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 RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES

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Gorak



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 31 Mai - 18:03

Voyageur Solitaire a écrit:

Personnage sans aucun interêt à mes yeux.

Sans intérêt mais le calvinisme a inspiré le puritanisme. Et le puritanisme se trouve à la base des pères fondateurs de la nation américaine.

Ce qui est d'ailleurs assez paradoxal, c'est qu'ils fuient l'Angleterre en 1620 parce qu'ils sont persécutés et vont aborder au Nouveau Monde pour créer une nouvelle société où ils persécuteront à leur tour ceux qui ne respectent pas leurs doctrines.

Je pense aux fameuses "sorcières" de Salem...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 20 Juin - 12:00


Catherine de Médicis voyait rouge quand on causait mal des Italiens...

Le 5 juillet 1575, un certain capitaine nommé La Vergerie fut pendu haut et court puis mis en quartiers en place de Grève à Paris, condamné à mort qu'il fut par Birague, chancelier, et quelques maîtres des requêtes spécialement nommés par la Reine-mère Catherine de Médicis, qui lui firent un procès assez court à l'Hôtel de Ville de Paris.

Il était accusé d'avoir tenu des propos ineptes envers les Italiens alors qu'il se trouvait en réunion avec une bande de soldats comme lui à écluser quelques chopines à la Taverne. Il avait dit qu'il fallait couper la gorge à tous ces "branleurs d'Italiens" qui, selon lui, étaient la ruine et la cause de tous les malheurs de la France.

On comprend aisément que de telles déclarations, même alcoolisées, ont déplu à Catherine de Médicis, elle-même d'origine italienne, à qui on les lui a rapportées...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 19 Déc - 18:52

Jean Pic de la Mirandole


Le 17 novembre 1494 s'éteint à Florence un homme dont le nom est encore employé dans notre langue avec une pointe d'ironie.


Tout commence en 1463, la France se relève de la guerre de Cent Ans et Constantinople est depuis dix ans capitale de l'empire turc. L'Italie, divisée en principautés perpétuellement en guerre les unes contre les autres, baigne en pleine Renaissance et découvre l'humanisme.
Le 24 février de cette année-là, dans le duché de Ferrare, en Italie centrale, naît Giovanni Pico, comte della Mirandola e Concordia ( Jean Pic de la Mirandole en français).
Jeune homme surdoué, il entre à l'académie de Bologne à 14 ans et devient deux ans plus tard un spécialiste confirmé du droit.
Exalté par la découverte des textes de l'Antiquité, diffusés par des lettrés grecs qui ont fui les Turcs, il décide de s'instruire dans tous les domaines de la connaissance en allant d'université en université, de Rome à Paris.

Jean Pic de la Mirandole mène un train de vie fastueux et possède une bibliothèque des plus réputées. Sa culture, son éloquence et son acuité de jugement lui valent d'être reçu par le roi de France Charles VIII comme par Laurent le Magnifique, le maître de Florence.
Dans l'entourage de ce dernier, il se lie d'amitié avec le philosophe Marsile Ficin et tente avec lui de concilier la philosophie de Platon et la théologie chrétienne. La Grèce ne lui suffisant pas, il se jette aussi dans l'étude des textes hébraïques ainsi qu'arabes et chaldéens.

À 23 ans, il publie 900 thèses sous le titre : Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques et, grand seigneur, invite tous les érudits à en débattre avec lui à Rome, quitte à ce qu'il leur paie les frais de déplacement.
L'initiative déplaît en haut lieu et le 31 mars 1487, Jean Pic de la Mirandole doit renoncer à plusieurs de ses conclusions (13 articles), jugées hérétiques par une commission papale.

L'année suivante, il tente de fuir en France la vindicte du Saint-Siège. Mais il est arrêté à Lyon et brièvement interné au donjon de Vincennes. À sa libération, il s'empresse de répondre à l'invitation de Laurent le Magnifique et, mettant fin à ses voyages, s'établit à Florence.

Mais le savant est fauché en pleine jeunesse par une fièvre maligne et meurt pieusement à Florence, à 31 ans. Le même jour, dans la ville soumise à l'autorité impitoyable du moine Savonarole, entre le roi de France Charles VIII à la tête de ses troupes.
C'est le début des longues guerres d'Italie qui vont révéler l'histoire moderne aux Français.

La curiosité universelle et les connaissances encyclopédiques de Jean Pic de la Mirandole sont devenues proverbiales. Il arrive encore qu'une personne érudite se fasse appeler : «Pic de la Mirandole».

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 9 Jan - 20:19


Ce fantôme qui hantait Catherine de Médicis...

Le cardinal Charles de Guise-Lorraine fut l'adversaire le plus acharné de Catherine de Médicis, a tel point que lorsque celui-ci mourut, le 26 novembre 1574, elle fut tourmentée par son fantôme.

Ce jour-là, Catherine de Médicis se mettant à table, dit : "Nous aurons à cette heure la paix, puisque le cardinal de Lorraine est mort."
Puis, ayant demandé à boire, et comme on lui tendait son verre, elle se mit soudain à trembler au point qu'il manqua de lui échapper des mains. Elle s'écria : "Jésus ! voilà M. le Cardinal de Lorraine que je vois !"
Enfin, s'étant un peu rassurée, elle dit : "C'est grand cas de l'appréhension ! Je suis bien trompée si ne n'ai vu passer ce bon homme devant moi pour s'en aller au paradis ; et me semblait que je l'y voyais monter."

Les nuits aussi elle en avait des visions, au dire de ses femmes de chambre, et se plaignait souvent qu'elle voyait le cardinal défunt au pied de son lit, lui faisant signe de le suivre.
Pendant plus d'une fois, elle n'osa pas demeurer seule dans sa chambre...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 9 Jan - 20:32

Catherine de Médicis avait beau être une femme d'une intelligence féroce, elle n'en demeurait pas moins très superstitieuse. Elle vivait également à une époque charnière où magie, sorcellerie et superstitions se mêlaient aux progrès de la science, de la médecine et de la philosophie. On trouvait à la cour des grands des penseurs, idéologues et hommes de grande intelligence, mais aussi des magiciens, astrologues et guérisseurs...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 9 Jan - 22:34

Voyageur Solitaire a écrit:
Catherine de Médicis avait beau être une femme d'une intelligence féroce, elle n'en demeurait pas moins très superstitieuse. Elle vivait également à une époque charnière où magie, sorcellerie et superstitions se mêlaient aux progrès de la science, de la médecine et de la philosophie. On trouvait à la cour des grands des penseurs, idéologues et hommes de grande intelligence, mais aussi des magiciens, astrologues et guérisseurs...

