver seront vains, il meurt à 13h00 environ.

Sur le tarmac de l'aéroport, l'équipage de Air Force One est mis en alerte maximale, procédure d'urgence. Quelques minutes plus tard, une voiture officielle arrive à fond de train. Lyndon Johnson, vice-président, est évacué en urgence, les gardes le recouvrent tellement de leurs corps que l'équipage a du mal à le reconnaître. Une fois à bord, il prête immédiatement serment juste avant le décollage. A ses côté, Jackie, son tailleur rose maculé de sang et de cervelle. Elle a refusé de se changer :"Non ! Je veux qu'ils voient ce qu'ils ont fait !" L'armée est en état d'alerte maximale, les codes de l'arme nucléaire sont activés, la nouvelle se répand à travers le monde...

L'une des plus grandes énigmes du XXème siècle débutait...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 2 Avr - 19:50

Voyageur Solitaire a écrit:


L'une des plus grandes énigmes du XXème siècle débutait...


Si l'assassinat du président JFK est resté une énigme et a donné lieu à divers théories du complot, c'est parce que l'un des facteurs ayant empêché d'en savoir davantage est la rareté des témoignages photographiques. En effet, en dehors d'une séquence filmée par un badaud, il n'y a presque rien.

L'une des raisons qui explique cela, c'est que le véhicule réservé à la presse, qui d'ordinaire roulait toujours juste devant la voiture présidentielle afin de bénéficier du meilleur angle de vue possible, était cette fois consigné tout à la queue du cortège qui comprenait quatorze voitures.

Depuis cette position, il était impossible aux reporters de fournir la moindre image qui aurait pu servir de preuve visuelle. Malchance ou malveillance ? On ne le saura probablement jamais...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 2 Avr - 21:53

De toute façon on sait très bien qu'un président des USA ne peut pas être abattu sans l'assentiment de la CIA et du FBI, à partir de là...

C'est certain que ce n'est pas un homme isolé qui a fait le coup tout seul dans son coin, mais de toute façon c'est sur qu'on ne le saura jamais...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mer 3 Avr - 16:53


Henry Ford, cet industriel qui finança Hitler :

Grande figure de l'industrie dans les premières décennies du XXe siècle, Henry Ford a popularisé et démocratisé l'automobile. Du moins, c'est comme cela que l'Histoire souhaite se rappeler de lui.

Mais il y a un aspect plus désobligeant du personnage que l'on préfère ignorer, et pourtant bien connu de l'époque, c'est le Ford antisémite, pourvoyeur de fonds d'Hitler et du parti nazi.

Hitler avait même un portrait de l'industriel américain dans son QG de Munich et multiplia les références à ses idées dans Mein Kampf. Enfin, en 1938, Henry Ford se vit remettre la grand croix de l'aigle allemand pour son 75e anniversaire.


Ses thèses antisémites, Henry Ford les a énoncées dans un hebdo local du Michigan, le Deadborn Independent, qu'il avait racheté en 1918 et où, deux ans plus tard, il écrivait que les Juifs étaient le "problème du monde" et qu'ils étaient en train d'oeuvrer à une conspiration planétaire pour dominer la terre. Quatre ans plus tard, Adolf Hitler développera le même thème.

Les articles de fond de Ford furent compilés sous la forme d'un livre qui connut un certain succès dans l'Allemagne des années 1930. En 1933, le livre en est à sa 29e édition. Au moment où Hitler devient chancelier du Reich, il a déjà servi de base au système éducationnel nazi.

Bien que toutes les pièces, tous les documents, aient "mystérieusement" disparu, il existe des preuves qui démontrent que Ford ne s'est pas contenté d'inspirer le Führer mais il l'a aussi financé pour des raisons à la fois idéologiques mais aussi commerciales : en 1921, Ford voulait installer des usines en Allemagne mais le traité de Versailles l'empêchait de le faire, aussi il a vu en Hitler un allié qui - en plus de partager ses idées - lui permettait de pénétrer le marché allemand.



