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 LA MEDECINE ANTIQUE

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VIC

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MessageSujet: Re: LA MEDECINE ANTIQUE   Mer 5 Sep - 17:56

SURVOL DE L'HISTOIRE DE LA MEDECINE DES CIVILISATIONS ANTIQUES, Partie I : La trépanation

Avertissement : cette petite histoire est adaptée d'un cours d'Histoire de la Médecine dispensée à l'Université par un Maître en la matière.
Je ne fais qu'en reprendre les éléments les plus marquants en les simplifiant à la destination du grand public, en l'agrémentant d'articles et de photos glanés sur le web.
Cette adaptation ne peut prétendre à faire autorité en aucune manière : prenez la simplement comme une introduction pour s'instruire tout en se divertissant.



Cette histoire de la médecine commence entre -3000 et - 1000, où l'on s'aperçoit que la trépanation se pratiquait déjà :
on a retrouvé plus de 500 crânes trépanés pendant cette période, dont la moitié en France environ.

La trépanation est une technique de perçage qui consiste à pratiquer un trou en réalisant une découpe circulaire.
C'est le nom générique d'une opération chirurgicale qui consiste à pratiquer un trou, grâce à un appareil — de type foret — appelé trépan, dans la boîte crânienne ou à enlever un morceau d'os crânien afin d'accéder au cerveau, notamment pour soulager une hypertension dans la boîte crânienne.


Crâne de jeune fille trépanée au silex, Néolithique (3500 av. J.-C.) ; la patiente a survécu.
La trépanation est la forme la plus ancienne de chirurgie dont il existe des preuves physiques. L'examen de crânes fossiles montre que des opérations de ce type étaient réalisées dès le Néolithique, voire le Mésolithique. Dans la Grèce Antique, la trépanation est décrite par Hippocrate.

Autrefois, on effectuait des trépanations sur les patients atteints de fractures du crâne, de convulsions, d'épilepsie ou de troubles mentaux. La trépanation était vue comme un moyen de faire sortir les esprits malins qui occupaient un hôte. Les morceaux d'os découpés servaient ensuite d'amulette protectrice. Dans les civilisations égyptienne et sumérienne, on allait jusqu'à prélever des disques d'os crânien sur les cadavres. Dans certains ouvrages tibétains, la trépanation est présentée comme un moyen d'ouvrir le troisième œil.

Dans certaines civilisations disparues, il semble que la trépanation ait été associée aux déformations crâniennes pratiquées dès la prime enfance sur certains sujets afin de marquer des différences hiérarchiques, sociétaires ou de clan d'un groupe d'individus par rapport à d'autres (exemple: la civilisation de Paracas, au Pérou).





La trépanation Inca :

le sujet était préalablement rasé, recevait sur la peau des feuilles de coca pendant 24 heures afin d'avoir une sorte d'anesthésie locale, en plus de la consommation de coca par le sujet. La trépanation se pratiquait avec un couteau d'obsidienne. Avant la fermeture, le chirurgien plaçait une sorte de prothèse qui pouvait être une plaque d'or, d'argent, ou de coucourbe. La suture était ensuite réalisée avec des mandibules de fourmis :
En mettant les mandibules sur les berges des plaies et en les décapitant les fourmis, l'acide formique libéré servait d'antiseptique.
Les jours suivants, on appliquait sur la plaie du miel comme antibactérien (très forte osmolarité du glucose comme lyophilisant).
( J'ajoute qu'il existe un hôpital en France où l'un des Chef de Service traite les plaies de certains de ses patients avec divers miel sélectionnés soigneusement pour leur qualité de cicatrisation, sans compter que cela coûte moins cher que certains produits pharmaceutiques commercialisés.)
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MessageSujet: LE CABINET DE LA GUERISSEUSE   Mer 5 Sep - 18:57