En fait, je pense qu'elle était tellement obsédée par ce cardinal, que son souvenir a continuer à la hanter même après sa mort... tout simplement.

C'est pourquoi elle le voyait au pied de son lit, par exemple.

Sinon, c'est vrai qu'elle accordait une grande importance aux pratiques magiques. Elle n'était pas une Médicis pour rien. Dans sa famille, ils ont toujours eu une certaine inclination pour ces choses-là. Elle était très amie avec Nostradamus. Comme tu l'as dit, l'époque s'y prêtait aussi.

Mais je trouve que les Italiens étaient beaucoup plus enclins à l'occulte et l'ésotérisme que les autres... il n'est pas rare de voir des grandes familles patriciennes des cités de la péninsule se livrer à des guerres privées à coups de poison, de sortilèges ou d'assassinats crapuleux. Réminiscences de vieilles habitudes romaines, je suppose...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 10 Jan - 17:16

C'est l'idée reçue et l'image habituelle, en effet, des Borgia, Médicis et autres : le poison, les assassinats et les intrigues, les astrologues et les alchimistes, les rivalités entre grandes familles...
La "mode" des poisons, vue de Versailles, venait d'Italie et on racontait qu'à Venise, le Carnaval avec ses masques et déguisements était le moyen de se débarasser d'un adversaire encombrant en toute discrétion. Même chose au niveau des moeurs avec les maladies vénériennes baptisées "mal de Naples" ou la sodomie, qualifiée de "vice italien"...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 10 Jan - 21:04

A Venise, il y avait quand même un service "spécial" traitant les dénonciations anonymes :



Pour se venger de son voisin ou d'un proche qui ne rentrait pas trop dans les clous, hop, un petit papier dans la fente et il se retrouvait illico à croupir dans les geôles du palais des Doges... sans même savoir pourquoi.

C'est comme ça que Casanova a été arrêté et emprisonné. Mais il a réussi à s'échapper en passant par le toit.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 12 Fév - 19:05

Amerigo Vespucci



C'est le 9 mars 1454 que naquit à Florence Amerigo Mateo Vespucci, fils de Nastagio Vespucci, notaire, et de Lisa de Andrea Mini. Très rapidement, Amerigo et ses frères et soeur, Girolamo, Bernardo et Agnoletta, furent délaissés par leur mère qui préférait s'occuper de l'aîné Antonio.
Amerigo apprit beaucoup auprès de son oncle, Giorgio Antonio, lequel fréquentait la Maison des Medicis, haut lieu de la culture florentine. Les peintres florentins de l'époque, tels que Léonard de Vinci et Sandro Botticelli, s'intéressaient beaucoup à la famille Vespucci.

Entre 1478 et 1480, l'oncle de Amerigo, juriste de renom, décide de l'emmener en France pour le servir en tant que secrétaire d'ambassade. Ce séjour à Paris permet à Amerigo de rentrer en contact avec les personnages les plus illustres de la Cour française et de nombreux marchands florentins, venus en France pour leur négoce.
Dans la capitale française, Amerigo rencontre certainement Bartolomé Colomb, venu solliciter le roi Louis XI afin d'obtenir une aide pour son frère dans ses projets de découverte d'une nouvelle route pour les Indes.

En 1482, Le père de Amerigo décède et le contraint à revenir en Italie pour s'occuper de la succession familiale, comme l'avait demandait Nastagio dans son testament.
Il obtient ensuite un poste d'intendant dans la Maison de Lorenzo de Pier Francesco (dit le "Popolano"), une des branches de la famille Medicis.
La Maison de Lorenzo de Pier de Francesco est le lieu de rencontres et de discussions des poètes, des hommes de lettres, des philosophes, des scientifiques et des peintres de Florence. Au cours de ces réunions on discute des différentes races et de la possible existence de terres au sud de l'équateur.
Amerigo n'a plus beaucoup de relations avec sa famille, excepté son petit frère Bernardo pour qui il a beaucoup d'affections. Ami des femmes, mais ennemi du mariage, Amerigo entretient des relations éphémères avec des filles de joie.

La famille Medicis fait du commerce dans toute la péninsule ibérique. En septembre 1489, le correspondant de Lorenzo de Pier Francisco l'informe de la mauvaise gestion des comptes de Séville. Le "Popolano" décide alors d'y envoyer des hommes de confiance pour y remettre de l'ordre.
C'est ainsi que Amerigo rejoint Juanoto Berardi dans la capitale andalouse au début de l'année 1492.
Depuis plus de dix ans, Juanoto Berardi , travaillant pour le compte des Medicis, est le commerçant florentin le plus influent en Andalousie.
En avril 1492, au moment où Christophe Colomb et les Rois Catholiques signent les "Capitulations de Santa Fé" à Lugo, Berardi et Francesco Riberol (futur banquier et ami de Colomb) attendent eux aussi pour signer un traité qui les autorisera à conquérir l'île de Palma.
On ne sait pas si Vespucci a rencontré Christophe Colomb à cette occasion. Mais on est certain qu'il était présent à Barcelone quand l'Amiral fut reçu triomphalement de son premier voyage. Depuis ce jour, Amerigo Vespucci et Christophe Colomb vont entretenir des relations commerciales dans un premier temps, puis d'amitié et de réelle confiance.

Au service de Berardi, Vespucci prend part à l'affrètement de la deuxième flotte de Colomb en route pour les Indes, laquelle prend la mer à Cadix le 25 septembre 1493.
Au début de l'année 1494, Bartolomé Colomb se met d'accord avec Berardi et Vespucci pour préparer le voyage qu'il doit entreprendre en avril. Les accords commerciaux concernent des cargaisons d'esclaves noirs.
A la fin de l'année 1495, Berardi décède. Mais cela n'arrête en rien Amerigo Vespucci qui affrète une flotte de 4 navires qui prennent la mer en février 1496. Mais les navires font naufrages près des côtes de Cadix, Rota et Tarifa.
En juin 1496, au moment où Vespucci fait les comptes de son naufrage, Christophe Colomb revient de son second voyage et il noue avec le florentin de grandes relations.

