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 ELTON JOHN

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MessageSujet: ELTON JOHN   Ven 2 Nov - 18:39


Sir Elton John, (de son vrai nom Reginald Kenneth Dwight) est né le 25 mars 1947 à Pinner, dans le Middlesex, en Angleterre. Anobli par la Reine, il est "Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique".

Parcours impressionnant :
- En plus de quarante ans de carrière, il a vendu plus de 250 millions d'albums et 100 millions de singles soit 350 millions de disques.
- En 1993, il bat le record d'Elvis Presley en installant un nouveau single au top 40 US pour la 24e année consécutive.
- En 1998, il est présenté comme le 2e plus gros vendeur d'albums solo de tous les temps selon Billboard.
- En 2008, il est classé comme l'artiste solo masculin ayant eu le plus de succès dans le classement Billboard depuis sa création (3e dans l'absolu derrière The Beatles et Madonna).
- Le 8 octobre 2011, il franchit le cap des 3000 concerts publics à travers le monde.

Pour moi, il y a clairement deux Elton John.
Le premier est l'artiste déjanté des années 70, avec plumes, costumes délirants, frasques et excès de toutes sortes, flamboyant et créatif. L'époque de Street kids, crocodile rock, yellow brick road...
Le second est plus calme et posé et un virage s'amorce dans les années 80, avec l'apparition de balades incroyables, de morceaux plus "sages" mais redoutables : Blue eyes, sacrifice... Même si le côté provoquant est toujours là avec "I'm still standing" et son célèbre clip.
Les années 90 voient la métamorphose s'achever. Exit l'artiste déjanté et excentrique, Elton John se met en couple avec son compagnon et tourne la page de ses années folles. C'est l'époque de "The one" ou de la B.O du roi lion.

Même s'il reste redoutable avec ses balades imparables, même s'il reste un pianiste remarquable, je regrette le Elton John des débuts, flamboyant et excessif. En hommage à cette période :

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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Ven 2 Nov - 18:55

Quand on parle d'Elton John je pense tout de suite à sa chanson Nikita, une des premières chansons que j'ai enregistré sur cassette. Sans doute celle qui m'a le plus marqué aussi, avec un clip très sympathique.

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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Ven 2 Nov - 19:40

A l'époque j'ai beaucoup écouté son Live in Australia (1986), avec orchestre symphonique:
Allez hop, 1H48 de concert ici :
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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Ven 2 Nov - 20:44

Pour moi Elton John c'est avant tout l'exubérance de I'm still standing.



Mais j'aime aussi un autre morceau moins connu, mais tout aussi efficace.
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MessageSujet: ELTON JOHN   Ven 2 Nov - 20:53

La balade qui tue :

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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Mar 17 Sep - 19:43

Le dernier album de Sir Elton est sorti et j'ai cédé, ayant toujours eu un avis favorable sur cet artiste. Voici donc The diving board, trentième album (quand-même) pour fêter 50 ans de carrière.
Premières impressions : comme pour Bowie, soyons honnêtes, l'âge se fait sentir et par moments, la voix suit difficilement. Mais bon, Elton n'a plus 20 ans mais 66... Par contre, au niveau du piano, le maître est toujours là. En première écoute, à chaud, j'ai déjà repéré certains morceaux qui sont des balades imparables, impeccables. Et pourtant, je pense pas qu'on trouve dans ce nouvel album une "pépite", un vrai tube marquant qui restera gravé dans sa longue liste de succès... C'est du bon, c'est Elton John cool et pro, loin des frasques et de l'énergie tonitruante des débuts. Bref, comme Bowie nous fait du Bowie, Sir Elton nous fait du Elton John, toujours impeccable et nickel. C'est déjà pas si mal.
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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Ven 5 Fév - 16:59

A 68 ans, Sir Elton nous propose Wonderful crazy night, son (mine de rien) 32ème album...
Alors ?
Alors, un album clairement joyeux, festif, faisant honneur à son titre. L'ami Elton a toujours la niaque, il a toujours la pêche et il le fait savoir. On pense à ses années folles, à sa période déjantée, à un petit grain de folie so british, mais il y manque quand-même "quelque chose" je dirais... Certains morceaux en ont presque un côté fébrile, excité, surjoué même si j'ose dire. Et du coup, c'est sur les morceaux où il se calme un peu qu'on s'y retrouve.

