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 LE MONDE MEDIEVAL

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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 10 Mai - 18:29

Charles V le sage, le roi lettré


Le futur roi est né à Vincennes le 21 janvier 1338. Il assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans, après que son père eut été capturé à Poitiers par les Anglais.
C'est dans cette conjoncture dramatique qu'il doit faire front à une alliance des seigneurs féodaux et des bourgeois de Paris, sans parler des paysans qui se lancent dans de violentes Jacqueries...
Le Dauphin (titre donné pour la première fois à l'héritier du trône) se sort finalement de tous ces mauvais pas et signe même à Brétigny, près de Chartres, des préliminaires de paix avec les Anglais.
Il ceint la couronne le 8 avril 1364, après la mort de son père en prison, puis est sacré à Reims le 19 mai 1364, ainsi que sa femme, Jeanne de Bourbon. Trois jours plus tôt, son principal rival, le roi de Navarre Charles le Mauvais, a été battu à Cocherel par Bertrand Du Guesclin.
Handicapé d'un bras et peu adepte de la guerre, Charles V n'en gère pas moins le royaume avec une énergie et une intelligence qui lui vaudront le qualificatif très mérité de Sage.

Poursuivant la modernisation de l'administration inaugurée par Philippe IV le Bel, Charles V s'entoure de conseillers compétents comme les chanceliers Jean et Guillaume de Domans, le maître de requêtes Raoul de Presles ou encore le théologien et économiste Nicolas Oresme.
Confronté à des besoins administratifs croissants, le gouvernement va devoir faire appel de plus en plus à des impôts réguliers. Parmi eux les «fouages» ou impôts directs sur les foyers (ou feux), autrement dit les ménages, les «aides» sur les boissons et la «gabelle» sur le sel, un produit ô combien indispensable à chacun.

Dès son avènement, le roi neutralise les grands féodaux avec le concours du capitaine breton Bertrand Du Guesclin.
Après quoi, il reprend le combat contre les Anglais avec l'objectif de les chasser des provinces de l'ouest et du sud qui leur ont été abandonnées à Brétigny.
Les Anglais multiplient à partir de Bordeaux des chevauchées, en fait des opérations de rapines. Mais celles-ci échouent face à la résistance des chefs militaires français, le duc d'Anjou et Bertrand Du Guesclin, connétable de France depuis le 2 octobre 1370.
Les Français reprennent La Rochelle le 8 septembre 1372 et, dans les années suivantes, reconquièrent le Rouergue, le Quercy, le Poitou et la Saintonge.
Les Anglais ne possèdent bientôt plus sur le continent que Calais et la Guyenne. L'illustre roi Édouard III, à l'origine de la guerre de Cent Ans, meurt le 21 juin 1377 après un règne de 50 ans. Il est précédé dans la tombe par son fils, le prestigieux Prince Noir.

Fin lettré, amateur de poésie et de musique, Charles V fait de Paris une capitale de rayonnement politique et culturel. Il transforme le vieux donjon du Louvre qui datait de Philippe Auguste et installe dans une des tours une bibliothèque, qui s’enrichit rapidement de manuscrits précieux et de textes rares auxquels les savants ont accès.
Les textes latins sont traduits en français et des prêts sont accordés pour les copier. Disposée sur trois étages, la « Librairie royale » répond à un projet politique : elle doit former une élite administrative. Elle compte jusqu’à un millier de manuscrits (l’inventaire est conservé à la BnF).
L’Université de Paris joue un rôle politique de premier plan depuis Philippe le Bel. Elle est officiellement représentée dans les conciles nationaux de l’Église de France et dans les assemblées des États Généraux. Sa médiation est demandée au moment de la lutte entre Étienne Marcel et les Parisiens et la Cour. Charles V l’appelle « la fille aînée du Roi » et étend encore ses privilèges.

