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 XIXème SIECLE

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Gorak

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Ven 9 Juin - 8:37

La Monarchie de Juillet : un héritage inestimable dans l'histoire de France.


De tous les régimes qui se sont succédé en France depuis 1815, la France devrait avoir toutes les raisons du monde de regretter celui de la monarchie constitutionnelle issu de la révolution de 1830 et qui a vu le duc d'Orléans, Louis-Philippe, remplacer Charles X sur le trône.

Déjà, parce que jamais la prospérité économique de notre pays ne fut aussi considérable que sous son règne.

En effet, les différents gouvernements qui se succédèrent au long de cette période, dirigés par des hommes politiques d'obédience libérale, encourageaient le commerce, l'industrie et l'agriculture et en faisaient la promotion lors d'expositions nationales (ancêtres de nos salons d'aujourd'hui).

La France doit à la monarchie de Juillet sa législation sur les chemins vicinaux (1836) et la création des premières lignes de chemin de fer (1842) et concernant les communications, le télégraphe électrique fait son apparition à partir de 1842.

La monarchie de Juillet donna aussi aux villes et villages de France leur organisation municipale, telle qu'elle est encore de nos jours et à peine modifiée par loi municipale de 1884.

Enfin, par la loi du 28 juin 1833, l'enseignement primaire supérieur fut institué en France et l'Ecole publique réorganisée, jetant les bases d'un enseignement primaire pour les filles.

En matière judiciaire, le droit pénal s'adoucit offrant pour la première fois aux juges la possibilité de tenir compte de ce que l'on appelle les "circonstances atténuantes" lors d'un crime.

La monarchie de Juillet, c'est aussi le préfet de la Seine, Claude Philibert Berthelot, comte de Rambuteau (1781-1869), dont l'oeuvre accomplie à Paris mérite d'être citée.


Il fit agrandir et moderniser les anciens hôpitaux et créer de nouveaux (notamment Lariboisière). Il ouvrit de nombreuses écoles, fonda des cours d'adultes, développa les premières caisses de prévoyance et de secours mutuels. Il fut à l'initiative des premières opérations de voirie parisienne (système d'égouts, plan des quartiers suburbains, trottoirs, construction de quais, percement de rues nouvelles, etc.)

Il avait un tel souci du bien-être des Parisiens qu'on disait de lui qu'il aurait mieux aimer se faire arracher une dent que de laisser arracher un arbre.

Lorsque les insurgés envahirent l'hôtel de ville, lors des émeutes de février 1848, ils ne touchèrent pas au portrait du préfet Rambuteau, que les faubourgs appelaient "le père des ouvriers".

Il ne faut pas non plus oublier la conquête de l'Algérie, entreprise brillamment et qui posa les premières bases fondant la reconstitution de l'empire colonial français, que devait achever la IIIe République.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 18 Juil - 21:20

Louis II de Bavière et Sissi : les cousins chimériques.


Ils avaient de nombreux points communs : une personnalité hors-normes, atypique, une sensibilité profondément romantique (dans le premier sens du terme), voire chimérique. Ils se sentaient mal à l'aise dans leur époque, dans leur vie. Ils tentèrent de s'en enfuir, de voyages en châteaux, se créant un univers à eux. Ils moururent tous deux de façon tragique.

Louis II de Bavière était un prince romantique, l'esprit empli de chimères, de grande sagas héroïques, de mythes et de légendes. C'est un original, fantasque et solitaire, se sentant incompris, un rêveur. Il aime les contes, la mythologie, le théâtre, se déguiser... Devenu roi, il se créé un monde à lui, construit des châteaux à son image où il passe le plus clair de son temps. Il parcourt ses domaines la nuit, en traîneau, glissant sur les pentes enneigées à la lueur des lanternes... Beau, grand et racé, il a tout du héros de roman. Fou de musique et d'opéra, il devient le mécène de Wagner grâce à la musique duquel il donne vie à ses rêves et ses visions fantastiques.

