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 RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES

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Warlock



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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 25 Fév - 0:33



Partez en Italie vous mêler aux génies de la Renaissance et aux intrigues des Médicis, trouvez votre chemin dans une Europe en proie aux guerres de religions ou partez sur les océans à bord d'un galion portugais pour découvrir le nouveau monde et d'étranges civilisations.

Une présentation des frères Pinzon, la face cachée de Christophe Colomb, les éminences grises du voyage de Colomb en 1492, c'est assez riche d'enseignements.

La famille Pinzón est originaire de Palos de Moguer (Espagne) et il est dit qu'un oncle des frères Pinzón , prénommé Ricardo, s'était établi à Londres vers 1476 pour y ouvrir une imprimerie.
Plus tard, les fils des Pinzón ont été employés comme navigateurs par les gouvernements espagnols, portugais, anglais, hollandais et français et leur descendance a émigré dans ces pays mais aussi à Cuba et au Mexique et dans les états de Floride, Virginie et Texas.

Quatre Pinzón étaient présents sur les bateaux de Christophe Colomb lors de la "découverte" de l'Amérique le vendredi 12 octobre 1492 :
- Martin Alonso, capitaine de la Pinta, co-propriétaire de la Pinta et de la Nina;
- Vincente Yanez, capitaine de la Nina;
- Francisco Martin, pilote de la Pinta;
- Diégo Martin qui naviguait sur la Pinta.

Les trois premiers cités étaient frères.

Pour l'anecdote et officieusement dans l'histoire, en 1488, un navire marchand français (avec à son bord les frères Pinzon) qui allait au Cap vert s'est perdu à cause du mauvais temps et s'est retrouvé au cap San Rogue dans l'actuel Brésil près du fleuve Amazone.
4 ans plus tard, Christophe Colomb avec les mêmes frères Pinzon "découvrent" "officiellement" l'Amérique... tiens tiens...
On peut donc en conclure qu'ils savaient très bien ou ils allaient en cette année 1492, et que cette "découverte" ne doit rien au hasard. Sachant que les frères Pinzon étaient les navigateurs et les cerveaux du premier voyage de Colomb, étant les premiers à poser pieds à terre.
L'histoire officielle, religieuse et politique à vue les choses autrement...
Remettons donc les choses à leur place avec les véritables personnages centraux du voyage de 1492.

Martín Alonso Pinzón


(vers 1441, Palos de la Frontera, Espagne - 1493, Palos de la Frontera) est un navigateur et explorateur espagnol.

En 1488, avec son frère Vincente Pinzón, ils naviguent tous les deux à bord d'un navire normand, commandé par le capitaine dieppois Jean Cousin. En route vers l'Afrique puis l'archipel des Açores, le navire est drossé par la tempête vers l'Amérique du Sud. Ils accostent au Brésil au cap San Rogue, il avait donc déjà navigué et découvert des terres inconnues et un fleuve au débit important avant le voyage en Amérique avec Colomb de 1492...

Vincent Pinzon devient le commandant de la Niña et son frère Martin Pinzon celui de la Pinta, deux des trois bateaux qui s’élancent à la conquête du Nouveau Monde quatre ans plus tard sous les ordres d'un certain Christophe Colomb.

Né dans une famille de riches marins, les Pinzón, il est le frère aîné de Vicente Yáñez Pinzón et co-propriétaire des caravelles La Niña et la Pinta. Son frère Francisco Pinzón est le pilote de La Niña.

C'est Martín Pinzón qui suggère à Colomb le changement de cap du 7 octobre 1492 qui amène l'expédition aux Bahamas cinq jours plus tard. Pendant le voyage, Pinzón désobéit à plusieurs reprises aux ordres de Colomb. Le 2 novembre, Pinzón se sépare de Colomb à Cuba dans l'intention de faire des découvertes de son propre chef et de trouver du butin. Pinzón rejoint Colomb le 6 janvier 1493, alors que la flotte rentre en Espagne. Au cours du voyage de retour, le navire de Martín Pinzón se détache de nouveau, soit à cause d'une tempête, soit suite au souhait de son capitaine d'arriver le premier en Espagne. Colomb accusera par la suite Pinzón de déloyauté. Pinzón arrive au port de Bayona avant que Colomb ne parvienne à Lisbonne. De Bayona, Pinzón rejoint Palos où il meurt peu après de la syphilis.




Vicente Yáñez Pinzón


Vicente Yáñez Pinzón est né dans le village de marins de Palos de la Frontera (Huelva) aux alentours de l'année 1461. Elevé dans une famille de riches marins, il acquiert très rapidement une grande expérience de la navigation grâce aux voyages commerciaux qu'il a réalisé dès son enfance en compagnie de son frère Martin Alonso.
Entre 1477 et 1479, on lui attribue même des actes de pirateries au large des côtes catalanes et des Baléares.

Toujours, par l'intermédiaire de son frère, le plus important armateur de la région, il adhère aux projets de Christophe Colomb, mais restera en second plan durant les préparatifs du premier voyage de celui-ci.
Pour ce voyage, Pinzon se voit nommer capitaine de la Pinta et prendra part aux découvertes de Colomb tout en lui restant fidèle.