Techniquement, la voix est là et surtout le pianiste, toujours aussi virtuose, y a pas à dire. Un album sympathique et festif, c'est du bon, mais sans surprise ou prise de risques, Elton John nous fait du Elton John, à 68 balais il tient encore la route et c'est déjà bien.
Trois concerts à l'Olympia à partir de ce soir et c'est complet.
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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Dim 15 Mai - 11:45

Je vais être franc, en dehors de très rares exceptions (I'm still standing...), l'Elton de John des après les 70's n'a quasiment plus d'intérêt pour moi. L'élan créatif n'est plus là, et peut-être en partie à cause de l'abus de coke. Il se contente de faire des ballades guimauves aux arrangements indigestes, des morceaux commerciaux qui m'insupportent totalement, et que je trouve totalement ringards.
Après la décennie des années 80 des arrangements boîte à rythme et synthé, les années 90 d'Elton nous propose de véritables soupes. Les deux albums de cette période que ma famille possède, Sleeping with the Past (1989), The One (1992), m'ont tellement écoeuré que je crois que je n'ai jamais eu le courage de les écouter jusqu'au dernier titre.

Bref, je préfère parler de l'Elton créatif, vrai génie, celui du début des 70's.
Il est amusant de voir que les fans d'Elton, quand ils se prêtent au jeu de citer trois albums cultes de cette période, ne sont jamais d'accord. Si Goodbye Yellow Brick Road, en tant que double-album, est quasiment toujours cité, il n'en va pas de même des deux autres.


Focus sur les premiers albums d'Elton John :

1969 : Empty Sky

Premier album encore méconnu aujourd'hui, ne contenant aucun tube, et totalement atypique dans la discographie d'Elton. L'artiste essaye de percer avec des morceaux ... de rock psychédélique. Carrément. Tant sur la musique que les paroles. On sent l'influence de Dylan sur un morceau. Un autre est orienté jazz. Elton expérimente sans entre dans le rock progressif, il fait appel à des instruments variés (clavecins, flûtes). Le résultat est un patchwork créatif, bouillonnement créatif où Elton a déjà le soucis des mélodies. J'aime bien cet album assez étrange. Intéressant pour découvrir une facette cachée d'Elton, un côté psyché évident sur le premier titre que je vous conseille (sortez les bâtonnets d'encens) :
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1970 : Elton John

Pour la plupart des gens, la discographie d'Elton débute avec cet album, le précédent étant resté confidentiel au niveau des ventes.  Une autre raison de croire que c'était le premier album est qu'il était facile de se faire abuser par un album baptisé simplement "Elton John". Enfin, on le comprend encore plus car il s'agit véritablement du premier album caractéristique de l'Elton des 70's. Et puis quoi, l'album ouvre sur Your Song. On y retrouve Take Me to the Pilot, un morceau assez country No Shoe Strings on Louise (on se demande ce qu'il fait dans cet album mais Elton a un vrai goût pour ce style et il récidivera), Sixty Years et ses arrangements à cordes, titre imparable, suivi juste après par Border Song, un gospell qui rappelle qu'Elton a fait ses gammes dans ce style également, une chanson qui sera reprise par Aretha Franklin, excusez du peu ! Et ça continue, le tout dominé par des ballades et des arrangements à cordes. Un album où tout est bon, qui peut prétendre à faire partie du trio.
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1970 : Tumbleweed Connection

Un album pas très connu du grand public, peut-être car ne contenant pas de tube connu. Quoique, Burn Down the Mission faisait la clôture de nombreux concerts d'Elton. ourtant régulièrement cité parmi les meilleurs d'Elton.
Il est très orienté country jusque dans sa pochette et son livret, un hommage à la musique américaine. Un album entraînant et assez jouissif avec ses choeurs, avec un excellent climat. Il contient notamment My Father's Gun que j'apprécie particulièrement. Pas de titre faible encore une fois, et il peut prétendre au trio de tête. Quand on voit qu'il est sorti la même année que l'album éponyme, ça laisse rêveur et admiratif. Deux albums de cette pointure la même année, c'est très très fort.

