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 XIXème SIECLE

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Gorak



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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 1 Avr - 19:51


Les hémorroïdes de Napoléon : une des causes de la défaite de Waterloo

On pense aujourd'hui qu'une grave crise aiguë d'hémorroïdes dont souffrait l'Empereur l'ait amené à perdre la bataille de Waterloo.

En effet, cette affection l'empêchait de monter à cheval pour superviser les troupes comme il en avait l'habitude. Il en avait déjà souffert plutôt pendant la campagne. Deux jours auparavant, ses médecins avaient perdu les sangsues utilisées pour soulager la douleur et lui avaient administré par erreur une trop forte dose de laudanum, dont il subissait encore les effets secondaires au matin de la bataille.

Ses décisions de ce jour-là ont depuis lors été analysées par les plus éminents historiens. Il en ressort que le retard pris dans le déclenchement de l'assaut semble largement lié à son indisposition : l'attaque, qui était prévue pour 6 heures, fut retardée à 9 heures, pour n'être déclenchée finalement qu'en fin de matinée.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 1 Avr - 21:38


Les Jeux Olympiques : une préparation à la guerre.

Le baron Pierre de Coubertin, fondateur des J.O modernes, n'a jamais été inspiré par l'idée d'harmonie et de compétition amicale entre les peuples. Pour lui, les Jeux étaient un moyen de redonner aux jeunes cette force martiale qui avait tant manqué aux Français face aux Prussiens en 1870.

L'idée était d'éradiquer chez l'homme moderne une certaine culture de la faiblesse et construire ainsi une nation plus apte à repousser l'ennemi.

C'était aussi une affaire bien masculine. Pas question d'entendre parler d'athlètes femmes. "Le rôle des femmes doit être, comme dans les anciens tournois, de couronner le vainqueur", déclara le baron après avoir fondé le Comité olympique international en 1894.

Il n'y avait donc pas de femmes lors des premiers J.O en 1896. Il y eut tout de même une coureuse officieuse dans le marathon, mais elle dut le courir en solo, séparée des hommes, le lendemain. On lui refusa même d'entrer dans le stade pour terminer sa course.

Ce n'est qu'en 1928 que les femmes furent admises pour la première fois aux J.O d'Amsterdam. Mais un tollé public provoqué par l'épuisement des coureuses du 800 mètres lors des épreuves d'athlétisme, fit que les organisateurs interdirent toute course féminine longue de plus d'un demi-tour jusqu'en 1960.
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MessageSujet: XIXème-XXème SIECLE   Mar 30 Avr - 21:03

La comtesse de Castiglione : l'arme secrète de l'Italie


Un proverbe du Moyen Orient le dit :"Quand tous les moyens ont échoué, il reste la femme..." Et quelle femme ! Virginia de Castiglione fût considérée comme "la plus belle femme de son siècle". Née en 1837, cette beauté est issue de la haute noblesse italienne et reçoit une éducation soignée. Déjà surnommée "la perle de l'Italie", la belle est ambitieuse, elle rêve de jouer un grand rôle. Après avoir donné naissance à un fils, elle devient sur ordre de son cousin Camillo Cavour un "agent" envoyé en France pour convaincre Napoléon III de soutenir l'indépendance et l'unification de l'Italie face à la domination autrichienne. Tout le monde sait que l'empereur des français est un insatiable amateur de femmes et il faut peu de temps à la belle comtesse pour le prendre dans ses filets. Deux ans d'une liaison tumultueuse tandis que la flamboyante beauté s'installe dans un somptueux hôtel particulier, mène grand train et met Paris à ses pieds. Mais Napoléon III aime la discrétion et supporte mal de voir sa maîtresse parader comme une reine, se vanter publiquement de leur relation, exhiber les cadeaux offerts par son impérial amant. Trop sûre d'elle et de son pouvoir sur les hommes, la comtesse tombe de haut quand l'empereur met un terme à leur histoire. Malgré tout, la belle a réussi sa mission : en 1858, les accords de Plombières apportent le soutien total de la France à la cause italienne.