Attiré par les perspectives de richesse qu'offre la découverte des nouvelles terres américaine, Vicente Yáñez Pinzón signe le 6 juin 1499 avec le représentant des Rois Catholiques, Juan Rodríguez de Fonseca, un traité qui l'autorise à faire de nouvelles découvertes en Amérique.
Un cinquième des richesses qu'il découvrira reviendra aux Rois, le reste étant à partager entre lui et ses hommes

La famille Pinzón équipe alors quatre petites caravelles, et 75 hommes d'équipages s'ont enrôlés. La petite flotte prendra la mer en décembre 1499.
Arrivés au Cap Vert, ils sont traînés par une tempête qui les fait atteindre la côte du Brésil en janvier 1500, trois mois avant que n'arrive le découvreur reconnu Pedro Alvares Cabral, C'est ainsi que, par le plus grand des hasards, Vicente et ses compagnons sont les premiers découvreurs du Brésil.
En 1493 le pape Alexandre VI avait décrété que toutes les nouvelles terres découvertes à l'est d'une ligne arbitraire devait appartenir aux Portuguais. Respectant la volonté du Pape, l'Espagne ne revendiqua pas la découverte du Brésil par Vicente Pinzon mais laissa ce privilège au Portugal qui le fit quelques temps plus tard lorsque Cabral toucha fortuitement ce territoire. Voilà pourquoi le portuguais est la langue officielle du Brésil.

Pinzón décide alors de longer les côtes en direction du nord ouest et découvre l'embouchure de l'Amazone et de l'Orénoque.
Il continue sa route vers la mer des Antilles en longeant les Guyanes et se dirige vers l'île de Hispaniola. De là, il poursuit son voyage ver les Bahamas, et après la pertes de deux bateaux il entreprend le voyage de retour vers l'Espagne qu'il atteint en septembre 1500.
Le voyage est un échec du point de vue économique. La famille Pinzón se retrouve au bord de la faillite. Mais d'un point de vue géographique, Vicente Yáñez Pinzón est le premier marin à passer la ligne de l'Equateur et à découvrir le Brésil et l'Amazone.

Le 8 octobre 1501, Vicente Yáñez Pinzón reçoit les honneurs qu'il mérite: il est nommé chevalier par le Roi Ferdinand II au palais de l'Alhambra à Grenade.

En 1505, Pinzón participe à la Junte de Toro qui cherche un passage vers les îles des Epices (les Moluques). Dans le même temps, il est nommé Capitaine Général de la ville de Puerto Rico avec pour mission de coloniser Borinquen (nom donné par les indigènes à l'île de Puerto Rico). Mais il n'y parvient pas.

En 1508, le Roi Ferdinand II convoque la Junte de Burgos pour trouver une solution à la route des épices. Pinzón, Juan Díaz de Solís et Amerigo Vespucci sont sollicités pour cette entreprise. Au cours de cette réunion on prend la décision d'envoyer une expédition vers les côtes du Honduras afin de trouver un passage maritime.
La flotte va suivre et prolonger les découvertes de Christophe Colomb. Ils explorent la côte orientale du Yucatán pour la première fois, mais au large de Tampico, ils mettent un terme à l'expédition, échouant une fois encore dans leur tentative de trouver un passage vers les îles des Epices. C'est au mois d'août 1509, que l'expédition arrive en Espagne. Il mourra à Séville en 1514.

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Gorak



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 4 Sep - 20:57

Le procès et la mort de Charles Ier d'Angleterre (1649)



Il n'y a pas que les Français qui soient régicides, les Anglais aussi !


La captivité du roi Charles Ier d'Angleterre fit éclater la lutte au sein du parlement entre presbytériens et indépendants. Les premiers voulaient sauver le roi et rétablir la royauté alors que les autres voulaient établir la république. Cromwell, à la tête des indépendants, voulut se débarrasser des presbytériens pour faire le procès du roi. "Ces gens-là, dit-il, n'auront pas de repos tant que l'armée ne les aura pas mis dehors par les oreilles."Il fit alors expulser du parlement 143 députés. Le procès put alors commencer.

Une haute cour de justice, composée de 135 membres, présidée par John Bradshaw, le cousin du poète Milton, fut chargée d'instruire le procès du roi.

Charles Ier, après avoir entendu l'acte d'accusation, déclara qu'il ne reconnaissait pas l'autorité de cette cour. En se levant, à la fin de la séance, il aperçut la hache, destinée aux exécutions, placée sur la table : "Je n'ai pas peur de cela", dit-il en la montrant de sa canne.

