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 RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES

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Gorak



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 5 Nov - 17:59



Le 5 novembre 1605, d'anciens officiers catholiques, en relation avec les gouvernants espagnols et peut-être les jésuites, envisageaient de faire sauter le Parlement de Westminster le jour même de la séance inaugurale en présence du roi Jacques Ier et de ses ministres. Mais l'un des conjurés, Guy Fawkes, est arrêté à temps alors qu'il s'apprêtait à mettre le feu à 36 barils de poudre.

Les conjurés reprochaient au roi anglican son intolérance à leur égard comme envers les puritains. Ils furent contraints à la fuite ou exécutés sitôt découverte leur conspiration.

En souvenir de cet événement, les Anglais ont gardé l'habitude de faire éclater pétards et feux d'artifices chaque 5 novembre.


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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 18 Nov - 17:59



Charles VIII épouse Anne de Bretagne

Charles VIII (né à Amboise en 1470) ne commence à régner qu'en 1483 ; c'est d'abord sa soeur aînée, Anne, épouse de Pierre de Beaujeu, qui exerce la régence après la mort de leur père, Louis XI. Celle-ci commence dès lors à soumettre les nobles révoltés contre l'autorité royale, dont le duc de Bretagne, François II. Alors, pour empêcher toute velléité sécessionniste du duché, elle marie son frère en 1491 à Anne, héritière de la Bretagne depuis 1488.


Anne de Bretagne ne semble être qu'un instrument dans les mains des puissants : elle a déjà été mariée, par procuration, à l'empereur Maximilien en 1490. Mais François, le père de Anne, s'était engagé, avant de mourir, à ne pas disposer de sa fille sans le consentement du roi de France.

Anne de France, la régente, monte donc une expédition contre la Bretagne et parvient à s'emparer du château de Nantes, puis de Rennes.

Anne de Bretagne s'incline et devint reine de France.

Après la mort accidentelle de Charles VIII, en 1498, elle est remariée, en vertu d'une clause du contrat de mariage, à son successeur, Louis XII. Elle garantit ainsi le rattachement définitif de la Bretagne à l'Etat français en train de se former.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 2 Déc - 18:32


Agnès Sorel, reine de beauté

Sa figure, aujourd'hui, est presque devenue légendaire. Elle a charmé la postérité de ses grâces, comme elle avait charmé ses contemporains et les historiens ont longtemps vu en elle la fée sérieuse et bienveillante qui avait mis le roi Charles VII sur la route de son devoir et n'avait cessé de le soutenir de son énergie et de son amour du pays.

Des travaux historiques récents, tout en diminuant la hauteur du piédestal où avait été placée cette "reine de beauté", ne l'en ont pas cependant pas fait descendre.
Charles VII avait autour de lui des conseillers de premier ordre et toutes ces "petites gens du conseil du Roi" travaillèrent à la réorganisation de la France. Agnès Sorel parut leur avoir facilité la voie et les avoir soutenus de son influence constante.

Olivier de la Marche, dans ses Mémoires a écrit:
"Elle prenait plaisir à avancer devers le Roi jeunes gens d'armes et gentils compagnons, dont le Roi fut depuis bien servi."

Après la mort d'Agnès (1450), les plus solides auxiliaires du Roi tombent en disgrâce et n'eurent plus qu'un rôle de second rang, d'où les uns ont conclu que son action s'était exercée pour le bien du royaume, alors que d'autres la considèrent comme une favorite indigne, dilapidatrice du Trésor royal.

Que croire ? Sans doute le rôle d'Agnès Sorel auprès de Charles VII n'est point par lui-même un problème d'histoire angoissante. Mais, aujourd'hui encore, en Touraine, le souvenir de la "demoiselle Agnès Seurelle" revient d'une façon si obsédante dans tous les châteaux, dans tous les donjons, qu'on voudrait savoir enfin si les deux angelots charmants penchés sur son tombeau sont tristes de sa perte ou inquiets de son salut ?

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 5 Déc - 18:32

LES LUMIERES DU XVIe SIECLE



Charles de l'Ecluse (1526-1609)

Ce savant voyagea dans toute l'Europe. Il devint directeur des jardins de Vienne sous Maximilien II puis Rodolphe II. A la mort de ce dernier, il alla se fixer à Francfort puis professa la botanique à Leyde.

En 1576, il publie une "Histoire des Plantes Rares" dans laquelle il décrit plus de 600 plantes nouvelles, dont la pomme de terre apportée par les Espagnols des hauts plateaux andins.




Mathias Lobelius (Lille, 1538 - Angleterre, 1616)

Il tenta le premier d'établir une classification des plantes d'après les rapports extérieurs qu'elles présentent entre elles quant à la forme des feuilles.




