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 La science-fiction en général

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cdang

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MessageSujet: La science-fiction en général   Mar 6 Sep - 9:39

Il fallait bien un fil de discussion bateau pour le sujet, non ?

Je l'inaugure avec ce lien :

Danielle Banner, « Most Underrated Sci-Fi Authors », Omni, 2 septembre 2009.

Danielle Banner a écrit:

Les auteurs de s.-f. les plus sous-estimés.

La science-fiction est devenue un genre massivement populaire de nos jours, et alors que certains auteurs ont atteint une reconnaissance du grand public, les auteurs de s.-f. sous-estimés recèlent des joyaux. Les lecteurs occasionels de s.-f. auront entendu parler d'Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Harlan Ellison et Kurt Vonnegut. Et les réalisateurs de films ont tapés dans les droits des œuvres d'auteurs comme Philip K. Dick et Robert Heinlein, ce qui leur assure une renommé durable. Mais d'autres auteurs ont créé des chefs-d'œuvres d'imagination et de narration sans que leur noms aient atteint les foyers. À côté des meilleurs ventes bien établies, qui sont les auteurs les plus sous-estimés qui attendent d'être découverts ?

Octavia Butler

Octavia Butler est une auteure unique. Son œuvre est à la fois captivante et dérangeante, avec des personnages riches et des sujets qui défient les conventions du genre. Son roman Liens de sang (Kindred, 1979) explose les genres en mélangeant mémoire d'esclave, fantasy et voyage dans le temps. Très différent, son roman Novice (Fledgling, 2005) est une méditation glauque et perturbante sur le vampirisme, les modifications génétiques, les races et les classes. […]

Arkady et Boris Strugatsky

[…] Leurs livres ont inspiré plusieurs films notables dirigés par des réalisateurs de renom. En particulier, leur roman Roadside Picnic parle d'une zone visitée par des extraterrestres et où ils ont laissé derrière eux des objets aux propriétés surnaturelles. Ce point de vue donne une perspective menaçante du fait de leur absence, qui a inspiré le réalisateur russe Andrei Tarkovsky lorsqu'il a adapté le roman pour son film Stalker (1979). Par ailleurs, les frères Strugatsky ont créé l'Univers Noon, une méritocratie utopique servant de cadre à une dizaine de leurs romans. L'Univers Noon a inspiré James Cameron pour son film de 2009, Avatar. […]

Joe Haldeman

La pièce maîtresse de Joe Haldeman est son roman de 1974, La Guerre éternelle (The Forever War), qui a gagné les prix Hugo et Nebula. Haldeman a servi en tant que soldat durant la guerre du Viêtnam et a utilisé cette expérience pour conter une guerre intergalactique entre les humains et un peuple extraterrestre. La Guerre éternelle fascine également par son traitement de la notion de dilatation temporelle, ce qui signifie que les soldats combattants vivent une durée différente de celle de leurs camarades restés sur Terre. Ce dispositif narratif est un puissant moteur, et est une influence directe pour le film bien connu sorti en 2014, Interstellar, réalisé par Christopher Nolan. La Warner Bros. travaille actuellement sur un projet d'adaptation de La Guerre éternelle.

Leigh Brackett

Leigh Brackett est une auteure étatsunienne qui est passé du roman à mystère au roman noir puis à la science-fiction. Sa contribution la plus marquante est celle au scénario du film L'Empire contre-attaque (The Empire Strikes Back) de Star Wars ; elle meurt peu après son achèvement. En tant que romancière, elle est l'une des première à avoir créé un « univers partagé » pour des romans de space opera qui a eu une large influence, le Leigh Brackett Solar System. […]

Edwin Abbott Abbott

Edwin Abbott Abbott mérite de figurer dans la liste des auteurs de s.-f. sous-estimés pour sa nouvelle de 1884, Flatland: A Romance of Many Dimensions. Décrite comme une « fiction mathématique », c'est de la sens-fiction dans son sens le plus intime puisqu'Abbott utilise des concepts scientifiques comme plateforme de décollage pour une immersion dans une œuvre de fiction. Flatland se déroule dans un monde à deux dimensions où vivent des figures géométriques, et le narrateur est un Carré qui décrit son monde plat aux lecteurs. Le Carré rencontre alors la Sphère tridimensionnelle puis le livre explore l'idée de dimensions multiples qui nous entourent. Ce concept amusant mais déroutant est devenu populaire parmi les auteurs de science-fiction, cyberpunk et même de jeux vidéos. […]

