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 LA CASE DE L'ONCLE TOM

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VIC

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MessageSujet: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 28 Sep - 11:42

La Case de l'oncle Tom (Uncle Tom's Cabin) est un roman de l'écrivaine américaine Harriet Beecher Stowe. Publié d'abord sous forme de feuilleton en 1852, il vaut le succès immédiat à son auteure. Le roman eut un profond impact sur l'état d'esprit général vis-à-vis des Afro-Américains et de l'esclavage aux États-Unis ; il est un des facteurs de l’exacerbation des tensions qui menèrent à la Guerre de Sécession.

Stowe, née dans le Connecticut et pasteure à la Hartford Female Academy, était une abolitionniste convaincue. Elle centre son roman sur le personnage de l'oncle Tom, un esclave noir patient et tolérant autour duquel se déroulent les histoires d'autres personnages, aussi bien esclaves que blancs. Ce roman sentimental dépeint la réalité de l'esclavage tout en affirmant que l'amour chrétien peut surmonter une épreuve aussi destructrice que l'esclavage d'êtres humains.

La Case de l'oncle Tom
est le roman le plus vendu du XIXe siècle et le second livre le plus vendu de ce même siècle, derrière la Bible. On considère qu'il aida à l'émergence de la cause abolitionniste dans les années 1850. L'impact du roman est tel qu'on attribue à Abraham Lincoln ces mots, prononcés lorsqu'il rencontre Harriet Stowe au début de la guerre de Sécession : « C'est donc cette petite dame qui est responsable de cette grande guerre. »

Le roman, et encore plus les pièces de théâtre qu'il inspira, contribuèrent également à la création de nombreux stéréotypes concernant les Noirs, dont beaucoup persistent encore aujourd'hui. On peut citer l'exemple de la mammy, servante noire placide et affectueuse, des enfants noirs à moitié habillés aux cheveux en bataille, et de l'oncle Tom, serviteur dévoué et endurant, fidèle à son maître ou sa maîtresse blancs. Plus récemment, les associations négatives avec le roman ont, dans une certaine mesure, éclipsé l'impact historique de La Case de l'oncle Tom en tant que livre antiesclavagiste.


LA CASE DE L'ONCLE TOM Quote10




Sources et inspirations historiques
:

Harriet Stowe écrit ce roman en réponse à l'adoption en 1850 du second Fugitive Slave Act, qui entend punir ceux qui aident les esclaves fugitifs en diminuant leurs droits ainsi que ceux des esclaves libérés. Pour écrire La Case de l'oncle Tom, Stowe s'inspire en partie de l'autobiographie de Josiah Henson, un Noir qui vécut et travailla dans une plantation de tabac dans le Maryland. Henson échappe à l'esclavage en 1830 en s'enfuyant dans la province du Haut-Canada (à présent l'Ontario), où il aida d'autres esclaves à s'échapper et à devenir autonomes, et où il écrivit ses mémoires, - et probablement encore plus de l'autobiographie de Frederick Douglass.

American Slavery As It Is: Testimony of a Thousand Witnesses, un livre coécrit par Theodore Dwight Weld et les sœurs Angelina et Sarah Grimké, est également à l'origine d'une partie du contenu du roman. Stowe affirma également avoir fondé son livre sur des entretiens avec des esclaves fugitifs, rencontrés lorsqu'elle vivait à Cincinnati dans l'Ohio, ville proche du Kentucky qui était alors un état esclavagiste. Le chemin de fer clandestin avait des sympathisants abolitionnistes à Cincinnati. Ce réseau aidait activement les esclaves à s'échapper des États du Sud.



Thèmes abordés
:

Un thème unique domine La Case de l'oncle Tom : celui du caractère maléfique et immoral de l'esclavage.
Les croyances religieuses puritaines de Stowe se révèlent dans le thème général qui sous-tend le roman, qui n'est autre que l'exploration de la nature du christianisme et de la manière dont Stowe pense qu'il est fondamentalement incompatible avec l'esclavage. A cause de l'utilisation répétée dans le roman d'interventions de l'auteur elle-même sur la religion et la foi - le livre prend souvent « la forme d'un sermon ».


Style :

La Case de l'oncle Tom
est écrit dans le style mélodramatique et sentimental commun à la « fiction domestique » du XIXe siècle, ces genres de récits étaient parmi les plus populaires au temps de Stowe. Malgré ces réactions positives de la part des lecteurs, les critiques littéraires méprisèrent durant des années le style dans lequel La Case de l'oncle Tom et d'autres romans sentimentaux étaient écrits, du fait que ces livres étaient rédigés par des femmes et présentaient de manière si évidente un « sentimentalisme féminin ».
Ce n'est pas l'avis de Jane Tompkins, professeur d'anglais à l'université de l'Illinois à Chicago. Tompkins fait l'éloge en 1985 de ce style que tant d'autres critiques avaient méprisé, écrivant que les romans sentimentaux montraient comment les émotions féminines avaient le pouvoir d'améliorer le monde. Elle affirme également que les fictions domestiques populaires du XIXe siècle, dont La Case de l'oncle Tom, étaient remarquables de par leur « complexité intellectuelle, leur ambition et leur ingéniosité » ; et que La Case de l'oncle Tom offrait « une critique de la société américaine bien plus dévastatrice que d'autres effectuées par des auteurs plus connus tels que Hawthorne ou Melville ».



Réactions contemporaines
:

De nombreux écrivains sudistes, tel Simms, écrivirent peu après leur propre livre en réaction à celui de Stowe.
Certains critiques soulignèrent le manque d'expérience de Stowe concernant la vie du Sud, affirmant que cela l'avait poussée à produire des descriptions inexactes de la région. Stowe affirma cependant toujours qu'elle avait bâti ses personnages sur des récits faits par des esclaves fugitifs lorsqu'elle vivait à Cincinnati, dans l'Ohio. En réponse à ces critiques, Stowe publia en 1853 A Key to Uncle Tom's Cabin, tentant de montrer la véracité de la description de l'esclavage faite dans La Case de l'oncle Tom à travers des documents historiques. Dans ce livre, Stowe considère chacun des principaux personnages du roman et cite des personnes équivalentes ayant réellement existé, tout en fustigeant à nouveau l'esclavagisme du Sud de manière plus agressive encore que dans le roman lui-même.

