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 GARTH ENNIS, l'iconoclaste

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Long John Silver

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MessageSujet: GARTH ENNIS, l'iconoclaste   Mar 20 Juin - 15:11

Ma première rencontre avec l'auteur anglais Garth Ennis fut dans un supermarché lorsque ado j'ouvris un de ses Preacher. Le dessin de Steve Dillon et l'ambiance du comics me le firent rapidement reposer. Je ne me rendais pas compte alors à l'époque de ce à quoi j'avais échappé. Il fallut attendre 1997 et le Darkness pour que son travail m'attire de nouveau et cette fois durablement.


The Dakness est une série Top Cow, studio d'Image Comics, créée par Marc Silvestri, Garth Ennis et David Wohl. Cette série sortie en 1996 surf sur le succès de la Witchblade. On y retrouve un personnage central investi d'un pouvoir unique pour chaque génération.

L'acteur principal, Jackie Estacado, tueur de la maffia qui se complet dans le sexe et la violence, se révèle le jour de ses 21 ans porteur du pouvoir du Darkness.

Le Darkness permet à Jackie de créer tout ce qu'il désire à condition d'être dans les ténèbres, tout redevenant poussière à la lumière. Gros défaut de son héritage : s'il a un fils celui ci héritera de ses pouvoirs et Jackie mourra alors. Il doit donc réfréner son appétit sexuel, ce qui lui pose quelques problèmes. ^^ Lorsqu'il utilise ses pouvoirs il revêt généralement une armure et s'entoure de créatures appelés Darklings.

Les Darklings amènent dans ce comics très violent une dose d'humour décalé permettant d'atténuer certaines scènes.

Il existe un pouvoir complètement opposé au Darkness, porté par une femme et s'exprimant en pleine lumière : L'Angélus. Les porteuses successives de ce pouvoir vouent une haine farouche au Darkness et mettent les moyens pour éliminer celui qui en est investi.

La totalité de la série a été intégralement rééditée en relié chez Delcourt.

Ennis quitta la série seulement après 6 épisodes. Il faut concéder qu'elle est assez loin de son style habituel mais deux choses sont indéniablement de sa paternité. Le fait de prendre un pourri fini pour en faire le héros et l'utilisation de l'humour avec les Darklings afin de contrebalancer la violence gratuite.
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Long John Silver

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MessageSujet: Re: GARTH ENNIS, l'iconoclaste   Mer 21 Juin - 18:04

Le Darkness n'est donc pas révélateur du style de Garth Ennis même si l'on y retrouve sa patte quand on le connait un peu. Qu'est ce qui est donc caractéristique d'Ennis alors ? L'irrévérence ! Et s'il a bien fait un truc irrévérencieux c'est La Pro avec Amanda Conner aux dessins.


Le personnage principal de cette histoire est une jeune femme qui élève seule son enfant et s'acquitte pour ce faire de deux boulot. Vendeuse dans un fast-food et péripatéticienne. Bon on ne la voit jamais dans le fast-food par contre pour son autre travail... comment dire... Oui, oui, on la voit travailler... et elle y met de l'entrain... Un extraterrestre nommé le Voyeur Voyant décide de lui refiler la parfaite panoplie de pouvoirs surhumains afin de démontrer que tout à chacun peu devenir un super-héros. Elle se retrouve donc invitée à rejoindre l'équivalent de la JLA du coin et se doit de répandre la justice dans le monde.

Déjà là c'est assez marrant mais ajouter à cela  que les parodies des héros de DC sont particulièrement guindés et limite ridicules, que la jeune dame est d'une vulgarité sans nom et balance des jurons qui feraient rougir un charretier, ainsi vous imaginerez que l'on se fend la pêche tout le long du livre. C'est souvent graveleux, toujours vulgaire mais il y a de bons moments de franche rigolade.

Mais que l'on ne s'y trompe pas ce n'est pas uniquement un gros délire d'Ennis. Dans les dernières pages il nous livre une critique acerbe du personnage du super-héros. On comprend alors pourquoi ses créations n'en sont jamais.

Franchement il fallait oser écrire et éditer un truc pareil. Du côté de l'éditeur c'est Image comics dont la politique est de laisser une liberté totale aux créateurs. Quand aux auteurs c'est un coup à se retrouver tricard chez les grands noms des comics. A première vue ce n'est pas le cas puisque quelques années plus tard l'on confia Power Girl à Amanda Conner et que Garth Ennis travaille occasionnellement pour l'un ou l'autre mais préfère de toute façon les boites indépendantes.

Anecdote amusante : Après avoir reçu un communiqué de presse concernant le livre, Jim Steranko, un auteur de l'âge d'argent, qualifia le comics de "détresse psychotique et nihiliste produite par de véritables terroristes culturels". Du coup l'équipe créative ajouta à la fin du volume "Pour Jim Steranko".  Very Happy

En France seul Éditions USA osa sortir ce livre, il n'est donc plus trouvable en librairie depuis 2008 mais il traine dans les foires aux livres et autre bouquinistes. Franchement j'adore et je conseille c'est un véritable OVNI de la BD mais à ne pas mettre entre toutes les mains ;-).
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