Stanislas Lem

L'auteur polonais Stanislas Lem est surtout connu pour sa pièce maîtresse de 1961, Solaris, qui a été adaptée trois fois avec succès au cinéma (en 1968, en 1972, puis en 2002 par Steven Soderberg avec George Clooney). Comme dans de nombreux romans de Lem, Solaris explore des thèmes philosophiques autour du développement technologique. D'autres œuvres ont été adaptée au cinéma anglosaxon : le réalisateur Ari Folman s'est inspiré du roman de Lem Le Congrès de futurologie pour faire son film Le Congrès (The Congress), dans lequel la conscience d'une actrice est scindée entre des univers mentaux délirant et réel. […]

John Brunner

John Brunner est un auteur britannique qui a écrit son premier roman, Galactic Storm, à 17 ans. […] Son roman de 1968, Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar), une description prémonitoire d'une Terre surpeuplée, a remporté le prix Hugo pour le meilleur roman de science-fiction ainsi que le prix BSFA.

Écrit à plusieurs voix, avec des chapitres très courts condensant des extraits de conversations, de journaux et des slogans, le style de Tous à Zanzibar est innovant pour le genre et rend de manière étonnante le flux sans cesse croissant d'informations et de modes, ainsi que l'impact de la surpopulation sur ce futur dystopique. Il a écrit d'autres romans innovants comme L'Orbite déchiquetée (The Jagged Orbit, 1969), qui se déroule dans des États-Unis dominés par la prolifération des armes et les violences interraciales, et dont la structure se compose de cent chapitres numérotés dont la longueur va d'une syllabe à plusieurs pages. En avance sur son temps, Brunner a créé le terme « ver (worm) » pour décrire un logiciel qui se reproduit dans un réseau informatique (Sur l'onde de choc, The Shockwave Rider, 1975), et a donc prédit l'émergence des virus informatiques.

Robert Silverberg

Robert Silverberg est né en 1935 et a été publié dès 1955. Il remporte son premier prix Hugo (comme meilleur auteur) l'année suivante, en 1956. […] Durant [les années 1970], Silverberg a développé un style sombre et introspectif, se concentrant sur les conflits internes des personnages et leur quête pour la transcendence.

Les Profondeurs de la Terre (Downward to the Earth, 1970) est un exemple classique de cette période ; il se déroule sur une planète colonisée, le monde de Holman, et met en scène un personnage hanté par la jungle de la planète. Les Profondeurs de la Terre a de nombreux parallèles volontaires avec Au cœur des ténèbres (Heart of Darkness) de Joseph Conrad, un des personnages est même dénommé Kurtz. Malgré le succès de ses romans et les nombreuses récompenses, le nom de Silverberg est moins connu que celui de ses amis Harlan Ellison et Frederick Pohl, et il est actuellement un des auteurs les plus sous-estimés des années 1950 encore en activité [1].

Olaf Stapledon

Romancier et philosophe britannique, Olaf Stapledon est une figure intellectuelle fascinante. Objecteur de conscience durant la Première Guerre mondiale, il est ambulancier sur la ligne de front, il obtient un doctorat en philosophie et sa première œuvre publiée est un essai, A Modern Theory of Ethics (1929). Son roman de science-fiction Last and First Men est publié l'année suivante (1930). Une « histoire à venir » de dix-huit espèces humaines, comprenant déjà des descriptions du génie génétique et de la terraformation, ce roman a suffisamment de succès pour lui permettre de vivre de ses écrits de fiction ou de philosophie.

Stapledon écrit son roman le plus innovant, Star Maker, en 1937. Œuvre extensive et totalement originale, il utilise l'histoire d'un voyageur interstellaire extracorporel pour décrire l'Histoire de la vie dans l'univers. Une grande partie du livre consiste en des descriptions détaillées de peuples extraterrestres — certains nous ressemblant, d'autres très différents et décrits de manière magnifique. Virginia Woolf adorait ce roman et Arthur C. Clarke considérait que Star Maker était une des meilleures œuvres de science-fiction jamais écrite. En revanche, C.S. Lewis était outré par la nature « immorale » du livre et le décrivait comme « une pure dévotion démoniaque » et écrivit sa Trilogie cosmique (Cosmic Trilogy) en partie en réponse à ce roman. De nos jours, malgré l'impact culturel décisif de son œuvre à l'époque, il demeure largement méconnu et mérite d'être redécouverte par les lecteurs modernes.