Stupéfiant ! Shocked Shocked (Le coup des fourmis et de leurs mandibules est proprement incroyable)
Je ne voyais pas la trépanation comme une perforation, mais plus comme un "découpage" latéral, pour ouvrir ensuite le crâne comme on soulève un couvercle...
Je ne sais plus dans quel amphithéâtre de la Rome antique, mais les archéologues y ont découvert un graffiti par lequel un gladiateur remercie un médecin qui lui a ouvert le crâne pour lui ôter un éclat de métal fiché à l'intérieur. Ce qui est fou, c'est qu'il n'y avait pas d'anesthésie à l'époque ! Fallait serrer les dents...
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VIC

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MessageSujet: Re: LA MEDECINE ANTIQUE   Mer 5 Sep - 20:29

Oui, j'ai aussi été très impressionné par le coup des fourmis, c'est mon anecdote préféré je crois.
Et savoir qu'on utilise toujours le miel aujourd'hui remet les choses en perspective.
Je regarderai pour le graffiti, mais le chapitre sur la médecine des Romains n'est pas pour tout de suite.

Je prévois justement un chapitre par semaine, en y mettant quand elles existent quelques anecdotes surprenantes.
Avec des illustrations bien sûr, autant en profiter.

Le prochain chapitre sera sur la médecine Assyrienne...


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Youpi l'alchimiste

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MessageSujet: Re: LA MEDECINE ANTIQUE   Ven 7 Sep - 0:16

Cette histoire de sutures à la fourmi a piqué ma curiosité et j'ai trouvé une petite référence sur la suture au travers des ages, il me semble avoir entendu que les amérindiens utilisaient lers cheveux pour cette opération.
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VIC

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MessageSujet: LA MEDECINE ANTIQUE   Ven 7 Sep - 12:54

Youpi l'alchimiste a écrit:
Cette histoire de sutures à la fourmi a piqué ma curiosité et j'ai trouvé une petite référence sur la suture au travers des ages, il me semble avoir entendu que les amérindiens utilisaient lers cheveux pour cette opération.

Je mets ton lien en gras car je ne l'ai vu appraître qu'en te citant.

J'ai tourvé un autre petit extrait qui dit que les fourmis avaient aussi une utilisation en Inde:

"Les plaies étaient traitées par extraction éventuelle des
corps étrangers suivie de sutures, musculaires et cutanées,
bandages, emplâtres, à sec ou gras . Les cheveux,
les crins, les fibres végétales étaient utilisés. Un agrafage
pouvait être fait avec de longues épines d’agaves, voire
des mandibules de fourmis géantes (Inde ; Amérique du
Sud"
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: LA MEDECINE ANTIQUE   Mer 3 Avr - 9:18

Je vais faire comme tout le monde parce que le coup des fourmis... Shocked Shocked et du miel Shocked .
Je me demande comment ils ont fait ou plutôt comment leur est venue l'idée d'utiliser des mandibules de fourmis décapitées pour suturer une plaie.
Cela renvoie probablement à une bien meilleure observation et intégration dans le milieu naturel, par rapport à nous autres, modernes, complètement coupés de notre environnement.

Pour la douleur, il me semble qu'en Afrique, on fasse encore des opérations bénignes (locales) sans anesthésie et qui sont assez bien supportées par le patient. Je ne peux pas affirmer la vérité de ce que je viens d'écrire, ce sont des souvenirs de lecture. Mais n'y aurait-il pas un rapport entre craindre la douleur et avoir mal ?
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MessageSujet: LA MEDECINE ANTIQUE   Jeu 4 Avr - 15:55

Pour ma part, j'en suis convaincu. Il n'y a qu'à voir les effets du Placebo (pas le groupe...) :
On donne à un patient qui se plaint de ne pas pouvoir dormir un truc complètement bidon en lui faisant croire que c'est un somnifère et il s'endort...
J'avais lu un article assez incroyable sur les fameux sprays utilisés par les asmathiques : une bonne partie ne contiendraient en fait rien de spécial ! Le simple fait d'être intimement convaincu et persuadé d'aller mieux, d'être soulagé, après son utilisation serait à l'origine du soulagement en question.
Le pouvoir de l'inconscient reste assez fantastique et largement méconnu.
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MessageSujet: Re: LA MEDECINE ANTIQUE   Sam 28 Nov - 12:44

La médecine des Pharaons

Elle était considérée comme la plus efficace et réputée du monde antique. Au-delà des inévitables prières, rituels et incantations magiques qui l'entouraient, la médecine des Pharaons réalisait déjà des interventions stupéfiantes.

