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 10 films à voir au moins une fois dans sa vie

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Gorak



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MessageSujet: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Sam 19 Sep - 0:56

Voici dix des plus grands chefs-d'oeuvre du 7e Art que tout cinéphile averti se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie.

1 - "Metropolis" de Fritz LANG (1926)



Une fable gigantesque inspirée d'un roman d'anticipation sociale de Théa von Harbou et pour laquelle furent mis en oeuvre des moyens immenses pour l'époque : quelque 36 000 figurants, près de 750 acteurs, dont 8 vedettes. Cette "prophétie des temps futurs" aux décors expressionnistes peut-être considérée comme l'une des premières oeuvres de science-fiction moderne.

2 - "Napoléon" de Abel GANCE (1927)



Oeuvre marquante moins par le fond que par son apport considérable à la technique cinématographique, avec le recours au "triple écran" et à la "polyvision", ce film retrace la vie de Bonaparte jusqu'au début de la campagne d'Italie. Albert Dieudonné, dans le rôle de Bonaparte, y est tout simplement magistral.

3 - "La Passion de Jeanne d'Arc" de Carl DREYER (1928)



Pour les gros plans remarquablement servis par l'actrice française Renée Falconetti : visage mis à nu, sans maquillage, au-delà duquel le cinéaste danois visait à l'essentiel. "Ce qui importe, disait-il, ce n'est pas le drame objectif des images, mais le drame objectif des âmes".
Cette oeuvre, au style rigoureux et sobre, influença notamment Robert Bresson, qui, en 1963, en donna une vision personnelle.

4 - "La grande illusion" de Jean RENOIR (1937)



Une histoire vraie qui inspira le scénario de ce film, magistralement interprété par Jean Gabin, Pierre Fresnay et surtout Eric von Stroheim. Cette "reconstitution" d'une évasion dans un camp de prisonniers en Allemagne, au cours de la Grande Guerre, s'insère dans le cadre de l'école réaliste qui fut la tendance majeure du cinéma français de l'entre-deux-guerres.

5 - "Citizen Kane" de Orson WELLES (1941)



A travers la vie d'un magnat de la presse américaine, Charles Foster Kane, incarné par Welles lui-même, cette oeuvre fait la critique sévère d'un demi-siècle de ploutocratie aux Etats-Unis. Mais, au-delà du rêve démesuré de Kane et du réalisme sordide d'une civilisation fondée sur l'argent, c'est tout un tumulte intérieur qui s'exprime par une écriture somptueuse et baroque.

6 - "Le train sifflera trois fois" de Fred ZINNEMANN (1952)



Loin de se limiter à une "mythologie" très schématique, ce western a su évoluer vers une réflexion sur l'homme. Ce que réussit Zinnemann dans son seul essai du genre. Ce drame de l'amitié refusée, jugé en son temps par beaucoup comme trop intellectuel, est interprété magistralement par l'acteur américain Gary Cooper.

7 - "Et Dieu créa la femme..." de Roger VADIM (1956)



Premier pas vers un renouveau du cinéma français, qui traversait alors une grave crise économique, ce film donna son élan à cette "nouvelle vague" qui devait déferler sur la production à partir de 1958, abolissant tabous et conventions bourgeoises.
En outre, cette première oeuvre de Vadim révéla et imposa la "vedette" contemporaine la plus populaire de son époque, Brigitte Bardot.

8 - "Le septième sceau" de Ingmar BERGMAN (1956)



A travers les pérégrinations d'un chevalier et de son écuyer, de retour de croisade au coeur de la Suède dévastée par la peste, le cinéaste brosse une fresque étrange, profonde méditation sur la vie et la mort qui trouve sa plus grande expression avec cette fameuse partie d'échecs que le chevalier dispute avec la mort.
Avec Bergman, le cinéma suédois connut, dans les années 50 et 60, un grand essor.

9 - "L'année dernière à Marienbad" d'Alain Resnais (1961)



Réalisé sur un scénario d'Alain Robbe-Grillet, ce film se présente moins comme une histoire que comme un mystérieux entrelacs de réel et d'imaginaire où prennent place, selon une géométrie de l'absurde, des décors glacés et des personnages hiératiques.