Jacques Dalechamps (1513-1588)

Il publia, en 1586, une "Historia generalis plantarum" dans laquelle il adopta un ordre plus arbitraire et classa les 2731 qu'il y décrit suivant leurs grandeurs, leurs figures et leurs qualités.




Pierre Richier de Belleval (1555-1632) fonda, sous le règne d'Henri IV, le jardin des plantes de Montpellier.

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 3 Jan - 14:48


LE DESTIN TRAGIQUE DE MARIE STUART, REINE DE FRANCE ET D'ECOSSE

Heritière de la couronne d'Ecosse, reine de France à l'âge de 17 ans, la vie de la belle Marie Stuart ressemble pourtant à une tragédie grecque.

Veuve à 18 ans et peu aimée de Catherine de Médicis, sa belle-mère, elle regagna les highlands d'Ecosse. Là, elle épousa en 1565, lord Darnley, son cousin, chef des catholiques, en qui elle voyait un protecteur. Mais, débauché, jaloux et sans scrupules, lord Darnley fit assassiner le secrétaire italien de la reine, David Rizzio, personnage au physique repoussant mais qui charmait la souveraine par ses dons de musicien.

Mais lord Darnley fut assassiné à son tour, dans des conditions mystérieuses, sans que la complicité de Marie Stuart ne fut jamais établie. Trois mois plus tard, au risque de se rendre impopulaire, elle épousa le comte de Bothwell, que les Ecossais désignaient unanimement comme le meurtrier de lord Darnley. Le pays se souleva, Bothwell dut s'enfuir et Marie Stuart fut contrainte d'abdiquer en faveur de son fils, Jacques VI, avant d'être emprisonnée.

Ayant réussi à s'enfuir, Marie Stuart parvint à se réfugier à la cour d'Angleterre, auprès de sa cousine Elisabeth Iere. Mais, très vite, elle devint un hôte dangereux pour la reine d'Angleterre, car, de caractère faible et facilement influençable, elle se laissait entraîner dans toute une série de complots.
C'est justement à la suite d'un complot - le complot de Badington - qu'elle finira ses jours séquestrée pendant près de vingt ans.

Les catholiques tentèrent de mettre tout en oeuvre pour la délivrer et la placer sur le trône d'Angleterre, à la place d'Elisabeth. Alors, poussée à la fois par la raison d'Etat et par sa rancune personnelle, Elisabeth envoya sa rivale de cousine sur l'échafaud le 8 février 1587.


Détail horrible de cette fin tragique : sa tête ne tomba qu'au troisième coup de hache du bourreau.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 20 Jan - 20:23


CE QUE LA FRANCE DOIT A L'ORDONNANCE DE VILLERS-COTTERÊTS (1539)

L'ordonnance royale de Villers-Cotterêts, édictée par le roi François Ier au mois d'août 1539, marque un tournant décisif dans l'histoire de notre pays. Du moins, dans la conception que nous nous faisons depuis de l'Etat.

Tout d'abord, elle restreint les pouvoirs du clergé aux affaires exclusivement spirituelles ; elle fixe la limite entre tribunaux civils et ecclésiastiques.
Elle donne plus de rapidité et de réactivité aux jugements rendus par l'autorité civile.

Elle prescrivait que les procès fussent jugés d'après leur ordre d'inscription et que, chaque mercredi du mois, des mercuriales rappellent aux juges leurs devoirs et l'importance de leurs fonctions.

Autre disposition parmi les plus importantes : celle qui ordonne aux curés de chaque paroisse de France de tenir un registre des actes de naissance et de décès, et de déposer ces actes de l'état civil au greffe du bailliage le plus proche.
Jusqu'alors, seule la noblesse possédait ses propres archives et ses titres de famille.
Dorénavant, et grâce à cet article de cette ordonnance, toutes les familles purent constater légalement leur généalogie et leur droit de succession.

Le latin fut également remplacé par le français dans la rédaction des jugements et des actes notariés.

Enfin, l'accusé dut comparaître en personne dans les procès criminels, en supprimant les jugements sur pièces et la garantie à l'innocence fut donnée.

En fait, l'honneur de toutes ces mesures législatives ne furent pas le seul fait de François Ier mais de tous ces jurisconsultes qui, à cette époque, illustraient la France. Il serait d'ailleurs assez injuste d'oublier leur nom :
Dumoulin, auteur de nombreux traités de Droit, et qui songeait à faire sortir de la variété des coutumes une législation uniforme.
Cujas et du Ferrier qui, par leurs leçons, préparaient toute une génération de magistrats éclairés dont le plus célèbre sera Michel de L'Hôpital.