Charles V transforme Paris. Il fait construire une enceinte qui double la muraille de Philippe Auguste. Il fait aménager un ensemble de petits hôtels reliés par des galeries à travers des jardins : l’hôtel Saint-Paul, témoignage d’un nouvel urbanisme monumental et d’un nouvel art de vivre princier.
Quand Charles V meurt le 16 septembre 1380, quelques semaines après Du Guesclin (30 juillet 1380), il laisse à son fils et héritier Charles VI, un royaume prospère et solide.

Tandis que son père Jean II le Bon a ruiné et rapetissé le royaume par sa conception étriquée de l'honneur et du courage chevaleresques, Charles V qui était inapte au combat et n'aimait rien tant que les livres l'a libéré des Anglais et rendu à la prospérité.

Trop méconnu du grand public, il reste pour moi le plus grand roi de France avec Philippe Auguste.
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MessageSujet: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 10 Mai - 20:43

J'ai fait connaissance avec ce roi grâce à "L'histoire de France en bande dessinée". Les auteurs insistaient sur le lien assez fort semble-t-il entre le fragile roi esthète et intellectuel et le redoutable guerrier de petite extraction, Du Guesclin. Deux hommes complètement opposés mais complémentaires, tous deux s'appuyant mutuellement l'un sur l'autre dans l'interêt du royaume. Une belle histoire de loyauté et de dévouement.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 10 Mai - 22:38

Effectivement Du Guesclin n'avait pas cette mentalité arrogante qui pourrissait une partie de la noblesse de l'époque il savait que la guerre avait évoluée, que l'ère du chevalier empanaché se terminait.
Il fut complémentaire avec Charles V qui eut l'intelligence de s'adjoindre ce chef de guerre hors pair. Cette rencontre a été l'une des plus belle associations guerrière/sagesse de l'histoire de France, et un redressement total du royaume.
Dommage que par la suite la folie de Charles VI a réduit à néant ce beau renouveau du royaume de France...
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 9 Juin - 12:58


Petit, hargneux mais costaud : Pépin le Bref, roi des Francs.

Ne jamais se fier aux apparences. Surnommé le Bref, en raison de sa petite taille, Pépin n'en était pas moins doté d'une force prodigieuse. On raconte même qu'étant un jour présent au combat d'un taureau et d'un lion, au moment où ces deux bêtes féroces étaient aux prises, il s'écria : "Qui de vous oserait les séparer ?" Personne ne se présentant, il s'élança dans l'arène, poignarda le lion et d'un coup de revers de son épée il trancha net la tête du taureau.

Puis, s'adressant ensuite au public : "Ne vous semble-t-il pas que je suis digne de vous commander ?"

En effet, cette action téméraire et hardie, donna une haute idée de ce que devait être un roi dans une époque où le droit du plus fort passait toujours pour être le meilleur.

Et à cette époque, sur le trône de France, régnait un roi faible et sans charisme, Childéric III. Alors, Pépin convoqua à Soissons une assemblée d'évêques et de grands pour déposer le dernier des Mérovingiens. Personne ne le défendit : il fut enfermé dans un monastère à Saint-Omer.


Pépin le Bref fut donc sacré et couronné à Reims, par saint Boniface, archevêque de Mayence. Premier sacre de l'Histoire de France, cérémonie renouvelée des Juifs et du sacre du roi David.

Depuis, les Francs, devenus les Français, ont toujours montré leur attachement à des vrais chefs pour les diriger.