10 - "Le guépard" de Luchino VISCONTI (1963)



Cette peinture somptueuse et amère de la noblesse décadente dans la Sicile de la seconde moitié du XIXe siècle est l'un des chefs-d'oeuvre d'une production qui, née de la réaction néo-réaliste contre le cinéma des "téléphones blancs", a peu à peu évolué vers des recherches esthétiques poussées.
Cette adaptation cinématographique du roman de Giuseppe Tomasi fut marquée par la forte personnalité de Burt Lancaster et le charisme magnétique d'Alain Delon, sans oublier la sublime Claudia Cardinale.
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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Sam 19 Sep - 10:39

Sujet très subjectif et difficile mais qui permet de se faire une idée des goûts de chacun. Dix, c'est beaucoup, mais je vais essayer...
Attention, le classement qui suit n'est pas dans l'ordre de mes préférences. J'aurais du mal à faire un classement préférentiel, j'aime chacun de ces films avec la même intensité, avec différentes raisons pour chacun.

- Out of Africa

Pour l'Afrique, pour Meryl Streep, pour l'histoire... L'histoire d'une femme libre, qui a voulu vivre sa vie et ses amours sans tenir compte des conventions, rester indépendante jusqu'au bout et s'est brûlé les ailes à son rêve. Une histoire d'amour pour une terre et ses gens, pour un homme, dans une Afrique fantasmée et qui n'existe plus. "J'avais une ferme en Afrique, au pied des collines..." Sans oublier John Barry à la musique.

- Midnight Express

Claque dans la gueule. Sombre, oppressant, lourd et étouffant. Prestation époustouflante de Brad Davis, incandescent, charismatique, et réalisation impeccable d'Alan Parker. Sans oublier la musique de Giorgo Moroder, envoûtante. Un film comme on n'en fait plus.

- Délivrance

Film fort, haletant, là aussi la grosse claque dans la gueule et là aussi, un film comme on n'en fait plus. Pas de politiquement correct, c'est brut, direct, sauvage et violent, la régréssion de l'homme civilisé livré à ses semblables et à une nature magnifique et redoutable. Plus rien ne sera comme avant. La scène de viol de l'un des personnages (même si on ne voit rien) met mal à l'aise et le morceau de banjo du début donne la chair de poule quand on revoit le film... Sans concessions.

- Seven

Nouvelle claque dans la gueule... Scénario machiavélique d'un taré qui massacre ses victimes en fonction des sept péchés capitaux. Ambiance glauque, sombre et pluvieuse, sauf la scène finale, sous un soleil écrasant et en pleine lumière. Kevin Spacey hallucinant en méchant illuminé et qui gagne à la fin.

- Excalibur

Vieux de trente ans, un film de Fantasy et de merveilleux indémodable, puissamment poétique et sombrement onirique, une version païenne et sensuelle du mythe arthurien. Même s'il a pris un coup de vieux, un film incontournable, presque mystique par moments. Morgane aura désormais pour toujours les traits d'Helen Mirren, fabuleuse et vénéneuse aux côtés de Nicol Williamson, impérial en Merlin.

- Conan le barbare

Le film qui a dénaturé le personnage d'Howard, imposant l'image du barbare bourrin en pagne de fourrure dans un monde qui n'a pas grand-chose d'Howardien... Et pourtant, on est transporté, envoûté par un souffle épique et païen irrésistible. Fabuleux spectacle qui vous colle au siège du début à la fin, porté par la musique magnifique de Basil Polédouris. Malgré le temps passé, ça reste incontournable et la référence du genre.

- Le vieux fusil

J'ai beaucoup hésité avant d'inclure ce film dans ma liste étant donné que j'ai toujours refusé de le revoir... En cause, la terrible scène de viol qui m'a profondément marqué. Prestation éprouvante, incroyable de Romy Schneider (certains des acteurs et figurants furent pris de malaise au moment du tournage de cette scène), au sommet de sa beauté et de son talent, aux côtés d'un Philippe Noiret tout aussi remarquable. Film très dur, triste, sombre mais qui correspond bien au titre de ce sujet : il faut l'avoir vu pour voir au moins une fois ce que le cinéma français était capable de faire dans sa grande époque.

- Le dernier empereur

Fabuleuse fresque historique, un grand et beau film qui ne doit pas décourager par sa longueur. La vie rien moins qu'extraordinaire du dernier empereur de Chine qui traverse les trois-quarts du XXième siècle dans ses heures les plus sombres. Décors et costumes époustouflants, acteurs et actrices remarquables, une épopée somptueuse qui vaut mieux que tous les cours d'histoire sur l'Extrême-Orient des années 1930. Un destin tragique et flamboyant pour celui destiné à régner "10 000 ans" et qui ne sera qu'une marionnette de l'Histoire, pathétique, chimérique et néanmoins attachant.

