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 ANTIQUITE

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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 19:22

Voyageur Solitaire a écrit:
Les gaulois, poursuivis par les romains, se replièrent en désordre sur Alésia. On connaît la suite...
La cavalerie gauloise, redoutable, aurait pu avoir la peau des légionnaires romains si elle avait été mieux utilisée.

Ensuite, sur le plan politique, toutes les tribus de Gaule ne "marchaient" pas avec Vercingétorix. Il est là le problème. Les Séquanes, par exemple, étaient des alliés de Rome et faisaient du commerce avec eux. Ce sont même eux qui ont appelé les Romains à leur secours quand ils furent envahis par les Helvètes.

Bien sur, VS, loin de moi d'être "revanchard" mais je me dis que la vision que les Romains nous ont laissés des Celtes est celle de vainqueurs par rapport à des vaincus... aujourd'hui, pourtant, l'archéologie nous permet de découvrir un portrait moins bien négatif de la civilisation celtique. Et il est démontré que de grandes cités gauloises existaient de longue date et étaient prospères : Bibracte, Vesontio, Epomanduodurum, Lutèce...

Après, je ne veux pas dénigrer les Romains mais il faut bien reconnaître que la conquête de Jules César est le récit d'une occupation. Il me semble d'ailleurs qu'il était effrayé du pouvoir des druides et qu'il a tout fait pour réduire leur influence à zéro... en Gaule mais aussi en Bretagne (l'Angleterre actuelle).

En fait, je suis assez partagé. J'aime bien, comme toi, les Romains et leur civilisation monumentale extraordinaire mais j'ai aussi un faible pour les Celtes. Et je pense que bien des auteurs latins les ont pas mal dénigré, au prétexte qu'ils avaient été soumis par Rome. Alors que quand on regarde de plus près la culture celte, elle est aussi brillante que celle de Rome.

Bref, difficile pour moi de choisir un camp : entre Gaulois et Romains, mon coeur balance. Dans les BD d'Astérix, j'avais même parfois pitié des pauvres Romains...
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 20:14

Pour le druidisme, en Gaule, le druide parlait avant le chef. C'est pourquoi les romains persécutèrent les druides avec acharnement, dont Cotuatos, grand druide des Carnutes, qui aurait été l'un des artisans du massacre de marchands romains à Cenabum.

Pour les Commentaires de César sur la guerre en Gaule, il ne faut pas se leurrer : il s'agissait avant tout de propagande pour mieux asseoir sa réputation à Rome. Auguste fera de même avec ses Res Gestae, sorte de testament politique gravé dans le marbre. La colonne trajane dont Warlock parlait plus haut et la colonne de Marc Aurèle avaient le même but, il s'agissait d'étaler aux yeux du monde la gloire et la puissance de Rome. Les romains étaient des conquérants et avaient la mentalité qui va avec. S'ils admiraient certaines civilisations comme l'Egypte ou la Grèce, quand on se rebellait contre leur autorité, ils ne faisaient pas de cadeaux...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 3 Déc - 23:35

J'ai toujours eu une grande admiration pour Trajan. Car au contraire de bien d’autres empereurs, il ne fera pas la guerre pour assouvir sa soif de conquête, mais pour assurer à Rome de nombreuses ressources, renflouer les caisses de l'Etat, rapatrier une partie des richesses qui finançaient les importations en provenance d'Orient.
Son administration fut toujours sage, et plutôt tolérante. Génie militaire, habile administrateur, grand bâtisseur, il est à mes yeux le plus grand des Empereurs, de l'âge d'or de l'Empire.


De même j'ai toujours apprécié Pline Le Jeune. Ses écrits brillent par l'élégance, l'esprit et la variété des sujets traités et sont très intéressants comme document historique, parce qu'ils nous peignent la société lettrée de l'époque, le monde des rhéteurs et des Écoles, le barreau, la magistrature et les milieux politiques.
A l'époque la vie romaine est agréable, heureuse, des écrits qui s'opposent aux sombres couleurs des tableaux de Tacite.
Et puis il est le premier à avoir décrits une éruption volcanique, une référence absolue la dessus. Donnant son nom à un type d'éruption volcanique, les éruptions Pliniennes.
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mer 4 Déc - 7:49

Voyageur Solitaire a écrit:
Cotuatos, grand druide des Carnutes, qui aurait été l'un des artisans du massacre de marchands romains à Cenabum.
Cenabum (Orléans)... oui, c'est le point de départ de la révolte gauloise.

Cela me fait penser d'ailleurs, du moins on peut y trouver quelques similitudes, avec les prêcheurs du Hamas qui excitent la foule contre les soldats israéliens à Gaza.

Je pense que certains druides devaient abuser de leur influence et de l'ascendant qu'ils avaient sur le peuple pour mieux le dominer et le contrôler. C'est un peu comme les prêtres égyptiens qui détenaient tout le pouvoir en réalité en agissant dans l'ombre du pharaon.

Par ailleurs, le savoir des druides était secret et ne se transmettait que de bouche à oreille de druide. C'est certainement ce qui faisait peur aux Romains, et à César en particulier. De même que les premiers chrétiens qui tenaient leurs réunions secrètes dans les catacombes devaient aussi effrayer les Romains qui craignaient tant les complots.