Virginia continue de faire tourner les têtes des hommes, elle se prend de passion pour la photographie et, obsédée par sa beauté, se fait photographier des dizaines de fois, dans différents costumes, différentes toilettes, organise de véritables mises en scène dans son somptueux hôtel particulier, apparaissant en tragédienne, en impératrice romaine, en reine antique...
Sa fin sera pathétique : son fils unique meurt de la variole, sa beauté s'enfuit rapidement, elle perd ses cheveux, ses dents... Devenue neurasthénique, elle s'enferme chez elle après avoir brisé tous les miroirs et ne sort qu'à la nuit tombée, drapée de voiles et châles noirs. Elle décède en 1899, à l'âge de 62 ans, complètement seule, aux côtés des dépouilles empaillées de ses chiens. Dans son testament, elle demande à être enterrée avec la robe de nuit qu'elle portait le soir où elle devînt la maîtresse de l'empereur et une partition de sa valse préférée. Elle repose au Père- Lachaise.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 30 Avr - 21:44

Ça ressemble à une histoire à la Mata Hari... Suspect

C'est vrai que Napoléon III aimait beaucoup les femmes.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 2 Juin - 18:03


L'impérialisme américain :

Voici un discours du sénateur républicain Albert J. Beveridge prononcé au Congrès, le 27 avril 1898.

Les Etats-Unis sont alors un pays en pleine expansion démographique et économique. Une guerre contre l'Espagne leur donne Porto-Rico et les Philippines. Ils interviennent aux Antilles et font de Cuba un protectorat de fait. En Amérique centrale, ils se substituent aux Français et achèvent la construction du canal de Panama. Ils exigent de la Chine le respect du principe de la "porte ouverte" afin de sauvegarder leurs intérêts, et participent à toutes les conférences internationales européennes sur le Maroc et le désarmement.

Le temps du leadership mondial est en gestation.

"Les usines américaines produisent plus que le peuple américain ne peut utiliser ; le sol américain produit plus qu'il ne peut consommer. La destinée nous a tracé notre politique : le commerce mondial doit être et sera nôtre. Et nous l'acquerrons comme notre mère (l'Angleterre) nous l'a montré. Nous établirons des comptoirs commerciaux à la surface du monde comme centres de distribution des produits américains. Nous bâtirons une marine à la mesure de notre grandeur. De nos comptoirs de commerce sortiront de grandes colonies déployant notre drapeau et trafiquant avec nous. Nos institutions suivront notre drapeau sur les ailes du commerce. Et la loi américaine, l'ordre américain, la civilisation américaine et le drapeau américain seront plantés sur des rivages jusqu'ici en proie à la violence et à l'obscurantisme, et ces auxiliaires de Dieu les feront dorénavant magnifiques et éclatants."

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 26 Juin - 22:52


Napoléon et ses valets

Napoléon Bonaparte considérait comme valets tous ceux qui remplissaient quelque emploi à sa cour, et il se faisait un plaisir de le leur faire savoir.
Ainsi, un matin qu'un de ses chambellans, appartenant à la première noblesse de France, se trouvait dans l'antichambre du cabinet de l'Empereur, celui-ci l'appela et lui demanda du bois.

-Sire, dit le chambellan, les valets sont sortis mais je vais les sonner.
- Ce n'est point à eux que j'en demande, reprit Napoléon, c'est à vous. Quelle différence y a t-il entre eux et vous ? ils ont une livrée verte galonnée, et vous portez une rouge brodée.

Il disait aussi, en parlant de ses chambellans :

-N'était-il pas juste d'ouvrir la porte de l'antichambre à des gens qui n'ont jamais eu le courage de chercher à obtenir une place dans le temple de la gloire ?
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 27 Juin - 14:25

Bah ! Malgré son talent et son indéniable génie dans certains domaines, dans sa vie de tous les jours, Napoléon restait un homme frustre, assez "grossier" (pas dans le sens péjoratif), qui manquait singulièrement de finesse et de tact dans ses rapports avec les autres.
Lui et sa cour s'ingéniaient à imiter l'ancienne aristocratie, sa finesse et ses manières, mais c'était plus une bande de soudards et de parvenus qu'autre chose.
Germaine de Staël ne s'y est pas trompée : "Il y a en lui un fond de vulgarité que même tout son génie ne saurait cacher toujours."
La seule qui conservait une certaine classe, une certaine allure (malgré une vie passablement agitée), c'était "l'incomparable Joséphine".
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 27 Juin - 23:28

Voyageur Solitaire a écrit:
Bah ! Malgré son talent et son indéniable génie dans certains domaines, dans sa vie de tous les jours, Napoléon restait un homme frustre, assez "grossier" (pas dans le sens péjoratif), qui manquait singulièrement de finesse et de tact dans ses rapports avec les autres.

