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 ANTIQUITE

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Albatur



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 7 Juin - 20:47

Voyageur Solitaire a écrit:
Ce Sénat qui prétendait gouverner "pour et au nom du peuple romain", mais qui n'était plus qu'une assemblée de privilégiés accrochés à leurs privilèges, incapables de toute évolution, de tout changement.

Tu parles de notre gouvernement actuel là. Laughing
2000 ans après on a exactement les mêmes.
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 7 Juin - 21:13

@ Gorak : Je pense au contraire que César est mort parce qu'il a été trop loin, trop vite, il a rué dans les brancards. Il ne se gênait pas pour clamer que la République était une notion "vide de sens". Quand il fût nommé dictateur à vie, avec les pleins pouvoirs, il lança à Cicéron :" Hé bien Cicéron ! Redemande-moi la République maintenant !"

Si Octave Auguste a réussi, c'est parce qu'il a donné l'air de ne surtout pas y toucher. Moins flamboyant, plus calculateur, il s'est montré plus posé, plus prudent et plus patient, agissant par petites touches. Et c'est là son tour de force : il a bouleversé les structures de tout un régime, de toute une société, a enterré la République et instauré l'Empire sans avoir l'air d'y toucher. Il maintenait les apparences, demandait poliment leur avis aux sénateurs tout en s'arrangeant pour que ce soit lui qui ait le dernier mot. Un travail long, patient, méticuleux et qui a payé. Comme l'a dit le regretté Lucien Jerpagnon, Octave a fait "du césarisme sans César". Ce qui lui a permis d'instaurer l'Empire et de régner plus de 40 ans...
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 7 Juin - 22:54

Et puis de toute façon, les Romains étaient prêts pour dominer l'Europe. Jules César, par ses conquêtes, n'a fait que précipiter les choses.
Il fallait un chef. La République ne suffisait plus pour un territoire aussi étendu. César l'a bien compris en imposant son autorité.

Il ne sera jamais Empereur et pourtant son nom est devenu synonyme. On parle, en effet, de "Rome des Césars" ; en allemand, "KAISER" vient de CAESAR.

Auguste avait cependant bien compris que César était la source d'une nouvelle ère pour Rome, et aussi pour l'Europe.
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cdang



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 8 Juin - 10:28

Voyageur Solitaire a écrit:
César a joué avec le feu et il s'est brûlé. Génial administrateur, stratège et guerrier de premier plan, homme politique visionnaire, c'était un géant qui avait compris que le monde avait changé et que le système républicain ne pouvait continuer sans de profondes réformes.
Malheureusement pour lui, il a sous-estimé cette bande de politiciens obtus, cramponnés à leur vision étriquée et à leurs privilèges, ennemis de toute réforme, champions de l'immobilisme. La mort de César, c'est la mort d'un seigneur, d'un géant, par une meute de chiens, de chacals.
Je pense au contraire que si l'on ne sait pas créer de consensus, on est tout sauf un dirigeant génial.

Je vois ça dans les boîtes : la plus grande difficulté, c'est de travailler avec les cons (ceux que l'on estime cons), et savoir obtenir d'eux le meilleur qu'ils peuvent donner (car même un con peut être utile, et de toute manière on n'a pas le choix).

Le dirigeant parfait n'existe pas, celui qui a le projet adapté et qui en même temps sais faire adhérer les gens — le peuple, le sénat — à ce projet. Le changement fait peur, les puissants s'accrochent à leur puissance, et il n'y a pas d'homme fort depuis qu'on a inventé les armes. Et il faut composer avec tout ça.

Albatur a écrit:
Voyageur Solitaire a écrit:
Ce Sénat qui prétendait gouverner "pour et au nom du peuple romain", mais qui n'était plus qu'une assemblée de privilégiés accrochés à leurs privilèges, incapables de toute évolution, de tout changement.

Tu parles de notre gouvernement actuel là. Laughing
2000 ans après on a exactement les mêmes.

Avec une grande différence : c'est que les mandats sont remis en cause régulièrement, et qu'un certain nombre de manquement aux règles sont sanctionnés (mais comme pour tous les crimes et délits, il y a des impunis).
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Albatur



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 8 Juin - 11:05

Les mandats oui mais les pratiquent perdurent et les manquements aux règles jamais véritablement sanctionnés. Voir affaire Saal par exemple ou bien plus récemment l'AR de Valls a nos frais pour aller voir un match de foot.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 8 Juin - 13:56

Albatur a écrit:
Les mandats oui mais les pratiquent perdurent et les manquements aux règles jamais véritablement sanctionnés. Voir affaire Saal par exemple ou bien plus récemment l'AR de Valls a nos frais pour aller voir un match de foot.
Alors on mélange un peu tout.

Si les électeurs sont suffisamment cons pour revoter pour un ripoux, ils ont un peu ce qu'ils méritent.

Agnès Saal n'est pas une élue mais une fonctionnaire (une employée de l’État), et elle va manifestement être sanctionnée. Manuel Valls n'est pas non plus un élu (plus depuis 2012), c'est un ministre nommé ; pour lui, je ne sais pas à quels manquements tu fais référence, si tu pouvais préciser.
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Albatur



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 8 Juin - 14:21

Dans un autre topic car là on est hors sujet Wink
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 28 Sep - 12:47

Mon fils, en CM1, a eu un cours succinct sur les époques (préhistoire-Antiquité-Moyen Âge-époque moderne-époque contemporaine) avec les grandes caractéristiques et les transitions (-3000 invention de l'écriture, 476 chute de l'Empire romain, 1492 découverte de l'Amérique, 1789 Révolution française).

Et il a maintenant une leçon sur Clovis à réviser. Naissance en 466, couronnement en 481, baptême, mort en 511.
« – Ça te dit rien ces date ?
– Euh, c'est vers 500.
– Oui, et alors par rapport à la chronologie générale ?
– …
– Qu'est-ce qui se passe en 476 ?
– Clovis a 10 ans.
– … Euh oui… Bin tu vois, c'est aussi la fin de l'Empire romain, le passage de l'Antiquité au Moyen Âge.
– Ah oui, avec les barbares.
– Voilà. Et c'est quoi un barbare ?
– C'est quelqu'un qui casse tout.
– Hem. »

Je déplie une carte du monde, je lui montre la Méditerranée, et je lui explique rapidement que l'Empire romain dominait tout le tour. Qu'ils croyaient en plein de dieux genre Jupiter et Mars, et que dans un petit coin appelé la Palestine là il y avait les Juifs qui croyaient en un dieu unique ; qu'il y a une secte, les Chrétiens, qui s'est fondée autour d'un mec qui a séché sur un croix, que cette secte s'est répandue parmi les esclave et qu'au bout d'un moment, les empereurs s'y sont convertis parce que c'est pas pratique de diriger des gens qui croient pas pareil.

Que sur la fin, bin comme le territoire était trop grand, ils ont commencé à déléguer la gestion aux peuples barbares, puisque le mot « barbare » veut seulement dire « qui n'est pas Romain ni Grec ». Que tu coup localement ils se sont dit qu'ils pourraient bien être les chefs tous seul, et qu'il pourraient se passer de Rome, ce qui a provoqué l'éclatement de l'Empire.

Et donc là, tu as les Francs qui récupèrent une partie du territoire de l'Empire romain, et bien sûr sur ce territoire, il y a des chrétiens puisque c'était la religion officielle de Rome. Du coup, Clovis se convertit pour pouvoir plus facilement les diriger.

(Dites-moi si je ne lui ai pas raconté trop de conneries.)

En fait, j'ai éprouvé le besoin de lui faire cette rapide synthèse, parce que je me suis aperçu que ce sont les articulations entre les périodes qui sont les plus importantes et les plus intéressantes, qu'elles obligent à comprendre l'époque passée et posent les base de l'époque à venir, et que comme je ne m'intéresse pas particulièrement à l'Histoire,  je n'ai moi-même compris ces articulations que très tard, genre vers 30 ans ou plus. En fait, mes souvenirs de cours d'Histoire antique forment une sorte de patchwork auquel manquent les coutures (comment on passe des Égyptiens aux Grecs, des Grecs aux Romains, des Romains aux Francs).
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 28 Sep - 16:08

Il est indiscutable que ces périodes "charnières" ou intermédiaires sont complètement occultées par les programmes scolaires...
On leur dit qu'il y avait l'empire romain et puis, d'un coup, voilà les barbares qui cassent tout et après, hop !, le Moyen-Age... Dans l'esprit des gamins, on passe du type en toge et sandalettes au barbare bourrin en fourrure qui casse tout au chevalier en armure et aux troubadours...