Parfois, cette peur pouvait être exagérée mais souvent elle s'appuyait sur des éléments fondés : les druides, effectivement, agissaient bien en sous-main contre Rome et voulaient continuer à dominer la société gauloise.

Il faut reconnaître que les Gaulois avaient pris l'habitude d'échanger avec les Romains. La présence de commerçants romains à Cenabum le prouve. D'ailleurs, si Vercingétorix n'a pas été totalement suivi dans son aventure, ce n'est pas un hasard : certaines tribus s'accommodaient très bien de la présence romaine et n'hésitaient pas à imiter les structures administratives romaines. Par exemple, à Vesontio (Besançon), il existait un Sénat rassemblant les grands propriétaires gaulois à l'imitation de celui de Rome.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Sam 28 Déc - 8:23

La Conception de l'HOMME dans la Grèce Antique


Travailler sur l'anthropologie grecque classique fut une spécificité d'historiens anglais et américains mais aussi d'une bonne partie du travail de Claude Mossé sur son étude de l'époque archaïque et du monde homérique.



Cette époque dite " homérique ", va de la fondation de Mycènes à la chute de Troie. Du VIIe au Ve siècle av. JC, c'est l'émergence et le développement des cités qui trouvent leur apogée vers - 500 jusqu'à 350 ( l'époque d'Alexandre ). Cette époque est marquée par une économie à base agricole, l'élevage étant le secteur privilégié. Une société très rurale donc, jusqu'au début du VIe siècle où le Grec se tourne vers la navigation maritime et élargit ainsi son monde. Au Ve siècle encore, l'artisan passe du " tekné " - simple ouvrier de base - au " teknopoietès " - artisan créateur, artiste ... Ce sont les Guerres Médiques qui impliquent ce grand changement. L'artisan se met alors à forger moult armes et outils, Platon recommande même d'isoler l'artisan dans la Cité car il peut devenir une force redoutable au sein du monde civique. Mais l'image qui demeure importante reste celle de l'agriculteur-cultivateur. Tout le fondement de la société grecque repose sur la " chôra " - la campagne - par opposition à la " polis " - la Cité Etat - l'artisan partageant son piédestal avec l'agriculteur ...

~ la naissance en Grèce Antique :

Où comment devient-on homme ou femme dans la société grecque ? Il s'agit de naître et bien naître ... c'est la généalogie qui conditionne le statut social dans la Grèce antique. Il y a l'idée sous-jacente d'une naissance qui peut être bienfaisante ou malfaisante, heureuse ou exceptionnelle. Les vies des hommes sont déjà écrites par avance, et chaque individu est le jouet entre les mains des dieux ; d'où parfois le recours aux rites d'expositions ( à Sparte, notamment ) où ce sont les dieux qui choisissent d'accorder la vie ou non aux humains qui viennent de naître.Le citoyen est une notion exclusivement masculine car le citoyen implique obligatoirement la notion de guerrier, défenseur de la Cité, notion dont la femme est exclue. Il y a des rites de passages, des rites d'initiation, spécifique au garçon ou à la fille pour apprendre quel sera son rôle et son statut au sein de la cité. Les pratiques homosexuelles ont lieu au cours de cette initiation. Il y a une séparation stricte entre le domaine public et le domaine privé. Dans le domaine public, on trouve tout ce qui est activités politiques, guerre, banquets, jeux et activités économiques - c'est le domaine exclusif de l'Homme - dans le domaine privé, on y trouve tout ce qui touche à la maison et le mariage - c'est le strict domaine de la Femme - La femme n'entre pas dans le domaine public, elle reste à la maison, elle appartient au domaine privé, de même que les enfants. Bien que le mariage est du domaine privé, le mariage ne concerne pas la femme. C'est une transaction entre le futur mari et le père de la mariée. La femme n'a aucun droit, elle ne sort pas de la sphère privée ( sauf en quelques rares occasions ) où elle est finalement reléguée au statut de simple " bien mobilier " qu'autre chose ... Le monde grec est essentiellement un monde masculin, les garçons sont d'ailleurs arrachés à la sphère privée ( domaine des femmes ) pour y recevoir une éducation " virile et acceptable " , la " païdeia " où les jeunes garçons apprennent à devenir des hommes : apprentissage des sciences, des vertus morales - honneur et honneur collectif - activités physiques qui préparent à la guerre.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Sam 28 Déc - 10:47

