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 XIXème SIECLE

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Gorak



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MessageSujet: XIXème SIECLE   Mar 9 Oct - 22:27


Partez dans les steppes russes avec les grognards de Napoléon, dansez une valse au Congrès de Vienne, perdez-vous dans Rome avec les romantiques avant de prendre le train sous le Second Empire et d'assister au naufrage de la Belle Epoque dans les tranchées.





Les mots de l'Histoire - Le général Sherman


Pendant les deux dernières années de la guerre de Sécession, le général nordiste Sherman mena, en Georgie et en Caroline, une campagne au cours de laquelle ses troupes semèrent la terreur et dévastèrent toutes ces riches régions.

Le général se justifiait ainsi :

"Si l'on proteste contre ma barbarie, je répondrai que la guerre c'est l'Enfer. S'ils veulent la paix, qu'ils arrêtent la guerre".
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Sam 20 Oct - 15:40


Les Mountain Men, véritables légendes de l'Ouest américain

On les appelait Moutain men, les hommes des montagnes. Ils furent les premiers à exploiter les régions riches en castors de l'Ouest américain pendant la première moitié du XIXe siècle. Ils posaient des pièges pendant l'hiver, entreposaient les peaux séchées dans des cachettes et se retrouvaient au printemps à des rendez-vous, près des sources du Missouri, de la Green River ou de la Columbia, où ils pouvaient vendre le produit de leur chasse et prendre un peu de bon temps.

C'est que leur vie était loin d'être une sinécure. Ils travaillaient seuls, devant surmonter des difficultés qu'on à peine à imaginer. Cuits au soleil pendant l'été, ou gelant dans la neige l'hiver, certains d'entre eux étaient contraints de boire du sang de bison pour ne pas mourir de soif, ou bien d'ouvrir en deux un animal abattu et de se glisser à l'intérieur de la carcasse pour profiter de sa chaleur et ne pas périr de froid.

Néanmoins le courage dont ces hommes faisaient preuve, pour héroïque qu'il fût, s'accompagnait souvent d'une conduite pour le moins recommandable. En effet, libérés de toutes contraintes de la société, ces hommes, retournés à un état quasi "sauvage", finissaient par ne plus obéir qu'à leurs propres instincts. L'alcool, les femmes, les bagarres étaient leurs seules distractions, et la vie humaine avait peu de valeur à leurs yeux, notamment celle des Indiens, puis, par la suite, celle de leurs compagnons, surtout quand la raréfaction des fourrures rendit la concurrence impitoyable dans les années 1830.

Parmi les plus grands Mountain Men à avoir laissé une trace dans l'histoire, citons entre autres :



Le célèbre Jim Bridger, le "Roi des Mountain Men", qui traversa les Grandes Plaines à l'âge de 18 ans et vécut ensuite pendant 70 ans dans la wilderness. Il affirmait n'avoir pas une seule fois goûté du pain blanc pendant tout son séjour dans les Rocheuses.

Une chanson, ici interprétée par Johnny Horton, raconte ses aventures :





Le sang-mêlé Jim Beckwourth, dont les exploits firent de lui une légende vivante parmi les autres trappeurs jusque dans les années 1840. Lorsqu'il abandonna la vie errante des Mountain Men, il renoua avec ses racines en devenant l'un des chefs des Crows.



"Liver-Eating" ("Mangeur-de-Foie") Johnson avait pour sa part, une bien sinistre réputation. Après le meurtre de son épouse flathead par des guerriers crows, on racontait qu'il avait traqué et tué un à un ses assassins, puis qu'il avait mangé leur foie.

La fin de leur aventure prit fin dans les années 1840. Tous les cours d'eau avaient été découverts et exploités, et les castors, sans avoir autant totalement disparu, ne pouvaient désormais plus être piégés en nombre suffisant pour que le commerce de leurs peaux demeure rentable.

Le dernier rendez-vous fut organisé cette année-là, marquant la fin d'une brève épopée qui avait fait beaucoup de morts - et peu de fortunes.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 21 Oct - 15:33

Ton post me remet en mémoire une série dont je garde de bons souvenir : La légende de James Adams.

C'est très romancé et tout public, rien à voir avec la réalité que tu décris. Pour ceux qui rêvent de la vie sauvage.

