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 L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS

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VIC

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MessageSujet: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeJeu 10 Jan - 0:30

L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS


L’héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries (ou armes). C'est aussi un champ d'expression artistique, un élément du droit médiéval et du droit d’Ancien Régime.
L'héraldique s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.

Apparue au XIIe siècle au sein de la chevalerie, elle s'est rapidement diffusée dans l'ensemble de la société occidentale : clercs, nobles, bourgeois, paysans, femmes, communautés… Ensuite, on s'en est également servi pour représenter des corporations de métiers, des villes et plus rarement des régions, des pays.



petit lexique :


Les Armes : sont des emblèmes peints sur un écu, qui doivent pouvoir être décrites dans la langue du blason, et qui désignent quelqu'un ou quelque chose.
Elles ont le même rôle qu'une marque ou un logo, ou un nom propre : elles sont la manière héraldique d'identifier, de représenter ou d'évoquer une personne, physique ou morale (maison ou famille, ville, corporation…) Les armes sont généralement considérées comme la propriété (intellectuelle) de cette personne, qui en est titulaire.


Les Armoiries (mot toujours au pluriel) : sont ce qui est représenté graphiquement sur un objet armorié (au minimum l'écu). Les armoiries comprennent l'ensemble de la panoplie formée par l'écu, qui désigne le sujet, et ses ornements extérieurs éventuels (support, couronne, collier d'ordre…), qui disent quelque chose sur ce sujet. Certains ornements extérieurs (cimiers, tenants) font partie des armes (et leur sont systématiquement associés), certains sont arbitraires ou fantaisistes (lambrequins, symboles allégoriques ou votifs), mais la plupart sont la représentation héraldique de titres, de charges ou de dignités ; ils sont attribués officiellement, et peuvent varier suivant l'état du titulaire à un instant donné.

Blasonner et Blason : Blasonner signifie décrire des armoiries (et donc à énoncer le blason qui est représenté). Le blason est ce qui en résulte : c'est la description des armoiries faite dans un langage technique, le langage héraldique. La science du blason est très ancienne, elle se fonda moins d'un siècle après que la mode des armoiries se fut établie au Moyen Âge.

L’Écu ou Écusson (le bouclier) : c'est l'élément central et principal des armoiries, c'est le support privilégié sur lequel sont représentées les armes.
Cependant, plusieurs armes peuvent être représentées sur un même écu, sans nécessairement représenter une personne unique : ce peut être l'union de deux armes représentant un mariage, ou la superposition de nombreuses armes. Un écu représente donc des armes, ou une alliance d'armes. Dans tous les cas, l'écu délimite graphiquement le sujet dont parle la composition, et est suffisant pour identifier des armes ou une alliance.




L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Jpg_bl10


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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeJeu 10 Jan - 0:55

Chacun est libre du choix et du dessin de ses armoiries sous réserve qu'elles ne soient pas déjà portées par une autre famille et qu'elles respectent les règles de l'art héraldique.

La règle principale est de ne pas mettre métal sur métal ni émail sur émail. En effet huit couleurs sont seules employées.
Ces huit couleurs peuvent être représentées en noir par des hachures conventionnelles ou des pointillés (exemples : traits horizontaux pour l'azur, quadrillage pour le sable).

les métaux : or (jaune) et argent (blanc).
les émaux : gueules (rouge), azur (bleu), sable (noir), sinople (vert), pourpre et orange.




L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Blason10



SYMBOLIQUE DE LA COULEUR


L'ARGENT est la synthèse de toutes les couleurs. Elle représente la lumière, la pureté et la vertu. Sous son aspect négatif elle rappelle la lune, la lividité cadavérique et le linceul.

L'OR
est signe de lumière céleste, d'audace, de supériorité, de volonté et de puissance. Au négatif il désigne la trahison, la culpabilité, la jalousie et l'inconstance.

Le GUEULES est associé à l'amour, la vaillance, la vigueur, la passion et le besoin de conquête. Inversement c'est la cruauté, la fureur, le carnage, la colère et la haine. Sur les champs de bataille de la deuxième croisade, ce sens était loin d'être perçu comme négatif !

le SINOPLE témoignait de la courtoisie, de l'honneur, de la joie et de la vigueur du chevalier qu'il décrivait. C'était aussi un symbole d'espérance. A l'opposé il signifie vengeance et folie. Teinté de jaune, il était considéré comme néfaste ou funeste.