Le 4 février 1649, les 46 membres, qui seuls siégeaient ce jour-là, votèrent la condamnation du roi comme "tyran", "traître", "meurtrier" et "ennemi de la nation". Charles Ier, avant de mourir, fit demander ses jeunes enfants, sa fille Elisabeth et le duc de Gloucester, ainsi que l'évêque de Londres, Juxon. Le mardi 16 février 1649, s'étant éveillé deux heures avant l'aube, le roi s'habilla avec une recherche qui ne lui était pas ordinaire, et prit une double chemise parce que le froid était piquant : "La mort ne m'effraie point, dit-il, mais si je tremblais de froid, mes ennemis diraient que c'est de peur." Vers 10 heures, le cortège se dirigea vers Whitehall où était dressé l'échafaud. Le roi pria quelques instants, puis étendit les bras. C'était le signal convenu. L'exécuteur frappa, la tête tomba du premier coup. "Voilà la tête d'un traître !", dit-il en la montrant au peuple. Un long et sourd gémissement s'éleva autour de Whitehall. La cavalerie dispersa la foule. Le corps était déjà dans le cercueil quand Cromwell voulut le voir. Il souleva de ses mains la tête, et dit : "C'était là un corps bien constitué et qui promettait une longue vie."

Charles Ier était mort à l'âge de 49 ans.

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VIC



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 8 Sep - 19:56

Merci Gorak pour ton post instructif ! Very Happy
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 11 Oct - 17:35

L’épopée d’Hernando de Soto de la Floride au Mexique 1539-1543


Le 20 avril 1537 Charles Quint s’adressa à Hernando de Soto pour conquérir, pacifier et peupler la Floride, de Soto fut l’un des compagnons de Pizarro lors de la conquête du Pérou.
Enrichi par ses conquêtes de Soto n’eut aucun mal à recruter un corps expéditionnaire de six cents hommes. Le 18 mai 1539 l'expédition parti de La Havane, avec neuf navires. Le 1 juin 1539 de Soto débarqua dans la baie de Espiritu Santo, l'actuelle Bradenton en Floride.
Avec six cents hommes et deux cent trente chevaux, avec des chiens dressés à la chasse des fugitifs, Hernando de Soto s’engageait dans la plus formidable des aventures. Il remonta à travers les terres toute la péninsule de la Floride, vira vers la côte et parvint au golfe du Mexique. Puis il remonta droit au nord nord-est, à la recherche d’une riche contrée que les indiens disaient baignée par une autre mer.
A cinq cent trente lieues de son point de départ, l’expédition atteignait la province de Cufitachiqui ou Cutifachiqui, gouvernée par une femme. Grâce aux traditions indiennes et à la longueur du voyage, il semble que la capitale de cette province était sur le fleuve Savannah à Silber Bluff à vingt-cinq milles au sud de l’actuelle Augusta en Géorgie.
Bifurquant vers l’ouest de Soto atteignit Xualla dans le territoire des indiens Suwalli, la Caroline du nord actuelle, et de cette pointe extrême il redescendit vers le golfe du Mexique par une route beaucoup plus occidentale que la première, à travers les tribus des Cherokees qui fortifiaient leurs villages, et abritaient leurs habitations dans les îles.
Le 15 octobre 1540, l’expédition atteignait Mauvilla, au nord de la ville actuelle de Mobile en Alabama. L’un de ses capitaines proposa à de Soto d’établir un campement à l’extérieur de la cité, mais de Soto refusa, il voulait loger à Mauvilla. Des milliers de guerriers indiens s’y dissimulaient prêts pour une embuscade. Vis-à-vis des indiens, de Soto s’était toujours comporté en conquistador.
Deux mille cinq cents indiens périrent au cours de la bataille, et quatre-vingt-huit espagnols furent tués ou blessés. La ville indienne fut incendiée, et les femmes faites prisonnières furent données comme servantes, d’autres femmes soignant les blessés.
Le golfe du Mexique n’était plus qu’à trente lieues. Pour ôter à ses contingents toute idée de se rembarquer à Achusi dans la baie de Pensacola, de Soto tourna le dos à la mer et s’enfonça de nouveau dans le continent, toujours plus à l’ouest. Pour passer l’hiver il bâtit une ville Chiaça, vers la ligne de partage des eaux du Yazoo et de la Mobile river.
Le 8 mai 1541, à trois cents lieues de Mauvilla, marchant toujours au nord nord-ouest, de Soto atteignait un fleuve magnifique le plus beau qu’il eût jamais vu le Chucagua, le Mississippi. Le point où il était parvenu se situait au dessous de l’actuelle ville de Memphis même si depuis le fleuve a changé de lit.
Cependant de Soto n’était que peu intéressé par la découverte du fleuve Mississippi, il y voyait plutôt un obstacle à sa mission. Il ne lui restait plus qu'environ quatre cents hommes, qu'il devait faire traverser sur cet immense fleuve dont les berges étaient peuplées d'autochtones belliqueux. Après un mois consacré à la fabrication de quatre barges, les Espagnols traversèrent enfin le Mississippi et continuèrent leur route en direction de l’ouest vers les actuels États d’Arkansas, d'Oklahoma, et du Texas. Ils passèrent l’hiver à Autiamque, sur les rives de la rivière Arkansas. L’expédition, depuis son départ, avait déjà perdu deux cent cinquante hommes et cent cinquante chevaux.
Le 17 avril 1542 l’expédition arriva sur la rive ouest du Mississippi, dans le village indien de Guachoya, proche de l’actuel McArthur en Arkansas. L’expédition touchait à sa fin, n’ayant plus que la moitié de son corps expéditionnaire et privé de secours précieux de l’interprète Juan Ortis qui venait de s’éteindre, Hernando de Soto se préoccupait alors avant tout du voyage retour, quand pris de fièvre, il tomba malade, la mort le surpris le 21 mai 1542.
Enfermé dans le creux d’un chêne, le corps du conquistador fut immergé dans un affluent du Mississippi. Comme de Soto avait propagé parmi les indigènes la rumeur voulant que les chrétiens sont immortels, afin d’obtenir leur allégeance sans combat, sa mort fut cachée aux indiens de Guachoya, ses hôtes.
Le 2 juillet 1543 les rescapés de l’expédition fabriquèrent une embarcation de fortune au bord du fleuve Mississippi, pour le voyage retour. Un des soldats Juan Danhusco connaissant les rudiments des cartes marines et de la navigation conseilla de gagner par la mer la Nouvelle-Espagne.
Le 10 septembre 1543, vêtus de peaux de cerfs et de peaux d’ours, les trois cent onze survivants de l’expédition débarquaient, Luis Mosoco d’Alvarado en tête, le successeur d’Hernando de Soto, comme chef de l’expédition, dans la petite ville de Pánuco, d’où ils gagnèrent Veracruz et Mexico.
Des six cents expéditionnaires partis avec de Soto, seuls trois cent onze survécurent, qui pour la plupart, restèrent dans le Nouveau Monde, s’installant au Mexique, au Pérou, à Cuba et dans d’autres colonies espagnoles.
Leur odyssée n’eut pas de lendemain. Il faudra attendre un siècle et demi pour que des européens, deux français Louis Jolliet et Jacques Marquette descendent à nouveau jusqu’à son delta le cours du fleuve Mississippi.