Les Français n'ont jamais aimé les couilles molles... Laughing
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 14 Juin - 20:58

Le grand roi Saint Louis à la bataille de Mansourah (1250)

Le seigneur Jean de Joinville a accompagné Saint Louis lors de la septième croisade. Il raconte ici le moment où le corps de bataille du roi a attaqué les Turcs lors de la bataille de Mansourah (1250) :

"Comme j'étais à pied avec mes chevaliers, blessé ainsi qu'il est dit ci-devant, vint le roi avec son corps de bataille, à grands cris et à grands bruit de trompettes et de timbales ; et il s'arrêta sur un chemin en chaussée. Jamais je ne vis si beau cavalier : car il paraissait au-dessus de toutes ses gens, les dépassant à partir des épaules, un heaume doré sur la tête, une épée d'Allemagne à la main. Quand il fut arrêté là, ses bons chevaliers qu'il avait dans son corps de bataille se lancèrent au milieu de Turcs, avec plusieurs des vaillants chevaliers qui étaient dans le corps de bataille du roi. Et sachez que ce fut un très beau fait d'armes; car nul n'y tirait de l'arc ou de l'arbalète, mais c'était un combat à la masse et à l'épée entre les Turcs et nos gens, qui tous étaient mêlés. "

Jean de Joinville, "Histoire de Saint-Louis".


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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 16 Juin - 8:59

Dans son "Histoire de Saint-Louis", le seigneur Jean de Joinville raconte comment son prêtre, Jean de Voysset, a mis en fuite huit Sarrasins à la bataille de Mansourah avec pour seule arme une lance :

"Un mien prêtre, qui avait nom monseigneur Jean de Voysset, tint son conseil à part, et n'attendit pas tant; mais il partit de notre camp tout seul, et se dirigea vers les Sarrasins, ayant vêtu une veste rembourrée, un chapeau de fer sur la tête, une lance sous l'aisselle pour que les Sarrasins ne l'aperçussent pas.
Quand il vint près des Sarrasins, qui le méprisaient parce qu'ils le voyaient tout seul, il tira sa lance de dessous l'aisselle et leur courut sus : il n'y en eut aucun des huit qui se mit en défense, mais ils prirent tous la fuite. Quand les Sarrasins à cheval virent que leurs seigneurs s'en venaient fuyant, ils piquèrent des éperons pour les délivrer, et il sortit bien de notre camp jusqu'à cinquante sergents; et les Sarrasins à cheval vinrent piquant des éperons à et n'osèrent engager le combat avec nos gens de pied, mais gauchirent devant eux. Quand ils eurent fait cela ou deux ou trois fois, un de nos sergents prit sa lance par le milieu, et la lança à un des Turcs à cheval. Quand les Turcs virent cela, ils n'osèrent plus aller et venir, et nos sergents emportèrent les pierres.
Dorénavant, mon prêtre fut bien connu dans le camp, et on se le montrait l'un à l'autre, et on se disait : "Voici le prêtre de monseigneur de Joinville, qui a déconfit les huit Sarrasins"
."

Voilà comment, au Moyen Age, un simple prêtre, par une action héroïque, pouvait se tailler une réputation de lion.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Jeu 11 Juil - 22:18


Cola di Rienzo, le premier anarchiste italien

De son vrai nom Nicola Garino, il dirigea, le jour de la Pentecôte 1347, un soulèvement contre la noblesse romaine et proclama une Constitution inspirée de la Rome antique. Lui-même se fit nommer tribun. Mais les excès de sa dictature lui aliénèrent une partie de la population; il se brouilla en outre avec le pape Clément VI, qui l'avait d'abord soutenu, et il dut fuir en décembre 1347.

Il rentra à Rome, en 1354, mais fut massacré par la foule. Il avait 41 ans.

Sa statue honorant sa mémoire est visible en montant au Capitole, à Rome.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 26 Juil - 5:46

Owain Glyndwr et la révolte des Gallois :


Sous le commandement d'Owain Glyndwr, qui prétendait descendre des derniers princes souverains du Pays de Galles, les Gallois se soulevèrent et se révoltèrent contre la domination anglaise, avec l'aide des Français.

La révolte commença en 1401 et continua durant tout le règne du roi Henri IV Bolingbroke.