Comme on en avait déjà parlé ici, les invasions barbares se sont étalées sur plusieurs siècles, avec des barbares pas toujours sauvages et ignares, dont certains alliés à Rome, le tout en une longue suite de défaites, de victoires, de guerre et de périodes de paix. Quant au Moyen-Age, il n'est pas arrivé d'un coup avec ses chevaliers et châteaux-forts, il y a eu toute une époque avant, celle des "rois barbares", les monastères, l'empire de Charlemagne, les vikings...
En plus de ces raccourcis effarants, on néglige souvent le reste du monde, Byzance, les civilisations indiennes, chinoises, les empires africains, le monde arabo-musulman ou les peuples précolombiens, comme s'il n'y avait que l'Occident à cette époque...
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 28 Sep - 16:48

Voyageur Solitaire a écrit:
Dans l'esprit des gamins, on passe du type en toge et sandalettes au barbare bourrin en fourrure qui casse tout au chevalier en armure et aux troubadours...

Ben, ça c'est aussi de la faute aux fêtes médiévales qui mélangent un peu tous les genres...

Il y a quinze jours, ils en ont organisé une par chez moi et je suis allé voir par curiosité. Ca n'a pas loupé : entre les stands où des passionnés faisaient démonstration de techniques médiévales artisanales, on trouvait des boules de cristal, dragons et épées de "barbares" liés à un univers ouvertement médiéval-fantastique.

Je n'ai rien contre ça, bien sur. Mais quand on organise un événement axé sur la découverte du Moyen Âge, il faut être un peu sérieux et ne pas mélanger les genres.

Après, ce n'est pas étonnant que les gamins fassent autant de mélanges.
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Warlock



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Lun 28 Sep - 18:44

C'est plus l'école, et la tv qui font que les gamins mélangent tout. D'ailleurs pas que les gamins, beaucoup d'adultes aussi, qui restent bien souvent sur des clichés et des idées reçues. Certains films n'arrangent rien à l'affaire. La plupart des gens s'instruisent maintenant via la TV, évidemment ça n'aide pas. Quand à l'étude de l'histoire (avant la fac), c'est bien simple c'est catastrophique. Tout ce qui est antérieur au XVIe siècle est bâclé, l'époque médiévale se réduit à 2 trimestres en 5eme.

En ce qui concerne les fêtes médiévales celles que j'ai pu faire respectaient à peu de chose près la période. Par contre je sais pas ou c'était Gorak ta fête médiévale, mais voir un apport de médiéval-fantastique dans une fête médiévale c'est une hérésie. Cela étant ça a pu changer avec les années je n'en ai plus fait depuis pas mal de temps. Et avec l'arrivée de games of thrones ça a peut être changé la donne, apportant un coté trop grand public...
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 29 Sep - 22:36



Qui était Bouddha ?

Tout jeune encore, le prince Siddharta Gautama choisit de mener une vie simple au contact de la religion. Quand il eut 29 ans, il quitta le confort de son palais royal et partit chercher la Vérité. Il trouva sa force dans la méditation. Il découvrit que le monde était plein de souffrances et décida d'aider les gens à trouver la voie de la délivrance, en enseignant à ses prochains le "noble octuple sentier", par lequel on se délivre de la douleur.

La première chose qu'affirma Siddharta est que la vie terrestre est fait de douleur. il prêchait la compassion infinie envers tous, et l'oubli de soi-même. Un bon bouddhiste, disait-il, doit mener une vie austère, faite de renoncements. Ainsi atteindra-t-il le but suprême : la paix intérieure, le "nirvâna", la "béatitude", cet état de l'homme libre, détaché des désirs matériels et des souffrances.

Siddharta prit le nom de Bouddha, l'Eveillé et vécut jusqu'à l'âge de 80 ans à Bénarès, où il mourut.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 30 Sep - 0:10



Spartacus, l'esclave qui osa défier la puissance de Rome...

En 73 av. JC, la République semblait bien assise sur ses bases et pourtant il suffit d'un esclave thrace, gladiateur réputé, pour faire vaciller la puissance de Rome. Ce briseur de chaînes qui dirigea la révolte se nommait Spartacus.

