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 THE CLASH

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VIC

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MessageSujet: THE CLASH   Ven 26 Aoû - 22:30




The Clash est un groupe de punk britannique, formé à Londres qui commence sa carrière en 1976 et se dissout en 1985.
Ses personnalités les plus importantes sont Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant, ainsi que le bassiste Paul Simonon et le batteur Topper Headon. Son style, rattaché au mouvement punk, se caractérise par un rock contestataire où les textes jouent un rôle primordial. C'est un groupe qui se caractérise également par sa capacité à intégrer à sa musique des sonorités différentes en puisant à la source des racines musicales de ses membres, parmi lesquelles le punk, le rock, le rockabilly, le reggae, le ska ou encore le dub. Ainsi, The Clash est un des premiers groupes blancs à assimiler le reggae.

Après l'échec de leur bref groupe punk, Jones et Simonon commencent par recruter Joe Strummer, qui accepte, séduit par l'énergie et le potentiel offert par ce nouveau mouvement musical, dont un concert des Sex Pistols vient de lui donner un avant-goût.

« La jeunesse, après tout, n'est pas une condition permanente et un clash de générations n'est pas aussi dangereux, fondamentalement, pour le gouvernement que le serait un clash entre les gouvernants et les gouvernés. ». Cette phrase insérée au verso de la pochette de The Clash résume le sens profond du nom du groupe trouvé par Paul Simonon. Ayant noté que ce mot est régulièrement répété dans le journal Evening Standard, Paul Simonon décide de le proposer aux autres membres qui acceptent.


Le 4 juillet 1976, les Clash sont en première partie des Sex Pistols à Sheffield, montrant un goût certain pour le pur style punk au détriment de la diversité des mélodies.
À l'automne, ils signent chez CBS Records. Keith Levene est viré début septembre pour manque de travail.
Le batteur Terry Chimes quitte le groupe fin novembre, remplacé brièvement par Rob Harper durant l’Anarchy Tour de décembre 1976, mais revient pour permettre au groupe l'enregistrement de leur premier album éponyme.
Ils sortent le simple White Riot / 1977 et l'album en 1977. Le succès est rapidement au rendez-vous au Royaume-Uni. Cependant CBS ne publie pas cet album aux États-Unis, attendant 1979 pour y sortir une version modifiée (expurgée du titre I'm So Bored with the USA) après qu'il eut été la plus grosse vente en importation de tous les temps pour un groupe britannique.

À la suite de la sortie de leur premier album The Clash, qui obtient un excellent accueil (numéro 12 des meilleures ventes à sa sortie), Chimes quitte le groupe de manière amicale mais définitive.
Après une période de tests avec différents batteurs, le choix s'arrête finalement sur Nicholas Bowen Headon, surnommé « Topper » Headon par le groupe en raison de sa ressemblance avec un singe de dessin-animé. Doué, Topper sera même surnommé « The Human Drum Machine » .

Au départ, les membres de The Clash se font connaître pour leur vision politique révolutionnaire et véhémente, et un look novateur. Leurs vêtements, caractéristiques reconstitués et peints par eux-mêmes dans le style « éclaboussure » de Jackson Pollock arborent des slogans révolutionnaires tels que « Sten Guns in Knightsbridge », « Under Heavy Manners », « Heavy Discipline ». Pendant l'année 1977, Strummer et Jones rencontrent des ennuis avec la police pour une série de délits mineurs allant du petit vandalisme au vol, tandis que Simonon et Headon sont brièvement arrêtés pour avoir tiré sur des pigeons voyageurs avec des pistolets à air comprimé du toit de leur studio d'enregistrement.

Le deuxième album du groupe, intitulé Give 'Em Enough Rope, est produit par Sandy Pearlman. Il sort en 1978 et atteint la deuxième place des charts britanniques, mais il échoue à entrer dans le Top 100 aux États-Unis.