C'était un militaire avant tout. Il était certainement plus à l'aise avec ses grognards qu'au milieu d'une cour. D'ailleurs, c'était un milieu qu'il ne connaissait pas, même si, selon toute vraisemblance, Napoléon devait appartenir à la petite noblesse corse, juste assez suffisante pour pouvoir entrer à l'école militaire de Brienne et en sortir officier.

Il s'est ensuite servi de la Révolution pour faire son "trou". Et aussi d'amitiés fortuites. C'était un opportuniste qui a bénéficié de coups de chance incroyables tout au long de sa vie.

Mais il a eu le mérite de s'être entouré de personnages brillants, bien souvent qui avaient fait carrière sous l'Ancien Régime, pour reconstruire le pays après la fureur révolutionnaire...

Il reste aussi un grand stratège dans le domaine militaire. D'ailleurs, la bataille d'Austerlitz est un modèle de stratégie qui fut analysé et étudié dans toutes les écoles militaires, en France comme ailleurs, jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale. Même Charles de Gaulle fut fasciné qu'il l'évoque dans son livre "Vers l'Armée de Métier".


Citation :
Lui et sa cour s'ingéniaient à imiter l'ancienne aristocratie, sa finesse et ses manières, mais c'était plus une bande de soudards et de parvenus qu'autre chose.


L'Empire, c'est le retour de la monarchie. Rien d'autre. L'échec de la Révolution. Mais, paradoxalement, Napoléon a réussi ce que Louis XVI a manqué : moderniser le système monarchique et apporter les réformes qui étaient nécessaires. Des réformes qui n'ont d'ailleurs jamais été remises en cause à la Restauration.

Napoléon aurait pu être le fondateur d'une quatrième dynastie en France. S'il s'était contenté de la paix... mais il voulait un paix glorieuse. En fait, c'est Napoléon qui a dévoré Bonaparte, il en voulait plus, toujours plus, et mettre l'Angleterre à genoux : c'était là une erreur et elle lui fut fatale. Mais bon, il faut reconnaître aussi qu'il a été poussé, contraint et forcé à leur faire la guerre... les Anglais avaient compris la puissance territoriale qu'aurait pu devenir la France et le fait que cela aurait pu nuire à sa prédominance économique en Europe.
En battant Napoléon, les Anglais ont finalement eu leur revanche du traité de Paris de 1783 qui les avaient privés de leurs colonies d'Amérique.


Citation :
Germaine de Staël ne s'y est pas trompée : "Il y a en lui un fond de vulgarité que même tout son génie ne saurait cacher toujours."
La seule qui conservait une certaine classe, une certaine allure (malgré une vie passablement agitée), c'était "l'incomparable Joséphine".

Napoléon savait pourtant se tenir en société. Mais, effectivement, pour les gens de la vraie noblesse, et madame de Staël et Joséphine de Beauharnais en faisaient partie, Napoléon restait toujours le petit hobereau corse rustre et sans manières. De toute façon, Napoléon les méprisait. C'est pour cela qu'il a crée sa propre noblesse.

Il faut dire aussi que l'ancienne noblesse avait toujours tendance à taxer de "vulgaire" celui ou celle qui ne se conformait pas exactement aux usages et aux coutumes de la Cour. C'est sûr qu'entre le monde de Germaine de Staël et celui de Bonaparte, il y a tout un fossé ...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 28 Juin - 17:18

Pour ma part, j'admire son génie et son talent en tant que Premier Consul où il a relevé et dynamisé une France exangue et en peu de temps. Le travail accompli en ces quelques années laisse pantois. Là, le génie est indiscutable.
Par contre, je déteste le Napoléon de la période impériale : il s'est laissé dévorer comme tu l'as bien souligné, par l'orgueil, le pouvoir, la gloire... Il avait sûrement une revanche à prendre sur l'adolescent frêle et solitaire d'autrefois, qui devait subir les moqueries de ses camarades et aussi sur ses années de misère, sur la haute société du Directoire qui s'était moqué de lui, de son apparence, de ses origines et ambitions. Pour moi, il n'a pas su se contenir, conserver un équilibre, il s'est laissé emporter par ses passions, son désir, son orgueil...
Sur le plan privé, le personnage n'est guère attrayant à mes yeux, dans ses relations avec les autres, son comportement, surtout avec les femmes. Mais comme je l'ai dit plus haut dans le sujet sur Lyndon Johnson, le sale caractère ou la grossièreté d'un dirigeant ne me dérange pas outre-mesure, à partir du moment où il gouverne efficacement.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 28 Juin - 18:38

Voyageur Solitaire a écrit:
Pour ma part, j'admire son génie et son talent en tant que Premier Consul où il a relevé et dynamisé une France exangue et en peu de temps. Le travail accompli en ces quelques années laisse pantois. Là, le génie est indiscutable.