Le Sénat envoya contre les rebelles une armée de 3000 hommes que commandait le prêteur Claudius Glaber. Cernés, les gladiateurs n'ont pas d'autre issue qu'un précipice. Spartacus décide alors de forcer le destin. Les révoltés confectionnent de longues échelles avec des sarments de vigne sauvage et descendent dans le ravin.
A la faveur de la nuit, ils envahissent le camp romain, écrasent les légionnaires, s'emparent des armes et des bagages. Ce coup de main hardi connait un énorme retentissement. Bientôt des milliers de gladiateurs, de bergers des grands domaines rejoignent Spartacus.


A l'automne, à la tête de 40 000 hommes, Spartacus occupe la Campagnie, pille l'Italie méridionale, campe dans les campagnes de Lucanie, organise une masse d'hommes ivres d'une liberté neuve, leur donne un début de discipline. En trois combats, il anéantit les trois légions du prêteur Varinius.
Dans l'été 72, Spartacus entraine ses bandes vers le nord : il est maintenant à la tête de 70 000 hommes. Il balaie une autre armée romaine. Sans doute rêve-t-il de franchir les Alpes, vers la Germanie. La crue du Pô l'oblige à renoncer à ce projet. Il revient alors vers le sud, marche sur Rome où les citoyens cèdent à l'épouvante.
Le Sénat réagit et envoie contre lui 35 000 vétérans sous les ordres de Crassus. Le général se contente de couvrir la capitale. Spartacus poursuit sa marche le long des Appenins, forme le projet de passer en Sicile. A l'automne 72, Crassus enferme les rebelles dans l'isthme de Regium. En février 71, Spartacus force le blocus et livre sa dernière bataille sur les rives du Silare, en Lucanie.


Avant d'engager le combat, il tue son cheval. "Vainqueur, dit-il, j'en prendai d'autres aux Romains. Vaincu, je ne veux pas fuir." L'épée au poing, il lance ses troupes sur les légions de Crassus. Couvert de blessures, il combat jusqu'à son dernier souffle.


40 000 des siens meurent avec lui dans cette bataille sanglante; et aussi le grand rêve de liberté qui avait guidé les esclaves de Rome.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 6 Oct - 18:26

Aurélien


Empereur romain de 270 à 275. Né probablement en 214, à Sirmium, près du confluent du Danube et de la Save, ou dans une ville de la Dacie ripensis
image, ou encore en Mésie, il fut le plus illustre de ces vaillants empereurs sortis de l'Illyrie, sous lesquels l'Empire recouvra, pour quelques années, l'ordre à l'intérieur, la sécurité sur ses frontières. Son père était un humble colon, affranchi du sénateur Aurelius, qui avait pris, suivant l'usage, le nom de son patron; sa mère était prêtresse du Soleil, et comme telle aurait prédit les hautes destinées de cet enfant qui devait illustrer son obscure famille. De première force aux exercices du corps, il fit rapidement sa carrière dans les légions de l'Empire.
Tant par sa vigueur physique que par l'énergie de son caractère; ses camarades l'avaient surnommé « fer en main », Aurelianus manu ad ferrum. Ses exploits le mirent de bonne heure en évidence. Un jour, il écrase avec 300 hommes un corps de Sarmates qui pillaient l'Illyrie, Une autre fois, sous le règne de Gordien III, vers 240, tribun de la légion VIa Gallicana, il détruit à Mayence une troupe de barbares Francs (ce nom apparaissait alors pour la première fois dans l'histoire). Aurélien s'était fait connaître aussi par sa sévérité dans la discipline :
« Si tu veux être tribun, écrivait- il à un de ses officiers, ou simplement si tu veux vivre, tiens le soldat. Que personne ne vole un poulet, un mouton, une grappe de raisin...».

