AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LE SALON D'ECRITURE

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1585
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Sam 21 Oct - 15:56

J'ai deux trois trucs à dire sur cette définition, mais je suis trop crevé pour aligner des mots intelligents Sleep .

Je garde ça sous le coude pour en reparler un peu plus tard. Je dirai juste que - tout valable que soit cette définition, et respectable - elle ne me semble pas vraiment nouvelle (je me rappelle fort bien en avoir discuter avec un pote à la fin des années 90 - on s'était lancé dans un challenge d'écriture - et Les princes d'Ambre faisait partie des livres qu'il fallait lire). Et puis surtout, cette histoire sur les mots... Euh... C'est simplement de la sémantique. Évidemment que le mot a une épaisseur. Chacun en possède sa représentation, tout comme chaque société, ou groupe social, et ce à travers les époques (on rejoint ici la sociolinguistique). C'est donc une définition complètement valable et recevable mais que je ne trouve pas particulièrement pertinente ou originale. Elle me semble plutôt convenue. Mais c'est peut-être moi qui débloque ^^.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Dim 22 Oct - 14:52

Là, on touche du doigt le fait qu'auteur et analyste littéraire sont deux métiers différents, et qu'en général les auteurs ne connaissent pas forcément les théories établies sur leur activité ;-)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
VIC

avatar

Masculin Messages : 3287
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Dim 22 Oct - 19:14

Lionel Davoust a écrit:
La définition la plus claire du métier d’écrivain – en tout cas, celle avec laquelle je me sens le plus en accord – m’a été donnée par Bruce Holland Rogers ... :
Citation :
Mon art réside dans le choix de mots qui engendreront un effet attentivement étudié.

Une définition qui laisse totalement de côté un pan entier, peut-être le principal :

Henri-Georges Clouzot a écrit:
“Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire.”

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 23 Oct - 9:01

Alors d'une part attention, tu changes de média. Ensuite, non, je pense qu'on peut avoir un bon film ou un bon livre sans histoire, ou avec une histoire minimale. Il y a tellement d'ingrédients !

Il y a une anecdote célèbre d'un cinéaste qui se réveille en pleine nuit avec une idée géniale. Il la note avant de se rendormi. Au petit matin, il lit : « boy meets girl ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1585
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 23 Oct - 21:42

@cdang : « Là, on touche du doigt le fait qu'auteur et analyste littéraire sont deux métiers différents, et qu'en général les auteurs ne connaissent pas forcément les théories établies sur leur activité ;-) ». Alors oui, plutôt d'accord. Mais les grands auteurs, normalement - mais pas toujours -, sont au taquet en ce qui concerne les courants, les mouvements, les idées, les concepts littéraires, lorsque ce n'est pas eux qui les lancent. Hugo savait parfaitement ce qu'il faisait en parlant du rôle du poète ou en disloquant ce grand niais d'alexandrin (même s'il n'a pas été le premier ^^ ... ce serait plutôt d'Aubigné).

@VIC : pour l'histoire - admettons que nous l'appliquions au livre ; il existe une multitude d'œuvres où l'histoire est reléguée au second plan, n'existe pas ou - plus fort - est volontairement mise à mal pour être laissée sur le bas côté. Je pense tout de suite à Jacques le fataliste et son maître où Diderot tort le cou à l'événementiel - les ficelles de l'intrigue. Je cite ce passage archi célèbre : « Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut ». Il n'y a pas vraiment d'histoire et pas de conclusion véritable.
Plus proche de nous, on trouve des auteurs comme Duras - je cite allez, Moderato Cantabile, où le vague de l'histoire est davantage un prétexte, voire une assise pour porter toute la force du non-dit. Sans vraiment s'en revendiquer, il appartient plus ou moins au nouveau roman qui considère l'idée d'intrigue, de personnage comme obsolète. On peut à leur tour les rattacher à Gide et à son fameux Faux-monnayeurs et sa non moins fameuse mise en abyme du roman lui-même pour en dévoiler les limites. Citons aussi par exemple Sarraute qui recherche à mettre en évidence les tropismes - mouvements intérieurs instinctifs dus à un stimulus extérieur, bien souvent la parole - au mépris de l'histoire. C'est ainsi qu'elle compose des tableaux de tropismes pour tenter de révéler la nature profonde de l'être constitué de tout ces fragments éparpillés. Comment dès lors parler d'histoire.
Et que dire de Beckett et de son théâtre de l'absurde... du néant devrais-je dire où même le rien ne plane plus pour justifier l'absence de narration. C'est Fin de partie. « « Qu’est-ce qui se passe ? » demande Hamm avec angoisse. « Quelque chose suit son cours », répond Clov. « Quelque chose » : c’est cela qui remplace le nœud classique, c’est cela qui succède au « rien » de En attendant Godot. Dans Fin de partie, il y a simplement ce « quelque chose » qui existe, indépendamment, semble-t-il, de la volonté de quiconque, et sans que son existence fasse le moindre problème. » (extrait d'un de mes cours de fac que j'ai raccourci). L'histoire a simplement disparu.

