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 Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)

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cdang

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MessageSujet: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mar 3 Jan - 15:31

Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Damnation Alley, Roger Zelazny, 1969)


L'univers

Citation :
(p. 222) Nous avions installé des colonies sur la lune, sur Mars, sur Titan. […] Nous avions fondé une Fédération universelle des nations. Et où cela nous a-t-il mené ? En trois jours, nous avons transformé la planète en un Enfer. J'étais là quand les missiles sont tombés, Karen. Je suis resté cramponné à la radio jusqu'à ce que toutes les émissions cessent. New York et toutes les autres grandes villes effacées de la carte. Des continents entiers dévastés. Seules les îles y ont peut-être échappé — le Japon, les Caraïbes, Hawaï, les îles grecques. Peut-être qu'il y a des survivants au Japon et en Méditerranée. Je ne sais pas. Mais j'étais là quand la fin du monde est arrivée.

[…]

(p. 139) les survivants ont envahi les rares universités encore debout et ils ont massacré tous les enseignants. De physique, d'anglais, de sociologie, de linguistique, pour eux c'était pareil : tous les profs étaient des « savants » et les « savants » sont responsables des guerres, c'est bien connu. […] Ils ont été fusillés, lynchés ou crucifiés.

[…]


(p. 228) Un tableau. Plus d'intrigue, et plus de personnages. Mettez un cadre autour si cela vous chante. Et donnez lui un nom, le nom que vous voudrez. Le Chaos. L'Aube de la Création. L'Apocalypse. Ou… (choisissez votre propre titre).

Une tentative de description donnerait ce qui suit : des milliers de colonnes, semblables à ce qu'aperçut Mermoz quand, traversant l'Atlantique Sud en hydravion, il aborda une zone connue sous le nom de « pot au noir », au larges des côtes de l'Afrique — des colonnes gigantesques où grondaient sourdement tous les courants ascendants de la mer et des terres — la queue des cyclones « dressés comme une muraille » pour reprendre l'expression de Saint-Exupéry, et qui d'abord oscillent, s'enflant en leur sommet, pour ensuite rester immobiles comme des édifices géants, d'immenses arcades soutenant les Vents déchaînés qui, inlassablement, tournent autour du globe, les nourrissant de tout ce qu'ils moissonnent sur terre et dans les mers […] ; si vous êtes encore là pour contempler l'atroce spectacle, sait-on jamais, vous verrez comment le ciel absorbe en lui la terre et l'eau, les mêlant, eux qui furent séparés depuis les jours de la Création, les transformant en un unique plasma qu'il façonne et resserre pour en faire des fleuves d'obscurité striant la voûte céleste hachurée d'une myriade de points indécis, les dispersant en nébuleuses […], jonglant avec un milliard de particules solides, liquides et gazeuses, parcourant des orbites inouïes, s'écrasant parfois, se fracassant sur les cimes des montagnes, les faîtes des arbres géants, les toits des gratte-ciel, plongeant parfois jusqu'au ras du sol pour ravager jusqu'aux étendues  plates et les orner de leurs fracassements, les parer des couleurs du désastre, de la terre retournée et fertilisée, déversant ainsi des pluies de rochers, de branches, de fossiles terrestres et marins, de plâtras, de métal, de sable, de flammes, de poutrelles, de verre brisé, de coraux et parfois simplement d'eau, punissant la terre et la mer de lui avoir porté préjudice en engendrant des créatures qui, n'observant pas l'ancien pacte des éléments, l'avaient souillé de millions de polluants, avaient chargé l'atmosphère des ions de cinq cents têtes nucléaires prématurément explosées et avaient troublé son azur limpide au cours des trois journées où tous les pactes furent rompus […] ; […] mais considérez un instant les mille colonnes du ciel, et tant d'autres encore, invisibles, qui nous font pressentir que le monde est un lieu dont l'accès est désormais barré au genre humain : ainsi dressées pour alimenter les vents circulaires, ces choses seront peut-être un jour l'objet de quelque culte, si elles subsistent, et s'il reste des hommes pour les adorer, car elles surgissent pareil à des anges de la poussière des terres et de la surface des mers et montent jusqu'à des hauteurs qu'aucun homme ne peut plus atteindre pour ensuite, comme la communion des saints, lier ce qui est en haut à ce qui est en bas […] ; vous verrez si vous êtes encore là pour voir l'atroce spectacle, sait-on jamais, l'éclat en ténèbres mué, le ciel subissant l'attraction des marées là où jadis il n'y avait point de mer, mais rien que du soleil, du bleu, des cirrus et des cumulus en pagaille, tandis que montent en lui une ville entière, une maison, un chien, un homme, tandis qu'ils s'y transfigurent et redescendent sous forme de scories qui seront le ferment du limon primordial qui s'écoule comme une bave des lèvres jadis bleues, pour revivre peut-être, protozoaires voués à l'immortalité […].