Dans un livre publié en 1978 intitulé "Who Financed Hitler ?", son auteur, James Pool, estime à 1 million de marks-or les fonds ainsi fournis aux nazis par Henry Ford entre 1922 et 1923.

En 1924, Karl Lüdecke, représentant spécial des nazis aux Etats-Unis, fut reçut dans la propriété de Ford dans le Michigan. Celui-ci avait été présenté à l'industriel par une fervente partisane du nazisme et proche amie d'Adolf Hitler, Winifred Wagner, belle-fille du célèbre compositeur.

Lors d'une interview donnée à un magazine américain dans les années 1970, Winifred Wagner confirma que Ford avait personnellement avoué avoir transmis des fonds aux nazis. Jusqu'à 300.000 dollars (soit 3 millions de nos euros actuels). Une enquête à ce sujet fut ouverte au Congrès en 1933, époque à laquelle Hitler accéda au pouvoir, mais n'a jamais permis de le prouver formellement.

Henry Ford, on l'a vu, ne cachait pas ses sympathies nazies. On peut donc raisonnablement faire le lien entre son probable soutien financier à Hitler et les références élogieuses de ce dernier dans Mein Kampf. C'est d'ailleurs le seul Américain à y figurer, comme il est aussi le seul étranger à avoir été décoré de la plus haute distinction nazie.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 4 Avr - 0:02


LYNDON JOHNSON, LE MUFLE TEXAN :

Le successeur de Kennedy, Lyndon Johnson, fut certainement à l'origine de changements sociaux les plus progressistes qu'ait jamais connu l'Amérique mais il fut également l'un des plus vulgaires de tous les chefs d'Etat modernes.

Derrière la façade austère que lui imposait sa qualité d'homme le plus puissant de la planète se cachait toute la trivialité brute d'un vrai redneck texan.



Ses manières étaient celles d'un campagnard. Pour s'en rendre compte, je vous conseille de lire l'ouvrage de William Doyle intitulé "Inside the Oval Office" ("A l'intérieur du bureau ovale") paru en 1999 qui fourmille d'anecdotes sur les présidents américains, dont Lyndon Johnson.

Doyle y cite un membre du Congrès décrivant Johnson comme "sacrément vulgaire - constamment en train de se gratter l'entrejambe et de se curer le nez en compagnie mixte". Son sexisme était légendaire. Un autre de ses biographes a raconté comment il réprimandait ses secrétaires quand elles prenaient du poids : il leur expliquait clairement qu'il voulait que "la vue" soit agréable quand elles s'éloignaient de son bureau. "Je ne veux pas voir de grosse dondon. Je veux voir un joli petit cul."

Une autre de ses spécialités étaient d'inviter ses collaborateurs à participer à des conversations politiques pendait qu'il était assis sur la cuvette des toilettes. D'après son assistant, c'est de cette manière qu'il a conduit l'une de ses discussions sur les Nations Unies. "J'étais debout devant la porte de la salle de bains pendant qu'il chiait puis il s'est rasé et a pris une douche tout en continuant à parler, comme s'il n'y avait rien de plus normal au monde."

Il faisait la même chose dans son bureau du Capitole quand il n'était encore que sénateur : lorsqu'il dictait son texte à une secrétaire, il lui arrivait de pisser dans le lavabo sans chercher à se cacher.

Bref, quand on récapitule les défauts et les qualités de Lyndon Johnson que nous ont fait découvrir les révélations apparues ces vingt dernières années, la conclusion s'impose d'elle-même : il avait surtout des défauts...
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MessageSujet: XIXème-XXème SIECLE   Jeu 4 Avr - 15:47

Perso, le sale caractère ou la grossièreté d'un chef d'état ne me dérangent pas, à partir du moment où il gouverne efficacement. Sur le plan intérieur, Johnson a fait faire de grandes avancées : droits civiques, protection de l'environnement, aide à l'éducation... Il a créé également les systèmes de santé Medicare et Medicaid.
S'il est devenu président suite à l'assassinat de Kennedy, il a été réélu très largement en 1964.
Quand les résultats sont bons, peu m'importe que le type croise les pieds sur la table.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 4 Avr - 16:37

Voyageur Solitaire a écrit:
Perso, le sale caractère ou la grossièreté d'un chef d'état ne me dérangent pas, à partir du moment où il gouverne efficacement.