Carte de l'expédition d'Hernando de Soto.
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MessageSujet: LE REPAIRE DE L'HISTORIEN   Jeu 11 Oct - 18:00

Je n'ai aucune sympathie pour les conquistadors, mais je ne peux m'empêcher d'admirer cette soif de voyage, d'espace et d'aventure qui les poussait toujours plus loin. On pense à Alexandre le Grand, à tous ces hommes infatiguables, pour qui, vraisemblablement, "le monde n'était pas assez". César également caressait ce rêve : il voulait conquérir les Parthes pour se donner un accès à l'Asie, à l'Inde. Il aurait alors gouverné un "empire" s'étendant d'un océan à l'autre, d'un bord du monde à l'autre, en "cosmocrator", maître de l'univers.
L'orgueil, l'ambition, le pouvoir, mais aussi une insatiable curiosité.
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MessageSujet: vvbbb   Jeu 11 Oct - 18:10

J'ai toujours adoré les explorateurs, les découvreurs et les aventuriers, et tous les récits qui tournent autour de ces hommes là. Ca me fascine cette dose d'aventure, de braver les dangers, de découvrir de nouveaux horizons, c'est exaltant.
Je rêverai de partir comme ça au bout du monde, de faire le tour de la planète en bateau, de connaitre de nouvelles cultures, traverser de nombreux pays, avec leurs histoires, leurs passés, leurs faunes et flores, ce serait plus qu'enrichissant.
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Gorak



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 16 Déc - 10:33

Le Temps des Loups

Portrait de la campagne française en cette fin du XVIe siècle, par le chroniqueur Pierre de L'Estoile.



La guerre étant finie entre les hommes, commença celle des loups contre eux, après lesquels ils s'acharnèrent si fort par une juste fureur et vengeance de Dieu, qu'ils laissaient ordinairement les bêtes pour se ruer sur les hommes, et, contre leur naturel, abandonnèrent les moutons pour se ruer sur le berger et le manger et étrangler au milieu de son troupeau, comme il advint au berger de la ferme de l'abbaye de Clervaux, près de la ville de Bar sur Aube, qu'un loup étrangla au milieu du troupeau, après avoir fendu la presse des moutons sans en offenser un seul. Et le lendemain fit le semblable à une fille âgée d'environ seize ans, qui gardait des poulets d'Inde, laquelle il étrangla et mangea sans faire mal à pas un des oiseaux. Ce qui ne serait croyable n'était qu'une infinité de gens du pays, qui vivent encore, en témoignent pour l'avoir vu.
Autour de Paris, en la France, Normandie et autres quartiers du royaume, on n'avait parler d'autre chose tous les jours que d'hommes, femmes et enfants mangés par les loups, arrachant les enfants du sein de leurs mères et les allant quérir souvent jusque dans les foyers. Mais principalement en la Brie, Champagne et Bassigny, on contait de cruels exploits faits par les dits loups, comme si Dieu s'eusse voulu servir de ses bêtes cruelles pour châtier les péchés des hommes beaucoup pires qu'eux. Comme il advint en ce temps à Bar sur Aube à un soldat grand et fort, venu nouvellement de la guerre (qui était à ce qu'on disait un homme qui se montrait un vrai loup à l'homme), lequel avec ses armes et son épée fut étranglé d'un loup dans la vigne de son père avec lequel il était, et furent le père et le fils tous deux mangés jusqu'aux os par les loups, et trouvés le lendemain morts et mangés tout joignant l'un l'autre, qui sont prodiges épouvantables et qui avertissent les hommes de s'amender et retourner à Dieu
.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 16 Déc - 11:14

