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 HOKUSAI (1760-1849) ESTAMPES JAPONAISES

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VIC

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MessageSujet: HOKUSAI (1760-1849) ESTAMPES JAPONAISES   Sam 18 Mar - 23:00

HOKUSAI

Katsushika Hokusai (1760-1849), est né à Edo (actuel Tokyo)  est un peintre, dessinateur spécialiste de l’ukiyo-e, graveur et auteur d'écrits populaires japonais. Hokusai est connu aussi sous son surnom de « Vieux Fou de dessin » ( Gakyōjin). Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Vincent van Gogh, Claude Monet et Alfred Sisley, voire le mouvement artistique appelé japonisme. Il est parfois vu comme le père du manga, mot qu'il a inventé et qui signifie à peu près « esquisse spontanée ». En 1814, il publie son Manga regroupant croquis et dessins. Les Trente-six vues du mont Fuji (1831-1833) comptant en réalité 46 estampes et La Grande Vague de Kanagawa (1831) sont ses œuvres les plus connues. La couverture de la partition de La Mer (1905) de Claude Debussy reproduit notamment la Vague de Hokusai. Le peintre japonais laisse derrière lui près de 30 000 dessins.


Les Trente-Six Vues du Mont Fuji sont une série de quarante-six estampes dont les dates d'édition s'étendent entre 1831-1833. Elles représentent le mont Fuji depuis différents lieux, suivant les saisons. Cette série est aujourd'hui très célèbre car elle marque l'intégration dans les thèmes de la tradition japonaise des modes de représentation occidentaux, et en particulier de la perspective utilisée dans la peinture occidentale.
Dix estampes paraissent d'abord, dont La Grande Vague de Kanagawa, Le Fuji par temps clair et L'Orage sous le sommet, souvent considérées comme les trois plus célèbres estampes japonaises et dont le succès fut immédiat.

Quelques autres estampes tirées des Vues du Mont Fugi :


La Grande Vague de Kanagawa


Le Fuji par temps clair


L'Orage sous le sommet

Le bleu de Prusse, appelé également bleu de Berlin, était un pigment seulement importé de Hollande depuis 1820, que l'on retrouve dans les Trente-Six Vues du Mont Fuji, notamment dans La Grande Vague ou Le lac Suwa dans la province de Shinano. Cette couleur transforma l'aspect des estampes ; elle fut utilisée pour la première fois par le peintre Ooka Shunboku en 1829 et connut un succès immédiat. Les artistes l'utilisèrent d'autant plus qu'ils étaient contraints par la censure à n'utiliser qu'un nombre restreint de couleurs et qu'ils avaient réalisé les immenses ressources qu'ils pouvaient tirer de ce seul bleu.


L'ukiyo-e (signifiant « image du monde flottant ») est un mouvement artistique japonais de l'époque d’Edo (1603-1868) comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois (xylogravure).
Les thèmes de l’ukiyo-e sont également tout à fait nouveaux, car ils correspondent aux centres d'intérêt de la bourgeoisie : les jolies femmes et les oiran (courtisanes) célèbres, les shunga (scènes érotiques), le théâtre kabuki et les lutteurs de sumo, les yōkai (créatures fantastiques), les egoyomi (calendriers) et les surimono (cartes de vœux), le spectacle de la nature et des meisho-e (lieux célèbres).

Alors qu'il passe au Japon pour vulgaire de par sa valorisation de sujets issus du quotidien et de sa publication de masse liée à la technique d'impression de l'estampe, ce genre connaît à la fin du XIXe siècle un grand succès auprès des Occidentaux. Après l’ouverture forcée par l'attaque des Navires noirs américains et la signature du traité inégal de la Convention de Kanagawa, le pays est forcé d'accepter le commerce avec le monde occidental (États-Unis, Royaume-Uni, France, Pays-Bas et Russie) à partir de 1858. L'arrivée en grande quantité de ces estampes japonaises en Europe et la naissance du japonisme influencent alors fortement la peinture européenne et, en particulier, l'école de Pont-Aven avec Camille Pissaro, Paul Cézanne, Émile Bernard puis Paul Gauguin, et les impressionnistes.