La femme est effectivement la "grande muette" du monde Antique, à l'exception de l'Egypte et des Etrusques.
En Grèce, la femme est une éternelle mineure, sous la tutelle d'un père, d'un mari ou même d'un fils aîné. Elle reste reléguée dans un espace de la maison qui lui est réservé, le Gynécée et elle ne peut sortir sans être accompagnée. Contrairement à l'idée reçue, ce sont les hommes qui vont au marché, le mari si la maisonnée n'a pas d'esclaves. Oubliez donc les péplums avec leurs jolies jeunes filles en robe drapée ou jupette gambadant dans la campagne...
Le mariage est de raison, arrangé, même dans les classes populaires et vise uniquement à fonder un foyer. En dehors, l'homme est libre de prendre son plaisir avec qui bon lui semble, homme ou femme (selon certaines règles néanmoins).
La femme "idéale" est vertueuse, digne et pleine de décence. Longtemps, dans la statuaire principalement, les grecs ont dénudé l'homme alors que les statues féminines restaient habillées. Les jeux, les bains, le gymnase restaient interdits aux femmes et au théâtre, elles occupaient les rangs du fond, avec les esclaves et les "métèques" (les étrangers).
Seule exception : Sparte. Dans cette cité, les femmes pouvaient sortir, s'ébattrent dans l'air pur de la campagne et mener une vie (relativement) libre et active, les spartiates voulant des femmes en bonne santé et condition physique pour leur donner de beaux enfants selon eux.
Dans certaines îles, il semble également que la condition féminine ait été plus libre et plaisante.
Il n'en reste pas moins que la Grèce antique était "a man's world"...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Sam 28 Déc - 11:35

Voyageur Solitaire a écrit:

Il n'en reste pas moins que la Grèce antique était "a man's world"...

C'est une vieille tradition grecque... lol! 

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 10:03

Cléopâtre, portrait d'une tueuse

La divine reine ptolémaïque d'Egypte n'est peut-être pas celle que l'on nous a présenté dans les chroniques, livres ou films. Voici un portrait beaucoup plus sombre et moins féerique :

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 10:43

Cléopâtre était une reine et une femme dans un monde d'hommes qui ne faisait pas de cadeaux... Elle était issue d'une longue lignée de dégénérés provoquée par la tradition du mariage consanguin (entre frère et soeur le plus souvent) pour préserver la "pureté" du sang royal. Cette souveraine d'exception, intelligente, volontaire et cultivée, fait figure d'exception dans une dynastie en pleine décadence et à l'hérédité chargée.
Elle était décidée à redonner à l'Egypte sa puissance et sa splendeur alors que le pays était déjà sous la tutelle de Rome, dans une sorte de protectorat mal défini. Pour y arriver, elle a usé des armes qu'elle avait et, comme tout le monde à l'époque, elle ne faisait pas dans la dentelle...
On sait qu'elle avait décidé très tôt de se donner la mort en cas de défaite ou de capture. A cette fin, elle fît essayer quantité de poisons sur des esclaves ou prisonniers pour voir lequel serait le plus rapide et efficace.

Le gros problème avec Cléopâtre, c'est que le mythe a dépassé la femme : on a tant écrit, tant dit et raconté sur elle qu'on a créé de toutes pièces une autre Cléopâtre qui hante toujours notre imaginaire et qui est sans doute bien éloignée de la vraie reine d'Egypte. Ajoutez à ça ses amours passionnés, son suicide digne d'une tragédie grecque, le fait qu'on n'a plus aucune représentation ou portrait d'elle et le fait que l'on ignore où elle repose...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 13:54

Voyageur Solitaire a écrit:

On sait qu'elle avait décidé très tôt de se donner la mort en cas de défaite ou de capture. A cette fin, elle fît essayer quantité de poisons sur des esclaves ou prisonniers pour voir lequel serait le plus rapide et efficace.

C'est fou le nombre de personnages de l'Antiquité qui se sont donnés la mort par le poison. Cléopâtre, Hannibal... Socrate (enfin il fut condamné à boire de la ciguë, mais quand même).

Citation :
Le gros problème avec Cléopâtre, c'est que le mythe a dépassé la femme : on a tant écrit, tant dit et raconté sur elle qu'on a créé de toutes pièces une autre Cléopâtre qui hante toujours notre imaginaire et qui est sans doute bien éloignée de la vraie reine d'Egypte. Ajoutez à ça ses amours passionnés, son suicide digne d'une tragédie grecque, le fait qu'on n'a plus aucune représentation ou portrait d'elle et le fait que l'on ignore où elle repose...

On a surtout l'image d'Elizabeth Taylor et des péplums d'Hollywood... c'est pour ça qu'on a du mal à différencier la vraie Cléopâtre du mythe.

En plus, elle n'avait rien d'une authentique Égyptienne... c'était plutôt une princesse tout ce qu'il y a de plus grecque. Une Ptolémée. Lorsqu'elle régnait sur ce pays, la vraie civilisation pharaonique était éclipsée depuis déjà quelques siècles...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 15:36

Effectivement, elle était la dernière représentante de la dynastie des Ptolémée, fondée par Ptolémée Ier, un des généraux d'Alexandre le Grand et qui avait récupéré l'Egypte lors du partage de l'empire à la mort du conquérant. A l'époque, la population égyptienne est dominée et dirigée par une élite d'origine grecque.

Pour le poison, il était quand-même plutôt réservé aux femmes, les hommes se tranchaient les veines (ou le faisait faire par un médecin) pour se donner la mort.
Le doute subsiste encore chez les historiens pour Cléopâtre. Certains pensent qu'elle utilisa le poison et que le serpent fût inventé pour donner une touche tragique et mythologique à son suicide (le serpent était le protecteur sacré des pharaons et dont la morsure donnait l'accès à la vie éternelle). Mais il est tout à fait possible qu'elle ait effectivement utilisé un aspic pour se donner la mort.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 16:57

Gorak a écrit:
C'est fou le nombre de personnages de l'Antiquité qui se sont donnés la mort par le poison. Cléopâtre, Hannibal... Socrate (enfin il fut condamné à boire de la ciguë, mais quand même).