La Case de l'oncle Tom souleva également un grand intérêt en Grande-Bretagne. Une partie de cet intérêt était dû à l'antipathie éprouvée par les britanniques envers les États-Unis.

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Impact littéraire et critique :

La Case de l'oncle Tom fut le premier roman à teneur politique à être lu par un grand nombre de personnes aux États-Unis. À ce titre, il influença grandement le développement non seulement de la littérature américaine mais aussi de la littérature engagée en général.
Des théories féministes peuvent également être vues à l'œuvre dans le livre de Stowe, le roman constituant une critique de la nature patriarcale de l'esclavage. Pour l'auteur, les liens formant la famille étaient avant tout les liens du sang plutôt que les relations paternalistes entre maîtres et esclaves. De plus, Stowe considérait la solidarité nationale comme une extension de la famille, le sentiment d'appartenir à une nation ayant donc ses racines dans le fait de partager une race. Par conséquent, elle prêchait la colonisation de l'Afrique pour les esclaves libérés et non leur intégration dans la société américaine.



Création et popularisation de stéréotypes :

Au cours des dernières décennies, aussi bien lecteurs que spécialistes ont critiqué le roman pour ses descriptions racistes et condescendantes des personnages noirs, en particulier en ce qui concerne leur apparence, leur manière de parler et leur comportement, mais aussi la nature passive de l'oncle Tom face à son destin. L'importance de la création par le roman de nouveaux stéréotypes ainsi que son usage de stéréotypes déjà existants est d'autant plus grande que La Case de l'oncle Tom fut le roman le plus vendu au monde au XIXe siècle. En conséquence, le livre (ainsi que les images l'illustrant et les pièces de théâtre associées) contribua grandement à implanter de manière permanente ces stéréotypes dans la mentalité américaine.

Dans les années 1960 et 1970, les mouvements du Black Power et du Black Arts attaquèrent le roman, affirmant que le personnage de l'oncle Tom se livrait à une « trahison raciale » et que Tom faisait apparaître les esclaves comme étant pires que les maîtres. Les critiques visant les autres stéréotypes présents dans le livre augmentèrent également durant cette période.

Ces dernières années cependant, des spécialistes tels que Henry Louis Gates Jr. ont commencé à réévaluer La Case de l'oncle Tom, affirmant que le livre est « un document central dans les relations interraciales en Amérique et une importante exploration morale et politique des caractéristiques de ces relations. »


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Les Tom shows
:

Même si La Case de l'oncle Tom fut le livre le plus vendu du XIXe siècle, à cette époque un nombre beaucoup plus important d'américains virent l'histoire sous forme de pièce de théâtre ou de comédie musicale que sous forme de livre. Eric Lott estime qu'au moins 3 millions de personnes assistèrent à ces spectacles.

Les lois de l'époque sur le copyright étant peu restrictives, des pièces de théâtre basées sur La Case de l'oncle Tom, appelées aussi Tom shows, commencèrent à apparaître alors que le roman n'était pas encore entièrement publié. Stowe refusa d'autoriser l'adaptation de son œuvre à cause de sa méfiance puritaine envers le théâtre. Le refus de Stowe laissa le champ libre à nombre d'adaptations, certaines créées pour des raisons politiques et d'autres uniquement pour des raisons commerciales.

Il n'y avait à l'époque aucune loi sur le copyright international. Le livre et les pièces de théâtre furent traduits dans plusieurs langages ; Stowe ne reçut que peu d'argent et fut privée des trois quarts de ses revenus légitimes.

Tous les Tom shows semblent avoir incorporé des éléments de mélodrame et de minstrel show. Ces pièces variaient beaucoup dans leurs opinions politiques : certaines reflétaient de manière fidèle les vues antiesclavagistes de Stowe, tandis que d'autres étaient plus modérées, voire pro-esclavagistes. Beaucoup de productions présentaient des caricatures racistes et humiliantes des Noirs.

Les nombreuses variantes théâtrales de La Case de l'oncle Tom « dominèrent la culture populaire du Nord pendant plusieurs années » au cours du XIXe siècle et les pièces étaient toujours jouées au début du XXe siècle.


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Adaptations cinématographiques
:

L'une des variantes les plus originales et controversées fut Mickey's Mellerdrammer de Walt Disney, un film distribué par United Artists sorti en 1933. Le film est un court métrage mettant en scène les personnages de Disney, Mickey Mouse et ses amis, montant leur propre adaptation de La Case de l'oncle Tom.  Mickey Mouse joue la pièce de théâtre déguisé en Noir : bien que déjà de couleur noire au départ, l'affiche du film le montre habillé et maquillé en blackface avec des lèvres proéminentes.

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La Case de l'oncle Tom a été adapté de nombreuses fois au cinéma. La plupart des adaptations cinématographiques furent réalisées à l'ère du cinéma muet. La Case de l'oncle Tom est d'ailleurs l'histoire la plus souvent filmée durant cette période. Ceci était dû à la popularité toujours grande à la fois du roman et des Tom shows, ce qui signifiait que le public était déjà familier avec les personnages et l'histoire, rendant ainsi les films sans paroles plus compréhensibles.

La dernière version muette est sortie en 1927. Pendant plusieurs décennies après la fin du cinéma muet, la matière du roman de Stowe fut jugée trop sensible pour être à nouveau l'objet d'adaptations cinématographiques. En 1946, la Metro-Goldwyn-Mayer envisage de filmer l'histoire, mais arrête la production après des protestations de la part de la National Association for the Advancement of Colored People.
Une adaptation en allemand, Onkel Toms Hütte, sort en 1965, dont il existe une version française.
Côté télévision, en 1987 est diffusé Uncle Tom's Cabin, un téléfilm avec Avery Brooks, Samuel L. Jackson...

LA CASE DE L'ONCLE TOM Tom10




Mon avis :

Un roman qui ne peut s'apprécier qu'en fonction du terrible contexte historique de l'époque. Tout d'abord, le livre est un témoignage historique bien documenté qui nous apprendra les coulisses du "chemin de fer clandestin", réseau qui fit évader des milliers d'escaves des plantations du sud vers le Canada (à ce sujet, voir sur le forum l'article consacré à Freedom dans la section jeux de plateau). Rarement un livre n'aura servi autant une cause et aura impacté un changement radical de société, via la guerre civile au final. On peut donc lui pardonner son côté un peu trop religieux. Toutefois c'était le contexte à l'époque, et les principes de charité chrétiennes étaient en contradiction avec l'esclavage, bien que certains prédicateurs religieux à l'opposé, défendaient farouchement l'esclavage. Pour ce qui est du côté caricatural de quelques personnages, il est vrai pour certains. Mais il ne faut pas oublier que cela a été popularisé par les tom shows qui ont échappé au contrôle de Stowe. De plus, les illustrations ou gravures de certaines éditions sont un peu emblématiques de le style caricatural des personnages noirs par les illustrateurs de l'époque.

Mon point de vue est que d'une part, le roman ne se limite pas à certains stéréotypes, offrant des personnages complexes, quelque soit la couleur de leur peau : Saint Clare avec son athéisme est fascinant, tout comme l'est Georges Harris par d'autres côtés. Le roman regorge en effet de personnages secondaires. Il et facile de trouver quelques maladresses a posteriori, qui me semblent mineures par rapport à l'enjeu. Stowe a quand même été menacée de mort suite au succès de son roman. Mineur également, par rapport au but visé par le livre, qui était de sensibiliser les masses au problème de l'esclavage. En cela, le roman a parfaitement réussi. Qui peut en dire autant ?
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 28 Sep - 17:03

Je l'ai lu (mais pas en entier) il y a longtemps. Ma réponse à ton sujet, Vic, sera plus historique que littéraire.

Je peux comprendre l'impact et le retentissement de cet ouvrage à son époque, de manière rétrospective. Mais j'en garde un souvenir mitigé, tant pour moi le livre accumule quand-même les clichés, dont celui de la "mama" noire douce et dévouée ou du non moins fidèle serviteur noir, devenu une sorte de vieux sage attaché à ses maîtres. Et là, on arrive au défaut majeur du livre selon moi : il pue le puritanisme et les bons sentiments angéliques à plein nez... Le noir y est le "bon sauvage", de "grands enfants" pris en charge par de bonnes gens animées par la charité chrétienne.
On oublie souvent que les nordistes dénonçaient l'esclavage, mais que ce dernier n'avait rien à envier sur certains points aux conditions de vie des ouvriers du nord, main-d'œuvre bon marché et corvéable à merci, utilisés, exploités et vivant dans des conditions matérielles épouvantables dans les grandes villes. Beaucoup de noirs ayant fui le Sud se retrouvèrent au Nord, libres certes, mais toujours ou souvent considérés comme des citoyens de seconde zone et leur long combat pour l'égalité ne faisait que commencer et se poursuit encore aujourd'hui, en 2016, comme le montrent les récents évènements survenus aux USA.

Je ne mets pas en doute les convictions d'Harriet Stowe et son combat, digne d'éloges. Mais ce côté religieux, indiscutable, m'énerve prodigieusement. L'aspect humain y est biaisé par le prisme de la religion, ce mythe condescendant, méprisant, insultant même, du "bon sauvage" que l'on doit aider par charité chrétienne et bonté d'âme. On n'est plus dans la dignité humaine, dans le principe d'égalité entre toutes les races, on est dans le religieux où l'esclavage devient maléfique, représente le mal et doit être combattu au nom de valeurs qui ne sont plus humaines mais religieuses.
L'Amérique, en dépit des apparences, a toujours été puritaine et là, on est en plein dedans. La majorité des abolitionnistes de cette époque étaient sans doute sincères dans leur combat mais c'est la nature même de leur engagement qui me paraît suspect : beaucoup s'investissaient dans ce combat parce qu'ils y voyaient une sorte de Croisade, j'ose le mot, dans son sens religieux. Comme ces missionnaires qui, avec les meilleurs intentions du monde, partaient en Afrique apporter "la lumière de la foi" à des africains qui avaient déjà la leur, leur culture et leurs traditions et qui ne leur avaient rien demandé.
Bien sûr, ça reste mon impression et j'accepte d'être contredit.

Enfin, pour finir, les gens du Nord avaient souvent une vision très réduite du Sud, beaucoup n'y avaient jamais mis les pieds et en avaient une image, une perception, bâtie sur ce que d'autres en disaient, en racontaient. Et l'inverse, la vision du Nord par les gens du Sud, est tout aussi vrai.
Personne n'est tout blanc ou tout noir : certains grands propriétaires sudistes avaient compris que le temps de l'esclavage était révolu ou traitaient convenablement leurs esclaves, tandis que dans le Nord, tout le monde n'était pas toujours forcément abolitionniste. Comme toujours, des deux côtés, on trouvait tout l'éventail de la nature humaine, des parfaits salauds aux gens héroïques et profondément humains.
Enfin, la petite phrase de Lincoln « C'est donc cette petite dame qui est responsable de cette grande guerre. » est pour moi une galanterie mais certainement pas un reflet de la réalité : la rivalité Nord/Sud était avant tout économique. Un Nord industriel et urbain face à un Sud rural, encore majoritairement agricole, un Nord volontiers protectionniste face à un Sud libre-échangiste. C'était également deux visions du monde qui s'affrontaient avec un Nord industrieux et affairiste face à un Sud plus traditionnaliste, au rythme plus lent où l'on disait que "le temps s'était arrêté". La lutte contre l'esclavage fût l'une des causes de la guerre mais certainement pas la seule ni même l'élément déclencheur.

Au final, pour moi, La case de l'oncle Tom a mal, très mal vieilli. Le combat est juste et la cause noble mais biaisé par une vision religieuse et puritaine, manichéenne et subjective.
Je préfère largement la vision et l'œuvre universaliste d'un Nelson Mandela qui, une fois au pouvoir, a réuni tout le monde et promu un système où tous sont réunis, blancs, noirs, ethnies et tribus différentes, prohibant toute discrimination raciale, ethnique, religieuse, linguistique, sexuelle ou par handicap comme le stipule la Constitution qu'il a mise en place et qui reste le texte fondateur de l'Afrique du Sud actuelle.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 28 Sep - 18:23

On est bien d'accord que le livre entier est emprunt de puritanisme, avec des raisons pour cela :

Harriet Beecher Stowe est issue d'un milieu puritain. Son père est un pasteur calviniste (protestant). L'un de ses frères est le pasteur Henry Ward Beecher, resté célèbre pour les bibles de Beecher.
Plus tard, elle épouse ... un pasteur avec qui elle partage un engagement contre l'esclavagisme. Leurs opinions abolitionnistes ouvertement déclarées font qu'ils doivent quitter la ville de Cincinnati pour se réfugier à Brunswick dans le Maine.

Mais je vais venir un peu tenter de relativiser ta critique :

1) pour moi, vu que le contexte, le débat religieux et moralisateur était inévitable : en effet des prédicateurs pro-esclavagistes tentaient par tout moyen de concilier l'esclavagisme avec la religion, voire même de la justifier au nom de la religion. Un bel exemple d'intégrisme, où il m'apparaît inévitable d'avoir voulu leur opposer leurs propres contradictions.

2) pour l'aspect caricatural, c'est assez vrai. Mais des deux côtés : c'est valable également pour le planteur salopard de l'histoire. Mais surtout, cela ne concerne absolument pas tous les personnages, qui sont très nombreux. Pour moi on est très loin d'un roman manichéen : il y a des noirs salauds, chefs d'esclaves, des noirs à l'intellect brillant comme Georges Harris le révolté qui est l'un des héros de l'histoire. Et le personnage de St Clare, que je retrouve remarquable justement par ce qu'il est anti esclavagiste et athée dans l'âme, bien qu'il subisse le poids des traditions et des habitudes. La présence de Saint Clare, homme cynique, athée et finalement moderne, vient pour moi sauver le roman d'une mièvrerie religieuse caricaturale.

3) Il me semble difficile de statuer sur le côté "bon sauvage" dont tu parles. C'est mentionné à l'occasion dans le récit, mais de mémoire par l'intermédiaire de dialogues de personnages. De la même manière que d'autres personnages vont sortir des énormités, ou des ignominies.

4) Le roman montre bien qu'il y avait des planteurs blancs qui traitaient convenablement leurs esclaves, et il n'est pas manichéen sur ce point précis.

Il me semble que ce roman est finalement lui-même caricaturé et que les gens qui le critiquent ne retiennent que ses côtés négatifs. Or justement, chaque élément est souvent contre-balancé par son contraire, des exemples et contre-exemples cohabitent dans le récit.

Pour le côté "croisade moralisatrice" dont tu parles, je ne peux supposer des motivations de chacun.
Même s'il s'agissait d'une croisade "de salon", ce n'était pas sans danger avec des menaces de mort et des incendies. Quand aux membres du réseau du chemin de fer clandestin, blancs ou noirs, ils prenaient tous des risques mortels.

Là où je te rejoins c'est sur le côté puritain et daté, avec trop de références religieuses dans le livre, même si le sujet de celui-ci le justifie en partie. Donc oui, la lecture a été pénible pour moi aussi de ce côté là. De la même manière qu'il m'était pénible de ne pas pouvoir lire un chapitre de Robinson Crusoé sans subir des louanges au Seigneur qui avaient le don de m'irriter par leur côté répétitif et systématique. C'était néanmoins très fréquent à l'époque. Même dans le Dracula de Stocker (présenté récemment sur le forum), le côté religieux de Mina ou de Van Helsing sont extrêmement fatigants pour des lecteurs modernes. Question d'époque donc...
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 28 Sep - 19:03

Disons que, de manière générale, c'est une impression, un ressenti, qui me reste de ce livre, de manière plutôt globale.
Le combat contre l'esclavage, je le vois moi, d'un point de vue humain, rationnel. C'est pour moi une histoire de droit, de logique, de justice.
Le combat des abolitionnistes, dans ce livre comme dans l'Histoire, je le vois et ressent principalement sous un autre angle, celui de la religion, de la profession de foi (Ce qui n'enlève rien à la sincérité de ces gens ni aux risques encourus).
Ce combat était animé par la foi, par le religieux, il fallait sauver ces pauvres noirs, il fallait combattre le Mal, c'est à dire l'esclavage. C'est un devoir sacré, au nom de la charité chrétienne.
Non. Pour moi, c'est un devoir de justice, d'humanité. On combat l'esclavage au nom de la dignité humaine, de l'égalité des droits, de la justice, pour des raisons logiques, évidentes. Pour moi, le religieux n'a rien à faire là-dedans, bien qu'il puisse être un "plus". A la base, pour moi, on combat l'esclavage parce que l'on croit vraiment à l'égalité de tous les humains, point barre. Et on en arrive à une certaine hypocrisie :
Comme je l'ai souligné, les abolitionnistes qui parlaient de liberté, de dignité, ne semblaient pas voir les conditions de vie misérables des ouvriers ou autres. Et quand les noirs, fuyant le Sud, arrivaient dans le Nord, ils étaient libres mais souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, des déclassés aux yeux de la société blanche. La meilleure preuve, c'est que hélas, ça a continué au siècle suivant jusqu'à la Ségrégation et qu'aujourd'hui, la situation est loin d'être réglée. Pourquoi les noirs, une fois l'esclavage aboli, ont continué (et continuent) à en prendre plein la gueule ? Pourquoi, une fois l'esclavage aboli et une fois libres, ne sont-ils pas devenus des citoyens à part entière ? Tatie Wikie souligne "L'esclavage avait été aboli dans les États du Nord qui organisaient cependant son commerce" et "Pour autant, dans le nord, les anciens esclaves n'étaient pas si bienvenus que cela et souffraient du chômage ou d'un emploi très mal payé".

On est là dans le :"Bon, ben voilà, on a rempli notre mission, on a libéré ces gens, on a vaincu le Mal, ils sont libres, on a fait notre devoir. Comment ? Leur donner les mêmes droits que nous ? Heu, faut pas exagérer quand-même..."

Voilà, c'est mon ressenti. Ce livre, c'est beau, c'est un combat digne d'éloges, mais c'est écrit, c'est vu à travers un prisme religieux qui me paraît suspect, biaisé, pour les raisons que je viens d'évoquer.
Mais encore une fois, même si les raisons du combat de ces gens me paraissent "suspectes", cela n'enlève rien aux risques encourus et à leur action.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 28 Sep - 21:04

Je comprends ton point de vue, mais on ne peut blâmer les abolitionnistes pour le traitement qui allait être réservé aux noirs une fois sortis de l'esclavagisme. Tout d'abord, parce qu'avant la guerre civile, les esclaves en fuite trouvés dans les états du Nord étaient légalement renvoyés vers le sud. Donc pour eux, seul le Canada était synonyme de véritable liberté. Après que les noirs aient été privés de droit aux USA, ou qu'ils aient été victimes des pires exactions notamment dans le sud même après la deuxième guerre mondiale, ou bien exploités dans les villes du nord, c'est une autre histoire, mais qui est apparue après le combat des abolitionnistes d'après moi. Par ailleurs les abolitionnistes levaient des fonds pour aider l'installation et l'insertion des esclaves récemment libérés, mais c'est une autre histoire.

Je nuance aussi tes propos du combat contre l'esclavagisme, "devoir sacré au nom de la charité chrétienne." C'est plus compliqué que cela dans le roman. Stowe mentionne plusieurs fois que ce n'est pas seulement un combat "religieux", mais aussi un combat au nom de l'humanité, qui ne concerne pas que les croyants. On notera aussi le rôle important joué par les quakers, religieux certes, mais qui ont participé au chemin de fer clandestin "au nom des principes humanistes".

Stowe cite plusieurs fois les principes humanistes ou ceux de la révolution française. On n'est pas exclusivement sur le front religieux.
Encore un fois, j'insiste sur le côté inévitable du religieux pour l'époque, dans ce pays puritain. En schématisant, on pourrait dire que les américains reconnaissaient deux types d'autorité :
1) La loi
2) La religion

La loi étant clairement du côté des esclavagistes, de même que le paradigme de la vision économique, il fallait utiliser un contrepoids puissant : la religion, pour faire bouger les consciences.
C'était comme ça à l'époque. On peut le déplorer à travers notre prisme européen actuel, mais la religion était au centre de leur vie quotidienne. Comme je l'ai dit, cela transparaît également dans beaucoup d'oeuvres des siècles passés. Le roman Robinson Crusoé prolifère de références à la bible, de notions de châtiment divin, d'espoir et de foi. Sur un sujet comme l'esclavagisme, dans un pays puritain comme l'Amérique, avoir placé le roman sur le terrain du religieux m'apparaît comme inévitable vu le contexte historique. Il faut s'en accommoder je le crains. Au final, ça dessert plutôt le livre de nos jours, à mon avis. J'aurais préféré également un roman qui se consolide autour des principes humanistes universels plutôt que ceux de la religion et d'un dogme.
Pour moi, il faut lire ce livre comme un témoignage de l'époque, avec ses excès (trop de religion, certains stéréotypes).
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Jeu 29 Sep - 18:09

"...autour des principes humanistes universels plutôt que ceux de la religion et d'un dogme"
Nickel : ta phrase a résumé l'esprit de mon long message.

Après, je l'ai dit, je n'ai pas lu ce livre en entier et ça remonte à loin, ma vision et mes souvenirs en sont peut-être faussés, une relecture s'imposerait.
Et effectivement, à l'époque, c'était comme ça. Je réagis en homme de 2016 sur des évènements qui se sont déroulés il y a très longtemps, à une époque où l'on pensait différemment.

Mais c'est aussi l'occasion de souligner que, effectivement, la Guerre de Sécession ne se résume pas à de gentils nordistes abolitionnistes contre de méchants esclavagistes sudistes. L'opposition était avant tout économique, avec un Nord industrialisé et urbain, protectionniste, contre un Sud agricole et rural, libre-échangiste. Opposition politique également : les états du Sud étaient prêts à constituer un nouveau pays, les "Etats-Unis confédérés d'Amérique" et Lincoln voulait avant tout sauver la nation de l'implosion. Son élection fût considérée par certains comme une déclaration de guerre et la vraie guerre ne tarda pas. Mais la situation était déjà très tendue depuis des années entre les deux partis.
Le Sud véhicule énormément de clichés... Il ne se résumait pas aux grandes maisons blanches à colonnes, aux immenses domaines, aux esclaves et aux dames en crinolines sous leurs ombrelles. Seule une minorité possédait ces domaines et des esclaves. Mais il est vrai que le Sud était plus traditionnaliste, plus conservateur peut-être, avec un rythme plus lent, une atmosphère et un art de vivre différents. On disait volontiers que dans le Vieux Sud, le temps s'était arrêté. La différence fût culturelle aussi dans un sens.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Dim 2 Oct - 20:39

Comme VS l'a précisé, ce roman, très bien écrit au demeurant, est avant tout une oeuvre de propagande anti-esclavagisme qui avait eu lieu dans le Nord des Etats-Unis dans les années 1850-1860.

Je ne dis pas que l'intention était louable mais ce livre n'est pas un portrait vraiment fidèle de ce qu'était le Sud à cette époque. Il accumule les clichés et notamment concernant les Noirs.

Alors, oui, certes, ils étaient esclaves, du moins ils avaient été achetés... mais la plupart touchaient un salaire et surtout ils étaient loin d'être menés au fouet comme il est fait mention dans le roman. En général, il s'agissait surtout de personnel de maison (valets, domestiques) qui vivaient en compagnie des "maîtres" dans leurs domaines. Ils avaient droit à une chambre particulière et n'étaient pas maltraités.
Quant à ceux qui travaillaient dans les plantations, leur situation sociale peut se comparer aux serfs de Russie à la même période. Ils avaient droit à une maison, un jardinet, pouvaient se marier et fonder une famille.

Mais généralement, ils avaient même une meilleure vie que les ouvriers libres du Nord qui vivaient entassés dans des quartiers insalubres et qui travaillaient de l'aube jusqu'au crépuscule dans des usines aux allures de camps de concentration. Et bien entendu, ils ne bénéficiaient d'aucune couverture sociale et n'avaient pas le droit de se syndiquer pour se défendre face à des patrons qui étaient de vrais bourreaux.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Lun 3 Oct - 16:27

Pour rappel, dans le Sud à la veille de la guerre, on comptait 380 000 familles blanches possédant des esclaves sur un total de 1,8 million.
Je pense que, comme partout ailleurs, on devait avoir tout l'éventail de la nature humaine, des parfaits salauds aux maîtres les plus humains. Et effectivement, la condition des ouvriers dans le Nord n'était guère reluisante, exploités, mal payés, faisant des horaires de fous, logés dans des conditions souvent insalubres... Sans parler du travail des enfants... On avait là une main-d'œuvre corvéable à merci et pour pas cher.

Il n'en reste pas moins que dans le Sud, c'était quand-même de l'esclavage, le maître ou la maîtresse achetait un être humain et était supposé(e) pouvoir en faire ce qu'il ou elle en voulait...
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Lun 3 Oct - 17:28

Voyageur Solitaire a écrit:


Il n'en reste pas moins que dans le Sud, c'était quand-même de l'esclavage, le maître ou la maîtresse achetait un être humain et était supposé(e) pouvoir en faire ce qu'il ou elle en voulait...

L'époque était à l'abolition de l'esclavage. L'Angleterre l'avait aboli en 1830 et la France en 1848. Aux Etats-Unis, il y avait une campagne abolitionniste, dès les années 1850, qui était également engagée.

Mais le problème de l'esclavage aux Etats-Unis renvoie à une division économico-sociale fondamentale dans ce pays. Alors que dans le Sud, la grande culture du coton exigeait une main-d'oeuvre très abondante et constamment disponible, dans le Nord, l'organisation capitaliste des entreprises industrielles alors en plein développement appelait la création d'un prolétariat salarié, source de profit des entrepreneurs. Il revenait dès lors moins cher de sous-payer un employé que de l'entretenir correctement !

Et c'est bien la différence de structure économique qui fut le fondement même de la guerre de Sécession.

Les hommes d'affaires du Nord, inscrits au parti républicain, avaient besoin d'une politique protectionniste pour développer sans concurrence leurs activités, alors que les grands propriétaires du Sud ne pouvaient survivre sans le libre-échange qui leur permettait d'exporter leur coton. Ces divergences économiques se doublaient en outre d'un fossé psychologique infranchissable : les Yankees bourrus et brutaux du Nord ne comprenaient pas l'aristocratie raffinée et libre pensante du Sud.
Aussi, n'ayant guère plus rien en commun avec ceux du Nord, les onze Etats esclavagistes du Sud envisagèrent, au sein du parti démocrate, de se séparer de l'Union, ou tout du moins d'accroître leur autonomie. Cette situation n'était pas acceptable pour le Nord dont l'industrie naissante et non encore exportatrice avait besoin des capitaux procurés par les exportations de coton pour se développer.

Après l'élection du républicain Lincoln, comprenant qu'ils n'avaient plus rien à espérer en restant dans l'Union, les onze Etats du Sud formèrent une Confédération autour d'une nouvelle capitale, Richmond (Virginie) et d'un président, Davis. Cette attitude était d'ailleurs conforme à la Constitution de 1787, et personne, au Sud, ne prévoyait une réaction brutale du Nord. Mais Lincoln craignait de perdre le bénéfice de la victoire de son propre parti et somma les Etats du Sud de rentrer dans l'Union : ces derniers refusèrent et les hostilités s'engagèrent aussitôt le 15 avril 1861.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Lun 3 Oct - 17:45

Oui, c'est bien une rivalité économique qui fût, majoritairement, à l'origine de la guerre. Et également une différence de mentalité, de façon de vivre.
Ce fût également la première véritable guerre "moderne" : le fusil des nordistes était alors l'un des meilleurs au monde et vers la fin de la guerre, on vît même apparaître la mitrailleuse. De son côté, le Sud utilisa des cuirassés et surtout le premier sous-marin. Du côté des blessés, ce fût l'utilisation massive, pour la première fois, de la morphine grâce à l'invention récente de la seringue à aiguille creuse.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Lun 3 Oct - 17:51

La première guerre moderne et aussi, avec celle opposant la France à la Prusse en 1870, la plus meurtrière.

Ces deux conflits préfigurèrent ce que seront les affrontements de masse du XXème siècle...
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mar 4 Oct - 11:29

Gorak a écrit:
...

Alors, oui, certes, ils étaient esclaves, du moins ils avaient été achetés... mais la plupart touchaient un salaire et surtout ils étaient loin d'être menés au fouet comme il est fait mention dans le roman. En général, il s'agissait surtout de personnel de maison (valets, domestiques) qui vivaient en compagnie des "maîtres" dans leurs domaines. Ils avaient droit à une chambre particulière et n'étaient pas maltraités.
Quant à ceux qui travaillaient dans les plantations, leur situation sociale peut se comparer aux serfs de Russie à la même période. Ils avaient droit à une maison, un jardinet, pouvaient se marier et fonder une famille...
Hum, dans le meilleur des cas et chez les meilleurs maîtres. Parce que pour le reste, c'est une autre histoire. A peine débarqué des navires négriers où ils n'étaient qu'une marchandise, les familles qui avaient survécu étaient généralement séparées, puis les maîtres les encourageaient à prendre un autre mari ou une autre femme.
Quant à toucher un salaire... tout dépend du montant. Après l'abolition de l'esclavage, que les blancs du Sud vendaient ou louaient hors de prix ou avec des intérêts monstrueux du matériel, des outils, des denrées, aux travailleurs noirs du sud sur les levees, chemins de fer, champs de coton, etc ... ce qui les endettaient et les forçaient à travailler pour payer ces intérêts. Une forme d'esclavagisme financier qui s'appuyait sur "les avantages" de maintenir les travailleurs noirs dans l'illettrisme et le manque d'éducation. Donc "un" salaire ne signifie rien.

Quand bien même en tombant sur un excellent maître, la loi faisait qu'on était une marchandise, un bien, dépendant de la volonté du maître qui avait droit de vie ou de mort sur son esclave. Bien longtemps après l'abolition de l'esclavage, des noirs se faisaient lyncher et tuer en toute impunité dans le sud par des blancs persuadés de leur supériorité raciale, après plusieurs générations où ils leur ont nié le statut d'être humains en les rabaissant.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mar 4 Oct - 17:24

VIC a écrit:


Quand bien même en tombant sur un excellent maître, la loi faisait qu'on était une marchandise, un bien, dépendant de la volonté du maître qui avait droit de vie ou de mort sur son esclave. Bien longtemps après l'abolition de l'esclavage, des noirs se faisaient lyncher et tuer en toute impunité dans le sud par des blancs persuadés de leur supériorité raciale, après plusieurs générations où ils leur ont nié le statut d'être humains en les rabaissant.

De toute façon, l'esclavage en tant que tel au milieu du XIXe siècle, c'était déjà un anachronisme. Surtout que des pays comme la Grande-Bretagne et la France l'avaient déjà aboli. Du reste, il était en total contradiction avec les valeurs et les idéaux véhiculés par les Pères Fondateurs de l'Indépendance américaine et les rédacteurs de la Constitution de 1787.

Attention, je ne cherche pas à défendre l'esclavage qui reste, aujourd'hui encore, une abomination. J'essaie juste de comprendre et de montrer que le Sud, ce n'était pas que ça.

De même que, concernant les Européens, je ne me ferais pas l'apologiste de la colonisation mais, tout au moins, on peut comprendre que parmi ceux qui partaient vers l'Afrique ou l'Indochine, il n'y avait pas que des salopards. Je pense à d'authentiques explorateurs sincèrement humanistes, comme Savorgnan de Brazza, ou les Pères Blancs qui partaient avec le réel désir d'enseigner aux indigènes. Peut-on parler, à ce titre, d'un aspect "positif" de la colonisation ? A chacun son point de vue, la question reste en débat.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mar 4 Oct - 19:28

Pour les Pères Blancs et les missionnaires, ils avaient beau avoir "le réel désir d'enseigner" aux indigènes, ces derniers ne leur avaient rien demandé...
Ils avaient déjà leur histoire, leur culture, leurs mythes et croyances. Mais bien sûr, on est passé outre car on les considérait comme de "bons sauvages", de "grands enfants" qu'il fallait prendre en charge et éduquer. On est là dans le mépris paternaliste que je déteste, dégoulinant de bonnes intentions (l'Enfer en est pavé) et d'hypocrisie du genre : "Mais non, on ne vient pas asservir ces braves gens, on vient leur apporter la lumière de la foi et la connaissance..."
C'est sans doute pour moi la justification la plus puante, la plus hypocrite et méprisable de la colonisation.

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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mar 4 Oct - 20:29

Je m'immisce dans le débat juste pour dire qu'il me semble qu'il est toujours problématique de critiquer une époque du passé avec des valeurs modernes/actuels. Je ne prends parti du tout (il faudrait que je développe pour exposer mon point de vue), mais lorsque l'on est élevé dans une société où il est parfaitement normal de faire ceci ou cela (je n'évoque pas l'esclavagisme en particulier, juste le fait d'avoir telles ou telles idées à l'intérieur d'un cadre institutionnel), comment jeter l'anathème sur ces sociétés 200 ans plus tard lorsque de tels comportements sont devenus criminels et abhorrés. C'est compliqué, délicat, parce qu'aujourd'hui de tels attitudes, ou simplement le fait d'y souscrire, nous sont devenues intolérables. Imaginez nos descendants horrifiés de nos comportements barbares, inhumains et honteux, parce que nous tuons encore des bêtes pour nous nourrir, que l'égalité de l'handicapé n'est pas respecté, que l'homosexuel ne peut prétende aux mêmes droits familiaux que l’hétérosexuel, que les politiques utilisent une partie de l'argent publique pour financer leur vie privée, que nos enfants n'aient pas toutes les ressources possibles de la société afin de se développer harmonieusement, de notre attitude vis-à-vis des réfugiés... Tout cela demeure fortement culturel. Une de mes profs d'allemand à refuser de me croire lorsque j'affirmais qu'en France, l'impôt ne finance jamais le culte (ce qui n'est pas le cas en Allemagne). Elle soutenait que je ne connaissais pas tout des finances publiques de mon pays. Rien n'y a fait. Elle ne pouvait pas comprendre ce que cela représente chez nous. À l'inverse, l'Allemagne a presque failli dépénaliser les relaxions sexuelles pratiquées de manière consenties entre un frère et une sœur pour des raisons d'autodétermination sexuelle (principalement). Après un long débat, cela a finalement été rejeté en 2014, mais je pense que cela reviendra sur le tapis. Tout cela pour dire qu'au-delà du fait qu'il y ait des être égoïstes, abjects et sans scrupule, comme d'autres bons samaritains, généreux et désintéressés, nous sommes naturellement limités, même dans les dépassements de nos limites par la société qui nous a formés ; et qu'il faudrait, enfin je pense, toujours se méfier de porter un jugement strict et définitif sur un monde dont finalement nous ignorons tout (de sa réalité tangible, de son quotidien palpable que nous ne pouvons que recréer en imagination) pour n'y avoir jamais vécu. Pour ma part, je suis plutôt heureux de voir que malgré ses errements et les folies qui l'habitent toujours, lentement, l'humanité dans son ensemble, semble progresser. Et j'espère surtout qu'elle pourra continuer à le faire.