Que Vespucci se soit intéressé au Nouveau Monde entrevu par Christophe Colomb, le fait est indéniable. Mais la principale question que se pose les historiens c'est le nombre de voyages que le florentin aurait réellement effectué. Le nom de Vespucci ne figure sur aucune des listes d'équipage et la seule chose que nous savons de ses voyages, nous l'apprenons à travers ses lettres.
Dans la première de ses lettres, Mundus Novus, qu'il adresse à Lorenzo de Pier Francesco au mois de mai 1503, Vespucci raconte son voyage sous pavillon portugais. Il aurait quitté Lisbonne le 14 mai 1501, passé le Cap Vert et débarqué sur la "Terre Ferme" (entre le Venezuela et le Brésil). Il fait part de son impression de se trouver face à un Nouveau Monde.
La seconde lettre de Vespucci est adressée le 4 septembre 1504 à Piero Solderini, Magistrat suprême de la République Florentine. Il y décrit quatre voyages vers le Nouveau Monde: Les deux premiers au service des Rois Catholiques, et les deux autres pour celui du roi Don Manuel Ier du Portugal.

- Cadix, 18 mai 1497 - 15 octobre 1498 : Vespucci affirme avoir touché la Terre Ferme (16° N - 90°O), ce qui retirerait à Christophe Colomb la primauté de la découverte du continent américain. Mais les relevés ne correspondent à aucun point de la côte mais à un lieu se trouvant à l'intérieur du Honduras.

- Cadix, 16 mai 1499 - 8 septembre 1500 : Cette expédition coïncide avec celle de Ojeda qui passa par Trinidad et le Honduras.

- Lisbonne, 10 mai 1501 - 7 septembre 1502 : C'est le voyage qu'il décrit dans "Mundus Novus" où il aurait été le pilote de l'expédition. Selon cette version, le but du voyage était la recherche d'un passage au sud ouest à une latitude qui serait proche de celle du détroit de Magellan.

- Lisbonne, 10 mai 1503 - 18 juin 1504 : Ce voyage n'est pas facile à identifier. Peut-être correspond il à celui de Gonzalo Coello.

Les lettres adressées à Lorenzo de Pier Francesco sont différentes. Les routes indiquées dans celles à Solderini ne correspondent plus.
Que Vespucci ait participé à des voyages vers le Nouveau Monde, on en est certain. Mais le nombre de voyages, les dates et ce qu'il décrit est très incertain.
Cependant, les géographes, les astronomes, les érudits et les marchands peuvent découvrir dans les lettres de Vespucci de précieuses informations (l'usage de la coca, des combats avec des tribus cannibales, la description d'animaux inconnus, l'utilisation du hamac, etc...).

A la fin de l'année 1504, Vespucci se retrouve à Séville. La ville a subi de grands changements. Son ami Christophe Colomb est tombé en disgrâce; la reine Isabelle la Catholique est morte.
Vespucci ne se fait plus valoir que par son talent d'écrivain, mais passe aussi pour un charlatan.
Pourtant, en en février 1505, le roi d'Espagne nomme Vicente Yañez Pinzon et Amerigo Vespucci, capitaines d'une prochaine expédition vers les Indes. pendant un an les deux hommes préparent le voyage, mais en novembre 1506 le roi Ferdinad meurt et le projet est abandonné.
En 1507, Vespucci travaille pour la "Casa de Contratacion" dont il devient le premier pilote. Son travail consiste à désigner les pilotes et dessiner les routes des futures expéditions. Cette tâche l'empêche de naviguer. Vespucci qui espérait voir de ses yeux d'autres merveilles doit se contenter des récits des autres découvreurs.

Amerigo n'a plus beaucoup de contacts avec sa famille. Sa mère meurt en 1509 et il entretient encore quelques relations avec ses frères Bernardo et Antonio.
Le 9 avril 1511 il rédige son testament dans lequel il fait de ses deux frères ses légataires. Depuis cette date l'histoire a perdu la trace de la vie de Vespucci. Nous ne savons plus rien de lui jusqu'à ce qu'il décède le 22 février 1512 des suites possibles de la peste qui ravagea Séville en 1510.




Les voyages de Vespucci



Amerigo Vespucci est mort, mais son nom, ou plutôt son prénom, allait faire couler beaucoup d'encre. Chacun sait que le continent américain fut baptisé à partir du prénom du navigateur florentin. Mais comment en est on venu là si tout le monde admet que ce fut Christophe Colomb, le premier à avoir posé le pied sur le continent américain ?
Christophe Colomb aurait débarqué au Venezuela et se serait retrouvé face à l'Orénoque. Pensant avoir débarqué une fois de plus sur l'une des nombreuses îles des Caraïbes, il renonça à explorer cette nouvelle terre. Mais les données qu'il consigna dans son journal de bord confirment qu'il avait bel est bien posé le pied sur le continent.
Alors pourquoi ne pas l'avoir baptisé "Colombie" ?

Cette "erreur" géographique, cette "imposture" diront certains, nous la devons à un géographe de Saint Dié en France. Dans cette petite ville des Vosges, en Lorraine, un imprimeur du nom de Gauthier Lud décide en 1507 de rééditer la "Cosmographia de Ptolémée", l'ouvrage géographique de référence à cette époque.
Les nombreuses découvertes de ces dernières années impliquaient qu'on la corrigeât. Pour tracer et graver les nouvelles cartes on fit appel à un jeune géographe du nom de Martin Waldseemüller.
Sur quelles bases allait on s'appuyer pour la description de ces nouvelles terres ? C'est alors qu'on se souvint qu'un certain Amerigo Vespucci fut le premier à faire état du Nouveau Monde dans sa lettre de 1503 intitulée "Mundus Novus".

C'est ainsi que le 25 avril 1507, un ouvrage de 52 pages fut publié, dans lequel apparaissent les cartes des terres nouvellement découvertes et les récits des 4 voyages de Vespucci.
Le nom de Vespucci apparaît sur la couverture de l'ouvrage comme étant le découvreur du Nouveau Monde. A l'intérieur du livre, il est dit que Amerigo Vespucci a été le premier à révéler ces terres au monde.
Waldseemüller y mentionne même la quatrième partie de la terre et ajoute comme proposition personnelle, "que l'on pourrait appeler désormais terres d'Americus ou America, puisque c'est Americus qui l'a découverte.