Ben, il a fait ce que Louis XVI aurait du faire et qu'il n'a pas fait. Louis XVI avait aussi tous les moyens pour sauver son trône, sa couronne et la monarchie. La modernisation de l'Etat passait par des réformes radicales et la prise en compte de nouvelles classes sociales qu'il aurait fallu intégrer. Cela aurait évité la révolution, la terreur et la guillotine...

Citation :
Par contre, je déteste le Napoléon de la période impériale : il s'est laissé dévorer comme tu l'as bien souligné, par l'orgueil, le pouvoir, la gloire...


Un peu comme Jules César, en fait. Appelé pour sauver Rome, il a trouvé le moyen d'aller plus loin et de conquérir la Gaule sans qu'on lui demande quoique ce soit. Je suis persuadé que s'il n'avait pas été assassiné, il se serait fait proclamer Empereur...

Mais pour Napoléon, il faut quand même pas oublier que ce sont les Anglais qui ont déchiré la paix d'Amiens et relancé la guerre en excitant l'Autriche et la Russie contre la France. Il fallait bien qu'il se défende.

Sinon, pour le fait de se proclamer Empereur, je crois que Napoléon avait compris que la France n'était pas faite pour une république. Il a donc remis en vigueur le seul principe qui fonctionnait dans ce pays : le principe d'une monarchie héréditaire et absolue. Pour moi, Napoléon c'est le fondateur d'une quatrième dynastie en France et le père d'une monarchie moderne et adaptée à son temps.
Il aurait du s'arrêter après Austerlitz. Cette victoire lui apportait le respect et la domination sur tout le continent européen. Un peu comme Louis XIV.

Mais il en a voulu davantage. Il voulait écraser les anciennes monarchies. Ce fut son erreur à long terme. Et il l'a payé. Comme Louis XIV a payé son erreur d'avoir révoqué l'édit de Nantes en 1685.


Citation :
Sur le plan privé, le personnage n'est guère attrayant à mes yeux, dans ses relations avec les autres, son comportement, surtout avec les femmes. Mais comme je l'ai dit plus haut dans le sujet sur Lyndon Johnson, le sale caractère ou la grossièreté d'un dirigeant ne me dérange pas outre-mesure, à partir du moment où il gouverne efficacement.

Napoléon piquait souvent de grosses colères, s'énervait pour un rien, tout le monde sait ça. C'est un Corse. Et les Corses sont généralement très susceptibles. Et de plus un Méditerranéen, ce qui veut dire qu'il avait le sang chaud.

Mais, comme je l'ai dit, de toute façon, il ne pouvait qu'être un rustre aux yeux de l'ancienne noblesse...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 27 Sep - 20:20


Louis Hubert LYAUTEY

(1854-1934)

Très aristocrate d'allure et d'opinion, Louis Hubert Lyautey est né à Nancy en 1854. Entré à Saint-Cyr à l'âge de 19 ans, il fut d'abord un jeune et brillant officier de hussards et de chasseurs à cheval.

C'est lors d'une mission au Tonkin, en 1894, que sa vocation coloniale s'éveille. Il suit alors Gallieni, son chef, dans une expédition à Madagascar (1897-1902) avant de passer en Afrique du Nord. Commandeur d'Aïn Sefra de 1903 à 1904, puis de la division d'Oran entre 1906 et 1910, il est nommé résident de France au Maroc en 1912.

Fidèle aux enseignements de son mentor, il mène de front la conquête, la pacification et l'organisation du pays. Ainsi, il occupe Marrakech en 1912, Taza en 1914 et contre les avis des techniciens, il décide la construction d'un port moderne à Casablanca. Il dessine lui-même les plans de la ville de Rabat. Dans tout le protectorat marocain, il ouvre des écoles, des hôpitaux, organise des marchés et même des foires, se préoccupe de la mise en valeur des richesses du territoire.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il reste à son poste où il poursuit son oeuvre, dans des circonstances critiques et avec des moyens très limités. Appelé au ministère de la Guerre en 1916, il démissionne quelques mois après et retourne au Maroc où il reste jusqu'en 1925.


Homme fin d'esprit, raffiné et cultivé, il est aussi un brin artiste, ne dédaignant pas non plus une certaine mise en scène de son personnage, s'appliquant à faire tomber sous son charme le moindre de ses interlocuteurs.