En fait, je dirais que derrière tout cela se cache fondamentalement l'intention de l'auteur. Pourquoi écrit-il ? Que cherche-t-il à dire, à nous faire voir, à nous proposer ? Quel est le pacte de lecture ? L'histoire en soi n'est qu'un ingrédient... qui peut être d'une puissance redoutable, mais qui est loin, selon moi d'épuiser le sujet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
VIC

avatar

Masculin Messages : 3287
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 24 Oct - 11:35

Merci pour ces exemples de livres "sans histoire". Après je n'entendais pas forcément histoire comme scénario, mais plus simplement comme une "histoire". Donc je vois plusieurs histoires dans la liste que tu cites, comme avoir quelque chose à raconter. Mais il y a aussi des contre-exemples, comme Exercices de style de Queneau.

Je continue à trouver la citation de Davoust comme trop restrictive. J'ai l'impression que la phrase se focalise sur le style (le choix des mots). Cela peut donner à penser qu'il y a un petit côté élitiste. Je vois mal cette définition s'appliquer à nos auteurs de ldvelhs ou de littérature pour ados, par exemple, alors qu'ils sont bien des écrivains, que je sache. Mais peut-être que j'ai tout faux...

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 24 Oct - 12:33

Moi je le vois plutôt comme la différence entre un ouvrage technique (ou didactique) et un roman (séquentiel ou ergodique, donc j'inclue les livres dont vous êtes le héros).

Dans un ouvrage technique ou didactique, on veut transmettre une information. Dans un roman, on veut provoquer des réaction et, lorsqu'il y en a une, faire entrer dans la fiction.

Dans un ouvrage didactique, tu écriras « C'est un alezan ». Dans un roman, tu te permettras peut-être un « la lumière jouait sur le pelage brun et lui donnait des reflets roux. »

C'est plutôt comme ça que je comprend ce qu'écrit Davoust.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 7150
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : Ici et maintenant

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 16:24

La féminisation des noms

Je me permets ce message car vous tous ici le savez, je suis tout sauf misogyne. Et pourtant... Pourtant, j'ai énormément de mal avec la féminisation si je puis dire de certains mots. Par exemple, je trouve moche de dire "la mairesse" ou "la doctoresse", sans parler de "l'auteure" ou encore "l'écrivaine".
Par contre, "la poétesse" et "la chasseresse" (et pas la chasseuse...) ne me dérangent pas.

Même chose pour l'article devant un titre. Madame le Ministre ou Madame la Ministre ? Madame le juge ou Madame la juge ?
Je reconnais que perso, par habitude, j'ai tendance à dire Madame le Ministre ou Madame le juge. Je pense d'abord à la fonction, un ministre ou un juge qui est une femme. Et pourtant, c'est con, car je dis "Madame la Présidente". Et si on veut raffiner, "Madame le Maire", "Madame la Maire" ou "Madame la Mairesse" ? "Madame le Préfet" ou "Madame la Préfète" ? "Madame l'ambassadeur" ou "Madame l'ambassadrice" ? Car dans ce dernier cas, ça peut porter à confusion... Si vous dîtes "le mari de l'ambassadeur", on peut comprendre le mari de l'ambassadeur qui est une femme ou le mari de l'ambassadeur qui est un homme, chose possible aujourd'hui avec le mariage pour tous...

