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 ANTIQUITE

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 8 Nov - 20:14

Je suis allé voir une corrida il y a trois ou quatre ans, pour comprendre, pour connaître, pour en faire l'expérience... J'ai pas tenu jusqu'à la fin. Au deuxième taureau, j'ai franchement commencé à me trouver mal - un dégoût, un rejet total pour la chose - et j'ai quitté "l'arène". Il y a des traditions qui ne sont tout simplement plus de notre temps et qu'il faut savoir faire évoluer parce qu'elles ne correspondent plus aux cultures qui les hébergent - cultures qui elles ne cessent d'évoluer. La corrida en fait partie.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 8 Nov - 21:52

Gorak a écrit:

C'est pour cela que je préfère la corrida portugaise où l'on ne met pas à mort l'animal à la fin.

C'est du pareil au même, dans la corrida portugaise, un cavalier plante des banderilles sur le dos du taureau. Quand l’animal, profondément blessé, est épuisé, huit hommes rentrent dans l'arène et l’immobilisent. Le dernier arrivé attrape la queue du taureau et la maintient fermement, en s’y accrochant. Le taureau sort vivant de l’arène, mais il est achevé par la suite en dehors de l'arène "en coulisse".

Donc il n'y a pas de différence, ça reste sanglant et une abomination. Les jeux du cirque moderne, oui...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 24 Nov - 18:20

Le bataillon sacré de Thèbes : mythe ou réalité ?

Le bataillon sacré de Thèbes est principalement évoqué par Platon et Xénophon : un corps d'élite de 300 guerriers dont la particularité serait d'être formé d'érastes et d'éromènes, d'aimants et d'aimés, c'est à dire en fait de 150 couples d'amants.
Créé par l'officier Gorgidas, le bataillon était logé à part des autres et son entretien était intégralement pris en charge par la ville de Thèbes. Pendant 30 ans, le bataillon sacré remporta quantité de victoires avant d'être finalement anéanti par Alexandre le Grand. Son père, Philippe de Macédoine, visitant le champ de bataille, se serait exclamé :"Maudits soient ceux qui soupçonnent ces hommes d'avoir pu faire ou subir quoi que ce soit de honteux". Sur son ordre, ils furent enterrés tous ensemble et un lion de pierre fût érigé en leur honneur.

Qu'en est-il vraiment ? Difficile à dire d'autant plus que le temps est passé par là... Comme pour Caligula, Messaline, Néron et tant d'autres, ce fameux bataillon a été plaisamment brocardé, transformé en groupe de partouzeurs s'adonnant à des orgies entre hommes entre deux batailles. Son fondateur, Gorgidas, ayant fait d'eux par la suite ses gardes personnels, il s'est vu transformé en obsédé lubrique se constituant une réserve de mignons...
Dans cette Grèce antique profondément misogyne où la femme n'est qu'une éternelle mineure soumise à un père, un époux ou un fils, une femme au foyer et rien de plus, l'existence d'un tel bataillon est fort possible. On peut cependant penser à des "frères d'armes", des compagnons de combat liés l'un à l'autre par un serment de loyauté ou de fidélité. De là à en faire un bataillon d'amants, il y a de la marge et plusieurs auteurs de l'époque ne mentionnent aucunement une telle particularité.

D'ailleurs, au cours de l'histoire, de nombreux autres bataillons et escadrons d'élite ont pris ce nom de "bataillon sacré" en hommage à la bravoure, la loyauté et la fidélité qui unissaient ces guerriers. A Carthage, en Grèce, en Russie, à Waterloo où le fameux "dernier carré" reçût ce nom. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un groupe de résistants grecs à l'occupant nazi dans les Cyclades fît de même.
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 24 Nov - 18:41

Paris (Lutèce) au IVe siècle...


Le spectateur est supposé être placé sur la rive gauche de la Seine.