Le japonisme est l'influence de la civilisation et de l'art japonais sur les artistes et écrivains, premièrement français, puis occidentaux. L'art qui résulta de cette influence est qualifié de japonesque.Dans le dernier quart du XIXe siècle, l’ukiyo-e devient une nouvelle source d'inspiration pour les peintres impressionnistes européens puis pour les artistes Art nouveau. C'est dans une série d’articles publiés en 1872 pour la revue Renaissance littéraire et artistique, que le collectionneur Philippe Burty donne un nom à cette révolution : le japonisme.


La Rue Suruga à Edo


Le temple d'Asakusa Honganji dans la capitale orientale


Ejiri dans la province de Suruga


La passe d'Inume dans la province de Kai


Le lac Suwa dans la province de Shinano


La Tama dans la province de Musashi


Maison de thé à Koishikawa, le matin après une chute de neige


Umezawa dans la province de Sagami


Le village de Sekiya sur la Sumida


La scierie à Honjo


Le pêcheur de Kajikazawa


Reflet du mont Fuji dans le lac Kawaguchi, vu depuis le col Misaka dans la province de Kai

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MessageSujet: Re: HOKUSAI (1760-1849) ESTAMPES JAPONAISES   Dim 19 Mar - 12:38

Le maître, avec Hiroshige. Bien sûr, il y en a d'autres (et notre forum nous a permis d'en découvrir certains), ces deux incontournables sont le sophora qui cache la forêt...
Il n'empêche, on a là sans doute l'essence, la source. L'esthétique japonaise dans ce qu'elle a de plus essentiel, qui se reconnaît automatiquement, l'image qui nous en vient aussitôt à l'esprit. Comme les hiéroglyphes et les fresques des tombes avec leurs personnages stylisés de profil qui évoquent immédiatement la civilisation égyptienne. Il y a le thé vert, les kimonos, les jardins et les pavillons aux toits recourbés, les idéogrammes... Et il y ces estampes, ces dessins, il y a Hokusai. Même si, encore une fois, il n'était pas le seul, son œuvre reste pour moi la carte de visite de l'esthétique japonaise.
Non seulement il était talentueux, mais il a créé tout un mouvement, une influence qui a perduré après lui et influencé des générations d'artistes, de surcroît non japonais, à la base étrangers à cet art, à ce style.
Incontournable.
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MessageSujet: Re: HOKUSAI (1760-1849) ESTAMPES JAPONAISES   Lun 20 Mar - 14:22

Nan mais carrément quoi. Le jour où je suis riche, j'achète une maison avec une pièce de plus rien que pour mettre des reproductions d'Hokusai (même en étant super-riche, je me contenterai des reproductions, les originaux ont leur place dans un musée pour profiter à tous). Ou alors je passe mes dan d'aïkido, mon BF ou BE et j'ouvre un dojo juste pour pouvoir le décorer.
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VIC

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MessageSujet: Re: HOKUSAI (1760-1849) ESTAMPES JAPONAISES   Lun 20 Mar - 22:43

Voyageur Solitaire a écrit:
Le maître, avec Hiroshige...
Je prépare aussi un article galerie sur Hiroshige pour dans 15 jours.

En attendant, vous pouvez voir 46 (!) des 36 Vues du Mont Fugi ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trente-six_vues_du_mont_Fuji

Pour ceux qui en veulent plus, Les Cent vues du mont Fuji (Fugaku-hyakkei) est une série d'estampes réalisées par Katsushika Hokusai (1760-1849), alors âgé de 74 ans, et dont les dates d'édition s'étendent entre 1834 et 1840. Cette série fait suite à la célèbre série des Trente-six Vues du mont Fuji (Fugaku-sanjûrokkei), publiée entre 1830-31 et 1833.




Kaijo no fuji, estampe tirée du second volume des Cent vues du mont Fuji. Avant et après colorisation.


Sinon, le "Vieux Fou de dessin" ne s'est pas contenté de représenter le Mont Fugi :


Tour des chutes d’eau des différentes provinces (shokoku taki meguri)
La cascade de Kirifuri sur le Mont Kurokami dans la province de Shimotsuke, 1833, Hokusai Katsushika


Mille Images de l’océan dans la province de Shimosa, 1832-1834, zen Hokusai

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