AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 ROBERT ERVIN HOWARD

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: ROBERT ERVIN HOWARD   Sam 7 Jan - 23:28

ROBERT ERVIN HOWARD


Robert E. Howard est un écrivain américain né le 22 janvier 1906 à Peaster (Texas) et mort le 11 juin 1936 à Cross Plains (Texas). Il est sans conteste un des maîtres de l'Heroic Fantasy, même s'il a écrit dans bien d'autres genres.
Robert Ervin Howard est donc né à Peaster, au Texas, le 22 janvier 1906 de l'union d'Isaac Mordecai Howard et de Hester Jane Ervin Howard. Son père, médecin de son état, fait déménager sa famille à de multiples reprises. Ce n'est qu'en janvier 1915 que la famille Howard s'installe définitivement entre Brownwood et Abilène, habitant successivement dans les bourgades de Cross Cut, Burkett puis enfin, à partir de 1919, à Cross Plains, que la famille ne quittera plus désormais. Le couple Howard ne s'entend plus guère dès les jeunes années du futur auteur et Howard développe très tôt un lien très fort avec sa mère.
Ayant décidé dès l'âge de neuf ans de devenir écrivain, il fait ses études à Cross Plains, puis à Brownwood, pour l'équivalent de sa terminale et d'une première année d'université (avortée).
Très tôt, il se passionne pour la lecture, fortement encouragé par sa mère qui lui fait découvrir la littérature et la poésie, il découvre les « pulps » en 1921 et se met dès lors à l'écriture.
À 19 ans à peine, il publie sa première histoire professionnelle, « Spear and Fang » (« Lance et Croc »), dans la revue Weird Tales, qui publia également H. P. Lovecraft, Clark Ashton Smith et tant d'autres. Weird Tales était une revue spécialisée dans les récits d'aventure, d'épouvante et fût surnommée "The unique magazine".
Après quelques années difficiles, sa carrière explose enfin en 1928, avec la parution des récits de Solomon Kane, et surtout les premières ventes auprès d'autres types de pulps, notamment des récits de boxe (sport qu'Howard affectionnait). Son talent apparaît véritablement en 1930 dans des nouvelles telles que « Les Rois de la Nuit », « L'Homme Noir », « Les Dieux de Bal-Sagoth » et par la suite dans une série de récits sur les croisades particulièrement sombres. A cette époque, il s'achète une voiture et il est très fier de gagner plus d'argent avec ses écrits que le banquier de Cross Plains. Il entame une correspondance soutenue avec H. P. Lovecraft à laquelle seule sa mort mettra un terme. La création du personnage de Conan, en 1932, lui assure sa postérité littéraire. Contrairement à une légende tenace, Howard n'écrivit pas les récits de Conan dans un état second, mais au contraire travailla énormément ses textes : plusieurs milliers de pages de brouillons de Conan existent encore de nos jours.
La santé de sa mère commence à se dégrader progressivement à partir des années 1930. Elle a contracté la tuberculose en soignant des malades. Isaac Mordecai Howard ne s'entendant visiblement plus avec sa femme, c'est son fils qui doit prendre en charge nombre des soins que nécessitait l'état de santé de sa mère. En 1934, Howard noue une idylle avec la séduisante Novalyn Price, qui vient d'être nommée enseignante à Cross Plains. Après des hauts et des bas, leur relation plutôt tumultueuse prend fin définitivement au printemps 1936. La santé de la mère de Howard est alors au plus bas, et il devient évident que celle-ci est sur le point de mourir.
Le 11 juin 1936, lorsque l'infirmière qui veille sa mère confirme à Howard qu'elle ne sortira plus de son coma, il se suicide d'une balle dans la tempe, agonisant huit heures avant de mourir, à 04 heures de l'après-midi. Sa mère mourut le lendemain. Howard songeait au suicide depuis bien des années, au moins depuis 1923, bien avant que la santé de sa mère ne se dégrade. Il est donc très réducteur de vouloir « expliquer » son suicide par la seule raison de la mort de sa mère. La semaine précédant son suicide, il avait rédigé son testament et acheté une concession pour lui et sa famille.