A l'époque pas encore de TGV pour se suicider !  lol! 
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 17:58

Albatur a écrit:
Gorak a écrit:
C'est fou le nombre de personnages de l'Antiquité qui se sont donnés la mort par le poison. Cléopâtre, Hannibal... Socrate (enfin il fut condamné à boire de la ciguë, mais quand même).

A l'époque pas encore de TGV pour se suicider !  lol! 

Quoiqu'on pouvait se faire piétiner par un char, puisque apparemment c'est comme ça que serait mort Toutankhamon...   
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Gorak



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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 18:03

L'odyssée de Néfertiti

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MessageSujet: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 21:23

Les amours des Césars

Il ne s'agit pas ici de jouer les voyeurs, mais de faire le tri dans le flot d'idées reçues et de phantasmes sur la vie privée des premiers empereurs de Rome, tant on a dit tout et son contraire à ce sujet. Partons du premier pour nous arrêter à la fin de l'âge d'or.

Auguste

Le divin Auguste fût marié deux fois et n'eut qu'un enfant, l'explosive Julia, issue de sa première union. Il trouva l'amour de sa vie avec sa seconde femme, Livia, qu'il enleva à son mari alors qu'elle était enceinte de son deuxième enfant (elle avait déjà un premier fils, Tibère, le futur successeur d'Auguste). Cela n'empêchait pas l'empereur de beaucoup aimer les femmes, jeunes et jolies de préférence. Sincèrement attaché à Livia, il n'accordait aucune importance à ces écarts purement sexuels et l'impératrice fermait les yeux. Lui et Livia vécurent très âgés pour l'époque, leur union dura donc longtemps et fût solide.

Tibère

Fils issu du premier mariage de Livia, il fût d'abord marié avec Vipsania et leur mariage fût très heureux. Mais Auguste le força à divorcer pour épouser sa fille, Julia, afin de le rapprocher de la famille impériale. Cette union fût un échec complet et chacun mena sa vie de son côté. Tibère était un solitaire, taciturne, mélancolique et misantrope et il n'eut pas d'impératrice à ses côtés. Suétone s'étend de façon écoeurante sur de prétendues débauches avec de jeunes garçons vers la fin du règne, faisant de Tibère un vieillard vicieux et dépravé, mais il est le seul à en parler et il n'y a aucune preuve ou témoignage solide.

Caligula

Caligula eût des amours aussi dérangées que son esprit, ce qui n'est pas peu dire... Il coucha avec ses soeurs, Drusilla, Livilla et Agrippina avec une préférence marquée pour Drusilla. Fasciné par l'Egypte, il pensait même l'épouser suivant la coutume incestueuse des pharaons. Cela n'empêchait pas Caligula d'aimer les hommes et il eût même une liaison avec l'amant de sa soeur Agrippina, formant ainsi un étrange trio... Agrippina complota contre son frère avec son amant mais leurs intrigues furent découvertes, l'amant exécuté et Agrippina envoyée en exil, laissant à Rome un jeune fils issu de son premier mariage, le futur Néron.
Caligula finît par épouser Césonia, impératrice d'origine obscure qui lui donna une fille. Lorsque l'empereur fût assassiné, les conjurés massacrèrent également la pauvre impératrice et le bébé fût tué (on lui fît éclater le crâne contre un mur...)

Claude

Oncle de Caligula, il est connu pour n'avoir jamais eu "aucun commerce intime avec les hommes". Grand amateur de femmes, bien que moche, bègue et boîteux, il fût marié quatre fois. Seules ses deux dernières femmes furent impératrices.
Il y eût donc la jeune et très belle Messaline, l'impératrice nymphomane qui fît défiler tout Rome sur sa couche dit-on... Claude ne se gênait pas de son côté non plus d'ailleurs. Le couple eût deux enfants, Britannicus et Octavie. Messaline tomba amoureuse de Silanus, "le plus bel homme de Rome" et complota avec lui contre Claude. La répression s'abattit, Silanus fût exécuté et Messaline poussée au suicide.
Vînt alors Agrippina que nous avons déjà rencontré. Hé oui ! Claude n'hésita pas à épouser sa propre nièce (avec une dispense du Sénat). Après avoir couché avec son frère Caligula, Agrippina coucha avec son oncle. Elle le manipula, le menant par le bout du nez et lui fît adopter son fils Néron. On maria même ce dernier à sa soeur adoptive Octavie. Charmante famille... Finalement, Agrippina fît empoisonner Claude et reussît à faire proclamer Néron empereur, écartant Britannicus, l'héritier légitime.