- Thelma et Louise

Une ode à la liberté, aux femmes, à l'amitié féminine. Deux amies inséparables dont le weekend, la virée en voiture va tourner au drame, se transformer en infernal road-movie pour s'achever de la seule façon possible, la seule qui reste à ces filles pour rester libres. Une critique féroce d'une Amérique mysogine et machiste, une ode à la liberté. On a presque envie de faire comme elles à la fin, de tout envoyer chier, de foncer, de vivre intensément, pleinement, chaque seconde même si on sait que la mort est au bout. Si ces filles passent près de chez vous, n'hésitez pas à lever le pouce et embarquez avec elles...

- Fight Club

Film coup de poing (c'est le cas de le dire !) et qui nous interroge sur la violence qui est en nous, sur ce qui nous fait nous sentir vivants. Une plongée dans la violence comme exorcisme, comme exultation et remède au mal-être, le rejet d'une société anesthésiée pour se retrouver soi-même, vivant.
Un film dérangeant qui nous met face à une partie de nous-mêmes généralement enfouie et maintenue dans l'ombre, une réflexion sur la violence qui est en nous et qui, d'interdite et de "mauvaise", en devient un remède, en devient la solution.
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VIC



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Dim 20 Sep - 21:11

Au départ, je suis parti sur 5 films seulement, car il y a trop de films que je dois voir ou revoir.
Finalement, je vais mettre les 5 premiers, dont je suis sûr qu'ils seront dans mon top 10 final, accompagnés de 5 autres, car je n'ai pas trouvé mieux pour l'instant.

Les "5 sûrs" :

Le Voyage dans la Lune, de George Méliès (1902)
Parce que. 16 mn seulement, mais des trucages, de la poésie, l'histoire de la naissance cinéma. Magique.

Metropolis , de Fritz LANG (1926)
Totalement visionnaire et démesuré. Photo magnifique. Un film qui invente sa propre esthétique.

Blade Runner
Fondateur de l'esthétique cyberpunk, un film atypique et qui n'est toujours pas démodé visuellement, avec plusieurs degrés de lecture. Et la bande-son de Vangelis au service d'images superbes. Mon film préféré.

L'Empire Contre-Attaque
Et pourquoi pas ? Ce film fait partie de la saga qui popularisé puis démocratisé la SF.
L'épisode le plus sombre qui s'ouvre sur une déroute, avec une double fin tragique.

Blues Brothers
Un duo au look culte, une bande-son géniale des artistes soul que j'aime et qui jouent dans le film, de l'humour. Jubilatoire.



Les 5 "moins sûrs" :

Le Bon, la Brute et le Truand :
Il me fallait un Sergio Leone et j'ai du mal à choisir. Le triple casting avec Clint Eastwood emblématique me l'a fait emporter sur Il était une fois la Révolution, ou Mon nom est Personne.

O Brothers, des frères Cohen
Assez proche des Blues Brothers finalement : musique et humour au programme. Un bel hommage à cette époque de l'Amérique rurale qui m'intéresse, sur fond de country et de blues.

Monty Python Sacré Graal
Le film emblématique des Monty Python que j'adore à la fois pour leur humour et leur jeu d'acteur.
Malgré quelques défauts, il contient une quantité de scènes aujourd'hui cultes.
Tout rôliste doit l'avoir vu ^^

Bienvenue à Gattaca
Il y a une atmosphère bien particulière dans le film, très bien servi par la musique.  SF intelligente qui pose de véritables questions au spectateur. Véritables dimensions psychologiques et dramatiques, le tout avec des acteurs au jeu ambigu. Kafka n'est pas si loin...

Le Choc des Titans (1981)
Péplum de fantasy et de mythologie, il fallait oser !
Effets spéciaux des créatures réalisés par Ray Harryhausen dont c'est le dernier film.
Je préfère cet ancêtre pionnier de la fantasy, que les grosses superproductions Tolkiennesques qui ont contribué à la démocratisation de la fantasy.

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Warlock



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Dim 20 Sep - 23:54

C'est très difficile de choisir 10 films, et ça reste très personnel. Dans le désordre ça donnerait de mon coté.


The Thing (1982)
Le chef d'oeuvre de Carpenter, et le meilleur film d'horreur à mes yeux. Un grand classique aux magnifiques effets spéciaux glacés. Un huis clos étouffant, un casting solide, un film d'homme, prenant, captivant, et terriblement pessimiste, loin des canons hollywoodiens. Un must have.