Au premier plan, on voit la statue de l'Empereur, retrouvée en 1735, et qui décorait très probablement le port de la rive gauche dont on a mis au jour des fondations datant de la même époque et au même lieu.
Au second plan, on voit le côté sud-est de l'île de la Cité entouré d'un mur d'enceinte. Ce mur, dont on a retrouvé les traces en 1847, semble avoir été édifié en toute hâte, à la fin du IVe siècle, dans un moment de panique causée par quelque agression des Barbares, avec des matériaux provenant de monuments plus anciens, notamment les pierres des gradins de l'amphithéâtre de la rue Monge.

A la pointe de l'île, sur la droite, on voit se profiler sur le ciel le toit cuivré de ce qui fut la tout première basilique chrétienne érigée à Paris vers 380 : c'était pendant l'épiscopat de Prudentius, et elle était dédiée à Saint-Etienne. Cette église avait été construite en dehors de la Cité, sur un terrain conquis sur la rivière, faute de place.

A gauche, et à l'intérieur du mur d'enceinte, on aperçoit le haut du temple de Jupiter, remplacé en 528 par une seconde basilique, dédiée à Sainte Marie. A gauche de ce temple, et en suivant le mur d'enceinte, on rencontre la Porte du Sud, donnant sur le Petit-Pont, dont la seconde pile repose sur l'île qui, plus tard, sera appelée "île de Galilée" et qui ne fut réunie à la Cité qu'au début du XIVe siècle.

A gauche de la porte, à cheval sur le mur d'enceinte, on remarque un baptistère placé au bord de l'eau, car, comme l'exigeait alors la tradition chrétienne, les baptêmes avaient lieu par immersion. Sur son emplacement, le roi Chilpéric fonda l'église de Saint-Germain-le-Vieux.

En suivant toujours de droite à gauche, nous voyons par-dessus le rempart, le palais de la Cité, habité par les Césars et les gouverneurs de la Cité. L'une de ses entrées, qui se voit sur la reconstitution, s'ouvrait sur le petit bras de la Seine par un péristyle à colonnes. L'entrée principale donnait sur le Forum, lequel s'élevait entre l'actuel boulevard du Palais et la rue de la Cité.
Au cours du Moyen-Age, le Forum avait été occupé presque entièrement par le monastère de Saint-Eloi et les rues qui en formaient le pourtour furent appelées la Ceinture de Saint-Eloi.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 1:25

En ce qui concerne l'emplacement de la Lutèce traditionnelle il y a débat. Les découvertes archéologiques réalisées entre 1994 et 2005 compromettent fortement la localisation traditionnelle de la Lutèce gauloise : la découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire actuel de Nanterre dans les Hauts-de-Seine remet en cause le rôle joué par l'île de la Cité avant la domination romaine.

Depuis toujours, les origines de la Lutèce antique restent floues et incertaines. Certains spécialistes affirment que l’ancienne ville des Parisii était implantée un peu plus en aval, dans la boucle de la Seine à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est vrai que certains textes révèlent qu’au début de l’époque gallo-romaine, l’île de la Cité abritait surtout des activités artisanales et commerciales liées au port fluvial. Ce ne serait qu’à partir de la fin IIIème siècle que Lutèce aurait été démontée et reconstruite sur l’île, en raison de crises économiques et de problèmes d’insécurité. L’île était en effet plus sûre et plus facile à défendre en cas d’invasions.

César, dans "La guerre des Gaules" fournit de précieux renseignements aux historiens, cependant, il va aussi sur certains sujets les induire en erreur. Dans son ouvrage, Jules César fournit quelques détails, très flous, sur l'emplacement de Lutèce. Il y explique qu'en 52 avant notre ère il envoie le général Labienus combattre les Parisii, qui s'étaient ralliés parmi les premiers à Vercingétorix. À la tête de quatre légions, son lieutenant quitte Sens pour rallier « Lutèce, oppidum des Parisii, situé dans une île de la Seine ». Notons que César utilise indifféremment le mot oppidum pour désigner une éminence élevée ou un centre urbain.  Certains pourront s'étonner de la présence d'une cité gauloise en plaine, et non pas sur une éminence ou sur une île facilement défendable. Le méandre de la Seine qui constitue aujourd'hui la boucle de Gennevilliers était alors plus refermé qu'aujourd'hui. On peut donc penser que le mont Valérien, placé à son ouverture, constituait une défense efficace. La zone étant également marécageuse.