Le troisième album, London Calling, un double album vendu au prix d'un simple sur l'insistance du groupe, sort en 1979 et reste le sommet de leur succès commercial. Au départ, il est accueilli au Royaume-Uni avec suspicion par les fans des débuts, du fait que les doubles albums étaient généralement associés aux groupes de rock progressif. Ouvrant la musique punk sur d'autres univers, il offre une plus large palette de styles et d'influences musicaux que les albums précédents.
L'album est considéré depuis comme l'un des meilleurs qu'un groupe de rock ait jamais produit, apparaissant au 8e rang du classement référençant les 500 plus grands albums de tous les temps selon le magazine Rolling Stone.

À la fin de l'année 1980, The Clash sort le triple album intitulé Sandinista! (faisant écho au mouvement politique nicaraguayen Sandinista). Une nouvelle fois, le groupe insiste pour que l'album se vende au même prix qu'un album simple, payant la différence en baissant ses propres royalties. Explorant divers styles musicaux, Sandinista! reçoit, de la part des critiques et des fans, des réactions très opposées. Certains trouvent l'album confus, dispersé et très complaisant, oubliant le punk et tourné vers des expérimentations dans le reggae et le dub, et d'autres styles encore.

C'est à ce moment que la combinaison du calendrier démentiel de la tournée et l'enregistrement d'un nouvel album laisse apparaître de plus en plus de frictions au sein du groupe. Les tensions et conflits au sein du groupe mènent à la conclusion d'une séparation, spécialement depuis que le batteur du groupe, Topper Headon, est devenu instable à cause de son addiction à l'héroïne. Cependant, en pleine tournée, le groupe réussit à enregistrer un album supplémentaire Combat Rock, qui devient même sa meilleure vente mondiale. Avec des titres tels que Rock the Casbah et la double face A Should I Stay or Should I Go/Straight to Hell, le disque entre en force dans les hit-parades américains et britanniques. Le batteur des débuts, Terry Chimes, fut rappelé pour les mois qui suivirent.

La tournée du Combat Rock tour fut paradoxalement un énorme succès.
Chimes claque la porte après le Combat Rock tour de 1982-1983, convaincu qu'il ne peut continuer à supporter les incessantes querelles internes de la bande. En 1983, après une recherche intensive d'un nouveau batteur, Pete Howard est recruté et accompagne le trio sur scène lors de plusieurs dates américaines au style dépouillé et finalement au festival US de San Bernardino, Californie. Tête d'affiche du festival aux côtés de David Bowie et Van Halen, The Clash donne là le plus gros concert de sa carrière devant près d'un demi-million de spectateurs. Cette date sera aussi la dernière apparition de Mick Jones avec le groupe.

En septembre 1983, poussés par leur producteur, Strummer et Simonon virent Mick Jones du groupe, prétextant son attitude problématique et es axé ses expérimentations musicales, éloignées de l'idée originelle du groupe.

Cut the Crap et la dernière tournée (1984-1985) :
Les sessions d'enregistrement de Cut the Crap sont chaotiques, surtout avec Bernie Rhodes et Strummer travaillant à Munich. La plupart des morceaux musicaux sont joués par des musiciens de studio, que Sheppard et plus tard White survolent en enrichissant de bouts de guitare. Luttant contre Rhodes pour avoir le contrôle du groupe, Strummer, décide finalement de s’en laver les mains et retourne chez lui.
Après un concert à Athènes, Strummer s'exile en Espagne pour faire le point. À son retour, il dissout officiellement le groupe. Le premier single This Is England issu de Cut the Crap sort avec un accueil principalement négatif. La chanson, comme la plupart du reste de l'album qui suit plus tard la même année, a été en grande partie remixée par Rhodes, ajoutant des synthétiseurs, des boites à rythme et des chants aux enregistrements inachevés de Strummer !


Idéologies :

Inspiré par le précepte du do it yourself, le groupe a choisi pourtant à ses débuts de signer dans une major plutôt que chez un label indépendant. Lorsque le groupe signe avec la firme CBS Records pour £ 100 000, certains fans sont donc décontenancés. Mark Perry déclare même à ce sujet : « le punk est mort le jour où les Clash ont signé chez CBS ».