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1971 : Madman Across the Water

Encore un album où il n'y a rien à jeter et qui est cité régulièrement dans le trio de tête.
Pour beaucoup, il s'agit de l'album le plus sombre d'Elton, l'un de ses plus personnels.
Le morceau Indian Sunset parle du massacre des Amérindiens, ce qui donne le ton.
La chanson Levon est un hommage au batteur chanteur de The Band.
Les arrangements avec orchestre à cordes sont dominants.
Rien à jeter sur cet album élégant et mélancolique. Arriver à éviter ce côté "guimauve" de l'orchestre à cordes avec les violons pleurnicheurs qui sont de sortie n'est vraiment pas évident, mais Elton y est parvenu, comme il l'avait fait pour son album éponyme. Et de trois ! Trois albums sans faute jusqu'ici.
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1972 : Honky Château

Cet album doit son nom au Château d'Hérouville, en France, où il a été enregistré comme les deux qui vont suivre.  Le côté "honky" (piano des vieux bouges et bars américains) est bien présent et l'album est cité souvent comme le petit frère country de Tumbleweed Connection. Personnellement, je ne suis pas très fan de la face A, mais elle finit en apothéose avec le génial Rocket Man et sa mélodie stratosphérique. Elton prendra d'ailleurs le nom de Rocket Records pour fonder sa maison de disques. J'aime assez la face B qui s'achève encore en beauté avec Mona Lisas & Mad Hatters.
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1973 : Don't Shoot Me I'm Only the Piano Player

Second album de la trilogie française du Château d'Hérouville, que je trouve très inégal. Certes, il y a Blues For Baby And Me, Have Mercy on the Criminal. J'apprécie beaucoup moins le reste. Il y a aussi Crocodile Rock, un de ses classiques que j'ai toujours détesté à côté de son côté rock'n roll rétro et ses trois accords vus dix millions de fois. Je ne suis pas totalement allergique au côté rétro : je suis beaucoup plus réceptif aux morceaux country (genre pourtant souvent insupportable, mais que j'aime bien quand il est très bien fait). De ce côté, il y a Texan Love Song qui fait encore le job, qui prouve encore qu'Elton maîtrise ce genre qu'il aime particulièrement.
Rappelons d'ailleurs que le genre rock country était très en vogue au début des 70's. Cette même année 1973 sort également Desperado des Eagles, considéré comme un modèle du genre mais aussi son chant du cygne.
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1973 : Goodbye Yellow Brick Road

Bon, celui-là, les gens sont unanimes et le citent toujours. Faut dire que c'est le premier double-album d'Elton. Dernier à être enregistré au Château d'Hérouville, il devait l'être au départ en Jamaïque mais divers problèmes ont relocalisé l'enregistrement en France. Sorti la même année que Don't Shoot Me I'm Only the Piano Player, en 1973, cela laisse encore pantois sur le rythme de créativité et de production. Double-album donc, avec une pochette mythique signée Ian Beck dont l'histoire est expliquée ici :
http://www.eltonjohn.com/the-goodbye-yellow-brick-road-cover-illustration-part-1-2/
Enfin, 4 hits présents sur l'album : "Candle in the Wind", "Bennie and the Jets", "Goodbye Yellow Brick Road" and "Saturday Night's Alright for Fighting". On pourrait trouver "Candle in the Wind" un peu gnangan à force de l'avoir entendu à toutes les sauces et lors de bien des cérémonies, mais dans cette version originale assez rock, force est de reconnaître que c'est simplement monstrueux d'efficacité, un tube planétaire incontournable.
Avec 17 titres, même inégaux, l'album explore différents styles : on trouvera ainsi par exemple un morceau aux accents reggae Jamaïca Jerk Off. Citons enfin que les synthétiseurs sont beaucoup plus présents sur cet album. Quand c'est utilisé comme ici avec finesse, ça passe très bien. Notre 4è du trio donc.
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1974 : Caribou

Difficile de succéder à Goodbye Yellow Brick Road. Cet album est enregistré l'année suivante au Caribou Ranch dans les Rocky Mountains du Colorado. Il contient deux singles efficaces, le très rock The Bitch Is Back qui ouvre l'ablum, et Don't Let the Sun Go Down on Me, ballade typique d'Elton, l'avant-dernier titre. En dehors des ces deux-là, l'écoute de l'album laissait vraiment sur sa faim et on pouvait craindre le pire. Heureusement, la fin de l'album le sauve, car outre Don't Let the Sun Go Down on Me, il y a le dernier morceau Ticking. Un titre encore trop méconnu du grand public puisque non sorti en single, et qui est le sommet de l'album. Un morceau à découvrir absolument donc.
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1975 : Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy


Encore une pochette extravagante, signée cette fois Alan Aldrige, célèbre pour sa collaboration avec les Beatles (voire le sujet qui lui est consacré sur le forum). Captain Fantastic est un album semi-autobiographique, puisqu'il parle d'Elton John (Captain Fantastic) et de Bernie Taupin (the Brown Dirt Cowboy). Le seul single de l'album est Someone Saved My Life Tonight, où Elton raconte comment sa vie a été sauvée par Bernie et Long John Baldry après sa tentative de suicide. Elton souffrait de son mariage de façade et n'arrivait pas à assumer son homosexualité. Long John Baldry était un grand ami d'Elton, chanteur de blues très important dans le milieu des musiciens anglais (je lui consacrerai un sujet bientôt). Elton avait d'ailleurs fait ses début comme pianiste dans le groupe de Baldry,avant de co-produire et de jouer sur deux albums de son ami Long John. Ce dernier, lui-même homosexuel, aurait dont permis à Elton d'être plus confortable avec sa sexualité. Elton se déclarera bissexuel l'année suivant lors d'une interview, en 1976. Mais revenons à la musique, même si cet album est lié ici à la vie privée d'Elton. Captain Fantastic album a été fait sans volonté commerciale et Eton le cite pour cette raison comme probablement son meilleur album. Sa genèse ne fut pas aisée car il y passa avec Bernie beaucoup plus de temps que d'habitude. Il en résulte un album encore parfaitement abouti, souvent cité par les connaisseurs d'Elton comme son meilleur. Attendez, mais ça nous fait 5 albums à mettre dans le trio, non ? Profitez-en, car Captain Fantastic est peut-être le sommet artistique d'Elton, son dernier "grand album".
Spoiler:
 


1975 : Rock of the Westies

Elton s'offre un album résolument rock et funk avec des morceaux efficaces comme Street Kids. Un album très différent des autres niveau son et ambiance, ce qui déroutera les fans de la première heure. Ce n'est pas un problème pour moi (qui aime le rock et le "funk"), mais les compositions ne sont pas toutes vraiment au niveau. Elton essaye de compenser cela avec des grosses guitares sympathiques et une débauche d'énergie, mais hélas ça ne suffit pas pour moi, il manque un truc.


1976 : Blue Moves

Vous savez quoi ? Encore un qui est cité comme pouvant faire partie du trio. Sauf que, je ne suis pas d'accord. Second double-album, après la parenthèse Rock of the Westies, Elton revient avec un album ambitieux, tourné vers des arrangements plus classiques, une touche d'expérimentation, des instrumentaux, un zest de jazz sur un morceau. C'est créatif, certes, mais pas mal de morceaux semblent combler les vides.
Reste qu'on retrouve Tonight, une touche de rock progressif avec l'intéressant One Horse Town, le countrysant Cage of Songbird, et Sorry Seems To Be The Hardest Word, ballade où les violons qui pleurent font craindre la guimauve, mais qui passe encore grâce à sa mélodie. Hélas, on voit poindre les arrangement de la ballade commerciale où Elton s'enfermera, même si cette chanson reste encore très inspirée mélodiquement : Sorry Seems To Be ... The LATEST Word ? Elton montrera qu'il aura encore un peu de répondant par la suite, mais la période faste est loin derrière.

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1978 : A Single Man

Single, probablement parce qu'Elton n'a pas fait appel à Bernie sur cet album. L'inspiration n'est plus là. J'aime toutefois ce morceau qui surnage sur l'album, un gospel aux arrangements country qui rappelle forcément Georgia On My Mind de Ray Charles (sublime titre, mais aux arrangements terriblement guimauves et commerciaux, vous connaissez mes goûts là-dessus maintenant !). Ma haine pour les orchestres et big band vient en partie du fait que ce sont souvent les producteurs américains qui les ont imposé à des artistes pour faire des coups commerciaux. Notamment en jazz : Wes Montgomery ou Monk n'y ont pas échappé, et ça a conduit à des désastres, un vrai sabotage. Du jazz d'ascenseur pour un grand public qui n'y connaît rien et se fait avoir comme des gogos. Mais je m'écarte.