François Ier sur tirer profit, à son avantage, de toutes ces lumières.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 20 Jan - 20:54

Pour revenir à Elizabeth Iere, elle était la digne fille d'Henry VIII : elle était bien gentille, mais fallait pas trop la chercher non plus... Elle s'était elle-même farouchement battue pour obtenir et garder son trône et elle avait de grands projets. Quand Marie Stuart dépassa les bornes, la sanction fût impitoyable. Certains historiens voient une Elizabeth rongée par le remords ou hésitante avant d'ordonner la mort de sa cousine. Mais quand la raison d'état était en jeu, comme tous les grands souverains, la grande Elizabeth ne faisait pas dans le sentiment...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 20 Jan - 21:35

Voyageur Solitaire a écrit:
Pour revenir à Elizabeth Iere, elle était la digne fille d'Henry VIII : elle était bien gentille, mais fallait pas trop la chercher non plus... Elle s'était elle-même farouchement battue pour obtenir et garder son trône et elle avait de grands projets. Quand Marie Stuart dépassa les bornes, la sanction fût impitoyable. Certains historiens voient une Elizabeth rongée par le remords ou hésitante avant d'ordonner la mort de sa cousine. Mais quand la raison d'état était en jeu, comme tous les grands souverains, la grande Elizabeth ne faisait pas dans le sentiment...

De Mary Stuart, l'histoire retient la beauté éclatante, qui, peut-être éclipsait celle de sa cousine d'Angleterre. Mais c'est oublier aussi que, en son âme, elle était peut-être aussi "noire" qu'Elizabeth... a-t-elle fait assassiner Lord Darnley ? On le dit, on le suppose, on ne l'a jamais prouvé. Mais une chose est certaine, c'est que derrière son air innocent, elle ne cachait pas ses ambitions.

Mary Stuart, reine d'Ecosse, catholique... voulait imposer le catholicisme aux Ecossais, tous presbytériens. C'est ce qui lui vaudra, en fait, d'être chassée d'Ecosse.

Pour Elizabeth, c'était bien sur une rivale dangereuse. Raison d'Etat oblige, l'une des deux devait être éliminée. Mary a joué, elle a perdu...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 18 Fév - 18:30


DIANE DE POITIERS, LE CHARME ET LA GLACE

Fille de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Valliers, elle est mariée à l'âge de 13 ans à Louis de Brézé, comte de Maulevrier et grand sénéchal de Normandie.

Elle était dame d'honneur de la Reine lorsque son père, convaincu de complicité de crime de trahison avec le connétable de Bourbon, fut condamné à mort mais grâcié peu après.
D'après une légende née peu de temps après l'événement et dont Victor Hugo a tiré parti dans sa pièce, Le Roi s'amuse, Diane se serait jetée aux pieds du Roi et aurait obtenu la grâce de son père par ses larmes et surtout par sa beauté. C'est bien évidemment faux. En vérité, elle et son mari avaient suffisamment de crédit à la Cour pour obtenir naturellement cette mesure de clémence, sans que Diane ait eu besoin de payer de son honneur la vie de son père...

Veuve en 1523, elle devint la favorite du dauphin Henri, déjà marié à Catherine de Médicis.


Cette liaison partagea la Cour en deux camps : celui de Diane et celui de la duchesse d'Etampes, Anne de Pisseleu, qui ne désignait jamais autrement sa rivale d'influence que sous le sobriquet injurieux de "la vieille" et qui, par ailleurs, devait expier plus tard cette insulte par son exil.

Machinations, intrigues de toutes sortes, marquèrent cette lutte sourde et implacable, et dont l'un des épisodes les plus fameux fut le duel entre Jarnac et La Châtaigneraie.

Mais le parti de la duchesse d'Etampes fut le moins puissant car il était celui de la fin d'un règne.

Aux côtés de Diane, s'étaient rangées les "têtes montantes" de l'époque : les Guise, le connétable de Montmorency et tous les plus grands seigneurs de la Cour. Diane tenait elle-même en tutelle la jeune épouse du Dauphin, qui s'accommoda du reste assez facilement de la situation humiliante qui lui était ainsi faite.

A l'avènement d'Henri II (1547), le pouvoir de Diane fut sans limites et elle exerça sur le nouveau Roi, par une sorte de fascination romanesque, un ascendant qui ne démentit jamais un seul instant.

Le Roi l'aimait exclusivement et passionnément.

Il parsemait ses habits de croissants enlacés, il décorait les murs de ses châteaux du H de son nom (pour Henri) et du D de Diane enlacés dans un même chiffre.


En l'honneur de sa favorite, il lui donna moult tournois, chasses, ballets et fêtes somptueuses. Il la combla de cadeaux, lui fit présent des plus beaux châteaux du val de Loire, comme Chenonceaux et Anet et l'honora du titre de duchesse de Valentinois.

Mais Diane joua les éternelles insatisfaites. Elle spécula sur tout, sur les confiscations, les bénéfices, les ventes de charges et les grâces royales, même sur les captifs espagnols.