Au Maroc, il gouvernera et administrera ce pays comme si c'était sa propre patrie. Respectueux de la religion des indigènes, s'appuyant sur l'autorité des grands caïds, professant que rien de durable ne s'établit par la force et qu'il convient seulement de montrer pour n'avoir pas à s'en servir.

Énergique, actif, Lyautey s'intéressait et suivait de très près tous les projets : tant dans l'hygiène que dans l'enseignement, le développement économique, se rendant compte lui-même sur place des résultats obtenus, ayant en horreur le formalisme bureaucratique.

Enfin, sa très grande classe, son charisme naturel, son prestige et son autorité, le faisaient admirer de tous, tant de ses subordonnés que des indigènes.

Louis Hubert Lyautey est vraiment le créateur du Maroc moderne.

Entré à l'Académie française en 1912, il fut nommé Maréchal de France en 1921.

Il meurt en 1934 et fut enterré, selon ses dernières volontés, dans ce pays marocain qu'il chérissait tant et qu'il considérait comme sa seconde patrie.

Sa dépouille fut toutefois transférée en France le 10 juin 1961 pour être inhumée aux Invalides.

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 6 Oct - 13:19

1810... l'impératrice Joséphine divorce de Napoléon et déménage...

Elle obtint en compensation :

- Une pension annuelle de 3 millions.
- La propriété de trois châteaux = Navarre, l'Elysée, Malmaison où ses perroquets picorent dans des mangeoires de vermeil.
- un don de 2 millions pour payer une parure de rubis, des dettes, des acquisitions projetées.

Elle emporte avec elle :

737 robes, 23 manteaux de fourrure, 2000 paires de bas de soie.
53 colliers (rubis, perles, brillants, émeraudes, etc.).
43 bracelets, 43 épis en brillants, 70 paires de boucles d'oreilles, 100 pendentifs et autres bijoux, 83 aigrettes, bandeaux et peignes ornés de brillants, 50 bagues, etc.

Et elle réclame d'urgence...

... trois mois seulement après son départ, une somme supplémentaire de 2 millions pour régler ses toutes nouvelles dettes de femme divorcée.


Un bien beau cadeau de divorce... Smile


Dernière édition par Gorak le Dim 6 Oct - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 6 Oct - 14:03

Elle fût, malgré leurs infidélités réciproques, le grand amour de sa vie. Dans les premiers temps, il fût littéralement possédé, envoûté par cette femme. Elle eût beau multiplier les dépenses, les infidélités, il lui pardonnait tout.
Alors qu'il s'apprête à devenir empereur et qu'il doute déjà sérieusement qu'elle puisse lui donner un enfant, il en fait son impératrice, à la fureur du clan Bonaparte, dont sa mère. Elégante et distinguée, sincèrement bonne et majestueuse, elle avait de l'allure, de la classe. Elle lui apporte le soutien de nombreux royalistes et personnages importants, elle a le don d'arrondir les angles et de gommer par moments la vulgarité ou la brusquerie de l'empereur. Elle reste la seule personne qu'il écoute, capable de le faire changer d'avis.
Pour leur divorce, elle obtient tout ce qu'elle demande.
Plus fort encore : en cachette de sa nouvelle femme Marie Louise, Napoléon lui ammènera son fils en secret à plusieurs reprises. Après avoir joué avec l'enfant, elle se promenait avec l'empereur un moment dans le parc et lui parlait alors de ses dettes... Napoléon piquait une grosse colère, jurait de ne rien payer, puis au moment de remonter en voiture, lui demandait de lui envoyer tout cela et qu'il s'en occuperait...

Notons enfin qu'elle était la seule à la cour à le tutoyer et qu'elle l'apella toujours Bonaparte et jamais autrement.
De son côté, c'est lui qui "inventa" ce prénom de Joséphine : elle se nommait Marie Rose Joseph.

(Par contre, j'ai un doute : il me semble bien que le portrait posté est celui de sa fille, la reine Hortense et non celui de l'impératrice...)
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 6 Oct - 16:45

Voyageur Solitaire a écrit:
Elle fût, malgré leurs infidélités réciproques, le grand amour de sa vie. Dans les premiers temps, il fût littéralement possédé, envoûté par cette femme. Elle eût beau multiplier les dépenses, les infidélités, il lui pardonnait tout.
Les deux se trompaient mutuellement, c'était un secret de polichinelle. Et pourtant ils s'aimaient vraiment. Il suffit de voir les lettres que Napoléon envoyait à Joséphine qui sont d'un lyrisme magnifique.

