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 ANTIQUITE

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 8 Nov - 20:14

Je suis allé voir une corrida il y a trois ou quatre ans, pour comprendre, pour connaître, pour en faire l'expérience... J'ai pas tenu jusqu'à la fin. Au deuxième taureau, j'ai franchement commencé à me trouver mal - un dégoût, un rejet total pour la chose - et j'ai quitté "l'arène". Il y a des traditions qui ne sont tout simplement plus de notre temps et qu'il faut savoir faire évoluer parce qu'elles ne correspondent plus aux cultures qui les hébergent - cultures qui elles ne cessent d'évoluer. La corrida en fait partie.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 8 Nov - 21:52

Gorak a écrit:

C'est pour cela que je préfère la corrida portugaise où l'on ne met pas à mort l'animal à la fin.

C'est du pareil au même, dans la corrida portugaise, un cavalier plante des banderilles sur le dos du taureau. Quand l’animal, profondément blessé, est épuisé, huit hommes rentrent dans l'arène et l’immobilisent. Le dernier arrivé attrape la queue du taureau et la maintient fermement, en s’y accrochant. Le taureau sort vivant de l’arène, mais il est achevé par la suite en dehors de l'arène "en coulisse".

Donc il n'y a pas de différence, ça reste sanglant et une abomination. Les jeux du cirque moderne, oui...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 24 Nov - 18:20

Le bataillon sacré de Thèbes : mythe ou réalité ?

Le bataillon sacré de Thèbes est principalement évoqué par Platon et Xénophon : un corps d'élite de 300 guerriers dont la particularité serait d'être formé d'érastes et d'éromènes, d'aimants et d'aimés, c'est à dire en fait de 150 couples d'amants.
Créé par l'officier Gorgidas, le bataillon était logé à part des autres et son entretien était intégralement pris en charge par la ville de Thèbes. Pendant 30 ans, le bataillon sacré remporta quantité de victoires avant d'être finalement anéanti par Alexandre le Grand. Son père, Philippe de Macédoine, visitant le champ de bataille, se serait exclamé :"Maudits soient ceux qui soupçonnent ces hommes d'avoir pu faire ou subir quoi que ce soit de honteux". Sur son ordre, ils furent enterrés tous ensemble et un lion de pierre fût érigé en leur honneur.

Qu'en est-il vraiment ? Difficile à dire d'autant plus que le temps est passé par là... Comme pour Caligula, Messaline, Néron et tant d'autres, ce fameux bataillon a été plaisamment brocardé, transformé en groupe de partouzeurs s'adonnant à des orgies entre hommes entre deux batailles. Son fondateur, Gorgidas, ayant fait d'eux par la suite ses gardes personnels, il s'est vu transformé en obsédé lubrique se constituant une réserve de mignons...
Dans cette Grèce antique profondément misogyne où la femme n'est qu'une éternelle mineure soumise à un père, un époux ou un fils, une femme au foyer et rien de plus, l'existence d'un tel bataillon est fort possible. On peut cependant penser à des "frères d'armes", des compagnons de combat liés l'un à l'autre par un serment de loyauté ou de fidélité. De là à en faire un bataillon d'amants, il y a de la marge et plusieurs auteurs de l'époque ne mentionnent aucunement une telle particularité.

D'ailleurs, au cours de l'histoire, de nombreux autres bataillons et escadrons d'élite ont pris ce nom de "bataillon sacré" en hommage à la bravoure, la loyauté et la fidélité qui unissaient ces guerriers. A Carthage, en Grèce, en Russie, à Waterloo où le fameux "dernier carré" reçût ce nom. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un groupe de résistants grecs à l'occupant nazi dans les Cyclades fît de même.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 24 Nov - 18:41

Paris (Lutèce) au IVe siècle...


Le spectateur est supposé être placé sur la rive gauche de la Seine.

Au premier plan, on voit la statue de l'Empereur, retrouvée en 1735, et qui décorait très probablement le port de la rive gauche dont on a mis au jour des fondations datant de la même époque et au même lieu.
Au second plan, on voit le côté sud-est de l'île de la Cité entouré d'un mur d'enceinte. Ce mur, dont on a retrouvé les traces en 1847, semble avoir été édifié en toute hâte, à la fin du IVe siècle, dans un moment de panique causée par quelque agression des Barbares, avec des matériaux provenant de monuments plus anciens, notamment les pierres des gradins de l'amphithéâtre de la rue Monge.

A la pointe de l'île, sur la droite, on voit se profiler sur le ciel le toit cuivré de ce qui fut la tout première basilique chrétienne érigée à Paris vers 380 : c'était pendant l'épiscopat de Prudentius, et elle était dédiée à Saint-Etienne. Cette église avait été construite en dehors de la Cité, sur un terrain conquis sur la rivière, faute de place.

