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 MIKALOJUS KONSTANTINAS ČIURLIONIS

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Henri



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MessageSujet: MIKALOJUS KONSTANTINAS ČIURLIONIS   Mar 20 Oct - 23:58

Je suis en train d'écouter Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, compositeur lituanien né le 22 septembre 1875 à Senoji Varėna et mort le 10 avril 1911 à Pustelnik (Pologne). Je le découvre en ce moment et ce qu'il y a de particulier chez lui c'est qu'il était également peintre. Du coup, il va falloir que je fasse un deuxième sujet pour sa peinture.


Jura (La mer)


Dans la forêt


Mikalojus Konstantinas Ciurlionis, né le 22 septembre 1875 à Senoji Varena (district de Varena, sud de la Lituanie) et mort le 10 avril 1911 à Pustelnik (arrondissement de Marki près de Varsovie, en Pologne), est un compositeur et peintre lituanien.
A la fois l’un des fondateurs de l’école musicale lituanienne et un peintre de la plus grande originalité qui a incarné le lien entre les symbolisme et l’art abstrait, il a vécu une existence brève, désorganisée et besogneuse qui s’est achevée, comme celle de Mozart, au milieu de sa trente-sixième année. Devenu depuis le véritable symbole de l’identité nationale lituanienne, il reste presque totalement ignoré en dehors de son pays, tout en ayant suscité l’admiration de personnalités aussi diverses que Romain Rolland, Jean-Paul Sartre et Olivier Messiaen.
Né la même année que Maurice Ravel, il reçoit de son père, organiste de paroisse, les bases de la formation musicale. Il étudie entre 1894 et 1899 en classes de piano et de composition au Conservatoire de Varsovie. De ces années datent de nombreuses compositions pour piano (fugues, variations, deux sonates), un thème avec variations et fugue pour quatuor à cordes, plusieurs pièces chorales et surtout son œuvre de fin d’études, composée au printemps 1899, la cantate De Profundis pour chœur et orchestre. En 1900-1901 il écrit son premier poème symphonique Dans la Forêt. À partir de 1901, il poursuit sa formation en classe de composition avec Carl Reinecke au Conservatoire de Leipzig (Allemagne), ville où il enrichit sa culture générale (qui est très universelle puisqu’il s’intéresse également, jusqu’à la fin de sa vie, à l’astrologie, la chimie, l’histoire, la philosophie...). Puis il revient à Varsovie et y intègre en 1904 l’École des Beaux-Arts, désirant également se consacrer à la peinture. Suivent plusieurs années – agrémentées de voyages en Allemagne et en Autriche durant lesquels il parfait son éducation artistique – où il mène conjointement une double carrière de compositeur et de peintre (avant que cette dernière ne prenne plutôt le dessus). En 1906, il visite Prague, Dresde, Nuremberg, Munich où il découvre notamment Max Klinger, puis revient par Vienne où il est séduit par les expositions d’art et d’industrie, les églises baroques. À Varsovie, il dirige un temps un chœur lituanien établi dans cette ville et pour lequel il écrit plusieurs œuvres chorales a cappella (notamment des harmonisations de chants populaires). Entre 1903 et 1907 il compose son œuvre majeure, le poème symphonique La Mer. En même temps, ses premiers tableaux sont exposés en 1905 à Varsovie, puis l’année suivante à Saint Pétersbourg et à Vilnus, où il s’installe à partir de 1907. Il y devient un des chantres de l’identité nationaleprenant part à tous les évènements artistiques de la ville. Il y compose son opéra Jurata, harmonise les chants populaires lituaniens, organise des soirées musicales à la « Société d’Art international et lituanienne ». C’est à Vilnius que furent créés ses meilleurs tableaux, appelés "Sonate", “Andante”, “Adagio”, “Allegro”, “Fugue”, etc. Peu à peu, la peinture va ravir la première place à la musique dans la vie créatrice de Ciurlionis... pour les quelques années qui lui restent à vivre. Malheureusement ses compatriotes sont indifférents à ses créations et il reste incompris et solitaire dans ses aspirations. En 1908, il va à Saint Pétersbourg, où Doboujinski, Roerich, Bilibine, Alexandre Benois et tout le groupe du Mir Iskousstva (Le Monde de l’Art) groupé autour de Diaghilev lui fait un accueil chaleureux. Kandinsky, également, s’intéresse à lui. Sa vie matérielle cependant ne s’améliore guère. Marié en 1909 à Sophie Kimantajte, il ressent bientôt les premières atteintes de la maladie psychique qui assombrira la fin de sa vie. Il meurt, inconscient, le 10 avril 1911. Aussitôt un regain d’intérêt se manifeste envers lui : expositions, articles, concert de ses œuvres au Conservatoire de Saint Pétersbourg, numéro spécial de la revue d’art “Apollon” que dirige le critique Serguci Makovski.

En musique, il est l’auteur de quelque 300 compositions dans des domaines variés (piano — dont de nombreux préludes et fugues —, orgue, musique de chambre, orchestre, chœurs...), l’une de ses plus connues étant le poème symphonique La Mer (1903-1907), sans doute son œuvre majeure (contemporaine du triptyque pour orchestre composé sous le même titre en 1905 par Claude Debussy). Dans la forêt, également un poème symphonique (1900-1901), le quatuor à cordes en ut mineur (1901-1902) et un cycle pour piano lui-aussi nommé La Mer (1908) sont trois autres de ses compositions majeures.

En peinture, Ciurlionis crée environ 300 tableaux, dans la mouvance du symbolisme et de l’Art nouveau, dont un triptyque abordant le thème de la mer une fois de plus, sa Sonate de la mer de 1908, comprenant trois mouvements intitulés Allegro, Andante et Finale. Il compose d’ailleurs souvent des « suites » de tableaux dont les titres font régulièrement référence à la musique, notamment d’autres « sonates », comme la Sonate du soleil de 1907, en quatre tableaux. Il réalise aussi des « cycles » ambitieux, tels La Création du Monde, cycle de treize tableaux de 1905-1906 ou Le Zodiaque, cycle de douze tableaux de 1907 et, en outre, nombre de tableaux et dessins isolés, dont trois Contes de fées de 1908-1909, ainsi que Les Croix de Samogitie et Rex, deux de ses dernières toiles, de 1909.
En 1911, la revue Apollon lui consacre un article dans son numéro 5, sous la plume de son créateur Sergueï Makovski. C’est en partie grâce à cet article élogieux et aux soutiens qui en résultèrent que ce musicien et peintre a retrouvé sa place de précurseur de l’art moderne, aujourd’hui encore méconnue. En 1912, Mir Iskousstva organise une exposition posthume de 125 toiles groupées en différents cycles : des paysages fantastiques, un univers originel irréel. Ciurlionis avait été, jusque là, le seul à oser incarner ses rêves sur la Création du monde dans sa peinture à la limite du figuratif et de l’abstrait.

Pièces pour orgue

• 1902 : Fugue en ut dièse mineur VL 866 ; Prélude en ut majeur VL 89 ; Fughetta en sol mineur VL 91 ; Mazurka avec variation en sol majeur VL 238 ;
• 1904 : 11 préludes et un fugato VL 94 à 105.

Pièces pour piano

• 1896 : 4 préludes VL 106 à 109 ;
• 1898 : Sonate en fa majeur VL 155 ; Sonate en ut dièse mineur VL 156 (réputée perdue) ; Thème et variations en ré majeur VL 151 ;
• 1899 : 3 mazurkas VL 143-161-167 ;
• 1900 : Polonaise en la majeur VL 173 ; Nocturne en fa dièse mineur VL 178 ; Impromptu en fa dièse mineur VL 181 ;
• 1901 : Nocturne en ut dièse mineur VL 183 ; Polonaise en si bémol mineur VL 190 ;
• 1904 : Variations sur le thème Sefaa Esec VL 258 ; Variations sur le thème Besacas VL 265 ;
• 1908 : La Mer (Jūra), cycle en trois parties pour piano VL 317 ;
• 1909 : 16 préludes ; Fugue en si bémol mineur VL 345.

Musique de chambre

• 1898 : Thème et variations en si mineur VL 80 pour quatuor à cordes ; Fugues en sol majeur VL 81 et en fa dièse mineur VL 82, pour quatuor à cordes ;
• 1901-1902 : Quatuor à cordes en ut mineur VL 83 (inachevé).

Œuvres pour orchestre

• 1900-1901 : Dans la forêt (Miške), poème symphonique VL 1 ;
• 1902 : Ouverture Kęstutis pour orchestre VL 2 ; Symphonie en ré mineur VL 4 (inachevée) ;
• 1903-1907 : La Mer (Jūra), poème symphonique VL 5 ;
• 1907 : La Création du monde (Pasaulio sutvérimas), poème symphonique VL 6 (inachevé).

Œuvres chorales

• 1898 : Requiem pour chœur a cappella VL 13 ;
• 1899 : Cantate De Profundis pour chœurs et orchestre (ou chœurs et orgue) VL 8-9 ;
• 1904-1908 : Chants folkloriques lituaniens harmonisés pour chœurs a cappella ;
• 1908-1909 : Jūratė, opéra (inachevé).


Dernière édition par Henri le Mar 29 Mar - 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MIKALOJUS KONSTANTINAS ČIURLIONIS   Mer 21 Oct - 18:01

Très intéressant. Je ne connaissais pas du tout cet artiste. C'est un tort, car ses compositions sont très modernes pour l'époque avec un vrai sens de la mélodie, et elles sont extrêmement évocatrices.
On imagine des scènes filmées en les écoutant.
Par moment, je me suis dit que John Barry ou Ennio Morricone (de formation classique) avaient du l'écouter.
Et puis elles ont une certaine grâce et légèreté que d'habitude, l'ampleur de l'orchestre symphonique peut avoir du mal à préserver.

Du coup, écouter ses oeuvres musicales en contemplant ses peintures est une expérience enrichissante. J'aime les artistes polyvalents en général, mais quand on a la chance d'exceller à la fois en peinture et en musique, que demander de plus ?
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MessageSujet: Re: MIKALOJUS KONSTANTINAS ČIURLIONIS   Mer 21 Oct - 19:14

J'aime beaucoup. C'est un genre de classique poétique, rêveur et onirique par moments. J'aime beaucoup le classique de l'Est si j'ose dire, dans la seconde moitié du XIXème, ça m'évoque toujours des images : vastes et profondes forêts de Bohême, châteaux baroques et clochetons dorés, étendues enneigées et bleutées, quelque chose de puissamment romantique et onirique au rythme effréné des valses et mazurkas... Louis II de Bavière et ses chimères, les cavaliers hongrois, la neige, l'âme slave, Michel Strogoff... C'est très cliché je sais, mais j'assume... C'est le genre de musique qui me rapelle mes séjours à Vienne, Prague ou Budapest... Un des rares moments où je mets en veilleuse ma passion pour l'Afrique, l'Amérique du Sud et les déserts brûlants et où je déambule dans le parc solitaire et glacé d'un château baroque en Moldavie ou le nez en l'air devant les fresques de Mucha avant d'aller boire un chocolat dans un café viennois...
Bon, je m'égare là...

C'est clairement poétique et même épique par moments, on pourrait en illustrer les scènes d'un grand film historique. D'ailleurs, certains moments du premier morceau, surtout au début, me font furieusement penser au début de certains passages de Basil Polédouris...
Autant je déteste le classique "de chambre" avec les violons qui pleurent, autant ce genre là me fait voyager.
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