Le chroniqueur Pierre de L'Estoile, dans son journal, cite une lettre d'un de ses amis qui lui décrit une violente tempête de grêle qui s'est abattue dans le sud-est de la France le 21 août 1598. La voici :

"La grêle, la tempête et la foudre ont fait tant de mal en ces pays que c'est pitié. Quand je partis, je trouvai qu'au Montélimar on cueillait à corbeillées les oiseaux sous les arbres que la grêle avait tués. A Talans, les couverts tout brisés de la grêle qui jetaient pierres de 10 à 15 livres pièce. A la Grande Chartreuse de Grenoble, les pierres étaient de 25 et 30 livres la pièce. De sorte que l'on tient que ladite grêle y a tué plus de 400 bêtes à cornes et une infinité de brebis, outre les hommes et les femmes qu'on a trouvé morts et mutilés. A Die a tombé 36 pas de murailles de la ville. A la baronnie d'Aix, qui est à monsieur de Gouvernet, la foudre a jeté à deux arquebusades loin les pavillons des grosses tours. Nous avons trouvé par les chemins des mulets écrasés sous de gros arbres avec leur charge. Il y a quatre mois qu'il n'a plu ici, tellement que nous n'attendons grande quantité de vin.

D'Orange, ce 21 août 1598."
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 18 Déc - 23:08

DÉCEMBRE 1600

Le Lundi 4 de ce mois, fut décapité en la place de Grève, à Paris un Gentilhomme nommé Frémincourt d'auprès de Montdidier en Picardie, atteint et convaincu d'avoir participé au meurtre de sa mère.

Le Samedi 9 de ce mois, le Roi épousa à Lyon Marie de Médicis, Princesse de Florence
.




Les cérémonies se firent le lendemain 10 de ce mois, qui était le dimanche, avec le festin et magnificence en la forme et manière que s'ensuit; extraites fidèlement par la lettre non imprimée d'un courtisan, à un sien ami de Paris, Conseiller, qui contient à la fin quelques nouvelletés du temps.

Je vous dirai, que sur le midi le Légat est entré dans l'église pour se préparer à dire la messe devant le Roi et la Reine, mais Leurs Majestés n'y sont arrivées qu'à deux heures après midi. L'ordre qui y étais gardé à l'entrée a été comme les autres cérémonies. Les trompettes sont entrées les premières dans le choeur, suivies de quelques gentilshommes parés; puis marchaient les Chevaliers du Saint-Esprit, et après les Princes qui allaient devant le Roi, hormis Monsieur le Prince de Conti, qui menait la Reine du côté droit, et Monsieur de Montpensier de l'autre côté. Madame de Nemours portait la queue de la Reine du côté droit, et Madame de Guise de l'autre côté. Après marchaient Mademoiselle de Guise, et les autres Dames qui étaient parées
.


Arrivés qu'ont été Leurs Majestés, ils se sont agenouillés fort près du grand autel, le Roi sur un tapis violet, et la Reine à sa gauche, sur un tapis rouge, et ont reçu la bénédiction du Légat, et ouï sa messe qu'il a dite basse et a fort peu duré; durant laquelle tous les Princes ont toujours été debout derrière leurs Majestés.

Lorsque le Roi est allé à l'Offrande, Monsieur le Prince de Conti a porté l'écu. Le Légat a présenté sa main à baiser au Roi et à la Reine.

Après la Messe, Leurs Majestés se sont agenouillés devant le Légat, lequel à lu quelque temps dans un livre, et puis leur a donné sa bénédiction. Après laquelle, Leurs Majestés se sont levées et s'en sont retournés au même ordre qu'ils étaient entrés
.

(extrait du Journal de Pierre de L'Estoile)
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 15:46

Mariage de pure convenance, dont le but était de renflouer les caisses du royaume de France avec l'or des Médicis.
L'histoire est restée cruelle avec Marie de Médicis, passant pour une grosse conne, moche, idiote et mauvaise mère. Elle fût même soupçonnée d'avoir été impliquée dans l'assassinat du roi...
Inversement, les historiens ont longtemps paré Henri IV de toutes les vertus, "Le bon roi Henri", "Le roi de la poule au pot", "Le roi au panache blanc"...
Il faut pourtant savoir qu'Henri IV était beaucoup moins reluisant, grossier, vantard, sale et véritable obsédé... Lors de son arrivée à la cour pour épouser sa première femme, la reine Margot, il était considéré comme "puant le bouc" et lubrique, assez grossier dans tous les sens du terme. Au niveau moral, il n'était pas trés exigeant non plus, il abjura le protestantisme à deux reprises, à des fins politiques, "Paris vaut bien une messe"... D'ailleurs, certains de ses anciens compagnons protestants ne lui pardonnèrent pas et il fût victime de plusieurs tentatives d'assassinat de leur part, dont une le blessa sérieusement à la bouche.
Enfin, sa remarquable politique économique fût principalement l'oeuvre de Sully, son fidèle et efficace ministre des finances.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 16:28

Voyageur Solitaire a écrit:
Elle fût même soupçonnée d'avoir été impliquée dans l'assassinat du roi...