Néron

Devenu empereur, Néron eût donc Octavie comme impératrice, mais ce fût un désastre et l'empereur finira par la faire supprimer suite à un soit-disant complot monté de toutes pièces.
Deux femmes comptèrent beaucoup dans la vie de Néron.
Il y eût d'abord son premier amour, la douce affranchie Actée, dont il fût très épris au point de vouloir l'épouser. Son entourage le poussa à renoncer à cette union et Actée, douce et aimante, restera une amie pour laquelle Néron aura toujours beaucoup d'affection et de tendresse.
L'impératrice sera Sabina Poppae qui sera vraiment l'amour de sa vie. Sensuelle et d'une grande beauté, elle fût d'abord la femme de Othon, le meilleur ami de Néron (et même plus comme nous le verrons plus loin). Divorcée, elle épousa Néron et lui donna une fille qui ne vécût que quelques mois, deuil qui marqua profondément l'empereur. Elle était à nouveau enceinte quand elle mourût dans des circonstances mal définies.
Néron se remaria avec Statilia Messalina, impératrice très discrète et de haute naissance, dont on ne sait quasiment rien, sinon qu'elle survécût à la mort de l'empereur. Nous la retrouverons plus loin.
Ces femmes n'empêchèrent pas Néron d'aimer les hommes. C'est le très beau Othon (oui, le mari de Poppae) qui, bisexuel, initia l'empereur à l'amour entre hommes. Néron ira très loin puisqu'il épousera, symboliquement, deux de ses compagnons, un affranchi et le célèbre ennuque Sporus. Ce dernier présentait dit-on une ressemblance stupéfiante avec la défunte impératrice Poppae, comme un double masculin. Néron lui fît porter les toilettes et parures de son épouse défunte et l'épousa. Sporus restera fidèle à son amant et l'accompagnera dans ses derniers instants avant de se suicider à son tour. Et c'est Actée, le premier amour de Néron, qui viendra procéder à la toilette funèbre de l'empereur et incinérer son corps.

A suivre...


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Dim 29 Déc - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 22:16

Les premiers empereurs étaient tous plus ou moins de la même famille et formèrent la dynastie Julio-Claudienne, formée par l'union des familles Julii et Claudii.
Cette dynastie s'éteint avec la mort de Néron. C'est alors "l'année des quatre empereurs", une année folle où quatre compétiteurs se succèdent sur le trône impérial.

Galba

Il est le premier successeur de Néron. C'est pourtant un vieillard de plus de 70 ans à cette époque ! Il est connu pour son goût prononcé des jeunes garçons et son favori de l'époque est un certain Icelus. Galba ne règnera que quelques mois et sera massacré par sa garde.

Othon

Qui revoilà ? Mais oui, le bel Othon, ancien ami (et plus si affinités) de Néron, mari de Sabina Poppae... Quand Néron lui avait piqué sa femme, il l'avait exilé comme gouverneur de Lusitanie, l'actuel Portugal. Avant de partir, Othon avait consulté un augure célèbre qui lui avait prédit qu'il serait empereur. C'est ce qui arriva effectivement et Othon songea alors à épouser une certaine Statilia Messalina. Hé oui, la dernière impératrice et veuve de Néron (nous restons en famille). Mais elle refusa et elle fît bien : Othon vît se dresser contre lui un concurrent, Vitellius. Les armées des deux hommes s'affrontèrent, Othon fût vaincu et se suicida. Il avait régné moins de trois mois.

Vitellius

On se demande comment les légions avaient pu choisir de suivre un tel homme... Vitellius n'était qu'un gros bâfreur, sans aucun génie et encore moins d'intelligence. On disait de lui qu'il avait été le "mignon" de tous les hommes ayant un peu de pouvoir et d'influence... Il fallût peu de temps aux romains, lassés de sa nullité, pour le massacrer. Quelques mois de règne là aussi.

Vespasien

C'est finalement lui qui remporte la mise. Il règnera 10 ans, efficace et compétent. On ne sait rien de sa femme qui lui donna deux fils qui lui succédèrent. On ne lui connaît pas de maîtresse ou d'amant.

Titus

Fils aîné de Vespasien, il sera surnommé "délices du genre humain", ce qui en dit long sur son incroyable popularité. Il ne règnera pourtant que deux ans ! Il est célèbre pour avoir maté la grande rébellion juive, rasé Jérusalem et le grand temple, ramenant à Rome un riche butin dont le fameux chandelier à huit branches. Il avait ramené également la belle princesse juive Bérénice qu'il songeait à épouser, bien qu'elle ne fût plus toute jeune. Son entourage s'y opposa et Titus renonça avec regrets. Il aima autant les hommes que les femmes semble-t-il. C'est sous son règne que Pompei fût détruite par l'éruption du Vésuve.

Domitien

Titus mort de maladie, son cadet Domitien lui succéda. Vie privée assez floue, pas d'impératrice là non plus mais des rumeurs solides faisant état d'une liaison avec sa nièce qui serait tombé enceinte et se serait vu forcée d'avorter.

Nerva

Suite à l'assassinat de Domitien, le vieux Nerva (plus de 70 ans) fût un efficace empereur de transition durant ses deux ans de règne. Durant sa jeunesse, il fût un proche de Néron sans que l'on sache si cela alla plus loin.