A gauche, et à l'intérieur du mur d'enceinte, on aperçoit le haut du temple de Jupiter, remplacé en 528 par une seconde basilique, dédiée à Sainte Marie. A gauche de ce temple, et en suivant le mur d'enceinte, on rencontre la Porte du Sud, donnant sur le Petit-Pont, dont la seconde pile repose sur l'île qui, plus tard, sera appelée "île de Galilée" et qui ne fut réunie à la Cité qu'au début du XIVe siècle.

A gauche de la porte, à cheval sur le mur d'enceinte, on remarque un baptistère placé au bord de l'eau, car, comme l'exigeait alors la tradition chrétienne, les baptêmes avaient lieu par immersion. Sur son emplacement, le roi Chilpéric fonda l'église de Saint-Germain-le-Vieux.

En suivant toujours de droite à gauche, nous voyons par-dessus le rempart, le palais de la Cité, habité par les Césars et les gouverneurs de la Cité. L'une de ses entrées, qui se voit sur la reconstitution, s'ouvrait sur le petit bras de la Seine par un péristyle à colonnes. L'entrée principale donnait sur le Forum, lequel s'élevait entre l'actuel boulevard du Palais et la rue de la Cité.
Au cours du Moyen-Age, le Forum avait été occupé presque entièrement par le monastère de Saint-Eloi et les rues qui en formaient le pourtour furent appelées la Ceinture de Saint-Eloi.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 1:25

En ce qui concerne l'emplacement de la Lutèce traditionnelle il y a débat. Les découvertes archéologiques réalisées entre 1994 et 2005 compromettent fortement la localisation traditionnelle de la Lutèce gauloise : la découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire actuel de Nanterre dans les Hauts-de-Seine remet en cause le rôle joué par l'île de la Cité avant la domination romaine.

Depuis toujours, les origines de la Lutèce antique restent floues et incertaines. Certains spécialistes affirment que l’ancienne ville des Parisii était implantée un peu plus en aval, dans la boucle de la Seine à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est vrai que certains textes révèlent qu’au début de l’époque gallo-romaine, l’île de la Cité abritait surtout des activités artisanales et commerciales liées au port fluvial. Ce ne serait qu’à partir de la fin IIIème siècle que Lutèce aurait été démontée et reconstruite sur l’île, en raison de crises économiques et de problèmes d’insécurité. L’île était en effet plus sûre et plus facile à défendre en cas d’invasions.

César, dans "La guerre des Gaules" fournit de précieux renseignements aux historiens, cependant, il va aussi sur certains sujets les induire en erreur. Dans son ouvrage, Jules César fournit quelques détails, très flous, sur l'emplacement de Lutèce. Il y explique qu'en 52 avant notre ère il envoie le général Labienus combattre les Parisii, qui s'étaient ralliés parmi les premiers à Vercingétorix. À la tête de quatre légions, son lieutenant quitte Sens pour rallier « Lutèce, oppidum des Parisii, situé dans une île de la Seine ». Notons que César utilise indifféremment le mot oppidum pour désigner une éminence élevée ou un centre urbain.  Certains pourront s'étonner de la présence d'une cité gauloise en plaine, et non pas sur une éminence ou sur une île facilement défendable. Le méandre de la Seine qui constitue aujourd'hui la boucle de Gennevilliers était alors plus refermé qu'aujourd'hui. On peut donc penser que le mont Valérien, placé à son ouverture, constituait une défense efficace. La zone étant également marécageuse.

L'histoire montre que l'Ile de la cité s'est entouré de muraille au 4e siècle après JC après que la ville romaine située sur la montagne ait été pillée 2 fois par les "invasions barbares". La ville de Lutèce était avant une ville ouverte (sans muraille).
La ville romaine s'est installée là car il y avait une route qui traversait la Seine à ce niveau. Ce qui est plutôt en contradiction avec l'emplacement d'un oppidum "gaulois". Les celtes étaient organisés autour d'un oppidum où se trouvait le centre administratifs de la tribu, les artisans, les richesses. La survie de la tribu se trouvait dans le caractère imprenable de l'oppidum. Or L'ile de la cité n'a pas les qualités nécessaires pour un oppidum imprenable.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 9:30

A noter que, aussi étonnant que cela puisse paraître, la majorité des villes de l'empire romain étaient dépourvues de murailles. Les légions misaient plus sur les fortifications frontalières et surtout sur leur mobilité, accentuée par un réseau routier de premier plan. Il y avait dans les régions frontalières un réseau de camps retranchés et fortifiés, reliés par des routes permettant aux troupes de se déplacer rapidement d'un point à un autre en cas d'urgence.

