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 OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY

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MessageSujet: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitimeVen 7 Juil - 22:25

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Le classique, incontournable. Esthétique, fantastique, psychologique.
Publié en 1890, c'est un conte fantastique, une réflexion sur la beauté, l'orgueil, la jeunesse éternelle, la morale. Une histoire qui fît scandale à l'époque.

Dorian fait la connaissance de Lord Henry, un ami de Basil Hallward, un peintre célèbre. Conscient de la fascination et de la perversion que Lord Henry pourrait avoir pour sa beauté, Basil demande au Lord de ne pas tenter de "corrompre" le jeune Dorian. Mais ce dernier se laisse séduire par ce nouvel ami qui le révèle à lui-même. Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait peint par Basil Hallward. Il formule le souhait que le tableau vieillisse à sa place pour pouvoir garder lui-même, éternellement, sa beauté.

"Si je demeurais toujours jeune et que le portrait vieillisse à ma place ! Je donnerais tout, tout pour qu'il en soit ainsi. Il n'est rien au monde que je ne donnerais. Je donnerais mon âme !"

Par la suite le jeune homme tombe amoureux d'une comédienne, Sibyl Vane et lui promet le mariage. Mais son amour pour Dorian empêche Sibyl d'incarner ses personnages comme elle le faisait auparavant et son jeu devient très mauvais. Profondément déçu et humilié, Dorian répudie Sibyl et la quitte brutalement, la laissant effondrée. En rentrant il remarque sur son portrait une expression de cruauté qu'il ne lui connaissait pas. Il commence alors à soupçonner que son souhait insensé pourrait s'être réalisé... Le lendemain, il apprend le suicide de Sibyl.

C'est un moment charnière du roman, le moment où le retour en arrière n'est plus possible pour Dorian, bien qu'il ne le sache pas encore. Le portrait a commencé à changer : l'âme de Dorian n'est plus celle du jeune homme innocent.

Pour éviter la découverte de son terrible secret, il enferme le tableau dans une chambre-forte et se plonge alors dans une vie décadente. Montrant toujours une façade policée devant ses pairs, il court les bouges les plus infâmes, à la recherche de plaisirs de plus en plus raffinés et poussés. Il s'entoure d'objets rares et précieux, pierreries, parfums, tapisseries, accumule les trésors, les oeuvres d'art… Le tableau petit à petit s'enlaidit, à cause des signes de l'âge mais surtout des marques physiques du péché. Le jeune homme (qui n'en est plus vraiment un) est de plus en plus obsédé par le tableau, inquiet dès qu'il s'en éloigne. Il vient d'ailleurs souvent vérifier la dégradation physique du portrait, avec une certaine jouissance car il continue à garder, lui, son insolente beauté.
Basil Hallward venant lui faire la morale à propos des rumeurs courant sur sa vie agitée, Dorian Gray finit par lui révéler son secret : pour lui faire voir son âme, il lui montre le portrait. Puis, seul avec le peintre, Dorian conçoit une haine mortelle pour celui qu'il rend finalement responsable de ce qu'il est aujourd'hui. Fou de rage, il saisit un couteau et le tue. Et à nouveau, il est loin d'être submergé par les émotions alors qu'il vient pourtant de tuer celui qu'il considérait comme un ami. Il se débarrasse ensuite du cadavre, usant du chantage avec un ancien ami, Alan Campbell, chimiste capable de faire disparaître le corps avec des produits chimiques. Peu après, Alan Campbell se suicide.
Un soir où Dorian se rend dans les bas-fonds fumer de l'opium comme à son habitude, il se trouve par hasard et sans le savoir dans la même pièce que James Vane, le frère de Sibyl, un marin, qui le reconnaît par le surnom que lui donne une fille de joie, et que lui donnait Sibyl : "Prince Charmant". Il le poursuit dans la nuit, avec l'intention de le tuer pour venger sa soeur, mais Dorian lui échappe grâce à son éternelle jeunesse : en effet, il paraît avoir seulement vingt ans, alors que les faits se sont déroulés dix-huit ans plus tôt. Le marin n'est dupe qu'un instant et cherche à retrouver Dorian. Dès ce moment, ce dernier vit dans la peur, bascule dans la folie.