Par curiosité, vous dîtes comment vous ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 17:17

Je pense que c'est surtout une question d'habitude. À force de m'astreindre, par conviction, à utiliser des formes féminisées, voire à utiliser un neutre féminin (c'est-à-dire à utiliser le féminin lorsque l'on parle d'un groupe mixte ou à la composition indéfinie), j'ai fini par m'y habituer.

Il faut bien voir qu'auparavant, tous les métiers avaient une forme féminine et que cette forme a été bannie, grâce aux dictionnaires et à l'école obligatoire (parce qu'avant, le langage s'apprenant à la maison, il était impossible d'imposer un changement).

Citation :
Si vous dîtes "le mari de l'ambassadeur", on peut comprendre le mari de l'ambassadeur qui est une femme ou le mari de l'ambassadeur qui est un homme, chose possible aujourd'hui avec le mariage pour tous...
La question c'est : dans quel contexte est-ce pertinent de marquer la différence ?

En général, dans le texte, que ce soit un journal d'information ou un roman, on a le nom de l'ambassadeur ou sa description, donc on sait si c'est un homme ou une femme. L'ambiguïté n'existe que si la phrase est extraite de son contexte.

Sinon, perso, si j'ai le choix (parce que certaines femmes ne veulent pas qu'on féminise leur titre, ce que je respecte), je dirai « le mari de l'ambassadrice » si l'ambassadrice est une femme, ou « le marie de l’ambassadeur » dans le cas contraire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gorak

avatar

Masculin Scorpion Messages : 5222
Date d'inscription : 31/08/2012
Age : 44
Localisation : La Principauté de Montbéliard
Emploi/loisirs : Paladin - aime la littérature, la musique, les voyages, découvrir d'autres cultures
Humeur : Agréable et courtoise

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 17:56

La règle, c'est Madame Le Ministre, Madame Le Maire ou Madame LE Sous-Préfet. Il n'est pas question de sexe, c'est une question de titre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://othello.forumculture.net/
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1585
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 19:18

Personnellement, à chaque fois que je le peux, je féminise. Il n'y a pas de raison. Mais en fait, c'est un sujet vraiment compliqué et bien souvent mal maîtrisé, voire pas du tout, et notamment par certains qui estiment qu'il faudrait dire comme ceci ou comme cela (je précise que je ne maîtrise pas du tout le sujet, même si comme tout le monde, j#ai un avis Razz ). Il occupe pas moins de 46 pages dans le Grevisse ; autant vous dire qu'il y a de la matière pour débattre.

Mais finalement, peu importe les règles, les origines, les évolutions. La question est, voulons-nous ou non offrir aux femmes la même place - lexicalement, sémantiquement parlant - que les hommes dans la société où elles vivent ? Perso, je suis non seulement pour, mais j'estime cela nécessaire. Même si cela doit conduire à quelques extrémismes linguistiques, mouvement de balancier normal lorsqu'il s'agit de renverser la vapeur, ils ne sont rien face aux comportements masculins où, en France, 88% des violences conjugales sont le fait des partenaires masculin (source : ministère de la justice sur une infographie du Figaro) [Et non, je ne mélange pas tout]. Tenter de mettre un peu d'égalité dans tout ça, même si cela semble bénin, me paraît indispensable. Les histoires de titre et de fonction, pour moi, c'est du flan. En Allemagne, il n'y a aucun problème à dire Ministerin, Kanzlerin, Burgermeisterin, Ärztin (femme médecin, la docteure).

Aller, pour le plaisir, quelle féminin pour :
Ours
Soprano
Sphinx
Borgne
Autocrate
Successeur

C'est pas toujours évident et parfois je me demande même si la seule bonne réponse, n'est pas la réponse qui nous convienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 7150
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : Ici et maintenant

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 19:51

C'est peut-être une question d'oreille, tout simplement : certains mots "féminisés" nous paraissent moches parce que nous n'avons pas l'habitude de les entendre.
Mais je suis comme Gorak, je vois d'abord le titre et je dirais Madame le Maire. Mais Madame la Présidente... Chiant...