"Two gun Bob" comme le surnommait affectueusement Lovecraft laisse derrière lui une oeuvre immense, dont Conan (bien loin de la caricature qu'en ont fait le cinéma et la BD), mais aussi Solomon Kane, Kull l'atlante, Bran Mack Morn, El Borak, Agnès la rouge et tant d'autres... Des récits pleins de bruit et de fureur, dans des mondes flamboyants et riches de rêves.
Son génie ne doit pas occulter une personnalité difficile : Howard était un géant tourmenté, profondément solitaire, renfermé sur lui-même, taciturne et mélancolique. Fragile étant enfant, il avait subi les moqueries de ses camarades. Par réaction, il se mît au sport et à la boxe pour devenir un géant solidement musclé. Mais il était clairement un solitaire ombrageux et maussade. Il souffrait d'un mal-être évident qu'il exorcisait d'une certaine manière par l'écriture.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Ven 24 Oct - 20:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 1 Fév - 19:08

Très bon portrait, complet, synthétique et clair qui remet nombre d'idées à leur place, sans tomber dans l'admiration béate. Je ne l'avais pas encore lu : erreur réparée.
Alors que j'en ai lu un paquet sur les "bio." et "pseudo bio." d'Howard, la tienne, fraîche, a réussi à me ré-intéresser à son histoire personnelle. Je dis bravo!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 1 Fév - 19:27

Merci !
Howard était clairement un "tourmenté", un homme asocial, qui ne se sentait pas à sa place dans son époque et son monde. Il se sentait différent, terriblement éloigné de ses contemporains. Sa croyance en la réincarnation ne faisait qu'accentuer ce phénomène. Il a tenté d'exprimer, d'exorciser peut-être, cette déchirure par l'écriture. Il faut lire et relire ses poèmes (voir le sujet concerné) pour comprendre qui était vraiment Howard : un géant tourmenté, un funambule sur une corde raide, prêt à basculer dans la folie... Un homme empli de visions fantastiques et sauvages, de rêves et de mondes fabuleux, qui rêvait d'un autre monde, d'une autre vie... Quelque chose bouillonnait en lui, il avait une blessure, une déchirure impossible à combler. Je n'arrive pas à imaginer Howard vieillissant, je pense que le suicide était vraiment la seule issue pour lui. De toutes façons, pour lui, la mort n'était pas une fin, il suffit de relire le superbe poème "Le tentateur" que j'ai posté pour s'en rendre compte.
Il était trop grand, trop fort, trop fou. Il a brûlé sa vie au feu de ses rêves, de ses passions. Il est son propre héros finalement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 1 Fév - 19:46

Voyageur Solitaire a écrit:
Il est son propre héros finalement.

J'approuve totalement.

L'histoire qui à ce sujet m'a le plus marqué, qui a ma préférence, c'est Almuric. Esau Cairn est Howard. On sent dès le début de l'histoire qu'il y a là comme un fantasme, un rêve éveillé que REH voudrait voir se réaliser - tout en sachant que la Vraie réalité le rend impossible. Alors il l'écrit. Il part enfin, sans regret dans un monde où seule la barbarie naturelle à droit de cité. Pas la sauvagerie, pas l'inhumanité ou la bestialité, la barbarie, c'est-à-dire l'homme débarrassé de la civilisation qui l'empêche d'être, d'exister, qui l'étouffe, qui l'écrase.

Un droit à être libre - naturellement sans contrainte sociale - je crois que c'était l'une de ses aspirations et que partir sur Almuric, le seul moyen de l'assouvir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 1 Fév - 19:51

Oui, c'est évident, Esau Cairn est Howard. Pourtant, je n'aime pas du tout "Almuric"...
Les personnages comme Howard m'ont toujours marqué. Comme disent les américains, ces gens "bigger than life"... Oui, on a l'impression que même la vie n'était pas assez grande pour lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Mar 7 Jan - 20:55

Robert E. Howard, c'est aussi... un film.
Un film "confidentiel" certes, mais remarqué au festival du film indépendant de Sundance (festival auquel je consacrerai un sujet dans la rubrique Fêtes et festivals).

Un film titré The whole wide world, sorti en 1996 et qui se focalise sur une période précise de la vie d'Howard, sa relation avec l'institutrice Novalyn Price, peu de temps avant le suicide de l'écrivain. Le film est en fait une adaptation de One who walked alone, roman biographique sur Howard écrit par Novalyn Price elle-même.
Renée Zellweger y incarne Novalyn et Vincent D'Onofrio Howard. L'acteur a d'ailleurs reçu un prix spécial pour cette interprétation, donnant, selon les critiques, une singulière présence à "Two gun Bob".

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Mer 8 Jan - 18:22

Deux photos, parmi les plus connues, de "Two gun Bob" comme le surnommait affectueusement Lovecraft :


Le garçon chétif qui avait subi les moqueries et brimades de ses camarades dans son enfance s'était transformé en un colosse imposant...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 26 Sep - 11:22

Justin Geoffrey

Justin Geoffrey est un personnage récurrent d'Howard, qui apparaît dans beaucoup de ses récits d'inspiration Lovecraftienne, tout comme Von Junzt, l'auteur des Unaussprechlichen Kulten, terrible ouvrage qui n'a rien à envier au mythique Nécronomicon.
Mais il ne s'agit pas d'un héros (C'est pourquoi j'en parle ici), ce personnage n'apparaît qu'en filigrane dans plusieurs récits, comme Von Junzt (Sur lequel je reviendrai) mais avec une telle force, une telle présence, que beaucoup de lecteurs et de fans ont cru qu'il existait vraiment.

Dans beaucoup des histoires lovecraftiennes d'Howard, on trouve à un moment ou un autre une référence à Justin Geoffrey, le poète maudit, mort dans un asile d'aliénés après avoir été habité de visions fantastiques qu'il aurait couché sur le papier avant de mourir. Dans ces histoires, on a toujours un des héros qui y fait référence ou qui, dans le calme feutré de sa bibliothèque, est en train de relire un des ouvrages du poète. Un des personnages rend visite à un ami érudit, parcourt des yeux sa bibliothèque et y trouve les oeuvres de Geoffrey... Dans une autre histoire, le héros, amateur de livres rares et anciens recherche un exemplaire original de ces oeuvres... Howard cite même des passages ou des bribes de poèmes supposés être de Geoffrey. En procédant ainsi, par petites touches ici et là, comme des piqures de rappel, Howard parvient à accréditer l'existence réelle de son fameux poète.
Notre texan va même plus loin : il donne une vie, une biographie fournie à Justin Geoffrey dans l'histoire La maison parmi les chênes, qui explique la raison de la folie du poète et de ses délires.

Tout ceci n'est pourtant que fiction. Howard ne fût pas le seul à créer un personnage imaginaire pour servir de "fond" à ses histoires d'horreur : Lovecraft a fait de même avec son personnage de Abdul Alhazred et Clark Ashton Smith a donné naissance à Eibon. La grande force de nos trois complices, c'est d'avoir donné une présence saisissante, une véritable vie à ces personnages qui, pourtant, n'apparaîssent qu'en toile de fond de leurs récits. A tel point que beaucoup ont fermement cru à des personnages authentiques.

Nous verrons plus loin un autre personnage du même genre que Justin Geoffrey, inventé par Howard : Von Junzt, l'auteur du fameux Livre Noir et qui apparaît lui aussi dans nombre de récits, surtout dans Le monolithe noir qui lui est consacré et dans La chose ailée sur le toit, consacré à son mystérieux et terrible ouvrage. Pourtant aussi fictif que le reste...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 26 Sep - 20:35

Une approche des écrits de REH très intéressante.
Autant Von Junzt m'est bien connu, autant Justin Geoffrey ne m'évoque rien. Aurais-tu sous le coude une petite liste des nouvelles où il apparait, j'avoue que ton texte m'a donné envie de trouver et de lire les passages où il figure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 26 Sep - 20:41

Justin Geoffrey n'apparait que par petites touches ici et là, sauf dans La maison parmi les chênes qui lui est entièrement consacrée (dans le recueil Les habitants des tombes chez Fleuve Noir).
C'est là qu'Howard en parle vraiment à travers l'histoire de trois amis qui vont se rendre là où le poète a vécu autrefois, une étrange et très ancienne maison perdue parmi les chênes dans une localité éloignée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 26 Sep - 20:51

Je vais aller de ce pas y jeter un coup d'œil - mais je dois reconnaître que je n'ai lu les fleuve noir qu'une seule fois, sauf mon préféré, El Borak (à lire sur la musique de l'échelle de Jacob^^). Donc forcément, c'est un peu loin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 28 Sep - 10:36

Von Junzt

Autre personnage central, mais toujours en filigrane, des aventures lovecraftiennes d'Howard, Von Junzt, auteur des Unaussprechlichen Kulten, plus connu sous le nom de Livre Noir.