Ses Lettres, conservées aux Archives nationales, mettent d'ailleurs à nu sa dureté d'âme et son implacable volonté. Elles sont courtes, serrées, dénuées d'agrément et jamais aucune larme ni effusion ne vient mouiller ces missives arides. Le ton y est sec, cassant et glacial.

Et pourtant, l'art finira par l'emporter sur l'histoire, les marbres prévaudront sur les textes et les tableaux finiront par recouvrir la réalité.

Diane restera pour la postérité la déesse protectrice de la Renaissance.

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 18 Fév - 18:48

Henri II l'aima comme un fou. Elle était pourtant bien plus âgée que lui, mais sa quarantaine (Autant dire la vieillesse pour une femme à l'époque) était éclatante, sa beauté rayonnante. On ira jusqu'à l'accuser d'user de magie et de philtres pour conserver cette beauté radieuse.
En fait, la belle mettait en pratique certains préceptes inhabituels pour l'époque : levée très tôt, elle partait faire une grande promenade à pied ou à cheval, rentrait prendre un bain froid et se recouchait pour se reposer. Elle surveillait son alimentation, se méfiait du maquillage et des artifices et évitait les excès ou les couchers tardifs.

Tant que vécût le roi, elle fût la véritable reine de France, au grand désespoir de la reine officielle, Catherine de Médicis elle-même. La future redoutable reine-mère, guère jolie, passait presque inaperçue auprès de la flamboyante favorite.
Un accident de tournoi mît fin à leur rivalité : joutant contre son capitaine des gardes, Henri II eût l'oeil transpercé par la lance de son adversaire. Il survécût quelques jours avant de mourir. Devenue reine-mère et Régente, Catherine de Médicis portera toute sa vie le deuil d'un mari qu'elle avait toujours aimé malgré son adultère et ne s'habillera plus que de noir. Elle aurait pu se débarrasser de la belle Diane et assouvir enfin sa vengeance : elle se contenta de l'exiler sur ses terres, lui reprenant quand-même Chenonceau au passage.
Le règne de Diane de Poitiers s'achevait. Celui de la redoutable Catherine commençait...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 18 Fév - 20:23

Sa rivalité avec Anne de Pisseleu, une autre "sex-bomb" de l'époque, aura entraîné le duel entre le baron de Jarnac et le comte de La Châtaigneraie.


Guy Chabot, baron de Jarnac était capitaine d'une compagnie d'ordonnance du Roi. Il avait servi brillamment en Italie sous les ordres du baron de Monluc, puis sous le commandement du comte d'Enghien.

Il avait pour épouse une certaine Louise de Pisseleu, qui était la soeur de la duchesse d'Etampes.

Diane de Poitiers, jalouse de sa rivale d'influence, fit insinuer, par le comte de La Châtaigneraie, qui était son ami, que Jarnac devait à sa belle-soeur des faveurs de plus d'une sorte.

François Ier mit un terme précipité au scandale en éloignant La Châtaigneraie et en défendant que l'on évoque, devant lui, ces querelles de "bonnes femmes jalouses".

Mais l'affaire repris à l'occasion du règne d'Henri II qui autorisa les deux hommes, Jarnac et La Châtaigneraie, à régler leur différend en duel :


Le 10 juillet 1547, les lices furent ouvertes à Saint-Germain, avec une solennité pompeuse et un cérémonial d'un autre âge, et ce combat fameux se déroula sous les yeux du Roi, de toute la Cour et d'une partie de la noblesse de France.

Et contre l'attente générale - car il était de réputation courante que Jarnac était une "quiche" en combat singulier, surtout face à une aussi fine lame que La Châtaigneraie - le baron de Jarnac remporta le duel grâce à une feinte d'escrime qui, depuis, porte son nom : c'est là l'origine du fameux "coup de Jarnac".
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 3 Juil - 20:02

Anselme d'Isalguier, l'africain.

C'est l'histoire étonnante d'un jeune chevalier toulousain qui, en 1402, s'embarque pour l'Afrique. Passionné d'aventure, cultivé, curieux, Anselme d'Isalguier suit la route des caravanes jusqu'au Mali actuel, alors coeur de l'empire Songhaï, à son apogée. Notre homme fréquente la cour, les grands dignitaires, découvre une civilisation brillante, lettrée, et une société tolérante, ouverte et aussi curieuse de lui qu'il l'est d'elle. Anselme reste huit ans à Gao, la capitale, et tombe amoureux d'une princesse d'une grande beauté du nom de Salou Caïs qui l'aime en retour, bien qu'elle soit de confession musulmane.