Ainsi, les anciens égyptiens connaissaient le bridge. Non, pas le jeu de cartes, mais la prothèse dentaire.
Les égyptiens souffraient régulièrement d'attrition, une érosion très forte de l'émail qui finit par réduire la dent à un simple chicot. En cause, les meules qui servaient à moudre le grain et d'où se détachaient d'innombrables particules de grès, provoquant des abcès douloureux. Les dentistes égyptiens avaient trouvé la solution : on a retrouvé dans la bouche de momies de véritables prothèses dentaires. Trois dents (deux fausses et une "vivante") maintenues ensemble par un fil d'or. La vraie dent servait d'appui à la prothèse et le fil d'or passait par un trou percé dans les dents pour les maintenir ensemble. Une couche de tartre importante déposée sur les dents prouvait que cette prothèse avait servi longtemps avant la mort de son propriétaire. Les fausses dents pouvaient être en os ou en ivoire, taillées et grattées pour s'implanter dans la gencive.
En témoignent les "molaires de Guizeh", deux molaires probablement déchaussées réunies par un fil d'or torsadé pour les empêcher de tomber :


Dans un pays où la lumière est très vive, on ne s'étonnera pas que les égyptiens aient été de brillants ophtalmologistes. Déjà, on se protégeait des réverbérations du soleil par le maquillage, de l'antimoine appliqué sur les paupières et les cils. Les médecins utilisaient également des onguents pour soulager les paupières brûlées ou irritées des tailleurs de pierre, exposés à la forte poussière soulevée par leur travail. On utilisait alors le miel, cicatrisant et antiseptique ainsi que l'eau de rose, apaisante et purifiante.
On ne sait pas si les égyptiens pratiquaient des opérations comme celle de la cataracte, mais leur savoir étonne : ainsi, ils recommandaient le foie, quelque soit la forme, pour remédier à l'héméralopie (diminution de la vue quand la lumière baisse). Or, pendant très longtemps, la médecine occidentale préconisa pour ce trouble de l'huile de foie de morue...

Soucieuses de s'éviter des grossesses à répétition, les belles égyptiennes avaient certaines préparations à leur disposition. La plus connue est celle d'un "suppositoire" vaginal à base d'excréments de crocodile ou une petite éponge imbibée de miel et d'essence d'acacia. On peut en sourire, mais ces mélanges produiraient pourtant bien une sorte d'acide lactique qui ralentit considérablement la mobilité des spermatozoïdes ou qui se révèle spermicide...
Les égyptiens avaient également compris qu'un objet introduit dans l'utérus peut empêcher une grossesse. Ils auraient donc eu recours aux premiers stérilets, de fins tubes de plomb remplis de graisse animale et introduits dans l'utérus.
Encore plus fort : les égyptiens auraient eu leur test de grossesse ! La femme voulant savoir si elle était enceinte humectait de l'orge avec son urine. Si l'orge ne poussait pas, cela voulait dire qu'elle n'était pas enceinte. La science moderne l'a confirmé : l’urine des femmes qui ne sont pas enceintes contient une substance qui empêche en effet l’orge de pousser...

Les préservatifs ? Ils sont là :


En lin humecté d'huile d'olive ou taillés dans des vessies ou boyaux d'animaux. Il semblent qu'ils étaient plus prévus pour éviter les maladies infectieuses que les grossesses non désirées. On peut sourire de leur étanchéité, mais pour l'époque...
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