Je ne dis pas le contraire. Politiquement, Lyndon Johnson était bon et son action à la tête de l'Etat a engagé la société américaine dans de formidables progrès.

Mais le personnage reste malgré tout misogyne, sexiste et vulgaire. C'est dommage.

Ca ne me dérange pas non plus, mais la classe chez un chef d'Etat, c'est quand même un petit "plus" pas négligeable.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 4 Avr - 21:01

Cela rejoint un peu les remarques sur les jupes (ou les robes, je ne sais plus) au Parlement.

Où est l'essentiel ? Que demande-t-on à ces gens là, que l'on élit et qui sont payés sur nos impôts ?

De faire leur travail !!

Que ce soit en jupe ou en pissant dans un lavabo.


Maintenant, attention. Tout n'est pas permis non plus, tout ne peut se permettre. Ce n'est alors pas une question d'apparence, mais de respect. Or, le manque de respect, bien souvent, va de paire avec des défauts bien plus graves : condescendance, suffisance, prétention, arrivisme, etc...
Et si la vulgarité n'est finalement qu'une question de point de vue, le fait d'être misogyne ou d'être sexiste n'est pas permis, surtout en public, surtout pour un être d'état - par exemple. La notion de respect et de représentativité tient ici un très grand rôle. Il est donc nécessaire de séparer une activité de l'animal politique non public où jurer, être sale, nonchalant ou iconoclaste doit être permis (respiration) et une activité du même animal public où il devient (redevient) le porteur de toutes les voix qu'il représente, dont il est le porte-parole, qu'il exprime et où le respect, le sérieux, la tenue, la discipline, la pondération, la conscience aiguë de sa représentativité doit l'emporter sur tout le reste. On n'est alors plus soit même (et on retient sa respiration).
Mais bien souvent, ce qui l'emporte, ce sont les notions de pouvoirs et de ce que ce pouvoir autorise.

Dans le cas sus-cité, moi, ce qui me gêne, ce n'est pas que Johnson se douche ou défèque, mais qu'il interdise à d'autres les libéralités qu'il s’octroie. S'il peut uriner devant une secrétaire, celle-ci doit pouvoir être aussi grosse qu'elle le désire, sans quoi, fini les pipis impulsifs.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 4 Avr - 23:37

Citation :
Et si la vulgarité n'est finalement qu'une question de point de vue, le fait d'être misogyne ou d'être sexiste n'est pas permis

Ou la possibilité de répondre "Casse-toi pauv' con" à un pékin qui vous casse les noix au salon de l'agriculture. Vulgaire, peut-être, mais au fond c'est légitime. lol!

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 5 Avr - 17:54

Gorak a écrit:
Ou la possibilité de répondre "Casse-toi pauv' con" à un pékin qui vous casse les noix au salon de l'agriculture. Vulgaire, peut-être, mais au fond c'est légitime. lol!
Je viens de te lire, et je me suis écroulé de rire devant mon ordi. Oui, tu as parfaitement raison. Je pense que tout un chacun aurait fait de même (In petto : non mais qu'est-ce qu'il vient me casser les burnes, celui-là). Sauf que chez nous, (ce que tu dois entendre par : « telles que nous estimons, nous peuple français, que les choses doivent être »), il n'est pas admissible que notre président se rabaisse à une telle vulgarité, à un tel écart de langage, à devenir le peuple... Mon Dieu, quel horreur ! Ce à quoi pour compliquer l'affaire, s'ajoute toutes les démarches de communication où ce genre d'erreurs est fait exprès pour se rapprocher du peuple. Bref : tout est artificiel (et de là à penser - ce que je ne pense pas - que le type a été engagé pour que le président puisse dire..., il n'y a qu'un pas).
Néanmoins, ce n'est pas ce type de comportement, c'est-à-dire être humain et soi-même dans des limites raisonnables qui me gêne. Dire à un con qu'il t'emmerde et bien c'est appeler un chat un chat, comme tu dis, c'est légitime. Ce qui me gêne, c'est le décalage existant entre les attentes de l'électorat et l'image que l'électorat désire avoir de celui dont il a les attente. Souvent, cela se confond alors que cela devrait être totalement indépendant. Avoir un langage vert ne me dérange pas, du moment que le boulot est bien fait. Siffler un ministre à l'Assemblée parce qu'elle est en robe est inadmissible, tas d'aristocrates moyenâgeux (j'assume ! Il s'agit des lois somptuaires^^ et en plus, on les paie pour cela).
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 5 Avr - 19:11