Le procédé est le même : dans ce type d'histoires, il y a toujours une référence à ce personnage, au Club des Explorateurs ou dans la bibliothèque d'un des héros, dans une discussion ici et là entre aventuriers. Enfin, deux histoires lui sont consacrées, Le monolithe noir, assez terrifiante et barbare ( plus tournée vers Von Junzt lui-même) et La chose ailée sur le toit (plus tournée vers son ouvrage).
Si Geoffrey était poète, Junzt était voyageur, féru d'occultisme et de mystère. Il passa sa vie (1795-1840) à parcourir les endroits les plus reculés du monde, à se faire admettre dans quantités de sectes et sociétés secrètes, à lire d'innombrables ouvrages ésotériques. Il écrivît donc ce fameux Livre Noir dont j'ai parlé dans le sujet Grimoires de la section sur l'étrange. Sa mort fût des plus mystérieuses : on le retrouva gisant sur le sol de sa chambre, fermée à clef et verrouillée, au milieu des pages éparpillées de ses derniers écrits au retour d'un séjour de six mois en Mongolie. Son ami intime, le français Alexis Landeau, passa une nuit entière à rassembler ses documents, puis après les avoir lus, les brûla et s'ouvrît la gorge avec son rasoir...

Tel est donc ce mystérieux personnage créé de toutes pièces, mais qui comme Justin Geoffrey, possède une formidable présence dans toutes les histoires lovecraftiennes d'Howard où il apparaît...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 28 Sep - 19:47

Je viens de relire La maison parmi les chênes. Et c'est un étonnant mélange. Le début, bien que calme et feutré, nous conduit au cœur de l'action. Nous sommes avec les personnages, dans l'intrigue qui mènent au drame. C'est-à-dire que l'histoire est au présent. Et puis vers le milieu de l'intrigue, Howard rencontre Lovecraft et son style, et l'histoire se fait au passé, une lettre nous racontant les événements. Ce mélange des styles - de mon point de vue parfaitement assumé - crée la dynamique de l'intrigue : nous étions avec les personnages et maintenant, nous voulons savoir ce qui s'est passé. Si Lovecraft possède une qualité littéraire supérieure dont la technique lui permet d'instiller l'effroi de manière plus efficace, Howard avec brio nous lie aux personnages, nous les rend attachant et ce qui leur arrive nous touche alors davantage.
Mais ceci étant dit, les poncifs du genre sont rarement évités. L'asile de fou, la catégorie sociale du bon bourgeois, gros et sans imagination, le soucis d'expliquer la bizarrerie qui confine à l'absurde (il est fou - mais de sa vie, il n'a jamais été malade - pas même un rhume), la conception de l'art poétique que je ne peux m'empêcher de citer : « Les poètes sentent les choses... Ils écrivent d'une manière intuitive et ne font guère appel à leur connaissance » - ce qui est bien sûr, une ânerie -, le village perdu et isolé, etc... Cela alourdie l'ensemble, mais correspond assez bien à la manière dont les récits étaient écrits à l'époque.
Un ensemble en demi-teinte, donc. Par contre, l'histoire de Justin Geoffrey est suffisamment intéressante pour nous laisser sur notre faim : quel est ce chasseur redoutable, comment une proie qui devient consciente d'être une proie devient une proie, ce monde à peine entrevue, quid du portail à la fin de la nouvelle, etc... Autant d'interrogations qui nous font continuer l'histoire dans notre tête et nous permette de saisir, même sur une simple nouvelle, la force d'évocation dont était capable REH.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 28 Sep - 20:02

J'ai beau adorer Howard, je suis bien d'accord : il a usé et abusé (mais avec talent) des clichés les plus éculés.
Les femmes rencontrées par ses héros sont toutes des bombasses ou quand ils ne peuvent se les taper, ce sont des femmes parfaites de dignité et de classe, ce qui annule toute idée ou pensée crapuleuse. Ses salauds sont totalement salauds, les héros sont forts et héroiques, les civilisés sont forcément amollis et décadents...
Au-delà du rêve et de l'évasion qu'Howard m'a toujours apporté, au-delà d'un talent indéniable, il faut reconnaître en toute objectivité que ses histoires pour la plupart sont quand-même simplistes et qu'il ne fait guère dans la nuance.

