AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Mar 4 Sep - 21:09


Nous nous intéresserons ici aux différents instruments de musique au fil des siècles, des plus classiques aux moins connus et à travers les civilisations.
De la lyre antique au piano et du saxophone à la guitare en passant par l'armonica, la contrebasse ou encore les percussions, à cordes, à vent ou autres, il ne vous reste plus qu'à choisir...


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Lun 3 Nov - 23:06, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: LE BOUDOIR DE LA MUSICIENNE   Mer 5 Sep - 19:30

LA LYRE


La lyre est l'un des instruments de musique les plus populaires de l'Antiquité, surtout chez les grecs, qui représentaient volontiers certaines de leurs divinités avec cet instrument.
La lyre est un instrument à cordes pincées dont les cordes sont parallèles à la table d'harmonie et dont la caisse de résonance ne se prolonge pas par un manche. Une structure similaire à celle de la harpe accueille la fixation des cordes. Il s'agit en général d'un instrument de taille modeste, ce qui le rend facile à transporter. Par contre, le nombre assez limité de cordes, de 5 à 8, réduisait l'étendue des sons pouvant être émis. Du coup, la lyre était plus destinée à accompagner un chant ou d'autres instruments. Selon la mythologie grecque, le jeune dieu Hermès créa la lyre à partir d'une carapace de tortue qu'il perça pour y fixer des roseaux d'où partaient sept cordes en boyaux de brebis, l'ensemble était recouvert d'une peau de bœuf.
Les premières lyres utilisaient des matériaux de base, trés simples : la caisse de résonnance était une carapace de tortue le plus souvent, les bras de l'instrument étaient des cornes de chèvre et pour les cordes, on utilisait des boyaux ou tendons de mouton. Dans les modèles plus évolués, des "chevilles" en os, ivoire ou métal, fixées en haut de l'instrument,permettaient, en les tournant, de régler la tension des cordes et donc le son qu'on pouvait en tirer. La lyre était tenue ou calée entre le bras et la main gauche, les cordes étant pincées avec les doigts de la main droite. Dans le jeu à deux mains, l’exécutant se partageait les cordes : les graves avec la main gauche, les aigüs avec la main droite. Le musicien ou la musicienne pouvait être assis(e), debout ou en marche. Lorsqu'on joue assis, on pose l'instrument sur ses genoux et on bat la mesure avec le pied. Lorsqu'on joue debout, on appuie l'instrument sur sa poitrine. Assez légère, pratique et peu encombrante, assez simple, la lyre fût longtemps un instrument des plus populaires.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
VIC

avatar

Masculin Messages : 3047
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Mer 5 Sep - 21:00

LA FLUTE DOUBLE



La flûte double fait partie des flûtes dites "multiples" et possède deux tuyeaux.
Le plus souvent, l'une des deux flûtes sert de bourdon, c'est-à-dire qu'elle tient une même note pendant plusieurs mesures.
Il arrive aussi que les flûtes soient jouées avec une main sur chaque instrument, permettant de jouer un accompagnement à la mélodie, ou une mélodie à deux voix.


L'aulos (en grec ancien αὐλός, aulós) est un ancien instrument de musique à vent utilisé notamment en Grèce antique.
Le musicien est appelé un aulète. Le terme aulos est traditionnellement traduit par « flûte (double) », mais il est plus proche du hautbois.

Selon la légende, l'aulos est inventé par Athéna pour imiter le thrène funéraire de Méduse ; la déesse le jette ensuite au loin, s’étant aperçue que souffler dans l'instrument déforme ses traits. L’aulos est récupéré par le satyre Marsyas qui l’utilise dans son concours contre Apollon, qui joue de la lyre :


Il est composé d’un double tuyau percé de trois ou six trous et doté d'une anche double. Il est fabriqué en roseaux, en bois ou même en ivoire.
Il s’oppose au flageolet des bergers, la syrinx, qui ne possède pas d’anche ; on le qualifie donc parfois de flûte noble. Sa sonorité est aigrelette.