Ursula K. Le Guin

Pour finir, il peut paraître étrange d'inclure Ursula K. Le Guin dans une liste des auteurs de s.-f. les plus sous-estimés puisqu'elle a remporté de nombreux prix pour ses romans et nouvelles, dont quatre prix Nebula et deux prix Hugo. Elle a même été en lice pour le prix Pulitzer en 1997. Mais malgré ses nombreux prix et le succès de ses livres pour enfant (les romans du cycle de Terremer, Earthsea), Le Guin n'a pas la reconnaissance dans le public des fans de science-fiction que d'autres auteurs ont remporté. Alors qu'elle est très populaire parmi les connaisseurs du genre, elle est en revanche méconnue du grand public. En particulier, son roman souvent négligé, L'Autre Côté du rêve (The Lathe of Heaven, 1971), est à la fois déroutant et fantastique peut être comparé à de nombreux ouvrages de  Philip K. Dick, mais il n'atteint pas la notoriété que des films comme Blade Runner ou Minority Report ont donné à Dick.


[1] NdT : il a encore co-écrit un roman qui a été publié en 2013, Dernières nouvelles de Majipoor (Tales of Majipoor).


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VIC

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mer 7 Sep - 7:24

Il y en a trois que je n'ai pas (encore) lus dans cette liste. Par ailleurs il y a quand même dedans quelques noms incontournables.

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mer 7 Sep - 18:50

Complètement d'accord avec toi Cdang - sujet passionnant. Et l'approche est ici intéressante. Pour ma part, cela doit bien faire 10 ans que je n'ai plus lu de la bonne S.-F. J'ai décroché sur Au tréfonds du ciel, de Vinge et le dernier bon roman remonte à Gregory Benford et La grande rivière du ciel (une des sources d'inspiration probable pour Matrix). Mais j'ai été tant déçu par deux trois livres de S.-F., Fantasie « modernes / récents » que j'avais achetés, que je me suis un peu replié sur ma bibliothèque.
De fait, parmi les auteurs cités, je ne connais / ai lu que Brackett, Silverberg et Le Guin (à l'inverse de VIC). Mais je n'aime pas le style de cette dernière. J'ai lu les 4 Terremer et je n'ai vraiment, mais vraiment pas accroché. Mais c'était dans les années 80 (et ce n'est pas de la S.-F.). J'ai aussi lu Tous à Zanzibar en 1984 (précis, hein ^^), mais je ne m'en rappelle absolument pas Sad . Haldeman m'intéresserait car la notion de dilatation temporelle est très peu mise en scène (Interstellar donc et bien avant, Gunbuster - un super dessin animé de 1988 des studios Gainax) et je la trouve passionnante (il me semble d'ailleurs que cet effet de la théorie de la relativité n'est visible dans notre vie que via les GPS - navigateurs, portables modernes, etc. - puisqu'il faut la prendre en compte pour que l'emplacement indiqué soit correcte, en raison du décalage temporelle existant entre nous et le satellite, de ce que je m'en souviens). On le trouve sous les 10 euros en poche chez J'ai Lu. Abbot Abbot sera sûrement un de mes prochains achats - ça à l'air très bien (réédité en 2012, mais pour 20 euros !, et que vous pouvez apercevoir sur le site de la maison d'édition belge Zones Sensibles). Stapeldon va le suivre de près - exactement ce que je recherche... Ça à l'air passionnant. Il est malheureusement épuisé. Il fut publié par trois éditions françaises : Planète en 1966, Rencontre en 1970 et Néo en 1979 ... Uniquement en occasion quoi !
Il nous faudrait faire la même liste pour les auteurs de S.-F. français, eux aussi bien souvent mésestimés, non ?!
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Jeu 8 Sep - 14:01

Astre*Solitaire a écrit:
(il me semble d'ailleurs que cet effet de la théorie de la relativité n'est visible dans notre vie que via les GPS - navigateurs, portables modernes, etc. - puisqu'il faut la prendre en compte pour que l'emplacement indiqué soit correcte, en raison du décalage temporelle existant entre nous et le satellite, de ce que je m'en souviens).
Il faut aussi la prendre en compte pour le faisceau électronique des écrans cathodique (mais ceux qui ont un écran plat s'en fichent).

Sinon, j'ai lu assez peu des auteurs cités par Danielle Banner : Tous à Zanzibar de Brunner, qui est un des fondement du cyberpunk, un bouquin absolument génial, et Le Guin : les Terremer, que j'ai adoré, et La Vallée de l'éternel retour pour lequel je voue un culte païen. J'ai lu la BD de La Guerre éternelle, et je fais partie des quelques allumés qui aiment Solaris et Stalker de Tarkovski. Silverberg, j'ai dû lire quelques nouvelles.

Bref, un gouffre d'ignorance, je suis.

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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 9 Sep - 3:13

Qu'est-ce que tu as aimé dans Terremer ? Moi je ne me rappelle que d'un long, d'un très long ennui. Ce que j'ai pu souffrir pour finir Tehanu, un vrai calvaire.

Je suis tout aussi ignorant, n'ayant pas vu un seul Tarkovski. J'essaierais au plus vite de combler cette lacune, en regardant les deux films que tu mentionnes.
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Gorak

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 9 Sep - 7:08

Il manque Jules Verne et H.G Wells dans la liste.

Pour moi, ce sont les deux pères de la science-fiction, quoiqu'on en dise. Des incontournables.
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 9 Sep - 10:33

Astre*Solitaire a écrit:
Qu'est-ce que tu as aimé dans Terremer ? Moi je ne me rappelle que d'un long, d'un très long ennui. Ce que j'ai pu souffrir pour finir Tehanu, un vrai calvaire.
J'ai aimé l'univers, original et cohérent, et notamment la magie des noms, la structure d'archipels, le peuple sur les radeaux ; le personnage principal, à la fois archimage — au sens strict de premier parmi les mages, le plus puissant — et en même temps faible, à la merci des puissances naturelles du monde, ayant besoin de l'aide des autres ; l'histoire qui en découle, originale.

Astre*Solitaire a écrit:
Je suis tout aussi ignorant, n'ayant pas vu un seul Tarkovski. J'essaierais au plus vite de combler cette lacune, en regardant les deux films que tu mentionnes.
Pour ne pas que tu sois déçu : imagines toi des films sans un seul effet spécial, en russe, tournés sur l'introspection des personnages. Voilà, tu es prévenu ^_^

Sinon, petit truc à regarder dans Stalker : dans la scène d'ouverture, la caméra fait un traveling en décrivant la trajectoire d'une croix, introduisant ainsi la thématique de la foi (non, je n'ai pas trouvé ça tout seul).
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 9 Sep - 12:29

@ Gorak : oui, tu as raison - des incontournables. Mais le lien nous précise bien qu'il s'agit d'auteurs de SF méconnus, voire inconnus du grand public, ce qui n'est pas le cas des deux que tu cites. Je pense que c'est la raison pour laquelle ils n'en font pas partie.

@ Cdang :
Je retiens pour les films de Tarkovski Wink .

La magie des noms est justement un des trucs qui m'a posé problème, car cela a toujours eu pour moi une absence totale de fondement, comme les symboles d'ailleurs. Ils n'ont de force, d'impact, que ceux que l'on veut bien leur prêter, dans une culture donnée, à un moment donné. Sors de la culture et le symbole / le nom, perd de sa force, voire disparaît. C'est tellement lié à un aspect social, que - toujours de mon point de vue - cela lui ôte toute capacité à être fondateur de quelque chose : ce n'est pas général, universel, ni un principe sur lequel une structure puisse se baser. Alors maintenant, on peut toujours dire que c'est la croyance, la foi en cette "force" qui lui donne sa cohérence ; mais je trouverais la pirouette un peu facile si tel était le cas.
Par contre, je ne me rappelle pas ni de l'univers, ni de l'histoire : ils pourraient peut-être me séduire aujourd'hui.
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Lun 12 Sep - 17:33

Astre*Solitaire a écrit:
La magie des noms est justement un des trucs qui m'a posé problème, car cela a toujours eu pour moi une absence totale de fondement, comme les symboles d'ailleurs. Ils n'ont de force, d'impact, que ceux que l'on veut bien leur prêter, dans une culture donnée, à un moment donné. Sors de la culture et le symbole / le nom, perd de sa force, voire disparaît.
Mmmm, là, le pouvoir des noms réels est une hypothèse fondamentale du monde. Ce n'est pas une considération culturelle, c'est un paradigme fort du cadre fictionnel. Dans ce monde fictionnel, ce pouvoir est réel, ce n'est pas une croyance.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mar 13 Sep - 19:50

cdang a écrit:
Mmmm, là, le pouvoir des noms réels est une hypothèse fondamentale du monde. Ce n'est pas une considération culturelle, c'est un paradigme fort du cadre fictionnel. Dans ce monde fictionnel, ce pouvoir est réel, ce n'est pas une croyance.

Ah mais oui, on est bien d'accord. Mais c'est justement là qu'est le problème. Je ne parviens pas à adhérer à ce paradigme - pour tout un tas de raisons qui sont ici tout de suite peu intéressantes et qui dans tous les cas devraient être revues à la lumière des livres qu'il me faudrait relire pour asseoir mes dires ou les réévaluer.

C'est un peu comme le mythe du vampire (l'exemple est discutable, mais là, maintenant, j'ai pas mieux) où dans certains univers il est tellement déformé que tu as beau faire, tu n'adhères pas (allez, Twillight pour ne pas le citer). C'est pourtant le paradigme du cadre fictionnel (pour reprendre tes mots ^^). Mais pour moi, il est biaisé dès l'origine et ne tient pas la route (je parle de Terremer).
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mer 14 Sep - 15:49

Clairement, pour entrer dans une œuvre, il faut volontairement suspendre son incrédulité, comme disait Samuel Taylor Coleridge. Si tu ne colles pas aux prémisses de l’œuvre, tu ne pourra pas l'apprécier. Les goûts, les couleurs, toussa.

Récemment, j'ai eu une discussion de ce type à  propos d'une vidéo de zombie

Certains s'extasiaient, et c'est vrai que la vidéo est plutôt sympa et bien foutue, mais on était quelques roméristes à être dissonants. Du coup, un contributeur m'accusait de conservatisme et me reprochait de faire du réalisme de mauvais goût. Mais non. 'fin si, d'une part, il y a des incohérences : un coup les zombies sont maladroits et mal coordonnés, le coup d'après ils font des saltos, et ça me fait sortir direct de la fiction. Je ne suis pas dans l'équipe à courir pour sauver ma peau, je suis tranquillement assis sur ma chaise devant mon ordi. Bref, une exigence de réalisme si on veut (mais en fait plutôt de la cohérence).

Mais on voit clairement qu'il n'y a pas eu de réflexion sur le pourquoi du zombie. On s'est contenté de plaquer du zombie parce que c'est cool (et aussi probablement parce que c'est une touche fantastique à pas cher, ce qui est en soi un bon argument), bref de la zombixploitation.

Mais le zombie fait peur parce que c'est toi et moi, ton voisin, un membre de ta famille (d'ailleurs, dans les deux premiers opus, Romero jouait de la proximité, des liens entre vivants et morts). Si tout d'un coup il se met à voler et balancer des mawashi, bin… Je préfère alors voir un ninja.

Donc, sans connaître Twilight, je comprend tout à fait ce que tu veux dire.


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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Dim 18 Sep - 17:57

cdang a écrit:
il faut volontairement suspendre son incrédulité, comme disait Samuel Taylor Coleridge
C'est amusant que tu cites Coleridge, parce que j'ai terminé il y a environ 3 semaines La ballade du vieux marin et autres textes, dont notamment une cinquantaine de pages de son Autobiographie littéraire où, me semble-t-il, figure effectivement le passage sur la suspension d'incrédulité. C'est d'ailleurs un concept avec lequel je suis de moins en moins en accord. Pour des motifs ontologiques, mais surtout définitionnels, la suspension me paraissant bien souvent illusoire - et l'acceptation de l'illusion comme un pis-aller pour cacher une réalité plus métaphorique que véritablement fictionnelle. Mais je suis en pleine crise de reconstruction de l'acte de lecture Very Happy .

J'aime bien ton exemple Zombie. Car oui, c'est tout à fait ça.

C'est ce qui m'a fait arrêter la série Walking the Dead à l'épisode 1 de la saison 6, car ils avaient (les concepteurs) atteint pour moi le point de jumping the shark. Les zombies possédaient à l'origine une double fonction : acter le changement de paradigme et être le déclencheur, le carburant de l'évolution psychologique des personnages. Mais voilà, aujourd'hui, leur fonction se résume à : Qui va mourir, spectateurs ? Quel super personnage va se faire tuer pour bien vous faire sentir votre attachement sentimental ? Et à partir du moment où c'est la mort de tel ou d'untel qui rythme l'intensité d'une série, c'est qu'elle a perdue son âme ... et tout intérêt. Et le fondement, l'assise nécessaire pour croire à l'univers présenté s'envole. Alors oui, comme tu le dis, il est important de s'interroger sur le pourquoi. Ne pas réfléchir aux implications de ce que l'on présente, c'est aller droit dans le mur... D'ailleurs ta vidéo me ferait un peu rendre mon menu, là...