L'AZUR est signe de loyauté, chasteté, justice, vérité et fidélité. Il peut aussi cependant représenter vide et froideur.

Le SABLE
qui est la négation de la lumière, évoque la prudence, la sagesse et la constance, mais aussi la régénération. En aspect négatif il est symbole d'abandon, de lâcheté et de tristesse.



Forme des blasons :

L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Formes10


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Youpi l'alchimiste

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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeJeu 10 Jan - 1:13

Pour les chanceux (ceux dont le nom est dans la liste) qui cherchent leur blason:

Des blasons charentais
http://jm.ouvrard.pagesperso-orange.fr/armor/armorial1.htm

Des blasons Corse
http://oursjeancaporossi.perso.neuf.fr/Armoiries.html
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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeJeu 10 Jan - 16:10

Les Partitions et les Pièces
d'après http://paradoxe.net/heraldique/herald4.html

Les premières armoiries ont une structure simple : une figure d'une couleur posée sur un champ (fond) d'une autre couleur. Comme elles sont faites à l'origine pour être vues de loin, le dessin de la figure est schématisé et tout ce qui peut l'aider à être identifié est souligné ou exagéré. La figure occupe tout le centre du champ de l'écu et les deux couleurs, vives et franches, sont associées selon la règle des couleurs.

Ces quelques principes, nés sur les champs de bataille et dans les tournois, constituent la base du style héraldique et sont souvent utilisés pour rester fidèle à l'esprit originel du blason.


Toutefois au fil des siècles, la composition des armoiries a tendance à se charger et à se compliquer. C'est ainsi qu'on élabore un système de "partitions" et "pièces" qui viennent ajouter à l'esthétisme , à la symbolique ou à la signification de l'armoirie.


Les PARTITIONS se distinguent des "pièces" en ce qu'elles divisent l'écu en nombre PAIR de bandes ou de cases. Le champ (fond) d'un écu découpé par une partition ne forme qu'un seul plan. C'est-à-dire qu'aucune division n'est plus importante que l'autre; elles ont toutes le même rapport de force ou d'importance. Elles sont donc plus souvent utilisées pour des raisons d'esthétisme, pour mettre en valeur l'ensemble de l'écu plutôt qu'une des figures en particulier.


L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Partit10






Les partitions les plus utilisées sont : le divisé en fasce (de gauche à droite), le divisé en pal (de haut en bas), tranché de senestre (de droite à gauche) , tranché de bande (de gauche à droite), tranché en sautoir, en quadrille (ou écartelé) , gironné , et losangé. Si on voulait décrire le troisième écu de la première rangée par exemple on dirait : gironné, de gueules et d'or. Le cinquième de la dernière rangée serait : divisé en pal, de sable et d'argent. Le premier de la 3ieme : tranché de bande, d'argent et d'azur. (Les partitions se "lisent" de gauche à droite et de haut en bas)

Dans le cas d'une PIÈCE, la figure est déposée SUR le champs (une croix par exemple). Il y a donc deux plans : le champ (fond) et la pièce. Une figure (un lion par exemple) déposée sur une pièce plutôt que sur le champ , a toujours une signication plus forte par rapport aux autres figures. Pour décrire le troisième écu de la troisième rangée, on dirait : au champ de gueules, de pal (ou palé) d'or. Le quatrième de la quatrième rangée : au champ d'argent, de base de sinople.

En plus des partitions et des pièces, certains "motifs" ornent parfois une armoirie. Ce sont les "fourrures" . Elles sont utilisées surtout dans les armoiries royales et impériales :

L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Fourru10

Il y a également un "ordre de lecture" dans la description d'une armoirie. En effet un des éléments importants de la structure des armoiries est l'ÉPAISSEUR. Plusieurs plans s'empilent les uns sur les autres et la lecture doit toujours commencer par le plan du fond (donc par le champ) pour continuer jusqu'à la figure la plus rapprochée de l'oeil du spectateur.