Elle, est impératrice d'Autriche mais ne supporte pas cette fonction, cette cour, ce "palais-prison". Loin de l'image popularisée par les films, Sissi est une femme névrosée, dépressive, anxieuse. Elle étouffe dans sa condition et fuit ses obligations, au sens propre. De voyages en voyages, elle passe parfois des années entières loin de chez elle, construisant ou achetant ici et là palais et villas qui lui sont autant de refuges. Obsédée par sa grande beauté, elle prend soin d'elle : on trouve dans ses résidences des salles de gymnastique avec agrès, barres parallèles, anneaux, cheval d'arçon... Elle devient fanatique de régimes, anorexique, elle fume beaucoup. Elle se nourrit du jus de six kilos de viande de bœuf et de huit oranges chaque jour, s'enferme dans des corsets...
Elle se prend de passion pour la Hongrie dont elle devient reine lorsque le pays est rattaché à l'Autriche. Ses talents de cavalière émérite impressionnent les nobles hongrois, cavaliers éprouvés, flattés de voir l'impératrice parler leur langue et séjourner très souvent chez eux. Grande, belle, rayonnante, elle dissimule mal sa dépression, ses angoisses, son mal de vivre.

Ils se connaissent, s'apprécient, s'admirent. Ils s'appellent "Mon cousin" et "Ma cousine", ont les mêmes goûts, l'esprit empli de rêves et de chimères, le même mal de vivre. Ils vont connaître tous deux une destinée tragique...

Louis II de Bavière, bien qu'aimé de son peuple, s'est attiré les foudres de son entourage. Ses excentricités, ses folies, ses frasques inquiètent. Déclaré aliéné mental, il est interné le 12 juin 1886 au château de Berg. Il y meurt le lendemain, ainsi que son psychiatre Bernhard von Gudden, au cours d'une promenade après dîner au bord du lac situé à l'orée de la forêt, dans le parc. Leurs corps sont retrouvés dans le lac, à proximité de la berge. D'après les autopsies, les deux hommes se seraient battus, Louis aurait tué le médecin et serait alors mort en tentant de s'enfuir. Son corps ne porte pas trace de violence et n'a pas d'eau dans ses poumons. La mort serait due à une crise cardiaque, à l'hypothermie ou l'hydrocution, l'eau étant glacée malgré la saison. On pense que le roi déchu a voulu se suicider ou s'enfuir, a tué le médecin qui tentait de l'en empêcher avant de mourir. Aujourd'hui encore, le lieu de sa mort est un endroit de pèlerinage qui attire les foules, surtout le jour anniversaire de sa mort. Les bavarois sont restés très attachés à ce roi fantasque et chimérique, beau et romantique qui leur a laissé l'extraordinaire et merveilleux château de Neuschwanstein.

Le 10 septembre 1898, l'impératrice Sissi est à Genève avec sa dame de compagnie. Encore un voyage, encore une fuite en avant, encore une cure pour soigner dépression, insomnies, angoisses... En sortant de son hôtel au bras de sa dame de compagnie, Sissi est poignardée par un italien que l'on dira anarchiste, Luigi Luccheni. Sur l'instant, la souveraine croît avoir reçu un coup de poing. Elle titube mais se redresse et insiste pour prendre le bateau, comme prévu, sur le lac Léman. Elle monte à bord pendant que des passants, scandalisés d'avoir vu un homme frapper une femme, arrêtent son meurtrier. Alors que le bateau appareille, l'impératrice perd connaissance. Sa dame ouvre son corsage, découvre un trou rouge minuscule au-dessus du sein gauche et révèle alors l'identité de sa maîtresse. Ramenée en urgence à son hôtel, Sissi y meurt peu après.
Son assassin voulait en fait tuer le duc d'Orléans, alors en villégiature à Genève mais le duc avait changé son emploi du temps. L'homme avait alors reporté son funeste geste sur l'impératrice qu'il avait reconnu, en partie par sa grande beauté... Il sera retrouvé pendu dans sa cellule, en 1910.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 18 Juil - 21:42

Les Wittelsbach étaient des originaux. On dirait aujourd'hui des "allumés". Ils n'étaient sans doute pas fait pour le pouvoir ni pour les convenances mais ils étaient des artistes dans l'âme et des rêveurs. Leur tort a certainement été de vivre dans un siècle où le romantisme s'éclipsait devant le matérialisme.