C'est donc le 25 avril 1507, que fut baptisé le Nouveau Monde. Car c'est cette proposition d'un géographe de province que l'Histoire va retenir.
Alors ce nom de America proposé par Waldseemüller, si puissant phonétiquement, allait vite s'imposer et être adopté en quelques années par tous ceux qui découvraient le Brésil, le Chili, l'Argentine et tout le Nouveau Monde.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 6 Mar - 23:36


L'ÂME CASTILLANE (XVe-XVIe siècle) :

Le Castillan, riche ou pauvre, se tenait pour noble et portait ses haillons avec la fierté d'un prince.

Toutes les vieilles familles du pays avaient des traditions de bravoure, des souvenirs de prouesses accomplies contre les Maures; elles se les transmettaient d'âge en âge comme la plus précieuse part d'un héritage, et entretenaient cette opinion que le Roi n'était qu'un chef de guerre et que les Espagnols étaient ses compagnons, non ses sujets.

Les ordres militaires de Santiago, d'Alcantara et de Calatrava, avaient assez de richesses et de popularité pour braver le pouvoir royal.


Quand on a compris cela, on saisit mieux pourquoi les Espagnols ont eu très souvent ce sentiment de supériorité vis-à-vis des autres peuples, et notamment ceux qu'ils ont soumis, au cours de leur histoire... Wink
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 13 Mar - 0:10


LA BATAILLE DE MARIGNAN (13 et 14 septembre 1515) :

A peine installé sur le trône de France, le jeune roi François Ier, 20 ans, rêve, comme ses prédécesseurs Charles VIII et Louis XII, d'aventures chevaleresques en Italie. Aussi, sa première pensée est-elle pour le Milanais qu'il veut reconquérir et pour cela, il fit alliance avec les Vénitiens. François Ier passa les Alpes au col de l'Argentière.

Massimiliano Sforza, fils de Ludovico, nouveau duc de Milan, appela les Suisses pour voler à son secours.

La rencontre eut lieu près de Marignan (Melegnano) les 13 et 14 septembre 1515.

Les Suisses avançaient en bataillons serrés, leurs longues piques en avant, s'engageant sur une étroite chaussée qui conduisait, à travers les marais, droit sur l'artillerie française dont ils voulaient s'emparer.
Foudroyés par les bombardes, chargés près de 30 fois par la gendarmerie française, les Suisses se relevaient encore et de nouveau serraient les rangs en repartant à l'assaut. La nuit suspendit les combats.

Mais dès le lendemain, la bataille reprit. L'approche de l'armée vénitienne, commandée par l'Alviano, mit fin à ce combat de géants.

Les Suisses, qui craignaient de se retrouver pris entre deux feux, chosirent, avant qu'il ne soit trop tard, de se retirer en bon ordre et de rentrer chez eux.

Ainsi, ni les Français ni les Vénitiens n'ont battu les Suisses à la bataille de Marignan. Ceux-ci ont tout simplement préféré se retirer tranquillement du champ de bataille avant que cela ne tourne mal. C'était une décision éminemment sage.

Mais pour le roi François Ier, il s'agissait bien sur de "sa" victoire et il voulait être armé chevalier, là de suite, sur le champ de bataille. Ce fut Bayard, le "chevalier sans peur et sans reproche", qui l'arma chevalier.


Le Milanais fut conquis.

Mais François Ier voulut s'en assurer la possession par des traités :

- Tout d'abord, il signa un Concordat à Bologne avec le pape Léon X en 1516 : celui-ci mit fin aux difficultés qui existaient entre la France et le Saint-Siège depuis la pragmation sanction de Charles VII. Il resta en vigueur pendant 273 ans jusqu'à la Révolution française.

- Impressionné par le courage et la combativité des Suisses, il voulut les avoir pour alliés et signa avec eux la Paix Perpétuelle à Fribourg. Celle-ci mettait à la disposition du roi de France des troupes levées dans les XIII Cantons. Depuis ce temps, jusqu'en 1830 - hormis l'interruption forcée entre 1792 et 1815 - il y eut toujours des Suisses dans les armées royales.

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 25 Mar - 19:03

Isabel Barreto, une femme sur les mers


Isabel Barreto de Castro est née à Pontevedra, en Espagne, vers 1567 (Sa date de naissance exacte reste floue) et morte en 1612. Elle fût exploratrice et navigatrice, épouse du navigateur Alvaro de Mendaña. Elle est la première femme à avoir obtenu le grade d'amiral dans l'histoire de la navigation espagnole.

On sait peu de choses de sa petite enfance ou même de sa naissance : certains la disent fille d'un navigateur portugais qui lui aurait transmis sa passion de la navigation, d'autres en font la fille d'un conquistador du Pérou. La chose dont on est sûre, c'est qu'elle a trois frères et trois soeurs et que, encore enfant, elle part avec sa famille pour le Pérou. Elle y fait la connaissance de Alvaro de Mendaña, chef de plusieurs expéditions dans l'océan Pacifique et découvreur des îles Salomon et des îles Marquises, qu'elle finit par épouser en 1585. C'est pour elle le début d'une vie nouvelle.

Contre toute attente, elle décide de se joindre à l'expédition de son mari en 1595 à travers le Pacifique vers les îles Salomon : quatre navires, 378 personnes dont ses trois frères et 280 soldats. C'est l'occasion pour son mari de découvrir les îles Marquises, puis les îles Salomon. Mais son époux tombe gravement malade et meurt de la malaria. Avant de mourir, il nomme Isabel gouverneur de ces nouvelles terres et un de ses frères, Lorenzo, amiral de l'expédition. Par malheur, Lorenzo meurt à son tour. Isabel prend alors le commandement complet de l'expédition. Des troubles avec les indigènes la poussent à ordonner le départ et mettre le cap sur les Philippines.
Arrivée là, Isabel se remarie avec le général Fernando de Castro, chevalier de l'ordre de Saint Jacques. En 1597, ils organisent en commun une nouvelle expédition qui les emmènera d'abord à Acapulco au Mexique, puis en Argentine, où il vivront durant plusieurs années.

Ils retournent ensuite au Pérou où Isabel serait morte en 1612. Mais les plus grandes incertitudes planent encore aujourd'hui sur sa fin, ses circonstances et le lieu exact de sa dernière demeure.