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VIC

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Lun 19 Sep - 6:19

Un débat intéressant.
La mode surexploitée des zombis me fatigue, et à force d'en mettre à toutes les sauces, cette banalisation va avoir l'effet de ne plus faire flipper personne. Le coup des pirouettes ninjas est tout à fait le truc qui m'énerve, car ça coexiste avec la maladresse des autres.
Quand je me plonge dans un univers fictionnel, roman, film, ou autre, j'admets certaines invraisemblances au départ si elles font partie de l'univers en question. En SF, notamment le planet opera, c'est pareil : on débarque sur une planète, on découvre un nouvel environnement, ses règles, sa cohérence interne. C'est ce qui est important pour moi, la cohérence interne, une fois qu'on a posé le cadre.
J'ai la même démarche en JDR : on peut évoluer dans un univers bizarre, loufoque : OK pour la participation tacite et la suspension d'incrédulité à ce stade. Une fois que l'univers a délivré ses normes (qui peuvent être absurdes, comme dans Quête du Graal) cela nous fixe des points de repères : c'est au joueur de s'adapter à ce nouvel environnement et d'agir en en tirant partie. Là où ça coince, c'est si quelque chose devient contradictoire ou peu crédible avec le cadre. Dans le cas de Quête du Graal, ce qui deviendrait invraisemblable dans l'univers de Brennan, c'est qu'un tome devienne tout d'un coup très sérieux, avec zéro humour, et un ldvelh normal et jouable.
On voit que cet exemple ne serait peut-être pas reproductible si les Monty Python avaient fait la même chose à l'écran : j'imagine un non-sketch "sérieux" de leur part avec zéro gag... le simple fait de voir ces acteurs comiques en décalage ferait partie de leur humour nonsense, et il est très probable que ce non-sketch fasse finalement sourire.

_________________
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Lun 19 Sep - 16:13

Astre*Solitaire a écrit:

C'est amusant que tu cites Coleridge, parce que j'ai terminé il y a environ 3 semaines La ballade du vieux marin et autres textes,
Hé hé, The Rhyme of the Ancient Mariner, en bon fan de Maiden, ça fait 20 ans que je me dis qu'il faudrait que je le lise…

Astre*Solitaire a écrit:
dont notamment une cinquantaine de pages de son Autobiographie littéraire où, me semble-t-il, figure effectivement le passage sur la suspension d'incrédulité. C'est d'ailleurs un concept avec lequel je suis de moins en moins en accord. Pour des motifs ontologiques, mais surtout définitionnels, la suspension me paraissant bien souvent illusoire - et l'acceptation de l'illusion comme un pis-aller pour cacher une réalité plus métaphorique que véritablement fictionnelle. Mais je suis en pleine crise de reconstruction de l'acte de lecture Very Happy .
Ouais nan là, ça vole un peu haut pour moi, je manque un peu de concept de base. Je me limite à ce qu'écrit

VIC a écrit:
Quand je me plonge dans un univers fictionnel, roman, film, ou autre, j'admets certaines invraisemblances au départ si elles font partie de l'univers en question. En SF, notamment le planet opera, c'est pareil : on débarque sur une planète, on découvre un nouvel environnement, ses règles, sa cohérence interne. C'est ce qui est important pour moi, la cohérence interne, une fois qu'on a posé le cadre.
J'ai la même démarche en JDR
En gros, un TGCM (ta gueule c'est magique) ça va, trois TGCM bonjour les dégâts.
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Warlock

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mar 20 Sep - 0:04

La vidéo est plutôt bien faite, et j'aime ce principe de caméra portée sur soi. Mais c'est vrai qu'on ne connaît rien de l'histoire. C'est un one shot ? Il y a une suite ? C'est le premier épisode ?

On ne sait pas le pourquoi de ces zombies. Mais ce qui me dérange le plus c'est l'agilité, la rapidité de ces zombies, les voir sauter dans tous les sens me dérange. Un zombie est par essence lent, avec des gestes patauds. La je trouve certains beaucoup trop véloces. Surtout quand ils sautent d'un bâtiment à un autre. Pas très crédible à ce niveau là.