Mais beaucoup de villes restaient sans murailles. Elles vont venir plus tard, à la hâte, avec les invasions barbares. Rome elle-même n'aura de véritables murs défensifs qu'assez tard avec Aurélien.
Ce n'était pas comme on pourrait le croire de l'orgueil ou de l'aveuglement : les légions étaient très mobiles et se déplaçaient rapidement, les romains étaient plus offensifs que défensifs, se fiant à leur discipline et leurs formations durant la bataille.
Un tournant s'amorce sous le règne d'Hadrien qui met fin aux conquêtes et décide de préserver et consolider ce qui est acquis. C'est la construction du fameux mur qui porte son nom en Angleterre. Antonin le Pieux, son successeur, continuera la même politique. Cela ne tiendra pas face aux assauts barbares mais les romains restaient sur la perspective d'attaques sporadiques de quelques peuples ici et là, de temps en temps. Je pense qu'ils n'avaient jamais anticipé (comment l'auraient-ils pu d'ailleurs) la formidable migration de peuples entiers déferlant sur leurs frontières.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 18:15

Warlock a écrit:
En ce qui concerne l'emplacement de la Lutèce traditionnelle il y a débat. Les découvertes archéologiques réalisées entre 1994 et 2005 compromettent fortement la localisation traditionnelle de la Lutèce gauloise : la découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire actuel de Nanterre dans les Hauts-de-Seine remet en cause le rôle joué par l'île de la Cité avant la domination romaine.

Je pense que Nanterre, c'est plutôt la ville gauloise. Lutèce fut choisie par les gallo-romains.

Ce qui n'empêche pas que le territoire de Nanterre devait effectivement être énorme, tout comme Bibracte ou Alésia. Les Gaulois, bien avant la conquête romaine, possédaient déjà de véritables cités et des routes pour les relier entre elles.

C'est justement l'état très riche et fertile de la Gaule qui a incité les Romains à la conquérir. La vision de nos anciens manuels scolaires d'une Gaule "sauvage" ne tient plus aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 20:52

Oui et non.
Les romains ne se sont jamais remis de l'entrée sanglante des gaulois dans Rome au tout début de leur histoire. Ils n'auront de cesse par la suite d'étendre un "glacis de protection" autour d'eux. Ce fût d'abord l'Italie puis, pour sécuriser l'accès nord au pays, la Gaule Cisalpine, la plaine du Pô actuelle, les Alpes servant alors de frontière naturelle. Puis ils allèrent plus loin avec la Gaule Narbonnaise ou Transalpine, en gros le sud de la France actuel de l'Italie jusqu'à l'Espagne, centré autour de la ville de Narbonne. Ils étaient ainsi rassurés côté nord.

Après, l'appétit vient en mangeant... La Gaule était effectivement très riche en céréales, en bétail, son commerce et sa métallurgie étaient dynamiques... Et surtout, les gaulois étaient profondément divisés, habitués comme les cités grecques à se taper sur la gueule entre eux. Au même moment, à Rome, apparaissait une catégorie de militaires ambitieux et opportunistes qui cherchaient l'occasion ou l'endroit pour réaliser leurs rêves et accomplir un destin qu'ils voyaient grandiose. Dont un certain César...
César admirait la bravoure des gaulois mais les savait incapables de s'unir. Il profita d'un appel des Eduens pour arbitrer un conflit pour mettre le pied en Gaule. Avec la bénédiction du Sénat d'ailleurs : jugeant César trop remuant et encombrant, la haute assemblée l'avait autorisé à aller se faire voir chez les gaulois en espérant bien que ces derniers lui règleraient son compte... Pas de bol, César se couvrît de gloire et ne fît qu'accroître sa puissance, même si ce ne fût pas une partie de plaisir.

La conquête de la Gaule a donc eu des causes multiples, économiques, politiques, militaires... Comme l'Orient pour Pompée, elle fût un formidable tremplin politique pour César. Ce dernier s'y couvrît de gloire et pût ainsi avoir de quoi asseoir ses prétentions politiques aux côtés de Pompée et Crassus, les deux autres hommes forts de la République.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 21:26

Voyageur Solitaire a écrit:
Et surtout, les gaulois étaient profondément divisés, habitués comme les cités grecques à se taper sur la gueule entre eux.

D'où le projet de Vercingétorix d'unir les peuples de la Gaule sous son autorité. Il a failli réussir. Son armée a quand même filé une belle branlée à César à Gergovie... mais les Gaulois sont vite retombés dans leurs divisions, pro-Romains, anti-Romains... et peut-être aussi que Vercingétorix était loin de faire l'unanimité.

A la suite de la conquête de César, il y aura bien des révoltes en Gaule. Mais ce seront surtout des révoltes fiscales et pas vraiment dans le but de conquérir une éventuelle indépendance.