Vers 254, l'empereur Valérien chargea ce soldat énergique et honnête de passer une inspection générale des camps de l'Empire et de les mettre en état; peu après, il l'attacha à Ulpius Crinitus, gouverneur d'Illyrie et de Thrace, l'un des grands personnages de l'Empire et descendant de Trajan. Cet Ulpius Crinitus l'adopta par la suite, en lui donnant sa fille en mariage; Aurélien entrait ainsi dans la famille de l'empereur dont il devait renouveler les succès militaires. Il se distingua par des victoires sur les Goths qui lui valurent des félicitations de Valérien en présence de toute l'armée. Quand Valérien fut tombé aux mains des Perses (260), Aurélien garda sa haute situation sous Gallien jusqu'en 268, puis sous. Claude II (268-270), qui lui donna le titre de Maître de la cavalerie. Quand Claude fut mort à Sirmium, les légions de Pannonie donnèrent à Aurélien le titre impérial; le frère de Claude, Quintillus, s'était fait proclamer de son côté par les légions d'Aquilée et reconnaître par le Sénat; mais, 17 jours après, il se tuait Aurélien était seul maître de l'Empire (270).
Le nouvel empereur, âgé d'environ cinquante-six ans, était bien l'homme énergique que les dangers de l'Empire réclamaient.
« J'ai de l'or pour mes amis et du fer pour mes ennemis »,  disait-il au Sénat, et il le prouva.
La situation était très critique; les Barbares pressaient sur toutes les frontières : au Nord, les Goths, les Marcomans, les Alamans; en Orient, Zénobie se rendait indépendante dans son royaume de Palmyre; en Occident, la veuve d'un tribun, Victoria, et un sénateur gaulois, Tetricus, voulaient faire un empire des Gaules. Aurélien rétablit l'ordre d'abord sur la frontière du Danube qu'il fait respecter aux Goths et aux Marcomans; mais il fut obligé de reculer sur un point, il abandonna la Dacie, conquise 165 ans avant par Trajan, et qui, envahie au Nord, à l'Ouest, à l'Est, n'était plus tenable aux légions : l'Empire se repliait sur la rive droite du Danube où Aurélien fit passer les colons romains de la Dacie, dans la province de Dacia ripensis, entre la Mésie supérieure et la Mésie inférieure (270 environ). Cependant, les Alamans, descendus des Alpes, étaient entrés dans le bassin du Pô. L'empereur marche à eux; il est surpris et battu à Plaisance. L'épouvante est à son comble dans toute la péninsule. Aurélien, qui avait écrit aux sénateurs :
« Je m'étonne, vénérés Pères, que vous ayez mis si longtemps à consulter les livres sibyllins; on croirait que vous siégez dans une église de chrétiens et non dans la temple de tous les dieux ».

Aurélien fait célébrer autour de la Ville la procession expiatoire de l'amburbium, chanter les prières sacrées. Alors, en règle avec les dieux, il repart contre les Barbares à qui la journée de Plaisance avait livré la Cisalpine; cette fois, les Alamans sont écrasés près de Pavie (271). Le danger que Rome, avait failli courir lui donna l'idée de la mettre à l'abri d'un coup de main, en l'entourant d'une enceinte continue : en trois ans (271273) fut achevé cet immense rempart, réparé plus tard par Honorius et encore aujourd'hui debout dans sa majeure partie; la muraille d'Aurélien entourait toute la ville de la rive gauche et une partie du Janicule sur la rive droite, soit 11 milles ou 16 kilomètres de tour. En 272, l'empereur partit pour la frontière orientale ou la veuve d'Odenath rêvait, dans sa capitale de Palmyre, la fondation d'un empire d'Asie; avant de quitter la capitale, il avait fait mettre à mort quelques sénateurs qui avaient provoqué des désordres lors de l'invasion des Alamans. Sur sa route, il eut à faire le siège d'Ancyre (Ankara) en Galatie et de Tyane en Cappadoce, cette dernière ville n'échappa au pillage que parce qu'elle était la patrie du grand thaumaturge Apollonius. La défaite des Palmyréens à Emèse, le siège et la prise de Palmyre, la capture de Zénobie, la mort de son ministre Longin, le pillage et la destruction de la grande capitale du désert, qui s'était révoltée de nouveau après le départ de l'empereur, sont les principaux épisodes de cette expédition pénible à travers le désert de Syrie, menée avec autant de rapidité que de succès (272-273).  
Au retour, l'empereur passe par l'Egypte, il fait mettre à mort le Grec Firmus qui avait pris la pourpre lors de la révolte de Zénobie. L'Orient était pacifié: Aurélien passe en Occident où Tétricus régnait depuis plus de cinq ans. Le césar gaulois, en voyant les légionnaires d'Aurélien arriver jusqu'à Châlons-sur-Marne, se démit lui-même de son titre d'empereur et se confia à Aurélien qui en fit un gouverneur de Lucanie.