Pour des raisons techniques, certainement pour maintenir l'instrument, ou permettre de soulager la musculation du visage et garder les lèvres fortement pincées, des joueurs d'aulos sont représentés avec une bande autour du visage :



Avec le Nouvel Empire Egyptien, les femmes, le plus souvent, accompagnent le chant de leurs instruments : une grande harpe, deux luth (ou un luth et une lyre) et une double flûte constituaient l'orchestre type de l'époque :

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oorgan

avatar

Masculin Vierge Messages : 117
Date d'inscription : 21/04/2012
Age : 20

MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Sam 8 Sep - 22:58

L'Orgue

Inventé en -256 par Ctésibios, l'orgue - d'organa, la machine - utilise au départ uniquement des tuyaux d'aulos. De l'eau sous pression intervient dans son fonctionnement, ce qui lui vaut le nom d'hydraule. Il est doté d'un court clavier - 8 notes -, qui ne permet que de jouer des modes - éolien, dorien, etc. (Ces modes - gammes - sont les mêmes utilisées dans les chants grégoriens, en jazz, en rock...) Une notation musicale déjà existe, qu'on ne sait plus guère lire de nos jours. (Assez toutefois pour déterminer qu'il devait exister un contrepoint à la quarte ou la quinte, plus intervalles "virils" que les tierces ou les sixtes.)


Rapidement, la taille de l'orgue grandit, l'instrument étant augmenté de plusieurs jeux (un jeu est un type de tuyau d'orgue, comme le bourdon, la flûte, la montre, la trompette) et son clavier s'étend vers le grave comme vers l'aigu.

Coupe d'un tuyau de flûte :



L'air entre par le pied du tuyau et émet un petit sifflement passant dans la fente en pointe.

Rome se taille un empire, et l'on retrouve quelques années plus tard l'orgue dans les arènes romaines, accompagnant les jeux et le martyr des chrétiens (Le martyr de St-Blandine au son de l'orgue vaudra d'ailleurs à Lyon l'interdiction d'avoir des orgues jusqu'au XIXème siècle.)

Les siècles passent ensuite ; le christianisme s'impose comme religion principale. Et les Pères de l'Eglise justement considèrent que l'orgue est un instrument païen, plutôt digne d'accompagner les fêtes populaires que le culte. (A l'époque, il existait un orgue portatif : huit touches, un soufflet sur le côté et de petits tuyaux.)


Sainte-Cécile, patronne des organistes (et des musiciens), jouant de l'orgue portatif.

L'orgue voit le bourdon s'ajouter à ses tuyaux ; il s'agit de ce cas-ci, de tuyaux de flûtes bouchés, ce qui produit un son plus doux, et surtout deux fois plus grave. (La vibration qui parcourt la partie supérieure du tuyau se "cogne" en effet contre ce qui bouche, et est renvoyée ; elle devient donc deux fois plus longues.) Les bourdons étant à l'origine des notes qui sonnaient tout le temps - comme sur l'aulos présenté par Vic, ou une cornemuse -, l'organiste devait appuyer sur un bouton - ou tirer une corde - pour l'actionner. Ce n'était pas un système pratique, aussi le bouton fut-il placé bien aux pieds de l'organiste. Et quand l'on découvrit les dièses et les bémols, l'on fabrique un bouton pour chaque tonalité - un prototype de pédalier, donc.
C'est également à cette époque que l'on découvre que diviser la taille d'un tuyau par deux fait monter le son d'un octave, tandis que la multiplier par deux fait descendre le son d'un octave. Appliquant ce système, on arrive rapidement au plein-jeu, l'ensemble des tuyaux alors utilisés (sauf les anches) :



Le plein intervient sur la fin, vers 3.40. Avant, on entend des anches, puis un fond d'orgue.
L'on commence aussi à combiner le Grand-Orgue (posé sur la tribune, comme maintenant) avec le Positif (posé en bas de l'église), d'abord en hissant ce dernier sur la tribune, puis en l'intégrant dans le grand-orgue (avec un second clavier, donc... )

Vers le milieu du moyen-âge, on perd soudain l'art de la fabrication du clavier, ce qui conduit à créer des "tirettes" : on tire une longue barre vers soit, ce qui produit une note ; selon qu'on l'a tirée à demi ou pleinement, on n'obtient pas la même sonorité. (Plein-jeu ou fond d'orgue.) Ce type de système, évidemment, ne permet pas un jeu rapide ; aussi l'accompagnement est-il très simple. Certains instruments atteignent une grande taille, tel celui de l'abbaye de Westminster, où deux organistes devaient officier. Et "avoir un coeur unanime", pour citer un écrit de l'époque.