Mais d'une certaine manière, il est en accord avec l'Heroic Fantasy dans ce qu'elle a de basique, dans ce qu'elle offre de plus classique. C'est bien connu, dans les mondes de l'Heroic Fantasy, toutes les femmes sont belles, les héros sont forts, courageux et gagnent toujours à la fin et les méchants sont vraiment méchants. C'est l'époque qui voulait ça aussi. Les lecteurs des Pulps ou de Weird Tales demandaient de l'évasion et du rêve immédiat, pas des considérations métaphysiques ou des héros en plein questionnement existentiel. Ce n'est que bien plus tard, avec une autre génération d'auteurs, que viendra le souci d'une plus grande variété, de plus de nuances dans les personnages, les comportements. Et l'on verra apparaître des personnages plus fragiles, plus tourmentés comme Elric de Ménilboné ou le Kane de Karl Wagner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Lun 29 Sep - 9:18

Alors suite à un message d'Astre*Solitaire, vigilant gardien de la véracité de mes dires, je dois présenter ici un mea culpa : effectivement, Justin Geoffrey n'apparaît pas de manière récurrente dans les histoires lovecraftiennes d'Howard. Il semble bien que je l'ai confondu avec Von Junzt à un moment...
Faute... Honte... Stupeur et tremblements... J'ai couvert ma tête de cendres et de poussière... J'ai fait confiance à des souvenirs que j'aurais dû rafraîchir...
Vais-je devoir payer le prix d'une telle faute, d'une telle insolence ?
J'ai peur...

A la flamme sacrée d'une chandelle un soir,
J'ouvris le Livre Noir du mystérieux savoir.
Quand l'escalier grinça sous des pas étouffés
Le livre et la bougie roulèrent à mes pieds.


(Clair de lune sur un crâne, Robert E. Howard)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 5 Oct - 14:38

François TRUCHAUD

Il n'est pas possible de parler d'Howard sans saluer le travail magistral de François Truchaud, traducteur du texan en français et bien plus que cela... Par ses traductions impeccables, son style, il a réussi à rendre la fougue, l'énergie et la vivacité de l'oeuvre Howardienne.

Tout commence en 1978 quand le couple OSWALD fonde la maison d'édition NEO (Nouvelles Editions Oswald). Ils contactent alors un jeune traducteur, un certain François Truchaud. Ce dernier accepte de participer à l'aventure, mais pour "cinq ou six volumes, pas plus".
Il en traduira 37 sur 15 ans...
Truchaud se prend de passion pour Howard et devient un véritable promoteur de son oeuvre en France, traduisant sans relâche ses écrits, fantastiques, orientaux, de boxe, d'horreur ou autres. Par son travail de traduction, ses préfaces et ses commentaires, il a clairement tiré l'oeuvre de Two gun Bob en pleine lumière pour la faire connaître au public français.
Il était donc impossible de ne pas le saluer (Et le remercier) ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 10 Oct - 10:17

Robert E. Howard et la réincarnation

C'est un sujet qui intervient de manière récurrente dans l'oeuvre du texan. Qu'on en juge plutôt avec cette petite liste de ses histoires où la réincarnation est la base du récit :

- Marchers of Valhalla
- The Valley of the Worm
- The Garden of Fear
- The Cairn on the Headland
- People of the Dark
- For the Love of Barbara Allen
- Children of the Night
- The Thunder-Rider
- Brachan the Kelt (fragment)
- Akram the Mysterious Genseric’s Son (fragment)
- The Guardian of the Idol (fragment)
- The Guardian of the Idol (fragment)
- The Wheel Turns

Ce qui nous amène à nous poser la question : Howard y croyait-il vraiment ou n'était-ce pour lui qu'un support pour ses histoires ?
Howard se sentait profondément étranger à son époque et à son monde. Il suffit de relire son roman Almuric pour comprendre que le héros Esau Cairn n'est autre que lui-même et il y expose son mal de vivre, sa sensation de ne pas être à sa place de manière évidente.
Soyons francs : il n'y a aucune preuve formelle de la croyance d'Howard en la réincarnation. Mais plusieurs de ses lettres donnent un aperçu de son ressenti sur la question.
Dans une lettre adressée à Clark Ashton Smith le 14 décembre 1933, il écrit : "Je me suis souvent interrogé sur le fait qu'il serait possible que des forces inconnues du passé, du présent ou même du futur soient à l'oeuvre à travers les pensées et actions d'un homme d'aujourd'hui..."
Il écrit à Lovecraft le 9 décembre 1931 : "Certaines connections avec les temps passés me semblent si fortes et instinctives que je me demande parfois s'il n'y a pas une part de vérité dans la théorie de la réincarnation..."
Dans sa biographie d'Howard, Dark Valley Destiny, L. Sprague de Camp mentionne une lettre d'Howard à Lovecraft où le texan parle de sa croyance et de celle de son père dans ce phénomène. Cette affirmation reste sujette à caution, Sprague de Camp restant assez flou sur cette fameuse lettre. Mais on a bien une lettre de Howard à Lovecraft, datée du 07 août 1932 où les deux écrivains discutent de la réincarnation et où Howard mentionne effectivement les sentiments de son père en la matière (sans vraiment préciser les siens propres).