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 21 Oct - 17:51

> Oui, je me souviens de cette série ! J'aimais bien en plus. Merci de me la remettre en mémoire ! Smile

Certes, c'était très romancé mais elle montrait une autre image de l'Ouest Américain, assez éloigné de tous les westerns traditionnels. En plus, les paysages étaient superbes.
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ashimbabbar



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 24 Oct - 0:22

Gorak a écrit:

"Liver-Eating" ("Mangeur-de-Foie") Johnson avait pour sa part, une bien sinistre réputation. Après le meurtre de son épouse flathead par des guerriers crows, on racontait qu'il avait traqué et tué un à un ses assassins, puis qu'il avait mangé leur foie.
Il ne s'était pas limité à eux mais s'attaquait à tous les guerriers Crows qu'il trouvait ( incidemment, il faisait ça parce que les Crows en faisaient autant au gibier - pour les humilier donc ).
Pour se débarrasser de lui, les Crows avaient envoyé 20 guerriers séparément ( ça n'aurait pas été honorable d'attaquer un ennemi à 20 contre 1… ) en leur faisant jurer de ne pas revenir sans l'avoir tué. Il les a tous tués.
Il a cependant fini par se réconcilier avec les Crows et il a combattu avec eux, comme auxiliaire de l'US Army, contre les Sioux et Cheyennes dans les combats qui ont abouti à la défaite de ceux-ci en 1876-77…

Sa vie a servi de base ( mais très édulcorée ) au très médiocre film Jeremiah Johnson.
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MessageSujet: fdvvvvv   Jeu 8 Nov - 7:14


Qui étaient les pères fondateurs de la IIIe République en France ?

Ceux qui fondèrent le régime républicain en France dans le dernier quart du XIXe siècle puisaient leur idéologie dans différents courants de pensée.

D'abord, ils se réclamaient de la philosophie des Lumières et notamment de Voltaire (en ignorant que Voltaire les auraient sans doute détesté) et de Rousseau.
Ils se réclament "fils" de la Révolution, par opposition à ceux qu'ils nomment les "contre-révolutionnaires", idéalisant ainsi une Révolution "idéale" et sacralisant les principes des Droits de l'Homme de 1789 en prenant soin d'ignorer les dures et tragiques réalités post 1793...

Ils se présentent aussi en hommes nouveaux différents de ceux qu'ils appellent les "vieilles barbes" de 1848 dont ils récusent l'illusion lyrique (on peut sourire à l'idée de savoir qui étaient les plus "lyriques" des deux...). Ils sont en fait imprégnés de la philosophie d'Auguste Comte, le positivisme, très en vogue au milieu du XIXe siècle et vouent un culte quasi aveugle (pour ne pas dire fanatique) à la science, au progrès, à la raison.

Ils tiennent enfin la République pour le meilleur des régimes car elle l'expression politique de leur démocratie. Aussi, est-il nécessaire, selon eux, de la défendre contre toute agression, qu'elle soit extérieure ou intérieure. Comme on parlait autrefois de Monarchie absolue, on peut dire qu'ils ont inventé le concept de République "absolue".

Leur principe tient en une phrase : "La démocratie achevée couronne le libéralisme". Une idée qui a fait son chemin à travers tout le XIXe siècle (et pas seulement en France mais dans toute l'Europe).

Et surtout, ils font de l'anticléricalisme leur cheval de bataille (et leur fonds de commerce) : adeptes du scientisme, libres penseurs, ils se recrutent bien souvent au sein d'une Franc-Maçonnerie dévoyée dont ils ont oubliés les principes d'origine. Ils répudient toute soumission à Dieu, contestent tout dogmatisme (y compris le dogmatisme juif, en cela certains républicains participeront du courant antisémite).

Toutefois, on peut malgré cela leur reconnaître un certain progressisme. Ils croient, par exemple, à la perfectibilité de l'homme et à son émancipation par l'école.
La République, assurent-ils, est promesse de bonheur et le progrès social découle naturellement de l'évolution politique.