Prétendre que Marie de Médicis aurait assassiné son fils me parait pareillement exagéré. En revanche, je suis persuadé que Charles IX a bien été assassiné. Un gars qui pisse du sang dans d'atroces souffrances, cela ne peut être qu'un assassinat dû à un empoisonnement (cyanure?).

Par qui ? Telle est la question. Mais certainement pas par sa mère en tout cas. Ce serait trop évident. La coupable idéale : fille de financiers et italienne... déjà la haine des riches et des étrangers. Comme quoi, il y a des choses qui n'ont jamais changé en France. Wink


Citation :
Inversement, les historiens ont longtemps paré Henri IV de toutes les vertus, "Le bon roi Henri", "Le roi de la poule au pot", "Le roi au panache blanc"...

La légende du "bon roi Henri" est apparue en vérité vers le milieu du XVIIe siècle à l'initiative de Louis XIV pour légitimer sa dynastie. Elle a été reprise ensuite sous Louis XV et Louis XVI.

Mais, en réalité, Henri IV était loin de faire l'unanimité de son vivant : tant chez les catholiques qui lui reprochaient de s'être converti par calcul politique que chez les protestants qui ne lui ont jamais pardonné d'avoir abjuré son ancienne religion.

On compte au moins une vingtaine de tentatives d'assassinat contre ce roi. La dernière, en 1610, aura été la bonne... mais curieusement, c'est avec le coup de poignard mortel du sieur Ravaillac que va naître la légende d'Henri IV dans le peuple.

Citation :
Il faut pourtant savoir qu'Henri IV était beaucoup moins reluisant, grossier, vantard, sale et véritable obsédé... Lors de son arrivée à la cour pour épouser sa première femme, la reine Margot, il était considéré comme "puant le bouc" et lubrique, assez grossier dans tous les sens du terme.

C'était un paillard, tout simplement. Noble de naissance mais de moeurs très provinciales, rustiques, il était né et avait grandi au Béarn. Ses premiers compagnons de jeu étaient les fils de paysans du coin.

Il aimait les plaisanteries lourdingues, boire et baiser. Surtout baiser. C'est pourquoi, aujourd'hui, il reste le roi préféré des Français : dès qu'il y a de la picole et du sexe, en France, ça intéresse tout le monde ! lol!


Citation :
Enfin, sa remarquable politique économique fût principalement l'oeuvre de Sully, son fidèle et efficace ministre des finances.

Avec Sully, je pense que l'on peut dire que commence véritablement la France des bourgeois au détriment d'une aristocratie qui s'efface peu à peu.
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 16:39

L'époque était assez sombre et il était difficile de savoir qui faisait quoi ou travaillait pour qui...
Attention, le cyanure était inconnu à l'époque, il ne sera synthétisé qu'au XIXème siècle (sauf erreur de ma part). De plus, il est foudroyant, provoquant une mort quasi instantanée, ce qui n'est pas le cas de Charles IX qui a longuement et douloureusement agonisé.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 16:42

Voyageur Solitaire a écrit:

Attention, le cyanure était inconnu à l'époque, il ne sera synthétisé qu'au XIXème siècle (sauf erreur de ma part).

Je te fais confiance. Je ne suis pas trop expert en chimie ou en sciences. Ma spécialité à moi, c'est plutôt l'histoire, la littérature et la géographie.

Mais je crois je viens de faire une erreur de personne... Marie de Médicis n'est pas la mère de Charles IX mais c'est Catherine de Médicis. Marie est la mère de Louis XIII.

Ceci dit cela revient au même puisque pareillement on a accusé Catherine de Médicis d'avoir empoisonné son fils. Ce qui me semble absurde.
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 16:54

Hum... Malgré l'admiration que j'éprouve pour cette reine impitoyable, je crois Catherine de Médicis capable de tout, du plus humain au plus monstrueux. Elle ne s'embarassait pas de principes, son but seul lui importait, ses enfants n'étaient souvent que des instruments. Son génie politique ne doit pas faire oublier son côté sombre.
Elle ne s'entendait guère avec Charles IX qu'elle considérait comme un faible, un pantin, et selon certains, elle aurait exercé un véritable chantage psychologique sur lui pour ordonner les massacres de la Saint Bartélémy. Prudence, terrain glissant... C'était une époque riche en intrigues, manipulations et perfidies et un parfum de poison flottait à la cour...
En revanche, elle ne cachait pas sa préférence marquée pour son autre fils, le futur Henri III, qu'elle adorait et qu'elle surnommait "mes yeux".
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 21:03