Des parlements gallois indépendants furent mis en place en 1404 et de nouveau en 1405 au château de Harlech nouvellement capturé. Incapable de vaincre les Gallois, la révolte ne s'apaisa qu'après la mort de Glyndwr en 1416, trois ans après celle d'Henri.
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MessageSujet: Les chevaliers   Dim 25 Aoû - 18:45

Je suis tombé sur cette page qui explique pas mal de chose sur les chevaliers en général.

http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/2007/10/12/netait-pas-chevalier-qui-veut/

J’espère que je poste a peu prés au bon endroit car j'ai pas trouvé de topic sur les chevaliers.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Sam 21 Sep - 22:13

LES BAINS & L’HYGIÈNE AU MOYEN AGE :

Contrairement à certaines idées reçues, l'hygiène est très importante au Moyen Age. Certes, le bain n'est pas quotidien mais il est beaucoup plus fréquent qu'au temps de Louis XIV.

On prend son bain quand on rentre de voyage, après une chasse ou un tournoi, en prévision d'une fête. Les paysans, eux, se lavent simplement en se baignant nus dans la rivière la plus proche, mais la châtelaine passe souvent des matinées entières dans son bain, entourée de ses servantes.

Sur cette tenture ci-dessous, elle y est représentée, un léger voile dissimulant sa nudité. Une musicienne assise sur le bord de la baignoire la distrait en jouant de la mandoline, accompagnée d'un flûtiste, pendant qu'une jeune femme apporte un pain et un petit panier, et qu'une femme présente un coffre dans lequel elle va choisir ses bijoux pour la journée.

On peut remarquer que, contrairement à nous maintenant, on ne cherche pas à s'isoler pour prendre son bain. Il n'y a d'ailleurs pas de pièce réservée à cet effet.



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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 9:11

Effectivement, quand on pense aux bains, on a tout de suite en tête les fastueux thermes romains, byzantins ou ottomans, chef-d'oeuvres d'architecture, d'art et de technique et, par opposition, on imagine un Moyen Age plutôt crade...
Il y avait pourtant de nombreux établissements de bains publics à cette époque (on se baignait dans de grands baquets) et en Italie, certains des anciens thermes romains fonctionnèrent encore quelques temps.
Mais comme l'a dit Gorak, ces bains n'étaient guère "pudiques", hommes et femmes s'y cotoyaient parfois dans le plus simple appareil et, bien sûr, l'Eglise vînt y mettre son grain de sel... Les bains publics furent donc fréquents au début de la période médiévale, puis disparurent progressivement sous la pression éclésiastique.
Dans les châteaux ou les maisons, on prenait souvent son bain à plusieurs ou parfois à la suite les uns des autres dans le même baquet. Pas génial quand on passait en dernier... Mais bon, c'était pareil pour les bains romains, si l'on arrivait en fin de journée, l'eau du bassin ne devait pas être très claire...
Pour l'anecdote, c'est à ce moment qu'apparait l'habitude de mettre un grand linge dans le baquet avant de le remplir d'eau : les baquets étant en bois, c'était un moyen de se prémunir contre d'éventuelles échardes, de s'écorcher ou se meurtrir sur un défaut du bois.
Après, la grande question, valable aussi pour les romains : se baignait-on nu ?
Il semble bien que oui. L'habitude de se baigner en "chemise" viendra plus tard, par pudeur et décence, d'autant plus que (même si ça nous paraît bizarre), on "recevait" en prenant son bain. Certaines dames recevaient des amis des deux sexes lors du bain et l'on papotait tranquillement autour de la dame qui barbotait dans son baquet. On recevait également à "la toilette", c'est à dire quand la dame se faisait coiffer et maquiller après son lever. Cela peut nous paraître étrange, c'était courant alors.
Enfin, pour les romains, il ne faut pas se fier aux prudes peintres victoriens qui ont représenté des scènes de bains romains avec baigneurs et baigneuses habillés : aux thermes, on se baignait nu.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 12:45

Voyageur Solitaire a écrit:

Après, la grande question, valable aussi pour les romains : se baignait-on nu ?