Cela, plus que tout au monde, mérite d'être considéré.

Un tableau. Plus d'intrigue et plus de personnage.

Qu'est-ce qui est si proche et pourtant très loin ?

Mettez un cadre autour si cela vous chante, et donnez-lui un nom, le nom que vous voudrez, si vous tenez à lui en donner un.

Mais les Vents continueront à hurler, et peut-être serez-vous encore là pour les entendre, sait-on jamais, les Vents seront les sept voix du Jugement et, vraiment, aucun mot ne suffira à nommer ce qui se produira alors.


Nous sommes quelques décennies après les Trois Jours. Deux sociétés se sont réorganisées : la république de Los Angeles sur la côte ouest et la république de Boston sur la côte est. Entre les deux : l'Enfer, une zone dévastée alternant cratères — les villes frappées par les ogives nucléaires —, déserts vitrifiés, volcans et steppes peuplée d'animaux mutants monstrueux : gilas géants, chauve-souris géantes, papillons géants, serpents géants, araignées géantes. Le tout parcouru de tornades. En altitude, partout autour de la Terre, des vents violents arasent les sommets des montagnes et des immeubles. Le plafond est à quelques centaines de mètres, aucun avion ne peut désormais voler ; les nuées de débris cachent le ciel et il pleut tout ce que les vents érodent ou aspirent : pierres, poutrelles métalliques, poissons.

Les étroites zones vivable sur les bandes est et ouest voient survivre de petites communautés agricoles qui sont la proies de bandes de motards. Même dans ces zones, les trajets sont extrêmement dangereux et sont entrepris par des véhicules ou convois blindés. L.A. est ainsi en relation avec Albuquerque et Salt Lake City, et Boston avec Albany.


Synopsis

Une épidémie de peste s'est déclarée à Boston. Los Angeles en a affronté une quelques années auparavant et sait encore fabriquer des vaccins. Six messagers partent en voiture de Boston pour L.A. afin de demander de l'aide ; un seul y parvient et meurt à son arrivée.

Hell Tanner est le dernier survivant d'une bande de motards, les Anges de l'Enfer. Il était leur chef et s'il a survécu à la Grande Razzia, c'est parce qu'il était en prison. Mais Tanner est aussi le meilleur pilote de L.A. et c'est sans doute le seul à être allé jusqu'au Mississippi. En échange d'une amnistie totale, il accepte de mener le convoi de vaccins jusqu'à Boston. Six chauffeurs pour trois monstres de la route :
Citation :
Les vitres de sa voiture étaient en fait des écrans de rayons X qui lui permettaient de voir dans toutes les directions ; le pare-brise et la vitre arrière en étaient également équipés. Tanner était assis à l'intérieur d'une sorte d'habitacle, éclairé et hermétique, qui l'abritait des radiations. La voiture était montée sur quatre paires de pneus renforcés, pratiquement increvables, et elle faisait près de douze mètres de long. Elle était armée de huit mitrailleuses de calibre cinquante et de quatre dispositifs lance-grenade ; elle transportait en outre une trentaine de roquettes capables de transpercer les blindages les plus épais et qui pouvaient être tirés en ligne droite ou à n'importe quelle élévation sur un angle de 40 degrés. Le toit et les quatre côtés étaient pourvus chacun d'un lance-flammes. La machine comportait aussi des « ailes » rétractables en acier trempé, acérées comme un rasoir, qui pouvaient se déplacer le long de la voiture en formant un arc complet à 180 degrés, à 80 centimètres du sol et parallèlement à lui. […] On pouvait les pointer en avant, comme des lances, et charger. Ou bien s'en servir pour hacher menu tout ce qui passait le long de la voiture. La voiture était à l'épreuve des balles et avait l'air conditionné, un coffre à provisions à l'arrière et un WC chimique. Un Magnum 347 à canon long était accroché à un piton, sur la portière de gauche, à portée de la main gauche de Tanner. Son siège était surmonté d'un râtelier sur lequel étaient alignés un Colt 45 automatique, une Winchester à répétition et six grenades à main.