Il finit par regagner la France, emmenant avec lui Salou, devenue entretemps sa femme et la mère d'une petite fille, leurs serviteurs et un médecin de la cour de Gao nommé Ben Ali. En 1413, les voici débarquant à Marseille avant de rejoindre Toulouse. Salou, ses filles et ses serviteurs se convertissent alors au christianisme.
De passage à Toulouse, le Dauphin, futur Charles VII, est victime d'une terrible fièvre qui le met à deux doigts de la tombe. Anselme obtient de le faire ausculter et soigner par Ben Ali. Ce dernier parvient à guérir le prince, recevant du roi 200 écus en récompense, à la fureur des médecins royaux. Peu de temps après, Ben Ali disparaît dans des circonstances troubles, on parle d'empoisonnement...

Pendant ce temps, la belle Salou Casaïs met deux autres filles au monde. Son aînée, nommée Marthe, est courtisée par un jeune seigneur qu'elle épouse, lui donnant un fils qui sera Eustache de Faudas, surnommé "le Maure" ou "le Nègre" en raison de sa couleur de peau héritée de sa mère noire.
De son côté, Anselme finit par mourir après avoir écrit de nombreux ouvrages et traités dont il ne reste rien. Salou Casaïs prend alors le voile et se retire dans un couvent de Toulouse avec ses deux autres filles.

Un roman historique de Roger Bouchaud retrace la vie de ce personnage atypique, L'homme du Sahel, l'histoire de l'incroyable voyage d'Anselme d'Isalguier au coeur de l'Afrique mystérieuse:

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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 10 Juil - 5:45


LA NOBLESSE RURALE SOUS L'ANCIEN REGIME

La noblesse de Cour n'était pas toute la noblesse, loin s'en faut, et le gentilhomme campagnard opposait au faste des courtisans la simplicité de sa vie et la sobriété utilitaire de son manoir.

Il est peu soucieux de son élégance, peu curieux de s'instruire, mais en revanche il aime la bonne chère et exerce sur les paysans une bienfaisante influence. Il ne quitte presque jamais ses terres, sauf pour se rendre à la guerre ou assister à quelque fête solennelle ; il fuit généralement le séjour des villes où règnent ces bourgeois et gens de loi qu'il n'aime pas. Il préfère rester sur ses terres et les exploiter : ainsi, se mêle t-il à la vie de ses fermiers, prenant part aux réjouissances populaires, aux jeux de village, s'attablant avec ses manants au cabaret ou à la cuisine.

Il assure enfin l'ordre tant par l'exercice de la part d'autorité publique qui lui est déléguée que par l'ascendant qu'il doit à une conception toute patronale de son rôle social.

Tant que cette petite noblesse rurale put vivre sur ses terres, tirant d'elles leur subsistance et leurs moyens, celle-ci fut comparable à la "gentry" anglaise, nombreuse, influente, participant à la vie publique locale. Mais elle se suicida lorsque, hypnotisée par les fastes éblouissants de la Cour, elle succomba à un mal fort ancien que les économistes modernes ont appelé l'absentéisme.
L'oeuvre de déracinement fut accomplie au cours du XVIIe siècle : la scission fut complète entre noblesse de Cour et noblesse rurale, pauvre, misérable, ridiculisée par la littérature et le théâtre.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mer 9 Sep - 17:41


LA NAISSANCE DU BON ROI HENRI

(Moment d'Histoire)

Né à Pau, le 13 décembre 1553, Henri IV était fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Son grand-père, Henri d'Albret, voulut que sa fille, sur le point d'accoucher, chantât une chanson béarnaise afin de ne pas avoir un enfant "pleureur et réchigné".

Aussitôt que l'enfant vint au monde, il l'éleva dans ses bras avec un cri de triomphe : "Ma brebis a enfanté un lion !" Puis il lui frotta les lèves avec un cap d'ail et les lui humecta avec du vin de Jurançon.
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cdang



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 10 Sep - 10:54

Gorak a écrit:
Puis il lui frotta les lèves avec un cap d'ail et les lui humecta avec du vin de Jurançon.
Ya pas à dire, on savait vivre, à l'époque.
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Gorak



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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 10 Sep - 12:10

cdang a écrit:
Gorak a écrit:
Puis il lui frotta les lèves avec un cap d'ail et les lui humecta avec du vin de Jurançon.
Ya pas à dire, on savait vivre, à l'époque.

Il parait que c'est une coutume typiquement béarnaise. Elle a même perduré jusque dans le milieu du XXe siècle, en un temps où encore les femmes, surtout à la campagne, accouchaient à la maison.

Mais je ne sais pas à quoi cela correspond, symboliquement parlant, sans doute un rapport à la fertilité ou quelque chose dans ce genre.

Sinon, pour revenir à Henri IV, les chroniques nous disent aussi qu'il fut déposé ensuite dans un berceau taillé dans une carapace de tortue. Il est toujours conservé au château de Pau :


Mais certains spécialistes pensent que cet objet était plus un cadeau de baptême qu'autre chose et qu'en fin de compte, le petit Henri IV n'y a jamais dormi.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Jeu 10 Sep - 18:22


L'EDIT DE NANTES : UNE LIBERTE DE CONSCIENCE SOUS CONDITIONS

Le 13 avril 1598, Henri IV promulgua un édit qui fixait le régime légal des protestants et inscrivit, pour la première fois dans le droit français, le principe de la liberté de conscience.
Une liberté sous conditions, toutefois.
En effet, les protestants sont tenus de respecter le culte catholique et restituer les biens ecclésiastiques dont ils s'étaient emparés. En échange, ils étaient autorisés à demeurer partout "sans être enquis, vexés, molestés, ni astreints à faire autre chose contraire à leur religion."

S'ils obtiennent bien la liberté de culte en privé, en public, en revanche, il leur est interdit de pratiquer leur culte dans plus de deux villes par bailliage ; les nobles sont libres de réunir pour le prêche 30 personnes étrangères à leur famille mais pas davantage.
Il leur est laissé, à titre de garantie, 75 places de sûreté, mais il leur est interdit d'avoir des temples à Paris ni dans un rayon de cinq lieues autour de la capitale.

Ils deviennent admissibles à toutes les charges publiques ; les droits civils leur sont reconnus dans leur plénitude ; ils sont même autorisés à posséder leurs propres écoles mais uniquement dans les lieux où la célébration publique de leur culte leur est permise ; la célébration des mariages devant les pasteurs est reconnue valable, mais leurs morts doivent être enterrés hors des cimetières catholiques et les mariages mixtes restent interdits.

En matière de justice, l'édit institue, au sein des parlements, une Chambre mi-partie, composée pour moitié de conseillers catholiques et de conseillers protestants.

"Il ne faut plus, disait Henri IV, faire des distinctions entre catholiques et huguenots ; il faut que tous soient de bons Français et que les catholiques convertissent les huguenots par l'exemple de leur bonne vie."

En résumé, l'édit de Nantes fut une transaction qui rétablit la paix civile en France après plus de trente années de troubles et la maintint jusqu'au jour où Louis XIV prendra la fâcheuse résolution de la révoquer.

On est encore loin de la "tolérance" telle qu'on l'entend aujourd'hui...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 11 Sep - 0:16


MARGUERITE DE VALOIS, REINE DE NAVARRE

Henri IV avait épousé en premières noces, le 18 août 1572, Marguerite de Valois, fille de Henri II et de Catherine de Médicis, née à Saint-Germain-en-Laye le 14 mars 1553.
Venue au monde avec des dispositions heureuses, d'un esprit vif et cultivé, cette princesse se plut malheureusement, dans les plus singuliers désordres.
Le Béarnais ne l'épousa pas volontiers, et de son côté Marguerite cèda plutôt qu'elle ne consentit, ayant donné son coeur au duc de Guise. Ce fut une union déplorable et la vie privée des deux époux fut également scandaleuse.
Du Guast, La Molle, Bussy d'Amboise, le vicomte de Turenne, furent particulièrement distingués par cette reine qui collectionnait les amants et les aventures. Elle servit pourtant les projets politiques de son mari et du duc d'Alençon.
Elle rejoignit Henri à Nérac en 1578, et tous les deux vécurent sous le même toit sans aucun égard l'un pour l'autre. Elle repartit au Louvre en 1582 : ce fut la période la plus regrettable de sa vie. Insultée par son frère, Charles IX, en plein bal, elle retourna en Béarn, où Henri lui fit si froide mine qu'elle repartit presque aussitôt ; retirée dans l'Agenais, rebelle à la fois contre son mari et contre son frère, elle fut réduite, à la tête d'une poignée de fidèles, à la vie aventureuse d'une princesse de roman.


Rejetée dans l'Auvergne, elle fut internée d'abord à Carlat, puis dans le château d'Usson (1587), où elle vécut dix-huit années dans une semi-captivité et où elle ecrivit ses Mémoires.
L'avènement de Henri au trône de France ne changea rien à la destinée de Marguerite ; elle se plaignait peu, du reste, de l'abandon où elle vivait, et, après avoir séduit le vieux gouverneur du château, Canillac, elle réussit à le chasser de l'imprenable forteresse où elle vécut en souveraine jusqu'en 1605.
Henri IV, au plus fort de sa passion pour Gabrielle d'Estrées et au moment où il aurait volontiers épousé cette dernière, essaya d'arracher à Marguerite son consentement à l'annulation de leur mariage ; elle s'y refusa obstinément jusqu'au jour où le Roi prétendit à la main de Marie de Médicis.
Le mariage fut annulé en cour de Rome le 17 décembre 1599.

Un peu plus tard, Marguerite reparut à la cour, où elle reprit tout son ascendant. Elle se fit bâtir, rue de Seine, un palais dont les jardins descendaient jusqu'au quai et sur les dépendances duquel elle fonda le couvent des Petits-Augustins.


Là, elle s'y entoura d'une aimable société de lettrés, de poètes et de savants, au milieu desquels elle acheva sa vie. Elle mourut le 27 mars 1615, à l'âge de 62 ans, sans laisser de postérité.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 30 Oct - 22:59


La mort tragique du roi Henri II (1559)

La paix de Cateau-Cambrésis avait ramené la paix entre la France, l'Angleterre et l'Espagne. Elle fut cimentée par des mariages : Philippe II, veuf de Mary Tudor, épousa Elisabeth de France ; Philibert-Emmanuel de Savoie obtint la main de Marguerite, soeur de Henri II.

A l'occasion de cette double-alliance, de grandes réjouissances furent données à Paris. A la fin des joutes, le Roi voulut fournir une course contre son capitaine des gardes, le comte de Montgomery. Le choc entre les deux adversaires fut si violent que les lances se rompirent. Celle du comte se brisa sur la visière du casque du Roi et un éclat de bois pénétra dans l'oeil du souverain, qui, mortellement blessé, expira après quelques jours d'agonie, le 10 juillet 1559. Il avait 40 ans.

Ses contemporains le regrettèrent, et le menu peuple lui savait gré des mesures qu'il avait édictées pour assurer la prompte exécution de la justice et empêcher les pillages des gens de guerre.

"Il a été, écrit le curé Claude Haton, vrai pilier et appui de justice, commandant aux justiciers de juger équitablement et leur recommandant les causes des veuves, orphelins et pauvres gens. Il avait bien policé la gendarmerie, et en telle façon y avait mis ordre que les gens de guerre n'eussent osé rien prendre des biens du laboureur sans le payer de gré à gré."
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Mar 1 Déc - 23:08

DIANE D'ANDOINS - LA BELLE CORISANDE


Née en 1553 à Hagetmau (Béarn) - morte en 1620.

Elevée avec Catherine de Bourbon, fille de Jeanne d'Albret, elle avait épousé à Pau Philibert de Gramont, seigneur de Bidache et comte de Guiche.
Ami d'enfance du roi Henri IV, Philibert l'accompagna à Paris pour assister à ses noces, s'évada avec lui en 1576, vint à Nérac puis assista au siège de La Fère, où il trouva la mort en 1580.
La jeune veuve attira alors le Béarnais tant pour ses qualités morales que pour son charme exquis, lequel semble surtout avoir résidé surtout dans un teint éclatant de blancheur. Diane inspira au Béarnais des missives charmantes entre toutes. Ainsi, après la bataille de Coutras, "Alcandre", comme il se plaisait à se faire appeler, s'esquiva presque sans prévenir personne et alla déposer aux pieds de sa "Corisande" les enseignes et cornettes prises à l'ennemi.

Il songea sérieusement à l'épouser et s'en ouvrit à ce sujet à Agrippa d'Aubigné, lui rappelant l'exemple des princes qui avaient élevé jusqu'à eux leurs sujettes. "Sire, lui répondit d'Aubigné, les princes que vous citez jouissaient tranquillement de leurs Etats, et vous combattez pour le vôtre. Le duc d'Alençon est mort ; vous n'avez plus qu'un pas pour monter sur le trône. Vous devez aux Français de grandes vertus et de belles actions. Ce n'est qu'après avoir subjugué leur coeur et gagné leur estime que vous pourrez contracter un mariage qui aujourd'hui ne ferait que vous avilir à leurs yeux."

Henri IV écouta les sages conseils d'Aubigné.

En 1589, à la suite de multiples orages dus à l'humeur un peu hautaine de la Belle Corisande, une brouille durable survint, mais le Roi conserva de sa compagne des années de lutte le souvenir d'une amie vaillante, l'aidant de ses conseils et le secourant de ses deniers.

De son mariage avec Philibert de Gramont, Diane laissa un fils, Antonin, né en 1568, et que le Béarnais voulut reconnaître mais le jeune homme déclara qu'il "aimait mieux être gentilhomme que bâtard d'un roi".
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Ven 29 Jan - 17:56

La France a eu François Ier, Montbéliard a eu son Grand Frédéric...



29 janvier 1608

Mort de Frédéric Ier de Würtemberg.

Son règne dura cinquante ans sur le Montbéliard et quinze ans sur le Würtemberg. Il fut un prince très éclairé malgré des manières autoritaires. Ami des voyages il visita de nombreux pays : Italie, Allemagne, Angleterre, Danemark, Hongrie. Il embellit Montbéliard avec Heinrich Schikhardt, son architecte favori. Il sut maintenir le comté en dehors des conflits religieux qui déchirèrent la fin du XVIe siècle, favorisant l'instruction publique et obligatoire pour tous, garçons et filles, plus de trois cents ans avant Jules Ferry.