Dans les campagnes, les paysans se baignent à la rivière tous ensemble, hommes et femmes, et nus.

En ville, on se rend souvent aux bains publics, vieil héritage des thermes romains. On en compte encore 26 à Paris, sous Philippe-Auguste. Et on trouve le même système élaboré par les Romains : d'abord une sorte de piscine où l'on barbote en bavardant. Puis, une pièce pourvue de vapeur dignes d'un sauna finlandais, et enfin une salle d'épilation.

Chaque matin, dès le lever du soleil, on entend crier dans les rues :

"Seigneur qu'or vous aller baigner
Et étuver sans délayer :
Les bains sont chauds, c'est sans mentir
..."

Certains exagèrent : ils crient avant même qu'il ne fasse jour, et les clients risquent alors de se faire surprendre dans les rues noires par quelque brigand ! En tout cas, on se précipite aux étuves tôt le matin si l'on peut car comme l'a fait remarqué VS l'eau y est plus propre !

On peut avoir, si on le souhaite, sa baignoire particulière dans laquelle on peut manger et boire grâce à une planche posée en travers du baquet. On peut aussi se baigner en famille, comme au Japon, certains baquets sont de taille respectable et on y entre à trois ou quatre, ou même plus parfois.

Les étuves sont mixtes et hommes et femmes se baignent ensemble, sans pour autant être de la même famille.

L'ambiance y est souvent très gaie : on y boit du vin épicé, on s'y repose dans des lits, on s'y caresse aussi parfois et on fait toutes sortes de chose bien agréables mais que, généralement, la morale religieuse réprouve... je ne vais pas vous faire de dessin... Laughing 


Ainsi, il arrive fréquemment qu'une étuve dégénère en lieu mal famé et on recommande alors aux étuveurs, pour éviter cela, d'ouvrir leurs établissements alternativement aux femmes et aux hommes, et à des jours différents.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 18:13

A l'époque médiévale on cultivait l'art du bain, on se lavait pour être propre mais aussi pour le plaisir, c'était intégré à la vie quotidienne alors, dans les centres urbains, au bas Moyen Age, chaque quartier possédait ses bains propres, avec pignon sur rue. Il était plus facile, pour la plupart des gens, d'aller aux étuves que de se préparer un bain chaud chez soi.
Les crieurs passaient dans les rues pour avertir la population que les bains étaient prêts, la mode des bains ait été remise en honneur en Occident par l'intermédiaire des croisés, qui avaient découvert avec émerveillement l'Empire romain d'Orient et ses habitudes d'hygiène héritées de l'époque romaine. Ayant pris goût à la relaxation du bain, ils rapportèrent en Occident cette pratique de bien-être.
Ca faisait vraiment partie intégrante du monde médiévale et des coutumes de cette époque, alors que pendant la période moderne des bourbons notamment c'était mortifiant au niveau de l'hygiène, ou tout n'était qu'apparence.
Cette disparition de l'hygiène dans notre pays va de pair avec une évolution de l'Eglise romaine, qui tendait de plus en plus vers une rigidité morale niant le corps, ou l'eau effectivement est responsable des maladies et des épidémies, à partir de la fin du XVe siècle donc de la fin du Moyen âge l'eau n'est plus en odeur de sainteté, alors l'ère de la crasse commence, et elle durera jusqu'au XXe siècle.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 18:32

Effectivement, on ne tardera pas à affirmer que le bain est néfaste, que l'eau, en dilatant les pores, permet aux miasmes d'entrer dans le corps.
Mais la disparition des bains est bien le fait de l'Eglise, de cette vision coupable du corps et de la nudité.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 20:32

Oui les bains publics ont été les ennemis de l'Église, qui ne supportait pas la nudité et la promiscuité hommes/femmes dans certains bains. Le résultat a en effet été catastrophique niveau hygiène.