En plus, Tanner gardait toujours sur lui son arme secrète : une dague de SS, glissée dans un fourreau, à l'intérieur de sa botte droite.

Commence alors la traversée de l'Enfer, la voie de la damnation. Enfermés dans un habitacle qui est autant une prison qu'une protection, assaillis de dangers mortels et soumis à une tension nerveuse intense, obligés de collaborer mais méfiants les uns envers les autres, maintenant leur vigilance à coups d'amphétamines, le danger est aussi en eux…


Commentaire

J'ai découvert ce livre grâce à Vik/Vic sur la Taverne. Je me permet de recopier son commentaire :
Vik, le 21 juillet 2016 à 20h55 a écrit:
j'ai fini il y a quelques jours un Zelazny considéré comme mineur, Damnation Alley : les Culbuteurs de l'Enfer, réédité sous le nom de Route 666.
C'est un road movie (un vrai) post apocalyptique avec une bagnole super blindée à la Car Wars, et un (anti) héros qui fait plutôt dans le chef de gang Hell's Angels, pas le gendre idéal donc. Alors ce qui est évident, c'est que c'est carrément Mad Max, ou pour ceux qui préfèrent les ldvelhs, les Combattants de l'Autoroute.
Ce qui l'est beaucoup moins, c'est quand on regarde sa date de parution : 1969.
Ah quand même. Très précurseur le Zelazny sur ce coup. Même si le livre ne casse pas des briques, il me semble que c'est le pionner du genre Mad Max. Un intérêt historique donc, ou pour ceux qui aiment le post apo.

Donc oui, ce bouquin est probablement le père du post-apo routier. J'y vois aussi une influence majeure sur d'autres œuvres post-apo comme par exemple le jeu de rôle Rifts (Kevin Siembieda, palladium Books, 1990), jeu dont on reparle d'ailleurs en ce moment (une version Savage Worlds est parue fin décembre 2016).

Ça sent la sueur, le sang, la poussière, la poudre, et malgré l'absence de chapitrage, ça se lit facilement. L'odyssée est ponctuée d'interludes, des gros plans sur la tragédie de Boston qui concrétisent l'urgence et la gravité de la situation. Il possède une des caractéristiques (un des défauts ?) classiques de la s.-f. de cette époque : le côté spectaculaire l'emporte parfois sur le « réalisme » ce qui peut nuire à l'immersion (à l'identification avec les survivants de l'apocalypse), mais ça reste limité aux bêtes géantes. Le reste est plutôt crédible.

Le roman a été adapté au cinéma par Jack Smight en 1977 sous le titre français Les Survivants de la fin du monde et avec une histoire manifestement différente (un groupe de survivants de la Troisième Guerre mondiale erre dans les vestiges du monde à bord d'un véhicule blindé à la recherche d'un emplacement viable) [1]




Il a également inspiré une chanson du groupe Hawkwind sur l'album Quark, Strangeness and Charm (1977).



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cdang

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mer 4 Jan - 11:49

La religion

Da manière évidente, la religion est un élément important du roman. Dans le titre tout d'abord : Damnation Alley, « l'allée de la Damnation » ; la référence religieuse est conservée dans les deux titres français : « Enfer », et le chiffre de la bête « 666 ». Elle est absente du titre français du film (« Les Survivants de la fin du monde », pfff, on pouvait difficilement faire pire), mais d'un autre côté le scénario du film semble assez différent alors bon.