Citation :
Siffler un ministre à l'Assemblée parce qu'elle est en robe est inadmissible

Ceci dit, sa robe à pois était vraiment horrible... lol!

Mais ce n'est pas pour autant que je l'aurais sifflée.

Ce n'est pas une question de droite ou de gauche, c'est juste une question d'élégance et de correction. Des valeurs qui, à mon sens, hélas, se perdent beaucoup dans ce pays. Et pas que dans ce pays. Wink

Oui, je sais : je suis un peu "vieux jeu" ... mais on ne se refait pas. Je continuerai à tenir la porte aux dames.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 2 Juil - 20:56


Devant Omaha Beach, la mer a gardé sa force. Des rouleaux d'écume courent sur la grève. Les bateaux de débarquement ont respecté l'horaire, mais les brisants les malmènent, et l'épaisse fumée couvrant la côte rend le pilotage difficile. A gauche, 32 chars amphibies sont lancés à 5 000 m de la plage, mais leurs flotteurs ont été faits pour des eaux calmes, et tous, sauf deux, s'engloutissent avec leurs équipages. A droite, 28 autres D.D devaient être mis à l'eau dans les mêmes conditions : évaluant correctement l'état de la mer, le lieutenant-commander Rockwall échoue ses L.C.T au lieu de jeter à la nage ses lourds canards. Les chars sortent de l'eau en tirant. Mais la riposte qu'ils reçoivent est drue. Des obus de 88 les éventrent, criblant également les L.C.T pendant qu'ils se remettent à flot.
Le canon n'est pas le seul à parler. Des rafales d'armes automatiques balaient le long glacis découvert par la marée. Les hommes débarquant des L.C.V.P tombent dans les vagues, ou, s'ils parviennent à sortir de l'eau, essaient de s'enfouir dans le sable. Les plus heureux gagnent la digue qui limite la plage. Mais celle-ci est prise d'enfilade. Les mitrailleurs et les canonniers allemands tirent "sur un tapis d'hommes". L'officier qui commande à la pointe de la Percée téléphone à son colonel qu'il voit le rivage encombré de tanks, de véhicules, de bateaux en flammes, couvert de morts et de blessés.

(Raymond Cartier, La Seconde Guerre Mondiale 1942-1945)
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MessageSujet: LES GRANDES FIGURES DE L'HISTOIRE   Lun 15 Juil - 7:06



Haïlé Sélassié Ier (1892-1975)


Roi d'Ethiopie en 1928, il en devient Empereur (Negus) à partir de 1930. Il fut toutefois forcé de s'exiler durant l'occupation de son pays par les troupes fascistes italiennes en 1936. Il retourna dans son pays avec le soutien et l'appui des forces britanniques en 1941.

Il mena alors une vigoureuse politique de réformes et de modernisation avant d'être déposé par un coup d'Etat communiste en 1974.


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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Lun 15 Juil - 7:19



Franz HALDER

Un Général contre Hitler

(1884-1972)


Militaire allemand, élevé au grade de général en 1940, il fut chef d'état-major entre 1938 et 1942 et en tant que tel, participa à la campagne contre la Pologne de 1939 et aux opérations menées sur le front ouest en 1940, ainsi que dans les Balkans et en URSS en 1941.