Il décide alors de devenir meilleur et de faire acte de rédemption pour que le portrait retrouve son aspect d'innocence. Après une première bonne action forcée, il court voir si le portrait n'aurait pas embelli mais la toile porte désormais, en plus des marques du péché et du temps, un pli d'hypocrisie, de moquerie cynique qui le rend plus infâme que jamais. Désespéré, Dorian enfonce le couteau qui a tué Basil dans le tableau, espérant se délivrer du rappel constant de ses crimes.
Un homme vieux et hideux est retrouvé mort en face du portrait, qui a retrouvé son aspect premier : un jeune homme d'une beauté incroyable, à l'innocence sans tâches. Ce n'est qu'après l'examen des bagues du défunt qu'on reconnaîtra en lui Dorian Gray...

Esthétisme, fatalité, vanité, un parfum de tragédie et de destin, puissamment imprégné de fantastique, flotte sur ce livre. Un parfum sulfureux aussi où Oscar Wilde projette ses propres rêves, ses fantasmes, son obsession de la jeunesse, de la beauté. Le héros fascine et dégoûte à la fois par sa beauté vénéneuse, son amoralité, son cynisme, sa vanité. On est clairement là du côté de Faust, de Bram Stoker, de Docteur Jekyll et Mister Hyde, dans cette veine fantastique du Londres victorien des années 1890. Une Londres des bouges sordides, des fumeries d'opium et des putains autant que celle des salons dorés et des salles de bal. Le portrait de Dorian devient un miroir lui renvoyant le côté sombre de son âme, son double maléfique, l'autre versant de sa nature, le reflet de ses passions, de ses vices, de ses péchés et de ses crimes. "Chacun de nous porte en soi le Ciel et l'Enfer" dira Dorian. Dorian qui devient obsédé, hanté par ce portrait, reflet de sa part sombre et auquel il est lié puisque quand il le détruit, il signe par ce geste son arrêt de mort.
A travers ce roman, Wilde affirme aussi sa théorie, la primauté de l'esthétique sur l'éthique, de l'art sur la morale. Pour lui, le plus important est qu'un livre soit mal ou bien écrit. Et si c'est bien écrit, alors on peut tout écrire.

Une oeuvre intemporelle, qui a inspiré des générations d'artistes, le théâtre, le cinéma, la BD...
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MessageSujet: Re: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitimeSam 21 Avr - 15:55

Voilà, je viens d'en finir la lecture.
C'était le dernier des cinq livres qu'il me fallait lire pour boucler mon cycle du fantastique devenu légendaire : Dracula, Frankenstein, L'étrange cas du Dr Jekyll et Mr. Hyde, Le fantôme de l'opéra et enfin Le portrait de Dorien Gray. Et on peut dire que ce dernier opus a tenu toutes ses promesses.

En premier lieu, j'ai été surpris par la taille du roman. Je m'attendais davantage à une nouvelle, à quelque chose entre Le portrait ovale et Jekyll & Hyde. Mais non, c'est un vrai roman de 300 pages remarquablement bien écrites (et/ou traduites, par Jean Gattégno, agrégé d'anglais et spécialiste de Lewis Carroll et d'Oscar Wilde, pour lequel il a collaboré à l'édition de la Pléiade). Le début est un peu lent et j'ai craint pour la suite du roman. Mais une fois passé les deux premiers chapitres, j'ai avalé le livre en trois jours. Il y aurait énormément de choses à en dire ; aussi vais-je simplement me contenter de faire deux ou trois remarques.

Tout d'abord il est vraiment intéressant de voir comment la culture populaire a légendarisé Dorian Gray (voir à ce propos l'un de ses derniers avatars dans Penny Dreadful) : c'est sa capacité physique à régénérer et à ne pas vieillir qui est mise en avant, alors que le livre attache surtout de l'importance à l'altération morale de Dorian.

Ensuite, il y a l'omniprésence des principes d'esthétisme chers à Oscar Wilde, qui fait que chaque ligne du roman transpire le dandysme et le décadentisme - surtout visible au chapitre onze. Je ne suis absolument pas d'accord avec ces points de vue, notamment celui qui accorde plus d'importance à la forme qu'au fond - mais je dois reconnaître le résultat final comme particulièrement abouti. Ce roman est une pure merveille, presque un péché de littérature (dans le sens de gourmandise).