Et de manière assez claire, le roman est l'histoire non pas d'une damnation mais d'une rédemption : Hell Tanner le bien nommé (Hell = Enfer) est une crapule finie, il a tué, torturé, violé, convoyé de la drogue, fait de la traite d'esclaves… Et on lui offre là de se racheter aux yeux de la société, du moins de la république de L.A., ce que matérialise le décret d'amnistie qu'il conserve bien protégé sur son sein. Mais c'est bien auprès de sa propre conscience qu'il se rachète.

Auprès de sa conscience, mais auprès de dieu ? Sur ce point-là, le bouquin est plus mystique que religieux. Il n'y a pas de bondieuserie appuyée, c'est l'humain face à lui-même, à sa conscience, à la trace que laisse son passage éphémère dans ce monde en perdition, même si cette conscience peut prendre la forme d'un prêtre vu en rêve, le père Dearth (qui signifie « pénurie » mais est aussi un probable jeu de mots entre death, la mort, et earth, la terre). Vers la fin (p. 228 de mon édition), Zelazny se livre à une envolée lyrico-mystique que j'ai cité au début de l'article. Une phrase de trois page accumulant les symboles mystiques, une tirade plus animiste que chrétienne même si on peut voir les « mille colonnes » (les ouragans) comme les piliers d'une cathédrale, même si les références chrétiennes sont évidente (la Création, l'Apocalypse, la séparation de la lumière et des ténèbres, séparation de l'eau et de la terre).

Le Vent, écrit avec une majuscule, est présenté comme un être vivant, doué de conscience, une créature crée par l'Homme dans un cataclysme nucléaire démiurgique, un être mouvant et capricieux, qui ingère et excrète, qui domine le monde.

Il ne faut pas pour autant s'imaginer un roman saturé de religiosité et de mysticisme. Si cela en forme l'ossature, c'est avant tout un roman d'aventure, un équipage face à la Terre irradiée et mutante, redevenue sauvage, hostile mais au fond indifférente à l'Homme qui est de toute manière absent de l'Enfer hormis cette exceptionnelle incursion de métal et de fuel.

[Édition du 13/01/2017 à 16h12 : signification littérale de dearth]


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VIC

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Ven 6 Jan - 16:12

Merci cdang pour cet article très instructif, et bravo pour les illustrations des différentes couvertures.
Pour ce côté religieux, en effet, c'est assez mineur dans le livre mais pas ... si mineur que ça en même temps si l'on recherche un 2è degré de lecture. Et assez inévitable (USA + post apo).

Je ne regrette pas de l'avoir lu notamment pour son côté Pionnier du post-apo, à voir s'il y a eu des précurseurs antérieurs. En tout cas le sujet est d'autant plus d'actualité que va sortir en français la série Freeway Fighter de Joe Dever , un road movie post-apo de 4 tomes qui se suivent.


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cdang

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Ven 6 Jan - 17:00

VIC a écrit:
et bravo pour les illustrations des différentes couvertures.
Les amateurs noteront que la première illustration, qui est la couverture de la 1re édition française, est de Nicollet.
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VIC

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Ven 6 Jan - 22:57

cdang a écrit:
VIC a écrit:
et bravo pour les illustrations des différentes couvertures.
Les amateurs noteront que la première illustration, qui est la couverture de la 1re édition française, est de Nicollet.
Je suis donc un amateur éclairé. Very Happy

J'ai l'impression que la couverture qui suit "le danger est aussi en eux…" est de Chris Foss, dont j'ai déjà parlé dans le Dune de Jodorowski. Je vais en profiter pour le présenter dans les illustrations DF, je vais essayer de le faire ce week-end.

Pas impossible qu'il soit aussi l'auteur de celle qui suit "recherche d'un emplacement viable)"


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cdang

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Lun 9 Jan - 11:37

VIC a écrit:


J'ai l'impression que la couverture qui suit "le danger est aussi en eux…" est de Chris Foss, […] Pas impossible qu'il soit aussi l'auteur de celle qui suit "recherche d'un emplacement viable)"


C'est vrai que les deux couv' ont le même point de perspective et que le véhicule a un peu le même nez TGV.

