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 ANTIQUITE

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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 14 Oct - 22:45

UNE MORT ROYALE...

La belle Cléopâtre asservit bien des cœurs sous l'Empire romain. Après César puis Antoine, elle tenta de séduire Octave, chef des légionnaires, pour sauver encore son royaume d'Egypte... Sans succès.
Vouée à une défaite certaine, elle se fit servir un merveilleux festin. Sur son ordre, un aspic redoutable fut caché dans une corbeille de fruits. Seule, la reine goûta aux raisins et le serpent mordit son sein.
Ainsi, Octave, le conquérant, retrouva la belle Cléopâtre gisant sur un lit de fleurs.

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Gorak



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MessageSujet: PHILOSOPHIE GRECQUE & ROMAINE   Mer 16 Oct - 23:34


LE PYRRHONISME

Ou l'art de douter de tout


Pyrrhon est le premier des grands sceptiques grecs : il niait que l'homme pût atteindre la vérité.

En effet, selon lui, tous les êtres organisés dans la nature sont soumis à un renouvellement continuel et l'on ne peut connaître que les seules apparences. Parmi les hommes on ne rencontre qu'erreur, contradiction de l'esprit et illusion des sens.

Ainsi la recherche de la vérité ne s'appuie sur rien de solide. A chaque proposition on peut opposer une proposition également probable. Par conséquent, le sage est celui qui ne doit pas porter de jugement. Le sage, c'est celui qui suit les apparences sans les proclamer vraies. En morale, le sage est celui qui s'efforce d'atteindre une sorte de bonheur négatif : l'absence de troubles (ou ataraxie).
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 28 Oct - 23:02


LA GUERRE DE TROIE A-T-ELLE EU LIEU ?

Qui ne connait pas les grandes étapes de la guerre de Troie, depuis l'enlèvement de la belle Hélène, épouse du Grec Ménélas, par le Troyen Pâris, jusqu'au fameux épisode du cheval de Troie devenu métaphorique.

En fait, on ignore si ce conflit légendaire, raconté en partie par Homère dans l'Iliade, repose sur des faits historiques réels. La découverte des ruines de Troie par Heinrich Schliemann en 1870, sur le site d'Hissarlik en Turquie, a relancé un débat aussi vieux que la légende elle-même et alimenté toute une production culturelle, depuis la fameuse pièce de Giraudoux - La guerre de Troie n'aura pas lieu, en 1935 - jusqu'à un récent film hollywoodien...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 31 Oct - 21:05


VITELLIUS, L'EMPEREUR GOINFRE :

Aulus VITELLIUS (15-69) fut un empereur romain qui, durant sa jeunesse, se fit remarquer par ses qualités de conducteur de chars et sut gagner la sympathie de Caligula, de Claude, puis de Néron par ses incessantes flatteries.

Consul en 48, proconsul en Afrique, général en Germanie inférieure, il fut proclamé empereur à la mort de Galba. Il entra alors en conflit avec Othon, que lui préférait le Sénat. Ses lieutenants battirent ce dernier qui se suicida en avril 69. Farouchement hostile à la noblesse sénatoriale, il s'entoura de chevaliers et s'appuya sur les troupes de Germanie.

Il est resté célèbre dans l'histoire romaine pour son goût immodéré de la bonne chair et sa gloutonnerie, comme nous le dévoile Suétone :

... il prenait toujours trois repas, quelquefois quatre, car il distinguait le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner et l'orgie, et son estomac suffisait sans peine à tous, grâce à son habitude de se faire vomir. Il s'invitait tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre, dans la même journée, et jamais ses hôtes ne dépensèrent moins de quatre mille sesterces pour un seul de ces festins. Le plus fameux de tous fut le banquet de bienvenue que son frère lui offrit : on y servit, dit-on, deux mille poissons des plus recherchés et sept mille oiseaux. Lui-même surpassa encore cette somptuosité en inaugurant un plat qu'il se plaisait à nommer, à cause de ses dimensions extraordinaires, "le bouclier de Minerve protectrice de la ville". Il fit mêler dans ce plat des foies de scares, des cervelles de faisans et de paons, des langues de flamant, des laitances de murènes, que ses capitaines de navires et ses trirèmes étaient allés lui chercher jusque dans le pays des Parthes et jusqu'au détroit de Gadès. Non seulement sa gloutonnerie était sans bornes, mais elle ne connaissait point d'heure ni de répugnance, car même durant un sacrifice ou en voyage, il ne put jamais se retenir de manger aussitôt, sur place, devant l'autel, les entrailles et les pains de froment, qu'il arrachait presque du feu, et dans les cabarets, le long de la route, les mets encore fumants ou les restes de la veille et les victuailles déjà entamées.

(Vie des Douze Césars, XIII.)
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VIC



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 31 Oct - 21:33

Peut-être une anomalie biologique des détecteurs de la satiété, ou bien un sérieux problème psychologique, qui sait ...

