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 SOLEIL VERT (1973)

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VIC

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MessageSujet: SOLEIL VERT (1973)   Sam 14 Mai - 12:03


SOLEIL VERT
Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1974 : Grand prix
Saturn Awards 1975 : Meilleur film de science-fiction


Soleil vert (Soylent Green) est un grand classique de la SF. Ce film d'anticipation américain réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973, est inspiré du roman Make Room! Make Room! d'Harry Harrison.
Charlton Heston y tient le rôle principal, habitué des films d'anticipation puisqu'il jouait déjà dans La Planète des singes (1968) et Le Survivant (1971).
Le réalisateur Richard Fleischer s'était lui aussi déjà illustré dans le même genre, avec le Voyage Fantastique (1966), voire son célèbre Vingt mille lieues sous les mers (1954). Il est très connu également pour Les Vikings (1958). On ne peut pas ne pas mentionner qu'il est aussi l'auteur, dans un registre beaucoup moins inspiré, de Conan le Destructeur (1984) et de Kalidor, la légende du talisman (1985), qui précédèrent son ultime film.

D'après Wikipedia :
Citation :

Soleil vert, comme Fahrenheit 451, Alphaville, 2001, l'Odyssée de l'espace, Orange mécanique, ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation de la décennie 1965-1975, des films très écrits et référencés, se voulant prophétiques, habités par l'angoisse d'un avenir lourd de menaces, en l'occurrence ici la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles.


Synopsis
:

L'action du film se déroule en l'an 2022 à New York qui est devenue une mégapole de 44 millions d'habitants. Il règne en permanence une température élevée, soit plus de 30 °C. L'eau est rare. La faune et la flore ont quasiment disparu. La nourriture issue de l'agriculture également. La plupart des habitants n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, les prix étant exorbitants. Ils en sont réduits à manger des produits de synthèse, fournis par la multinationale « Soylent », des tablettes de forme carrée, jaunes, rouges ou bleues. Un nouvel aliment vient d'être lancé, le soylent green, beaucoup plus nutritif, cher et disponible uniquement le mardi : ce jour-là, des émeutes de citoyens affamés ne sont pas rares et sont sévèrement réprimées.

Thorn, un policier « de premier ordre », vit avec son ami Sol Roth (joué par Edward G. Robinson), un vieux juif lettré, dans un petit appartement délabré et surpeuplé. Sol peste contre l'état du monde et a la nostalgie du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle.

Thorn est va être chargé d'une enquête et va découvrir qu'un crime crapuleux se révèle être en fait lié à un complot visant à empêcher la révélation un terrible secret.



Autour du film :

Comme souvent à Hollywood, Soleil vert a failli ne pas se faire. La MGM n'aime pas le scénario de départ, la seule utilisation du thème de la surpopulation leur paraît insuffisante : c'est une bonne idée, mais il faut rendre le film plus frappant. Plus ou moins associé au script, Harry Harrisson doit donc batailler pour éviter la dénaturation de son œuvre, mais reconnaîtra plus tard que les idées « imposées par le studio », étaient excellentes : à la surpopulation seront donc ajoutées l'euthanasie des vieillards (mais pas seulement : on aperçoit des jeunes gens dans la file d'attente, le suicide, ouvert à tous, y est donc institutionnalisé), puis une idée encore plus terrifiante, le fameux secret dont il est question dans le film :
Spoiler:
 

Décidée presque au dernier moment, une scène d'euthanasie offre un contraste hallucinant avec le reste du film : utilisant des stock-shots choisis par le monteur du film, de documentaires animaliers, de films sous-marins, de paysages naturels magnifiques, images banales mais qui surgissent à l'écran après une heure et demi de plans généraux d'un New York devenu un bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, rempli d’émeutiers affamés et dormant dans la rue : le spectateur, en empathie avec l'acteur euthanasié, comprend que tout cela n'existe plus, détruit par la pollution.
Le film décrit en outre des politiciens corrompus, des nantis cyniques repliés dans leurs tours d'ivoire sécurisées où les femmes sont des "meubles", des scènes de rue où les paniers à salade ressemblant à des camions-poubelles ramassent des êtres humains comme de vulgaires déchets. Il fait écho également aux camps de concentration.