Ceci dit, je me demande ce qui serait arrivé si César n'avait jamais réussi sa conquête et que Vercingétorix fût devenu empereur des Gaules ? Quelle langue parlerions-nous aujourd'hui ? Un langage celtique ? Ou alors, finalement, nos ancêtres auraient-ils, de toute manière, adopté le "roman way of life" comme c'était déjà en cours avant l'arrivée de César ?

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 21:39

Je pense quand-même que pas mal de chefs gaulois ont tiré le tapis sous les bottes de Vercingétorix...
Les révoltes suivantes seront sporadiques et vite réprimées, effectivement motivées par des raisons fiscales. Il y eût le cuisant échec de Sacrovir qui, vaincu, incendia sa demeure et se jeta dans le brasier.
On retiendra celle de Sabinus, noble gallo-romain, soutenu par sa femme, Eponine. Vaincu, il se fait passer pour mort et se réfugie dans une grotte avec deux fidèles affranchis qui ne le quittaient jamais. Apprenant qu'Eponine le croyant mort se laissait mourir de chagrin, il lui envoya un de ses affranchis pour lui révéler qu'il était vivant. Elle le rejoignît dans la grotte, y donnant bientôt naissance à des jumeaux. Mais les allées et venues d'Eponine attirèrent l'attention et le groupe fût arrêté avant d'être transféré à Rome.
Vespasien ordonna le supplice de Sabinus. Eponine, grâciée dans un premier temps, implora l'empereur de partager le sort de son époux et fût exaucée. Leurs enfants furent confiés à une famille romaine.
Ce fût la dernière véritable rébellion gauloise. Et encore, plus gallo-romaine que gauloise.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 11 Jan - 19:25

DIDON, REINE DE CARTHAGE



Les Carthaginois racontaient que leur cité avait été fondée par une princesse tyrienne, Didon.

Cette princesse avait épousé un grand prêtre qui possédait d'immenses richesses. Pygmalion, le roi de Tyr, qui convoitait avidement ces richesses, fit périr ce grand prêtre. Mais Didon parvint à s'échapper avec ses trésors, accompagnée de quelques compagnons fidèles et dévoués. Puis, après quelques semaines de traversée, elle aborda enfin sur les rivages d'Afrique.
Un roi de ce pays accepta de lui vendre autant de terre qu'une peau de bœuf pouvait en contenir. Didon fit couper le cuir en bandes très étroites et elle put ainsi entourer un espace de terrain suffisant pour y fonder une ville.

Tels furent, d'après ces récits plus légendaires qu'authentiques, les humbles commencements d'une cité qui devait, par la suite, soumettre à son pouvoir tous les rivages de la Méditerranée.

A l'origine de cette extraordinaire épopée, il y a le génie d'une femme.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 11 Jan - 22:16

Didon dit à Énée : dînons-nous d'un dodu dindon ? (désolé)
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 12 Jan - 15:55

Ce à quoi la belle répondît :"Il suffit d'être peu pour bien dîner"

(contrepèterie...)
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 7:39

24 janvier 41

Caligula, l'empereur fou, est assassiné.


Célèbre pour ses frasques et ses excentricités, Caligula, arrière-petit-fils d'Antoine, est victime d'un complot organisé par sa propre garde. Peu de temps après son avènement, le pouvoir lui était monté à la tête, le transformant en despote autoritaire et mégalomane. Ainsi, il n'hésitait pas à rabaisser ses sujets, disant d'eux : "Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent". Imitant Alexandre, il se considérait lui-même comme un "Nouveau Soleil" et la légende raconte qu'il avait élevé son cheval au rang de consul.

Son assassinat fut vécu à Rome comme une libération.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 16:25

Alors... Loin de moi l'idée de nier que Caligula avait un problème... Cependant, comme je l'ai déjà dis au sujet de cet empereur, un examen objectif de son règne et les témoignages de l'époque viennent grandement nuancer son image.

Le problème, c'est que comme pour Néron, les clichés et le cinéma sont passés par là, dont le célèbre film de 1979, magistral au demeurant, avec un casting somptueux, Peter O'Toole, Helen Mirren et Malcom McDowell, qui campe un Caligula halluciné. Il en est resté l'image d'une formidable partouze et d'un règne se résumant à de la baise à tout va. Même chose pour Messaline, devenue reine des putains et véritable aubaine pour films de sex-shop...