Et du coup, puisqu'à cette heure tu as créé l'article, j'en profite pour coller le lien
http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org/t2323-chris-foss-1946

VIC a écrit:

Je suis donc un amateur éclairé. Very Happy
Personne n'en doute, mon bon Vik.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Lun 9 Jan - 20:39

Un article très sympa, atypique dans la forme, mais qui immerge instantanément. Le genre post-apocalyptique est un genre (ou sous-genre) que j'aime beaucoup et cette histoire a apparemment tout pour me plaire. D'autant plus que si l'on veut poursuivre les influences, l'environnement de Mad Max a inspiré le manga Hokuto no Ken. On peut aussi rapprocher le héros de Snake Plissken (on choisit un condamner pour une mission dangereuse dans un monde livré au chaos) - et ce n'est pas moi qui le dit mais Claude Ecken dans sa critique du livre en question (sur le site NooSFere, d'où je tire la plupart de mes infos d'ailleurs).

À noter que cette histoire existait d'abord sous forme de nouvelle (même titre), mais traduite par chez nous par L’odyssée de Lucifer et publiée dans la revue Galaxie (2e série) n°53. Zelazny la reprise pour en faire un roman.
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cdang

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mar 10 Jan - 11:59

Astre*Solitaire a écrit:
atypique dans la forme
Il y a une forme typique ? Laughing

Je ne suis pas un analyste, et si j'aime bien tenter de décrypter les influences, les codes et les ficelles, je manque un peu de culture pour que ce soit suffisant. J'essaie donc de mêler des éléments objectifs et subjectifs — impressions, citations — pour faire ressentir ce qui m'a plu ou déplu.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mar 10 Jan - 16:14

Non mais ce que tu nous proposes ici est très très bien. Comme je le disais c'est immersif. Moi, cela m'a un peu déboussolé au départ (je pensais bêtement que tu citais un article du Monde, avant de comprendre que tu donnais une citation du livre ... Trop à l'ouest) et que les illustrations renvoyaient à une série d'ouvrage et non pas à plusieurs éditions. Mais une fois que l'on a pris le coup (enfin moi), que l'on comprend ta manière de procéder, ça se lit tout seul... je dirais même que c'est mieux ainsi car davantage à fleur de peau qu'une analyse méthodique et académique. Ensuite, en creusant un peu le sujet, j'y ai découvert des connexions intéressantes - en post-apocalypse (origine, que l'on devrait en toute logique faire remonter au moins au Nouveau Testament, mais qui commence peut-être avec Mary Shelley et Le Dernier Homme ; sous-genre ; évolution) - en uchronie - et au fait que ces genres semblent mettent en présence des sortes de surhomme (bien souvent au détriment du social) qu'il serait intéressant aujourd'hui d'analyser en regard des nouvelles productions : je pense ici à la série Van Helsing qui de fait, met en scène une surfemme ^^. Beaucoup de recyclage, mais rien de vraiment neuf. Mais bon, c'est vraiment à approfondir tout ça et c'est exactement ce à quoi invite ton sujet ^^.
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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mar 10 Jan - 17:04

Astre*Solitaire a écrit:
- en post-apocalypse (origine, que l'on devrait en toute logique faire remonter au moins au Nouveau Testament
Voire, si on parle eschatologie, on peut même remonter plus loin non ?

Astre*Solitaire a écrit:
- en uchronie -
Tiens, je me faisais la réflexion l'autre jour qu'au final, toute production de s.-f. était une uchronie (y compris la futuriste puisque cela met en scène un futur qui n'aura a priori jamais lieu), et souvent une utopie non pas dans le sens habituel mais dans le sens étymologique (donc une uchronie géographique si l'on veut).

Mébon, ça serait plus des débats à mener dans la section générale.


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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   Mar 10 Jan - 20:01

Astre*Solitaire a écrit:
...

À noter que cette histoire existait d'abord sous forme de nouvelle (même titre), mais traduite par chez nous par L’odyssée de Lucifer et publiée dans la revue Galaxie (2e série) n°53. Zelazny la reprise pour en faire un roman.
Tiens, je l'ignorais. J'ai une collection intégrale des Galaxies mais je l'ai encore très peu lue. J'y aurais accès fin avril et pourrai la lire à ce moment.
Je vous livrerai mes impressions pour voir quels points ont été développés ou abandonnés.

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MessageSujet: Re: Les Culbuteurs de l'Enfer/Route 666 (Roger Zelazny, 1969)   

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