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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeVen 11 Jan - 12:20

l'origine de l'ensemble des blasons régionaux français, par ordre alphabétique
d'après http://omnilogie.fr/O/Origine_des_blasons_des_r%C3%A9gions_fran%C3%A7aises_:_en_m%C3%A9tropole

Alsace : de gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même accompagnée de six couronnes d'or, trois en chef et trois renversées en pointe.

Ce blason reprend les couleurs alémaniques traditionnelles rouge et blanc auxquelles il ajoute six couronnes jaunes.
La bande blanche en travers ornée de part et d'autre de dentelle blanche est le symbole des comtes de Werd qui régnèrent sur le nord de la région et les six couronnes qui représentent les aspirations des Habsbourg, originaires d'Alsace. Le fond rouge est commun aux anciens blasons de Haute-Alsace et de Basse-Alsace.

Aquitaine : de gueules au léopard d'or, armé et lampassé d'azur.

Le blason de l'Aquitaine est une création tardive à partir des armes aquitaines attribuées à la province sous la domination anglaise lors de la guerre de Cent Ans. Le léopard Plantagenêt fut volontairement attribué à cette province, comme signe de la légitimité britannique pour sa possession. Au cours de la séparation de la province entre Guyenne et Gascogne, chaque généralité eut son blason.


Auvergne : d'or au gonfanon de gueules frangé de sinople.

Le blason de l'Auvergne, d'or au gonfanon de gueules bordé de sinople, a été pris par Guillaume IX d'Auvergne. Avant lui, les comtes d'Auvergne portaient : « de gueules à la bande d'or » (qui était l'ancien blason des comtes de Châlon).

Le gonfanon, emblème de l'Auvergne, aurait pour origine la bannière que portait Eustache III, comte de Boulogne, lors de la conquête de Jérusalem avec son frère Godefroy de Bouillon. La « Terre d'Auvergne » fut confisquée par le roi Philippe Auguste, à l'exception du comté d'Auvergne (capitale : Vic le Comte), dont le titulaire Robert descendait d'Eustache III, et du comté de Clermont.

L'Auvergne fut érigée en duché-pairie par le roi Jean II le Bon en 1360. Ce duché fut réuni à la Couronne en 1531 et les deux comtés en 1610.


Bourgogne : écartelé : au premier et au quatrième, d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée de gueules et d'argent ; au deuxième et troisième, bandé de six pièces d'azur et d'or à la bordure de gueules

Ce blason vient directement des armes de fief des ducs de Bourgogne, mises en bannière. Les ducs de Bourgogne utilisèrent de très nombreuses et très riches bannières armoriées, ainsi que des enseignes de guerre.
Les armoiries combinent les armoiries des ducs Valois avec celles des ducs capétiens.


Bretagne : d'hermine plain.

En 1316, le duc de Bretagne, Jean III, change d'armoiries : il retire l'échiqueté et la bordure. La brisure d'hermine devient les pleines armes du duc de Bretagne.

L'hermine est au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France. En breton, on écrit : an erminig (littéralement « la petite hermine » : la terminaison -ig est un diminutif, de ermin). Au Moyen Âge, le lis et l'hermine sont des symboles de pureté : le lis parce qu'il est associé à la Vierge, et l'hermine pour la blancheur de sa fourrure. Lui est associée cette devise :

Potius mori quam fœdari – en latin
« Plutôt la mort que la souillure » – en français
Kentoc'h mervel eget bezañ saotret – en breton



Centre : d'azur aux trois fleurs de lys d'or au lambel d'argent et à la bordure componnée d'argent et de gueules.

L'abondance de bleu et de fleur de Lys évoquent bien les rois de France et leurs châteaux au bord de la Loire. Il combine les attributs des armes historiques.


Champagne-Ardenne : D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or.

Les potences des cotices symbolisent les châtellenies relevant des comtes de Champagne. C'est en 923 que commença la lignée des comtes de Champagne avec Herbert de Vermandois. La branche de Vermandois s'étant éteinte en 1019, le comté passa entre les mains d'Eudes II, fils d'Eudes Ier, comte de Blois.