A une époque où l'univers des femmes, y compris celles de la noblesse, se réduisait à trouver un mari, avoir des enfants et tenir un foyer, voilà le prodigieux destin d'une femme libre, passionnée d'aventures et de navigation, avec en plus un petit parfum de mystère et d'incertitude.

Un roman lui a été consacré par Alexandra Lapierre : Je te vois reine des quatre parties du monde.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 4 Avr - 20:07

LA LEGENDE NOIRE DE L'AMERIQUE ESPAGNOLE


Dans les guides de voyage et autres documentaires consacrés au Pérou ou au Mexique, il est désormais convenu de s'extasier sur les Aztèques et les Incas, face auxquels, sans respect pour leur mode de vie, les conquistadores espagnols n'auraient montré que cupidité et brutalité. Soit, la légende noire de l'Amérique espagnole n'est pas nouvelle. Elle été forgée, dès le XVIIe siècle, par Théodore de Bry. Entre 1590 et 1623, ce protestant flamand publia une collection de récits de voyages aux Indes dont le but était d'exposer les mille et une turpitudes auxquelles les papistes s'étaient adonnés aux colonies.
Arguments repris ensuite par les "philosophes" des Lumières puis les anticléricaux farouches du XIXe siècle, et à notre époque, enfin, lorsqu'il s'agit de vanter l'égalité des cultures et de culpabiliser les anciennes nations colonisatrices.

Curieux. Les mêmes qui dénoncent sans relâche les méthodes de l'Inquisition espagnole se montrent d'une inépuisable indulgence envers les coutumes de l'Amérique précolombienne, pourtant mille fois plus cruelles. Encore une indignation sélective ? Ou serait-ce une forme de mépris, ces civilisations étant trop "arriérées" pour qu'on puisse leur appliquer les mêmes critères moraux qu'à nous ?

Les anciennes cultures de l'Amérique précolombienne sont pourtant loin d'être les gentils bisounours qu'on aimerait nous faire croire.

Dans les Caraïbes, les tribus cannibales, en perpétuel état de guerre, effectuaient des razzias pour enlever et manger leurs congénères.
L'Empire aztèque n'était rien de moins qu'une théocratie qui vouait un culte au Soleil dont la "colère" devait être apaisée par l'immolation de victimes, choisies de préférence chez l'ennemi.
Les conquistadores ont tous dit leur effarement après qu'ils eurent pénétré dans les temples aztèques : il s'agissait de charnier envahis par la puanteur et les mouches, où des prêtres mettaient à mort des vierges, des enfants et des prisonniers, arrachant leur coeur pour barbouiller de sang leurs idoles, puis précipitaient les cadavres en bas de l'édifice afin qu'ils soient dépecés et dévorés.
"Chaque jour, raconte Bernard Diaz del Castillo, les Indiens sacrifiaient devant nous trois, quatre, cinq hommes dont le sang couvrait les murs. Ils coupaient bras, jambes, cuisses et les mangeaient, comme chez nous, la viande de boucherie."

Les temples aztèques que gravissent aujourd'hui les touristes béats étaient, avant la conquête espagnole, le théâtre d'abominables cruautés. Et chez les Incas, le phénomène était analogue.

Si Cortès et Pizarre, avec si peu d'hommes, ont pu soumettre ces puissants empires, ce ne fut pas uniquement pas à cause de leur seul art militaire. Au Mexique, ce qui a assuré la conquête, c'est le soutien d'Indiens révoltés contre la domination aztèque : les Tlaxcala ont fourni 6000 soldats à Cortès. De même, Pizarre a largement profité de la guerre civile opposant deux chefs incas : Atahualpa et Huascar, chacun ayant d'ailleurs sollicité l'aide des Espagnols.

Alors regarder aujourd'hui les civilisations précolombiennes comme un univers paradisiaque, souillé par les Européens, relève de la fantasmagorie. Pour de nombreux Indiens qui étaient réduits en esclavage par leurs semblables, la conquête a représenté une sorte de libération.

Je n'excuse cependant pas les Espagnols en disant cela. Oui, des débordements, des fautes, certaines attitudes sont imputables aux seuls colonisateurs. Ce serait ignorer la faiblesse humaine que de le nier. D'autant que de fabuleuses ressources en or et en argent ont été découvertes. Bien sur, parmi les conquistadores se trouvaient aussi des soudards guidés par le seul appât du gain. Mais ne voir que ceux-ci, c'est tronquer la réalité.

En histoire, il n'y a pas les "gentils" d'un côté et les "méchants" de l'autre...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 5 Avr - 7:25

Personne n'est jamais ni tout blanc ni tout noir.
Il n'y a pas si longtemps, on a réalisé que les Mayas, vu depuis des siècles comme un peuple de sages mathématiciens, astronomes et architectes de génie, faisaient la guerre comme tout le monde et ne crachaient pas sur un massacre de temps à autres...
Ton message a le mérite de soulever un point rarement évoqué par les historiens : effectivement, ces civilisations étaient des empires, donc une puissance dominant d'autres peuples et beaucoup de ces peuples, de ces tribus, virent dans les espagnols des libérateurs et s'allièrent à eux contre leurs maîtres incas ou aztèques.
Malgré leur génie et leurs connaissances fabuleuses, les grands empires précolombiens ne faisaient pas dans la dentelle...
Evidemment, cela n'absout en rien les Conquistadors d'avoir massacré et fait disparaître toute trace d'une civilisation entière pour en réduire ses représentants en esclavage au prétexte qu'ils n'étaient que des "sauvages".
Comme toujours, il y a du bon et du mauvais des deux côtés et, même si ce n'est pas toujours évident, il faut tenter de rester objectif (Même si, perso, je suis plus du côté des précolombiens quand-même   )
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 5 Avr - 11:13

Voyageur Solitaire a écrit:

Ton message a le mérite de soulever un point rarement évoqué par les historiens : effectivement, ces civilisations étaient des empires, donc une puissance dominant d'autres peuples et beaucoup de ces peuples, de ces tribus, virent dans les espagnols des libérateurs et s'allièrent à eux contre leurs maîtres incas ou aztèques.

