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 PIRATES : BD dans l'univers de la flibuste

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VIC

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Masculin Messages : 3014
Date d'inscription : 18/01/2012

MessageSujet: PIRATES : BD dans l'univers de la flibuste   Sam 17 Juin - 14:49

LE SANG DU DRAGON



Le Sang du dragon est une série de bande dessinée sur le thème de la piraterie mêlée de fantastique.

Pour une fois je vais commencer directement par mon avis :

J'ai été plutôt agréablement surpris par le traitement fantastique qui s'accommode finalement très bien avec le reste, même si ce croisement d'univers n'est pas nouveau.
Plutôt convaincu par les premiers albums donc : personnages secondaires bien campés, équipage de subalternes intéressants, pas vraiment manichéens, bonnes idées globalement, quelques opportunités ratées quand même. La qualité est au rendez-vous si l'on aime les histoires de pirates. Le support BD permet d'avoir un contenu très riche en idées qui se lit en quelques heures, contrairement aux romans qui s'étalent sur la longueur. Donc, je me faisais un plaisir de lire la fin d'un premier cycle très réussi, jusqu'à un invraisemblable tome coupé en deux : le premier tiers clôt de manière rapide le premier cycle, en me laissant un goût d'inachevé, et s'ouvre sur un nouveau cycle sur les 2 tiers suivants de l'album. Douche froide sur ce découpage. J'ai poussé mes lectures jusqu'au tome 11 mais j'ai trouvé ce 2è cycle beaucoup moins intéressant. Un côté huis clos au début qui s'étale péniblement sur deux tomes, l'équipage (incomplet !) éparpillé sur plusieurs bateaux, un recyclage d'une relation paternelle à la Vador qui se veut trop coup de théâtre, je n'ai plus accroché. Je laisse la parole aux deux chroniqueurs ci-dessous :


Citation :
Et si nous commencions par un peu de chronologie ?
2005 : Jean-Luc Istin et Guy Michel signent le premier tome du Sang du dragon, série à succès du catalogue Soleil.
2009 : le même Istin fait appel à Stéphane Créty pour illustrer Hannibal Mériadec et les larmes d’Odin, spin-off centré sur le passé du personnage principal.
2011 : Guy Michel s’en va voguer vers d’autres rivages et Stéphane Créty, toujours lui, reprend Le sang du dragon, laissant le spin-off inachevé à l’heure où paraît le septième volume de la série-mère, objet de la présente chronique.

Pourquoi ce bilan est-il nécessaire ? Tout simplement parce qu’il explique la seule raison d’être de cet album : mettre de l’ordre dans tout ça. En effet, le scénario est coupé en deux moitiés bien distinctes : alors que la première clôture tant bien que mal l’histoire laissée ouverte par l’opus précédent, la deuxième sert d'introduction au cycle qui va suivre, sorte de teaser qui, en plus, renvoie au spin-off. Bref, les auteurs rassemblent le tout en une seule trame, permettant au lecteur d’y voir plus clair. Effort louable en soi, mais qui n’est pas sans conséquence dommageable pour leur public. Celui-ci se retrouve avec deux morceaux de récit sans véritable rythme, l’impression qui domine étant celle d’un remplissage un peu vain au service d’un ensemble qui n’était probablement pas prévu dès le départ. Le peu d'éléments distillés dans les dernières pages fait d'ailleurs craindre un détricotage à venir d'une partie de ce qui a été réalisé précédemment.

Il y a, semble-t-il, la volonté de tout boucler pour partir vers de nouvelles latitudes. Soit. Cela devait-il pour autant se faire au prix d’un album finalement peu intéressant et, d’un point de vue purement visuel, qui n’est pas à la hauteur des précédents ? Si l’évolution du style de Stéphane Créty, plus aéré et fortement influencé par la culture comics, n’est pas à remettre en cause, le manque de détails dans les décors et de soin apporté aux postures et proportions des personnages détone par rapport aux débuts de la saga.

En un mot comme en cent, Le sang du dragon est la parfaite illustration du mal qui frappe de nos jours l’édition de bandes dessinées : certaines séries s’arrêtent prématurément, faute d’un lectorat suffisant, alors que d’autres s’éternisent tandis qu’elles auraient gagné à se terminer à temps. Il restera aux lecteurs qui ne veulent pas poursuivre l'aventure de considérer les sept premiers tomes comme formant un cycle complet... et d'ignorer superbement les pages qui allongent la sauce.
Par D. Wesel

Citation :
Je suis la série depuis le premier tome avec le même intérêt. Quel mélange étonnant! Des pirate, des elfes, le roi Louis XIV, de la magie celtique et des bordées de canon! L'étrange Capitaine Hannibal Meriadec mène son équipage de forbans en quête d'un fabuleux trésor, du moins apparemment car il s'agit bien moins d'or que de vengeance. Ce tome 7 est bizarrement construit. La première moitié de l'album marque l'épilogue de la quête engagée depuis le tome 1 à savoir l'accomplissement de la vengeance du Capitaine Meriadec, une bataille finale sur un lieu pas moins prestigieux que Versailles!
La deuxième partie commence quelques années plus tard avec les lieutenants du Capitaine qui profitent de leur part toute quiétude quand d'étranges hommes de main viennent les interroger pour retrouver le Capitaine Mériadec. Ils vont devoir se défendre avant de chercher à rejoindre leur ancien Capitaine. Évidemment, l'album de termine sur une nouvelle fracassante qui va nous mettre en appétit pour la suite. Donc, voilà un album de transition très réussi malgré sa construction atypique.
Par Grimm


La suite n'a pas vraiment tenu ses promesses pour l'instant, en ce qui me concerne, mais si le retour à la terre ferme et le Nouveau Monde apportent une bouffée d'oxygène au second cycle.
Pour l'instant, je conseille la lecture des premiers tomes, même si le premier cycle s'achève curieusement et un peu trop hâtivement.

Abordage ou sabordage ? :


Mille sabords ! Voir cette fin du cycle au beau milieu d'un tome, c'est dur à avaler. Mais ce n'est pas tout : les 2 premières rééditions en intégrales des tomes 1 à 3, et 4 à 6, ne vont donc pas avoir une vraie fin ! Pour lire les quelques pages finales du premier cycle, il faut le 7 è tome, qui figure dans l'intégrale des tomes 7 à 9. Cette intégrale était l'occasion de réunir les tomes 1 à 6 et leur fin... et bien non ! Une occasion manquée de rectifier le tir, qui prolonge l'impression de sabordage. À cause de ce découpage totalement bancal et très frustrant, je n'en ferais pas l'acquisition.

Par ailleur le 2è cycle fait plutôt réchauffé en comparaison. Dommage.

   Au-delà des brumes (2005)
   La Pierre de Gaëldenn (2006)
   Au nom du père (2007)
   L’Enchanteur Iweret (2009)
   Ce bon vieux Louis (2011)
   Vengeance (2012)
   L'Homme au masque de fer (2013)
   La promesse est une dette (2014)
   Au nom de... Satan ! (2015)
   Lilith (2016)
   Tu es ma chair (2016)

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VIC

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MessageSujet: Re: PIRATES : BD dans l'univers de la flibuste   Dim 30 Juil - 15:35

BARRACUDA


Citation :


À bord du Barracuda, les hommes de Blackdog affûtent lames et grappins en vue d'un abordage juteux ! La routine pour Raffy, le fils de Blackdog, qui a déjà fait couler beaucoup de son sang pour son jeune âge. Pour Emilio et Maria, jeunes nobles espagnols, le choc est plus brutal. Vendus comme esclaves à Puerto Blanco, ils se font en outre dérober la carte qui mène au diamant du Kashar, le plus gros du monde, connu pour n'avoir jamais entraîné que mort et désolation dans son sillage ! Il en faut plus pour décourager les pirates du Barracuda, qui savent que butin rime souvent avec destin...

Barracuda est une série de BD complète et finie en 6 tomes dans l'univers de la piraterie.
Elle est signée au scénario par Jean Dufaux, auteur de plus de 200 volumes à ce jour (séries  Djinn, La Complainte des landes perdues, Double masque, Croisades, etc.), qui a pris aussi la suite de Jean Van Hamme au scénario de la reprise de Blake et Mortimer, pour l'album L'Onde Septimus. Histoire d'associer les contraires, d'un côté le très expérimenté, et de l'autre, un dessinateur dont c'est la première grande fresque : Jérémy.

Mon avis :

Barracuda se lit très bien grâce à un scénario intelligent. Il s'agit d'un univers de pirates avec une dose de fantastique mais celle-ci n'est pas omniprésente. Comme le disaient les auteurs, ils ont cherché un "juste milieu" en voulant éviter l'écueil de Pirate des Caraïbes qui versait dans la caricature, les excès, et la surenchère de fantastique. Du fantastique, nous en aurons quand même.
Les auteurs précisent qu'ils ont voulu aussi prendre un contrepied intéressant face classiques du genre : ici, peu de scènes en mer, l'essentiel se déroulera à terre (enfin, sur une île... on notera que c'était déjà le cas avec l'Ile au Trésor, l'indiscutable grand classique fondateur).

Du côté des héros, et bien, peut-être que le public visé a eu de l'influence sur le casting, car nous nous retrouvons avec 3 jeunes gens, Emilio, Raffy, et Maria.
Emilio se joue Chevalier d'Eon niveau travestissement, par ailleurs avec une bonne justification scénaristique. Mais bon, j'ai eu l'impression que son histoire lorgnait vers les mangas d'amourette entre personnes du même sexe, il paraît que c'est très à la mode.
Raffy incarne quant à lui le fils de Blackdog, un chef pirate redouté.
Maria vaut également le détour, elle va nous surprendre de part sa vengeance.

L'un des forces de cette saga réside dans ses personnages secondaires. Il y en a beaucoup, même si certains auraient pu davantage être développés (je pense aux moines notamment, ou à un esclave noir en particulier). La Gouverneure Jean Coupe Droit est un canon et on se demande comment une personne aussi jeune en est arrivé là, ça n'est pas très crédible malgré les explications. Ceci dit je ne me plains pas de sa plastique, mais elle me rappelle furieusement le Dr Mongomery, la gynécologue rousse de Grace Anatomy). Par ailleurs, la principale prostituée lui ressemble trop graphiquement, dommage pour la variété.

Au final, la saga est très divertissante, mais j'ai du mal à lui pardonner certains côtés qui m'ont gêné, comme ce casting de personnages à la mode, avec trop de héros "jeune et beau". N'hésitez pas à la lire et à vous faire votre propre avis.
On notera que les 6 tomes viennent de sortir en intégrale de luxe, dans un coffret en bois.



Emilio, Raffy, et Maria


On se rapproche du supplice de la planche ... de BD !


Une démarche marketing : associer les lecteurs à un casting pour se voir représentés dans la BD.

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