Les comtes de Champagne de la maison de Blois furent illustrés par Thibaut IV le Chansonnier (1201-1253), ferme soutien de Blanche de Castille lors de la révolte des barons. La Champagne fut réunie à la Couronne en 1284, suite au mariage de Philippe le Bel, futur roi de France, avec Jeanne, fille d'Henri III le Gros, roi de Navarre et comte de Champagne.
Le sanglier noir représente l'Ardenne.


Corse : d'argent à la tête de maure animée de sable et tortillée aussi d'argent.

La Corse subit l'invasion des Sarrasins, qui furent chassés par les Pisans en 1077. Ces derniers dominèrent le pays jusqu'en 1347, date à laquelle ils furent remplacés par les Génois. Les Corses résistèrent et, de rébellion en rébellion, ils fatiguèrent tellement Gênes que « la reine des Ligures » vendit l'île à la France en 1768. La tête de maure était l'emblème de Pascal Paoli qui engagea contre les Génois et les Français une lutte sans espoir pour l'indépendance de la Corse. Cette tête est le souvenir d'une coutume barbare qui voulait que l'on coupât la tête du chef vaincu pour la montrer hissée sur une pique aux combattants vainqueurs.


Franche-Comté
: D'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout le grand lion d'or de bourgogne armé et lampassé de gueules, sur champ d'azur parsemé de billettes d'or sans nombre

Au XVIe siècle, le lion fut surmonté d'une couronne de comte et entouré du collier de la toison d'or. Mais cette ornementation n'eut jamais un caractère officiel et chacun reste libre d'en varier les motifs.

Désireux que la Franche-Comté n'oublie pas son passé, Edgar Faure, président du Conseil régional de 1982 à 1988, décida de mettre à disposition de toutes les communes un drapeau orné de la tête du lion. Seule la cité de Besançon, en sa qualité de capitale, porte les armoiries complètes et sans coupure.

C'est au cours d'un conflit en 1636, lors du siège de Dole, que les assaillants français auraient lancé : « Comtois, rends-toi ! » auquel les assiégés dolois, du haut des remparts de leur ville, répondirent : « Nenni, ma foi ! ». Cette réplique est devenue la devise symbolique qui traduit bien l'opiniâtreté et la détermination des comtois.


Île-De-France : d'azur à trois fleurs de lys d'or

Ce blason est en fait celui de l'ancien domaine des rois de France, dont la région Île-de-France tire son existence.


L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Ragion10


Languedoc-Roussillon : écartelée de gueules, au quatrième du même aux quatre pals d'or, à la croix de Toulouse d'or brochant sur le tout


Limousin : d'hermine à la bordure de gueules.

Il s'agit des armes du Limousin en bannière, c'est-à-dire que le blason du Limousin a été étendu sur toute l'étoffe du drapeau. Il se décrit : d'hermine à la bordure rouge.

Le blason de la province du Limousin est issu de celui d'une Maison de Bretagne, celle des Penthièvre d'hermine à la bordure de gueules, depuis Guy VII, vicomte de Limoges, fils d'Arthur II, duc de Bretagne et de Marie de Comborn. La troisième famille des vicomtes de Limoges porta donc, dans ses armes, l'hermine de Bretagne.


Midi-Pyrénées : de gueules à la croix de Toulouse d'or.

La croix représentée est celle de Toulouse. La croix de Toulouse, également nommée croix occitane, semble avoir des origines très anciennes.
Elle s'impose dans le domaine toulousain au début du XIIIe siècle. Elle apparaît sur le sceau de Raymond VI en 1211 et figurera, dès lors, les armes de la ville de Toulouse puis celle du Languedoc, du XIVe au XVIIIe siècle.


Nord-Pas-De-Calais : le Lion des Flandres/D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

Le blason de l'ancien comté de Flandre est parfois utilisé pour représenter de manière officieuse le Nord-Pas-de-Calais. Il apparaît sur l'uniforme des gendarmes de la région.

L'origine du blason reste floue mais Philippe Wielandt chancelier de Flandre a donné au XVIe siècle deux explications de la présence du lion dans les armes de Philippe d'Alsace, comte de Flandre entre 1157 et 1191. La première est celle où Philippe d'Alsace aurait pris les armes de Nobilion d'Abilène pendant la troisième croisade. La seconde est une alliance faite avec d'autres comtes et ducs afin de reconquérir la Terre Sainte lors de cette même croisade.