L'Empire n'avait plus qu'un maître : Aurélien célébra cette paix générale par un triomphe magnifique où Tétricus et son fils et Zénobie marchaient devant le char du triomphateur (274). La même année, il fait construire à Rome un temple magnifique en l'honneur du Soleil, le dieu de sa mère; on y avait prodigué l'or et les pierres précieuses. L'empereur, qui avait mérité le nom de Restitutor orbis, faisait reconstruire en même temps en Gaule Genabum, qui garda son nom : Civitas Aurelianorum (Orléans). Il poursuivait par tout son oeuvre de restauration et partout faisait régner la discipline. Il eut à réprimer à Rome une sorte d'émeute de faux monnayeurs; elle lui coûta sept mille soldats dans une bataille sur le Caelius, c'est dire le nombre des émeutiers qui périrent. Cet homme si énergique, ce prince «-plutôt nécessaire que bon », songeait à la guerre contre les Perses lorsqu'il fut tué entre Byzance et Héraclée par des conjurés qu'un affranchi impérial, Mnesteus, avait excités contre lui, pour échapper lui-même à un juste châtiment dont Aurélien l'avait menacé (mars 275). Aurélien avait régné cinq ans et demi. Il avait été consul trois fois en 271, 274, 275.
Lors de son passage à Antioche (272), il avait fait preuve d'une grande modération, en refusant de se prononcer dans un débat théologique qui s'était élevé entre l'évêque Paul de Samosate et la communauté chrétienne; par suite, il est peu probable qu'il ait songé à une persécution contre les chrétiens, au moment où il fut frappé par Mnesteus. Sous son règne, l'Eglise jouit de la paix. Il laissa une fille dont Vopiscus connut encore un descendant, Aurélien, proconsul de Cilicie.

Aurélien « à la main de fer », dur pour lui-même et dur pour les autres, n'a pas été seulement un soldat heureux et énergique; il a été aussi un grand empereur, une sorte de Septime Sévère illyrien, qui a retardé pour de longues années la chute de l'Empire, imminente à son avènement.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 6 Oct - 18:46

Il est sans conteste l'un des plus grands empereurs illyriens, ces "fils du Danube" qui furent des souverains remarquables au moment où l'Empire s'effondrait lentement.
Les illyriens venaient des Balkans et pays slaves actuels. Bons soldats, bons généraux, gaillards robustes et réactifs, ils gravirent les marches du pouvoir et remplacèrent progressivement les "fils de la louve" au commandes d'un empire assailli de toutes parts. Le plus touchant, c'est qu'ils se montrèrent souvent "plus romains que les romains", très traditionnalistes et même conservateurs, surtout en matière de religion, ce qui enclencha parfois des répressions sanglantes du christianisme, comme sous Dioclétien. Ils frappaient leur monnaie de la louve romaine, romanisaient leurs noms (Aurelianus pour Aurélien, Dioclétianus pour Dioclétien...) et reprenaient à leur compte tous les symboles du pouvoir impérial dans la plus pure tradition.

Aurélien fût l'un des plus grands effectivement, je ne vois que le terrible et génial Dioclétien pour lui faire de l'ombre. Certes, ces empereurs ne récitaient pas des vers en grec dans leurs jardins en subventionnant artistes, peintres et sculpteurs... On en était plus là... Devant l'urgence, ils furent énergiques, réactifs et combatifs, sans trop regarder à la casse, il est vrai. Mais encore une fois, les temps avaient changé et l'époque des belles réflexions philosophiques sur l'art de gouverner dans les cénacles de lettrés avait disparu, il y avait le feu partout et ces empereurs remarquables retardèrent l'agonie de l'empire de plusieurs dizaines d'années. Le tout avec une bravoure, une loyauté à Rome sincère et profonde.

A noter que l'assassinat d'Aurélien ne fût qu'une minable intrigue de palais, la réaction d'un affranchi s'étant rendu coupable d'une faute mineure et craignant des sanctions. La connerie à l'état pur.
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 23 Oct - 12:10



23 octobre 42 av. JC : Marc Antoine défait Brutus à Philippes

A Rome, après la mort de César, son lieutenant Marc Antoine et son petit-neveu Octave (ou Octavien) tentent chacun de s'approprier le pouvoir devenu vacant. Le second se fait reconnaître officiellement par le Sénat comme le fils adoptif du divin César et change son nom en Octavien.

Faute de pouvoir s'éliminer l'un l'autre, Marc Antoine et Octave forment un triumvirat avec le falot Marc Lépide, chef de la cavalerie. Ils conviennent de mettre en sourdine leurs rivalités le temps de punir le groupe de sénateurs qui a organisé l'assassinat de César. Parmi ces derniers figurent Brutus et Cassius.