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 18 Juil - 21:54

Ces deux là sont incontestablement des romantiques, dans le sens premier du terme. Ils m'ont toujours fasciné, avec eux, c'est tout le romantisme allemand : les vastes et profondes forêts, les montagnes brumeuses et les chevauchées, les mythes et légendes germaniques, les voyages, l'exotisme, la musique... Le rêve et les chimères mais aussi la mélancolie, le mal de vivre, la folie quelque part. Ils ont tout, ils sont beaux, riches, fantasques et rêveurs, ils sèment leur fuite en avant d'incroyables châteaux et de palais délicieux comme des petits cailloux, avec des grottes, des salons turcs, des pavillons chinois... Et au final, ils paient très cher leur volonté de se créer un monde à eux.

A revoir, le très beau film Le crépuscule des dieux de Visconti sur Louis II et Sissi, avec une Romy comme son personnage, dans le plein éclat de sa beauté :

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 18 Juil - 23:06

De Louis II, je n'ai visité encore que le château de Neuschwandstein et celui de Herrenchiemsee. Il faudra que j'aille voir sa villa du Linderhof avec son intérieur mauresque, ça a l'air d'être somptueux.

En fait, il était loin d'être fou. Il donnait un sens à sa vie, c'est tout. Et ce sens, c'était le rêve, l'art, la magie, la musique. Ce qui ne l'empêchait pas, du reste, d'apporter un soin tout particulier à son Etat et les Bavarois lui doivent beaucoup en termes d'infrastructures tant pratiques que culturelles.

Il aimait la France et c'est la mort dans l'âme qu'il se résigna, en 1870, à fournir un corps d'armée bavarois pour la campagne que devait mener Bismarck contre Napoléon III. Il détestait la guerre.

Quant à Sissi, elle fut et elle reste toujours extrêmement populaire en Hongrie. Elle a pris vraiment à coeur son titre de reine de Hongrie et a quasiment épousé la cause de ce peuple, apprenant sa langue, ses lois, ses coutumes, etc. et les Hongrois le lui ont beaucoup rendu. Cette souveraine, dont la vie fut marquée par des épreuves difficiles, fut prise en pitié par les Hongrois. Il faut savoir que chez les Hongrois, on apprécie davantage ceux qui sont marqués par le destin que ceux dont la vie leur sourit tout le temps. C'est dans la mentalité hongroise et encore aujourd'hui. Les Hongrois éprouvent beaucoup de compassion pour les gens tristes ou malheureux. On peut dire que Sissi avait trouvé son peuple.

Il est vrai que lorsque tu écoutes les rhapsodies de Franz Liszt, tu as tout compris sur l'âme hongroise... et on comprend pourquoi Sissi avait trouvé chez les Hongrois un peuple à sa mesure.


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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 19 Juil - 20:42

Louis II n'avait rien de fou effectivement. C'était un homme rêveur et fantasque, chimérique et romantique, enfermé dans son monde. Mais pour la Prusse qui convoitait son petit royaume, le faire passer pour fou était commode, c'était le meilleur moyen de le déposer pour mettre à sa place un fantoche aux ordres de Berlin. Dès sa publication, le rapport des médecins le déclarant fou fût critiqué et dénoncé.

Pour Sissi, sa passion pour la Hongrie ne fît que la détacher un peu plus de ses sujets autrichiens. Contrairement à l'idée répandue par les films, elle n'était pas aimée, principalement à cause de ses absences. Un journal aurait même osé titrer un 1er janvier : "Nous remercions Votre Majesté d'avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année !"...
Célèbre pour sa beauté, elle était grande pour son époque (1,72 m) et passait au moins deux heures par jour à galoper, marcher ou faire de la gymnastique. Une vie sportive qui masquait mal son mal de vivre, ses régimes alimentaires délirants, ses dépressions, maux de tête et anxiétés. Si Louis II n'était pas fou, Sissi, elle, était bien neurasthénique.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mer 19 Juil - 20:55

Voyageur Solitaire a écrit:

Pour Sissi, sa passion pour la Hongrie ne fît que la détacher un peu plus de ses sujets autrichiens. Contrairement à l'idée répandue par les films, elle n'était pas aimée, principalement à cause de ses absences. Un journal aurait même osé titrer un 1er janvier : "Nous remercions Votre Majesté d'avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année !"...