On pourrait dire qu'il représente un peu le premier couple libre de l'histoire. Genre, on prend du bon temps, on s'amuse chacun de son côté, mais quand on se retrouve, c'est pour s'aimer plus fort.

Citation :
Alors qu'il s'apprête à devenir empereur et qu'il doute déjà sérieusement qu'elle puisse lui donner un enfant, il en fait son impératrice, à la fureur du clan Bonaparte, dont sa mère. Elégante et distinguée, sincèrement bonne et majestueuse, elle avait de l'allure, de la classe. Elle lui apporte le soutien de nombreux royalistes et personnages importants, elle a le don d'arrondir les angles et de gommer par moments la vulgarité ou la brusquerie de l'empereur. Elle reste la seule personne qu'il écoute, capable de le faire changer d'avis.
Elle était une aristocrate, lui restait un militaire. Elle, issue d'une grande famille des Antilles, a su civiliser ce petit hobereau de Corse. Et la Malmaison était devenu un nouveau Versailles où l'on retrouvait d'ailleurs le même esprit de cour que sous l'Ancien Régime. Les deux noblesses, l'ancienne et la nouvelle issue du Premier Empire, s'y mélangeaient dans l'espoir d'y obtenir des faveurs comme au temps de l'ancienne monarchie.

C'est pourquoi, pour moi, Napoléon, même s'il était empereur, n'était ni plus ni moins qu'un monarque comme les autres... avec sa grandeur, sa cour, ses fastes et ses excès. Le Premier Empire, c'est juste le retour à la monarchie après une décennie troublée et agitée. Mais une monarchie où la bourgeoisie était triomphante. D'ailleurs, les plus grands soutiens de Napoléon étaient les petits propriétaires, pour la plupart enrichis par la vente des biens nationaux sous la Révolution.

La France de Napoléon, c'est l'avènement de la France des notables.


Citation :
Pour leur divorce, elle obtient tout ce qu'elle demande.
Les femmes savent toujours obtenir ce qu'elles demandent... Razz



Citation :
(Par contre, j'ai un doute : il me semble bien que le portrait posté est celui de sa fille, la reine Hortense et non celui de l'impératrice...)
Oui, il me semble aussi. Je change.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 6 Oct - 18:31

Je reste plus réservé sur ses sentiments à elle, surtout au début. C'est Barras, son amant et "souteneur" qui, lassé de ses exigences, l'a jeté dans les bras de Napoléon. Pour elle, l'horloge tournait : elle était veuve, mère de deux enfants, la Révolution l'avait ruiné, l'âge venait (d'ailleurs, sur son certificat de mariage, elle se rajeunira allègrement de quelques années...), il lui fallait s'établir.
"Il est drôle" avait-elle dit à Barras lorsqu'il lui présenta Napoléon. Même lorsqu'il entame sa carrière et commence à accumuler les triomphes, elle le trompe allègrement, elle refuse de venir le rejoindre, préférant rester à Paris où l'on s'amuse. Il lui envoie des lettres presque désespérées dont elle s'amuse, insouciante. Ce n'est que bien plus tard qu'elle semble vraiment réaliser qu'il est en train de devenir le maître de la France et qu'elle commence à se "calmer".

Ce qui est certain, c'est que l'argent lui brûle les doigts, elle n'a aucune notion de sa valeur. Une de ses dames, Mme d'Avrillon, écrit qu'elle était capable "d'acheter des plumes de héron à 1800 francs qu'elle ne porte même pas. Tous les objets les plus beaux doivent lui appartenir et elle n'a pas le coeur à renvoyer un marchand sans lui acheter quelque chose."
Barras, ce fin connaisseur, dira plus crûment "qu'elle avait un tel culte de l'or qu'elle serait capable d'en boire dans le crâne de ses amants..."
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 6 Oct - 18:55

Voyageur Solitaire a écrit:
la Révolution l'avait ruiné,
Et on sait pourquoi : originaire des Antilles, héritière d'une riche famille de planteurs, l'abolition de l'esclavage en 1794 l'a conduit à la ruine... comme d'autres. C'est d'ailleurs elle qui qui va agiter le parti des propriétaires terriens antillais pour que Napoléon rétablisse l'esclavage en 1803. Il ne le voulait d'ailleurs pas au début mais il avait besoin d'argent. La même année il vendait la Louisiane aux Américains.


