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 LES MOTS QUI BLESSENT...

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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: LES MOTS QUI BLESSENT...   Ven 25 Aoû - 19:03

Je me fais plaisir avec ce petit topic sans prétention que j'alimenterai au fil du temps.
Il fût une époque où Dames et Messieurs connaissaient leur français sur le bout des doigts et savaient, comme le dit si bien Glenn Close/la marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses : "ruiner notre réputation en quelques petites phrases bien venimeuses"...
Petit florilège donc, des vacheries, saloperies et autres gracieusetés qu'on s'envoyait à la figure à l'époque, mais toujours avec classe et esprit...

En pleine Révolution, Talleyrand rencontre au spectacle une dame qui louche effroyablement et qui lui demande comment vont les affaires du royaume.
- Comme vous voyez Madame...

Décres, duc du Premier Empire, sur Talleyrand :
- Comment voulez-vous que cet homme ne soit pas riche ? Il a vendu tous ceux qui l'ont acheté !
- Talleyrand, c'est un homme qui se sert de ses défauts pour cacher ses vices.

Mirabeau, à la tribune de l'Assemblée, s'adressant à Talleyrand :
- Prenez garde ! Je vais vous enfermer dans un cercle vicieux !
- Vous voulez donc m'embrasser...

Voltaire, sur l'écrivain La Harpe :
- La Harpe, c'est un four qui toujours chauffe et où rien ne cuit...

Napoléon à Talleyrand :
- Vous êtes de la merde dans un bas de soie ! (grossier mais efficace)

Talleyrand toujours, sur le duc d'Orléans :
- Le duc d'Orléans est le vase dans lequel on a jeté toutes les ordures de la Révolution.

Beaumarchais sur l'écrivain Suard :
- C'est un homme de bien à qui il n'a manqué qu'un peu d'intelligence pour ne pas écrire.

Rivarol, sur le ministre Necker :
- M. Necker est un charlatan si impudent que ses promesses finissent par persuader même ceux qui n'y croient pas.
Sur le duc de Lauraguais :
- Ses idées sont comme les carreaux de vitre entassés dans le panier du vitrier : claires une à une et obscures toutes ensemble.
Sur Lafayette :
- A force de sottise, il viendra à bout même de ses amis et sa nullité triomphera de sa fortune.
Sur Mirabeau :
- Il est capable de tout pour de l'argent, même d'une bonne action.

Chamfort, répondant à Marie-Antoinette qui le félicite pour ses succès à Versailles :
- La raison en est simple, ici je me résigne à apprendre beaucoup de choses que je sais déjà par des gens qui les ignorent...

Un pamphlet contre Louis XVI :
- Louis, si tu veux voir bâtard, cocu, putain,
Regarde ton miroir, la reine et le dauphin.
(féroce)

Un familier de la cour à Marie de Médicis :
- Croyez-moi Majesté, toutes les femmes sont des putains.
- Même moi ?
- Oh Madame, vous, vous êtes la Reine...
(gonflé)

Louis XV, interpellant le duc de Lauraguais qui rentre d'Angleterre :
- Hé bien Lauraguais, qu'avez-vous appris en Angleterre ?
- Sire, j'ai appris à penser.
- Ah, les chevaux alors...

Louis XV encore, à un ami, à propos de Madame du Barry :
- Elle m'a donné des plaisirs que j'ignorais encore.
- Sire, c'est que votre Majesté n'est jamais allée au bordel...

Gouverneur Morris, ambassadeur des Etats-Unis sous la Révolution :
- Les français lisent beaucoup. Ici, on adore lire pourvu qu'on soit dispensé de réfléchir.

Une dame sur Madame de Genlis venant de publier son Cours de morale :
- De la morale à six francs le volume et il y en a plusieurs ! Du temps que son poil valait mieux que sa plume, pour ce prix on avait l'auteur !

Sur le prince de Conti, le jour de ses funérailles :
- Passant, si de Conti tu veux savoir le sort,
 La moitié de son nom a mis ce prince à mort.

Pamphlet sur Louis de Sauvigny, nommé par Louis XVI président du Conseil du roi :
- Caligula fit jadis son cheval
 Consul de Rome. Est-ce grande merveille
 Si notre roi, en démence pareille,
 Fait Sauvigny chef de son tribunal ?