Conscient de ces critiques, Joe Strummer répond dans une interview : « Écoutez, nous voulons atteindre beaucoup de gens. Si nous avions monté notre propre label, nous serions seulement arrivés à toucher quelques centaines ou peut-être milliers de personnes. Où est le bien là-dedans quand vous essayez d'être réalistes sur ces choses ? ». Mais au même moment le mouvement punk commence à se transformer en un vaste business, la communauté éprouve donc de la défiance pour cette annonce et le groupe Crass compose la chanson Punk Is Dead dans laquelle il hurle : « CBS promeut les Clash / Mais ce n'est pas pour la révolution, c'est juste pour le cash. ».

L'argent a toujours été le problème récurrent des Clash. Ainsi, lors de la tournée Anarchy Tour, après l'annulation de la plupart des concerts, d'autres salles plus petites sont trouvées, diminuant ainsi les recettes. Le déchainement du public pendant les concerts du groupe aboutit à des dégradations lourdes lors de nombreux concerts, que le groupe s'attache à payer…
De la même manière, lorsqu'en 1980 le groupe sort son quatrième album, Sandinista !, il décide d'abandonner ses royalties sur les 200 000 premiers exemplaires. En sortant ce triple album au prix habituel d'un double (voire moins), les membres de The Clash souhaitent fournir au public le maximum de morceaux possible pour une somme abordable.
Ainsi, malgré l'argent amassé par les tournées du groupe, dont celle aux États-Unis avec les Who, le groupe est régulièrement proche de la banqueroute. En 1981, malgré les succès de leurs quatre premiers albums, les membres se battent avec leur maison de disques pour toucher un salaire hebdomadaire d'environ 200 dollars par personne.


« Pour moi, le punk rock était un mouvement social. Nous essayions de faire politiquement les choses dont nous pensions qu'elles étaient importantes pour notre génération et, avec un peu de chance, inspirerait une autre génération à aller encore plus loin. » — Joe Strummer

Opposition à l'impérialisme, dénonciation de l'injustice raciale, critique du capitalisme, les Clash avec à leur tête Joe Strummer abordent de nombreux thèmes qui leur sont chers pour ouvrir les yeux de la jeunesse. Critique de l'establishment et du pouvoir politique en place, dès leurs premiers enregistrements tels que White Riot. Inspiré à Joe Strummer à la suite des émeutes du carnaval de Notting Hill de 1976, le texte de cette chanson encourage la jeunesse blanche désabusée à s'engager politiquement de façon active à l'instar de la minorité noire. Alors que l'Angleterre est en pleine récession, la jeunesse punk anglaise se reconnait dans ces paroles qui expriment la frustration de l'époque. Career Opportunities en est un autre exemple, dénonçant les emplois sous-payés, le style d'emplois en usine et le manque d'alternatives. La chanson London's Burning, quant à elle, traite de la complaisance politique. L'aspect politique de leurs textes est un des traits caractéristique du groupe (Spanish Bombs, The Guns of Brixton, Something About England, Straight to Hell…). À l'image de nombreux groupes de la première vague punk, les Clash protestent contre la monarchie et l'aristocratie au Royaume-Uni et à travers le monde. Les Clash offrent également leur soutien aux sandinistes au Nicaragua et à d'autres mouvements marxistes d'Amérique latine (comme en témoigne le titre de leur album de 1980, Sandinista!).


Comparaison Sex Pistols et The Clash :

Issus du même mouvement, les Sex Pistols et les Clash ont une histoire commune et tournent en même temps.
Pourtant, les deux groupes n'ont pas la même philosophie, ni les mêmes buts. Comme l'explique Mick Jones, « Il y avait de la camaraderie jusqu'à un certain degré, mais évidemment un peu d'esprit de compétition, aussi : vous êtes dans une équipe différente. S'il y avait bien une chose au départ du punk qu'un groupe de gens qui pensait seulement à la destruction et à un autre qui pensait à créer, c'était les Sex Pistols et nous. Nous avions deux approches différentes, des finalités opposées. ».