C'est bien justement cela qu'il faut avoir à l'esprit quand on étudie cette époque. C'est qu'on était en présence de deux impérialismes, l'un Aztèque et l'autre Inca, et que les tribus dominées virent l'arrivée des Espagnols comme la "bonne aubaine" pour se libérer de l'emprise de leurs maîtres.

Un peu, toutes proportions gardées, comme certains peuples gaulois qui se sont servi des Romains pour se faire la guerre entre eux.

Citation :
Evidemment, cela n'absout en rien les Conquistadors d'avoir massacré et fait disparaître toute trace d'une civilisation entière pour en réduire ses représentants en esclavage au prétexte qu'ils n'étaient que des "sauvages".

Je n'ai jamais dit non plus que j'absolvais les conquistadores. La grande majorité d'entre-eux ne venaient que pour une chose : l'or. Ils n'avaient pas d'autre idée en tête en quittant l'Espagne.

Mais il ne faut pas se servir de cela comme prétexte pour démontrer que les civilisations précolombiennes étaient toutes douces et toutes gentilles.

Ce serait se méprendre sur la nature humaine qui est toujours la même, que l'on soit d'un bord ou de l'autre de l'Atlantique...

Citation :
Comme toujours, il y a du bon et du mauvais des deux côtés et, même si ce n'est pas toujours évident, il faut tenter de rester objectif (Même si, perso, je suis plus du côté des précolombiens quand-même   )

Je ne suis ni pour les uns ni pour les autres. Je constate, c'est tout. Outre la recherche de l'or, certains conquistadores avaient aussi leurs raisons personnelles d'entamer la traversée. Ils espéraient y trouver une forme de reconnaissance, acquérir un statut, surtout à un moment où la société espagnole se refermait et où l'ascension sociale s'avérait impossible.

L'Amérique, le "Nouveau Monde", c'était pour eux comme une seconde chance...

Beaucoup, comme Cortès et Pizarre, étaient de parfaits gentilshommes quand ils étaient en Espagne. C'est la vue de l'or, le fait d'être considérés comme des "dieux" aux yeux de certains indigènes, qui les a rendus à moitié fous et mégalos. Ils se sont crus les maîtres, devenir des "rois", à force d'obtenir facilement ce qu'ils s'étaient vus refuser dans leur pays d'origine.

De toute façon, à quoi cela servirait-il aujourd'hui d'être pour les uns ou les autres ? Ce qui est fait est fait. On ne change pas l'histoire.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 16 Sep - 17:16


MARGUERITE D'AUTRICHE, UNE FEMME AU POUVOIR

Née en 1480, fille de Marie de Bourgogne, petite-fille de Charles le Téméraire, elle devint, pour les Francs-Comtois, la protectrice tant espérée à laquelle ils resteront attachés jusqu'à sa mort, en 1530.

Fait rare à cette époque : une province est alors gouvernée par une femme...

Ceci est le résultat de la volonté du peuple et de l'accord tant attendu de l'empereur Maximilien qui, en 1509, soit trois ans après la mort de son fils, accorde à sa fille la jouissance viagère des Pays-Bas et de la Franche-Comté.
Pour les Francs-Comtois, le fait de posséder une souveraine particulière leur fait admettre l'idée d'être gouvernés, en réalité, depuis Bruxelles.

Dans sa prime jeunesse, Marguerite d'Autriche fut promise au trône de France et dans cette perspective, elle vécut sept années à la cour de Louis XI sur les bords de la Loire. Elle y mena l'existence d'une petite fille heureuse et comblée. Sa répudiation, en 1491, fut ressentie comme une humiliation et une dure épreuve à peine adoucie par les paroles de sa gouvernante : "Puisque vous n'avez pu avoir le Roi, vous en aurez un autre !"

Marguerite, la "reinette de France", devint dès lors infante de Castille.

On lui trouva bientôt un second mari : don Juan, dont l'union fut négociée par son père et Ferdinand d'Aragon. Le couple fut heureux, tout au moins au début, mais après quelques mois, don Juan, en proie à la "folie d'amour" mourut. Ainsi, elle avait perdu deux royaumes et était veuve à l'âge de 18 ans seulement !

On la remaria au très séduisant Philibert le Beau, duc de Savoie. Une nouvelle union heureuse. Mais trois ans après, son prince charmant mourut à son tour. Pour lui, elle fit construire le monastère de Brou, près de Bourg-en-Bresse, où elle pensait vieillir.


La mort de son frère Philippe, en 1506, allait une nouvelle fois changer son destin.

Elle fut d'abord chargée de l'éducation de ses neveux et nièces, avant d'être nommée, en 1509, "lieutenante générale, gouverneresse et administraresse" des Pays-Bas et de la Franche-Comté.

Sa popularité fut immédiate.


Avec Arborio Gattinara, qu'elle fit nommer président du parlement de Dole, puis chef de son Conseil Privé, elle contribua à pacifier la Franche-Comté tout en règlant, par des voies judiciaires, les querelles nobiliaires.

Femme très intelligente et douée d'un grand sens politique, elle partagea le gouvernement entre, d'une part, les robins du parlement et le maréchal de Vergy, représentant de l'ancienne noblesse. Et ce, dans le but de "pourvoir ensemble à toutes les affaires concernant le bien public".

Les Francs-Comtois lui furent gré d'avoir modéré les exigences financières de l'Empereur Maximilien en le tenant informé régulièrement de l'état de la province.
Son attention pour la Franche-Comté fut constante. Ainsi, alors que la période était marquée par des conflits violents, notamment entre la France et l'Espagne, Marguerite sut épargner à la petite province d'être prise dans les affres de la guerre, et contribua à la prospérité de ce territoire.

Charles Quint, son neveu, émancipé grâce à elle lorsqu'il eut 15 ans, empereur à 19, lui renouvella sa confiance dans ses fonctions, qu'elle exerça avec sagesse et autorité.

Par raison politique, elle comprit toute l'originalité à conserver l'héritage bourguignon dans l'empire de son neveu. Préserver la Franche-Comté dans la famille des Habsbourg, c'était ne pas abolir le nom de la Maison de Bourgogne. Maintenir l'unité de ce lien avec son destin, c'est l'unique conseil qu'elle prodigua, avant de s'éteindre à l'âge de 50 ans, au maître de la Chrétienté.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 19 Oct - 18:28


QUAND RICHELIEU VOULAIT FAIRE DES INDIENS DES FRANCAIS

Le Cardinal de Richelieu, en accord avec Samuel de Champlain, voulait fonder un empire de part et d'autre de l'Atlantique, créer une Nouvelle-France, et non pas faire seulement le commerce des fourrures.