Louis XVI, refusant de nommer Loménie de Brienne archevêque de Paris :
- Il faudrait au moins que l'archevêque de Paris croie en Dieu !

A suivre...
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MessageSujet: Re: LES MOTS QUI BLESSENT...   Sam 26 Aoû - 5:57

Conversation entre Charles le Chauve et Jean Scot Érigène, assis à une même table. La langue dans laquelle ils parlaient étaient vraisemblablement le roman ou, peut-être, le latin.
Charles le Chauve — Qu'est-ce qui sépare un Scot d'un sot ?
Jean Scot Érigène — La table.
Note : À cette époque, le terme Scotus désignait un Irlandais. Ce n'est qu'après l'an mille que l'Écosse commença à être nommée Scotia.
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: LES MOTS QUI BLESSENT...   Sam 26 Aoû - 8:36

Excellent ! Tout est dit en deux mots.

Les anciens n'étaient pas en reste.
Sur César et ses amours bisexuels :
- César, homme pour toute femme, femme pour tout homme.

Dans le genre "grand moment de solitude" :
Louis XIV croise un de ses familiers et lui montre un poème.
- N'est-ce pas que celui qui l'a écrit est un âne ?
- Sire, il n'y a pas moyen de lui donner un autre nom.
- Oh, je suis ravi que vous m'en ayez parlé si franchement. C'est moi qui l'ai écrit.

Une dame sur Germaine de Staël :
- Elle noierait ses amis pour le plaisir de les repêcher.

Madame du Deffant à Voltaire :
- Vous combattez toutes les injustices. Mais que mettez-vous à leur place ?
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MessageSujet: Re: LES MOTS QUI BLESSENT...   Mer 4 Oct - 20:18

Laughing Excellent, il y en a de très bonnes de phrases...


Citation :
Un familier de la cour à Marie de Médicis :
- Croyez-moi Majesté, toutes les femmes sont des putains.
- Même moi ?
- Oh Madame, vous, vous êtes la Reine...

lol!
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: LES MOTS QUI BLESSENT...   Ven 24 Nov - 19:40

Talleyrand encore, à propos de Chateaubriand qui se plaignait de devenir sourd :
- Il croit devenir sourd depuis qu'il n'entend plus parler de lui...

Une dame de l'entourage de l'impératrice Joséphine sur une rivale :
- Elle se souvient trop qu'elle fût jolie et pas assez qu'elle ne l'est plus.

La Païva était une fameuse courtisane du Second Empire. Partie de rien, elle s'en était sortie par la "galanterie" comme on disait joliment à l'époque avant d'épouser une grosse fortune. Par désir de revanche, elle se fît bâtir à Paris un somptueux hôtel particulier, d'un luxe incroyable (qui existe toujours). Ce qui lui valût quelques critiques comme celle du chroniqueur Aurélien Scholl :
- L'hôtel de la Païva avance bien. Il y a déjà le principal : le trottoir.

La belle ne manquait d'ailleurs pas de répartie. A ceux qui lui disaient qu'elle n'arriverait jamais à faire construire cet hôtel, elle répondait :
- Bien sûr que si puisque tout le monde me jette la pierre...

Le chantier dura 10 ans, le bâtiment ouvrît enfin ses portes, étalant un luxe, un faste extravagant. L'un des deux frères Goncourt, à qui on demandait son avis, répondît :
- Cet hôtel, c'est un peu le Louvre du cul...

Second Empire toujours. Charles Garnier présente les plans du futur opéra de Paris (notre actuel Opéra Garnier) à Napoléon III et l'impératrice. Cette dernière s'écrie :
- Mais c'est ridicule, ça ne ressemble à rien ! Qu'est-ce donc que ce style ?
- C'est du Napoléon III Madame...

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MessageSujet: Re: LES MOTS QUI BLESSENT...   Ven 24 Nov - 19:53

Voyageur Solitaire a écrit:
Talleyrand encore, à propos de Chateaubriand qui se plaignait de devenir sourd :
- Il croit devenir sourd depuis qu'il n'entend plus parler de lui...

Quand on connait la personnalité très égocentrique de Chateaubriand, cette "punchline" prend une certaine saveur... Very Happy

Chateaubriand, c'est un peu le BHL du XIXe siècle. Cela n'empêche pas que j'admire son génie littéraire.
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