Citation :
Ce qui est certain, c'est que l'argent lui brûle les doigts, elle n'a aucune notion de sa valeur. Une de ses dames, Mme d'Avrillon, écrit qu'elle était capable "d'acheter des plumes de héron à 1800 francs qu'elle ne porte même pas. Tous les objets les plus beaux doivent lui appartenir et elle n'a pas le coeur à renvoyer un marchand sans lui acheter quelque chose."
Barras, ce fin connaisseur, dira plus crûment "qu'elle avait un tel culte de l'or qu'elle serait capable d'en boire dans le crâne de ses amants..."
Finalement, les frasques de Joséphine ont coûté bien davantage plus cher que les quelques extravagances de Marie-Antoinette ou de la Du Barry.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 10 Oct - 18:21

La petite histoire des timbres-poste :

Les premiers timbres-poste sont apparus en Angleterre, en mai 1840. On les appelait les "Penny Black", ils représentaient un portrait de la reine Victoria.


Ce n'est qu'en 1849 que les timbres-poste feront leur apparition en France.

Jusqu'en 1840, le timbre-poste n'avait aucun intérêt pour le service postal, puisque d'une part le prix du transport des lettres ou des paquets était déterminé d'après la distance entre le point de départ et le point d'arrivée, et que, d'autre part, c'était le destinataire qui payait. Pour introduire le timbre-poste, il fallait donc réformer le système postal.



Cette réforme fut entreprise par Rowland Hill qui eût l'idée de remplacer l'ancien système de paiement des lettres, très compliqué, par l'acquittement d'une taxe unique au départ et quelle que soit la destination. Le montant de cette taxe était indiqué au début par des timbres rudimentaires difficiles à coller. Imprimés sur de grandes feuilles non perforées, ils devaient être découpés aux ciseaux.

C'était la première tâche des employés des postes de la journée...

Sur 68 millions de "Penny Black", il en reste encore 6 millions. Ils ne sont donc pas rares, mais les collectionneurs aiment à se procurer un exemplaire de ce premier timbre.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 10 Oct - 18:38

Sans oublier que l'enveloppe, elle, est apparue assez tard. Pendant longtemps, on écrivait sa lettre et on "refermait" cette dernière en la pliant. Il fallait alors la cacheter, c'est à dire faire chauffer un bâtonnet de cire et faire tomber la cire tiède à la jointure des deux extrémités. Ceux qui en possédaient un y appliquaient alors leur sceau. On écrivait le nom et l'adresse du destinataire au dos de la lettre. Sans oublier le petit flacon de poussière ou de sable dont on aspergeait la lettre une fois écrite pour en sécher l'encre avant de la plier.



Dernière édition par Voyageur Solitaire le Ven 11 Oct - 17:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 10 Oct - 21:38

Voyageur Solitaire a écrit:
Sans oublier que l'enveloppe, elle, est apparue assez tard. Pendant longtemps, on écrivait sa lettre et on "refermait" cette dernière en la pliant. Il fallait alors la cacheter, c'est à dire faire chauffer un bâtonnet de cire et faire tomber la cire tiède à la jointure des deux extrémités. Ceux qui en possédaient un y appliquaient alors leur sceau. On écrivait le nom et l'adresse du destinataire au dos de la lettre. Sans oublier le petit flacon de poussière ou de sable dont on aspergeait la lettre une fois écrite pour en sécher l'encre avant de la plier.
C'est pourquoi on dit qu'on décachetait les lettres avant de les lire. Et qu'il y avait un garde des sceaux auprès du roi, nom donné ensuite au ministre de la Justice.

Mais c'est dingue quand on y pense, de se dire qu'on cachetait encore les lettres en plein XIXe siècle...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 10 Oct - 21:56

En l'absence d'enveloppe, le cachet de cire était le seul moyen de garder secret le contenu d'une lettre. Pour l'ouvrir, il fallait obligatoirement briser le cachet. Certes, certains, très habiles, arrivaient toujours à recacheter une lettre décachetée, mais s'il y avait un sceau imprimé dans la cire, c'était impossible, à moins d'avoir une copie du sceau.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Jeu 10 Oct - 22:17

Voyageur Solitaire a écrit:
En l'absence d'enveloppe, le cachet de cire était le seul moyen de garder secret le contenu d'une lettre. Pour l'ouvrir, il fallait obligatoirement briser le cachet. Certes, certains, très habiles, arrivaient toujours à recacheter une lettre décachetée, mais s'il y avait un sceau imprimé dans la cire, c'était impossible, à moins d'avoir une copie du sceau.
Mieux ne valait pas se faire prendre... copier les sceaux du roi, c'était la corde...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 17 Nov - 12:13