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 20:47

Même à Rome, la stricte séparation entre hommes et femmes sera étonnament tardive, il faudra un ordre impérial d'Hadrien qui, tout empereur qu'il soit, fréquentait les bains et était tombé sur certaines scènes assez édifiantes...
Au niveau hygiène, le résultat sera catastrophique, Versailles sera une porcherie. Faute de commodités, les messieurs arrosaient les murs et l'on "faisait" derrière les tentures ou sous les escaliers. Aux beaux jours, il y avait le parc, c'était pratique, on pouvait toujours accuser le chien... La Palatine racontait dans une lettre à une amie qu'ils font "des étrons gros comme vous Madame" et que le château "puait la pisse à n'en plus pouvoir tenir"...
Au coucher ou lever du roi-soleil, personne ne s'étonnait de voir puces et punaises sauter au milieu des draps. On s'inondait de parfum pour chasser l'odeur et la poudre servait de nettoyage à sec. Marie Antoinette était critiquée pour se baigner régulièrement, une habitude "autrichienne" murmurait-on...
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 22 Sep - 22:25

Autre point concernant l'hygiène, celui concernant les cabinets d'aisances.

Au Moyen Age, on les appelle les "privés" ou "restraits" et sont généralement situés au dernier étage de la maison. Ils sont reliés par un conduit à une fosse extérieure, dans laquelle on verse de la cendre de bois pour dissoudre les déchets organiques.

C'est en fait déjà le principe de nos fosses septiques actuelles !

Quant aux eaux usées, ou elles s'écoulent d'un trou d'évier au rez-de-chaussée, ou elles sont jetées simplement par une fenêtre dans un caniveau qui creuse en son centre la rue pavée.
Au XIVe siècle, à Paris, le règlement municipal demandait aux habitants de prévenir les piétons de l'arrivée des saletés, en criant trois fois : "gare à l'eau !" avant de jeter le contenu du seau. S'il est prudent, le passant se garde bien de marcher au milieu du chemin : il longe plutôt les murs des maisons, à l'endroit où la rue est la plus haute et la plus propre.
Mais si un gentilhomme vient à le croiser, il doit lui céder la place, car c'est au seigneur que revient le privilège de "tenir le haut du pavé"... de là est née l'expression... Wink
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Lun 23 Sep - 8:28

Tiens, bon à savoir pour l'expression, j'ignorais son origine, merci.
J'ai toujours été stupéfait par ce fait de balancer ses eaux usées ou le contenu de son pot de chambre par la fenêtre. Je sais bien que le monde médiéval ignorait plus ou moins les égoûts, mais quand-même...
Le jeune homme qui s'est apprêté, baigné, parfumé et bien habillé pour rendre visite à sa dulcinée et qui, juste en arrivant devant sa porte, se prend un seau de merde ou d'eaux usées sur la tronche...
- Euh, ma douce... Tenez, je vous ai amené des fleurs...
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Lun 23 Sep - 12:12

Voyageur Solitaire a écrit:

Le jeune homme qui s'est apprêté, baigné, parfumé et bien habillé pour rendre visite à sa dulcinée et qui, juste en arrivant devant sa porte, se prend un seau de merde ou d'eaux usées sur la tronche...
- Euh, ma douce... Tenez, je vous ai amené des fleurs...

Si s'est un gentilhomme, comme je l'ai dit, les gueux doivent s'écarter sur son passage pour le laisser tenir le haut du pavé. Ainsi, il est protégé et c'est le pouilleux qui se prend le seau de merde sur la tronche... lol! 

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Gorak



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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 27 Sep - 17:33

Quand la Bourgogne était une nation...



Philippe III le Bon (1396-1467), duc de Bourgogne.