Trajan

Le génial Trajan avait un goût prononcé pour les amphores de bon vin et les jeunes garçons. Il était marié à la très digne et majestueuse Plotine, une grande dame dans tous les sens du terme. Discrète, pleine de décence et de dignité, elle savait arrondir les angles et polir un mari génial mais qui restait fondamentalement un soldat. Le peuple l'admirait et la respectait énormément. Trajan, parfaitement conscient de l'aura de sa femme sur les foules, lui prodigua tous les honneurs et respects auxquels elle avait droit. Le couple n'eût pas d'enfants.

Hadrien

Neveu, puis héritier de Trajan, le non moins génial Hadrien avait un point commun avec son prédécesseur, le goût des jolis éphèbes. Il était pourtant marié à Sabina, mais l'empereur et l'impératrice ne pouvaient pas s'encadrer... L'impératrice proclama même officiellement qu'elle usait de contraceptifs, ne voulant aucunement un enfant de son mari, du jamais vu ! Si on ajoute qu'Hadrien passa 16 ans de son règne à parcourir l'empire d'un bout à l'autre, laissant sa femme à Rome, on comprend qu'ils n'eurent pas d'enfants.
C'est en Bythinie (vers l'actuelle Turquie) qu'Hadrien rencontra l'amour de sa vie, le bel Antinoüs dont il fît son amant et compagnon. Leur relation dura 5 ans, jusqu'à la mort de l'éphèbe, retrouvé noyé dans le Nil lors d'un séjour en Egypte, sans que l'on sache s'il s'agit d'un suicide, d'un meurtre ou d'un accident. Ravagé de chagrin, Hadrien déifia son amant et fonda une ville à l'endroit de sa mort.

Antonin le Pieux

Le dernier empereur de l'âge d'or arriva tard au pouvoir, à 52 ans. Doux, paternel, "toujours d'humeur égale", il fût très aimé du peuple et donna son nom à la dynastie en place, la dynastie antonine. Bel homme, séduisant, il avait pour impératrice Faustina qui ne lui donna que des filles. On le disait grand amateur de femmes et assez porté sur la chose, mais aucun nom, aucune maîtresse officielle n'émerge dans les témoignages de l'époque.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Dim 29 Déc - 23:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 22:23

Très intéressant ! (Et super glauque !)
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 22:44

Oui en effet, je ne m'attendais pas à être intéressé par cet article sur leurs vies privées et amoureuses, typiquement ce dont je n'ai cure.
Mais finalement, c'est intéressant.
C'est assez édifiant. Dès que le pouvoir s'en mêle, la normalité est une exception ^^.
Si on y rajoute les Borgia, cela commence à faire vraiment beaucoup.

Les revues de potins de l'époque (Voxi, Galla, Fane II, Publica ...) devaient s'en donner à cœur joie.

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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Dim 29 Déc - 22:50

Et encore, c'est du résumé...

Les femmes de l'époque sont à l'unisson. Julia, la fille d'Auguste, eût une vie privée si scandaleuse que l'empereur l'exila sur une île lointaine, refusant de la faire revenir.
Agrippina fût terrible : elle coucha non seulement avec son frère Caligula, mais épousa son oncle Claude. Ambitieuse forcenée, elle voulait le pouvoir pour son fils Néron. Elle ne recula devant rien, mît le Sénat et l'armée dans sa poche à coups de pots de vin, de chantage et de menaces, elle manipula complètement Claude pour qu'il adopte Néron et le fasse passer avant son propre fils Britannicus. Elle força Néron à épouser sa soeur adoptive Octavie. On connaît la suite : devenu empereur, Néron sera le jouet de sa mère et il finira par aller jusqu'à l'impensable, le matricide, pour s'en libérer. Il y a même une forte suspiçion d'inceste entre Néron et sa mère, Tacite parle du "commerce infâme" entre l'empereur et sa mère. L'un des plus grands biographes de Néron reconnaît que "le fils et la mère étaient assez dépravés pour coucher ensemble mais qu'il n'y a aucune preuve qu'ils l'aient fait".
Sabina Poppae, que nous connaîssons sous le nom de Poppée, n'était pas mal non plus. Déjà, sa mère était réputée comme "une des plus belles femmes de Rome". Poppée était d'une beauté insolente et sensuelle. On disait pourtant d'elle qu'elle avait "la rage au corps et l'âme vile". Elle fût mariée à Rufus Crispinus, préfet des cohortes prétoriennes, à Othon, puis enfin à Néron. Sa mort reste floue : la légende veut que Néron l'ai tué d'un coup de pied dans le ventre lors d'une violente dispute alors qu'elle était enceinte. Mais Néron était sincèrement attaché à sa femme, il était fou de joie à l'idée d'être à nouveau père et certains historiens mettent cette thèse en doute. D'autant plus que des auteurs de l'époque dignes de foi n'en parlent pas, mentionnant seulement une mort provoquée par une violente fausse couche.
Sans oublier Valéria Messalina, Messaline, l'impératrice nymphomane au sens pathologique du terme, c'est à dire une "exagération du désir et du besoin sexuel chez la femme". On en a fait une impératrice-putain, on raconte même qu'elle se prostituait dans les bordels de Rome pour assouvir ses besoins... Pline l'Ancien parle de 25 "clients" en l'espace d'une nuit et un jour...