Tandis que Lépide reste à Rome avec une poignée de légions, Marc Antoine et Octave débarquent avec leurs hommes en Illyrie. À peine débarqué, le jeune Octave se fait porter pâle, manifestant déjà son peu de goût pour la guerre et, disons le mot, sa couardise.

C'est donc Marc Antoine qui se porte au-devant de l'ennemi avec seize légions, une légion représentant environ 5.000 hommes. Face à lui, dans la plaine de Philippes, à l'est de la Macédoine, Brutus et Cassius disposent de dix sept légions, y compris une puissante cavalerie.

Le 23 octobre suivant, au même endroit, Marc Antoine reprend l'offensive et l'emporte enfin sur Brutus qui à son tour se suicide. On lui prête ce mot : «Vertu, tu n'es qu'un mot !»

Le vainqueur se recueille devant la dépouille de son ennemi. Son allié Octave (le futur Auguste) n'a pas la même grandeur d'âme. Il se venge avec cruauté sur les vaincus de la peur qu'ils lui ont infligée.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 23 Oct - 15:11

Octave a beau avoir été plus tard le divin Auguste, génie et géant politique, l'époque où il n'était qu'Octave, héritier de César, n'a pas toujours été aussi éclatante... Et il est vrai qu'il n'était pas doué pour la guerre, ce sera Agrippa, son ami dévoué et fidèle, qui s'en occupera. Côté personnalité, le futur empereur, de santé fragile, malingre, ne pouvait guère rivaliser avec le flamboyant et sensuel Marc Antoine.

Quant à Brutus, c'était un intellectuel, pas un guerrier. Un idéaliste, pétri de philosophie et de grands idéaux, mais complètement déconnecté des réalités du pouvoir, perdu dans ses grands idéaux d'une République qui n'avait rien de républicain... Comme Cicéron, il n'avait pas compris, pas admis, que la République était morte et qu'un monde nouveau émergeait avec de nouvelles structures, une nouvelle société, ce qui était devenu un Empire. Lui, Cicéron et les autres qui ont assassiné César pensaient naïvement qu'après la mort de ce dernier, tout reprendrait comme avant.
La réalité les a vite rattrapé... Cicéron fût exécuté par Marc Antoine et ses mains tranchées exposées aux portes de Rome, Cassius, Brutus et les autres se suicidèrent.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 27 Oct - 22:08

La cause première de la défaite des républicains ( : des défenseurs du régime oligarchique sénatorial ) à Philippes est que Cassius, pourtant un militaire expérimenté, a cru tout perdu trop vite et s'est hâté de se suicider plutôt que de tomber aux mains de ses ennemis. Ce qui n'a laissé pour le lendemain que Brutus en face de Marc Antoine: la partie n'était vraiment pas égale…
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 28 Oct - 15:20

De toutes façons, que pouvaient espérer les conjurés ? S'ils ont naïvement cru qu'après la mort de César tout redeviendrait comme avant (Cicéron, je te félicite pour le rétablissement de la liberté dixit Brutus), ils ont vite réalisé leur bourde. Ils voyaient en César un tyran, le peuple en fît un dieu à sa mort. Ils se voulaient libérateurs, ils passèrent pour des assassins.
César était un visionnaire, homme de guerre et administrateur génial, homme politique rusé et proche du terrain. Eux (à de rares exceptions) n'étaient que des intellectuels chimériques pétris de grands idéaux, cramponnés à un monde agonisant et dépassé.
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 28 Oct - 17:21

On dirait des méthodes dignes de la mafia... tu parles d'une "république" ! Razz

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 28 Oct - 17:29

Bin, le terme « république » (res publica, la chose publique) désigne juste un système dans lequel le pouvoir (la gestion de la chose publique, donc) est entre les mains de représentants. Cela n'implique ni que les représentants soient élus, ni qu'ils représentent tout le peuple, ni qu'il y ait séparation des pouvoirs, juste que les représentants doivent se mettre d'accord sur la politique à mener (consensus, vote…).

En fait, par rapport à d'autre systèmes, il ne s'agit pas d'une personne unique (autocratie, monarchie), et ce ne sont pas tous les citoyens qui décident (démocratie) — rappelons que tous les habitants d'une cité ne sont pas des citoyens (esclaves par exemple) — mais seulement les sénateurs.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 28 Oct - 19:48

@ Gorak: le régime se défendait avec une brutalité extrême contre toute tentative de changement. Ainsi ces graves sénateurs ont massacré Tibérius Gracchus à coups de pieds de chaise.