Normandie : de gueules aux deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur, passant l'un sur l'autre

Ces armes seraient celles de Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, le futur Conquérant et roi d'Angleterre en 1066. En 1087, Robert Courteheuse, fils aîné de Guillaume, devint duc de Normandie et Guillaume le Roux, fils cadet, devint roi d'Angleterre. Henri Ier Beauclerc, quatrième fils de Guillaume le Conquérant, réunit les deux couronnes ducale et royale en 1106. L'ensemble passa par héritage à Henri Plantagenêt, comte d'Anjou, qui fonda « l'empire angevin » en 1154 en y ajoutant ses possessions et celles de son épouse, Aliénor d'Aquitaine. En 1204 le roi Philippe Auguste confisqua la Normandie et l'unit à la Couronne. Sauf une rechute entre 1419 et 1450 pendant laquelle elle fut aux mains des Anglais, elle demeura française.


Pays de la Loire : parti, d'azur semé de fleur de lys d'or à la bordure de gueules chargée au canton dextre d'un lion d'argent, d'hermine à la bordure ondée d'azur, au double coeur vidé, couronné et croiseté de gueules mis en abîme.

La région des Pays de la Loire fut créée en 1955, en même temps que les autres régions administratives, lors de l'instauration des « régions de programme », découpage administratif dont les compétences furent peu à peu étendues pour donner les régions françaises actuelles.

À la différence d'autres régions, les Pays de la Loire ne correspondaient, à leur création, à aucune entité administrative ou historique qui aurait préexisté : les cinq départements furent regroupés sur des critères administratifs et économiques. Ce découpage donne toujours lieu à une forte contestation avec des partisans d'un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne et des adversaires d'un tel projet. L'argument des premiers est que ce département fait historiquement mais aussi culturellement partie de la Bretagne.
Par conséquent le blason est la fusion de ces différents départements.


Picardie : au premier et au quatrième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au deuxième et au troisième d'argent aux trois lionceaux de gueules

Le blason de la Picardie est imprécis, mais il fut reconnu de façon certaine en 1640. Au 9ème siècle, la province fut divisée en comtés : comté d'Amiens qui fit retour à la Couronne en 1185, comté de Vermandois qui fut acquis par le roi Philippe Auguste en 1191, comté de Ponthieu acquis par le roi d'Angleterre en 1272, conquis par le roi Philippe VI de Valois en 1336, rendu à l'Angleterre en 1360, cédé au duc de Bourgogne en 1435, puis réuni à la Couronne en 1477. Les villes fortes de Picardie (Amiens, Abbeville, Corbie, Montdidier, Péronne, Roye) servirent de ligne de défense au nord de Paris jusqu'à l'annexion de l'Artois en 1659.


Poitou-Charentes : de gueules à cinq châteaux d'or donjonnés de trois pièces en sautoir.

C'est en reprenant l'ancienne bannière du Poitou et ses couleurs que l'unité sera évoquée, le Bas-Poitou, terre granitique, sera figuré par la bande noire, le Haut-Poitou, terre calcaire, par la bande blanche. Ainsi se retrouvent ensemble, l'histoire, les hommes et les sols du Poitou.


PACA Provence-Alpes-Côte d'Azur
: parti, au premier d'or au quatre pals de gueules, au second coupé en premier d'or au dauphin d'azur crété, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules, et en second d'argent à l'aigle couronné de gueules, empiétant une montagne aux trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur ondée d'argent

Partie gauche du drapeau : le blason de la Provence

Le blason provençal qui orne le drapeau est composé de quatre bandes rouges verticales et parallèles sur fond jaune. Il existe une forte ressemblance avec celui de la Catalogne qui s'explique par l'influence exercée par les comtes catalans qui ont dirigé la Provence historique à partir du XIIIe siècle.
De ce fait les couleurs de cette famille ont été reprises aussi bien en Catalogne qu'en Provence et apparaissent donc sur le drapeau PACA.

