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 HOMMAGE A ALFRED HITCHCOCK

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Gorak

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MessageSujet: HOMMAGE A ALFRED HITCHCOCK   Ven 16 Nov - 8:18


Alfred Hitchcock, réalisateur américain d'origine britannique, né à Londres en 1899 et décédé dans sa villa de Bel-Air (Los Angeles) en 1980, est sans aucun doute l'inventeur du thriller tel qu'on le conçoit de nos jours.


Décrié par les uns, l'accusant de ne reprendre à l'écran que des ficelles policières conventionnelles, adulé par les autres qui n'hésitent pas à comparer son génie à celui d'un Murnau ou d'un Eisenstein, Hitchcock a su, malgré tout, développer un style personnel et donner au "suspense" toutes ses lettres de noblesse.
Les films de Hitchcock ne prétendent délivrer aucun message et lui-même reconnaissait l'aspect "commercial" de certaines de ses productions. Le schéma scénaristique qu'il utilisait était des plus classiques : un crime, un coupable, un faux coupable et un enquêteur (qu'il soit policier ou pas) ; des soupçons se portant d'abord sur des innocents puis un twist à la dernière minute qui nous révèle le véritable criminel, pris au piège et arrêté.
Voilà toute la méthode hichcockienne classique, telle qu'on peut la retrouver dans la plupart des œuvres, telles la Corde (1948), l'Inconnu du Nord-Express (1951) ou encore Frenzy (1972).





Mais l'on ne saurait limiter l'oeuvre d'Hitchock à cette trame banale. Hitchcock, c'est aussi une réalisation digne d'un virtuose, une écriture bien souvent audacieuse, surtout pour l'époque, et surtout un magicien jouant machiavéliquement du "crime parfait" ou du secret gardé jusqu'au bout sur lequel repose tout le film. 
La première tâche à laquelle s'attelait Hitchcock était d'abord de susciter l'émotion du spectateur, puis de la "préserver" jusqu'à l'angoisse et la délivrance finale.

C'est cette mise en scène, excellemment bien travaillée et maîtrisée, autour de ce "puzzle" complexe qui fait toute la raison d'être des films d'Hitchcock. Il suffit, dès les premières images, d'un geste, d'une parole, d'un regard, pour transmettre toute l'intensité d'une situation dramatique.

C'est pourquoi, au milieu de ses films, il apporte également une touche d'humour, pour décoincer un brin l'ambiance, comme dans Mais qui a tué Harry ? (1955), lequel film inspire des aventures tragi-comiques ayant pour cadre les paysages automnaux si caractéristiques de la Nouvelle-Angleterre.


Art du suspense, donc. Mais aussi art des effets spéciaux. Hitchcock s'appuie sur une technique quasi parfaite, et sur mille trouvailles spectaculaires pour son époque et qui inspireront d'autres créateurs par la suite, comme Steven Spielberg pour les Dents de la Mer (Jaws).
Les truquages d'Alfred Hitchcock contribuent même et largement à l'atmosphère ambiguë de son oeuvre, voire terrorisante, notamment dans le très célèbre les Oiseaux :



Hitchcock sait jouer de certains effets de prises de vue comme dans l'Inconnu du Nord-Express, où l'on est plongé quasiment dans la vision du tueur à travers des lunettes noires.

Enfin, bien avant Stan Lee, Hitchcock pratique l'art du caméo, faisant une apparition  à chacun de ses films et souvent de la façon la plus imprévue : en simple passant ou en passager d'un bus, voire sous forme de portrait sur une pub vantant une lotion capillaire, ce qui est assez ironique sachant qu'Hitchcock était chauve...
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MessageSujet: Re: HOMMAGE A ALFRED HITCHCOCK   Ven 16 Nov - 18:18

Je n'aime pas tout chez Hitchcock, mais certains de ses films sont redoutables d'efficacité. Passé à la postérité comme l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma, son nom est associé à plusieurs expressions, dont la célèbre "suspense hitchcockien" parlant d'un suspense, d'une tension dans un film.

En ce qui concerne ses films j'en retiens surtout trois. Le crime était presque parfait, La main au collet et Les oiseaux.
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: HOMMAGE A ALFRED HITCHCOCK   Ven 16 Nov - 18:44

La corde est pour moi un chef-d'oeuvre (malgré une fin décevante). Bien que datant de 1948, le film n'a rien perdu de sa force ni surtout de son cynisme et de son atmosphère malsaine.


Brandon Shaw et Philip Morgan, deux étudiants mondains et cyniques étranglent un de leurs camarades, David, avec un bout de corde dans leur appartement de New York. Ils ont accompli ce meurtre pour mettre en pratique la théorie de leur professeur Rupert Cadell, qui reconnait aux êtres supérieurs le droit de tuer les êtres inférieurs. Puis, comble du cynisme, ils organisent un dîner auquel sont conviés le soir même, sur le lieu du crime, la famille de la victime, sa petite amie ainsi que le professeur Rupert Cadell. Ce dernier observe le comportement étrange des jeunes gens au cours de la soirée et peu à peu, va commencer à soupçonner l'impensable…

La corde est un huis-clos (tout le film se déroule dans l'appartement) d'un cynisme insolent (les convives, proches de la victime, dînant sur le coffre transformé en table où le corps est dissimulé, passant la soirée à se demander où peut bien être ce brave David qui est, décidément, bien en retard…), d'une atmosphère ambigüe (dans la trouble relation dominant/dominé entre les deux tueurs qui vivent ensemble) et aussi malsaine, avec cette théorie à l'origine du meurtre et qui rappelle clairement l'idéologie nazie. Le personnage de Brandon, le plus assuré des deux assassins, est magistral, insolent de cynisme et d'orgueil, considérant la vie comme un jeu où les "seigneurs" auraient tous les droits, la vie des autres n'ayant aucune valeur.

Premier film en couleurs du maître, huis-clos magistral et malsain, La corde ne laisse pas indifférent.
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