Et puis l'atmosphère ! J'ai regretté à un moment de ne pas avoir pris de notes, de citations, car certaines des descriptions m'ont immanquablement fait penser à du H.P. Lovecraft. C'est tellement lourd, prégnant, que la simple ambiance suffit à générer des craintes, des angoisses et je n'ai eu de cesse de m'interroger sur la part d'influence qu'a eu Le portrait de Dorian Gray sur le style du Maître de Providence.

Enfin, il est impossible de faire l'impasse sur l'homosexualité qui transparaît surtout dans les premiers chapitres. À l'époque, en 1890, J.M. Stoddart, directeur du Lipinncott's Monthly Magazine cherche à faire publier des romans anglais dans sa revue américaine qui connait quelques difficultés. C'est ainsi que Conan Doyle y proposera la seconde aventure de Sherlock Holmes - Le signe des quatre - et Oscar Wilde un premier manuscrit du Portrait de Dorian Gray (où la série des morts est supposée avoir été inspirée par les meurtres commis par Jack l'éventreur en 1888) de treize chapitres. Seulement, le texte est très sulfureux pour l'époque et notre éditeur censure certains passages de cette première version (environ 500 mots). Ce qui n'empêchera pas la critique de se déchaîner (roman vulgaire ou toxique, comme l'affirmait un des critiques du Daily Chronicle : « Il s’agit d’un conte né de la littérature lépreuse des décadents français, un livre toxique dont l’atmosphère est pleine des odeurs méphitiques de la putréfaction morale et spirituelle. » [Citation trouvée sur le site Slate]) et entraînant via journaux interposés, les attaques et les réponses de Wilde à ses détracteurs. Aussi lorsque le livre sera publié en Angleterre l'année suivante, Oscar Wilde en aura-t-il profité pour rallonger son texte (vingt chapitres) mais pour également édulcorer le propos tout en martelant/justifiant son orientation artistique - faisant ainsi de l'ouvrage une sorte de manifeste littéraire. Peine perdue : la puritaine société victorienne s'en servira à charge - voyant en Dorian Gray un décalque de l'auteur et de sa façon de vivre - lors de l'instruction de son procès - lui faisant payer très cher les audaces de sa vie jugée licencieuse. C'est donc en 2011 (et 2016 chez nous) que va ressortir l'édition première du texte - sans censure aucune - et que Grasset dans sa collection Les cahiers rouges, publie : « Le Portrait de Dorian Gray non censuré est encore plus délicieusement décadent et surtout plus ouvertement homosexuel. Le pouvoir érotique de Dorian est exacerbé, nombre de phrases rendent indubitable et intense la nature des sentiments de Hallward pour lui. On retrouvera bien sûr les saillies du spirituel Lord Henry, notamment le fameux : « De nos jours on sait le prix de tout, mais on ne connaît la valeur de rien. »  ».

Si je devais critiquer l'ouvrage, je dirais qu'il y a peut-être un chapitre mondain de trop. Ces discutions, jugées raffinées et élégantes, nous paraissent parfois quelque peu assommantes, probablement vaines et vaguement puériles, d'autant plus qu'elles n'apportent rien - pour ne pas dire strictement rien - à l'intrigue et à sa réflexion sous-jacente. Et puis de manière assez visible, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine misogynie mise en scène par l'auteur qui, à force de se faire sentir, finit par lasser, voire agacer. Une ou deux citations pour le (dé)plaisir : « Les femmes forment un sexe purement décoratifs. Elles n'ont jamais rien à dire, mais elles le disent d'une façon charmante ; Les célibataires devraient être lourdement imposés. Il n'est pas juste que certains hommes soient plus heureux que les autres ; Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une mais trois. ». Je ne dis pas qu'Oscar Wilde était misogyne - je n'en sais rien - mais simplement que certains propos tenus par quelque uns de ses personnages, eux, le sont. Et qu'à la longue, si l'on est pas d'accord, cela irrite. [Les citations sont mises ici à titre d'exemple. Exceptée la première, je ne peux certifier que les autres soient extraites du roman dont il est ici question. Elles illustrent.]