Il voulait aussi donner tous ses soins à la conversion et à la civilisation des "sauvages". Il en fit même l'objet principal de la colonisation du Canada.

Rien ne fut plus libéral que ce qui fut, à cette époque, décidé au sujet des Indiens dans l'acte de fondation de la Compagnie des Cent-Associés en 1627. Le cardinal et Champlain insérèrent que tout Indien converti serait considéré comme Français.

"Que les descendants des Français habitués auxdits pays et les sauvages qui seraient amenés à la connaissance de la foi et en feraient profession seraient censés et réputés naturels français, et comme tels pourraient venir habiter en France, quand bon leur semblerait, et y acquérir, tester, succéder et accepter donations et légats, tout ainsi que les vrais régnicoles et originaires français, sans être tenus de prendre aucunes lettres de déclaration ni de naturalité."

Jamais, contrairement à ce que faisaient les Anglais dans leurs propres colonies, il ne fut question pour les Français d'exterminer les indigènes, et les seules morts que la France ait eu à enregistrer furent celles des missionnaires qu'elle avait envoyé au Canada, martyrs de leur dévouement à la cause indigène.

Tous ces efforts et les résultats obtenus par la suite seront l'éternelle gloire de la France. Ils forment le trait principal de son mode de colonisation, qui est, à ce titre tout au moins, si différent du mode anglo-américain...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 19 Oct - 19:23

Les anglais n'étaient pas des bourreaux non plus, faut pas exagérer. Et si notre Cardinal avait été pris au mot, si vraiment des indiens convertis étaient venus s'installer en France, je doute qu'ils auraient été reçus à bras ouverts avec la même considération que les français "de souche".

Je veux bien qu'on soit patriote, mais faut pas prendre des vessies pour des lanternes non plus : les français n'ont été ni meilleurs ni pires que les autres. Quand tu étais un fellah en Algérie française ou un paysan dans une rizière en Indochine, tu passais après et tu fermais ta gueule, point. Le mythe du "bon sauvage" que l'on va extirper de la barbarie par la religion et les lumières de la civilisation, faut arrêter... Au XVIIIème, dans les îles à sucre, les français étaient des négriers comme les autres et, on l'oublie souvent, il y avait des esclaves noirs en France.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 19 Oct - 19:46

Voyageur Solitaire a écrit:
Les anglais n'étaient pas des bourreaux non plus, faut pas exagérer. Et si notre Cardinal avait été pris au mot, si vraiment des indiens convertis étaient venus s'installer en France, je doute qu'ils auraient été reçus à bras ouverts avec la même considération que les français "de souche".

Oui, si les Anglais chassaient quelques tribus indiennes des terres sur lesquelles ils s'installaient, ils en fédéraient d'autres, comme les Iroquois, par exemple, qui constituaient une Fédération de Cinq-Nations avec justement l'aide des Anglais.

Les Anglais privilégiaient le commerce tout en maintenant un régime strict de séparation. Alors que les Français pratiquaient - et ont toujours essayé - de pratiquer l'assimilation.

Maintenant, oui, je reconnais que si un Indien était venu s'installer dans le Poitou, il n'aurait sans doute pas été accueilli comme un compatriote et ce, malgré les articles de la Compagnie. Il suffit de voir comment étaient considérés les rapatriés d'Algérie et tous les harkis après 1962 pour s'en rendre compte... à ce niveau-là, le Français lambda de base n'a jamais vraiment évolué, hélas...


Citation :
Au XVIIIème, dans les îles à sucre, les français étaient des négriers comme les autres et, on l'oublie souvent, il y avait des esclaves noirs en France.

Et un esclavage remis au goût du jour par Napoléon - sous la pression de Joséphine et des gros propriétaires, cela dit - en 1803. Alors qu'il avait été aboli en 1794.

Les Anglais aboliront l'esclavage en 1834. Il faudra attendre 1848 pour la France.

Je me suis peut-être trop enflammé... je m'en excuse. Embarassed
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 19 Oct - 20:10

Dans cette affaire, comme toujours et partout, il y a eu des hommes bons et des salauds. Même parmi les Conquistadores, il y a eu des hommes d'église pour dénoncer l'esclavage et l'extermination des indigènes.

En France, comme d'habitude, c'était le compromis hypocrite qui prévalait : les philosophes éclairés vociféraient à bouche que veux-tu contre l'esclavage, pratique indigne dans un monde de progrès et de lumières tandis que des marchands négriers se taillaient des fortunes dans les grands ports de l'Atlantique avec la "Traite des Noirs". Et dans nos "îles à sucre", les plantations de sucre et d'épices étaient bâties sur le labeur des noirs.

On l'oublie, mais il y avait bien des esclaves noirs en France au XVIIIème siècle, à l'époque des perruques poudrées, des grandes robes et des messieurs en bas et culotte de soie. L'exemple venait de haut avec Zamor, le petit noir offert à Mme du Barry, dernière favorite de Louis XV.
Sous la Révolution, on verra apparaître Le Club des Amis des Noirs avec Condorcet, La Rochefoucault et ce sera l'un des mérites de la Révolution d'avoir aboli cette pratique.
Partie remise toutefois, puisqu'effectivement, Napoléon rétablira l'esclavage en 1803.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 19 Oct - 21:14

Voyageur Solitaire a écrit:


On l'oublie, mais il y avait bien des esclaves noirs en France au XVIIIème siècle, à l'époque des perruques poudrées, des grandes robes et des messieurs en bas et culotte de soie.  L'exemple venait de haut avec Zamor, le petit noir offert à Mme du Barry, dernière favorite de Louis XV.

Oui, on en voit même sur les tableaux. De manière ouvertement affichée ou parfois plus discrète. Mais il y a des toiles qui représentent des scènes de salon où l'on voit de ces esclaves noirs en train de servir leurs maîtres emperruqués et poudrés.

Sinon, j'ai retrouvé un excellent petit reportage sur la colonisation de la Nouvelle-France :


Très instructif.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 24 Oct - 12:09


JEAN DE BETHENCOURT, PREMIER DECOUVREUR DES ÎLES CANARIES

Le seigneur normand Jean de Béthencourt est le premier explorateur français à avoir, en compagnie du Poitevin Godifer de la Salle, découvert les îles Canaries.