Il dut toutefois abandonner ses fonctions en 1942, en raison de son opposition à la stratégie de Hitler. Après l'attentat manqué contre le Führer, en 1944, il fut envoyé dans un camp de concentration.
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MessageSujet: XIXème-XXème SIECLE   Sam 17 Aoû - 20:14

Chanel n° 05


Il y a la grande histoire, mais aussi la petite, celle de la vie quotidienne, de la mode, des arts... Et dans ce domaine, Mademoiselle Chanel aura marqué son siècle.

C'est en 1921 que naît ce qui est sans doute aujourd'hui encore le plus célèbre parfum au monde. Un parfum "révolutionnaire", sur trois points :

- Le parfum en lui-même. A l'époque, les parfums ne font que reprendre les senteurs florales habituelles, menthe, lavande, rose, muguet... Chanel innove en voulant clairement un parfum "artificiel", un parfum "fabriqué". C'est Ernest Beaux, un des meilleurs "nez" de l'époque, qui lui propose alors plusieurs échantillons, numérotés de 1 à 24. Chanel s'arrête sur l'échantillon n° 05, composé de pas moins de 80 ingrédients différents et mélangés de façon synthétique. Ce sera celui-là.

- Le nom. Quel nom lui donner ? A cette époque, les noms de parfums sont à rallonge, ce sont de véritables descriptifs, du genre : Senteur florale de ceçi, effluve boisée de celà... Là aussi, Chanel innove. Elle s'est arrêté à l'échantillon n° 05, ce sera donc le n° 05.

- Le flacon. A l'époque, les flacons subissent encore l'influence de l'Art Nouveau, ce sont de véritables petites sculptures de verre, de cristal, en forme de fleur, d'oiseau, de femme. Avant-guardiste, Chanel mise sur l'Art Déco qui va rayonner sur les Années Folles, avec un flacon sobre, épuré, géométrique, sans chichis. L'étiquette est à l'unisson.

Succès immédiat et mondial. Avec la petite robe noire et son célèbre tailleur, Chanel s'offre un autre classique, intemporel.
Dans Paris libéré, en 1944, les GI américains font la queue devant la boutique Chanel pour acheter un flacon de n° 05 à ramener à leur fiancée, leur soeur ou leur mère :


Sans oublier Marilyn Monroe et sa réplique culte à un journaliste lui demandant ce qu'elle porte pour dormir :
- Seulement quelques gouttes de Chanel n° 05...

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Dim 22 Sep - 22:42

Dans les années soixante, une campagne de désinformation orchestrée par la CIA à destination des russes s'est retournée contre elle.

C'est Raymond Garthoff, ancien agent des services secrets américains, qui l'a révélé en mars 2001.

Le FBI et le Pentagone s'étaient alors lancés, au milieu des années soixante, dans une campagne pour faire croire à l'URSS que les USA avaient fabriqué des armes de destruction massive chimiques et biologiques. En réalité, le Pentagone avait conclu que ce projet dont la réalisation posait trop de problèmes conduisait à une impasse. Le plan était de pousser les communistes à gaspiller des milliards de roubles avant d'arriver à la même conclusion.

Le complot se retourna lorsque les Soviétiques réussirent là où les Américains avaient échoué. En quelques années, des souches de variole et d'anthrax résistants aux différents traitements deviennent les nouveaux fers de lance de l'arsenal soviétique.

L'ironie augmente lorsque, avec l'effondrement de l'URSS en 1991, les experts chevronnés et les stocks de germes deviennent vulnérables à des offres extérieures. La prolifération de ces "Etats voyous", cauchemar de la première décennie du XXIe siècle, remonte donc directement à une idée conçue par les Américains un demi-siècle plus tôt...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 27 Sep - 1:02


Juan Péron

(1895-1974)

Homme politique et colonel argentin, Juan Péron prit part à un coup d'Etat en 1943 et devint, la même année, ministre du Travail. Il réussit à acquérir une grande popularité parmi les classes laborieuses par diverses réformes sociales et il devint président de la République argentine en 1946.