The Clash abordaient des thèmes inspirés des problèmes quotidiens, comme le chômage ou la misère, la base même du mouvement punk. Musicalement, Joe Strummer affirmait, en interview, que même dans un style basique et primaire comme le punk, le batteur devait obligatoirement être doué et expérimenté sous peine de plomber les concerts, tandis que les Pistols revendiquaient, tout comme The Ramones, la volonté, quel que soit l'instrument, de jouer même sans savoir.

Mon avis sur les 5 premiers albums des Clash
:

1977 The Clash
1978 Give 'Em Enough Rope
1979 London Calling (double album)
1980 Sandinista! (triple album)
1982 Combat Rock

Les deux premiers albums sont très punks, le deuxième étant encore un peu plus énergique et travaillé.
London Calling est un coup de maître car il effectue un virage à 90° avec l'arrivée de divers styles dont la cohabitation sur le même disque aurait pu s'avérer un fiasco, on y trouve même un titre jazz, sans compter les reggaes. Pourtant, l'alchimie fonctionne et il n'y a aucun mauvais titre sur cet album qui est double, même si en dehors du titre éponyme, il n'y a pas vraiment de tube en puissance. Un album fondamental donc.
Je partage l'avis des déçus de Sandinista! qui le trouvent brouillon. Très expérimental, surtout dans le dub, seuls quelques rares titres sur les 36 ont retenu mon attention, et je ne l'ai vraiment pas apprécié dans son ensemble.
Combat Rock est plus proche de l'esprit London Calling avec l'arrêt des expérimentations, mais s'en diffère fortement. Il contient 2 ou 3 tubes imparables, alors que les autres titres de l'album n'atteigent pas le niveau de ceux de London.

Au final, l'écoute des clash (musiques et textes), très ancrée dans la revendication sociale et politique, avec une liberté de ton, est intéressante sur le plan historique car elle a profondément marqué la jeunesse de son époque. Son héritage sur les autres groupes est évident et beaucoup le citent comme influence. Je pense qu'ils ont engendré à retardement des groupes comme Rage Against The Machine.

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Warlock

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Ven 26 Aoû - 23:44

Un groupe culte c'est certain, qui a marqué les esprits, tout le monde connaît un ou plusieurs titres des Clash. On a souvent comparé les Clash et les Pistols mais en effet la comparaison s'arrête la. Les Clash était dans la création et les Pistols la destruction. D'ailleurs les Pistols ont sombré après le départ du véritable compositeur du groupe Glen Matlock remplacé par le pathétique Sid Vicious...

Pour en revenir au Clash je n'aime pas tout chez eux, et pas forcément les morceaux les plus punk du groupe. On y retrouve dans leur disco des morceaux vraiment originaux et créatifs, ce qui en fait un groupe plus atypique qu'on pourrait le croire.








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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Sam 27 Aoû - 10:30

Un article superbe VIC qui permet vraiment de découvrir/connaître ce groupe. Bravo ^^.

Je suis toujours fasciné par l'aspect historique de la chose, comment un groupe se forme, vit et finalement meurt. Comme je ne suis pas très rock/punk/metal c'est davantage l'aspect humain/idéologique qui ici m'intéresse que l'aspect musical ...

Quand tu dis, Warlock
Citation :
tout le monde connaît un ou plusieurs titres des Clash.
, j'y mettrais un bémol personnel ^^ : je connaissais les Clash de nom (sans savoir à quelle mouvance ils appartenaient), mais j'aurais été incapable de donner ne serait-ce qu'un seul titre, ou de fredonner une seule de leur partition, n'ayant jamais écouté ce groupe. Néanmoins, je connaissais le morceau London Calling, mais sans en savoir le titre ou le nom du groupe qui l'avait composé, l'ayant entendu dans le très bon film Billy Elliot. C'est un morceau que j'aime bien, dans le rythme, la sonorité et qui - allez savoir pourquoi, me rappelle le générique des Brigades du tigre, avant l'arrivée des paroles (l'intro quoi), en plus rapide Je ne dis pas que c'est pareil, mais que cela m'y fait penser.

