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 BARBARELLA (1968)

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VIC

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Masculin Messages : 2948
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MessageSujet: BARBARELLA (1968)   Mer 10 Aoû - 12:05







Barbarella est un film franco-italien de science-fiction réalisé par Roger Vadim et sorti en 1968, avec Jane Fonda dans le rôle-titre. Il est adapté de la bande dessinée Barbarella de Jean-Claude Forest.

D'abord, quelques mots sur Jean-Claude Forest, qui a participé au chamboulement de la bande dessinée francophone, et notamment de la bande dessinée dite « adulte ». Célèbre pour son imagination débordante, l'élégance de son trait et le sex-appeal de ses héroïnes. En 1962, il crée sa première série à succès, Barbarella, qui met en scène une pulpeuse héroïne dans un univers science-fictionnel débridé. Après avoir collaboré à toutes les revues d'avant-garde des années 1970 (Fluide glacial, Métal Hurlant, L'Écho des savanes, etc.), il travaille particulièrement dans (À suivre).
En 1983, il reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême pour l'ensemble de son œuvre.

C'est dans Metal Hurlant que j'ai été familiarisé avec ses scénarii, à travers sa série de SF Les Naufragés du temps , un space opera en N&B dessiné par Gillon.

Concernant la BD Barbarella (que je n'ai pas lue) :
Voyageant de planète en planète, Barbarella est une héroïne de science-fiction dessinée sur le modèle de Brigitte Bardot. Peu farouche, elle incarne pour son créateur la femme moderne à l'ère de la libération sexuelle. « Barbarella est une fille libre, sauvage, indépendante. "Ce n'est pas une vamp, mais une antivamp".
Barbarella apparaît d'abord dans les pages de V Magazine au printemps 1962 avant de sortir en album en 1964 aux éditions Éric Losfeld. Cette publication fait scandale et consacre Barbarella comme première bande dessinée pour « adultes », alors qu'elle n'est que légèrement érotique. Que l'album soit publié par un éditeur traditionnel anticipe cependant la révolution sexuelle.
Barbarella rencontre des extraterrestres souvent séduisants et expérimente la « machine excessive », un orgasmotron. Le trait sensuel et l'imagination de Forest ont assuré son succès, relayé en 1968 par le film.


début du synopsis du film :

En l'an 40 000, le monde vit maintenant dans une ère peace and love où les armes sont devenues obsolètes et où les gens font l'amour en absorbant des pilules. L'aventurière Barbarella est envoyée en mission par le président de la Terre pour tenter de retrouver le savant Durand Durand, inventeur d'une arme destructrice, le Positron. L'homme a disparu aux environs de la planète Lithion, quelques années auparavant.


Mon avis :

Ce film est un véritable ovni :


la palme de l'ovni le plus improbable ? Ne cherchez plus !

Avec des effets spéciaux et une ambiance kitch, il fait écho à la série Star Trek qui a débuté en 1966. Sauf que le film Barbarella date de 1968 et a de forts accents érotiques (gonflé pour l'époque), psychédéliques, et parodiques : ces 3 adjectifs résument assez bien ce film. Tout amateur du Star Trek original se doit le voir pour comprendre ce détournement parodique et sexualisé assez jubilatoire. L'héroïne a un côté "nunuche" (peut-être pas fidèle à la BD semble-t'il) parfaitement servi par le regard écarquillé de Jane Fonda, et le fim a un côté "nanard" indiscutable. Sauf que, parfois, le nanard peut être grandiose, et ici, on se retrouve avec un film totalement avant-gardiste et qui anticipe sur pas mal de points, et à découvrir pour son côté historique et inclassable.

On se demande comment le film a pu être produit, mais la réponse arrive : Dino De Laurentiis !
Le même qui commis le fameux Flash Gordon de 1980, ou le Dune de 1984.
Et la comparaison avec le Flash Gordon de 1980 s'impose : d'abord, Forrest s'est visiblement inspiré (comme tous) par la BD Flash Gordon (cf présentation sur le forum), qui fixa les standards du genre SF pulp en BD (dans la tradition SF "planet opera" des Aventures de John Carter sur Mars, en roman).
Il est donc naturel de retrouver du Flash Gordon dans la BD de Forrest, et donc dans le film Barbarella, qui précèdera de 12 ans le film "culte" de 1980.
Toutefois, le côté érotique (Jane Fonda nue de dos, tenues en latex ou superbes robes de Paco Rabanne, l'orgasmatron ...) est beaucoup plus présent (on voit que 69 année érotique était dans l'ère du temps). On notera au passage que Jane Fonda n'est pas doublé en français et parle remarquablement bien la langue de Molière, avec toutefois un très léger accent qui rajoute à son charme.
Côté méchant, nous avons la Reine Noire avec son petit côté SM, et son bras droit dont le physique rappelle Jean-Pierre Chevènement :





une méchante façon Tarantino ou Marvel ?


J'ai été ministre sur la planète Lithion




les queues, ce n'est pas toujours pratique


des fois, on manque d'inspiration pour légender


Jane Fonda en Paco Rabanne

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Dernière édition par VIC le Lun 22 Aoû - 7:44, édité 1 fois
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Masculin Messages : 1174
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MessageSujet: Re: BARBARELLA (1968)   Dim 21 Aoû - 11:28

J'avais commencé le film il y a un an ou deux puis j'avais dû en interrompre le visionnage vers le milieu, je crois. Je voulais en faire une petite critique et j'avais récupéré pas mal d'images. Je dirais comme cela qu'il y a dans ce film un aspect décalé, une certaine fraîcheur, très positifs, mais qu'aujourd'hui on a du mal à rentrer dans l'histoire - je me suis toujours senti extérieur, comme un analyste observant au microscope un objet incongru - et cela ne m'a donc posé aucun problème pour interrompre mon visionnage et m'a donné peu l'envie de le reprendre. Mais Jane Fonda est ici inoubliable, magnifique dans ce rôle. Rien que sa présence mérite de jeter un coup d'œil sur ce petit film.
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