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1979 : Victim of Love

Le 13, ça porte malheur ? 13è album studio d'Elton est à ce jour le second et dernier sans Bernie Taupin. Et le premier où il ne compose rien du tout. Changement complet de registre musical pour cet album aux sonorités disco, genre alors populaire qu'il n'accepta de faire qu'à la condition qu'il ne soit que chanteur. Les compositions sont majoritairement écrites par Pete Belotte, auteur de titres pour Donna Summer. Dès sa sortie dans les bacs, Victim of Love rencontre un mauvais accueil critique et commercial (comme quoi, le grand public ne se fait pas toujours avoir). Cet album eut au moins le bon goût d'être le plus court de sa carrière, avec moins de 36 minutes. Si vous avez 5 minutes à perdre ou avez envie de rigoler un coup, n'hésitez-pas.

C'est avec Victim of Love que s'achève tristement cette décennie incroyable musicalement, où Elton a régné de 1970 à 1976 inclus en faisant quasiment des sans faute, produisant un album par an, voire plus, lors de sa période la plus faste et créative. Avec des albums ou des chansons qui ne sont pas forcément les plus connus, mais qui sont remarquables. On comprend mieux maintenant comment Elton est le deuxième vendeur de disques de tous les temps. Peu d'artistes ont réussi à sortir autant d'albums de qualité dans un intervalle de temps aussi court. Et pour ceux qui ont suivi, vous savez maintenant quels sont les cinq qui sont les trois meilleurs...


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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Dim 15 Mai - 19:21

C'est certain, le Elton John déjanté des 70's avec lunettes, paillettes, costumes extravagants et shows délirants, c'était quelque chose. Surtout que derrière les plumes et les frasques, il y avait le talent. Il y a déjà le pianiste à la base et c'est ce que je retiens en premier, ce type est un maître du clavier.
Signalons que le fameux château d'Hérouville fût un lieu d'enregistrement très prisé des stars de l'époque, Bowie y séjourna à plusieurs reprises.

Je serai moins puriste que l'ami Vic sur la suite de la carrière de Docteur Elton et Mister John... J'ai tendance à visualiser son oeuvre de façon globale, de Street kids à Saturday's night alright for fighting en passant par les slows qui tuent, Blue eyes, Your song ou Sorry seems to be the hardest word. Pour moi, Elton John fait partie de ces artistes qu'on ne peut pas vraiment réduire en périodes, même dans ses "mauvais moments", il y a toujours un tube qui traîne quelque part...
Dans les 90's par exemple, The club at the end of the street, diablement entraînant et festif, sans prise de tête, avec en plus un clip super sympa :

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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Dim 15 Mai - 20:05

Personnellement je n'ai jamais été un grand fan d'Elton John, quelle que soit l'époque. Bien sur j'aime certaines de ses chansons, comme celles que j'ai cité auparavant. Pour moi son slow qui tue c'est Sacrifice, grosse mélodie et très efficace.

Pour le reste je ne cours pas après, ça reste un peu trop simpliste ou trop "facile" comme genre. Mais je suis assez d'accord avec VS c'est le genre d'artiste ou on peut toujours trouver un ou deux morceaux d'intéressants à chaque période.
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MessageSujet: Re: ELTON JOHN   Mer 26 Oct - 9:37

Voyageur Solitaire a écrit:
A 68 ans, Sir Elton nous propose Wonderful crazy night, son (mine de rien) 32ème album...
Alors ?
Alors, un album clairement joyeux, festif, faisant honneur à son titre. L'ami Elton a toujours la niaque, il a toujours la pêche et il le fait savoir. On pense à ses années folles, à sa période déjantée, à un petit grain de folie so british, mais il y manque quand-même "quelque chose" je dirais... Certains morceaux en ont presque un côté fébrile, excité, surjoué même si j'ose dire. Et du coup, c'est sur les morceaux où il se calme un peu qu'on s'y retrouve.

Techniquement, la voix est là et surtout le pianiste, toujours aussi virtuose, y a pas à dire. Un album sympathique et festif, c'est du bon, mais sans surprise ou prise de risques, Elton John nous fait du Elton John, à 68 balais il tient encore la route et c'est déjà bien.

J'ai finalement pu l'écouter hier. C'est clairement une tentative de retour aux sources, sans ballade guimauve, sans effets spéciaux (échos...). Cela tranche avec ses productions de ses 20 dernières années (même si j'ai très peu écouté ses derniers disques). Donc une bonne surprise, un demi-miracle on va dire. Sauf que, effectivement il manque quelque chose : l'inspiration avec un grand I. C'est globalement sympa, il n'y a pas de mauvais titre, mais ça n'est pas très original. Par exemple, il y a deux morceaux sur l'album qui recyclent la ligne de basse de can't find my way home, morceau de Steve Winwood datant de 1969.


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