Petite précision et rectification : C'est en 1782 qu'un chimiste suédois découvrît l'acide prussique ou cyanhydrique, c'est à dire le cyanure.
Poison favori de nombreux dignitaires nazis pour leur suicide, sous forme de capsule à croquer. Soluble dans l'eau, incolore, il est foudroyant, la mort est quasiment instantanée. Seul "inconvénient", il dégage une forte odeur d'amande amère.
Fin de la parenthèse.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 19 Déc - 21:05

Voyageur Solitaire a écrit:
Petite précision et rectification : C'est en 1782 qu'un chimiste suédois découvrît l'acide prussique ou cyanhydrique, c'est à dire le cyanure.

Information assimilée. study
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 23 Jan - 23:37


Jacob Fugger - La Puissance & l'Argent

Jacob Fugger (1459-1525) est l'homme d'affaires le plus puissant et le plus représentatif dans cette Europe de la fin du XVe siècle.

Fils cadet d'une grande famille marchande d'Augsbourg, il est d'abord destiné à l'état d'ecclésiastique, mais à 19 ans il intègre l'entreprise familiale. Après un stage à Venise, il dirige la factorerie d'Innsbrück où il se lance dans le secteur industriel. En 1493, il devient directeur de l'entreprise.

Doué d'un sens naturel pour les affaires et de surcroît rusé et habile, il fait main basse sur toutes les mines d'argent du Tyrol avant de rafler aussi les mines de cuivre de Hongrie. Il associe, comme bailleur de fonds, Melchior de Meckau, évêque de Brixen et cardinal, qui lui ouvre l'accès au fructueux transfert vers Rome des fonds issus des bénéfices et des indulgences.

Depuis 1493, il soutient les diverses entreprises de l'Empereur Maximilien, toujours à court d'argent. Après 1500, Jacob diversifie ses activités qui vont dès lors du commerce des métaux, des épices et des textiles à la ferme des domaines royaux de l'Espagne.

Sa fortune immense fait de lui le créancier des têtes couronnées d'Europe. C'est lui qui finance les guerres de l'Empereur.

En remerciement, l'Empereur lui accorde le titre de comte en 1513.

Il pratique le mécénat par souci publicitaire et fonde, pour les pauvres de sa ville, la Fuggerei, un quartier de petites maisons.

Ses liens étroits avec la Maison des Habsbourg l'entraîne à acheter, lors de l'Election impériale de 1519, les voix des Sept Electeurs en faveur de Charles Quint pour un montant - énorme pour l'époque - de 851 000 florins. En échange, Charles Quint prend sa défense lors des attaques de la diète d'Empire contre son monopole en 1522.

Négociant et banquier, Jacob Fugger n'a jamais envisagé la transformation des métaux. Bien qu'anobli, il conservera toujours ses habitudes bourgeoises tout au long de sa vie. S'il bénéficiait d'une envergure exceptionnelle et d'un remarquable sens pratique, il avait une culture très limitée.

Lorsqu'il mourut en l'année 1525, il laissa derrière lui une fortune estimée à 2 millions de florins dont les trois quarts provenaient du cuivre hongrois.
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 24 Jan - 16:31

Inconnu au bataillon... Personnage atypique et découverte sympa, merci ! Wink
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 24 Jan - 17:48

Voyageur Solitaire a écrit:
Inconnu au bataillon... Personnage atypique et découverte sympa, merci ! Wink

J'ai découvert son existence qu'en fac d'histoire. Avant j'en avais jamais entendu parler.

En revanche, en Allemagne, il est un personnage assez connu et pas mal d'ouvrages lui sont consacrés.

En France, on connait davantage les Médicis, les banquiers des Rois de France.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Dim 17 Mar - 20:11


La prise de Grenade - 1492

Le royaume de Grenade, dernier débris de la domination musulmane en Espagne, comprenait encore quarante villes, quatre-vingt-dix-sept forteresse et une multitude de bourgs défendus par des châteaux. Au centre était la belle Grenade, qui couvrait deux collines séparées par la vallée du Darro.

L'une de ces collines portait le palais-forteresse de l'Alhambra, qui pouvait abriter 40 000 hommes derrière ses retranchements. Sur les pentes s'allongeaient des rues étroites, pavées de dalles et bardées de 70 000 maisons. Toutes avaient es cours intérieures, des fontaines ou des ruisseaux, des orangers, des citronniers et des grenadiers. La ville était défendue par une haute muraille de trois lieues de circuit, percée de douze portes et dominée par mille tours. La terre était si belle, l'air était si doux, le ciel si brillant, que les Maures plaçaient le paradis au-dessus de la plaine de Grenade.


Mais le royaume de Grenade était l'objet de discordes internes qui devaient en faciliter la conquête. Ainsi, le roi Moulay-Hassan se voyait disputer le pouvoir par son propre fils, Boabdil, et son frère Zagal. Et les chrétiens, profitant de ces guerres civiles, s'emparèrent des principales villes musulmanes, puis vinrent mettre le siège devant Grenade.