Quart supérieur droit du drapeau : le blason du Dauphiné

Le blason du Dauphiné représente un dauphin d'or sur fond azur dans deux des quatre angles.
À l'opposé l'on retrouve des fleurs de lys sur fond bleu.
Sur le drapeau de Provence-Alpes-Côte d'Azur figure uniquement le dauphin, emblème des seigneurs de la province, les fleurs de lys étant l'emblème de la France.

Drapeau quart inférieur droit : le blason du Comté de Nice

Le blason de cette province historique représente un aigle rouge couronné juché sur trois monts de sables sortant d'une mer agitée, le tout sur fond blanc.
L'aigle présent sur le drapeau proviendrait du Saint Empire romain germanique dont dépendait la maison de Savoie.


Rhône-Alpes : parti d'or au dauphin d'azur barbé, oreillé et peautré de gueules, et de gueules au lion d'argent ; au chef cousu d'azur chargé de cinq fleurs de lys d'or ; chargé en pointe d'écusson de gueules à la croix d'argent.

Ce blason regroupe quatre armoiries :

cinq fleurs de lys d'or, armoiries du royaume de France ;
le dauphin crêté, barbé associé à l'ancienne province du Dauphiné ;
le lion qui fait référence à l'ancienne province du Lyonnais ;
la croix de Savoie née de l'ancien duché du même nom.


Pour aller plus loin :
L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS France11






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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeVen 11 Jan - 12:34

Blasons des départements français :


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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeSam 12 Jan - 12:50

Les blasons représentés dans le Codex Manesse (1310-1340)

Le codex Manesse est un manuscrit enluminé ayant la forme d'un codex. Il est le plus grand et somptueux des recueils du Minnesang allemand.
Il contient sur 426 folios, soit 852 pages, les textes de chansons d'amour composées en allemand médiéval (Mittelhochdeutsch) par près de 140 Minnesänger (approximativement équivalents allemands des troubadours et trouvères). Soit en tout environ 6000 strophes de poésie allemande (chants et maximes) de 140 auteurs.
Quatre enlumineurs distincts ont contribué aux miniatures, le maître principal a peint à lui seul 110 miniatures. Dix ou onze scribes distincts ont participé à l'ouvrages.

L'ordre des 140 poètes suit le principe médiéval du classement par état et par rang : il débute avec l'empereur du Saint-Empire romain-germanique Henri VI et son petit-fils Conradin ; il est suivi de rois, de ducs, de margraves et comtes, barons seigneurs et chevaliers servants, et enfin de maîtres bourgeois et chantres sans titre et sans extraction sociale.

Le codex a été compilé et illustré vers 1310, avec des compléments jusqu'en 1340, probablement à la demande de la famille Manesse, patriciens de Zurich.
Le manuscrit fait maintenant partie des collections de la bibliothèque de l'université de Heidelberg.


L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Codex_10L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS 406px-11 L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Codex_11
au centre : Écu, bannière, flanchières et caparaçon armoriés
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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeSam 18 Juil - 20:53

VIC a écrit:

Les PARTITIONS se distinguent des "pièces" en ce qu'elles divisent l'écu en nombre PAIR de bandes ou de cases. Le champ (fond) d'un écu découpé par une partition ne forme qu'un seul plan.

Certaines partitions, tel le tiercé, divisent l'écu en un nombre IMPAIR de bandes ou de cases, mais elles sont minoritaires.

Citation :
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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeDim 19 Juil - 21:51

Mes sources devaient donc être erronées sur ce point précis. Merci pour cette précision.
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MessageSujet: Re: L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS   L'HÉRALDIQUE : LA SCIENCE DES BLASONS Icon_minitimeLun 27 Juil - 16:54

VIC a écrit:
Dans le cas d'une PIÈCE, la figure est déposée SUR le champ (une croix par exemple). Il y a donc deux plans : le champ (fond) et la pièce. [...] Le quatrième de la quatrième rangée : au champ d'argent, de base de sinople.

Et quand il y a un nombre PAIR de bandes ou de cases, on n'est pas assuré qu'il s'agit d'une partition. L'exemple que tu donnes « au champ d'argent, de base de sinople » est une pièce, malgré les deux cases.
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