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 1 Nov - 12:36

Oui car s'il se faisait vomir, c'est pas de la boulimie ?
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 1 Nov - 15:17

Fort possible. J'en profite pour rappeler que se faire vomir exprès peut avoir à la longue des conséquences très graves sur la santé, vu qu'on provoque artificiellement des remontées très acides qui brûlent l'oesophage.
Certaines jeunes filles font ça parfois pour rester minces, c'est assez fréquent dans le milieu de la mode ou du mannequinat.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 3 Nov - 19:16

J'aime beaucoup les portraits que nous a laissés Suétone sur les empereurs romains. En plus d'être "vivants", ils sont vraiment sans langue de bois ni flatterie. Chez Suétone, les empereurs sont passés au crible de la vérité, n'hésitant pas à présenter aussi bien leurs qualités que leurs défauts ou leurs vices.

Par exemple, l'empereur Tibère devait être un sacré pervers :


... il avait habitué des enfants de l'âge le plus tendre, qu'il appelait ses "petits poissons", à se tenir et à jouer entre ses cuisses, pendant qu'il nageait, pour l'exciter peu à peu de leur langue et de leurs morsures ; on dit même qu'en guise de sein il donnait à téter ses parties intimes à des enfants déjà passablement vigoureux, mais non encore sevrés : c'était assurément à ce genre de jouissance que son goût et son âge le portaient le plus.

(Suétone, Vie des Douze Césars, Tibère, XLIV.)

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 3 Nov - 20:06

T'en as pas un moins malsain en stock histoire d'oublier celui-là ?
Allez hop, vite un autre !

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 3 Nov - 21:02

C'est un peu l'horreur tout ça, mais ça me fait bien rire ... noir, tellement cela semble exagéré.
N'oublions pas non plus que tout cela est vieux de plus ou moins 2000 ans et que les principes et les tolérances n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui. Un père pouvait mettre son fils à mort pour traitrise, les gens devenaient esclaves du jour au lendemain, et évidemment, les rapport au sexe étaient différents de ceux d'aujourd'hui (les mariages, par exemple). Lorsque l'on regarde la folie des stars d'aujourd'hui (quel œil en auront nos descendants dans 2000 ans - si on est encore là), on se dit que les empereurs devaient eux aussi nager bien loin de la réalité du peuple.
Je ne cautionne rien, ce qui est décrit de Tibère - si c'est vrai - est répugnant. Je me demande seulement si nous aurions pensé cela en 30 avant J.-C.
Vitellius me fait penser au roi-soleil qui avait la réputation d'être un bon mangeur, non ?
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 3 Nov - 21:47

Astre*Solitaire a écrit:

Je ne cautionne rien, ce qui est décrit de Tibère - si c'est vrai - est répugnant. Je me demande seulement si nous aurions pensé cela en 30 avant J.-C.
Suétone, en tout cas, semble lui reprocher ces débauches mais toutefois sans les condamner. Notre époque, aujourd'hui, condamne et punit la pédophilie. Mais il est probable qu'au temps des Romains, elle était juste considérée comme simple débauche... c'est vrai que dans une société qui avait l'habitude de s'amuser du spectacle de mecs s'étripant dans une arène, il n'y avait pas de quoi être choqué par un Empereur se faisant sucer le dard par des petits enfants...

Tibère est donc présenté comme un empereur débauché mais, à d'autres moments, Suétone reconnait en lui des qualités exceptionnelles qui font un excellent chef d'Etat. Voici ce qu'il écrit sur la politique de Tibère qu'il semble louer :

Suétone a écrit:
... il prit soin avant tout de garantir la tranquillité publique contre les vols, les brigandages et les menaces d'émeutes. Il multiplia les postes de soldats distribués dans toute l'Italie. A Rome, il fit construire une caserne pour les soldats des cohortes prétoriennes, jusque-là sans résidence fixe et dispersés chez des hôtes. S'il réprima très sévèrement les désordres populaires qui avaient pu se produire, il fit aussi tout le possible pour les prévenir.

Citation :
Vitellius me fait penser au roi-soleil qui avait la réputation d'être un bon mangeur, non ?
C'était un empereur bon vivant, un peu goinfre mais bien sympathique. La fin de son règne n'est toutefois pas très glorieux... il y eut une révolte contre lui et le peuple s'occupa personnellement de son sort...

... on déchira ses vêtements, puis on le traîna, demi-nu, au forum, en l'accablant par dérision, sur tout le parcours de la Voie Sacrée, de mauvais traitements et d'outrages : on lui ramena la tête en arrière, en la tirant par les cheveux, comme on le fait pour les criminels, et même, avec la pointe d'un glaive, on lui tint le menton soulevé pour qu'il fit voir son visage et ne pût baisser la tête ; certains lui jetaient des immondices et de la boue, d'autres hurlaient les noms d'incendiaire et de goinfre, une partie de la populace lui reprochait même les défauts de son corps. Enfin, près des Gémonies, il fut déchiqueté à tout petits coups, puis achevé, et de là traîné dans le Tibre avec un croc.