Il n'y a donc aucune preuve formelle, mais bien une forte suspicion. Pour certains fans, la chose est entendue et cela expliquerait même qu'Howard ait pensé très tôt, dès 1923 alors qu'il n'a que 17 ans, au suicide... Il aurait vu en ce dernier non pas une fin, mais au contraire un nouveau commencement, une renaissance. Et cela pourrait expliquer son poème Le Tentateur (Voir le sujet sur les poèmes d'Howard), écrit de surcroît à la première personne et où le suicide devient le moyen d'accéder à un autre monde, une autre vie.
Le débat reste ouvert.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1205
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 12 Oct - 9:46

Je ne peux que suivre VS dans la reconnaissance qu'il offre du travail de François Truchaud. Même si les textes traduits (pour Conan surtout) n'était pas tous les textes d'origines, même s'il n'a pu profiter pour ses traductions des recherches actuelles sur le sujets, il a su rendre l'énergie, la fougue, l'étincelance du style d'Howard et ainsi nous permettre de découvrir cet auteur alors méconnu. Si l'on s'intéresse aujourd'hui à Howard en France, c'est probablement grâce au travail de Truchaud - un grand merci à lui.


Pour les réincarnations, ou plutôt l'idée de réincarnation, c'est probablement par cette voie là qu'est né, ou qu'à surgit le personnage de Conan. Je vous renvoie à mon Introduction, partie I sur le sujet : ici, si vous voulez en lire quelques lignes supplémentaires.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Ven 24 Oct - 20:16

Novalyn Price


Elle est sans doute la seule "compagne" qu'ait eu Howard, bien que leur relation reste ambigue, on ne sait si elle fût physique, sentimentale, ou les deux à la fois.
Ils se rencontrent en 1933 par l'intermédiaire de Tevis Clyde Smith, le meilleur ami d'Howard, avec qui la jeune femme avait entretenu une liaison et gardé de bonnes relations. Ce jour là, Howard vient de conduire sa mère à la clinique. Triste, déprimé, il fait un détour pour aller voir son ami, ce dernier l'emmène à la ferme de la famille Price et lui présente la jeune femme. Institutrice, aspirant à une carrière d'écrivain, cette dernière a entendu parler d'Howard et elle est enchantée de le rencontrer. Même si elle note dans son journal qu'il est loin de ressembler à un écrivain... Elle note son visage rond, gentil et une voix profonde mais douce. Ils ne se reverront pas avant un an.
En 1934, Novalyn obtient un poste d'institutrice à l'école de Cross Plains. C'est elle qui fait le premier pas, apellant chez les Howard à plusieurs reprises, mais elle tombe toujours sur la mère d'Howard qui ne transmet pas les messages et reste distante. Mais son fils apprend finalement les tentatives de la jeune femme et lui donne rendez-vous.

Commence alors une relation de deux années, faîte de rencontres, de discussions passionnées sur la littérature, la poésie, l'histoire, la religion et... la réincarnation. Ces deux là sont liés par une forte et évidente complicité intellectuelle. Allèrent-ils plus loin ? On ne sait.
Novalyn tombe malade de surmenage et son médecin, un collègue du père d'Howard lui conseille étrangement de mettre un terme à cette relation et de changer d'air. Dans le même temps, Howard, de plus en plus préoccupé par la santé déclinante de sa mère, lui accorde de moins en moins de temps... Leur relation s'achève.
Délaissée, Novalyn trouve le réconfort auprès de Truett Vinson, un ami proche d'Howard. Ce dernier en est informé par Truett lui-même, lors d'un voyage que font les deux amis au Nouveau-Mexique. Howard et Novalyn restent néanmoins amis, continuent à se voir, jusqu'au départ de la jeune femme pour son nouveau poste en Louisiane en 1936, peu de temps avant la mort de l'auteur.

