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 LES CHAMANES

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Voyageur Solitaire
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Voyageur Solitaire

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MessageSujet: LES CHAMANES   LES CHAMANES Icon_minitime1Lun 16 Jan - 3:59


LES CHAMANES Chaman10

Pour mieux apréhender le chamanisme, il faut d'abord se référer à l'animisme.
L’animisme (du latin animus, originairement "esprit", puis "âme") est la croyance en une âme, une force vitale, animant les êtres vivants mais aussi les éléments naturels, comme les pierres, les forêts, l'eau ou le vent, ainsi qu'en les génies protecteurs.
Ces âmes ou ces esprits mystiques, manifestations de défunts ou de divinités animales, ces génies de l'eau ou des forêts peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Il convient donc de leur vouer un culte et de pouvoir entrer en contact avec eux. Ainsi défini, l'animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, situées sur tous les continents.
En réalité, le chamanisme désigne plutôt la croyance en la possibilité de communiquer avec un autre monde, et l'existence d'individus (les Chamans) et techniques privilégiés pour accéder à ce monde qui peut certes être celui des âmes ou esprits mais aussi celui des morts, des animaux, d'êtres supérieurs ou d'un passé mythologique, ou de tout autre univers que celui 'réel' directement accessible à tout humain.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Dim 25 Jan - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES CHAMANES   LES CHAMANES Icon_minitime1Sam 28 Jan - 19:04

Chamanisme et enthéogènes


LES CHAMANES Bbwere10

Probablement d'origine asiatique bien que, comme son nom l'indique, il ait été décrit pour la première fois d'après un spécimen collecté à Cuba. Très répandu et facile à cultiver, il pousse sur les bouses de vache, animal inconnu des précolombiens. Il a pu être introduit au Mexique à partir des Philippines, avec lesquelles les Espagnols entretenaient un commerce assidu.

A l'instar du rêve nocturne, nombre de substances hallucinogènes ou psychoactives (enthéogènes), principalement issues du monde végétal, ont de tout temps et dans toutes les cultures conduit l'homme à la découverte et à l'exploration de son univers intérieur.
De par leur pouvoir rapide et puissant de changer l'esprit (l'élargir pour les uns ou le rétrécir pour les autres !), ces "médecines de l'âme" ont pris rapidement une dimension socio-culturelle et religieuse importante, voire essentielle. Comme le rêve nocturne, elles demeurent plus ou moins sacralisées ou frappées d'interdits. Une même démarcation fondée sur les statuts accordés aux mondes intérieur et extérieur oppose aujourd'hui de manière radicale les cultures chamaniques à la culture occidentale.

A l'opposé de notre culture matérialiste tournée vers l'extérieur, où la transe psychédélique comme le rêve et l'imaginaire en général se voient dévalorisés et marginalisés, dans les cultures chamaniques (encore proches de la nature) les principales plantes à propriétés psychotropes, telles que le Peyotl ou les champignons hallucinogènes, font partie intégrante de la vie sociale et religieuse par l'intermédiaire des chamanes-guérisseurs.

S'opposant à la thèse défendue par Mircea Eliade, l'Américain Terence McKenna soutient l'idée émise par R. Gordon Wasson selon laquelle "la présence dans une culture chamanique d'une substance hallucinogène est la marque d'une culture authentique et vivante alors que sa phase décadente se caractérise par des rituels élaborés, des épreuves et la dépendance à l'égard de personnalités pathologiques ("Hallucinogenic Mushrooms and Evolution", Revision, vol. 10 n° 4, printemps 1988)".


Stropharia cubensis (Earle) ou champignon de Saint Isidore.
LES CHAMANES Stroph10

En effet, comment une culture dite chamanique pourrait-elle être "authentique et vivante" sans une étroite et véritable communion de l'homme avec son environnement "naturel" ? Est-il étonnant, par exemple, que la grande tentative de retour à la "nature" qui marqua le mouvement psychédélique et communautaire des années 60 se soit accompagné à la fois de la redécouverte des substances hallucinogènes et de la naissance du mouvement écologique. Sur les traces de Gordon Wasson et de Roger Heim (à l'époque, directeur du Muséum d'histoire naturelle de Paris), la quête mystique des "routards" aboutissait bien souvent à Huautla de Jimenez, ce haut lieu de pélerinage mycologique, perché sur la montagne en pleine forêt mazatèque, près de Oaxaca. Certains eurent la chance d'y rencontrer une curandera, telle la célèbre Maria Sabina, même si, en période sèche, les Teonanacatl (littéralement, la chair de Dieu), liés au culte de Tlaloc, divinité de la foudre et des eaux, ne furent pas toujours au rendez-vous des "voyageurs" qui souhaitaient les "faire parler"...

Toujours bien vivant chez nombre de tribus amérindiennes du sud du Mexique, le culte des champignons remonterait au moins jusqu'au XIIIe siècle av. J.-C., comme l'atteste une étude monographique des champignons de pierre réalisée par St. F. Borhegyi (cf. R. Heim, Champignons toxiques et hallucinogènes) et il aurait été associé au pratiques hiératiques des Mayas, comme semble le prouver la découverte dans la région de Vera Cruz d'une terre cuite fort ancienne, d'origine totonaque, représentant un champignon sur lequel une femme pose une main tandis que l'autre bras levé paraît invoqué les dieux.

Indissociable de son biotope (la forêt ou la prairie) et de son partenaire symbiotique (l'arbre ou la vache), le champignon hallucinogène - archétype de la substance psychoactive -, apparaît ainsi pour Terence McKenna comme une sorte de lux natura, une conscience/lucidité unissant l'homme à la nature dans une relation symbiotique de dépendance mutuelle et de bénéfices partagés. A l'opposé du champignon atomique, porteur d'apocalypse, les petits champignons magiques redécouverts par notre culture occidentale semblent bien préfigurer la prise de conscience écologique et le retour au chamanisme qu'implique le nouveau paradigme, intégratif et holiste, unissant Rêve et Réalité.
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MessageSujet: LA TRANSE CHAMANIQUE   LES CHAMANES Icon_minitime1Jeu 2 Fév - 0:30

La transe chamanique

LES CHAMANES Chaman-indien-chamanisme
La transe chamanique a pour objectif de projeter son esprit hors de son corps dans un but de voyance, de guérison ou encore pour accompagner l'esprit d'un défunt vers le territoire de la chasse éternelle.Cet aspect spectaculaire du chamanisme est, souvent amplifiée par des substances hallucinogènes, au cours de laquelle le chaman tente de récupérer l'âme d'un défunt à l'agonie ou en état de mort apparente. Au terme d'une lutte acharnée, épuisante et dangereuse, contre l'esprit qui est supposé s'en être emparé, il est dit qu'il réussit parfois à ramener cette âme dans le corps sans vie, soudain réanimé comme par magie. La transe expérimentée par le chamane à cette occasion s'apparente à un état second au cours duquel il est demeuré en apparence inanimé, sa conscience étant partie à la recherche de celle du mourant.

La méditation, la respiration, la concentration, sont les éléments de base pour arriver à la transe. Le jeûne prolongé, une grande fatigue provoquée, peuvent aussi faciliter l'accès à un état Altéré de Conscience.

En séance, le chaman utilise différents attributs : parfois, une tenue particulière, qu'il ne portera que pour l'occasion, des maracas, un tambour.

En soi, une séance chamanique est accompagnée de sons. Le chaman fait ses incantations qui se traduisent souvent sous forme de chansons, parfois en langue rituelle. Il est toujours accompagné de percussions : tambour, parfois maracas. Le rythme est toujours monotone. Chez les Wayana, le chaman ne se sert pas de maracas, comme chez les Emerillons ou les Trio.

Le but est que le son agisse directement sur la perception, la change, la modifie. Les nerfs auditifs touchent au système réticulaire du cerveau. En actionnant et en répétant certains sons, on peut modifier le système perceptif.

Exemple : Les vases communicants péruviens. Avec des ondes précises, les sons émis par les anciens vases communicants péruviens, les pratiquants avaient la sensation d'éveiller leur conscience. Ces vases en terre, avaient la particularité d'émettre des sons aigus, quand on soufflait dedans. Il suffisait de les remplir de plus ou moins d'eau.

L'importance du son perçu est utilisée comme catalyseur de l'esprit. Ainsi, les sons répétitifs du tambour et du chant peuvent-ils être perçus comme les liens d'appel à la communication. L'invocation est ainsi matérialisée et ressentie par l'assemblée entière, les séances se déroulant devant tous.

Les maracas ou le hochet, effectuent une sorte de contre balance avec le son plus lourd du tambour. Le massage auditif est ainsi complet.

Pour atteindre la transe, le chaman utilise différents chemins, selon la tradition de sa communauté. En Amérique du sud, le tabac joue un grand rôle: quand il est fumé, le chaman pratique alors l'hyper-pnée, qui peut provoquer un «malaise». La fumée étant aussi la symbolique du rapprochement avec les Esprits. Le tabac peut être bu également. La tisane au goût très amer, peut aussi provoquer un «malaise».

L'état extatique peut être obtenu également par l'usage de psychotropes, champignons ou herbes hallucinogènes. Lorsqu'ils en font usage, les chamans affirment qu'ils voient mieux la réalité. Les visions qui s'offrent alors, seront à interpréter.

Il s'agit pour le chaman qui provoque la rencontre avec le monde autre, d'obtenir la réponse à la question posée. Dans le cas d'une maladie, par exemple, il comprendra ce qui a provoqué la cause du désordre physiologique du patient.

La transe du chaman, a lieu devant les autres, il n'y a pas de lieu sacré. Quand il y a un état de transe cataleptique, c'est l'âme du chaman qui est supposée avoir quitté son corps. Elle reviendra. C'est le cycle mort/résurrection, l'une des nombreuses composantes duelles de la culture chamanique. L'état cataleptique est le «grand chamanisme» que Mircea Eliade n'a constaté que dans la zone arctique. Mais en règle générale, les chamans restent maîtres de leur transe. Ils sont alors en état Modifié de la Conscience. Cet état leur permet d'être en contact avec la sur-nature et malgré tout, de vivre consciemment le rite qu'ils pratiquent.

Parmi les plantes utilisées, il y a l'ayahuasca. En langue quechua, c'est la «liane de mort», ou la «liane de l'âme». On l'appelle aussi «petite mort». Elle porte également d'autres noms vernaculaires : caapi, dapa, mihi, kahi, natema, pindé, yajé… C'est en tous cas un puissant psychotrope. En ce qui concerne les techniques de guérison, les chamans disent que l'ayahuasca leur permet de voir en transparence, le corps d'un malade. Avec elle, ils peuvent visualiser le mal et ainsi, l'extirper facilement.

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