Au haut moyen-âge, cependant, le principe du clavier est redécouvert ; les touches d'abord sont larges - on joue des poings, comme sur un carillon -, puis s'étrécissent et permettent de jouer à nouveau du doigt :


La Renaissance découvre moult nouveaux jeux - piccolo, cromorne, double, montre, etc - ; l'instrument connaît un certain essor, qui atteint son apogée à la période baroque, avec J.S. Bach, mais aussi l'école française d'orgue. Des écoles commencent en effet d'apparaître ; je vais surtout parler de l'école française et de l'école - que je connais beaucoup mieux que les autres, italienne, espagnole ou anglaise.

Bref, en Allemagne, on a des gens aussi excellents que Buxtehude, Muffat ou Bach. Quelques extraits cools :







L'école allemande se distingue pour un usage exclusif de plein-jeu ou de jeux "clairs", qui permettent d'entendre toutes les voix instrumentales - ils utilisaient beaucoup de contrepoint, c'est à dire qui emmêlaient les voix.
A l'inverse, l'école française - représentée par Clérembault, Dandrieu ou encore Couperin - utilise beaucoup de jeux d'anches (trompettes, cromornes, etc) ou des cornets - des jeux nettement très brillants. Voici une suite de Pierre Dumage, excellente de tous les points de vue :



Dans l'ordre, on a
- Plein-Jeu (qui ouvre toujours une suite française.)
- Fugue
-Trio
-Tierce en taille
- Basse de trompette
- Récit
- Duo
- Grand jeux. (Qui conclut toujours une suite française.)

Ensuite, les orgues s'élargissent encore ; en France, on arrive à ça :



Laughing

En Allemagne, c'est plutôt ça :



Ca reste pas mauvais, mais...

Après, c'est la période romantique. La grande originalité, c'est la découverte de la boîte à expression, qui permet de faire des nuances sur le clavier de Récit (et éventuellement de positif.) Les orgues prennent des proportions démoniaques, et les pièces aussi...



(Je l'ai vue jouer - je tournais les pages - et c'est plutôt impressionnant !)

Néanmoins, il en existe d'un genre plus doux...



Ca, c'est pour l'école française. En Allemagne, on a ça :



Vous voyez ? Toujours plus contrapuntique qu'en France.

Mais l'on s'achemine vers le vingtième siècle. La découverte de cette époque, c'est l'électricité, qui permet de changer très rapidement de jeu ou de combinaison de jeux. On y trouve des résurgences romantiques, comme les oeuvres de Louis Vierne :

Carillon de Westminster :


Mais aussi des pièces d'aspect résolument moderne. Par exemple, André Fleury (qui, soit disant passant, fut le prof de mon prof Razz ), tout à fait charmant :

24 pièce pour orgue, pièce I :


Ou encore, dans un genre plus sombre, Maurice Duruflé :

Prélude et Fugue sur le nom de Jehan Alain, mort pour la France :


Et après... On arrive à moi lol!

Bon, je vous ai parlé d'à peu près tout, je pense. Si y a des trucs pas clairs, dites-le moi ! J'espère que cela vous a intéressé.

Allez, pour finir, quelques photos :

Un orgue baroque allemand :


Un orgue baroque français, celui de Semur en Auxois :

(Excellent instrument, par ailleurs. J'ai fait un concert dessus, une fois)

Un orgue romantique français, celui de la collégiale de Clamecy :

(Excellent aussi ; je l'ai inauguré, avec d'autres amis... )

Et, ce que seuls les initiés peuvent voir, la console de l'orgue (les claviers, quoi) :

(C'est à la Trinité de Paris, et c'est feu Messiaen qui joue... Orgue moderne, donc.)