L'assassinat de son père, Jean sans Peur, en 1419, dont il rend le Dauphin responsable, jette ce prince dans une alliance avec Henry V, roi d'Angleterre. Pendant la folie de Charles VI, avec la reine Isabeau de Bavière, il négocie le traité de Troyes (1420) qui exclut le dauphin de la succession au trône, confie la régence du royaume audit Henry V, désigné comme seul héritier légitime de la couronne de France, et lui livre Paris.

Cédant aux vœux de ses sujets, après le supplice de Jeanne d'Arc qu'il avait laissé livrer aux Anglais par son vassal Jean de Luxembourg, il conclut une trêve avec le roi de France Charles VII en 1431, puis se réconcilie avec lui en 1435.

Sous son règne, son duché de Bourgogne fleurait bon la richesse et la prospérité, et jouissait d'un véritable gouvernement : Conseil ducal, Chambre des comptes (la Bourgogne battait monnaie), Parlement, Etats (où étaient représentés les trois ordres qui étaient réunis fréquemment). En dehors de la Bourgogne et de la Franche-Comté, il possédait encore quelques villes en Picardie, à cela s'ajoutait l'Artois, la Flandre, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Pourquoi "le Bon" ? Parce que Philippe était un prince juste. Juste et éclairé, il aimait les lettres, le luxe, le faste et les arts. Il attirait à sa cour, à Dijon, des musiciens, des poètes, des peintres. Il créa l'ordre de la Toison d'Or, exclusif de tout autre ordre de chevalerie.

Sa gloire était telle qu'il finit par prendre le titre de Grand-Duc d'Occident.

Il mourut en laissant ses vastes Etats à son fils Charles le Téméraire.


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Warlock



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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 25 Oct - 18:56

Les lumières de l'an mille

Bien souvent certains associent l'an mil à une époque sombre, de violence, de superstition, avec son cortège de guerres de famines et d'épidémies. Mais cette vision négative n'a qu'un très lointain rapport avec la réalité.
Car l'an mil fut d'abord et surtout l'âge d'une renaissance. Renaissance des arts et de la culture, portée par un clergé dynamique qui multiplie les échanges intellectuels et fonde écoles, universités et bibliothèques.
Renaissance de l'architecture, avec la constructions de bon nombres d'édifices. Renaissance de l'économie, marquée par la création de nouvelles routes terrestres et maritimes, qui sont fréquentées par les marchands, les pèlerins, des lettrés en quête de nouveaux savoirs.
On constate l'essor artistique en admirant les miniatures des manuscrits et les pièces d'orfèvreries.
Deux personnalités dominent cette époque, le jeune empereur Otton III et le pape Sylvestre II, sans doute le plus grand savant de son temps. Empereur et pape s'entendent fait exceptionnel pour la période médiévale, pour faire de Rome leur capitale.
On est donc loin de l'idée reçue, d'une époque pleine de superstitions et de terreurs, mais c'était une période riche et passionnante, de stabilité et de prospérité, à découvrir.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 1 Nov - 19:32


Philippe Auguste



Philippe, cinquième enfant et premier fils de Louis VII, vient au monde le 26 août 1165. C’est au printemps 1179 que Louis VII, gagné par une paralysie progressive, le désigne comme successeur. Philippe II devient roi en 1180. Le surnom d’Auguste lui sera donné plus tard, à la fois parce qu’il est né en août, et parce qu'il a la grandeur des Empereurs romains.

Le jeune roi, qui a quinze ans, entreprend immédiatement d’accroître son domaine et de tirer parti des rivalités entre les grands. En avril 1180, il épouse Isabelle de Hainaut qui lui apporte l’Artois en dot. Mais il entre bientôt en conflit avec le comte de Flandre, oncle de sa femme, et une grande coalition féodale est nouée : le roi parvient à la défaire (traité de Boves, 1185), ce qui lui vaut de rattacher à la couronne les comtés d’Amiens, de Montdidier et les châtellenies de Roye et de Thourotte.