Comme tel, il élimina peu à peu toute opposition libérale et imposa sa dictature avec le soutien des syndicats.

Son régime, appelé "justicialisme", peut se définir comme le point de rencontre entre le communisme et le capitalisme.

Péron fut renversé par un putsch en septembre 1955 et dut s'exiler au Vénézuela, puis en République Dominicaine et, finalement, en Espagne. Mais son influence restait grande en Argentine, et à la suite du succès de ses partisans aux élections de mars 1973, il fut rappelé dans son pays et élu président de la République en septembre 1973.

Gravement malade, il abandonna le pouvoir en juin 1974. Ce fut sa troisième épouse, Isabelita Martinez-Péron, vice-présidente, qui lui succéda à sa mort avant d'être chassée du pouvoir deux ans plus tard.

Sa deuxième femme, la célèbre Evita Duarte-Péron, très populaire, aura joué un grand rôle politique auprès des masses de 1945 à 1952.



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 27 Sep - 12:07

Pour moi, l'Argentine de Péron, c'est comme le Portugal de Salazar. Je ne qualifierais pas vraiment ces régimes de dictatures au sens strict du terme. Régimes autoritaires, certes, mais qui ont mis ces pays sur les rails de la modernité.

En plus, Juan et Evita Péron ont fait beaucoup pour les plus pauvres. D'où leur popularité jusqu'à la fin.

Parfois, certaines conditions, certains cadres, amènent des chefs à prendre des décisions salutaires pour un peuple mais au mépris des règles démocratiques les plus élémentaires. C'est comme ça et il faut savoir ce que l'on veut.

Sans Péron, l'Argentine n'aurait sans doute pas connu le succès économique qu'elle a aujourd'hui.
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MessageSujet: XIXème-XXème SIECLE   Jeu 3 Oct - 21:30


Carmen AMAYA - la diva du Flamenco.

Gitane, sans doute née à Grenade en 1913, elle dansa en public, alors qu'elle n'était encore enfant, à Barcelone et connut rapidement le succès.

Elle effectua de nombreuses tournées, en Europe et en Amérique, avec sa famille.

Son art, techniquement anarchique, était porté par une inspiration passionnée qui soulevait l'enthousiasme partout où elle passait. Elle nous a quittés en 1963.


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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 25 Oct - 20:28


1962 : quand la Troisième Guerre mondiale était proche :

Le 22 octobre 1962, jamais le monde n'est passé aussi près d'un conflit nucléaire. Nous sommes alors au huitième jour de la crise des missiles cubains. Les Etats-Unis passent en DEFCON 3, troisième plus haut degré d'alerte. Des B-52 décollent armés de bombes nucléaires, prêts à les larguer sur Moscou au moindre ordre émanant du président américain.
Au-dessus de la péninsule du Kamtchatka, en Sibérie, un B-52 s'égare dans l'espace aérien soviétique. Aussitôt deux MIG-17 se lancent à sa poursuite avec ordre de l'abattre. L'opération était suivie sur les écrans radar à Moscou.

Le général Boris Sukirov, un officiel du ministre de la Défense, se rappelle de ce moment :

"Je voyais deux points verts - les MIG -, raconte-t-il dans ses mémoires, et un rouge - le B-52 - se rapprocher régulièrement. Personne ne doutait que si le point rouge disparaissait de l'écran, ce serait le début de la guerre atomique. Alors que les points n'étaient plus qu'à 50 kilomètres, les deux verts firent soudain demi-tour."

Il s'avéra en fait que les deux appareils soviétiques étaient à court de carburant. En supposant que leur vitesse de vol était proche du maximum, 1150 km/h, ils n'étaient qu'à 2 minutes et demie de leur cible.

2 minutes et demie où le monde aurait pu basculer... Shocked 
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