Il suffira pourtant d'une guerre mondiale et de quelques millions de morts pour mettre toutes leurs belles théories en question.
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MessageSujet: XIXème- XXème SIECLE   Dim 16 Déc - 20:44


L'histoire avec un grand "H", ce n'est pas seulement le canon, les batailles et les grandes découvertes, c'est aussi la vie quotidienne. Coup de projecteur donc sur la danse qui a fait tourner tout le XIXème siècle : La valse.
Inséparable des fastes de l'empire des Hasbourgs, de Sisi et du romantisme, du Congrès de Vienne aux folies d'Offenbach, la valse a marqué tout le XIXème siècle comme rarement une danse l'aura fait.
Cette fille du XIXème siècle est pourtant née au précédent et s'apellait "l'Allemande". Mais elle était condamnée par l'Eglise, jugée indécente et donnant le vertige. Il faut comprendre la rupture apportée par la valse : Jusqu'ici, les danses de cour étaient plutôt de la figuration, trés codifiées, et le ou la partenaire se trouvait le plus souvent sur le côté, le contact se limitant à la main, avec pas compliqués et révérence. Avec la valse, l'homme et la femme sont enlacés, isolés des autres, en une étreinte bien plus complice et rapprochée. Terminée la figuration, maintenant on s'enlace et l'on tourne, on tourbillonne sur des rythmes ennivrants... Et l'on peut également discuter plus tranquillement avec sa partenaire ! Pour certains, la valse serait issue de la volte, une danse de la Renaissance, assez rapide et entraînante où l'on tournait et faisait sauter sa partenaire en la tenant par la taille.
La valse fait partie intégrante du XIXème siècle, elle l'a accompagné au fil des années, des guinguettes des ouvriers aux salles de bal impériales en passant par les salons de la bourgeoisie, elle a été ce que l'on apellerait aujourd'hui un "phénomène de société". Elle est indisociable du romantisme, de l'Europe de l'Est, et de toute une époque.
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MessageSujet: XIXème- XXème SIECLE   Sam 12 Jan - 18:07

Ce n'était guère facile de succéder à un président charismatique et populaire comme Roosevelt qui reste l'un des plus grands présidents américains (le seul à avoir été élu quatre fois de suite !), celui qui réussit à redresser le pays après le krack de 1929 grâce au "New Deal".
De plus, il fallait terminer la guerre. Si elle s'achevait en Europe, le Japon tenait toujours bon dans le Pacifique.
Pas le meilleur moment pour occuper le poste...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 13 Jan - 18:42


Pourquoi se battaient les défenseurs de Fort Alamo ?

Depuis 1824, le Texas avait été rattachée à la province de Coahuila, Etat de la toute nouvelle République fédérale du Mexique. Mais de nombreux Nord-Américains, venus de l'Oklahoma, de l'Arkansas et du Tennessee, s'étaient installés comme colons sur ses terres qui n'appartenaient à personne. Qu'ils soient fermiers ou éleveurs, ils étaient en 1830 au nombre de 30.000.

En accord avec les libéraux mexicains, les Texans demandèrent la séparation de leur province. Pour toute réponse, ils obtinrent que l'un de leurs porte-parole, Stephen Austin, soit incarcéré par les autorités mexicaines.
Furieux, les colons résolurent de déclarer, non plus seulement le détachement, mais l'indépendance totale du Texas. Quand le général Lopez de Santa Anna établit sa dictature à Mexico, les événements se précipitèrent. Aux menaces, les Texans répondirent par un appel aux armes, et les hostilités se déclenchèrent en septembre 1835.

Les colons n'avaient que leurs fusils de chasse, leur courage et une farouche volonté de liberté à opposer aux troupes et à l'artillerie du général Santa Anna.

Au cours des premiers mois, le conflit se limita à une guérilla faite de coups de main, d'embuscades, de raids rapides sur les cantonnements mexicains. Puis la menace de Santa Anna se fit plus précise.

De tous les Etats de l'Union, mais surtout des deux Caroline, du Kentucky, de Pennsylvanie, des volontaires accoururent pour prêter main-forte aux Texans, hommes de toutes conditions et de tous âges, qu'ils soient de simples pieds-tendres ou des vétérans des guerres contre les Anglais et les Indiens. Davy Crockett, l'incomparable chasseur d'ours, arriva avec un groupe de Tennessians.

Ils se retrouvèrent 185 hommes à Fort Alamo, le 6 mars 1836, quand le général Santa Anna et son armée attaquèrent les défenses. Davy Crockett était du nombre. Lui qui avait quitté momentanément la vie mouvementée des coureurs de la prairie, pour se faire élire député au Congrès de Washington, avait repris goût à l'aventure.

Fort Alamo tint bon toute une journée. Tous les volontaires périrent dans ce combat vaillant mais désespéré. La légende, bien sûr, veut que le dernier survivant fut "le chasseur d'ours au bonnet en peau de raton."


"REMEMBER THE ALAMO !" (Souviens-toi d'Alamo !)

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 20 Jan - 23:34

Pancho Villa, héros du peuple ou bandit ?



Francisco Villa, dit "Pancho", est né au Mexique en 1878. A 16 ans, il tua un homme qui avait offensé sa soeur et, fuyant la justice, il prit le maquis où il devint chef d'une bande de bandits.

Révolté par le fait que 3000 familles riches possèdent la moitié du Mexique tandis que tant d'autres vivent dans la misère, il s'engage, en 1909 aux côtés de Francisco Madero, dans la lutte contre la dictature de Porfirio Diaz.

Pancho sait tout juste lire et écire, mais il a le génie de la guérilla et c'est un chef militaire né : le bataillon qu'il a lui-même entraîné, avant de le mettre à la disposition de Madero, s'avère très efficace. Diaz est chassé du pouvoir et Madero devint président de la République mais Pancho Villa, lui, reste un irrégulier. Condamné à mort en 1912 par le général Huerta, il s'évade de prison, gagne les Etats-Unis et ne revient dans son pays qu'en 1913, après l'assassinat de Madero par Huerta qui établit une dictature militaire.

Perpétuel révolté, Villa à la tête de plusieurs centaines d'hommes à cheval qui forment la fameuse "Division du nord", se joint à Carranza pour abattre Huerta.



En 1913, il devient gouverneur de l'Etat de Chihuahua et les troupes de Huerta sont battues en juin 1914. Les deux leaders victorieux de la révolution entrent dans Mexico...

Jugeant bientôt Carranza trop modéré, Pancho Villa rompt avec lui et quitte Mexico (décembre 1914) avec Emiliano Zapata, l'homme qui a organisé la révolte agraire des Indiens, au cri de "terre et liberté !".



Tous les deux se rendent dans les montagnes du nord où, pour prouver que Carranza ne contrôle pas la région, Villa fait exécuter 16 citoyens américains avant d'attaquer Columbus au Nouveau-Mexique.

Une expédition est organisée par le gouvernement américain sous les ordres du général Pershing, avec l'ordre d'arrêter Villa, mais ce dernier bénéficie du soutien de la population et connaît la région comme sa poche. Insaisissable, Villa continue ses raids jusqu'à la chute de Carranza en 1920. Le président Obregon lui offre alors l'amnistie et un ranch dans l'Etat de Chihuahua, à condition qu'il ne se mêle plus de politique. Trois ans plus tard, en 1923, Pancho Villa est assassiné dans son ranch.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 27 Jan - 15:14


Edouard VII -- premier Roi anglais de l'ère moderne :

Edouard VII était le fils aîné de la Reine Victoria et du Prince Albert. Ses relations avec ses parents, surtout avec sa mère, était souvent tendues. Même si il avait repris la plupart de ses fonctions administratives en tant que prince de Galles, celle-ci ne faisait jamais entièrement confiance à son fils et l'excluait bien souvent de toute participation aux affaires gouvernementales.

Aussi, il a passé une grande partie de sa vie entre menus plaisirs et les bras de ses maîtresses, comme Lillie Langtry et Sarah Bernardt, deux célèbres actrices la fin du XIXe siècle. Ces frasques lui ont d'ailleurs valu autant de popularité que de dérision.

Ces quelques unions illégitimes ne l'ont pourtant pas empêché d'épouser la princesse Alexandra de Danemark avec qui il fut très heureux durant de longues années.



Avec elle, il coulait des jours paisibles dans le manoir de Sandringham, dans le Norfolk.


Cette demeure hanovrienne du XVIIIe siècle fut spécialement achetée par Edouard, en tant que prince de Galles, en 1862 puis devint une résidence royale une fois qu'il accéda au trône.

Au moment où il racheta la proprié, elle se composait alors d'une grande bâtisse négligée et plus de 6000 hectares de terrain mal entretenus. Edouard a fait restaurer la propriété au cours des années qui suivirent et elle est aujourd'hui au coeur des célébrations de Noël pour la famille royale d'Angleterre actuelle.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 19 Mar - 18:06


Joachim Murat, Naples & les femmes

Murat, né dans un rang obscur comme Masaniello, était destiné, comme lui, à jouir de l'autorité suprême à Naples, et à y finir ses jours misérablement. Il était connu à l'armée par une bravoure à toute épreuve, mais on ne lui accordait aucune des qualités qui constituent le grand général.



Son mariage avec Caroline Bonaparte fut la seule cause de son élévation. Le premier consul ne pouvait souffrir que son beau-frère restât confondu dans la foule des généraux, il le plaçait presque toujours à la tête de son avant-garde, et la valeur impétueuse de Murat obtenait des succès qu'il ne dût jamais à ses connaissances militaires. Il était pillard, comme tant d'autres généraux, et aimait énormément le faste et la dépense.

Cela faisait à peine six mois que l'empereur lui avait donné le grand-duché de Berg, lorsqu'il apprit que son beau-frère, dont il avait plus d'une fois épongé les dettes, venait d'en contracter de nouvelles qui s'élevaient à plus de 200 000 francs. Il le fit venir, et lui dit qu'il ne concevait pas que les revenus du grand-duché ne pussent lui suffire.

- Eh ! qu'est-ce que c'est votre grand-duché de Berg ? reprit Murat avec son accent gascon, en vérité j'y mange du mien.

On raconte encore ce dans les premiers temps de son mariage, il battait sa femme assez souvent, et qu'à ce sujet il avait coutume de dire que les femmes, c'étaient comme les côtelettes : plus on les battait et plus elles devenaient tendres.

Il était certes difficile, à cet égard, de disputer les connaissances qu'avait nécessairement acquises un ancien garçon d'auberge...
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MessageSujet: XIXème- XXème SIECLE   Mar 19 Mar - 19:16

Un soudard, un parvenu, sans guère de nuances, comme une bonne partie de ceux qui entouraient l'empereur. En dehors de l'armée, il ne savait rien faire.
Certains font rire tellement ils sont stupides. Tel Lefèvre qui, assistant à une tragédie de Corneille, demande à la fin du spectacle à féliciter "le bon bougre qui a écrit la pièce"...
Du côté des soeurs de l'empereur, c'était gratiné aussi, avec Pauline, nymphomane reconnue, qui avait un tel besoin maladif de s'amuser que l'on dira plus tard "qu'elle aurait pu donner une fête sur le radeau de la Méduse..."
Elisa ? Un accent corse si effroyable que, lorsqu'elle jouait la comédie avec les autres devant la cour, Napoléon lui-même se pissait dessus de rire.
Caroline ? "La tête de Cromwell sur les épaules d'une jolie femme" selon Talleyrand.
Heureusement, il y avait "l'incomparable Joséphine" qui avait suffisament de classe pour relever le niveau...
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 19 Mar - 19:24

Voyageur Solitaire a écrit:

Caroline ? "La tête de Cromwell sur les épaules d'une jolie femme" selon Talleyrand.

Perfide, cynique, mais la plus intelligente de toutes.


Citation :
Heureusement, il y avait "l'incomparable Joséphine" qui avait suffisament de classe pour relever le niveau...

C'était une aristocrate, une vraie, une Beauharnais. Napoléon avait compris que c'était le bon lot à épouser pour fonder et légitimer sa dynastie.
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VIC



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 19 Mar - 21:05

Gorak a écrit:
...

- Eh ! qu'est-ce que c'est votre grand-duché de Berg ? reprit Murat avec son accent gascon, en vérité j'y mange du mien.

Pourriez-vous m'éclairer sur le sens de cette formulation un peu obscure pour moi ?
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 19 Mar - 23:48

VIC a écrit:
Gorak a écrit:
...

- Eh ! qu'est-ce que c'est votre grand-duché de Berg ? reprit Murat avec son accent gascon, en vérité j'y mange du mien.

Pourriez-vous m'éclairer sur le sens de cette formulation un peu obscure pour moi ?

En gros, c'est "qu'est-ce que cela peut me foutre".
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 19 Mar - 23:59


Elisa Bonaparte était l'aînée des soeurs de l'empereur. La moins jolie, mais pas la moins ambitieuse pour autant. Elle avait épousé le signor Bacciochi alors que son frère était encore général, et qu'on disait petit-fils d'un danseur de corde, et elle crut faire un excellent mariage parce qu'il avait quelque fortune. Du reste, c'était un homme nul, sans courage, sans esprit, et n'ayant aucune espèce de mérite.

Elisa aurait bien voulu porter une couronne comme ses soeurs, mais elle ne put y parvenir et fallut qu'elle se contente des principautés de Lucques et de Piombino.

Sa petite cour fut un théâtre de plaisirs fort libertins. Mais si elle appréciait d'être ainsi entourée d'amants favorisés, elle exigeait de son mari une fidélité à toute épreuve et le faisait surveiller par une foule d'espions.

Elle regardait ses états comme une mine à exploiter, tous les moyens d'attirer dans ses coffres l'argent du pays lui semblaient bons, et elle faisait continuellement passer des sommes considérables en Corse et en France.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 20 Mar - 0:27


Jean-Jacques Cambacérès, ou la fatuité au pouvoir :

A peine fut-il nommé l'un des trois consuls avec Lebrun et Bonaparte, qu'il tomba de suite dans la nullité la plus absolue.

De l'insignifiance au ridicule il n'y a qu'un pas, et plus ce pas est rapide en raison du plus ou moins d'importance que désire se donner un homme médiocre, mais jamais personne ne fût plus ridiculement enflé de sa nouvelle grandeur que Cambacérès.

"Que vous m'appeliez Altesse sérénissime en public devant le monde, disait-il à un homme qu'il honorait de ses bonnes grâces particulières, quelques jours après avoir été nommé duc de Parme, cela est très-bien, cela doit-être : mais en particulier, entre nous, le cérémonial est inutile; appelez-moi tout simplement Monseigneur."

Presque tous les soirs, Cambacérès s'en allait faire une promenade au Palais-Royal. Bien des gens s'y rendait pour l'y voir, parce que rien n'était aussi comique et ridicule que son cortège. Il marchait en tête, seul, et le nez au vent, avec un petit chapeau à cornes sous le bras, et ses mains derrière le dos. Immédiatement après lui, marchaient sur la même ligne, le gros d'Aigrefeuille et le sec et vieux marquis de Villevieille. Quelques espions de police étaient répandus dans le jardin pour maintenir l'ordre parmi les filles et autres polissons de toutes classes qui y fourmillaient, et qui, escortant "monseigneur" dans sa promenade, formaient le dernier trait du tableau.

Il fréquentait aussi l'Opéra et les Variétés, mais on le voyait très-rarement aux autres spectacles. Il ne manquait jamais de s'endormir à l'Opéra. En revanche, aux Variétés, mademoiselle Cuisot, une jeune et jolie actrice de ce théâtre, venait le trouver dans sa loge et se chargeait de le tenir éveillé...
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 20 Mar - 0:47


De l'esprit de finesse de M. de Talleyrand

On raconte qu'un général fut invité un jour à dîner chez M. de Talleyrand. S'étant fait attendre trop longtemps, les convives passèrent à table et il arriva au milieu du premier service, s'excusant de n'être venu plutôt, en alléguant qu'il avait été retenu près d'une heure par un Pékin.

- Qu'est-ce qu'un Pékin ? lui demanda Talleyrand.
- Quoi monseigneur, reprit le général, ne savez-vous pas que, nous autres militaires, nous avons coutume d'appeler Pékin tout ce qui n'est pas militaire ?
- Ah, ah ! s'écria Talleyrand, c'est donc comme nous, qui avons coutume d'appeler militaire tout ce qui n'est pas civil.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 20 Mar - 10:50

Amusantes ces répliques des deux derniers messages.
Décidément Talleyrand les collectionne...
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MessageSujet: XIXème- XXème SIECLE   Mer 20 Mar - 11:30

Cambacérès, "virtuose dans l'art de violer une loi de la manière la plus légale possible" ne manquait pas d'humour. Il fût un jour accusé par une jolie demoiselle de l'avoir mise enceinte. Toute la cour éclata de rire, sachant que Cambacérès ne cachait pas son goût des hommes. Napoléon, qui le taquinait volontiers là-dessus, finît par lui demander ce qu'il en était. Réponse de l'interessé :
- Je ne peux être le père de cet enfant Sire : je n'ai connu cette demoiselle que postérieurement...
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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 20 Mar - 18:46


Comment interpréter le coup d'Etat du 2 décembre 1851 ?

Le 2 décembre 1851, Paris se réveilla dans la surprise et l'émotion d'évènements intenses. A tous les coins de rue, des affiches étaient placardées annonçant que l'Assemblée était dissoute mais surtout que le suffrage universel était rétabli et que, par conséquent, tous les Français étaient convoqués aux urnes le 20 décembre pour voter l'établissement d'un nouveau gouvernement.

Il aura fallu que quelques heures, dans le secret le plus impénétrable, et par l'initiative d'un seul homme et quelques initiés, pour qu'une révolution s'accomplisse en France, et ce, sans effusion de sang ni violences.

Le président Louis-Napoléon Bonaparte était élu depuis le 10 décembre 1848 et en tant que légaliste, il n'entendait pas inscrire un coup d'Etat dans sa vie politique. Mais il savait que si cette extrémité lui était présentée, c'était seulement parce que la situation était sans issue et que tous les moyens de conciliation avaient été épuisés. A plusieurs reprises au cours de son mandat, il aurait pu, s'il avait voulu, face aux luttes et intrigues partisanes, aux tentatives de guerre civile et d'anarchie, prendre les choses en main et imposer sa dictature mais il ne l'a pas fait parce qu'il répugnait à la violence.

En outre, Louis-Napoléon était tout sauf un insensé : lucide, il savait qu'en politique il n'est permis de combattre qu'après avoir essayé de pacifier.

Il avait été heureux de marcher avec l'Assemblée pendant quatre ans, il était hors de question qu'il continue de marcher sans elle, à moins qu'elle s'obstine à ne pas le suivre.

Mais en novembre 1851, devant une situation politique qui s'était dégradée, toute conciliation n'était plus possible et la France était placée entre un 10 août et un 18 brumaire. La perspective d'un coup d'Etat s'imposa à l'esprit de Louis-Napoléon comme une option nécessaire au salut commun.

Ce coup d'Etat se décida dans la nuit du 1er au 2 décembre, sans animosité, dans le calme et la tranquillité des salons feutrés de l'Elysée et entre quatre et cinq partisans. Il n'y eut pas de sentiment de peur, ni de revanche, pas de remords, aucune conspiration et surtout aucun mot d'ordre. Ce coup d'Etat fut un acte médité, calculé et réfléchi. Aucun gage ne fut demandé à quiconque, la seule motivation des "putschistes" : le droit au salut social.

Ce ne fut ni une conspiration, ni une révolution. L'acte du 2 décembre 1851 doit être vu comme l'un de ces faits que, seule, la raison peut approuver ou blâmer, mais qu'elle est tenue d'accepter comme l'une des manifestations les plus imposantes de cette force supérieure qui renverse parfois les partis et les institutions, et qui entraîne les sociétés par des voies que la sagesse humaine n'avait ni prévues ni entrevues, au but que Dieu leur assigne.

L'acte du 2 décembre 1851 souleva toutefois une double résistance :

La première, légale, était condamnée d'avance à l'impuissance.
La seconde, sanglante, était tout simplement odieuse et sauvage.

Mais ce qu'il fallait éviter à tout prix, c'était que la seconde ne se combine pas avec la première, sinon il y aurait eu un grand péril pour la France de sombrer dans le chaos et l'anarchie. D'où le soin apporté par Louis-Napoléon Bonaparte d'avoir préalablement nommé des hommes qui lui soient entièrement dévoués dans son gouvernement : Morny à l'Intérieur, Saint-Arnaud à la Guerre, Maupas à la préfecture de police et le général Magnan à la tête de l'armée. Tous contribuèrent à communiquer l'élan, la confiance et l'intrépidité qui les animaient à tous ceux dont le concours était nécessaire pour que l'opération réussisse.
Ainsi, le coup d'Etat répondait parfaitement à l'instinct du pays et chacun s'y dévouait à son succès. Il y avait donc des milliers de "complices" pour l'accepter et le défendre.

Pour la forme, l'Assemblée crut bon de résister mais se savait dès lors impuissante dès qu'elle eu connaissance de sa déchéance.

200 représentants (pour la plupart appartenant à la majorité monarchiste juilletiste) formèrent le "dernier carré" d'un régime parlementaire moribond en se retranchant à la mairie du 10e arrondissement de Paris, sous la présidence de Benoist d'Azy. Symboliquement, ils votèrent la déchéance du président et investirent le général Oudinot du commandement des troupes.
Lorsque la troupe fut dépêchée sur les lieux, les derniers représentants de l'Assemblée déchue se drapèrent dans ce qui leur restaient de dignité. "Messieurs, s'écria son président, songez que l'Europe vous regarde et que la postérité vous jugera !"

Un caporal se présenta, on lui opposa la constitution. Un officier arriva : on lui lit l'article 68 mais la seule constitution que connaissent les militaires, c'est la discipline et l'ordre : et les représentants furent finalement tous arrêtés, conduits jusque dans les cellules du Quai d'Orsay, sous les regards d'une population plus curieuse qu'émue.

Et voilà comment, au petit matin du 2 décembre 1851, s'achevait la souveraineté parlementaire en France !

Ce régime qui fit tant de révolutions, qui ébranla tant de gouvernements, qui renversa deux dynasties, disparut devant la consigne d'un caporal et le commandement d'un simple officier.

On peut dire que, quelque part, Louis-Napoléon Bonaparte vengeait Louis XVI et réhabilitait l'autorité sur les ruines de laquelle la révolution avait dressé sa tribune pour exalter et entraîner les peuples.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 27 Mar - 7:31


Le Kaiser Wilhelm II

Monté sur le trône à 29 ans, il succède à son père Frédéric III qui, atteint d'un cancer, ne régna que trois mois.

D'une naissance difficile, Guillaume II avait conservé un bras atrophié et une surdité partielle mais il surmontait ces handicaps avec courage et cela ne l'empêcha pas de devenir un excellent tireur et un cavalier émérite. Sa formation d'officier le prédispose mal pour les choses de l'esprit. Il est instruit pourtant, ouvert aux idées sociales (il réunit à Berlin, dès 1860, une Conférence internationale du Travail) et possède des conceptions modernes pour son époque sur l'évolution économique. Il est doté, de plus, d'une prodigieuse et excellente mémoire et parle à la perfection plusieurs langues étrangères, dont le français.

Le Kaiser a toutefois un caractère exécrable et est sujet aux sautes d'humeur. Orgueilleux, vaniteux, il affectionne les uniformes rutilants, coiffé du casque à pointe, il a le goût des poses théâtrales et multiplie les discours les plus fracassants : "Le poste de commandant de quart sur le vaisseau Allemagne m'est échu. En avant, à toute vapeur !".

Impatient - on le dit agité - gouvernant bien souvent par à-coups, influencé par la camarilla de ses intimés (Eulenburg, Holstein), il rêve de jouer le premier rôle sur la scène mondiale : de là ses ambitions de Weltpolitik et la construction d'une puissante flotte de guerre, quitte à mécontenter l'Angleterre.


Dernière édition par Gorak le Mer 27 Mar - 17:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 27 Mar - 16:39

Gorak a écrit:
Monté sur le trône à 29 ans, il succède à son père Frédéric III qui, atteint d'un cancer, ne régna que trois ans.


Frédéric III ne régna que trois mois.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 27 Mar - 17:33

Sphigx a écrit:
Gorak a écrit:
Monté sur le trône à 29 ans, il succède à son père Frédéric III qui, atteint d'un cancer, ne régna que trois ans.


Frédéric III ne régna que trois mois.

Effectivement, c'est trois mois. J'ai été porté dans mon élan et je ne me suis pas relu. Je corrige de suite.
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