La grande entreprise du règne fut l’abaissement des Plantagenêts. Philippe Auguste soutient les fils révoltés (Henri puis Geoffroi) contre leur père Henri II. Un coup de main sur Issoudun lui permet d’imposer sa volonté et d’acquérir une partie du Vermandois tandis qu’il marie sa fille à Jean sans Terre, fils du roi d’Angleterre (traité de Châteauroux, 1187). La lutte n’en continue pas moins jusqu’à la capitulation de Henri II à Azay-le-Rideau le 4 juillet 1189.

Richard Cœur de Lion, devenu roi, part pour la croisade avec Philippe Auguste : l’entente n’est que passagère, et le roi de France, rentré précipitamment (1191), intrigue contre son allié devenu le rival de Jean sans Terre et, surtout, du duc d’Autriche qui arrête Richard à son retour et le livre à l’Empereur. La lutte reprend à la libération de Richard (1194) et tournait nettement à l’avantage de Cœur de Lion, quand celui-ci est tué au siège de Châlus en Limousin (1199). Philippe Auguste ne reconnaît à Jean sans Terre le titre de roi que moyennant la cession d’une partie du Vexin normand, du pays d’Évreux et du Berry. De 1199 à 1216 la lutte continue entre le Roi de France et Jean sans Terre, successeur de Richard. Philippe se jette sur la Flandre dont le comte Ferdinand s'était déclaré pour Jean sans Terre, et il remporte sur ce dernier, soutenu par les anglais et l'empereur Otton IV de Brunswick, la victoire éclatante de Bouvines (1214).
Les conséquences de cette grande victoire sont positives pour la France médiévale : Philippe gagne définitivement les territoires de l'ouest, excepté la Bretagne et la Guyenne restée aux mains des Plantagenêts. En 1216, Louis débarque même en Angleterre à la demande des barons anglais révoltés, mais Jean meurt au bon moment, laissant son trône vacillant à son fils. Les conquêtes du roi s'arrêtent là.

À l’intérieur, Philippe Auguste met en place des méthodes nouvelles de gouvernement rendues nécessaires par l’extension du domaine. Il institue les baillis, officiers nommés et révoqués par le roi, qui le représentent dans toutes ses fonctions.
C’est sous le règne de Philippe Auguste que Paris, se modifie et devient l’une des villes les plus importantes d’Europe. Il la fait entourer de remparts et en fait paver les rues. Il réorganise la ville en profondeur, créant marchés et hôpitaux. Il supervise lui-même la construction de la forteresse du Louvre, qui deviendra, après bien des remaniements, la résidence parisienne des rois de France.
En 1219, Philippe intervient dans la guerre contre les hérétiques Albigeois. Il meurt à Mantes en 1223.

La première réussite de Philippe Auguste fut d'affermir durablement l'autorité capétienne face à des grands féodaux puissants en cette époque du moyen-âge. Les territoires sous l'autorité royale ainsi que l'administration furent solidement assises.
Philippe Auguste contribua aussi à l'essor culturel de la France en donnant ses statuts à la faculté de la Sorbonne.
Il reste pour moi le plus grand roi de France de notre histoire, figure majeure de l'époque médiévale, s'affirmant en grand monarque, posant les bases de ce qu'est la France aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Ven 1 Nov - 21:15

Oui ce fut vraiment un roi qui a marqué l'histoire. Son bilan est grandement en sa faveur.

Quant à son portrait, je trouve qu'il y a une ressemblance avec N.Sarkozy.

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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 3 Nov - 19:02

VIC a écrit:


Quant à son portrait, je trouve qu'il y a une ressemblance avec N.Sarkozy.


scratch 

Les yeux, peut-être ?
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VIC



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MessageSujet: Re: LE MONDE MEDIEVAL   Dim 3 Nov - 20:11

J'aurais dit le nez et les yeux (paupières et cernes), enfin c'est plutôt une impression générale que quelque chose de précis.

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