Il semble, malgré les 10 ans de formation, qu'ils n'aient donc pas composé tant de morceaux/d'album que cela, non ? Ils se reforment de temps en temps pour remonter sur scène ou le groupe est bel et bien mort ?
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Warlock

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Sam 27 Aoû - 14:47

Quand je disais que tout le monde connaît un titre des Clash, je voulais dire avoir entendu un titre sans vraiment savoir de quel groupe est le morceau. Ce qui est souvent le cas en musique. En ce qui concerne les Clash c'est souvent le cas avec London calling et surtout  Should I Stay Or Should I Go. Ce dernier titre a souvent été repris, l'indicatif de pubs ou entendu dans des films ou séries.




Pour la longévité du groupe après un dernier album en 85 (après 6 albums) le groupe a été dissous. Le groupe ne s'est pas reformé, chacun reprenant sa route en solo ou avec d'autres groupes. Et malheureusement en 2002 le chanteur Joe Strummer est décédé d'une crise cardiaque.

A noter le très bel hommage en 2003, de Bruce Springsteen, Dave Grohl, Steven Van Zandt et Elvis Costello, chantant London calling en mémoire de Joe Strummer.

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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Sam 27 Aoû - 16:46

Effectivement, tu as raison - Should I Stay Or Should I Go je connais, naturellement (rien qu'avec le Brexit).
Merci pour les précisions complémentaires ^^.
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Youpi l'alchimiste

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Sam 27 Aoû - 19:49

Merci Vic pour nous avoir présenté les Clash dans un contexte historique et social, je connaissais bien quelque morceau mais n'avais jamais regardé le coté politique.
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Dim 28 Aoû - 11:45

Tiens, allez, une référence de plus que je viens de découvrir hier soir, dans une série Netflix assez récente (2016) , Starngers Things - épisode 2 - le grand frère fait découvrir au petit frère les Clash et devinez quel titre ils écoutent ? Should I Stay Or Should I Go ^^ . Bon évidemment là Warlock, je me suis dit : « ah ouais, il a carrément raison » ^^.
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MessageSujet: Re: THE CLASH   Dim 28 Aoû - 14:59

Oui c'est une chanson qu'on entend souvent dans les séries, films, à la tv. Un grand classique du Rock, indémodable.

Stranger Things très bonne série d'ailleurs. Encore une création en hommage aux 80's. Comme Kung fury, dont on parle dans un autre topic.
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VIC

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Lun 29 Aoû - 7:24

Merci pour vos retours. En effet je me suis axé spécialement sur le côté historique pour présenter ce groupe, car il était profondément ancré dans les revendications sociales de l'époque. Les revues même non musicales comme Metal Hurlant suivaient d'un œil gourmand l'évolution du mouvement punk : c'est en partie à travers Metal que je me suis rendu compte de l'ampleur de cette vague, et des attentes provoquées. Beaucoup ont peut-être cru que le punk allait être un nouvel eldorado musical, alors qu'il a été balayé par la deuxième moitié des 80'S.

Nous sommes dans une époque marquée par la crise, les crises même, avec un contexte social et politique très tendus en France, avec l'émergence de mouvements contestataires et le succès de mouvements type "indignés". Les syndicats surfent sur cette vague, souvent pour leur propres intérêts. Mais cela témoigne aussi à côté de la volonté de certains de ne pas tout gober, de remettre en cause certains systèmes ou habitudes, face à une classe politique qui semble engluée et à côté de la plaque et des préoccupations de la vie de tous les jours. Bref je trouvais que se pencher sur les origines du mouvement contestataire musical par excellence, le punk, pouvait s'avérer intéressant. Notamment sur le côté "créatif" des Clash, opposé au côté "destructeur", provocateur et anarchiste des Sex Pistols.