Ce siège dura neuf mois. Un Maure tenta de poignarder Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille. Un incendie détruisit même le camp espagnol. Mais la reine, que rien ne décourageait, ordonna qu'une ville fut construite à sa place, et la ville de Santa-Fe fut bâtie en trois jours. Boabdil, abandonné par ses frères d'Afrique, dut se résigner à signer sa capitulation. Les vaincus purent conserver leurs biens, leurs coutumes et le libre-exercice de leur religion.

Boabdil lui-même obtint un domaine dans les Alpujarras. Arrivé sur le mont Padul, il jeta une dernière fois ses regards vers le pays que ses ancêtres possédaient depuis sept siècles, et il versa des larmes. "Pleure comme une femme, lui dit sa mère Aïcha, pleure cette couronne que tu n'as pas su défendre comme un homme."

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 23 Mar - 10:23

De l'origine légendaire et romantique des Bentivoglio de Bologne


Il y a dans l'église de Saint-Dominique à Bologne, le tombeau du roi Entius de Sardaigne, fils de l'empereur Frédéric II. Ce prince, jadis, était venu au secours des Modénois dans la guerre de la Secchia qui les opposaient aux Bolonais.

Il fut fait prisonnier par ceux de Bologne, qui ne le voulurent jamais rendre, mais, si l'on en croit la tradition, lui-même consentit à cette prison pour ne point vouloir quitter une belle Bolonaise dont il était devenu passionnément amoureux, et qui donna depuis le nom de la célèbre maison des Bentivoglio. Car, ce prince ne parlait qu'allemand, et l'amour ne lui apprit que trois mots dont il se servit pour exprimer sa passion pour sa maîtresse : "Ben ti voglio". (Et bien je te veux).

L'expression est restée, et est devenue le nom de la nouvelle dynastie qu'ils fondèrent.

Belle histoire, non ? I love you
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MessageSujet: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 23 Mar - 10:33

Gros bémol concernant la prise de Grenade : suite à leur victoire, les chrétiens ne tardèrent pas à se retourner contre les juifs (qui avaient jusque là vécus dans une relative tranquillité avec les Maures). Les juifs furent contraints à abjurer leur foi ou à finir traités d'une manière bien éloignée des préceptes des évangiles... La communauté juive préféra l'exil et se réfugia en grande partie à... Istanbul, capitale de l'empire ottoman...
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MessageSujet: L'abbé Arnauld raconte son passage à Pise   Sam 23 Mar - 10:49


En 1645, l'abbé Antoine Arnauld d'Andilly accompagne son oncle, l'abbé de Saint-Nicolas, dans son voyage qui le conduit d'Angers à Rome où il doit prendre ses fonctions d'ambassadeur.

Au cours de leur périple, ils traversent la Toscane, et notamment la ville de Pise, voilà ce qu'il en retient dans ses Mémoires :

study

Nous nous arrêtâmes un jour à Pise, république autrefois célèbre, et particulièrement par son port, mais qui, par la vicissitude des choses, a perdu son port et sa liberté, la mer s'étant retirée à plusieurs milles de la ville, et la ville elle-même s'étant vue assujettie par le grand Côme de Médicis. Il y reste encore de grands et beaux bâtiments qui rendent témoignage de son ancienne gloire; mais tout cela paraît si abandonné et si peu peuplé, qu'on ne peut le voir sans compassion.
Pendant que M. de Saint-Nicolas s'occupait à faire ses dépêches à la cour le jour qu'il demeura à Pise, j'allai à Lucques
.

Bref, Pise n'est pas une ville qui parut plaire beaucoup à notre cher abbé... et nulle trace de la célèbre tour dans ses Mémoires. Elle n'a pas vraiment dû le marquer... lol!
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Lun 1 Avr - 20:11


L'Angleterre sauvée d'une invasion par ... une mauvaise météo !

La flotte de l'Armada espagnole s'apprêtait à envahir l'Angleterre en 1588. Et pourtant, elle fut vaincue non par la force des armes mais par une météo exécrable qui sévissait au-dessus de la Manche.

Après une navigation sans encombre, les vents poussèrent l'Armada jusqu'à la mer du Nord et empêchèrent le débarquement prévu, juste au moment où la flotte anglaise était à court de munitions. Pendant le retour de l'Armada, au large de l'Ecosse et de l'Irlande, un ouragan acheva de la détruire.

Sur les 130 vaisseaux que comptait l'Armada à l'origine, seuls 65 rentrèrent au port en Espagne.

Pour commémorer cette événement, une médaille fut frappée en Angleterre portant cette inscription : "Dieu souffla et ils furent dispersés."
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Lun 1 Avr - 20:27

Il y a même eu un ldvelh sur le sujet : " Les Vaisseaux de feu ", que j'ai trouvé inintéressant, malgré sa thématique.
Il me semble que c'est aussi le point de départ d'une uchronie dans un livre de SF, où l'Espagne aurait vaincu les Anglais.

_________________
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