Pour le reste ça mérite une suite, même si la thématique zombies est beaucoup éculée, et récurrente.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mer 21 Sep - 19:50

@Cdang : il y a véritablement trois poèmes qui détonnent dans le recueil : La ballade du vieux marin que tu peux lire ici : La chanson du vieux marin mais je pense que la dernière traduction est la plus fidèle à l'esprit du texte (et qu'il faut donc acheter) ; Kubla Khan mais surtout Christabel, une vraie réussite. Mais je dois reconnaître que la nouvelle traduction rend le texte plus abscons, plus hermétique et rend l'approche du poète plus périlleux. C'est ce qui rend sa poésie si belle et si polysémique.
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Mer 21 Sep - 22:10

Arf, la traduction, surtout de poèmes, surtout d'une époque un peu ancienne. J'ai découvert les courant sourcistes et ciblistes, rien que ça, ça donne à réfléchir…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Traduction#.C3.89coles_de_pens.C3.A9e
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Jeu 22 Sep - 15:27

Dans le même ordre d'idée, sur les problématiques de la traduction, en voici une posée par la couleur bleue et observée par Bernard Hoepffner, dans sa traduction de « blue » que l'on peut lire dans son article intitulé « Traduire les ‟Blue Devils” ou le double-bind du traducteur » :
Quand, il y a vingt ans, je me suis engagé dans la profession de traducteur littéraire, c’était avec l’idée que les mots rares et compliqués, comme suffraginous, trifistulary ou piaculous, allaient me rendre la tâche difficile, mais je sais maintenant qu’ils ont leurs équivalents exacts en français : suffragineux, trifistulaire, piaculaire ; et c’est devant les mots apparemment les plus simples de la langue que je bute, des mots comme table, house, red, blue. […] Lorsque le traducteur se trouve devant un mot prétendument difficile, un mot savant, sesquipédalien, souvent d’origine latine ou grecque — piaculous, pour reprendre celui que j’ai cité plus haut — , une recherche dans le Webster’s ou dans le OED indiquera le plus souvent que les connotations du mot sont extrêmement réduites — le mot n’a pas été usé par l’usage. Une fois trouvé l’équivalent français, on verra que, dans cette langue, les connotations ne sont pas plus nombreuses et qu’elles sont en général les mêmes. Toutefois devant un mot simple, souvent monosyllabique, comme blue, les définitions et les exemples du dictionnaire couvrent des pages et des pages, et il devient impossible de juxtaposer les connotations dans les deux langues. C’est-à-dire que plus un mot est simple, court, courant, usité, usé même, plus il miroite de sens, plus il chatoie, plus il prend, dans chaque langue des connotations différentes, extrêmement différentes, et chaque fois qu’un traducteur se voit obligé de traduire blue par bleu, il devrait sentir qu’il est, sinon dans le contresens, du moins dans le faux sens. [...] S’il semble clair que rien n’autorise à traduire les Blue Devils de Melville par « démons bleus », qui n’a aucun sens, le Littré, lui, autorise les « diables bleus », mais quel lecteur français comprendra l’expression ? Je veux dire qu’il ne la comprendra que s’il connaît suffisamment l’anglais pour reconnaître qu’il s’agit des Blue Devils, c’est-à-dire, comme Melville parle de Robert Burton, de la mélancolie. Il pourra peut-être penser à Rimbaud, qui dans le poème « Bruxelles », parle des diables bleus, sans que l’on puisse être sûr du sens de l’expression, peut-être pensera-t-on à la BD qui porte ce titre, où l’expression désigne les chasseurs alpins de la Première Guerre mondiale, allègrement publiée aux États-Unis sous le titre The Blue Devils. Ne faudrait-il pas en fait — et la question n’est pas rhétorique — traduire par « idées noires » ? Traduire blue par noir ? Cela, pour quiconque, en bon schizophrène, retraduit mentalement vers la langue source, donne « brown study ». Ce qui nous fait pénétrer dans un champ de connotations totalement différent. Nous sommes, évidemment, dans le double-bind (que je me garderai bien de traduire en français, quoique le terme de « ménechme », volé à Plaute, puisse s’appliquer au double-bind spécifique du traducteur)

Bernard HOEPFFNER, « Traduire les « Blue Devils » ou le double-bind du traducteur », Transatlantica [En ligne], 1 | 2005, mis en ligne le 01 octobre 2005, consulté le 28 septembre 2014. URL : http://transatlantica.revues.org/795
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 23 Sep - 13:55

Très, très instructif… Merci beaucoup pour cette découverte.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 23 Sep - 18:45

Je suis franchement ravi que cela t'intéresse ^^.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 23 Sep - 19:01

Tient, puisque l'on est sur l'espace "SF et ses sous-genres", il y a une question qui m'a toujours turlupinée : à quoi pensez-vous lorsque l'on dit, lorsque vous lisez, lorsque vous entendez le mot Science-fiction ? Je pose la question parce que moi je pense à futur, la description, la vision d'un moment au-delà du point T, que celui-ci soit celui de l'instant de l'écriture ou du référent diégétique. Or, justement, cela ne correspond pas à la définition que l'on pourrait donner de science + fiction. Il y a comme une extension du champ sémantique (pardon pour le mot) de science-fiction qui semble bien avoir dépassé le cadre de la simple science prospective. Mais alors, comment définir ce genre ?
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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Ven 23 Sep - 19:56