Exact. Elle était davantage aimée des Hongrois que des Autrichiens. Peut-être parce que, hormis le goût pour la musique, elle ne partageait rien avec les Viennois. Il y avait chez les Hongrois un peu de cette fantaisie toute romantique qu'elle ne trouvait pas à Vienne. C'est pourquoi je dis qu'elle avait trouvé son peuple et que les Hongrois avaient trouvé leur Reine.

Encore aujourd'hui, la Hongrie continue d'honorer la mémoire de Sissi. Il y a le pont Elisabeth, bien sur, mais aussi pas mal d'ouvrages sur elle publiées en langue magyare.

Quant à son régime de vie, en effet, Sissi prenait soin de son corps. Chose assez rare pour l'époque. Elle aimait le sport, faisait attention à son alimentation, se nourrissait de peu. De trop peu même. Elle frisait l'anorexie. Mais c'était aussi un prétexte pour s'éloigner de Vienne et prendre le bon air un peu partout en Europe, surtout au soleil de la Méditerrannée : elle aimait bouger, voyager, que ce soit à Corfou, au Portugal ou sur les bords des lacs italiens, c'est là qu'elle redevenait elle-même. Dès qu'elle revenait à Vienne, il ne se passait pas longtemps avant qu'elle ne retombe dans son apathie.

C'est sûr qu'on est loin de la petite princesse rose-bonbon naïve pour adolescentes attardées... la vraie Sissi a un parcours de vie beaucoup plus chaotique mais si intéressant.

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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Lun 9 Oct - 10:35

Guillaume II, roi de Prusse et Kaiser



L'empereur d'Allemagne Guillaume II, tel qu'il était lors de son avènement au trône, le 18 juin 1888 ; il avait alors 29 ans.

Personnage d'une vanité hautaine et fortement jaloux de son autorité, il était cependant très cultivé et se plaisait à étaler ses connaissances en public ou dans les dîners mondains. Grand bavard, il éprouvait le besoin d'épancher ses impressions dans de nombreux toasts ou discours. Il fut un prince à la fois très actif, voyageur et entreprit sans cesse des tournées dans les grandes capitales européennes ou à l'intérieur même de son empire.
Travailleur appliqué et consciencieux, il se considérait comme le premier fonctionnaire de son Etat ; son principal défaut fut toutefois son impulsivité, qui le rendit parfois sujet à des résolutions imprévues et contradictoires.

Profondément pieux, il prétendait tenir sa couronne de Dieu et n'être responsable qu'envers lui ; il croyait sincèrement en sa mission et en concevait un sens quasi mystique. Il considérait que son rôle était de diriger ses sujets dans la loi chrétienne. Dès lors, il fut l'ennemi déclaré des socialistes athées et de tous les libres penseurs ; à mesure qu'il régnait, la lutte contre "les éléments subversifs" devint un de ses obsessions dominantes.

Féru de discipline militaire, il se passionnait pour les revues et les manoeuvres, et prenait une part très active à la croissance des armements et à la création d'une importante flotte de guerre. Il se considérait sans cesse comme un Kriegsherr, un seigneur de la guerre.

Il tenait à être respecté et obéi comme un empereur de plein droit. D'où divers conflits l'opposant à son chancelier, le vieux Bismarck. Le plus grave se produisit à propos des mesures que le Kaiser voulait prendre en faveur des ouvriers et auxquelles Bismarck était hostile.
Cette résistance irrita profondément Guillaume II : "Il faut savoir qui règne, dit-il, la dynastie Hohenzollern ou la dynastie Bismarck ?"

Bismarck ayant refusé de renoncer au règlement de 1802, lequel interdisait à tout ministre de communiquer avec le souverain sans passer par le chancelier, il lui demanda sa démission qui fut acceptée le 19 mars 1890.
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MessageSujet: Re: XIXème SIECLE   Mar 5 Déc - 19:47

Une charge de cavalerie "à l'ancienne"

Les cavaliers de la Garde Républicaine font une démonstration d'une charge, telle qu'elle était organisée sous le Premier Empire. Remettez-là dans son contexte et imaginez sous les boulets de canon, la mitraille, les cris... cela devait être l'enfer... impressionnant ! Shocked

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