J'aime particulièrement découvrir un groupe à travers ses albums dans l'ordre chronologique, en replaçant chacun dans son contexte. Les Clash, tout le monde connaît de nom en effet, et à travers leurs tubes les plus connus.
Voici une (volontairement très) courte liste de 5 classiques des Clash pour ceux qui voudrait mettre un nom sur des morceaux qu'ils ont déjà probablement entendus :

I Fought the Law
, (EP The Cost of Living in the UK, mai 1979)
London Calling
The Magnificent Seven (sur Sandinista !)
Should I Stay or Should I Go (sur Combat Rock)
Rock the Casbah (sur Combat Rock)

Une mauvaise connexion m'empêche hélas de vous mettre les liens vers les clips.
Néanmoins on notera au passage que The Magnificent Seven et Rock the Casbah se très éloigné de la musique punk des débuts, et sont servis par des lignes de basse monstrueuses (tendez bien l'oreille sur Rock the Casbah, ou écoutez la version expurgée sur le disque de raretés des Clash, "Black Market").

Je vous ferai dans les prochaines semaines un autre article de présentation sur un groupe lié aux Clash, bien que très différent : The Pogues ...

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MessageSujet: Re: THE CLASH   Sam 7 Jan - 20:35

Pour info, le magasine Rolling Stones qui a publié bon nombre de classements divers sur les disques et musiciens, parfois discutables d'ailleurs, a élu London Calling des Clash comme album N°1 du top 100 des albums les plus importants des années 80.




Présentation de Streecore, le dernier album (par ailleurs posthume) de Joe Strummer


Après une période d'errements musicaux, Joe Strummer regroupe dans la deuxième moitié des années 1990 des musiciens dans un groupe qu'il nomme The Mescaleros. Ils réalisent leur premier album en 1999, coécrit par Antony Genn et Strummer, nommé Rock Art and the X-Ray Style. En 2001,ils sortent leur deuxième album, Global a Go-Go. Les deux albums sont assez influencés par la world music, et plutôt inégaux d'après moi.

Joe Strummer meurt le 22 décembre 2002 dans sa maison, victime d'une cardiopathie congénitale jamais diagnostiquée. Sa mort prématurée à l'âge de 50 ans a choqué et attristé une génération de fans pour qui il était une personnalité emblématique.

Au moment de sa mort, Strummer travaillait sur un autre album, sorti finalement à titre posthume en octobre 2003 sous le titre Streetcore. Pour les critiques, certaines de ses titres supportent largement la comparaison avec les meilleurs titres des Clash. On y retrouve aussi une chanson écrite pour Johnny Cash , et une reprise du classique de Bob Marley, Redemption Song. Ainsi qu'une chanson hommage au 11 septembre.

En ce qui me concerne, ce disque est un vrai coup de coeur, il n'y a rien à jeter dessus. Tout comme dans London Calling, on y retrouve une variété de styles, et l'alchimie fonctionne étonnement. Cela prouve encore une fois que Strummer ne s'est jamais enfermé dans un genre, il apparaît comme un citoyen du monde, au delà des clivages. Ce disque est assez poignant car si l'énergie punk affleure parfois, on sent une grande maturité derrière, et surtout, une grande sincérité. L'artiste insensible aux modes nous livre un ultime cadeau à savourer avec nostalgie.




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MessageSujet: Re: THE CLASH   Dim 8 Jan - 23:39

VIC a écrit:
Pour info, le magasine Rolling Stones qui a publié bon nombre de classements divers sur les disques et musiciens, parfois discutables d'ailleurs, a élu London Calling des Clash comme album N°1 du top 100 des albums les plus importants des années 80.

Discutable en effet, et surtout très subjectif. C'est effectivement un classique et un album marquant de cette époque, mais de la à dire que c'est le plus important. Tout dépend ce qu'on entend par important.

Si c'est important en tant que meilleur album, ou en tant que plus influent. Pour la première option ça se discute beaucoup, pour la seconde on est pas loin, et dans le top 20 c'est certain.
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