Et puis une petite vidéo qui met en forme :

Litanies de Jehan Alain


(Notez que certains des thèmes de cette pièce sont repris dans le Prélude et Fugue sur le nom de Jehan Alain de Maurice Duruflé.)

Pfiouuuu... Quel post !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: LE BOUDOIR DE LA MUSICIENNE   Dim 9 Sep - 8:07

PA-SSIO-NNANT ! Shocked Moi qui croyait que l'instrument le plus sophistiqué restait le piano... Incroyable comme cet instrument, l'orgue, peut être incroyablement technique en fait. Ce n'est plus de la musique, c'est vraiment de la technique au fil des siècles et des découvertes. Et je suppose qu'il devait y avoir toute une cohorte d'artisans spécialisés pour réaliser ces instruments et les diverses pièces le composant ?
Je connaissais la version antique, avec ce système d'eau envoyée dans les tuyaux avec des pressions différentes. Par contre, j'ignorais le modèle "portatif". Ce qui est étonnant, c'est l'évolution (en taille) de cet instrument au fil du temps, pour arriver à un mastodonte imposant...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: LE BOUDOIR DE LA MUSICIENNE   Sam 13 Oct - 8:12

La mandoline


Sorte de guitare ancienne, la mandoline est un instrument de musique à cordes pincées originaire d'Italie. C'est en fait un petit luth à manche court, utilisé tout autant dans la musique classique que populaire ou traditionnelle.
Longue en général de 70 à 75 cm, la mandoline comporte une caisse de résonnance bombée, une table d'harmonie avec une grande ouïe (un orifice) centrale ovale, un manche court, étroit et muni de frettes, se terminant par un "chevillier" qui sert à accrocher les cordes.
Contrairement à l'idée et l'image répandues, la mandoline ne se joue pas toujours avec les doigts, mais également avec un plectre, un petit morceau d'os, d'écaille ou d'ivoire avec lequel on pince les cordes. Ces dernières sont à l'origine en boyau, puis metalliques et leur nombre varie suivant les modèles (de quatre cordes à six cordes doubles).
Issue du luth, la mandoline lui est rapidement préférée, permettant une gamme de sons plus étendus et coûtant moins cher. Elle s'est également rapidement répandue à travers le monde, sous diverses variantes, chaque peuple l'adaptant à sa sensibilité et ses besoins.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: LE BOUDOIR DE LA MUSICIENNE   Mer 20 Fév - 17:51

Le yang ch'in


Nous partons pour l'Extrême Orient avec cet instrument. Le yang ch'in est un instrument de musique chinois à cordes frappées, faisant partie de la grande famille des cithares. L'instrument est connu sous d'autres noms : yochin (Mongolie), rgyud-mang (tibet), yanggum (Corée), khim (Thaïlande et Laos), khom (Cambodge), đàn tam thập lục (Viêt Nam) et tchang (Ouzbékistan). Il ressemble au tympanon médiéval français.

Ses origines restent floues, il a peut-être été transmis par l'intermédiaire de la Route de la Soie (formidable vecteur d'échanges) ou par des missionnaires jésuites beaucoup plus tard. Il s'agit donc d'une cithare à caisse de résonance trapézoïdale avec des "chevilles" sur le dessus et dont les centaines de cordes (jusqu'à 242) sont frappées manuellement au moyen de "marteaux". La caisse est bombée, souvent stylisée, laquée, les baguettes sont généralement en bambou.

L'instrument est toutefois très différent des autres cithares orientales qui ont toutes des chevalets amovibles très hauts placés et des cordes simples, en soie, peu tendues afin de pouvoir exercer une pression sur elles. Celles du yang ch'in sont au contraires fortement tendues. On peut en jouer assis ou debout, l'instrument posé sur une table. Pour rejoindre notre discussion sur Dead Can Dance, la chanteuse Lisa Gerrard en a fait son instrument fétiche.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
VIC

avatar

Masculin Messages : 3047
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Sam 29 Juil - 21:57

Le Hang drum, un instrument de musique moderne et un mythe



Citation :
Rarement la création d’un instrument de musique n’aura suscité autant d’engouement. Quand Sabina Schärer et Felix Rohner, un couple suisse, ont inventé le hang, ils ne s’attendaient absolument pas à un tel déferlement de commandes. Au point qu’aujourd’hui, ils semblent presque regretter leur succès. Mais quelle idée aussi d’inventer un instrument si extraordinaire ?!