A Rome, il n'y avait pas de notion de péché sur la sexualité : le sexe était un moyen comme un autre d'arriver à ses fins, quelque soit le partenaire. Tigellin, tout puissant préfet du prétoire de Néron était décrit comme "prêt à tout et au reste" et on l'accusait d'avoir "prostitué sa pudeur" auprès de vieux sénateurs influents pendant sa jeunesse pour monter en grade, César lui-même était surnommé "homme pour toute femme et femme pour tout homme"...
La prostitution également fût toujours une activité comme une autre à Rome et certains bordels avaient pignon sur rue. Les prostitués des deux sexes avaient chacun leur "confédération" avec leur présidente/président, leur fête officielle (une pour les prostituées femmes, une pour les prostitués hommes) et étaient soumis à l'impôt. Certains auteurs voyaient dans la prostitution "une nécessité pour la tranquillité des femmes libres". Le mariage était de raison et les soulagements honteux avaient lieu au bordel. Dans le domaine de la sexualité comme partout ailleurs, les romains étaient de terribles réalistes : la sexualité romaine était affichée, franche et directe, pleinement assumée.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 31 Déc - 16:53

Très intéressant tout ces mariages, je savais que les Césars mouraient rarement de morts naturelles mais je ne me doutais pas que leurs vies étaient si agitées.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Mar 31 Déc - 17:15

En fait, pour les premiers, tout vient d'Auguste : il n'a qu'une fille, Julia et n'aura pas d'enfants avec Livia, la femme de sa vie. Du coup, Tibère, son beau-fils (né du premier mariage de Livia) était son successeur désigné. Mais Auguste ne l'aimait pas et c'était réciproque. Tout au long de son règne, l'empereur maria et remaria les membres de son entourage dans l'espoir de voir naître un héritier de son sang par l'intermédiaire de sa fille Julia, littéralement sacrifiée sur l'autel du pouvoir : elle fût marié à son cousin Marcellus, puis à Agrippa le meilleur ami d'Auguste et enfin à Tibère. Mais ces unions furent stériles ou les enfants ne vécurent pas. L'âge avançant, Auguste se résolût à désigner Tibère, sans enthousiasme et faute de mieux.

Ses successeurs, jusqu'à Néron, sont de la même famille : Auguste a pour successeur son beau-fils Tibère, ce dernier désigne par la suite son petit neveu Caligula à qui succède son oncle Claude, puis Néron, fils adoptif.
Tous les empereurs auront le souci d'avoir un successeur de leur famille, d'où des mariages à répétition, au fil des naissances et des deuils ou encore l'adoption. Rien d'étonnant qu'à côté de ces unions de raison, chacun et chacune ait mené sa petite vie...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Ven 3 Jan - 17:21

Les premiers César et leur mort

Pour rebondir sur une remarque de l'ami Youpi, je reprends les premiers empereurs de Rome sous l'angle de leur fin, pas toujours sanglante...

Auguste

Le divin Auguste connût, en dépit d'une santé fragile et d'un système digestif délabré, une longévité exceptionnelle pour l'époque : il mourût en effet à 76 ans. Ce qui lui permit de régner un peu plus de 40 ans. Il est mort de vieillesse dans les bras de sa femme Livia. "Aie-je bien joué la comédie de la vie ?" ou "La pièce est jouée" furent ses dernières paroles.

Tibère

Parvenu au pouvoir à 55 ans, Tibère est mort à 77 ans après 22 ans de règne. Une légende tenace veut qu'il ait été étouffé sous un coussin par Macron, préfet des vigiles, sur ordre de Caligula. Beaucoup d'historiens remettent aujourd'hui cette version en cause et pensent que l'empereur est mort de vieillesse.

Caligula

Monté sur le trône à 24 ans, il est massacré quatre ans plus tard, de même que l'impératrice et leur bébé.

Claude

Proclamé empereur vers la cinquantaine, il régna environ 14 ans et mourût à 63 ans, empoisonné par sa quatrième femme, Agrippina, qui voulait placer son fils Néron sur le trône.

Néron

Devenu empereur vers 17 ans, il règnera environ 14 ans et mourra dans sa trentième année. En fuite, poursuivi et traqué, il se suicidera avec l'aide d'Epaphrodite, son secrétaire.

L'année des quatre empereurs

Une année (un peu plus en fait) qui ressemble à un jeu de massacre...

Galba, devenu empereur à 74 ans fût massacré par ses gardes, on joua à la balle avec sa tête... Il ne régna que sept mois. Othon, ancien ami/amant de Néron ne régna que trois mois : après sa défaite contre Vitellius, il se suicida. Vitellius fût massacré après huit mois de règne.

Vespasien

Empereur à 59 ans, il régna environ 10 ans, un règne efficace qui permît à Rome de se relever. Il mourût à 69 ans, de maladie ou de vieillesse. "Un empereur doit mourir debout" déclara-t-il dans ses derniers instants en se levant alors que ses médecins lui conseillaient de rester allongé.