Spoiler:
 


Mon avis :

un grand classique de la SF de cette époque, sombre et dystopique, hélas toujours d'actualité car traitant de surpopulation et d'écologie. Le côté social et l'absence de valeur de l'individu, perçu comme une marchandise, l'opposition aux forces de l'ordre (la machine), centaines de réfugiés hébergés les églises, les complots politiques... tout cela fait que le film est toujours aussi fort. La scène d'euthanasie est culte, avec les images bucoliques contrastant avec tout le reste du film, accompagnée entre autre d'extraits de la Sixième symphonie de Tchaïkovski et de la Sixième symphonie de Beethoven.
Dommage que la musique du reste du film ne soit pas au même niveau, plutôt transparente.
J'ai apprécié également que le héros soit assez antipathique, chose plutôt rare et étonnante pour l'époque : dès le début, il se comporte en rustre, macho, plus ou moins ripoux. Au final un héros assez contradictoire et pas très reluisant, dans un monde qui l'est encore moins et dans lequel on n'a clairement pas envie de vivre.
Mention spéciale aussi à
Spoiler:
 
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Warlock

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MessageSujet: Re: SOLEIL VERT (1973)   Sam 14 Mai - 17:46

Un film sombre et pessimiste bien dans l'esprit des 70's. Une époque ou on se posait des questions, ou tout était remis en cause. la dessus le film représente bien cette période.

Ca reste un film réussi et marquant, bien que très sombre. Une atmosphère glauque entoure ces films d'anticipation de la période 65/75, qui peut mettre vraiment mal à l'aise. J'ajouterai le film "le survivant" dans ce domaine la également.

En ce qui concerne Richard Fleisher, il a aussi réalisé les très bons Barabbas  et l'étrangleur de Boston dans les 60's, de très belles réussites dans leur genre. Par contre c'est certain que Kalidor... Cela étant Personnellement j'aime bien Conan le destructeur. Qui est bien dans l'esprit fantasy des 80's, et reste sympathique sans être génial.
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Voyageur Solitaire
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MessageSujet: Re: SOLEIL VERT (1973)   Sam 14 Mai - 19:13

Film impossible à imaginer dans une autre époque que celle des années 70. Comme l'a dit Warlock, il y a eu un bouillonnement créatif assez intense dans le genre Anticipation à cette époque, avec des oeuvres plutôt pessimistes, très loin de l'insouciance disco et du Flower Power... Ressources épuisées, planète à bout de souffle, humanité déshumanisée justement... On est bien dans la face sombre des seventies avec le questionnement, la remise en question, l'apparition des questions écologiques... Certains films de l'époque ne sont pas loin du Cyberpunk même.

Soleil vert reste incontournable. Perso, je n'ai aucune attirance pour le post-apocalyptique, l'Anticipation pessimiste et désespérée et les univers agonisants hantés par une humanité perdue. Mais on ne peut que reconnaître la qualité du film, un film bien écrit, bien joué, avec derrière toute une pensée et un scénario solide, un film qui interpelle, fait réfléchir, dérange. Et puis Charlton Heston, quand-même...
Atmosphère étouffante, oppressante, dérangeante... Cherchez pas le Happy End, il n'y en a pas ici, c'est pas le genre de la maison...
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cdang

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MessageSujet: Re: SOLEIL VERT (1973)   Mar 17 Mai - 9:24

Pas grand chose à rajouter, si ce n'est que le terme « soleil » est juste une adaptation phonétique de « soylent » qui signifie « soja-lentille » (soybean-lentil), la base servant à fabriquer les pilules nutritives.

Et que dans ce monde fictionnel, le terme « femme objet » est à prendre en sens propre puisque la femme est fournie avec le logement. Je serais curieux de voir les contrats de bail.

J'ai cru retrouver quelques traces de Soleil vert dans Freejack (Geoff Murphy, 1992), pour le côté surpopulation maintenue dans la famine dans un environnement ravagé par la pollution (pour autant, si vous avez aimé Soleil vert, ne vous précipitez pas sur Freejack, hein, c'est pas qu'il est mauvais, juste qu'il n'est vraiment pas terrible).
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