Pour moi, Science Fiction est un terme fourre-tout qui va rassembler des dizaines de styles différents :
cela va du "planet opera" (façon John Carter, Dune, Jack Vance...), au cyber pubk, à la "hard science" (SF sérieuse basée sur les faits scientifiques qui extrapole le probable). L'"anticipation" sonne à mes oreilles comme un ancêtre.
I y a eu aussi la scientifiction. De mémoire, je crois que ce dernier terme est né suite au magazine de Hugo Gernsback (qui donnera son nom au prix Hugo) qui a popularisé les histoires de SF avec quelques bases scientifiques. Il rompait alors avec les pulps de l'époque, absolument médiocres, qui cantonnaient leur publication à des westerns transposés dans l'espace ou à ce genre de chose.
Je crois que ça va me donner l'occasion de faire quelques recherches. Cela fait longtemps que je souhaite faire un petit résumé de l'histoire de la SF. Cela devrait être faisable ces prochaines semaines...

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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Sam 24 Sep - 12:12

Ce qui est amusant ... ou intéressant ... c'est que c'est ce terme qui soit resté pour finalement désigner des genres qui n'ont rien à voir avec la science, mais qui sont plus une déviation d'un fait, de l'histoire, d'une idée, pour voir jusqu'où elle peut aller. Pourquoi dès lors l'associer à la science ?  C'est comme si la science était devenu le paradigme définitoire de notre société et donc l'assise sur laquelle fonder toute fiction prospective. Mais n'est-ce pas l'utopie de l'aube du XXe siècle où la science, synonyme de progrès semblait pouvoir être la source du bonheur, qui se serait peu à peu effacée, pour ne laisser finalement qu'un terme vidé de son sens que les autres romans de fiction dans le futur, se seraient alors chargés de remplir, pérennisant un terme dépassé ?
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cdang

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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Lun 26 Sep - 9:54

C'est pas Arthur C. Clarke qui disait que pour un peuple « primitif », la technologie s'apparentait à de la magie ? Je pense que c'est là le sens du mot « science » : le merveilleux est créé non pas par des animaux fabuleux et des êtres ayant des pouvoirs surnaturels (quoi que, les pouvoirs psychiques…) mais plus par de supposés progrès sur les connaissances et la technologie.

Sinon, moi, le mot « science-fiction » me renvoie systématiquement un cliché des années 1950, genre les couvertures d'Astounding Stories, par exemple une femme en bikini dans un scaphandre transparent sur la Lune avec un pistolet pointu comme une aiguille.
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MessageSujet: Re: La science-fiction en général   Lun 26 Sep - 12:03

cdang a écrit:


Sinon, moi, le mot « science-fiction » me renvoie systématiquement un cliché des années 1950, genre les couvertures d'Astounding Stories, par exemple une femme en bikini dans un scaphandre transparent sur la Lune avec un pistolet pointu comme une aiguille.
et bien tu en auraiis un joli quotat avec ce livre :

SEXE & SF (partie 1) :

Quelques lignes sur "La queue de la Comète", une histoire illustrée de la sexualité dans la SF. Un bouquin un peu collector de Harry Harrison, l'auteur de Soleil Vert. Sorti et traduit en VF en 1977 par les Humanoïdes Associés.
Un bouquin intéressant, qui fait la belle part à Metal Hurlant qui révolutionna les codes. Il y a toute une première partie sur la pudibonderie américaine héritée des comités de bonnes moeurs du temps de la conquête de l'ouest (véridique) qui a longtemps empêché les illustrateurs de couverture de se lâcher (c'est quand même allé jusqu'à la non représentation des serpents sur les les couvertures). Ensuite on a eu droit à ces fameuses couvertures qui devaient être suggestives. Alors que l'intérieur ne montrait rien : combien de promesses non tenues pour vendre ?
La sexualité a longtemps été absente de la SF qu niveau du texte. Nous avons eu une longue période de décalage entre les couvertures suggestives, et les textes de SF bien propres sur eux.
C'est finalement Philip José Farmer, excellent auteur de SF créatif et provocateur, qui livra le premier roman de SF avec des rapports sexuels unissant humain et extraterrestres.

La suite bientôt ...

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