(Suétone, Vie des Douze Césars, Vitellius, XVII)
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 6 Nov - 18:04

Les circonstances de la mort de Toutankhamon enfin élucidées ? Suspect 

Une équipe de chercheurs britanniques lève le voile sur une partie du mystère entourant la mort de Toutankhamon dont la momie a donné lieu à de nombreuses légendes. Selon leurs travaux, le jeune roi d’Egypte Antique se serait fait percuter par un char puis aurait brulé post-mortem dans son sarcophage suite à une momification complètement ratée.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/toutankhamon/le-mystere-de-la-mort-de-toutankhamon-enfin-resolu_art31263.html

Citation :
Toutankhamon aurait été percuté par un char. L'accident lui aurait alors brisé les côtes, le bassin et écrasé plusieurs de ses organes internes. Le corps de Toutankhamon aurait été récupéré après l'accident avant d'être momifié et enterré. Cette hypothèse est appuyée par l’absence du cœur dans le tombeau, un fait inhabituel chez les rois momifiés, et par plusieurs simulations virtuelles effectuées par des spécialistes du crash-test.

Autre bizarrerie : l’aspect carbonisé de la momie.

Les chercheurs affirment que la calcination du corps serait liée à des problèmes de momification et se serait produite peu après que le sarcophage ait été scellé. La réaction aurait été déclenchée par la mise en contact du lin, du mélange d’huile d’embaumement et de l’oxygène. Selon les scientifiques, le corps a littéralement "cuit" à une température de plus de 200 degrés Celsius. "La carbonisation et la possibilité d'une momification ratée ayant conduit à une combustion spontanée du corps peu après l'enterrement, sont totalement inattendues - une sorte de révélation", a témoigné pour The Independent le docteur Chris Naunton égyptologue qui a mené les recherches.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 6 Nov - 22:03

Intéressant ça. C'est toujours assez étonnant de voir des chercheurs essayer de résoudre ces énigmes antiques. De nos jours où tout doit aller vite, cela paraît presque anachronique ...

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 7 Nov - 16:54

j'avais déjà entendu parler de la théorie de la mort par char dans un reportage a la tv il y'a quelques mois. Par contre ils ne disaient rien sur la combustion...
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MessageSujet: ANTIQUITE   Lun 25 Nov - 7:41


Le corbeau bavard :

On raconte qu'un jeune cordonnier romain vit un jour tomber à ses pieds, du haut du temple de Castor et Pollux, un corbeau. Message des dieux ? Le cordonnier ramassa l'oiseau transi et l'éleva avec soin. Il lui apprit à parler : "Gloire à Tibère, gloire à Germanicus le Juste !", allait-il répéter au Forum.

Un confrère, jaloux de tant de notoriété, tua l'illustre volatile. La foule en colère se vengea et le lyncha à son tour.

Le corbeau fut l'objet de funérailles grandioses. Les consuls lui firent même dresser un tombeau sur la voie Appienne.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 26 Nov - 21:12

Attention avec Suétone ! Ses portraits des Césars sont largement sujets à caution. Suétone a dépeint les premiers Césars, ceux de la dynastie Julio-Claudienne, issue de Jules César, à savoir : Auguste, Tibère, Caligula et Néron, puis la dynastie Flavienne avec Vespasien, Titus et Domitien.
Suétone, pour sa part, écrivait sous la glorieuse dynastie des Antonins qui donna à Rome les empereurs de l'âge d'or, principalement Trajan et Hadrien. Et c'est là que le bât blesse... Il est aujourd'hui admis que Suétone a délibérément noirci ses portraits pour mieux "descendre" les dynasties précédentes et, par conséquent, mieux glorifier celle qui régnait quand il écrivait... De plus, Suétone était chevalier, c'est à dire de l'ordre équestre (en opposition à l'ordre sénatorial) et il a donc tendance dans ses portraits à juger les empereurs selon leur attitude envers l'ordre équestre. D'ailleurs, Hadrien, qui lui avait ouvert les archives impériales, le fît mettre dehors avec pertes et fracas, écoeuré par ses excès et son hypocrisie.

Contrairement à ce qu'a écrit Suétone, Tibère n'est pas mort étouffé par un coussin tenu par Macron sur ordre de Caligula. Et si Tibère eût peut-être une vie privée discutable, son règne fût efficace : guerrier et général remarquable, administrateur compétent, il laissa également les caisses de l'Empire plus que pleines à sa mort. Malheureusement, il était froid, glacial même, secret et taciturne et à couteaux tirés avec le Sénat, ce qui suffît à le faire noircir et dénigrer par les générations suivantes. Il commît également l'erreur de s'appuyer sur Séjan, préfet du prétoire qu'il combla d'honneurs et de pouvoirs, faisant de cet arriviste ambitieux et sans scrupules le véritable maître de Rome (à cette époque, Tibère s'était retiré sur l'île de Capri). Séjan devînt l'amant de Livilla, femme de Castor, fils de Tibère. Les deux amants empoisonnèrent alors Castor pour avoir le champ libre. Tibère l'appris par sa cousine Antonia et la nouvelle le laissa effondré. L'homme en qui il avait toute confiance avait empoisonné son fils avec la complicité de sa maîtresse, épouse du défunt prince... Tibère ordonna une purge effroyable et des torrents de sang coulèrent à Rome. Séjan fût massacré, ses enfants exécutés, sa femme se suicida et tous ses partisans furent exterminés. Traumatisé, touché au coeur et détruit psychologiquement, Tibère s'enferma alors à Capri dans une effroyable solitude et amertume.

Auparavant, Tibère avait dû affronter l'affaire Germanicus. Ce dernier était un général charismatique et triomphant, jeune, plein d'allant et de fougue, adoré des foules, de même que sa femme (mère du futur Caligula). Germanicus, parti en Orient, n'y connût que des succès. Les romains l'adoraient, voyaient en lui le futur empereur. Arrivé en Syrie, il entra en conflit avec le gouverneur Calpurnius Piso et sa femme. Peu de temps après, Germanicus mourût brutalement. La nouvelle fût un choc, des rumeurs d'empoisonnement circulèrent et les foules se déchaînèrent contre Tibère, l'accusant d'avoir fait empoisonner le trop populaire général. Calpurnius Piso fût accusé et jugé mais préféra se suicider et sa femme fût acquittée, à l'indignation générale. Pour tout le monde, l'empereur avait ordonné la mort de Germanicus et aujourd'hui encore, l'affaire divise les historiens. Calpurnius Piso et sa femme haïssaient Germanicus et son épouse et, fidèles serviteurs de Tibère, peut-être ont-ils "fait du zèle", se débarassant du général en pensant que l'empereur les couvrirait ? Ou ont-ils agi sur ordre de l'empereur, Piso ensuite poussé au suicide pour éviter de faire éclater la vérité et sa femme acquittée en paiement de son silence ? On ne sait.

Tibère fût un empereur efficace mais il ne pût jamais se relever de ces deux affaires. De plus, il n'avait pas le "feeling", trop froid, réfrigérant même, maussade, silencieux et taciturne, solitaire et dépressif. Un empereur secret, renfermé sur lui-même et qui avait perdu toutes ses illusions. Un jour, les sénateurs proposèrent de débaptiser Novembre, son mois de naissance, pour le rebaptiser en son nom, comme Juillet pour Julius César et Août pour Auguste. Il leur demanda alors en ricanant :
"Et comment ferez-vous si jamais il y a plus de douze Césars ?"
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 27 Nov - 0:09

Pline le Jeune


Pline le Jeune (62-113), écrivain latin, neveu et fils adoptif de Pline l’Ancien, dont les lettres contiennent une description très intéressante de la vie au Ier siècle apr. J.-C.
Il reste une référence en la matière, et un maître du récit, comme le montre sa description de l'éruption du Vésuve. Ses lettres sont une source historique très importante sur la vie romaine sous le règne des Antonins.

Né à Novum Comum (de nos jours Côme, en Italie), Pline le Jeune, de son vrai nom Publius Caecilius Secundus, est issu d’une riche famille de notables. Son père, un des magistrats qui gouvernent la ville, meurt bientôt : l’enfant est d’abord placé sous la tutelle de Verginius Rufus, avant d’être adopté, entre 76 et 79, par Pline l’Ancien, le frère de sa mère, qui lui donne son nom et exerce une grande influence sur sa formation spirituelle. Il suit à Rome les cours de Musonius Rufus, de Nicétès Sacerdos, qui lui enseigne la déclamation asiatique, et du rhéteur Quintilien. Admirateur de Cicéron et Démosthène, il se distingue très tôt par ses talents d’orateur et d’avocat en plaidant surtout dans des affaires de droit privé, dont il fait par la suite sa spécialité. Ses plaidoyers, revus et publiés après 96, ne nous sont pas parvenus.

Pline le Jeune exerce ensuite diverses magistratures : il est successivement questeur (91-92), tribun de la plèbe (93-94), préteur (95-96), préfet du trésor public militaire (96-98 ), préfet du trésor (98-100 ), puis devient consul en 100, année où il compose le Panégyrique de Trajan. Curateur du Tibre (100-101), puis augure, il est nommé vers l’an 111 gouverneur de la Bithynie, province où il demeure pendant environ deux ans. On ne sait pas s’il y est mort, ou s’il a fini ses jours peu après, à Rome. Il s’est marié trois fois sans avoir d’enfant. Homme bon, riche et généreux, il possédait de nombreuses villas, près d’Ostie, en Toscane et près de Côme.