Je vous présente mes plus sincères excuses si je vous semble dogmatique. J'essaie juste d'exprimer un point de vue sur une sujet forcément ouvert à tous les vents de la critique et de la polémique. Pas facile.

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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 10:31

Astre*Solitaire a écrit:
Je m'immisce dans le débat juste pour dire qu'il me semble qu'il est toujours problématique de critiquer une époque du passé avec des valeurs modernes/actuels.
Justement, les valeurs modernes ne le sont pas tant que ça. Par exemple, la controverse de Valladolid, c'est au XVIe, et saint Thomas d'Aquin pense déjà au XIIIe que les sociétés sont d'égale dignité, qu'elles soient païennes ou chrétiennes. Donc à l'époque, il y a déjà des gens qui ont une conscience universaliste.

Il s'agit donc bien d'un problème de choix, du moins pour ceux qui sont éduqués, et non pas uniquement de comportement induit par une norme sociale.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 12:01

cdang a écrit:
Donc à l'époque, il y a déjà des gens qui ont une conscience universaliste.

Ils ne formaient pas encore la pensée dominante.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 14:34

En tout cas, la présentation de ce livre aura entraîné quelques échanges collectifs, davantage que je n'avais escompté.
En tant que musicien passionné de blues et d'histoire j'ai lu de nombreux livres sur le sujet du traitement des afro-américains au fil des siècles.

@Astre*Solitaire : je ne vois pas pourquoi tu devrais nous présenter des excuses sur un éventuel côté dogmatique (où ça ?) de ton point de vue, qui se tient très bien d'ailleurs.
Dans plusieurs siècles, le rap, la musique de DJ et la variété française seront peut-être considérés comme des crimes.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 14:59

Je suis en train de faire une réponse à cdang, mais flûte, je déborde, c'est terrible, des lignes et des lignes, alors que je voudrais aussi prendre le temps de répondre à ta critique première qui d'ailleurs m'a donné envie de lire ce livre que j'ai depuis 10 ans ^^ et que je n'ai pas lu. Mais parler sans dire d'ânerie sur ces sujets hautement polémiques n'est pas aisé. C'était la raison de mon humilité ... Je crains toujours de froisser quelqu'un, même si je suis en accord avec mes prises de positions éthiques. Mais ces dernières ne sont pas faites, justement, pour blesser, d'où mes excuses.

Je pense que le sujet fonctionne parce que justement, il touche à l'humain dans ce qu'il a de plus profond.

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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 15:57

VIC a écrit:
En tant que musicien passionné de blues
D'ailleurs, tu connais la différence entre un pneu et un noir américain ?
Spoiler:
 
Embarassed
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Mer 5 Oct - 22:47

J'avais trouvé une autre réponse pour la différence :
Spoiler:
 
Mais la tienne est bien plus frappante.

@Astre*Solitaire : content de t'avoir donné envie de lire le bouquin, qui a certes des défauts. Mais ce sera à toi de juger.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Jeu 21 Mai - 10:13

Gorak a écrit:
Mais généralement, ils avaient même une meilleure vie que les ouvriers libres du Nord qui vivaient entassés dans des quartiers insalubres et qui travaillaient de l'aube jusqu'au crépuscule dans des usines aux allures de camps de concentration. Et bien entendu, ils ne bénéficiaient d'aucune couverture sociale et n'avaient pas le droit de se syndiquer pour se défendre face à des patrons qui étaient de vrais bourreaux.

J'ai entendu cet argument la première fois dans la série Nord & Sud (1985). Au début je n'y croyais pas et pensais que c'était pour les besoins de la série, mais je l'ai lu à plusieurs reprises depuis.
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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Dim 24 Mai - 20:19

Sphigx a écrit:
Gorak a écrit:
Mais généralement, ils avaient même une meilleure vie que les ouvriers libres du Nord qui vivaient entassés dans des quartiers insalubres et qui travaillaient de l'aube jusqu'au crépuscule dans des usines aux allures de camps de concentration. Et bien entendu, ils ne bénéficiaient d'aucune couverture sociale et n'avaient pas le droit de se syndiquer pour se défendre face à des patrons qui étaient de vrais bourreaux.

J'ai entendu cet argument la première fois dans la série Nord & Sud (1985). Au début je n'y croyais pas et pensais que c'était pour les besoins de la série, mais je l'ai lu à plusieurs reprises depuis.

Attention : je ne défends absolument pas l'esclavage en disant cela. J'essaie juste de remettre les choses dans leur contexte et de relativiser. L'Histoire, ce n'est jamais ni tout blanc ou tout noir.

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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1Lun 25 Mai - 13:30

Gorak a écrit:
Sphigx a écrit:
Gorak a écrit:
Mais généralement, ils avaient même une meilleure vie que les ouvriers libres du Nord qui vivaient entassés dans des quartiers insalubres et qui travaillaient de l'aube jusqu'au crépuscule dans des usines aux allures de camps de concentration. Et bien entendu, ils ne bénéficiaient d'aucune couverture sociale et n'avaient pas le droit de se syndiquer pour se défendre face à des patrons qui étaient de vrais bourreaux.

J'ai entendu cet argument la première fois dans la série Nord & Sud (1985). Au début je n'y croyais pas et pensais que c'était pour les besoins de la série, mais je l'ai lu à plusieurs reprises depuis.

Attention : je ne défends absolument pas l'esclavage en disant cela. J'essaie juste de remettre les choses dans leur contexte et de relativiser. L'Histoire, ce n'est jamais ni tout blanc ou tout noir.

J'avais compris, les deux situations sont détestables. Revient l'éternel débat entre la liberté et la sécurité.

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MessageSujet: Re: LA CASE DE L'ONCLE TOM   LA CASE DE L'ONCLE TOM Icon_minitime1

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