L'histoire montre que l'Ile de la cité s'est entouré de muraille au 4e siècle après JC après que la ville romaine située sur la montagne ait été pillée 2 fois par les "invasions barbares". La ville de Lutèce était avant une ville ouverte (sans muraille).
La ville romaine s'est installée là car il y avait une route qui traversait la Seine à ce niveau. Ce qui est plutôt en contradiction avec l'emplacement d'un oppidum "gaulois". Les celtes étaient organisés autour d'un oppidum où se trouvait le centre administratifs de la tribu, les artisans, les richesses. La survie de la tribu se trouvait dans le caractère imprenable de l'oppidum. Or L'ile de la cité n'a pas les qualités nécessaires pour un oppidum imprenable.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 9:30

A noter que, aussi étonnant que cela puisse paraître, la majorité des villes de l'empire romain étaient dépourvues de murailles. Les légions misaient plus sur les fortifications frontalières et surtout sur leur mobilité, accentuée par un réseau routier de premier plan. Il y avait dans les régions frontalières un réseau de camps retranchés et fortifiés, reliés par des routes permettant aux troupes de se déplacer rapidement d'un point à un autre en cas d'urgence.

Mais beaucoup de villes restaient sans murailles. Elles vont venir plus tard, à la hâte, avec les invasions barbares. Rome elle-même n'aura de véritables murs défensifs qu'assez tard avec Aurélien.
Ce n'était pas comme on pourrait le croire de l'orgueil ou de l'aveuglement : les légions étaient très mobiles et se déplaçaient rapidement, les romains étaient plus offensifs que défensifs, se fiant à leur discipline et leurs formations durant la bataille.
Un tournant s'amorce sous le règne d'Hadrien qui met fin aux conquêtes et décide de préserver et consolider ce qui est acquis. C'est la construction du fameux mur qui porte son nom en Angleterre. Antonin le Pieux, son successeur, continuera la même politique. Cela ne tiendra pas face aux assauts barbares mais les romains restaient sur la perspective d'attaques sporadiques de quelques peuples ici et là, de temps en temps. Je pense qu'ils n'avaient jamais anticipé (comment l'auraient-ils pu d'ailleurs) la formidable migration de peuples entiers déferlant sur leurs frontières.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 18:15

Warlock a écrit:
En ce qui concerne l'emplacement de la Lutèce traditionnelle il y a débat. Les découvertes archéologiques réalisées entre 1994 et 2005 compromettent fortement la localisation traditionnelle de la Lutèce gauloise : la découverte d'un large espace d'urbanisation proto-urbain (15 hectares) sur le territoire actuel de Nanterre dans les Hauts-de-Seine remet en cause le rôle joué par l'île de la Cité avant la domination romaine.

Je pense que Nanterre, c'est plutôt la ville gauloise. Lutèce fut choisie par les gallo-romains.

Ce qui n'empêche pas que le territoire de Nanterre devait effectivement être énorme, tout comme Bibracte ou Alésia. Les Gaulois, bien avant la conquête romaine, possédaient déjà de véritables cités et des routes pour les relier entre elles.

C'est justement l'état très riche et fertile de la Gaule qui a incité les Romains à la conquérir. La vision de nos anciens manuels scolaires d'une Gaule "sauvage" ne tient plus aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 20:52

Oui et non.
Les romains ne se sont jamais remis de l'entrée sanglante des gaulois dans Rome au tout début de leur histoire. Ils n'auront de cesse par la suite d'étendre un "glacis de protection" autour d'eux. Ce fût d'abord l'Italie puis, pour sécuriser l'accès nord au pays, la Gaule Cisalpine, la plaine du Pô actuelle, les Alpes servant alors de frontière naturelle. Puis ils allèrent plus loin avec la Gaule Narbonnaise ou Transalpine, en gros le sud de la France actuel de l'Italie jusqu'à l'Espagne, centré autour de la ville de Narbonne. Ils étaient ainsi rassurés côté nord.