En vérité, Caligula fût très aimé du peuple. Mais oui ! Son avènement fût accueilli avec joie, avec délire même. Il était jeune, séduisant, fils du très charismatique Germanicus. Il augmenta massivement les donnations gratuites de blé, d'huile et de viande et surtout, instaura une politique très démocratique. Dion Cassius dit de lui qu'il fût "le plus démocratique des Princes". Philon d'Alexandrie, qui eût pourtant à se plaindre de lui, note que sous son règne, "les riches ne passaient pas avant les pauvres ni les célébrités devant les gens obscurs, les maîtres ne l'emportaient pas sur les esclaves". Dans le même temps, il restaura les assemblées populaires que le divin Auguste avait supprimé.

Certes, il était inquiétant : ouvertement bisexuel, il a couché avec ses sœurs, envisageant même d'épouser sa préférée, Drusilla et il affichait ses amants autant que ses maîtresses. Probablement épileptique, il se plaignait de maux de tête violents qui le laissaient prostré de douleur. "Des chevaux fous qui galopent dans mon crâne" disait-il. Il pouvait se montrer cruel, visiblement instable émotionnellement. Mais ses frasques et ses excès ne touchaient pas le petit peuple qui n'avait pas à se plaindre de lui.
Ce fût la noblesse, le Sénat, qui eût à pâtir de ses frasques et de ses excès. Pourquoi ? Dès le début, Caligula ne voulût plus de l'hypocrisie mise en place par Auguste. Ce dernier avait été le maître absolu mais avait toujours ménagé le Sénat et la noblesse, leur faisant croire qu'ils avaient encore leur mot à dire, leur rôle à jouer, alors que la haute assemblée ne faisait plus que de la figuration. Tibère avait fait de même, avec moins de souplesse toutefois. Caligula, lui, entendait en finir avec cette façade. Hanté par l'Orient et surtout l'Egypte qu'il avait parcouru tout jeune avec son père, il rêvait d'une monarchie à l'orientale, absolue et sacrée, divine même. Auguste avait cumulé tous les pouvoirs mais en y allant doucement, avec l'air de ne pas y toucher et en ménageant les gens, histoire de ne pas finir comme son père adoptif, César. Et ça avait marché puisqu'il avait vécu jusqu'à 77 ans et régné plus de 44 ans...
Caligula, lui, se voulait maître absolu, de fait. Il ne voyait pas pourquoi il devait ménager un Sénat qui n'était plus rien ou prendre des gants avec des gens inutiles. Son esprit déréglé fît le reste : il se voyait roi absolu, il se rêva bientôt divin. Il fît scier la tête des statues des dieux de l'Olympe pour les remplacer par la sienne, obligea les sénateurs à se prosterner, à lui baiser la main ou le pied, à l'appeler Domine, "Maître"... Taré Caligula ? Sans doute, mais logique : empereur de Rome, il était donc maître en Egypte, province réservée de l'empereur, donc Pharaon, donc dieu...

Inutile de dire que le Sénat et la noblesse, habitués à de toutes autres manières, furent vite terrifiés par ce cinglé mégalomane qui se prenait pour un dieu vivant et entendait se faire adorer comme tel. Quand il nomma son cheval sénateur, anecdote célèbre, c'était en fait une moquerie, voulant dire que même un cheval ferait mieux au Sénat que ceux qui y siégeaient... On connaît la conclusion, sanglante : Caligula fût massacré, l'impératrice Caesonia avec de même que leur petite fille à qui on fracassa le crâne contre un mur...

Que retenir de ces quatre ans de règne ? Caligula avait certes un problème qui ne fît que s'aggraver avec le temps, au point de lui aliéner le peuple, ce peuple qui l'a pourtant longtemps soutenu et aimé (comme un certain Néron d'ailleurs). Certes, il avait des mœurs plutôt déréglées... Mais le petit peuple n'en souffrît pas. Par contre, il s'acharna sur le Sénat et les élites, car il ne voulait plus du compromis instauré par Auguste. Il savait qu'il était le maître et il ne voyait pas pourquoi il aurait dû faire semblant ou ménager des gens qui comptaient pour du beurre. Sa folie en rajouta une couche, l'amenant à se proclamer divin. Il fût donc noirci par la suite, sali et rabaissé, résumé à sa folie et ses frasques sexuelles.
Laissons la conclusion au regretté Lucien Jerphagnon :"Il viendra pourtant un temps où ces prosternations et ces fastes seront le protocole en vigueur à la cour impériale et n'étonneront plus personne. Caligula avait trois siècles d'avance et c'est de cela qu'il devait mourir".
Mais on peut également laisser le mot de la fin à Caligula lui-même :"Le pouvoir donne ses chances à l'impossible".
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 18:23

Voyageur Solitaire a écrit:

Quand il nomma son cheval sénateur, anecdote célèbre, c'était en fait une moquerie, voulant dire que même un cheval ferait mieux au Sénat que ceux qui y siégeaient...

En fait, Caligula dénonçait déjà le vide sidéral des politiciens... Wink

S'il était "fou", il était très certainement fou de pouvoir. Mais, au fond, c'était l'époque qui voulait cela. Quel général romain, quel chef antique, ne visait pas le pouvoir suprême et absolu ? Caligula ne fut pas le premier et moins le dernier à s'élever d'origines modestes pour accéder au sommet. Il ne fut pas non plus le dernier à mourir de mort violente...

C'est vrai que si on lit certains historiens romains, notamment Suétone, Caligula est décrit comme un excentrique complètement allumé et un despote.

Mais les luttes de pouvoir, au fond, sont toujours impitoyables.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 19:14

Attention avec Suétone, très peu fiable pour moi et qui a noirci à plaisir les premiers Césars, histoire de mieux exalter le règne des Antonins, sous lequel il vivait... Beaucoup d'empereurs ont été noircis ou maudits par la postérité. On oublie trop souvent que Néron, dont je ne nie pas les défauts et faiblesses, fût très longtemps adoré du peuple et que, même après sa mort, "il ne manqua pas de gens pour orner longtemps sa tombe des fleurs du printemps et de l'été" (Suétone, pour une fois objectif). Néron a été sali, noirci, maudit par les écrivains chrétiens majoritairement, qui en font fait la "bête", l'Antéchrist, réaction normale après les premières persécutions ordonnées par "l'empereur-soleil". Même chose pour Domitien, dont les persécutions anti-chrétiennes ont probablement inspiré le texte de L'Apocalypse.

Pour Caligula, il semble bien qu'il y ait eu à un moment un problème de santé mentale, thèse qui divise toujours les historiens et il n'était probablement "pas bien dans sa tête" si j'ose dire. Mais sa vision était claire : il voulait en finir avec la façade républicaine du régime et affirmer officiellement une monarchie absolue dont il serait le maître. Emporté par son délire, il alla plus loin, se voulant finalement dieu. De plus, comme le sera Néron, il était fasciné par l'Orient, par l'Egypte et rêvait d'une monarchie flamboyante, plus somptueuse et sensuelle que la froide et sévère institution mise en place par le divin Auguste.
Il est dommage que l'on ne retienne de lui que ses délires sexuels. Mais il est vrai que dans ce domaine, il a donné du grain à moudre à ses détracteurs : bisexuel, incestueux, amant de ses sœurs...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 19:41

Gorak a écrit:
Voyageur Solitaire a écrit:

Quand il nomma son cheval sénateur, anecdote célèbre, c'était en fait une moquerie, voulant dire que même un cheval ferait mieux au Sénat que ceux qui y siégeaient...

En fait, Caligula dénonçait déjà le vide sidéral des politiciens... Wink

Il était voyant et il avait déjà vu le sénat français rempli de vieillards inutiles et couteux ?
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 19:46

Le Sénat romain de l'époque impériale ne faisait plus que de la figuration. Auguste s'était accordé tous les pouvoirs mais avait soigneusement maintenu les apparences, avec politesse, honneurs, privilèges... Il consultait les sénateurs, les respectait, mais au final, c'est lui qui décidait. Système hypocrite mais qui lui permît de mourir tranquillement dans son lit, à un âge avancé.
Caligula et bien d'autres, pour avoir rué dans les brancards, connaîtront une fin bien plus violente...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 24 Jan - 23:12

Voyageur Solitaire a écrit:
Le Sénat romain de l'époque impériale ne faisait plus que de la figuration.

Les choses n'ont pas vraiment changé... lol!


Citation :
Auguste s'était accordé tous les pouvoirs mais avait soigneusement maintenu les apparences, avec politesse, honneurs, privilèges... Il consultait les sénateurs, les respectait, mais au final, c'est lui qui décidait. Système hypocrite mais qui lui permît de mourir tranquillement dans son lit, à un âge avancé.
Caligula et bien d'autres, pour avoir rué dans les brancards, connaîtront une fin bien plus violente...

Rome n'a jamais été vraiment une République... plutôt une oligarchie. Et ça a commencé dès le début. Une lutte qui a duré deux siècles entre une minorité de familles fortunées, les Patriciens, et le reste du peuple, la Plèbe, majoritaire. Il a fallu que la Plèbe menace de faire sécession et de quitter la ville pour que le Patriciat, pris de panique à l'idée de voir cette manne financière leur échapper, leur accorde des droits et un semblant d'égalité civile.