Titus

Titus, fils aîné de Vespasien, ne régna que 2 ans et mourût de maladie inconnue à 41 ans.

Domitien

Le fils cadet de Vespasien régna 15 ans. Paranoïaque et se sentant persécuté, il avait fait tapisser ses appartements de panneaux de marbre soigneusement polis pour y voir le reflet d'un éventuel assassin. Ce qui ne l'empêcha pas d'être assassiné...

Nerva

Efficace empereur de transition, monté sur le trône à 70 ans environ, il ne régna que 2 ans avant de mourir de vieillesse.

Trajan

"Le meilleur des empereurs" le devînt à 43 ans et règnera 20 ans environ. Il meurt loin de Rome, de retour d'une campagne contre les Parthes. D'abord victime d'une attaque qui le laisse à moitié paralysé, il meurt de complications respiratoires quelques jours plus tard, à 63 ans.

Hadrien

Son successeur arrive au pouvoir vers 42 ans et règnera un peu plus de 20 ans. Il s'éteint de maladie vers 62 ans, victime d'une hydropisie du coeur et torturé par de violentes crises d'arthrose.

Antonin le Pieux

Le dernier empereur de l'âge d'or entame son règne à 52 ans. Très aimé, "le plus doux des hommes" règnera un peu plus de 22 ans avant de mourir de vieillesse à 74 ans, ne laissant que des regrets.

Sa mort marque un tournant : après lui, un long déclin va commencer pour l'Empire et très vite, la succession des César deviendra un effarant jeu de massacre rythmé par les intrigues, complots et assassinats...
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Sam 4 Jan - 18:52

La découverte de la tombe du brasseur des pharaons fait monter la pression en Egypte

20minutes.fr

La tombe est située à Louxor, dans la nécropole de Thèbes…

Il n’était ni pharaon ni haut dignitaire religieux et pourtant il a eu sa tombe dans la prestigieuse nécropole de Thèbes, située en face de la ville de Louxor, sur la rive occidentale du Nil.



Des archéologues japonais ont mis au jour la sépulture d'un responsable de la production de bière de la dynastie des Ramsès, qui régnait il y a 3.200 ans, a indiqué vendredi le ministère égyptien des Antiquités.

La bière au blé rouge

Ce ne sont pas les Egyptiens mais plutôt les Sumériens qui ont inventé la bière. Mais les archéologues s’accordent à penser que les pharaons faisaient une grande consommation de bière à base de blé rouge.

Jiro Kondo, à la tête de la mission de l'université japonaise de Waseda, a expliqué que son équipe avait découvert la tombe «lors du nettoyage du parvis d'une sépulture appartenant à un haut responsable sous le règne d'AmenhotepIII

La vie quotidienne des buveurs de bières

Le ministre Mohamed Ibrahim a souligné la présence de «paysages dessinés et de diverses inscriptions sur les murs et le plafond (...) qui révèlent de nombreux détails de la vie quotidienne dans l'Egypte antique, notamment les relations entre le mari, sa femme et leurs enfants, ainsi que les rituels religieux

Un des murs montre le chef des brasseurs, également à la tête des réserves royales, présentant des offrandes aux dieux, entouré de sa femme et de sa fille, selon le communiqué du ministère.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 16 Jan - 18:46

La tombe d'un pharaon égyptien inconnu découverte sur le site d'Abydos

france24.com

Des archéologues américains ont découvert, en effectuant des fouilles sur le site d'Abydos au sud du Caire, la tombe d'un pharaon égyptien jusqu'alors inconnu : celle de Senebkay, qui a régné sur l'Égypte il y a près de 3 700 ans.



Senebkay était jusqu'alors complètement inconnu des spécialistes de l'Égypte ancienne. Le ministère égyptien des Antiquités a déclaré, mercredi 15 janvier, qu’une équipe d'archéologues américains de l’Université de Pennsylvanie avait découvert sa tombe sur le site d’Abydos, une ancienne ville sainte à environ 400 kilomètres au sud du Caire.



Le squelette du pharaon a été découvert dans la tombe. D'après ses ossements, Senebkay devait mesurer 1m85.

L'étude de la tombe de Senebkay pourrait également révéler que les Hyksôs - un peuple sémite venu du sud de la Syrie actuelle qui a envahi puis dirigé l'Égypte au XVIIIe siècle avant Jésus-Christ- n'ont pas régné sur la totalité de l'Égypte.

"La famille royale d'Abydos, qui pourrait avoir été fondée par Senebkay, est d'origine égyptienne et ne s'est pas soumise au pouvoir des Hyksôs", a indiqué Ali al-Asfar.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Jeu 16 Jan - 22:13

Gorak a écrit:
Des archéologues américains ont découvert, en effectuant des fouilles sur le site d'Abydos au sud du Caire, la tombe d'un pharaon égyptien jusqu'alors inconnu : celle de Senebkay, qui a régné sur l'Égypte il y a près de 3 700 ans.

J'adore le paradoxe de la phrase, pharaon inconnu mais on connait son nom et la date de son règne, donc pas inconnu alors.
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MessageSujet: Re: ANTIQUITE   Aujourd'hui à 13:28

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