Novalyn Price a laissé un fabuleux témoignage pour tous les fans du texan : son journal, où elle a soigneusement noté ses rendez-vous et ses discussions avec Howard, ses impressions sur lui, ses sentiments... Elle y note son mal-être évident, son lien si particulier avec sa mère, son obsession du suicide, sa hantise de vieillir et son désir de "mourir jeune", des détails inattendus comme le fait qu'Howard avait le coeur fragile et prenait de la digitale pour le soutenir...
Elle compilera ses notes plus tard pour en faire un livre, One who walked alone, "Celui qui marchait seul".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
vulcain



Masculin Messages : 49
Date d'inscription : 03/01/2015

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 16:04

Régalez vous
http://www.syfantasy.fr/19813-interview_de_Patrice_Louinet_specialiste_de_Robert_e_Howard
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 17:02

J'adore ce type. Je me retrouve dans la quasi-totalité de tout ce qu'il dit et il ose aborder des sujets tabous, le "racisme" d'Howard, le travail de Sprague de Camp, le film de Milius qui oui, tout génial qu'il soit, ne reflète aucunement le héros imaginé par Howard et le monde qui va avec et qui a popularisé la caricature du bourrin en pagne qui fracasse tout ce qui bouge.
Un admirateur objectif qui admet également que oui, Howard a fait de la daube et du commercial.
Et la phrase qui tue :"on commence à débroussailler l’arbre Tolkien qui a longtemps masqué la forêt de la Fantasy" Là, j'adore.

Merci Vulcain, franchement merci. C'est con, mais après avoir lu cet entretien... Je me sens moins seul.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
vulcain



Masculin Messages : 49
Date d'inscription : 03/01/2015

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 17:09

C' est toujours un plaisir que de partager Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 6166
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : A décidé de ne plus s'inquiéter.

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 17:18

C'est surtout difficile de dégager, dans un premier temps, la caricature de Conan laissée par la BD et le cinéma de Conan lui-même et, dans un deuxième temps, de dégager Howard de Conan.
Quand j'ai acheté La route d'Azraël chez Fleuve Noir, j'ai bondi devant le sticker "Par l'auteur de Conan le barbare" posé dessus... Très difficile de faire connaître tant d'autres héros howardiens dont plusieurs, selon moi, dépassent largement le cimmérien. Et puis, tous les récits de Fleuve Noir, de NEO, les histoires "Lovecraftiennes", les poèmes... Une telle richesse en si peu de temps d'existence.

Le vrai Howard, celui de ses récits non retouchés, de ses poèmes, c'est un maître (Avec Abraham Merritt et Clark Ashton Smith derrière. Et Tolkien très loin derrière... Gniark, gniark, gniark...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
VIC

avatar

Masculin Messages : 2976
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 17:25

Excellente interview. Merci pour le lien, Vulcain !
Comme l'a dit VS, des propos rafraîchissants et sans langue de bois.

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Warlock

avatar

Masculin Taureau Messages : 2761
Date d'inscription : 11/01/2012
Age : 39
Localisation : Au milieu de nulle part
Humeur : Le monde est un ego sans fond

MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   Dim 4 Jan - 19:29

Interview intéressante, mais comme il est admirateur du travail de Howard je ne le trouve pas très objectif quand il dit " Quant Howard est au mieux de sa forme, personne ne lui arrive à la cheville".
Je ne sais pas si il parle que de la fantasy, si c'est le cas pourquoi pas ça se discute. Mais si c'est global ça me semble exagéré.
Après quand il ose dire "Momoa. Schwarzy, c’est Terminator, pas Conan". Je veux bien qu'un fan de Howard soit outré par la version de Milius, mais de la à dire Momoa pour Conan... On sent qu'il est passionné par la vie et l'oeuvre de Howard, mais il manque de partialité parfois je trouve. La passion dépasse la raison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ROBERT ERVIN HOWARD   

Revenir en haut Aller en bas
 
ROBERT ERVIN HOWARD
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» ROBERT ERVIN HOWARD
» LES POEMES DE ROBERT E HOWARD
» Robert McNamara, artisan de la mise au pas des peuples
» ROBERT MANUEL : NOUVELLES REVELATIONS
» ROBERT MENARD VOLE GAGE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Terres d'évasion... :: LA BIBLIOTHEQUE :: La section Fantasy :: Robert. E. Howard-
Sauter vers: