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 EXCALIBUR (John Boorman)

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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: EXCALIBUR (John Boorman)   Ven 24 Fév - 16:26

EXCALIBUR


Excalibur est un film de John Boorman, réalisé en 1981. Un film devenu culte et qui reste une référence du mythe arthurien au cinéma malgré les années écoulées. Entièrement tourné en Irlande, il a lancé la carrière de certains acteurs comme Liam Neeson, Patrick Stewart et Gabriel Byrne, qui jouent dans des rôles secondaires. Plutôt bien accueilli par le public à sa sortie en salles, mais de façon plus mitigée par la critique, il est désormais considéré, pour son aspect visuel, sa bande originale et sa symbolique, comme un film culte des années 1980.
La grande force du film réside en effet dans son esthétique et son visuel : la première partie est sombre, avec une dominante de vert qui rapelle les profondeurs d'une forêt et contribue à un certain côté païen. Au contraire, la partie principale du film (qui correspond à l'apogée de Camelot) est inondée de lumière, avec des armures étincelantes aux reflets presque chromatiques. Le film bascule alors dans le mysticisme, la féerie et prends une tournure onirique, avant de revenir au sombre, zébré de sang et de feu, lors de la dernière partie qui relate l'effondrement de Camelot.
Boorman échappe au Merlin en chapeau pointu et robe étoilée pour nous livrer un enchanteur clairement païen et druidique, non dénué d'humour. Le côté sexuel n'est pas oublié avec quelques nus et la liaison incestueuse d'Arthur avec sa demi-soeur Morgane.
Signalons enfin la bande-son avec quelques morceaux épiques de Carmina Burana de Carl Orff.
Au final, malgré les années, EXCALIBUR reste une référence, avec un visuel trés fort et des images passéistes qui n'en sont pas moins restées dans les mémoires. Un classique.

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MessageSujet: EXCALIBUR (John Boorman)   Jeu 9 Mai - 8:21

J'ai réussi à me caser une soirée pour le revoir, ça faisait un bail ! Et je n'ai pas été déçu !
Bon, d'accord, ça a vieilli quand-même, faut pas se leurrer : certains décors sentent bon le polystyrène et le carton et les effets lumineux sont parfois assez psychédéliques, transformant Camelot en boîte de nuit très 70's... Les armures sont assez étonnantes aussi, complètement anachroniques, armures de plates Renaissance alors que la geste arthurienne se situe à la fin de l'Antiquité, après l'effondrement de l'empire romain. Sans parler des tenues de Morgane faisant penser à certains costumes de scène de Lady Gaga...
Mais on s'en fout ! Le film garde une atmosphère inimitable, une poésie certaine, un côté païen et onirique magistral. C'est mystique, épique et encore une fois poétique, avec une violence presque "belle". Certaines scènes ressemblent à des tableaux préraphaélites, Camelot est rendu d'une manière féérique, avec ses inombrables bougies se reflétant dans les petits miroirs circulaires ornant les murs en dizaines de reflets... C'est païen et mystique, passionné et tragique, c'est l'amour et la haine, la mort et la vie, le destin...
Un film porté par une esthétique et une atmosphère qui gardent tout leur pouvoir intact, des années plus tard et des acteurs qui savent jouer. Justement parce que les moyens de l'époque étaient limités et poussaient à stimuler l'imaginaire, à s'investir et se dépasser. Un tel film serait impossible aujourd'hui, on aurait un film aseptisé avec des décors immenses à la Star Wars "Prélogie", un déluge de numérique et toutes les scènes de nudité censurées, tout le côté païen gommé pour une bluette sentimentale à la Twilight.

John Boorman a vraiment créé une oeuvre atypique et unique avec ce film.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Lun 17 Mar - 19:04

J'ai revu ce film dernièrement, que je n'avais pas vu depuis fort longtemps. J'avais des souvenirs mitigés, il faut dire que je l'avais vu quand je devais avoir 20 ou 21 ans, pas forcement un âge ou on peut apprécier ce genre de film.
Il en résulte un film unique, sorte d'ovni du début des années 80. Mélange de fantasy, de magie, d'onirisme, une sorte d'opéra arthurien à ciel ouvert.
Les couleurs rendent bien l'ambiance particulière du film, tantôt sombres et pesantes, tantôt clairs et lumineuses. Et les scènes des batailles avec les armures si caractéristiques et lumineuses apportent un plus glorieux au film.
Le casting est très bon, on sent la touche british, et l'atmosphère du début des années 80. D'ailleurs heureusement que le film n'a pas été réalisé récemment, sinon on aurait eu une production sans âme avec un déluge d'effet spéciaux indigents.
La BO est aussi marquante, épique, parfois douce, inquiétante, baroque, proche de l'opéra. Un film hors du temps, devenu culte et unique, une bien belle réalisation.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Lun 17 Mar - 19:54

Je crois que toi et moi avons tout dit dans nos deux critiques  Very Happy 
Une oeuvre unique, qui ne pouvait exister que dans les années 80. Derrière les effets kitsh et les décors parfois improbables, il y a une atmosphère unique, onirique, baroque et poétique inimitable. Un opéra Fantasy, une tragédie grecque. Tous les acteurs/actrices sont excellents, Merlin (traité de façon totalement inattendu) et Morgane (Helen Mirren quand-même) porteraient le film à eux seuls. Et Guenièvre est bien belle, surtout quand elle galope vers Lancelot à travers de magnifiques paysages...
Perso, je peux le revoir sans me lasser.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Sam 22 Mar - 16:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Lun 17 Mar - 20:58

Je l'avais enregistré en V.O dans les années 90 et je l'ai toujours. Il faudra que je me le revois aussi, tiens.

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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Dim 6 Avr - 14:11

Outre son esthétique, je crois que ce qui fait la force de ce film est son concept central: ce n'est pas un film qui se soucie des personnages ( qui apparaissent et disparaissent selon la nécessité de l'histoire ) mais un film sur les valeurs médiévales dans un monde qu'elles régissent.

La première, bien sûr, est celle que le roi n'est plus un homme ordinaire mais une extension de son royaume et doit agir comme tel - ici le lien entre les deux est représenté par Excalibur.

Parce qu'Uther n'a jamais été capable de le comprendre, il a échoué, est mort et on peut dire qu'il a préparé la mort de son fils en suscitant la haine de Morgane.
Arthur faute une première fois dans son duel contre Lancelot; s'il se repent et que son faux pas semble effacé, il n'aboutit pas moins à la première rencontre entre Guenièvre et Lancelot.
Les machinations de Morgane aboutissent à la mise en accusation de Guenièvre; en cette occasion Arthur agit en roi en remettant sa défense à un champion, mais cela pousse Guenièvre, incapable de le comprendre, à le trahir avec Lancelot.
Sous le choc de cette trahison, l'homme Arthur est écrasé et renonce à ses devoirs de roi: la dégradation du royaume, la mort de presque tous les chevaliers, peut-être la fin d'un monde fondé sur la chevalerie s'ensuivent.
Une fois guéri par la quête de Perceval et ayant recouvré Excalibur, Arthur empêche au moins le triomphe du Mal et sauve sa légende pour inspirer l'avenir…
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Dim 6 Avr - 15:09

Analyse des plus pertinentes et que je partage entièrement.
Contrairement à son père, Arthur est bel et bien l'incarnation de son royaume par le lien d'Excalibur. Il est le roi avant tout. "Avant d'être mon époux ? Avant de m'aimer ?" demande Guenièvre. Et la réponse est oui. Et effectivement, Guenièvre voit en cette réponse un abandon, une trahison de celui qui est son époux légitime, ce qui pour elle doit passer avant tout. Vanité féminine pourrais-je presque dire, avec un brin de misogynie bien inhabituel chez moi. "Trahie" par son époux et champion légitime pour des raisons qu'elle ne peut comprendre, plus rien ne retient Guenièvre de se donner à celui dont elle est tombée amoureuse et qui, lui, la fera passer avant tout.

La relation Arthur-Lancelot est assez étonnante. Arthur n'hésite pas à dire à Guenièvre :"Vous êtes les deux personnes que j'aime le plus au monde". Lancelot est presque déifié par ses pairs, son absence est vécue de façon presque douloureuse, Gauvain s'exclame :"Y en a-t-il un parmi nous pour qui il n'est pas un dieu ?" Pourtant, Arthur n'en ressent nulle jalousie. Au contraire, il demande même que l'on remplisse la coupe de Lancelot absent pour "lui prouver notre amour et montrer que nous ne l'oublions pas". Ces trois là, Arthur-Guenièvre-Lancelot forment bel et bien un triangle amoureux (en dehors de toute connotation sexuelle), le mari-la femme-le meilleur ami. Je me demande si un réalisateur d'aujourd'hui aurait su traiter cette relation sans tomber dans la caricature ou l'indigence.

Enfin, au niveau des personnages, si Merlin est remarquablement traité et interprété, c'est pour moi Morgane qui crève l'écran. Vénéneuse, intrigante, séduisante et irrésistible mais d'une manière fatale, funeste. Avide de savoir, de connaissance, mais pour le pouvoir, la puissance. Interprétation impeccable d'Helen Mirren.
Sans oublier ce lien particulier qui unit Morgane à son père. "Tu as les yeux de ton père" lui répètent les hommes qui la croisent. Les yeux de son père qu'elle ferme elle-même, encore enfant, quand on ramène son corps sans vie. Geste hautement symbolique.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Lun 26 Mai - 0:11

Voyageur Solitaire a écrit:

La relation Arthur-Lancelot est assez étonnante. Arthur n'hésite pas à dire à Guenièvre :"Vous êtes les deux personnes que j'aime le plus au monde". Lancelot est presque déifié par ses pairs, son absence est vécue de façon presque douloureuse, Gauvain s'exclame :"Y en a-t-il un parmi nous pour qui il n'est pas un dieu ?" Pourtant, Arthur n'en ressent nulle jalousie. Au contraire, il demande même que l'on remplisse la coupe de Lancelot absent pour "lui prouver notre amour et montrer que nous ne l'oublions pas".

C'est très juste, et je pense qu'il faut relier cette déification à la dénonciation par Lancelot de la chevalerie dans une scène apocalyptique: "ils se sont érigés en dieux…" ( they have made gods of themselves ). Au moment de sa mort, Arthur lui dit qu'il est ce qu'il y a de meilleur en l'homme… faut-il relier cela à la constatation désabusée de Merlin, "les dieux s'en vont, le temps du Dieu Unique vient" ?

D'autre part,  Merlin exprime de la surprise à quatre reprises, et chaque fois en relation avec Excalibur.
- quand Uther la fiche dans le rocher
- quand Arthur la tend à Uryens
- quand elle est brisée dans le duel entre Arthur et Lancelot
- quand Arthur l'enfonce de toutes ses forces dans le sol
Spoiler:
 
Si on ajoute à cela la question d'Arthur, "Excalibur aussi fait partie du Dragon ?", il semble donc bien qu'Excalibur soit cette partie du Dragon que Merlin ne peut contrôler…
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Lun 26 Mai - 15:43

La franchise de Lancelot est très étonnante également. En témoigne la scène où il escorte Guenièvre vers son futur époux. Chevauchant à ses côtés, Guenièvre le taquine en lui demandant si une dame occupe ses pensées et il lui répond :"Oui, une seule, vous" sans détours. Il est déjà amoureux d'elle, il le sait et le lui avoue avec franchise.
Dans ce triangle sentimental, il n'y a pas d'hypocrisie, les sentiments sont nets et affichés. Boorman ne fait pas dans la demi-mesure ou la nuance, ses personnages sont entiers et parfaitement conscients, au fond d'eux-même, de ce qui se prépare.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Jeu 30 Oct - 11:34

la formule du Charme de Création, pour que vous aussi puissiez créer du brouillard…

Anál nathrach, orth’ bháis’s bethad, do chél dénmhe

soit en irlandais ancien: Souffle du serpent, charme de mort et de vie, ton présage de création
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Jeu 30 Oct - 19:08

Je préfère l'utiliser pour prendre l'apparence du mari de la belle Ygrène et la rejoindre pour la nuit...
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Ven 27 Nov - 1:37

C'est un de mes films préférés.
Je le trouve, à plus d'un titre, époustouflant, merveilleux, empreint de poésie et d'une richesse folle malgré son apparente simplicité. Mon seul grief est que l'on donne (encore une fois et même si le film se base avant tout sur les écrits de Mallory) la vision d'une Morgane maléfique, vision assez tardive. Mais c'est bien mon seul grief et c'est bien peu, et je trouve Helen Mirren excellente dans ce rôle ("vénéneuse" est le mot juste ! et Mirren est de toute façon toujours excellente).
J'aime tout de ce film et je continue de penser que c'est l'une des plus belles adaptations du Mythe Arthurien. Me touche également le rapport à la Nature (très importante dans l'oeuvre de Boorman) et surtout la fin de la chevalerie, cette idée tragique que la Magie s'efface progressivement (les apparitions de Merlin se font de plus en plus rares au fur et à mesure du film, et le Grand Dieu Pan est mort, dit le marin...).
Étrangement, j'ai la sensation qu'il ne se dévoile pas si facilement, si je tiens compte des avis de proches et de relations amicales qui ne l'apprécient guère et qui, pire, s'ennuient en le regardant. Je ne comprends pas comment l'on peut s'ennuyer en le visionnant.

Voyageur Solitaire a écrit:
La franchise de Lancelot est très étonnante également.

Je suis heureuse que cet aspect soit évoqué. Smile
J'ai beaucoup d'affection pour le personnage de Lancelot globalement (c'est à dire, dans les différentes versions et autres variations) parce que, justement, j'aime cette franchise, cette façon de s'exprimer sans détour. Oui, il ne triche pas, ne ment pas, quitte à s'exprimer avec brutalité ; il a en lui la gravité d'un enfant et, comme l'enfant, il ne déguise pas son être, il ne joue pas à ''faire semblant'', comme la plupart des adultes. Je trouve cet aspect magnifique. Beaucoup diraient de lui qu'il est psycho-rigide (ou, comme T.H. White, qu'il est masochiste) mais je ne suis pas d'accord avec cette interprétation. Bien sûr, c'est ce que moi, je perçois de Lancelot. Et je pourrais dire la même chose concernant Arthur, dont j'aime la mélancolie et la modestie. Et j'aime la façon dont ils sont dessinés : des archétypes mais pourtant terriblement humains.

J'ai maintenant très envie de revoir ce film. (Et ces Terres me rendent décidément très bavarde.)
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Ven 27 Nov - 16:35

Pour moi, ce film est avant tout poétique, onirique et sensuel, c'est un OVNI, une vision unique du mythe arturien. A en oublier le côté kitsh, les effets lumineux un peu psychédéliques, les décors qui sentent bon le carton-pâte et certains costumes achetés à "Tout pour la fête"... Le film va clairement au-delà.

Le glissement d'époque, le changement d'ère est évident, d'où la mélancolie désabusée de Merlin :
- C'est l'avènement du dieu unique, des hommes et de leur univers...
- Mais le pouvoir, la joie ? demande Morgane.
- Des moments. Des moments qui passent.
L'avènement de Camelot, d'Avalon, est un moment de bascule, le monde païen, celui des fées, des esprits des bois et des sources s'achève, celui du christianisme triomphant s'amorce.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Sam 28 Nov - 0:48

Voyageur Solitaire a écrit:
A en oublier le côté kitsh, les effets lumineux un peu psychédéliques, les décors qui sentent bon le carton-pâte et certains costumes achetés à "Tout pour la fête"...

C'est amusant, cela ne m'a jamais marquée. Beaucoup de gens, pourtant, ont essayé de m'ouvrir les yeux à ce sujet... je pense que parce que je l'ai découvert assez jeune, je n'y ai tout simplement pas fait attention.
De toute façon, on ne peut pas faire plus kitsch que le Perceval le Gallois de Rohmer.

Voyageur Solitaire a écrit:
Le glissement d'époque, le changement d'ère est évident

Je voulais seulement évoquer ce motif.
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MessageSujet: Re: EXCALIBUR (John Boorman)   Sam 2 Jan - 17:02

On en apprend toujours, même 30 ans après... Faisant des recherches sur ce film, j'ai ainsi découvert que la complicité à l'écran entre Gauvin/Liam Neeson et Morgane/Helen Mirren n'était pas seulement un jeu d'acteur ou pour les besoins du scénario (scène du repas où Morgane monte la tête de Gauvin contre Guenièvre, le poussant à accuser la reine d'adultère) :


En effet, les deux sont tombés amoureux en se rencontrant sur le tournage, entamant une liaison de quatre ans. Helen Mirren l'a confirmé lors d'une interwiew récente, assurant avoir été impressionnée au début, Neeson mesurant 1,93 m...
Témoignage de cette liaison, une bien belle photo prise pendant une pause du tournage (dommage qu'elle ne soit pas en couleurs) :

(photo de/by : maguzz.fr)

C'était VS en mode "presse people"...
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