Mais, là encore, pas vraiment de changements avec nos systèmes politiques actuels, quelque part. Toujours les mêmes pourris, là-haut, qui nous gouvernent et s'engraissent et nous, en bas, qui sommes justes bons à trimer et payer des impôts.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 25 Jan - 17:04

Ce que nous appelons "l'empire" a quand-même changé les choses. Tous ces beaux messieurs en toge bordée de pourpre devaient désormais rendre des comptes à l'empereur et ce dernier n'était pas toujours forcément accommodant...
D'ailleurs, très vite, de nombreux empereurs substituèrent aux sénateurs une véritable "administration impériale", composée d'éminent juristes et légistes, recrutés dans l'ordre équestre ou parmi les affranchis et qui n'avaient de comptes à rendre qu'à l'empereur à qui ils devaient leur poste. Et au passage, le Sénat perdît ce qui lui restait de pouvoir. A la vieille assemblée de millionnaires qui s'arrangeaient entre eux se substituait ce qu'on peut appeler un état solide et structuré.

Certains empereurs, histoire d'être tranquille, comblaient le Sénat de prévenance, de politesse et d'égards, histoire de mieux lui faire passer la pilule, comme le Divin Trajan. Son successeur, le divin Hadrien, procèdera de manière plus rude, ce qui lui vaudra d'être à couteaux tirés avec la Haute Assemblée. Son successeur, Antonin le Pieux, devra négocier d'arrache-pied pendant six mois avec les sénateurs pour obtenir la déification de son prédécesseur...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 25 Jan - 18:10

Voyageur Solitaire a écrit:

D'ailleurs, très vite, de nombreux empereurs substituèrent aux sénateurs une véritable "administration impériale", composée d'éminent juristes et légistes, recrutés dans l'ordre équestre ou parmi les affranchis et qui n'avaient de comptes à rendre qu'à l'empereur à qui ils devaient leur poste. Et au passage, le Sénat perdît ce qui lui restait de pouvoir. A la vieille assemblée de millionnaires qui s'arrangeaient entre eux se substituait ce qu'on peut appeler un état solide et structuré.

Ce qui démontre que le système purement républicain, cela n'existe pas vraiment et les rares expériences antiques n'ont pas pas duré par rapport au système monarchique centralisé qui est véritablement la base de tous les Etats modernes.

Et ne parlons pas des "républiques" médiévales qu'on trouvait en Italie et qui, finalement, se retrouvaient accaparées par une une seule famille... c'est le cas des Médicis à Florence.

Aujourd'hui, peut-on dire sérieusement qu'on est en République ? Quand on se penche un peu sur notre histoire politique depuis la Révolution française, on se rend bien compte que toutes les expériences républicaines ont fini dans le sang et dans la répression... l'Etat s'est toujours relevé à l'ombre d'un monarque, fût-il un empereur ou un roi (restauré ou constitutionnel). Le dernier grand chef d'Etat français au XIXe siècle fut Napoléon III. Après lui, tous les présidents qui se succéderont ne seront plus que des potiches. Et il faudra attendre 1958 pour que, enfin, la France retrouve la grandeur à l'ombre d'un "monarque républicain" nommé Charles de Gaulle.

Nous sommes toujours dans cette "monarchie républicaine". Le problème, c'est que depuis le grand Charles, rares furent les monarques à avoir eu la stature pour incarner la fonction et être digne de ce trône...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 25 Jan - 18:18

Je dirais que nous sommes en République vu que nous disposons du suffrage universel direct. Notre république actuelle a un pouvoir présidentiel fort certes mais à la base, ça reste toi, moi et les autres qui désignons, au final, celui/celle qui nous dirige.
Et nous avons quand-même des droits, garantis par une Constitution, qui nous permettent par exemple d'attaquer l'état en justice ou de s'exprimer. Cela ne veut pas dire que l'on va gagner le procès ou être entendu mais sur le principe, nous en avons le droit, la liberté.
Notre système me paraît bien plus démocratique que le système américain avec son suffrage universel indirect et son système bordélique de Grands Electeurs. Là, ce n'est plus de la politique, c'est de l'arithmétique... Un système qui permet à un candidat ayant trois millions de suffrages de moins que son adversaire de l'emporter quand-même...

Pour en revenir à Rome, il faut faire attention au contexte de l'époque : la République romaine n'avait pas grand-chose de républicain et encore moins de démocratique, c'était une oligarchie aux pleins pouvoirs. Alors que l'Empire (que l'on voit souvent totalitaire et mauvais dans le sens où tout dépend d'un seul) fût beaucoup plus bénéfique au peuple romain.
De toutes façons, les sociétés antiques étaient basées sur une profonde inégalité, principalement entre hommes libres et serviles, entre hommes et femmes ou entre "nationaux" et étrangers, ces derniers étant par exemple en Grèce les "Métèques" ou les "barbares". Nos beaux idéaux d'égalité des droits pour tous auraient paru aux peuples antiques une hérésie, une folie.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 25 Jan - 19:37

Voyageur Solitaire a écrit:
Je dirais que nous sommes en République vu que nous disposons du suffrage universel direct.

Une arme à double tranchant. Et qui se retourne contre les peuples. La démocratie n'est pas le régime idéal, c'est juste... la tyrannie d'une majorité. Aujourd'hui, on admet que la majorité a forcément raison. Elle peut aussi se tromper, elle peut avoir tort. Oui, je le dis : l'hyper-démocratie a tué la démocratie.

Et j'irais même plus loin : je me demande si on mérite encore le suffrage universel direct.


Citation :
Notre république actuelle a un pouvoir présidentiel fort certes mais à la base, ça reste toi, moi et les autres qui désignons, au final, celui/celle qui nous dirige.

Nous ne faisons plus que désigner un candidat par défaut, le moins pire, mais, au final, l'heureux élu reste un menteur comme les autres... de toute façon, crois-tu que cela plairait à la masse si elle entendait la vérité ?

La politique, de nos jours, c'est devenu l'art de mentir. Et de lécher des culs pour arriver au sommet.

J'ai déjà songé à faire de la politique. Mais, finalement, je ne suis ni un lèche-cul et pas un menteur. Je suis trop pur pour faire de la politique, certains diraient même trop naïf. C'est vrai. Mais, quelque part, je préfère garder ma "naïveté" et mon innocence. Je laisse le soin de tromper les gens à d'autres.

Mon problème, c'est que je ne suis pas un fumier. Et pour réussir en politique, il faut être un fumier. C'est triste à dire, mais on en est là aujourd'hui...


Citation :
Et nous avons quand-même des droits, garantis par une Constitution, qui nous permettent par exemple d'attaquer l'état en justice ou de s'exprimer. Cela ne veut pas dire que l'on va gagner le procès ou être entendu mais sur le principe, nous en avons le droit, la liberté.

Qu'est-ce qu'ils en font de nos droits ? Qu'est-ce qu'ils en font de la Constitution ? Regarde Manuel Valls et son 49-3... regarde Sarkozy et le traité de Lisbonne... ils s'assoient sur nos droits, ils bafouent nos libertés, ils nous défèquent ouvertement dessus et nous, comme des cons, on applaudit et on en redemande encore.
Jadis, on aurait monté des barricades pour moins que ça. A croire que le peuple est devenu maso avec les siècles. Qu'est-ce qu'on attend, bon sang, pour se révolter une bonne fois pour toutes ? On ne sait plus monter une barricade ? On a peur de la police, de se friter avec l'armée ? Pourquoi les gens ne descendent pas dans les rues, fusil au poing, pour défendre leurs libertés, justement ? Les gens gueulent, protestent, mais, au final, ils ne bougent pas et courbent même l'échine... je n'y comprends plus rien.

Excuse-moi d'avoir profité d'une discussion sur un sujet antique pour déballer mon sac mais il fallait que ça sorte. Au fond, le sujet n'est pas si éloigné.

Je ne suis pourtant pas un révolutionnaire, mais quand je vois ce monde, comment on nous trompe, comment ILS nous trompent, je me demande pourquoi personne ne réagit.

Je devrais faire comme tout le monde, au fond : me contenter de bosser, de rentrer chez moi, bouffer et dormir. Mais je n'y peux rien, j'ai un cerveau et je l'utilise pour réfléchir. J'ai vraiment l'impression d'être un extraterrestre.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 7 Fév - 15:34

Aurait-on retrouvé les mines du Roi Salomon ?

Les archéologues de l’université de Tel Aviv dirigés par le Dr Erz Ben-Yosef ont fait une découverte qui remettrait en cause les théories jusqu’ici avancées, dont celle de 1934, proposée par un chercheur américain. Il avait découvert des vestiges de ce qu’il pensait être un camp d’esclaves, "Hill slave", de l’âge de fer, dans la Vallée de Tinma en Israël.

Selon le site Observer qui relaie cette info, l’équipe du Dr Erez Ben-Yosef travaillent depuis 2014 pour démystifier cette théorie. Les restes de nourriture et des vêtements du camp les orientent vers une société militaire hiérarchisée. Les juifs ont mené plusieurs guerres sous le règne des Rois David et Salomon. Un des célèbres récit biblique lié au roi David c’est sa victoire sur les 18 000 araméens (appelés Edom) dans la vallée du Sel. Dr Ben-Yosef a déclaré : “La précision historique des récits de l’Ancien Testament est débattue, mais l’archéologie ne peut plus être utilisée pour les contredire.”

Les dernières recherches indiquent que le site était non seulement un carrefour commercial dont le principal échange est l’extraction et la vente du cuivre, mais également une plateforme militaire. Des fortifications défensives et des passages secrets ont été mis au jour.
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