@ VS: je ne suis pas d'accord.
1/ Un bon nombre de conjurés ( nous parlions de Cassius ) étaient des gens ayant une expérience administrative et/ou militaire réelle, un certain nombre d'entre eux avaient d'ailleurs été du côté de César dans la guerre civile et ne se sont retournés contre lui que quand ils ont été sûrs qu'il entendait se faire roi ou plus prosaïquement se saisir durablement de la réalité du pouvoir et ne laisser au Sénat qu'un rôle de figuration.

Au reste, personne ne peut nier que César ait dépassé de la tête et des épaules ses adversaires comme ses assassins.

2/ le fait même que les républicains / partisans de l'oligarchie sénatoriale aient pu lever dix-sept légions et de quoi les payer montre qu'ils avaient des chances réelles de rétablir le régime, encore aurait-il fallu qu'ils vainquent.
Le fait qu'Octave ait respecté les formes extérieures de la république en gardant la réalité du pouvoir montre que cette forme était encore puissante sur les esprits, et elle devait le rester jusqu'à la fin du règne de Néron…
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 28 Oct - 20:14

ashimbabbar a écrit:
@ Gorak: le régime se défendait avec une brutalité extrême contre toute tentative de changement. Ainsi ces graves sénateurs ont massacré Tibérius Gracchus à coups de pieds de chaise.

Heureusement que nos politiques n'ont plus la même attitude, parce que sinon il y aurait des morts à l'Assemblée ! lol!
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 29 Oct - 9:31

Gorak a écrit:

Heureusement que nos politiques n'ont plus la même attitude, parce que sinon il y aurait des morts à l'Assemblée ! lol!
Ça arrive encore parfois, mais heureusement c'est rare.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 29 Oct - 15:18

1) Il est vrai que tous les Républicains n'étaient pas des intellectuels chimériques et que l'on trouvait parmi eux des hommes de valeur. Je modère mon précédent message, je voulais parler d'une façon plus générale, englobant un Sénat quand-même majoritairement (et farouchement) accroché à ses privilèges, une oligarchie libre de se répartir privilèges, postes et hautes fonctions sans aucun contrôle ou quasiment.
Ces nobles sénateurs parlaient "d'atteintes aux libertés" mais, comme l'a magistralement souligné le regretté Lucien Jerphagnon, prenons garde à ce que ces gens mettaient sous ce vocable de "liberté" : c'était pour eux la liberté de se répartir et partager les bénéfices des provinces, sans aucun contrôle ou presque. Le Sénat, c'est l'argent, le pouvoir, la terre, les traditions et le tout "au nom du peuple romain"...
Mais cela n'empêche pas qu'il devait se trouver effectivement des hommes de valeur et d'intégrité parmi l'assemblée.

2) Peut-être les conjurés auraient-ils pu gagner (les incertitudes de la guerre...) et rétablir le régime. Mais cela n'aurait pas tenu, la République était morte, inadaptée et dépassée par rapport à un nouveau monde, une nouvelle société, de nouvelles mentalités.
La République était prévue pour gérer une cité entourée de villes alliées et quelques provinces frontalières, sous un modèle pétri de traditions, de religion et de "valeurs" bien définies.
Mais là, c'était devenu un empire, Rome maîtresse du monde (ou presque), un afflux incroyable de richesses, une étendue de territoire immense, la découverte de la philosophie, de la pensée, d'autres religions, l'influence artistique, culturelle, intellectuelle de l'Orient... Toute une société bouleversée de bas en haut, certains ayant tout perdu, d'autres se retrouvant à la tête de fortunes colossales, l'émergence de généraux brillants, avides de pouvoir... Une autre façon de penser le pouvoir, la tentation de l'Orient, d'une monarchie sacrée, qui séduira Marc Antoine, Caligula, Néron...
L'Empire y arrivera d'ailleurs puisqu'on finira avec des empereurs déifiés, nommés Dominus au sens religieux du terme.
Alors oui, peut-être les conjurés auraient-ils pu gagner et rétablir la République. Mais cette dernière était pourrie de l'intérieure, je pense qu'elle serait tombée inévitablement, tôt ou tard. Pour moi, leur combat était perdu d'avance.
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