L’histoire du hang commence en 1976. Cette année-là, Felix Rohner découvre le steeldrum, cet instrument caribéen tellement envoûtant. Tombé sous le charme, il décide de s’en fabriquer un lui-même en assemblant deux hémisphères en acier.

A partir de là, avec sa compagne Sabina Schärer, l’homme n’a pas arrêté ses recherches. Pendant plus de quinze ans, il a tenté toutes les formules, tous les matériaux et toutes les évolutions. Il a même fait appel à des physiciens ! Mais en 2001, il arrive enfin à ses fins : le hang est né.
...
Contrairement à son ancêtre, le hang se joue sans baguette (hang veut dire main en dialecte bernois) et le son est beaucoup plus intense.

Au final, cet instrument de percussion permet aussi de jouer des notes, donc des mélodies, comme le steel drums, mais il transcende ce dernier.

Devant le succès inattendu de cet instrument, que les créateurs n'avaient pas réellement souhaité, ces derniers ont tenté de décourager les acheteurs, trop nombreux à leur goût, en conditionnant l'achat d'un instrument à l'envoi d'une lettre de motivation ainsi qu'au déplacement dans l'atelier en Suisse. Cela n'a pas découragé les acheteurs, qui étaient plus de 20 000 à en envoyer.

Citation :
Très vite, et malgré son prix élevé (plus de 2 000 euros) l’instrument va conquérir le cœur des passionnés, toujours plus nombreux

Finalement, PANArt a décidé de cesser sa fabrication et sa vente en septembre 2015. Il n'est dès lors plus disponible qu'en occasion (bien qu'il soit difficilement trouvable, les acheteurs s'engageant généralement à ne jamais le revendre).

Pour ceux qui veulent plus de détails :

Le hang est un volume lenticulaire creux composé de deux coupelles métalliques embouties. La partie haute de l'instrument s'appelle le « ding », elle est constituée d'une note fondamentale et de sept ou huit notes l'entourant. La partie basse, « gu » est une surface lisse dotée d'un trou en son centre.

Le hang est un instrument moderne issu d'un long travail d'étude de la société PANArt Hangbau AG basée en Suisse ainsi que d'une grande expérience dans la construction de « steel pans ». Le nom « hang » signifie main en dialecte bernois. Cette création est inspirée de nombreux instruments de percussion venant des différents pays et cultures musicales comme le gong, le gamelan, le ghatam, le tambour, la cloche ou la scie musicale.

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6288
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Dim 30 Juil - 8:23

Intéressant, merci pour cette découverte.
Découverte qui m'amène une réflexion quand-même : on a beau être en 2017, on en reste à la base, à savoir un type qui frappe sur un morceau de bois ou de métal. Polnareff n'avait pas tort finalement quand il chantait :" J'veux redevenir un homme préhisto... Avec rien sur sa peau... Qui jouait du Tam Tam Taaaaam..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Albatur

avatar

Masculin Poissons Messages : 2099
Date d'inscription : 12/01/2012
Age : 43
Localisation : Ivalice
Emploi/loisirs : Aucun. Travailler ça fatigue
Humeur : Ours mal léché

MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   Dim 30 Juil - 17:21

Le shamisen



C'est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise mais qui proviendrait a l'origine de Chine. C'est un luth à long manche à la touche lisse. Visuellement ca ressemble un peu a une mandoline.

Voilà un exemple de ce qu'on peut faire quand on maitrise l’objet :


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://frederic.cuvilly.perso.neuf.fr/main.php?page=Blank
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE   

Revenir en haut Aller en bas
 
LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'histoire des instruments de musique
» Des instruments de musique
» Des instruments de musique
» LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE
» Animations à la Bibliothèque Frédéric Le Guyader de Brasparts - Portes Ouvertes de l'école de musique (du 22 au 26 avril 2013)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Terres d'évasion... :: LA SALLE DE MUSIQUE :: Voyage en musique-
Sauter vers: