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 Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)

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cdang

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MessageSujet: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 10:38

Harry Potter, Joanne Rowling, 1997-2007

Harry Potter est une série de sept romans écrits entre 1997 et 2007.

NB : pour les films, c'est ici.


L'univers

Les romans se passent au Royaume-Uni entre 1991 et 1999.

Notre réalité recèle, bien caché, le monde des sorciers. La magie est réelle, les êtres fantastiques aussi : gobelins, elfes de maison, géants, centaures, goules, dragons, hippogriffes… La magie et ces êtres ont alimenté les contes et légendes, mais suite aux chasses aux sorcières du XVIIe siècle, les sorciers ont décidé de vivre caché. Un décret interdit donc la manifestation de ses pouvoirs en public.

Les non-sorciers sont appelés Moldus (Muggles).

Au Royaume-Uni, les sorciers sont gouvernés par le Ministère de la Magie.

Les capacités magiques se révèlent en général vers l'âge de 7 ans, et se manifestent de manière anarchique, chaotique. Les sorciers envoient en général leurs enfants dans des écoles dédiées : Poudlard (Hogwart) au Royaume-Uni, Beauxbâtons en France, Durmstrang probablement en Europe de l'Est. Lorsqu'un enfant de Moldu se révèle être un sorcier, lui et sa famille sont contactés par une école afin qu'il puisse apprendre à maîtriser son pouvoir. Dans le monde des sorciers, il y a donc les « sangs-purs », dont la lignée ne comporte que des sorciers ; les « sangs-mêlés », ayant un ancêtre Moldu ; les « nés-Moldus » (parfois appelés de manière insultante « sang-de-bourbe », Mudbloods), et les « cracmols » (Squibs), enfants de sorciers mais ne disposant pas de pouvoirs.

Les enfants n'ont pas le droit de pratiquer la magie en dehors de leur école jusqu'à leur majorité (17 ans). Ils sont « marqués », le Ministère est informé de toute incartade.

Les sorciers n'utilisent pas les sources d'énergie classique, puisqu'ils peuvent avoir recours à la magie ; dès lors, la technologie moldue en fascine quelques uns. Ils voyagent en volant sur des balais, ou en se téléportant : grâce à un portoloin (portkey, objet enchanté pour un voyage unique vers une destination donnée et à une date donnée), en se téléportant d'une cheminée à une autre, ou bien en transplanant (Apparate) — téléportation à volonté, mais avec risque de désartibulation (splinching), c'est-à-dire de mutilation. Ils s'échangent des courriers par hibou.

Les sorciers focalisent et maîtrisent leur magie grâce à une baguette de bois contenant un élément fantastique (crin de licorne, plume de phénix, ventricule de dragon…). Un sort nécessite en général un mot de commande, mais certains sorts peuvent se lancer silencieusement (informulés). D'autres êtres peuvent pratiquer la magie sans baguette, comme les elfes de maison ou les gobelins.

Le sport favori des sorciers est le quidditch, un sport d'équipe se pratiquant en volant sur des balais. Le but est de marquer des points en lançant une balle (le souaffle, Quaffle) à travers des cerceaux, et en attrapant une petite balle autonome, le vif d'or (the Golden Snitch), tout en évitant des balles chaotiques et agressives (les cognards, Bludgers).

C'est donc un univers à la fois très proche du nôtre, et en même temps très baroque. Les sujets des photographies bougent, les personnages peints quittent leurs tableaux pour rendre visite à leurs voisins…

Certains sorciers supportent mal le fait de devoir se cacher alors que leurs pouvoirs devraient les amener logiquement à régner sur les Moldus…


Synopsis

Voldemort est un sorcier puissant qui cherche à dominer le monde des sorciers d'abord, avant d'étendre son pouvoir sur les Moldus. Il lève une armée, les Mangemorts (Death Eaters), essentiellement dans les familles de sangs-purs. Face à lui, des sorciers s'organisent, et en particulier l'Ordre du Phénix.

En 1981, Voldemort pénètre dans une maison pour éliminer James et Lilly Potter, un couple de membres de l'Ordre. Mais en tentant de tuer leur enfant âgé de 1 an, Harry, le sort rebondit et tue son lanceur. Le plus grand sorcier de tous les temps a donc été vaincu par un enfant de 1 an… Celui-ci garde de l'événement une cicatrice en forme d'éclair sur son front.

Mais l'Ordre pense que Voldemort reviendra, et décide de cacher Harry Potter dans une famille de Moldus, chez son oncle et sa tante (la sœur de Lilly), les Dursley. Ceux-ci connaissent Lilly et donc l'existence des sorciers, mais ont « ces gens-là » en horreur. Harry est donc élevé dans l'ignorance de son histoire, persuadé que ses parents se sont tués en voiture. Il dort dans un placard sous l'escalier, et, en tant que bouche à nourrir et source potentielle de problèmes, est le souffre douleur de son cousin et le laquais de la maison.

Pour ses 11 ans, Harry est contacté par l'école des sorciers, Poudlard. Il découvre alors avec émerveillement le monde de la magie. Il se lie d'amitié avec Ron Weasley et Hermione Granger, deux jeunes sorciers de son âge, et se fait l'ennemi de Drago Malefoy, un sang-pur arrogant. À côté des histoires de collégiens, Harry se trouve mêlé à des événement étranges, de plus en plus tragiques. Il semble que l'Ordre du Phénix avait vu juste. Principale cible des Mangemorts qui tentent de faire revenir leur maître, Harry découvre également au fur et à mesure qui étaient réellement ses parents, et qui sont les membres de l'Ordre. Dans la lutte du bien contre le mal, les zones d'ombre sont nombreuses et la frontière parfois poreuse…


Ouvrages

Chaque ouvrage couvre une année scolaire à Poudlard, de la première année (1991-1992) à la septième (1998-1999).

  • Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher's Stone), 1997 ;
  • Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets), 1998 ;
  • Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban), 1999 ;
  • Harry Potter et la Coupe de feu (Harry Potter and the Goblet of Fire), 2000 ;
  • Harry Potter et l'Ordre du phénix (Harry Potter and the Order of the Phoenix), 2003 ;
  • Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (Harry Potter and the Half-Blood Prince), 2005
  • Harry Potter et les Reliques de la Mort (Harry Potter and the Deathly Hallows), 2007.


Une pièce de théâtre dont le thème principal est le fils de Harry, Harry Potter et l'Enfant maudit (Harry Potter and the Cursed Child) est en cours d'écriture par Jack Thorne. Elle sera publiée et jouée en juillet 2016.

Plusieurs courts ouvrages développent certains aspects du monde ; leurs bénéfices vont à des associations de lutte contre la pauvreté. Ils sont écrits en mode intradiégétique (ce sont des livres qui existent à l'intérieur du monde fictionnel) :

  • Les Animaux fantastiques (Fantastic Beasts and Where to Find Them), 2001 ;
  • Le Quidditch à travers les âges (Quidditch through the Ages), 2001 ;
  • Les Contes de Beedle le Barde (The Tales of Beedle the Bard), 2008.


 

Avis

Ce sont des romans pour enfant. Lisibles à partir de 7 ans. Bon, les pavés sont un peu impressionnants, mais avec un peu de ruse, l'enfant tombe facilement dedans (pour lancer mon fils et vaincre son appréhension, je lui ai demandé de nous faire la lecture à voix haute du premier chapitre). Mais : un bon livre pour enfants est un bon livre tout court.

Et à titre personnel, j'ai été littéralement captivé. C'est super-bien écrit, et traduit. Le vocabulaire n'est pas enfantin. Le style est dynamique : on a d'abord la première impression avant la description ; le héros s'endort au milieu d'une phrase (le début de la phrase porte sur ce qu'il est en train de faire, et la fin de la phrase porte sur le début de son rêve) ; et autres procédés du genre. Mes yeux se sont embués dans les moments tragiques, j'ai cru revivre les tourments de mon adolescence. Bon, j'ai un cœur d'artichaut peut-être. Mais quoi, ce ne sont pas les événements narrés qui m'ont fait réagir, c'est bien la manière dont ils sont narrés.

Et puis, l'histoire n'est pas naïve. Même si le coup du sorcier maléfique et surpuissant à la conquête du monde est éculé, on est très proche de Adolf Hitler, les références aux pogroms et rafles, à la Nuit de cristal et à la Résistance sont d'ailleurs nombreuses. Alors oui, les deux premiers tomes sont un peu légers : le pouvoir de Voldemort est encore très faible, Harry est encore naïf, et protégé par ses professeurs. Mais à partir de La Coupe de feu, l'ambiance change et s'assombrit. Les victoires deviennent amères, les victimes s'accumulent. Il n'y a pas de deux ex machina ; la magie des enfants est plus faible que celle de leurs opposants, elle est d'ailleurs autant source de problèmes que solution, la souffrance physique et morale sont le prix de la survie. Les éléments s'assemblent lentement comme un puzzle, des détails du premier tome prennent leur importance. Le final tragique se construit au fil des tomes.


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 18:01

Certainement pas moi qui vais défendre cette saga... Comme je n'aime pas critiquer sans savoir, j'ai commencé à les lire et ça m'est tombé des mains tellement c'est nul...
Ben oui, dans le concert de louanges qui encense Harry Potter, il y a une voix discordante, la mienne. C'est niais, gnan-gnan, fadasse, insipide. C'est du même niveau que Twilight, Hunger Games ou Diverchiante : édulcoré, formaté pour un public ado, sans le souffle épique, violent et païen d'auteurs comme Howard, Smith, Tanith Lee, Morcook et d'autres de la grande époque. Il suffit de lire un poème d'Howard, L'empire des Nécromants ou Sadastor de Clark Ashton Smith, Le cycle de Raven ou encore Deux soleils couchants de Karl Wagner pour mesurer l'univers qui sépare la grande Fantasy de cette soupe réchauffée. C'est comme Tolkien, c'est gentillet, à lire au coin du feu, douillettement calé sur ses coussins...

Après, c'est mon opinion et je respecte tout à fait ceux qui aiment, pas de problème. Mais pour moi, non merci.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 18:08

Bah c'est de la littérature grand public, pour ado et pour un public féminin.

Du peu que j'ai pu en lire j'ai trouvé ça très chiant, aseptisé, formaté, fade... Je rejoins VS sur à peu près tous ses arguments.

Sauf pour Tolkien qui reste tout de même une référence du genre. Après c'est certain c'est une question de goût, mais là je passe mon tour.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 18:20

Pour Tolkien, le monde, l'univers qu'il a créé de toutes pièces avec sa chronologie, sa géographie, son histoire, ses mythes, mérite le plus grand respect.
Mais pour moi, c'est plus un encyclopédiste qu'un auteur et le souffle épique, la sensualité païenne, l'onirisme de la Fantasy sont absents de son oeuvre. Tout comme chez Harry Potter.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 18:23

Tolkien ça reste de la fantasy, de la féérie, avec Howard on est plus dans le sword and sorcery épique.

Harry Potter c'est pour les gamins et pour le public féminin.

Autant je peux comprendre qu'on soit fan de Tolkien, pour ce qu'il représente, ses créations, son monde, son univers. Autant pour Harry Potter...
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Jeu 28 Avr - 20:44

Déjà, je tiens à remercier cdang pour sa critique, très détaillée.
C'est agréable de casser le cul à écrire une belle critique, de dire qu'on a adoré et qu'on a été ému aux larmes, pour s'entendre ensuite dire que "c'est nul" avec des arguments définitifs. On a toute de suite envie de continuer à participer au forum.
Il y a moyen de nuancer entre le "c'est nul", et le "je trouve ça nul".

Vouloir comparer Harry Potter à L'Empire des Nécromants, cela me paraît à côté de la plaque.
C'est comme vouloir comparer la musique de Chantal Goya ou Henri Dès, avec du punk, ou du metal indus. Ce n'est carrément pas les mêmes tranches d'âge et de public visé, ni les mêmes styles. Quoique, CAS aurait pu s'amuser avec les amours nécrophiles de Chantal Goya dans la Cité décadente du Roi Punk, mais passons.
Et puis il y a la séquence. Tu commences déjà par apprécier H.Potter quand tu es jeune, avant de passer éventuellement plus tard à du R.E.Howard. Idem : des débuts timides avec Chantal Goya, ça peut quand même mener aux Sex Pistols plus tard. L'inverse est beaucoup plus rare.


Je tiens à dire que j'ai vu il y a très longtemps le 1er film, et que j'en garde très peu de souvenirs.
Pour en revenir sur la critique de cette saga, une critique très positive, je ne m'y attendais pas trop, me méfiant par nature des best sellers incontournables.
Pourtant, ce n'est pas la première fois que j'entends dire que ces livres arrivent non seulement à plaire aux enfants, mais aussi aux adultes.
Ta critique m'a donc plutôt donné envie de les lire ces livres. Ceci dit je doute d'en avoir le temps.
En tout cas je préfère me faire ma propre opinion, un jour lointain.
En cela, ta critique a été très constructive. Merci !

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cdang

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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Ven 29 Avr - 8:05

Merci Vik de ton soutien.

Je tiens à préciser que j'ai lu et apprécié Tolkien (bon, apprécié, c'est beaucoup dire pour le Silmarillion), Lovecraft et ses séides cthuliens, Moorcock (l'intégrale d'Elric et de Hawkmoon), quelques Howard. Le premier de la série, c'était un Lovecraft/Derleth en 1988 (j'avais 16 ans). Potter, j'ai découvert ça l'an dernier, en 2015, j'avais 43 ans. Donc de mon point de vue, ça n'a rien d'incompatible, ce sont des plaisirs différents. Sans aller jusqu'à Chantal Goya, je me contenterai de comparer Sepultura et Yes, deux groupes que j'adore.

Ensuite, comme je l'ai dit, je trouve les deux premiers tomes un peu faibles. Donc, je comprend que quand on les lit, on trouve ça un peu plan-plan, voire gnan-gnan. D'un autre côté, on voit ça par les yeux de l'enfant, un enfant de 11 ans. Il en a 17 à la fin. Par contre, commencer par le IV (La Coupe de feu), c'est possible, mais il manquera à la fin des pièces du puzzle, et il faut appréhender des éléments du monde qu'aurait donnés la lecture séquentielle.

Le seul argument qui me chagrine, c'est « c'est pour les gamins et pour le public féminin ». Oui ce sont des livres pour enfants, et alors, tiens sur le sujet j'invite à lire
Olivier Adam, « Un cas d’école  », Libération, 15 avril 2016
Olivier Adam a écrit:
Dans mon esprit, le roman jeunesse, c’est à peine de la littérature. Un truc formaté. Je me procure tout de même le livre. Le lis. Et pense alors : la vache. On a le droit d’écrire ça ? Et aussi : merde, ça m’aurait sauvé la vie de lire un truc pareil quand j’en avais l’âge (il faut croire qu’autre chose s’en est chargé). Je me procure d’autres romans publiés dans les mêmes collections. Je découvre alors un territoire inconnu. Des livres non pas pour adolescents mais : dans l’adolescence. À hauteur de. À ras. Des livres durs, sensibles ou barrés, très sombres ou pleins de folie bizarre, des voix singulières en tout cas, portées par une écriture exigeante, jamais simplifiée, ni abaissée par la cible qu’elle prétend viser. Bref : une « littérature jeunesse », qui privilégie le mot « littérature ». Des « auteurs jeunesse » qui sont d’abord des « auteurs ».
Bien sûr, ça ne concerne pas Harry Potter mais une collection de l’École des loisirs ; mais ça balaie l'argument « c'est que de la littérature jeunesse. »

Pour public féminin ? Mmmm, si un roman touche la moitié de l'Humanité, je trouve ça pas mal. Je range ça à côté de la citation du barbare de Naheulbeuk : « La magie, c'est pour les femmes. »

Bref, aimez ou n'aimez pas, mais pitié pas de catégories bidons.

Les films, oui, j'aurai des chose à en redire, je prépare un sujet là-dessus.


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Ven 29 Avr - 8:29

J'ai justement plusieurs romans "jeunesse" de l'Ecole des Loisir, Castor Poche, Bibliothèque Verte, Folio Junior et d'autres éditeurs. Généralement je me les garde pour des moments où ma vie professionnelle est vraiment trop intense pour me permettre des lectures normales. Et je confirme, il peut y avoir d'excellentes choses. Il faut bien viser une tranche d'âge assez haute quand même -pour mes goûts-, et si possible préférer les romans plutôt historiques ou dépaysants.

J'ai par exemple toujours beaucoup de tendresse notamment pour les Fils de la Flibuste, une saga de 10 livres dans l'univers des corsaires et pirates, de Marc Flament, chez la vieille Bibliothèque Verte : de l'aventure historique et dépaysante qui va l'essentiel. En faisant des recherches sur l'auteur, j'étais d'ailleurs tombé sur l'interview d'un responsable Bibliothèque Verte chez Hachette, qui disait que c'était les titres dont il était le plus fier dans la collection.

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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Ven 29 Avr - 16:21

Comme je l'ai précisé dans mon message : c'est mon opinion et je respecte tout à fait ceux qui aiment, pas de problème. Mais pour moi, non merci.
Donc désolé, mais je maintiens ce que j'ai dit : pour moi, c'est nul.
Il ne s'agit pas ici de démolir la critique de l'ami cdang pour le plaisir mais d'exprimer mon avis. Lui il aime, moi pas.
C'est mon droit je pense et j'ai expliqué les raisons de mon rejet.

Comparaison à côté de la plaque ? Non. Ce sujet sur Harry Potter a été posté dans la section Fantasy, ce qui suppose qu'on le considère comme faisant partie de ce genre. Les auteurs que j'ai cité en font partie également, leurs sujets sont ici, donc la comparaison est valable.
Si la comparaison entre Harry Potter et Howard, Smith et les autres est "à côté de la plaque" ou inadaptée , cela implique alors que ce sujet n'est pas à la bonne place. Je suggère donc à la modération de faire le nécessaire pour y remédier.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Ven 29 Avr - 17:25

A partir du moment ou on retrouve ce sujet dans la partie Fantasy du forum on peut je pense faire la comparaison avec d'autre œuvres de fantasy. Et les débats, les comparaisons font aussi parties du forum. Donc je pars du principe qu'on peut débattre de tout et sur tout, et donner son avis.

Moi ce qui me gène le plus c'est de voir des 0/20 pour le VDD sur un autre forum, mais ça c'est un autre débat et sujet Razz

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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Dim 1 Mai - 13:50

Moi j'ai bien aimé (mon fils qui avait entre 8 et 9 ans quand il les as lu aussi) mais je leur préfère de loin la trilogie des Bartiméus.

Les films sont assez inégaux mais c'est toujours le probleme des adaptations cinéma de livres.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Dim 1 Mai - 20:00

C'est sympa à lire mais c'est vrai que ça reste quand même très ado. Du moins les deux premiers tomes, après, comme dans les films qui en ont été tirés, l'ambiance se fait un peu plus sombre au fur et à mesure que le héros grandit. C'est là que ça devient plus intéressant.

Sinon, j'aime bien le thème musical de la saga :


Il me fait tout de suite penser à une ambiance très lovecraftienne, mystérieuse. Il y a un petit côté halloween là-dedans.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Lun 2 Mai - 9:53

Concernant la comparaison : je n'ai pas dit qu'elle était illégitime.

Après, faut voir ce qu'on met dans la comparaison.

Howard, par exemple, j'aime bien. Mais si on creuse un peu : bin, ya des scènes de sexe explicite, des descriptions « graphiques » de blessures et mutilations (graphiques = décrivant l'apparence). Par contre, il n'y a pas de dilemme moral. Et moi, j'aime bien les dilemmes moraux. Et ce sont des nouvelles qui certes s'enchaînent, mais ne forment pas vraiment une saga cohérente, avec un fil rouge (on dit un plot maintenant, c'est ça ? et même un metaplot pour faire bien). Et moi j'aime bien les sagas à fil rouge.

Alors tant qu'à comparer, on pourrait comparer entre elles les œuvres ayant des descriptions graphiques de blessures et mutilation, comparer entre elles les œuvres ayant des scènes de sexe explicites, comparer entre elles les œuvres ayant des dilemmes moraux, comparer entre elles les œuvres saga-à-fil-rouge…

Parce qu'au fond, la fantasy, c'est en général un décor, pas un mode de narration. On peut faire un polar fantasy, un survival horror fantasy, un buddy movie fantasy… Il me paraît plus pertinent de comparer les modes de narration entre eux, plutôt que les décors. Mais ça n'empêche évidemment pas de comparer entre elles les œuvres de fantasy.

Et bien sûr qu'il faut le faire aussi. Comparer à la fois Dream Theater ou Pestilence à Yes, parce que c'est du progressif, et à Iron Maiden parce que c'est du metal.

Sinon, Harry Potter, c'est quand même une œuvre qui a fait que mon fils s'est tapé des bouquins de 300 à 975 pages à 8-9 ans. À son âge, je lisais Le Petit Nicolas et les Benett (Jennings d'Anthony Buckeridge).

Pour en revenir à ce côté littérature enfantine justement : dans le cas de Harry Potter, cela réside essentiellement dans :

  • l'âge des héros, ça facilite l'identification ;
  • la construction de personnages par « briques », ce qui facilite là aussi l'identification, ou  la construction de son propre personnage dans l'univers fictionnel (à la manière des classes de jeux de rôle), je développerai ce point plus tard ;
  • le vocabulaire : sans être enfantin, je n'ai eu à dégainer le dico que 2-3 fois, pour des mots secondaires (non essentiels à la compréhension du texte), genre un vêtement un peu spécifique ;
  • des chapitres courts, ce qui permet de lire par courtes séquences (1 chapitre = 1/4 d'h pour moi, pour mon fils je ne sais pas).

Bon, mis à part l'âge des personnages, je connais un paquet de bouquins qui au fond répondent aux mêmes autres critères (voire même contrairement à Harry Potter, je n'ai en général jamais à dégainer mon dico).


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Lun 2 Mai - 12:02

C'est tout le mérite de l'auteur, J.K Rowling, ex-institutrice, d'avoir redonné le goût de la lecture et des livres aux enfants.

Au moins, elle leur a montré qu'il existait autre chose en dehors des iPhones et autres tablettes électroniques...
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Lun 2 Mai - 14:18

Harry Potter, un univers ludique et interactif

Coralie David remarque que dans le cas de la littérature jeunesse, la limite entre émetteur (auteur, réalisateur) et récepteur (lecteur, spectateur) tend à s'estomper, vers plus d'interactivité. Cela inclue notamment la transmédialité vers les jeux vidéos, et les produits dérivés intradiégétiques : le merchandising de produits présents dans l'œuvre. C'est ainsi que l'on peut acheter la baguette d'Harry Potter ou l'écharpe de Gryffondor (une des maisons de l'école Poudlard).

Les univers évoluent donc pour s'adapter à cette transmédialité et à ce besoin d'interaction ; il se systématisent, c'est-à-dire que l'univers fonctionne comme un système qui permet à chacun de construire sa propre fiction (son propre personnage imaginaire, sa fan-fiction).

La première œuvre à planter cette systématisation est sans doute Le Seigneur des anneaux, et ce n'est pas un hasard si elle est une des inspirations principales des jeux de rôle (l'art de l'interaction par excellence).

Je paraphrase ci-dessous ce que dit Coralie dans sa conférence « Jeux de rôle et écriture fictionnelle », colloque La littérature de jeunesse dans le jeu des cultures matérielles et médiatiques : circulations, adaptations, mutations, Université Paris 13, 24 septembre 2014



Un univers structuré en briques apparentes

La structure même de l'univers incite donc à l'interactivité : chaque élément est un fragment de monde que l'on peut facilement s'approprier, et qui fait partie d'un réseau complexe. La plus grande partie du monde est familière puisque c'est notre monde à nous ; la matière en arrière-plan n'est pas explorée, c'est une invitation à l'exploration. La narration (le livre, le film) devient alors une des façons parmi d'autre de parcourir le monde.

Les œuvres intradiégétiques (Les Animaux fantastiques, Le Quidditch à travers les âges, Les Contes de Beedle le Barde ) ont une forme « encyclopédique » : ce sont des ouvrages didactiques censés exister à l'intérieur du monde fictionnel, et non pas des histoires. Ils participent à cette invitation au voyage, en tant que fragment d'univers.

Les éléments de l'univers sont donc agencés en « briques apparentes », des pièces visibles et évidentes du système, que chacun peut s'approprier et réagencer.

Un contexte proche des enfants, de leur progression, de leurs relations sociales

Il y a une mise à disposition d'un contexte favorisant les rapports sociaux tels que les enfants les connaissent : l'école, avec l'amitié, la rivalité.

Du fait du jeune âge, les personnages sont inexpérimentés et progressent, se transforment en êtres valeureux, ce que Tolkien a appelé « l'ennoblissement ». L'évolution des personnages suit une quête, un but, et la progression des personnage est marquée de manière explicite : ils passent de classe en classe, Harry Potter gagne la Coupe de feu, passe ses examens (BUSE), il gagne des objets magique par niveau (cape d'invisibilité, balais de luxe, carte du maraudeur).

Le schéma narratif est structuré en séquences, épisodes, s'enchaînant, liés par une intrigue principale. C'est cette évolution, ce chemin initiatique, qui forme le moteur dramatique principal.

Une ludicisation de l'univers

Ce chemin initiatique est mis en scène sous forme ludique, d'épreuve sanctionnée par une institution (par exemple les points gagnés ou perdus par les maisons de Poudlard).

Mais la structuration en brique est aussi une invitation au jeu, chacun pouvant par exemple créer son propre personnage comme un Lego®. Par exemple, on peut dénombrer les briques :

  • compétences : puissance magique (Harry Potter), habileté magique (Hermione Granger), investissement et travail (Hermione Granger), et spécialisation dans un domaine de magie (arithmancie, potions, voyance) ;
  • maisons, incarnés par des symboles que les personnages portent sur eux : la maison Gryffondor (Griffindor) fondée sur la valeur courage ; la maison Serredaigle (Ravenclaw) fondée sur la sagesse, l'intelligence ; la maison Poufsouffle (Hufflepuff), fondée sur l'honnêteté et le travail ; et la maison Serpentard (Slytherin), fondée sur l'ambition ;
  • l'appartenance à un groupe social, représenté par le statut de sang : les sangs-purs (noblesse décadente), traîtres à leurs sang (sangs-purs ouverts aux Moldus), sangs mêlés, nés-Moldus, cracmols, Moldus.


On dépasse donc l'identification classique, puisque chaque lecteur peut imaginer quels paradigmes, quelles briques lui correspondent le mieux et donc se créer son propre personnage et s'intégrer immédiatement à l'univers.

La mimétisation des produits dérivés

On se se contente pas d'avoir un cartable avec l'image du héros : on peut porter les mêmes vêtements que le héros. Certes on peut depuis longtemps acheter un sabre laser, mais là, on peut porter l'écharpe de Gryffondor tous les jours en tant que vêtement normal, ce n'est plus un jouet ou une figurine posée sur une étagère. Les objets remplissent réellement une fonction dans le monde réel, et deviennent un signe d'appartenance à un groupe social.

L'objet est extirpé de l'univers fictionnel et envahit le monde réel. La systématisation de l'univers permet donc une nouvelle démarche commerciale. Elle joue sur le sentiment d'immersion dans le monde fictionnel.

La résilience du monde

Le monde ainsi systématisé résiste à la finitude de son support : il se poursuit au-delà des sept ouvrages et des huit films. Le site Pottermore permet par exemple de prolonger l'expérience de l'univers (contenu additionnel, vente en ligne, possibilité de participer à la coupe des quatre maisons), avec bien sûr un lien avec les réseaux sociaux.

Et bien sûr, les jeux vidéo :

  • Harry Potter à l'école des sorciers, EA Games (Electronic Arts, 2001) ;
  • Harry Potter et la Chambre des secrets, EA Games (2002) ;
  • Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, EA Games (2004) ;
  • Harry Potter et la Coupe de feu, EA Games (2005) ;
  • Harry Potter et l'Ordre du phénix, EA Games (2007) ;
  • Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, EA Games (2009) ;
  • Harry Potter et les Reliques de la Mort, EA Games (2010) ;
  • Harry Potter : Coupe du monde de quidditch, EA Games (2003) ;
  • Lego Creator: Harry Potter, EA Games (2001) ;
  • Lego Harry Potter : Années 1 à 4, Warner Bros. Interactive (2010) ;
  • Lego Harry Potter : Années 5 à 7, Warner Bros. Interactive (2011).
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cdang

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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Lun 9 Mai - 12:21

Ron Weasley, Neuville Londubat, Luna Lovegood, Dobby : plus que des faire-valoir comiques ?


1. Ron et sa baguette cassée. 2. Ron au volant de la voiture de papa — oui, dans les premiers films, il cabotine un tantinet.

La première idée qui vient en tête à propos de Ron Weasley, c'est comic sidekick. Le compagnon rigolot, le Z6PO/C3PO, le Stan Laurel. Avec Harry Potter, il forme le couple de copains qui s'engueulent et se rabibochent, qui montre que l'amitié est plus forte que tout. À part ça, Ron est maladroit — humainement, Hermione lui fera remarquer qu'il a la « sensibilité d'une petite cuiller », et donc le tact qui va avec, et magiquement ce n'est pas un très bon lanceur de sorts —, un tantinet flemmard et tire-au-flanc — avec Harry, ils passent leur temps à repomper leurs devoirs sur Hermione. Il plante la bagnole de papa, casse sa baguette, bref n'en jetons plus : ze faire-valoir comique.

Ah oui mais. Comme souvent, notre faire-valoir comique a son heure de gloire, sa maladresse qui au final sauve la mise au héros. Mais ce n'est pas que ça. D'abord, Ron est un fervent joueur d'échecs, il est même plutôt bon. (Comme Z6PO vous me direz.) Et comme pièce d'échec, il sait se sacrifier, au sens littéral du terme. Et puis, c'est un personnage ressource : le seul du trio ayant vécu son enfance dans une famille de sorciers, il a des connaissances que n'ont pas Harry et Hermione sur ce monde particulier — même si Hermione tente de compenser ça en apprenant par cœur les bouquins d'Histoire. Et puis il a un réseau : ses frères Fred et George, qui refourguent plein de trucs utiles — la carte du maraudeur, et les farces et attrapes —, et ses parents et leur maison, le Terrier, véritable refuge moral comme physique pour Harry.

Et puis : Ron est un excellent voleur sur balais, mine de rien, il deviendra même gardien de l'équipe de quidditch de Gryffondor.

En fait, le principal problème de Ron, c'est la confiance en soi. Sixième sur une fratrie de sept, trois de ses frères ont eu un parcours exemplaire, il se sent le vilain petit canard, toutes ses possessions sont des affaires usées héritées de ses aînés, la famille étant plutôt modeste. L'arc narratif de Ron, c'est la manière dont il va réussir à s'affirmer.


1. Neville et les Lutins de Cornouailles (Pixies). 2. Neville et le Monstrueux Livre des monstres (Monster Book of Monsters).

Neville Londubat (Neville Longbottom), c'est un élève de Gryffondor de la même promo. Timide et maladroit, il rate à peu près tout ce qu'il fait, sauf ce qui concerne les plantes magiques (sa passion), mais c'est un ami indéfectible, il sera même récompensé pour avoir tenté d'empêcher ses amis de faire des bêtises. Mais au fur et à mesure, on apprend qu'il est élevé par sa grand-mère, et que ses parents ont connu un destin tragique. Lui aussi souffre d'un déficit d'estime-de-soi, sa grand-mère lui serinant à l'envi qu'il n'est pas à la hauteur de ce qu'étaient ses parents, pas digne d'eux. Lui aussi va s'affirmer au cours de l’œuvre.


1. Luna : lorsque l'absurdité ouvre les yeux sur la réalité. 2. Luna supporte l'équipe de quidditch de Gryffondor. 3. Luna accompagne Harry à la soirée de Noël d'Horace Slughorn.

Luna Lovegood a un an de moins que Harry (elle est de l'âge de Ginny Weasley) et est dans la maison Serredaigle, elle apparaît donc tardivement (dans La Coupe de feu de mémoire). Elle est originale et exubérante, volontiers surnommée « Loufoca » (Loony). Membre de Serredaigle, la maison de la sagesse, on pourrait y voir l'absurdité dont naît la vérité, la conscience du présent qui point des énigmes zen (kôan). C'est l'opposé de Hermione la rationnelle. Elle aussi se révèle être d'une profonde amitié et un soutien indéfectible à Harry, c'est aussi un personnage ressource, notamment par son père, Xenophilius Lovegood, rédacteur en chef du Chicaneur (The Quibbler). Elle est manifestement traumatisée par l'explosion de sa mère au cours d'une expérience magique ratée dont elle fut témoin, et influencée par son père, lui aussi un original qui voue sa vie à prouver l'existence des Ronflaks cornus. Elle, non, elle n'évolue pas, elle est plutôt là pour montrer que les non-conformistes peuvent être bien meilleurs que ceux qui rentrent dans le moule, et que la réalité est parfois plus absurde que le rêve.


1. Les Elfes de maison ne semblent pas respirer le bonheur. 2. Mais ils savent pratiquer la magie.

Dernier bouffon : Dobby, l'elfe de maison. Les elfes de maison sont des créatures chétives, possédant des pouvoirs magiques innés et souvent supérieurs à ceux des sorciers (par exemple ils ne sont pas affectés par les sorts empêchant le transplanage), ils sont néanmoins les esclaves des sorciers. Un esclavagisme volontaire, assumé : malgré les maltraitances qu'ils subissent, ils ne peuvent concevoir d'être libres, et si par mégarde ils expriment la moindre critique sur leurs maîtres, ils se livrent à une séance d'automutilation.

Mais Dobby, c'est l'esclave qui s'affranchit. Malgré tout ce que cela lui coûte, il se souvient que son enfer était encore plus infernal du temps de Voldemort, il trahit donc sa famille de sorciers Mangemorts. C'est le début d'un arc narratif totalement ignoré des films, celui de la libération des elfes de maison. Dobby, c'est un peu l'Ewok ou le Hobbit de la saga : tout mignon, tout petit, à la base lâche, mais au final vaillant. Lui aussi jouera un rôle capital.

Bon, vous me direz, tout ça dégouline de bonnes intentions. Hé, sérieux, les séries US avec la morale à la con à la fin, j'exècre. Sauf que comme dans tout, c'est une question de dosage, et de manière dont c'est introduit. Parce que quand même, les œuvres avec un message positif, ya pas de raison que ça soit forcément mauvais, de même qu'un torture porn sur des Ewoks ne présage pas de l'intérêt de l’œuvre.

J. K. Rowling a quand même sept bouquins (4 100 pages) pour distiller ça. Donc c'est amené par petites touches. Et tout ça sert un message répété à plusieurs occasions dans la série : on se construit, au-delà de l'héritage, par nos choix et nos actions. Harry Potter est au final une saga existentialiste, sur ce point.


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Lun 9 Mai - 17:52

cdang a écrit:

Neville Londubat (Neville Longbottom), c'est un élève de Gryffondor de la même promo. Timide et maladroit, il rate à peu près tout ce qu'il fait, sauf ce qui concerne les plantes magiques (sa passion), mais c'est un ami indéfectible, il sera même récompensé pour avoir tenté d'empêcher ses amis de faire des bêtises. Mais au fur et à mesure, on apprend qu'il est élevé par sa grand-mère, et que ses parents ont connu un destin tragique. Lui aussi souffre d'un déficit d'estime-de-soi, sa grand-mère lui serinant à l'envi qu'il n'est pas à la hauteur de ce qu'étaient ses parents, pas digne d'eux. Lui aussi va s'affirmer au cours de l’œuvre.

Neville est un personnage qui est plus important qu'on ne le croit puisque
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 10 Mai - 9:58

Vi. d'un point de vue évolution, c'est L'Ordre du Phénix qui est le pivot pour Neville. C'est là où l'on découvre ce qui est arrivé à ses parents, c'est là qu'on découvre l'élément que tu cites en spoiler, et c'est là que se constitue l'Armée de Dumbledore qui lui permet de s'affirmer
Spoiler:
 
Relativement (totalement ?) absent de l'opus suivant, Le Prince de sang-mêlé, son arc connaît son aboutissement à la fin des Reliques de la Mort.

Le film en rajoute un chouïa en le mettant dans les bras de Luna, comme si on n'avait pas déjà compris la révélation du personnage… Alors que dans le livre, on sous-entend que Luna serait plutôt avec Dean Thomas. Mébon, ça reste une image furtive.
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 10 Mai - 14:33

A la fin on sait quand même que Neville
Spoiler:
 
Very Happy

C'est le personnage qui avait gagné ma sympathie dès le début. (Peut être parce que comme lui j'étais très timide et tête en l'air).

Faut aussi parler des 2 faire valoir de Drago Malefoy : Crabbe et Goyle. Wink
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 10 Mai - 16:35

Il parait qu'ils envisagent une suite aux aventures de ce personnage, ça s'appellera Happy Roteur .. Laughing


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mer 11 Mai - 10:08

Crabe et Goyle, ça, ce sont deux vrais faire-valoir : juste une présence, je ne sais même pas s'ils ont une ligne de dialogue ! Deux gros bêtas sous influence, ce qui peut bien leur arriver ne provoque aucun émoi.

Sinon, Gorak, il y a aussi Gary Topper dans Naheulbeuk
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mer 11 Mai - 10:43

Ils parlent surtout dans le 2e volume
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 17 Mai - 12:07

Les femmes et le féminisme dans Harry Potter

Jo Rowling le dit dans des entretiens : avec la magie, on supprime l'intérêt de la force physique. La société des sorciers est donc largement égalitaire du point de vue des relations hommes-femmes.

On a donc une diversité de personnages féminins, qui balaie les clichés de genre, dans les deux sens (utilise de nombreux clichés disponibles, scan, et en même temps les dépoussière, sweep), sans toutefois reléguer les hommes au second rôle : le héros principal est un garçon, comme le sont le directeur de l'école, Albus Dumbledore, et les ministres de la magie (Fudge, Scrimgeour, Thicknesse).

 
1. Hermione Granger. 2. Ginny Weasley. 3. Lavande Brown. 4. Padma et Parvati Patil. 5. Fleur Delacour. 6. Minerva McGonagall.

Dans les personnages féminins notables :

  • Hermione Granger bien évidemment : de son propre aveu, Jo Rowling a projeté sur elle ses angoisses d'ado, et en particulier sa crainte de l'échec ; c'est une jeune fille brillante et très studieuse, la première de la classe avec son côté agaçant de madame-je-sais-tout, perfectionniste mais pas control freak névrotique, mais sans les culs-de-bouteille qui sont en général le stigmate de ce genre de personnage ;
  • Ginny Weasley : au départ une gamine de 10 ans amoureuse transie de Harry, elle devient une jeune femme libérée et au caractère fort (forcément, avec six grands frères) et assuré, capitaine de l'équipe de quidditch, redoutée pour des chauves-furies et ses reductio ravageurs ;
  • Lavande Brown et les sœurs Patil : on est plutôt dans l'adolescente gnan-gnan en quête de romantisme ;
  • Luna Lovegood, on en a déjà parlé plus haut ;
  • Fleur Delacour : française, petite-fille de Vélane (Veela, une créature féminine envoûtante), élève de Beauxbâtons, c'est une beauté fatale avec l'arrogance d'une froggy, mais aussi une redoutable sorcière et au final à l'esprit ouvert ;
  • Minerva McGonagall, professeure de métamorphose, directrice de la maison Gryffondor et vice-directrice de l'école, « sévère mais juste » comme on disait dans les Dingodossiers ; compétente, toujours tiraillée entre le respect des règles et surtout la notion d'équité, et son humanité, sa compassion ;
  • Sibylle Trelawney : personnage new age, professeure de voyance d'une compétence douteuse mais pourtant capable de (rares) réelles visions ; en raison de harcèlement de la part de Dolores Ombrage, elle tombe en dépression et sombre dans l'alcoolisme ;
  • Molly Weasley, la mère de la tribu ; c'est une femme au foyer, mais c'est son choix de vie, elle dirige la maisonnée avec fermeté — forcément, sept enfants, faut les tenir — tout en étant maternelle ; on est toutefois loin de la potiche ménagère de moins de cinquante ans, son activité dans l'Ordre du phénix ne se limite pas à nettoyer le QG et à faire la cuisine, elle sait être une combattante redoutable ;
  • Nymphadora Tonks : une Auror (police des sorciers), courageuse et exhubérante autant que maladroite ;
  • Dolores Ombrage (Dolores Umbridge), sous-secrétaire d'État et brièvement professeure, c'est l'incarnation de la perverse narcissique ; sous ses attraits rose-bonbon et chatons, elle est obsédée par la pureté du sang, la rigueur et la soif de pouvoir, elle pratique la torture et est prête à l'assassinat — sans bien sûr se salir les mains ;
  • Narcissa Malefoy : la famille Malefoy est une famille de sang pur obsédée par la pureté du sang, convaincue de la prééminence des sorciers sur les Moldus et soutien de Voldemort, mais Lucius Malefoy, le père de Drago, se caractérise surtout par sa lâcheté et sa veulerie ; Narcissa, la mère de Drago, est discrète et effacée, mais est déterminée à sauver sa famille, et en particulier son fils, et n'hésite pas à s'opposer en cachète à Voldemort qui veut sacrifier Drago pour punir Lucius ;
  • Bellatrix Lestrange : ze méchante, dangereuse psychopathe, cruelle, entièrement dévouée à Voldemort.



1. Sibylle Trelawney. 2. Molly Weasley. 3. Nymphadora Tonks. 4. Dolores Ombrage. 5. Narcissa Malefoy. 6. Bellatrix Lestrange.

Sinon, saviez-vous qu'Albus Dumbledore est homosexuel ? Il est tombé amoureux de Grindelwald dans sa jeunesse, ce qui explique qu'il a mis tant de temps avant de se décider à mettre un terme aux agissements maléfique de celui-ci.


Dernière édition par cdang le Jeu 19 Mai - 7:41, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 17 Mai - 14:05

cdang a écrit:

Sinon, saviez-vous qu'Albus Dumbledore est homosexuel ? Il est tombé amoureux de Grindelwald dans sa jeunesse, ce qui explique qu'il a mis tant de temps avant de se décider à mettre un terme aux agissements maléfique de celui-ci.

Lors d'un duel qualifié de légendaire tant les 2 duellistes étaient doués.

Pour les filles dans HP on peut aussi citer en ultra secondaire la directrice de Beauxbatons et Cho Chang qui fera chavirer un temps le cœur d'HP durant un des tomes (je sais plus lequel, le 3 ou 4)
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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   Mar 17 Mai - 15:34

Ah oui, tiens, je les rajoute, et puis Rita Skeeter aussi :

Les femmes et le féminisme dans Harry Potter (suite)


1. Cho Chang. 2. Olympe Maxime et les deux sœurs Delacour. 3. Rita Skeeter.


  • Cho Chang : élève de Serredaigle, c'est le premier amour de Harry Potter ; elle fait partie des quelques personnages torturés par la culpabilité ; c'est aussi le moyen pour Jo Rowling d'expliquer « les filles, comment ça marche » aux garçons (genre pourquoi elles font exprès de les rendre jaloux) ; elle est loin d'être une potiche, juste victime de circonstances tragiques ;
  • Olympe Maxime : directrice de l'école Beauxbâtons, métisse humaine-géante bien qu'elle répugne à l'avouer (les géants étant des individus brutaux et cruels, fort mal aimés des sorciers) ; du fait de son ascendance, elle participe à une mission diplomatique visant à établir des liens entre l'Ordre du phénix et les géants européens, mission d'une dangerosité extrême quand on connaît leurs mœurs ; outre son physique impressionnant, c'est donc une femme courageuse ;
  • Rita Skeeter : c'est la fouille-merde, pas d'autre mot ; sa rubrique Moi, moi et moi est la part tabloïde-poubelle de la Gazette du sorcier ; elle ne s'intéresse qu'aux potins, et tord la réalité en inventant des scandales derrière les apparences ; un personnage détestable donc, mais Hermione découvre un secret qui lui permet de la contraindre à prendre fait et cause pour Harry Potter dans la guerre médiatique qui l'oppose au Ministère de la magie.

Pour l'arc Harry-Cho, ça commence dans La Coupe de feu et ça se termine dans L'Ordre du phénix, avec un petit rebond à la fin des Reliques de la mort (pointe de jalousie furtive de Ginny).


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MessageSujet: Re: Harry Potter (J. K. Rowling, 1997-2007)   

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