Et dans le sens inverse, un homme qui exerce la profession de sage- femme...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Gorak

avatar

Masculin Scorpion Messages : 5222
Date d'inscription : 31/08/2012
Age : 44
Localisation : La Principauté de Montbéliard
Emploi/loisirs : Paladin - aime la littérature, la musique, les voyages, découvrir d'autres cultures
Humeur : Agréable et courtoise

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 20:26

Voyageur Solitaire a écrit:


Et dans le sens inverse, un homme qui exerce la profession de sage- femme...

Pour cela, il existe déjà un mot : le masculin de sage-femme est maïeuticien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://othello.forumculture.net/
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 7150
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : Ici et maintenant

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 21:24

Ha bon ? Là tu m'en apprends Gorak, merci à toi !

Sinon, pour le petit quizz proposé par Astre, de mémoire, borgne donne "borgnesse". Et je crois qu'autocrate reste invariable. Pour ours, je dirais tout bêtement "ourse"...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Warlock

avatar

Masculin Taureau Messages : 3225
Date d'inscription : 11/01/2012
Age : 40
Localisation : Au milieu de nulle part
Humeur : Le monde est un ego sans fond

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Lun 29 Jan - 21:55

Perso je dirais Madame le maire ou Madame le ministre, c'est avant tout une question d'habitude.

Pour répondre à Astre, une ourse, une soprano, une femme borgne, une autocrate, Madame la successeur, mais visiblement on peut dire Madame le successeur, et aussi la successeure...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Astre*Solitaire

avatar

Masculin Messages : 1585
Date d'inscription : 09/12/2012

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 10:17

Je vais laisser un peu de temps pour ceux qui veulent jouer ^^.
Je précise que moi-même, je n'en connaissais que la moitié de manière certaine (pour ours, soprano et autocrate), deux pas sûr (je me serais trompé ^^) et un pas du tout. Mes exemple sont tirés du Grevisse.
Je remarque aussi que l'on évite avec soin sphinx et vous faites bien Razz - si on ne sait pas, c'est introuvable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 10:27

En fait, c'est beaucoup une question de contexte. Parler de la présidente d'une association, ça va, les bonnes œuvres c'est dans les attributions traditionnelles des femmes, les dames patronnesses. Parler de la présidente du tribunal ou de la République, ça coince parce que le pouvoir c'est un attribut masculin.

La maîtresse d'école ça passe, et pas la mairesse alors que phonétiquement il n'y a qu'un « t » de différence. Mairesse en tant que femme exerçant la fonction de maire est attestée au XIIIe siècle
http://stella.atilf.fr/Dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=1387093410;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 7150
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : Ici et maintenant

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 16:19

Pour "doctoresse", j'ai énormément de mal. Je ne me vois pas demander : "C'est grave doctoresse ?" si mon médecin est une femme. Et, en parlant d'elle, je dirais plus volontiers là aussi "le docteur".

Je pense que l'habitude surtout, sur très longtemps parfois, nous conditionne. Par exemple, j'ai du mal avec "un prostitué" (alors que ça existe et que ça a même dû toujours exister aussi) tant on a la vision, le cliché, d'une activité féminine si j'ose dire. D'ailleurs, il n'y a pas de forme masculine à "putain", "traînée" ou "catin". Alors qu'une fois encore, la prostitution masculine existe depuis toujours, ne serait-ce que dans la Rome antique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Gorak

avatar

Masculin Scorpion Messages : 5222
Date d'inscription : 31/08/2012
Age : 44
Localisation : La Principauté de Montbéliard
Emploi/loisirs : Paladin - aime la littérature, la musique, les voyages, découvrir d'autres cultures
Humeur : Agréable et courtoise

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 16:24

Voyageur Solitaire a écrit:
Par exemple, j'ai du mal avec "un prostitué".

Tu peux dire un péripatéticien. Mais c'est vrai que le mot n'a pas le même sens qu'une péripatéticienne... Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://othello.forumculture.net/
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 17:10

Moi, les médecins, je les appelle monsieur ou madame. Un médecin peut n'être pas encore docteur (interne à l'hôpital ou en remplacement) : un étudiant devient médecin ( = a le droit de prescrire) à partir de la 6e année. Et il y a plein de docteurs qui ne sot pas médecins : en droit, en physique… J'ai moi-même failli l'être (j'ai abandonné ma thèse en cours de rédaction).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gorak

avatar

Masculin Scorpion Messages : 5222
Date d'inscription : 31/08/2012
Age : 44
Localisation : La Principauté de Montbéliard
Emploi/loisirs : Paladin - aime la littérature, la musique, les voyages, découvrir d'autres cultures
Humeur : Agréable et courtoise

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 18:39

Docteur n'est pas une profession, c'est un titre. On peut être docteur en médecine, docteur en physique, docteur en histoire, etc.

Moi aussi, je ne dis jamais "docteur" à mon médecin. C'est toujours monsieur (vu que c'est un homme).

cdang a écrit:
J'ai moi-même failli l'être (j'ai abandonné ma thèse en cours de rédaction).

C'était une thèse sur quoi, si ce n'est pas indiscret. Tu sais que tu peux la reprendre, il n'est jamais trop tard. Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://othello.forumculture.net/
Voyageur Solitaire
Admin
avatar

Masculin Messages : 7150
Date d'inscription : 07/01/2012
Localisation : Anywhere out of the world...
Emploi/loisirs : Tout, passionnément...
Humeur : Ici et maintenant

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 18:45

Ah ? Perso, quand je m'adresse à mon médecin, je dis toujours "Docteur", bien que je le connaisse depuis des années. Pour moi, c'est comme "Maître" si je m'adresse à un avocat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org
Gorak

avatar

Masculin Scorpion Messages : 5222
Date d'inscription : 31/08/2012
Age : 44
Localisation : La Principauté de Montbéliard
Emploi/loisirs : Paladin - aime la littérature, la musique, les voyages, découvrir d'autres cultures
Humeur : Agréable et courtoise

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mar 30 Jan - 21:30

Maître pour un avocat (ou tout autre juriste), cela vient de magister. Ce qui a donné magistrat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://othello.forumculture.net/
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Mer 31 Jan - 11:55

Maître, c'est parce qu'il est titulaire d'une maîtrise (bac + 4) en droit (maintenant un master, bac + 5).

Gorak a écrit:
C'était une thèse sur quoi, si ce n'est pas indiscret. Tu sais que tu peux la reprendre, il n'est jamais trop tard. Wink
Le titre, ça devait être : Influence de la nitruration sur la résistance à l'oxydation à haute température de l'aluminiure de fer B2.

Pour ce qui est de la reprendre :

  • mon patron de thèse étant parti en retraite ;
  • les résultats n'étant pas très concluants (en l'occurrence, la nitruration dégrade la résistance donc la conclusion c'est qu'il ne faut surtout pas en faire), ce qui en soi n'est pas rédhibitoire (la recherche est par nature incertaine) mais n'est pas très motivant ;
  • dans le domaine de la physico-chimie, le seul et unique intérêt du titre de docteur est de postuler comme maître de conférence à l'université ou chargé de recherche au CNRS (peut-être aussi au CEA), et là, avec mon âge et sans personne pour me soutenir, c'est complètement illusoire (c'est un concours sur dossier et entretien qui est en fait une cooptation) ;
  • je préfère bosser sur le traduction de L'Œil noir ou quelques piges à Casus Belli :-D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cdang

avatar

Masculin Messages : 1235
Date d'inscription : 15/10/2014
Localisation : Le Havre (76)

MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   Ven 2 Fév - 14:10

Bon, histoire d'en rajouter une couche  Cool

Agnès De Féo, « Pourquoi on n'a aucun mal à dire coiffeuse et beaucoup plus à dire professeuse », Slate, 1er février 2018

Citation :
Professeuse était pourtant employé au XVIIIe siècle, et procureuse dès le XVIe, comme l'atteste le lexique des anciens féminins par la Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien régime (Siefar).

[…]

L’emploi du mot autrice en France est attesté dès le Moyen-Âge. Il est défini dans le Dictionnaire du moyen français (DMF) comme « femme qui compose un ouvrage ». La plupart des linguistes et historiens imputent sa disparition à la création de l’Académie française en 1635. C’est le moment où autrice devient l’objet de violents débats qui aboutiront à l’utilisation d’auteur en terme générique.

[…]

Le point commun de ces métiers réfractaires à la variation genrée : leur statut élitiste et valorisé. Ils sont liés à des postes de direction ou des métiers intellectuels. Pour la linguiste Maria Candea :

« C’est comme si une règle de grammaire marchait en fonction du salaire. Plus le salaire est bas, plus on accorde en genre. Plus il est haut, plus le masculin s’impose. »

Les métiers artistiques ou créatifs en revanche se féminisent aisément : on dira une compositrice, une sculptrice ou encore une créatrice. Sans compter les noms épicènes (masculin et féminin, terminés par un e muet) qui prennent l’article féminin : une pianiste, une violoniste, une peintre. Le blocage au masculin se fait sur les métiers liés au pouvoir et aux lettres, comme auteur et écrivain qui se féminisent rarement.

[…]

comme le confirme Alexa Conradi, féministe de Montréal : « Aucun Québécois ne laisserait un titre au masculin pour parler d’une femme.» Elle n’hésite pas à qualifier les Français de « réactionnaires et sexistes ».

[…]

La linguiste Maria Candea en a fait un combat : « L’Académie invente des règles pour bétonner son idéologie sexiste, pour renforcer le masculin. Les académiciens n’ont pas désarmé même après avoir perdu toute autorité dans le domaine de la grammaire. Dans leur seule et unique grammaire, publiée dans les années 1930, qui a été la risée de tout le monde pour son amateurisme, ils avaient trouvé moyen, entre autres, d'essayer d'imposer une nouvelle règle en ce sens. Ils ont voulu empêcher que le pronom “certains, certaines” reste variable en genre ! Ils voulaient rendre le féminin “certaines” incorrect, comme ils avaient, par le passé, réussi à rendre d'autres accords incorrects. Cette histoire semble leur tenir énormément à cœur. »

Même jugement sévère de la part d’Aurore Evain : « L’Académie a été la “fossoyeuse” du terme autrice : en le faisant disparaître des dictionnaires, elle a effacé toute son histoire, et donc sa légitimité. Ce féminin avait un enjeu politique. Les académiciens n’auraient pas mis autant d’énergie à le faire disparaître s’il ne contribuait pas à la légitimation des femmes ainsi désignées. »

Chrystel Breysse, socio-linguiste, ironise : « Si l’on suit l’Académie française qui revendique le masculin comme le genre non marqué, pourquoi alors ne pas mettre tous les noms de métier au masculin ? Pourquoi ne pas dire : Madame l’infirmier, Madame le boulanger, l’acteur français Brigitte Bardot ou le chanteur Dalida ? Pourquoi féminiser certains métiers et pas d’autres ? » Pour Éliane Viennot : « C’est l’Académie le problème. Les académiciens sont liés au pouvoir, ils défendent ça, c’est une forteresse. Ils disent défendre des usages anciens mais ils se fondent sur des usages mis en place au XVIIe siècle ! »

[…]

En préconisant de conserver Madame le directeur plutôt que Madame la directrice, c’est commettre une faute d'accord. Par quel pronom personnel reprendre le mot directeur au masculin lorsqu’il désigne une femme : le président, elle… ou le maire, elle…? Que pensez-vous de cette phrase : « Le directeur a pris un congé maternité car il allaite son enfant » ? Que penser d’une langue qui ne parvient plus à rendre compte de la réalité au risque de faire des fautes d’accord et de créer des ambiguïtés ?

[…]

Certes, les règles édictées par l’Académie française se basaient sur des conceptions misogynes inacceptables, mais il n’est pas correct de réduire cette question grammaticale à une victimisation des femmes, en leur ôtant toute responsabilité dans la perpétuation des blocages sexistes. Plutôt que de chercher un bouc émissaire masculin, il serait judicieux de vouloir simplement respecter la grammaire et les règles d’accord. Accorder au féminin, c’est avant tout respecter la langue française, pour le bénéfice de tous les francophones, sans différence de sexe.
J'ai appris au passage le mot solécisme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LE SALON D'ECRITURE   

Revenir en haut Aller en bas
 
LE SALON D'ECRITURE
Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Le salon du chocolat à Paris
» 11e Salon du Jeu de Rôles, du Rêve et de l'Imaginaire organi
» 2ieme salon normand de la figurine
» Premier salon d'innovations pour valoriser les travaux de fin d'études.
» Le Salon des Héros

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Terres d'évasion... :: LA BIBLIOTHEQUE :: La section générale :: Les bouquins-
Sauter vers: