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 ANTIQUITE

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Gorak

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Sam 30 Sep - 15:16

La cité perdue d'Alexandre le Grand retrouvée dans le Kurdistan irakien ?...



Cette cité se situerait à proximité du lac Dukan dans le nord-est de l'Irak.

Grâce aux images d'un satellite espion américain des années 1960, des archéologues du British Museum sont parvenus à découvrir une cité antique enfouie sous le sable depuis plus de 2000 ans. La cité de Qalatga Darband, fondée en 331 avant Jésus-Christ, se situe dans le Kurdistan irakien, dans la province de Sulaymaniyah.

Qalatga Darband aurait été fondée par Alexandre le Grand, roi de Macédoine et l'un des personnages les plus célèbres de l'Antiquité, selon l'équipe d'archéologues irakiens et britanniques dirigée par des experts du British Museum. Elle aurait été construite sur la route prise par le conquérant en 331 av.J-C qui poursuivait le roi de perse, Darius III.

«C'est un peu tôt pour s'avancer, mais nous pensons que la ville, située sur une route qui conduit de l'Irak à l'Iran, était en pleine effervescence. Avec sans doute des marchands de vin qui le vendaient aux soldats qui traversaient la région», a déclaré au Times John MacGinnis, archéologue au British Museum.
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cdang

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 5 Oct - 9:30

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Gorak

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 21 Nov - 21:00

La dictature de Sylla


Sylla était revenu d'Asie, après ses victoires sur Mithridate, résolu à poursuivre de sa vengeance tous les partisans de son rival Marius. Il écrasa, près de la porte Colline, une armée de 60 000 Italiens. A Rome, tous les chefs du parti populaire, 7000 prisonniers furent froidement égorgés dans le cirque, 13 généraux du parti de Marius furent mis à mort, 1000 chevaliers furent inscrits sur des listes de proscription, et plus de 5000 citoyens furent dépouillés de leurs biens.
Alors, Sylla se fit proclamer dictateur perpétuel par le Sénat et entreprit une véritable révolution aristocratique.
Il voulait un retour à l'ancienne constitution et le triomphe de l'aristocratie sur tout ce qui pouvait lui porter ombrage. Puis, après avpor versé des torrents de sang et commis les plus odieuses spoliations, alors qu'il était maître souverain de Rome, Sylla se dégoûta du pouvoir ; il abdiqua la dictature et se retira dans sa villa de Cumes. C'est là-bas qu'il mourut au bout de deux ans.
Ses restes furent rapportés à Rome et inhumés au Champ-de-Mars, honneur qui n'avait été décerné à aucun citoyen romain depuis le temps des rois. On plaça sur son tombeau l'épitaphe qu'il avait lui-même composée : "Aucun homme n'a fait plus de bien à ses amis et plus de mal à ses ennemis."

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 21 Nov - 21:31

Sylla a été pas mal noirci par la postérité. Il est vrai que ce n'était pas un tendre, loin de là, mais l'époque ne l'était pas en cette fin de République agonisante. Il a remis énormément d'ordre dans tout ça, sans trop regarder à la casse il est vrai. Il mît en place des réformes nécessaires, réglementa sévèrement l'administration et la "carrière des honneurs" en imposant un âge minimum pour chaque poste, récompensa ses hommes par l'attribution de terres, promulgua des lois contre l'accaparement des denrées par les profiteurs et affranchît 10 000 esclaves (pas par esprit de charité mais bien dans l'idée de renforcer sa clientèle...). Bref, après tant de sanglants désordres et tant de troubles, il purgea tout ça pour utiliser une image médicale. Certes, ce fût dans la violence parfois mais les romains l'acceptèrent, trop désireux de voir rétablir l'ordre, la paix civile et la sécurité.

Attention également à ces termes de "Dictature" et "Dictateur" qui, à l'époque, n'avaient pas le sens que nous leur donnons aujourd'hui. En droit romain, la Dictature était une situation exceptionnelle, limitée dans le temps où un homme recevait les pleins pouvoirs le temps de régler une crise majeure. Sylla fût d'ailleurs honnête : une fois qu'il estima sa tâche accomplie et une situation politique "normale" restaurée, il se retira comme il l'avait prévu pour laisser place aux nouveaux Consuls qui venaient d'être nommés. A sa mort, Rome lui fît des funérailles grandioses.

Il n'en reste pas moins qu'il fût l'un des premiers à avoir les pleins pouvoirs, à quasiment tous les niveaux et que cela allait donner des idées à d'autres. Pompée et César ne sont pas loin...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 22 Nov - 1:11

Mais loin de moi d'utiliser le terme de "dictature" dans le sens qu'on lui prête aujourd'hui. Seulement la dictature de Sylla lui fut donnée à vie, alors que normalement elle était accordée pour six mois. Sylla n'était pas un tendre mais il faut dire aussi que ses ennemis ne lui faisaient pas de quartier non plus.

De toute façon, la République romaine n'avait rien de démocratique. C'était plutôt un Etat oligarchique où des clans se faisaient la guerre. Un peu comme les mafias ou les gangs.

Effectivement, le peuple, lui, tant qu'on assurait sa sécurité, qu'il avait à bouffer et que l'ordre était préservé dans les rues, il se foutait bien de ce qui pouvait se passer entre les murs du Sénat.

Dans d'autres puissances du bassin méditerranéen, la situation politique était souvent bien pire. Dans la Carthage punique, la grande rivale de Rome, la famille des Barcides, à laquelle appartenait Hasdrubal et son fils Hannibal, avait pas mal d'ennemis...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 22 Nov - 10:32

C'est vrai, la Dictature n'était prévue que pour six mois et rarement accordée. Et il est vrai que Sylla l'obtînt sans limitation de temps. Mais la situation était anarchique, l'état se délitait, c'était la guerre civile, des bandes armées rôdaient dans les rues, dans les campagnes où fermes et propriétés étaient pillées, incendiées... A Rome, on s'égorgeait dans les rues, le ravitaillement n'était plus assuré... Ce fût un peu "aux grands maux les grands remèdes".
Certes, ce ne fût pas beau à voir, avec un cortège de vendettas, de règlements de comptes, de délations et d'exécutions. Les proscrits qui n'avaient pas eu le temps de fuir furent massacrés, délaissant des biens qui ne furent pas perdus pour tout le monde...
Mais au final, ce fût le retour à l'ordre, à la sécurité, à un système politique normal et comme tu l'as dit, le citoyen romain de base ne demandait pas autre chose. Et Sylla, que l'on pressait de rester eût l'honnêteté de se retirer une fois la situation normalisée.

Après, les conséquences de cet épisode furent énormes : tout cela avait démontré que la République était à bout de souffle, que les institutions prévues pour une ville entourée de quelques territoires n'étaient plus adaptées à ce qui s'annonçait comme un empire. La situation avait surtout montré qu'un homme fort et décidé pouvait s'octroyer les pleins pouvoirs... Sylla avait eu l'honnêteté de se retirer, d'autres qui suivront n'auront pas le même sens de l'état...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 14 Déc - 18:59

Makeda, reine de Saba


Vers l'an 1000 av. JC, un royaume fertile et prospère s'étendait sur les hauts-plateaux de l'actuelle Ethiopie. Sa capitale était la ville d'Aksoum. Son peuple : les Sabéens, qui lui apportèrent leur langue et leur écriture dont dérivent le guèze et l'amharique, toujours parlées en Ethiopie. Et sur ce pays régnait une femme. Makeda. Celle que l'on connait sous le nom de Reine de Saba. C'est elle qui fit venir le roi Salomon et l'épousant fonda la dynastie des Négus d'Ethiopie.

Selon la légende du Kebra Negast - la Gloire des Rois - rédigée au XIVe siècle, Makeda se rendit à Jérusalem, attirée par la sagesse de Salomon, roi d'Israël. Elle en aurait eu un fils, Ménélik, qui serait ainsi l'ancêtre de la dynastie qui a régné sur l'Ethiopie, depuis l'an 1000 av. JC jusqu'à une période récente.

La Bible évoque également la reine Makéda et raconte que celle-ci, impressionnée par le luxe dont Salomon était entourée, se vit offrir de nombreux présents avant de repartir.

Telles sont les images de la reine de Saba que les livres nous ont transmises. Quant à son fabuleux royaume, hélas, il n'en reste plus grand chose aujourd'hui, enfoui sous les sables du désert ethiopien...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 14 Déc - 19:08

Il faut rester très prudent avec le royaume de Saba, j'y ai d'ailleurs consacré un sujet dans Civilisations mystérieuses.
Le mythe et la véracité historique se confondent ici et il est difficile d'y voir clair. Le royaume de Saba aurait pu également être l'Arabie Heureuse, l'actuel Yémen. Les éthiopiens se sont appropriés la reine mythique et prétendent que les Negus de la dynastie des Salomonides descendaient des amours du roi d'Israël et de la mystérieuse reine mais bon, faut gratter derrière...

Ce qui est sûr, c'est que comme pour Néfertiti et Cléopâtre, la légende a dévoré la femme, le mythe a éclipsé la souveraine. Présente dans la bible, le coran, les récits hébraïques mais aussi dans les rites maçonniques ou la religion copte, la belle reste sujette à toutes les interprétations.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 14 Déc - 19:17

Effectivement, hormis ce qu'en dit la Bible et d'anciens textes ethiopiens datant du Moyen Age, on en trouve pas d'autre traces. Ceci dit, les royaumes dirigés par des femmes n'étaient pas si rares dans l'Antiquité, comme tu l'as rappelé en citant Nefertiti ou Cléopatre.

Mais le théâtre, le cinéma, se sont emparés de ces figures et les ont mythifiées, projetant en elle nos propres fantasmes.

De même, les Sabéens, comme les Nabatéens, ne sont pas des peuples qui ont laissé des traces écrites dans l'histoire. Etaient-ils d'ailleurs un seul peuple ou un conglomérat de tribus, formant une sorte de confédération ? Cela expliquerait pourquoi on hésite à placer leur royaume soit en Ethiopie ou au Yemen. Probable qu'ils s'étaient établis de part et d'autre du détroit qui sépare ces deux contrées...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 14 Déc - 19:28

D'après pas mal d'historiens, le royaume de Saba aurait été à cheval entre l'actuel Yémen et l'actuelle Ethiopie. Après, je pencherais plus pour une sorte de fédération, d'union de plusieurs tribus ou peuples sous l'autorité d'un roi ou d'une reine. C'est ce qu'était d'ailleurs Israël au début avec les fameuses douze tribus. En ces temps reculés, il me semble que les états unifiés et centralisés étaient assez rares. Mais c'est vrai que là, on est dans l'incertitude la plus complète.
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