Selon l’usage, il était fait obligation aux consuls de prononcer à leur entrée en charge un discours de remerciement à l’empereur. Pline le Jeune, comme beaucoup d’autres, prononce donc le sien en l’honneur de Trajan, en son nom et en celui de son collègue au consulat, le 1er septembre 100, le remanie ensuite en l’amplifiant et le publie l’année suivante. Édité au ive siècle parmi d’autres panégyriques, celui-ci prend le titre de Panégyrique de Trajan. Son principal intérêt réside dans son contenu historique et politique. Il contient des informations précieuses sur les premières années de règne de l’empereur. Sur le plan littéraire, l’œuvre inaugure un genre qui a fleuri aux IIIe et IVe siècles.

Pline le Jeune compose et publie également neuf livres de Lettres, auxquels il faut ajouter un dixième livre consacré à sa correspondance officielle avec l’empereur Trajan, en tant que gouverneur de Bithynie. Les lettres privées, dont la plupart sont probablement écrites ou révisées en vue de leur publication, ne sont pas datées et ne demandent pas de réponse. Elles livrent une description très intéressante de la vie de l’écrivain, mais aussi de la société dans laquelle il évolue. Pline le Jeune y apparaît lui-même comme un philanthrope attaché à ses travaux littéraires et à l’entretien de ses propriétés. Parmi les lettres les plus intéressantes figurent celles qu’il a écrites à son ami Tacite, à propos de l’éruption du Vésuve, et celles envoyées à Trajan, relatives notamment aux persécutions contre les chrétiens. Pline le Jeune décrit également la méthode de travail de Pline l’Ancien, rapporte ses ultimes efforts et sa mort.
De sa place de sénateur, Pline devient le principal porteur d’une idéologie politique propre à certains sénateurs. En effet, il souhaitait la conciliation permanente entre la Curie et l’Empereur, avec pour but premier de légitimer la politique de celui-ci, mais également avec celui de le rapprocher au plus près des intérêts de la majorité sénatoriale. Il devint ainsi, dès la mort de Domitien et pendant les règnes de Nerva et Trajan, l’un des idéologues et partisans les plus actifs du pouvoir impérial.

Après quelques années de dignités sénatoriales successives, Pline le Jeune devient en l’année 111 administrateur de la province du Pont-Bithynie comme légat extraordinaire de l’empereur et sous les titres officiels de proconsul et de legatus. Cette période est marquée par une importante correspondance entre Pline et Trajan. Cette Correspondance avec l’empereur est une précieuse source de renseignements sur l’administration romaine de cette époque. Il doit avoir occupé son poste jusqu’à sa mort, qui ne nous est connue que par l’arrêt à cette époque de sa correspondance, abondante jusque là.
Il vécut ainsi sous les règnes de cinq empereurs successifs : Vespasien, Titus, Domitien, Nerva et Trajan.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 27 Nov - 16:03

Pline le Jeune reste effectivement une formidable source de renseignements et une mine d'informations sur la vie quotidienne (celle d'un homme de haut rang s'entend...) de l'âge d'or de l'Empire.
Sa correspondance avec Trajan à propos des chrétiens présents dans sa province illustre bien l'embarras de l'empereur et des autorités impériales face à cette "secte" dont on parlait de plus en plus et qu'on connaissait si peu. La réponse de l'empereur est assez floue, entre la chèvre et le chou. En gros, il ne faut pas persécuter les chrétiens sans raisons valables et sans preuves, mais il convient de garder un oeil sur eux. Hadrien et Antonin le Pieux, ses brillants successeurs, agiront de même et c'est le "bon" Marc Aurèle, le "philosophe couronné" qui passera à la vitesse supérieure avec les persécutions de Lyon, dans l'amphithéâtre de la Croix Rousse (où sera persécutée une certaine Blandine, qui deviendra Sainte Blandine : Les lions se détourneront d'elle et elle sera alors jetée aux taureaux sauvages, enfermée dans un filet. Toujours vivante, elle sera finalement égorgée sur la rive du Rhône).
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 1 Déc - 10:20

LE CRÉPUSCULE DES CELTES

Les Celtes et leurs racines millénaires : les dernières découvertes archéologiques nous font découvrir leur extrême finesse et créativité, leur technologie avancée, leurs connaissances scientifiques, etc., loin de l'image du barbare inculte laissée par les Romains.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 2 Déc - 19:35


Trajan


Trajan naît en 53 ap. J.-C. à Italica en Espagne et meurt en 117 à Sélinonte en Sicile. Il marquera d'une manière grandiose l'histoire de l'Empire romain.


Trajan naît dans une famille de soldats qui s'était établie en Espagne lors de la deuxième guerre punique. Son père, Marcus Ulpius Traianus était le premier consul de la famille.
Trajan est tribun militaire en Syrie pendant dix ans, puis il devient questeur vers 78, ce qui lui donne accès au Sénat. Vers 84, il devient préteur.
Il entame alors une carrière militaire : le commandement de la VIIe légion lui est confié entre 86 et 89 pour aller mater le soulèvement d'Antonius Saturninus en Germanie supérieure. Il s'y révèle efficace et loyal à l'égard de Domitien, ce qui lui vaut d'être nommé consul en 91. On n'hésite pas à lui confier de plus en plus de responsabilités : en 97, il obtient le commandement des trois légions qui forment l'armée de la Germanie inférieure.

Le successeur de Domitien à la tête de l'empire, Nerva, était un homme assez âgé, dont le principal mérite était de ne pas avoir d'enfants, les investitures héréditaires chez les Flaviens ayant laissé de mauvais souvenirs. Les prétoriens pensaient ainsi pouvoir aisément le manipuler. Ils l'avaient donc placé là « en transition », mais Nerva prit tout le monde de court en adoptant Trajan le 28 octobre 97 et en le désignant comme césar (successeur).
En 98, Trajan occupe le trône en remplacement de Nerva. Il y monte sans problème car il plaît au peuple pour sa simplicité et son attention envers le Sénat.

À la mort de Nerva début 98, Trajan donne la Germanie supérieure à Lucius Iulius Ursus Servianus et lui succède. C'est le premier empereur non-romain. Son règne commence bien : il rompt avec la violence de Domitien et maintient une politique proche du Sénat, ce qui lui assure rapidement une certaine popularité. Des années 97 à 101, il choisit plutôt une politique pacifique et s'occupe surtout d'affaires civiles. Vu qu'il a été choisi, car adopté et non imposé par l'hérédité, il met l'accent sur la nature constitutionnelle de son pouvoir. Le Sénat va jusqu'à lui accorder le titre d'optimus princeps (littéralement, « le meilleur empereur »). Il précise la position ordinaire des autorités romaines face aux chrétiens, consistant à les poursuivre et condamner si ceux-ci troublent l'ordre public ( rappel : le refus des chrétiens de sacrifier aux dieux romains et notamment au culte impérial consistue une entrave à l'ordre public).
À son avènement, Trajan ne se précipite pas à Rome. Il reste sur le Rhin et préfère s'assurer la fidélité des armées. Son adventus, réception triomphale en l'honneur du nouvel empereur, a lieu vers l'été 105.

L'empereur développe la romanisation de l'Empire. Les vétérans, anciens soldats, sont incités à la création d'une colonie.
Le statut de cité évolue. Les promotions municipales permettent de faire évoluer leur statut juridique. Ainsi, une cité pérégrine peut devenir un municipe de droit latin, avec la progression de son urbanisme. Puis en une dizaine d'années, devenir municipe de droit romain. Le nombre de citoyens romains augmente donc.


Pendant la première guerre contre les Daces (101-102), Trajan engage douze légions, presque la moitié de l'armée. Ainsi, l'empereur réunit aussi les corps auxiliaires, la cohorte prétorienne, ainsi qu'une flotte fluviale chargée de tenir le Danube. Les Romains occupent le pays après deux ans de durs combats. Les Daces doivent fournir des soldats, des machines de guerre et raser leurs fortifications. Trajan reçoit ainsi le titre Dacicus Maximus. Mais Décébale, roi des Daces, ne respecte pas les conditions.
Trajan fortifie la frontière Nord au niveau du Danube. La peuplade des Iazyges se juge encerclée par ces fortifications et s'allie à Décébale. De 105 à 107, la seconde guerre contre les Daces a lieu. C'est lors de cette guerre que s'illustra son général favori le Maure Lusius Quietus que Trajan souhaitait avoir pour successeur. Décébale fuit en Transylvanie. En 106, les Daces sont vaincus, Décébale se suicide et la Dacie devient province impériale.
La colonne Trajane nous montre 155 épisodes de la guerre contre les Daces. C'est un monument précieux qui nous fournit de nombreuses informations sur les uniformes et les armes de guerre.

Une partie de territoire entre la Palestine et le sud-est de l'Égypte n'est pas contrôlée par Rome, mais par un peuple arabe, les Nabatéens. Cornelius Palma, légat de Syrie, dirige la campagne contre le royaume nabatéen de 105 à 106. La province d'Arabie est créée. Une légion stationne dans la capitale : Bostra. Les frontières orientales sont renforcées.
Trajan veut égaler Alexandre le Grand et protéger la frontière de l'Euphrate trop vulnérable. En 109/110, le roi des Parthes meurt : son successeur Chosroès place sur le trône arménien Parthamasiris, qui n'a pas l'agrément des Romains. Considérant que c'est une violation du compromis établi avec Néron, Trajan entre en campagne contre les Parthes en octobre 113. Dès 114, l'Arménie est conquise et annexée officiellement et Parthamasiris s'enfuit. Trajan en profite pour resserrer les liens avec ses alliés du Caucase.

Les années qui suivent sont assez mal connues : on sait que Trajan fait des opérations en Mésopotamie en 114/115. En 116, il conquiert l'Assyrie et la Babylonie, et descend avec ses deux armées jusqu'au golfe Persique.
Mais les Parthes s'organisent, et ils soulèvent les peuples soumis à Rome, notamment les Juifs. La révolte gagne vite du terrain, l'Assyrie est rapidement perdue. Trajan tente alors de remettre la Babylonie à un souverain fantoche, Parthamaspatès, mais cela dissimule mal l'échec de l'annexion qu'il projetait. En 117, la révolte se généralise : l'Orient est en feu. Trajan revient vers l'Occident, laissant à son légat le soin de ramener l'armée.

Trajan meurt d'apoplexie, mais selon d'autres sources, on pense qu'il est mort d'épuisement au retour d'une expédition militaire d'orient en 117. Il meurt à Selinus (actuelle Seliki) en Cilicie (Turquie actuelle) le 18  août   117.
Hadrien, son fils adoptif et neveu par alliance lui succède.
A la mort de Trajan l'Empire est à son apogée et connait sa plus grande expansion territoriale, il est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands empereurs de l'histoire de Rome, et pour ma part mon préféré.



Trajan est connu pour ses qualités militaires mais c’est aussi un grand bâtisseur. Aujourd’hui, sont connus de lui plusieurs monuments et constructions :


Le Forum de Trajan


L’un des monuments les plus célèbre de Trajan est le forum ; il n'en reste aujourd’hui que des vestiges. Construit sur la colline de Quirinal, il est composé  d’une basilique,  de deux bibliothèques dont l'une comporte des ouvrages latins, l'autre des ouvrages grecs. Le Forum de Trajan a une taille imposante : environ 300 mètres de long et 185 mètres de large.
Trajan a également construit le temple du divin Nerva à la mémoire de son père adoptif.




La colonne Trajane


La colonne Trajane se situe à Rome, elle mesure 29 mètres de haut et 2m50 de diamètre. Elle possède 18 tambours  en marbre blanc en forme de cylindre. Les reliefs qui y sont sculptés racontent  les exploits de l’empereur en Dacie lors d’une conquête.  

Sur la colonne, on peut remarquer le savoir-faire des armées romaines : on les voit se battre, mais également construire des camps en bois, en pierre, et en brique, passer le Danube  sur  des bateaux, et abattre des forêts. Trajan et sa femme sont enterrés au pied de la colonne, dans le piédestal formant une chambre sépulcrale.

A l’intérieur, un escalier de 185 marches mène au sommet de la colonne. Il y avait autrefois une statue de Trajan au sommet de la colonne mais, en 1588, la statue fut remplacée par celle de Saint-Pierre.

L’inscription gravée suivante peut être lue sur la base de la colonne :

« SENATUS POPLUSQUE ROMANUS IMP CAESARI DIVI NERVAE F NERVAE TRAIANO AVG GERM DACICOPONTIF  MAXIMO TRIB POT XVII IMP VI COS VI P P ADDECLARAENDVM QVANTAE ALTITVDINIS MONS ET LOCUS TANT […]  IBUS SIT EGESTUS »

Traduction : Le Sénat et le peuple romain [ont élevé ce monument] à l’ Empereur César Nerva Trajan Auguste, fils du divin Nerva, vainqueur des Germains et des Daces, [déclaré] Grand Pontife par la puissance tribunitienne pour la dix septième fois, [acclamé] empereur et désigné consul pour la sixième et Père de la Patrie, afin d’indiquer à quelle hauteur se trouvaient la colline et le lieu qui ont été creusés par de si grands travaux.




Les thermes de Trajan


Les thermes de Trajan furent construits sur la Maison Dorée de Néron (en latin Domus aurea), pour effacer le malheur qu'il avait fait subir aux habitants durant son règne. Ces thermes sont situés près du forum et du Colisée. Maintenant il n’en reste plus que des ruines isolées sur le parc de la ville de Rome.
La construction des thermes a en fait enterré cette partie de la Domus Aurea, c'est ce qui a permis d'en dégager certains éléments à l'époque récente.
Les Thermes s'étendaient sur l'actuel Parc des Thermes. Ils ont été réalisés par l'Architecte Appollodore de Damas. Outre les bains ils comprenaient des espaces réservés pour les exercices physiques, les activités culturelles (il y avait deux bibliothèques) et les loisirs.


Trajan creuse un nouveau bassin dans le port d’Ostie, celui de Claude étant trop petit. Il dédouble aussi le bras du Tibre pour limiter les inondations et faciliter le transport maritime entre Rome et Ostie.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 17:44

Il ne faut pas oublier que Trajan, avant tout militaire, fût aussi un administrateur remarquable. Il mît en place les Alimentaria, système qui perdura après lui : un fond fixe de prêt aux propriétaires terriens, sorte de Crédit Agricole avant la lettre, et ceux qui y souscrivaient devaient verser les interêts à une caisse d'assistance qui les reversait sous forme de pensions alimentaires aux enfants des familles dans le besoin. L'empereur encourageait ainsi les agriculteurs à accéder à la propriété et les incitaient à faire des enfants, l'état assurant de subvenir à leurs besoins. Quand-même costaud pour l'époque...

Sur un plan plus personnel, Trajan n'était guère beau et avait un faible prononcé pour le bon vin et les beaux garçons. Ce qui ne l'empêchait pas d'être marié à la très respectable Plotine. L'impératrice était très respectée et aimée par le peuple, pour sa dignité, sa simplicité et sa bonté. Elle se lia d'une forte affection, en tout bien tout honneur avec Hadrien, neveu, puis fils adoptif de l'empereur et nul doute qu'elle influa beaucoup sur son mari pour placer Hadrien comme héritier. Devenu empereur, ce dernier gardera toujours une grande tendresse pour Plotine, l'entourant d'égards et de respect.

Enfin, Trajan eût la sagesse de respecter le Sénat, de l'associer à ses décisions (même si c'était bien lui qui décidait au final) et on ne s'étonnera pas que l'assemblée le proclame "Optimus Princeps", le meilleur des empereurs. Il en sera tout autrement avec Hadrien, tout aussi remarquable mais moins consensuel et qui écartera le Sénat, le cantonant dans un rôle de chambre d'enregistrement.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 17:55

Merci pour ces articles sur Trajan, que je connaissais très mal...

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 18:35

Il est considéré, avec son successeur Hadrien puis Antonin le Pieux, comme l'empereur de l'âge d'or. Hadrien fût son opposé complémentaire : bien que remarquable guerrier, il stoppa les opérations militaires en cours et fît entrer l'Empire dans une période défensive, fortifiant puissament les frontières. Il avait compris que l'Empire ne pourraît s'étendre indéfiniment et il préféra s'occuper de ce qui était déjà en place. Il fût surtout administrateur et législateur, renforçant considérablement le poids de l'état, mettant en place quantité de lois, édits et règlements pour mieux asseoir l'autorité impériale et en assurer un meilleur fonctionnement.
Par contre, il rejeta le consensus avec le Sénat (dont il n'attendait plus rien) et s'entoura de juristes et hommes de loi compétents recrutés dans l'ordre équestre. Artiste, poète et féru d'architecture, on lui doit le superbe Panthéon et le temple de Rome et Vénus, entre autres. Fou de voyage, il visita intégralement l'Empire en quatre "tournées" qui lui prirent 16 ans sur les 20 de son règne ! Comme son prédécesseur, il préférait les hommes et sa longue relation avec le bel Antinöus est restée célèbre. Il était marié à Sabina, mais ses relations avec l'impératrice étaient exécrables.
Le Sénat ne lui pardonna pas de l'avoir écarté et, à sa mort, lui refusa la déification. Il faudra six mois de négociations avec son successeur pour l'obtenir enfin.
Antonin le Pieux fût l'empereur "paternel" par excellence : bel homme, doux et d'humeur égale, parvenu au pouvoir à 51 ans, il était énormément aimé et respecté. Militairement, son règne n'eût rien de remarquable, ni en bien ni en mal. Intérieurement, ce fût la paix et l'abondance avec un souverain tranquille, doux et intelligent. Pourtant, Antonin n'avait pas le génie réformateur ou l'audace de ses deux prédécesseurs et certains se demandent ce qu'aurait donné son règne en temps de crise... Mais il ne faut pas chipoter : il sût faire fructifier cet empire qu'il avait reçu et fût très aimé, sa mort ne laissant que des regrets. A tel point que la dynastie prît son nom, dynastie Antonine, en son honneur.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Mar 3 Déc - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 18:42



Vercingétorix

Général, homme d'Etat gaulois. Jeune, éloquent, hardi, il fut proclamé, en 52 av. JC, chef des peuples gaulois coalisés contre César et ses légions.

Il défendit avec succès Gergovie mais, cerné dans Alésia, qu'une armée de secours ne put débloquer faute d'être arrivée à temps, il se livra à son vainqueur.

Conduit à Rome, il orna le triomphe de César et fut étranglé dans sa cellule en 46.

Et si Vercingétorix avait résisté à César ? Et si la révolte des Gaulois avait porté ses fruits ? Vercingétorix aurait-il pu devenir Empereur des Gaules ? La Gaule serait-elle devenue la rivale de Rome ?

Parlerions-nous aujourd'hui une langue celtique ?
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 18:51

Vercingétorix faillît réussir, mais commît une connerie monumentale : alors que César et ses légions abandonnaient la Gaule pour rejoindre l'Italie, plutôt que de les laisser partir, il se lança à leur poursuite pour les harceler. Les légions se disposèrent en "tortue", bouclier contre bouclier, formant un carré hérissé de lances et la charge gauloise tourna au désastre. Les gaulois, poursuivis par les romains, se replièrent en désordre sur Alésia. On connaît la suite...
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