Je ne peux franchement qu'en recommander la lecture tant la poésie, la réflexion artistique et l'interrogation morale sur fond de fantastique, pénètrent le lecteur et, au-delà de la noirceur des événements décrits, comme le voulait Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray rend le monde plus beau simplement parce qu'il - le livre - existe.

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MessageSujet: Re: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitimeSam 21 Avr - 19:05

Ce livre est la preuve que le Fantastique en littérature a vraiment commencé en cette deuxième moitié du XIXème siècle, avec Dracula, Docteur Jekyll et Mister Hyde, le fantôme de l'opéra... Avec Bram Stoker, Edgar Allan Poe...
Le tout indissociable de cette fameuse époque dite "Victorienne", de cette Londres sombre, gothique parfois, nimbée de brouillard où rôde Jack l'éventreur... Une Londres qui a inspiré le Steampunk et où l'on retrouve aussi la science, la psychanalyse, la chimie, la médecine...

Avec Le portrait de Dorian Gray, y est rajouté l'esthétisme, l'hédonisme, les salons dorés et les collections précieuses. Et puis, ces "décadents", esthètes raffinés, cultivés, à la beauté racée et insolente, qui semblent traverser leur vie comme un jeu, comme une pièce de théâtre. On a en tête le fameux portrait de Marcel Proust, en costume de soirée, une fleur à la boutonnière, l'aspect androgyne et dandy. On imagine des salons feutrés, chargés, de profonds divans capitonnés et frangés, un parfum d'opium...

Et puis, cette dualité, évidente ici, les deux faces de chaque homme, la sombre et la lumineuse. Ici, c'est le portrait qui incarne tout le mauvais de Dorian, qui se charge progressivement de toutes ses mauvaises actions, de ses colères et excès, qui devient le réceptacle de ses "péchés". Symbiose aussi : Dorian finit par ne plus supporter la vue du portrait, par le haïr (et ce faisant, c'est lui-même qu'il hait) mais il lui reste lié et ne peut s'en passer. Le jour où il le fait, il signe son arrêt de mort.
C'est aussi l'obsession de la jeunesse, de la beauté, l'angoisse du temps qui passe, l'angoisse de vieillir, se faner, se flétrir... Le cynisme et l'amoralité aussi, l'arrogance de la jeunesse, de la beauté qui pense pouvoir tout se permettre... Et au final, la folie et la mort. Et effectivement, le lien ou les "passerelles" avec certains aspects du mythe Lovecraftien sont évidents.
Cette œuvre, c'est clairement la carte de visite d'Oscar Wilde quelque part.
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MessageSujet: Re: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitimeDim 22 Avr - 13:16

On sent à ta prose que tu adores cette période, en tous les cas littérairement parlant.
C'est vrai qu'outre les interrogations psychologiques, la recherche de l'immortalité, des origines de la vie est très présente dans cette époque où scientisme et occultisme font un drôle de ménage. C'est probablement ce mélange détonnant - et les racines d'un genre issu du roman gothique - qui font de ces œuvres littéraires des récits qui fascinent.

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MessageSujet: Re: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitimeDim 22 Avr - 14:19

Littérairement parlant uniquement. A côté, je n'apprécie pas vraiment cette époque figée, assez conservatrice, qui me laisse des images d'une Londres grise, ouvrière, industrielle et d'une société très "collet monté", rigide et "bien pensante".
Côté salons, je reste un peu rebuté par cette "décadence", cet esthétisme, cette nonchalance un peu désoeuvrée et mondaine, comme devant une belle fleur vénéneuse. C'est un peu comme les atmosphères de Clark Ashton Smith, séduisant au premier abord mais très vite étouffant, surchargé et artificiel.

Mais effectivement, côté littérature, il y a un mouvement assez incroyable, un goût pour le Fantastique et l'occultisme, mêlé de psychanalyse, de médecine, de chimie... Parfois de grands voyages et d'exotisme, la présence des machines, de la vapeur, de la drogue aussi, opium, morphine... C'est l'époque de Dracula, Docteur Jekyll et Mister Hyde, Frankenstein, Sherlock Holmes... Et comme tu l'as souligné, on y trouve des liens évidents avec certaines parties du mythe Lovecraftien.
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MessageSujet: Re: OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY   OSCAR WILDE/ LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Icon_minitime

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