Il débarqua d'abord à Lanzarote en 1402, puis visita Fuertaventura, soumit l'île de Fer et l'île de Palma, et convertit ses indigènes au christianisme. Il fit plusieurs voyages entre la Normandie et l'archipel pour en ramener des ouvriers et des colons.


En 1418, un naufrage lui fit perdre la fortune qu'il avait gagnée dans la traite des Guanches et fut forcé de vendre son royaume des Canaries et la colonie qu'il y avait fondée au roi d'Espagne.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 24 Oct - 16:50


QUAND LA FLORIDE ETAIT FRANCAISE...

C'est en 1562 que le Dieppois Jean Ribault, envoyé par l'amiral de Coligny, fonda un établissement de huguenots en Floride et qu'il nomma Fort Caroline, en l'honneur du roi de France Charles IX.

En 1564, il entreprit un second voyage en compagnie de Laudonnière. Celui-ci fut conduit par le chef Satouriona devant une colonne de pierre aux armes de France élevée au cours du premier voyage et à laquelle les indigènes vouaient un culte. Preuve des bons rapports qui se sont toujours noués entre Français et Amérindiens.




Mais comme les Portugais au Brésil, les Espagnols ne laissèrent pas à la colonie française le temps de prospérer : par haine religieuse et jalousie nationaliste, ils détruisirent Fort Caroline, massacrèrent ses défenseurs et égorgèrent le malheureux Ribault.

Un catholique français, Dominique de Gourgues, aidée par des indigènes, vengea cette sanglante infâmie mais ne put se maintenir dans le pays (1568).

Au début du règne de Henri IV, la France ne possédait plus aucun territoire sur les rivages occidentaux de l'Amérique du Nord.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 24 Oct - 17:38


LA FABULEUSE AVENTURE DE JACQUES CARTIER AU CANADA

En 1534, le marin malouin Jacques Cartier fut nommé par le roi François Ier chef de l'expédition pour aller explorer les "parages occidentaux" de l'Amérique du Nord.


Jacques Cartier appareille de Saint-Malo et navigue pendant un mois dans des conditions difficiles jusqu'à atteindre finalement la côte de Terre-Neuve. Il entre alors dans le détroit de Belle-Isle et prend possession de la côte de Labrador en plantant une croix près de la Baie Rocheuse.


Ce premier voyage ayant donné d'heureux résultats, François Ier lui accorda trois autres vaisseaux de la marine royale et Cartier appareilla de nouveau de Saint-Malo en 1535, emmenant à bord de sa petite escadre quelques gentilshommes de la Maison du Roi qui avait voulu partager ses aventures.


Il remonta le Saint-Laurent jusqu'à un village nommé Stadacona. Le premier contact avec les indigènes fut très amical et poursuivit sa route vers le lac d'Angoulême. (aujourd'hui lac Saint-Pierre).


Il arriva enfin à un autre village huron d'Hochelaga, qui se tenait au pied d'une colline fertile et cultivée, qu'il appela aussitôt le Mont-Royal. De là, vient l'origine du nom Montréal.

Cartier retourna à Stadacona pour passer l'hiver, après avoir solennellement pris possession, au nom du Roi de France, du pays qu'il venait de visiter.

Il entreprit un troisième voyage, en 1541, en compagnie d'un gentilhomme picard : François de La Roque, sire de Roberval, qui fut nommé vice-roi du Canada de 1541 à 1544.

Mais Roberval ne put jamais s'entendre avec son lieutenant ni faire oeuvre cohérente de colonisation.

Les Malouins n'en continuèrent pas moins à trafiquer avec les indigènes de l'estuaire du Saint-Laurent, et de nombreux navires fréquentèrent les parages de Terre-Neuve.

Quant à Jacques Cartier, il retourna à Saint-Malo où il mourut pauvre le 1er septembre 1557. Il dut, pour gagner sa vie, faire profession d'avocat, de tabellion et de solliciteur de causes. On imagine facilement qu'elle put être sa détresse quand, revenant parfois se promener sur les quais, il regardait au loin l'horizon en se souvenant de ces autres temps héroïques où il explorait les terres du Canada.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 1 Nov - 0:53


EXISTE-T-IL UN MYSTERE SHAKESPEARE ?

Il y a un mystère Shakespeare.

Nous ne savons en effet pas grand chose de l'homme, si ce n'est qu'il est naquit à Stratford-upon-Avon en 1564, qu'il s'y maria et qu'il mourut le 23 avril 1616. Les conditions mêmes de sa mort nous sont inconnues et l'on ne possède pratiquement aucun document écrit de sa main. Sur 35 pièces qu'on lui attribue, seulement 15 furent publiées de son vivant. Les autres parurent lors de la publication de ses oeuvres complètes, sept ans après sa mort.
La date de leur composition fait problème et varie parfois de plusieurs années d'un spécialiste à l'autre. On est même allé jusqu'à prétendre qu'il n'était l'auteur des pièces signées de son nom !

Alors, qui croire ? Que penser ?

Shakespeare fit preuve d'un génie que l'on ne s'attendait pas à rencontrer chez un homme n'ayant reçu aucune formation.
C'est d'ailleurs ce qui a conduit certains critiques à se demander s'il était réellement l'auteur des pièces qu'on lui attribua. Son nom aurait servi de "couverture" à un ou plusieurs grands hommes de son époque, désireux de conserver l'anonymat en raison du mépris que l'on vouait alors aux gens de théâtre.

A vrai dire, ce n'est qu'au XIXe siècle que l'on a commencé à douter de l'identité de ce grand dramaturge.

En 1856, une demoiselle américaine du nom de Delia Bacon eut une révélation soudaine : "Shakespeare" serait le pseudonyme de Francis Bacon. Elle affirmait avoir décodé un message secret dans l'oeuvre de Shakespeare. Il s'avéra que la demoiselle avait l'esprit dérangé, et elle finit sa vie en asile psychiatrique.

Mais le mal était fait.

Dès lors, les hypothèses les plus farfelues furent portées à la connaissance du public pendant plusieurs années. On les a toutes oubliées maintenant, et la gloire de Shakespeare, dont le génie était reconnu de son vivant, reste intacte.
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