Après, l'appétit vient en mangeant... La Gaule était effectivement très riche en céréales, en bétail, son commerce et sa métallurgie étaient dynamiques... Et surtout, les gaulois étaient profondément divisés, habitués comme les cités grecques à se taper sur la gueule entre eux. Au même moment, à Rome, apparaissait une catégorie de militaires ambitieux et opportunistes qui cherchaient l'occasion ou l'endroit pour réaliser leurs rêves et accomplir un destin qu'ils voyaient grandiose. Dont un certain César...
César admirait la bravoure des gaulois mais les savait incapables de s'unir. Il profita d'un appel des Eduens pour arbitrer un conflit pour mettre le pied en Gaule. Avec la bénédiction du Sénat d'ailleurs : jugeant César trop remuant et encombrant, la haute assemblée l'avait autorisé à aller se faire voir chez les gaulois en espérant bien que ces derniers lui règleraient son compte... Pas de bol, César se couvrît de gloire et ne fît qu'accroître sa puissance, même si ce ne fût pas une partie de plaisir.

La conquête de la Gaule a donc eu des causes multiples, économiques, politiques, militaires... Comme l'Orient pour Pompée, elle fût un formidable tremplin politique pour César. Ce dernier s'y couvrît de gloire et pût ainsi avoir de quoi asseoir ses prétentions politiques aux côtés de Pompée et Crassus, les deux autres hommes forts de la République.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 21:26

Voyageur Solitaire a écrit:
Et surtout, les gaulois étaient profondément divisés, habitués comme les cités grecques à se taper sur la gueule entre eux.

D'où le projet de Vercingétorix d'unir les peuples de la Gaule sous son autorité. Il a failli réussir. Son armée a quand même filé une belle branlée à César à Gergovie... mais les Gaulois sont vite retombés dans leurs divisions, pro-Romains, anti-Romains... et peut-être aussi que Vercingétorix était loin de faire l'unanimité.

A la suite de la conquête de César, il y aura bien des révoltes en Gaule. Mais ce seront surtout des révoltes fiscales et pas vraiment dans le but de conquérir une éventuelle indépendance.

Ceci dit, je me demande ce qui serait arrivé si César n'avait jamais réussi sa conquête et que Vercingétorix fût devenu empereur des Gaules ? Quelle langue parlerions-nous aujourd'hui ? Un langage celtique ? Ou alors, finalement, nos ancêtres auraient-ils, de toute manière, adopté le "roman way of life" comme c'était déjà en cours avant l'arrivée de César ?

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 25 Nov - 21:39

Je pense quand-même que pas mal de chefs gaulois ont tiré le tapis sous les bottes de Vercingétorix...
Les révoltes suivantes seront sporadiques et vite réprimées, effectivement motivées par des raisons fiscales. Il y eût le cuisant échec de Sacrovir qui, vaincu, incendia sa demeure et se jeta dans le brasier.
On retiendra celle de Sabinus, noble gallo-romain, soutenu par sa femme, Eponine. Vaincu, il se fait passer pour mort et se réfugie dans une grotte avec deux fidèles affranchis qui ne le quittaient jamais. Apprenant qu'Eponine le croyant mort se laissait mourir de chagrin, il lui envoya un de ses affranchis pour lui révéler qu'il était vivant. Elle le rejoignît dans la grotte, y donnant bientôt naissance à des jumeaux. Mais les allées et venues d'Eponine attirèrent l'attention et le groupe fût arrêté avant d'être transféré à Rome.
Vespasien ordonna le supplice de Sabinus. Eponine, grâciée dans un premier temps, implora l'empereur de partager le sort de son époux et fût exaucée. Leurs enfants furent confiés à une famille romaine.
Ce fût la dernière véritable rébellion gauloise. Et encore, plus gallo-romaine que gauloise.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Aujourd'hui à 21:27

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