Le talisman de Napoléon III :

Le fils d'Hortense de Beauharnais, Napoléon III, quand il n'était encore que le prince Louis-Napoléon, prétendait avoir en sa possession le talisman de Charlemagne ; cette relique, de forme ronde, ornée de pierres précieuses, passait pour renfermer un fragment de la Vraie Croix. Elle avait été détachée du cou de Charlemagne, lors de son exhumation. La ville d'Aix-la-Chapelle en fit présent à Napoléon Ier, qui la remit à Hortense, de qui la tenait son fils.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 2 Déc - 7:05

2 décembre 1804 : le Sacre de l'Empereur

Le 2 décembre 1804, en présence du pape, Napoléon Bonaparte se couronne lui-même empereur. Il fait le serment de maintenir l'intégrité du territoire et de faire respecter l'égalité de tous les droits ainsi que de toutes les libertés publiques.






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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Dim 8 Déc - 10:11


Libérale et moderne, la France du Second Empire (1852-1870)

Quand la France était une grande puissance...


Grâce à une nouvelle génération de capitalistes novateurs, inspirés par le saint-simonisme, la France du Second Empire devient un Etat moderne, innovant, dynamique et prospère.
Le gouvernement soutient et encourage les initiatives privées. Il favorise la baisse des taux d'intérêts, il concède à des grands groupes financiers l'exploitation pendant 99 ans des voies ferrées à construire. Le chèque bancaire devient légal. Les lois qui entravaient la création de sociétés anonymes sont abolies. Il signe avec les pays voisins, et tout d'abord avec l'Angleterre en 1860, des traités de libre-échange qui favorisent ainsi l'ouverture de l'économie sur l'extérieur.
Jamais, dans l'histoire de la France, les exportations et les importations n'ont autant triplées que pendant le Second Empire.



Le Second Empire, c'est aussi la modernisation des grandes villes. Et spécialement de Paris, devenue "ville-lumière", et qui témoigne du rôle moteur de l'Etat. Paris, ville malade, surpeuplée, sous-équipée, devient, grâce à l'action énergique du baron Haussmann, préfet de la Seine, un modèle d'urbanisation en France mais aussi à l'étranger.
L'activité du bâtiment en a été fortement soutenue. Et la capitale est devenu la vitrine éblouissante du régime impérial et le lieu des expositions universelles de 1855 et 1867.

Mais les innovations les plus spectaculaires apparaissent surtout dans le domaine de l'argent et des échanges. De nouvelles banques sont fondées, telles le Crédit mobilier des frères Pereire, le Crédit foncier qui finance en partie les travaux de Paris, le Crédit lyonnais et la Société Générale.

La Bourse prend, elle aussi, une importance considérable. Les capitalistes français s'intéressent aux pays étrangers. En 1869, le canal de Suez est inauguré en grande pompe par l'impératrice Eugénie : il est l'oeuvre d'un ingénieur français, Ferdinand de Lesseps.



Le Second Empire voit aussi l'extension des grandes usines où se concentrent une main-d'oeuvre nombreuse, des capitaux importants et des machines nouvelles. Ainsi l'établissement du Creusot du baron Eugène Schneider emploie 10.000 ouvriers, fabrique des locomotives et toutes sortes de produits destinés aux chemins de fer et à la marine. La fonte au coke remplace partout la fonte au charbon de bois.
La croissance augmente et avec la consommation. Les grands magasins font leur apparition : le Bon Marché, la Samaritaine, etc.

Bref, la France est dans une telle euphorie qu'on n'imagine pas que 800.000 Prussiens surarmés sont prêts, en 1870, à fondre sur le territoire et venir gâcher la fête impériale...
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 10 Déc - 7:45

10 décembre 1848

Louis-Napoléon Bonaparte est élu à la présidence de la IIe République.




Il est le premier chef d'Etat français à être élu au suffrage universel avec 74,2% des suffrages exprimés.

Trois ans plus tard, le 2 décembre 1851, le prince-président, dont le mandat se terminait l'année suivante, se garantit le pouvoir par un coup d'Etat qui, dans les jours qui suivent, fit des centaines de morts parmi ceux qui résistèrent notamment dans le Sud-Est de la France.

Après un plébiscite approuvant le projet de rétablissement de l'Empire, Louis-Napoléon Bonaparte devint l'empereur Napoléon III le 2 décembre, jour anniversaire de la victoire d'Austerlitz.
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