C'est en 1607, un an avant sa disparition, que l'Espagne réclame la Principauté de Montbéliard comme faisant partie de la Franche-Comté. De nombreux procès s'ensuivront.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 27 Fév - 10:13


La révolution "démocratico-théocratique" de Savonarole à Florence

En 1494, les armées du roi de France Charles VIII envahissent l'Italie ; à Florence, c'est la révolution : le prince Pierre de Médicis est chassé et les habitants portent au pouvoir un prédicateur alors très populaire, le frère dominicain Girolamo Savonarola, plus connu sous le nom de Savonarole.

Il proclame le Christ maître de la ville et instaure un gouvernement démocratico-théocratique. La cité des arts, des lettres et des plaisirs devient alors un austère monastère : les cabarets sont fermés, les fêtes supprimées, les masques et les déguisements interdits, les jours de jeûne et de pénitence multipliés. Des commandos de fanatiques parcourent alors les rues de la ville pour faire respecter le nouvel ordre social, brisant et brûlant instruments de musique, livres et tableaux. Les enfants sont d'ailleurs invités à dénoncer leurs parents.

Le pape Alexandre VI Borgia offre d'abord à Savonarole la barrette de cardinal, avant de l'excommunier et de jeter l'interdit sur Florence. Le dominicain en appelle à un concile général et propose un "jugement de Dieu" par le feu pour confondre ses adversaires. Mais il se ravise au dernier moment. Furieuse, la foule prend d'assaut le couvent Saint-Marc. Savonarole, condamné à mort, est pendu et brûlé, le 22 mai 1498.
Machiavel, son contemporain, en conclura que, lorsqu'on veut changer quelque chose, il vaut mieux s'appuyer sur la force que sur la prière...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 27 Fév - 10:58

Il faut surtout éviter de s'en remettre à des fanatiques, des illuminés ou des coincés du cul. Savonarole a transformé l'éblouissante capitale des arts, des lettres, de la connaissance et du savoir en un monastère rigide et intégriste, en une dictature religieuse.
Ce type n'était bon qu'à brûler et, juste retour des choses, il a subi le même sort.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Sam 27 Fév - 13:54

En fait, c'est que font tous les intégristes musulmans actuellement au Moyen-Orient, de l'Afghanistan à la Syrie.
Savonarole est toujours, hélàs, d'actualité...
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Lun 4 Avr - 5:31

La France & les guerres d'Italie - la Renaissance.

En 1483, Louis XI meurt laissant à son fils, Charles VIII, un royaume apaisé et prospère. Mais ce dernier n'a que 13 ans, c'est donc sa soeur aînée, Anne, et son beau-frère, Pierre de Beaujeu, qui exercent le pouvoir.
Ceux-ci doivent faire face au mécontentement de tous ceux qui avaient eu à se plaindre du feu roi Louis XI, notamment les grands seigneurs. Ce conflit, appelé "guerre folle", est vite maté et le royaume de France retrouve sa tranquillité.


En 1492, Charles VIII est maintenant âgé de 22 ans et il est impatient de régner par lui-même. Il écarte d'abord sa soeur des affaires, puis, il annonce un grand projet qui lui tient à coeur : son intention de se faire reconnaître, les armes à la main, souverain légitime du royaume de Naples, qu'il tient en héritage de Charles d'Anjou, le fils du roi René.

Pour cela, il n'hésite pas à brader l'oeuvre patiente de son père :
- il restitue à Maximilien de Habsbourg l'Artois et la Franche-Comté,
- au roi d'Aragon, le Roussillon et la Cerdagne.

Puis, en 1494, Charles VIII passe les Alpes avec une grosse force d'expédition.


Il entre triomphalement à Milan, presque sans coup férir. Le reste ne sera qu'une simple promenade militaire : Florence, Rome... et enfin, Naples, où il y est couronné roi en janvier 1495.
Mais le rêve italien de Charles VIII s'achèvera trois mois plus tard : une coalition menée contre lui et formée du duc de Milan, du roi d'Aragon et de la république de Venise, décide, à l'appel du Pape, de le chasser de la péninsule.
Charles VIII est donc contraint à opérer une retraite précipitée. Au passage, il bouscule les coalisés à Fornoue avant de rentrer en France.


Il n'aura pas le temps de préparer sa revanche. Charles VIII meurt prématurément en 1498, à l'âge de 28 ans. Son cousin lui succède sur le trône de France, sous le nom de Louis XII.
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MessageSujet: Re: RENAISSANCE-GRANDES DECOUVERTES   Aujourd'hui à 12:39

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