Le Retour du Jedi (1983)
L'un de mes film préférés. L'apothéose de la saga Star wars, le couronnement d'un mythe. Un film aux multiples rebondissements, aux péripéties incroyables. Ah et cette première partie dans le palais Jabba... Chef d'oeuvre.


Ivanhoé (1952)
Alors oui historiquement il y a beaucoup d'anachronismes, mais quel film ! Mon préféré de l'âge d'or hollywoodien. De nombreux morceaux de bravoures, le plus beau siège d'un château fort de toute l'histoire de cinéma. Un casting 5 étoiles (Robert Taylor, Liz Taylor, George sanders, Joan Fontaine). Une musique épique et grandiose et Rozsa. Un grand film.


Les Goonies (1985)
Choix très nostalgique, qui a marqué mon enfance, et le film d'aventure/comédie 80's par excellence. Si il y a bien un film qui représente à mes yeux les 80's c'est celui là. La magie y est omniprésente, c'est enchanteur et l'esprit d'une époque. Un film coup de coeur.


La grande évasion (1963)
Plus qu'un film de guerre c'est un film d'aventure. Le meilleur du genre pour moi. Son incroyable casting (Mcqueen, Bronson, Coburn, Attenborough....) est à l'image du film, épique, spectaculaire et haletant. Le style de film ou on ne s'ennuie jamais, un sommet et un modèle du genre.


Le pianiste (2002)
Le meilleur film sur la Shoah à mes yeux. Un film dur, sans concession et surtout qui ne tombe pas dans le pathos habituel d'un film dramatique. Brody habite son rôle et le film est prenant et poignant. Sans artifice ni abus en tout genre. Le chef d'oeuvre de Polanski.


Conjuring : Les Dossiers Warren (2013)
Tout simplement le meilleur film d'horreur de ces 20 dernières années. Un film récent mais à l'ancienne, vraiment angoissant et qui fait peur. L'exemple même du film d'épouvante réussi et tous les ingrédients qui vont avec.


New York 1997 (1981)
L'autre grande réussite de Carpenter. Le meilleur film du genre pour moi. Et ce qui se fait de meilleur en dystopie. Kurt Russell tient un rôle mythique devenu culte pour les cinéphiles. Une production totalement anti-manichéenne, comme souvent avec Carpenter, une grande réussite.


La déchirure (1984)
Un film coup de poing sur la tragédie du Cambodge. Dont on ne ressort pas indemne. Particulièrement bien joué, un film qui fait réfléchir sur la nature humaine. Un film sur l'amitié et sur la force de tenir le coup et de ne jamais abandonné.


Predator (1987)
Mélange d'action de science fiction, un film qui a marqué beaucoup et tout une époque. Schwarzy est au sommet, son duel final contre la créature est épique et intense. Une chasse étouffante, dans un jungle hostile et inextricable. L'atmosphère pesante y est incroyable. Un grand classique.





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cdang



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Lun 21 Sep - 12:32

Ah bin ça commence fort ! Metropolis, ça serait aussi dans ma sélection. Pour le reste, c'est toujours le problème entre ce qui innove pour l'époque (le pionnier), le meilleur du genre, et quel genre ? Moi, il me faudrait trois listes différentes. Et, c'est marant, ça fait plusieurs mois que je voudrais lancer un fil similaire sur le métal.

Bon, là je vais me concentrer sur ce que j'aimerai transmettre à mes enfants. Par ordre chronologique :

  1. Le Voyage dans la Lune, Georges Méliès, 1902 : ah bah, faut commencer par le commencement. Bien sûr, vous me direz qu'il y a les films Lumière, et les incunables genre Muybridge ; mais Méliès, c'est le premier à mettre en scène des histoires, avant, on est plus dans le documentaire. Et puis c'est le premier à faire des effets spéciaux, de la s.-f. et du fantastique.
  2. Faust, Friedrich Wilhelm Murnau, 1926 : de Murnau, j'aurai probablement dû mettre l'Aurore, mais la prédiction de Truffaut s'est réalisée, je ne l'ai jamais vu ; ou bien encore Nosferatu, mais pas mieux (il était ressorti en 1995 à l'occasion des 100 ans du cinéma, mais il était trop cher pour la salle où je bossais). Pour moi, Faust a donné au moins deux plans fondamentaux au cinéma : l'ouverture, qui est un survol du paysage (une maquette, mais peu importe, on utilisera plus tard l'hélico ou le drone) ; et la bagarre avec une lampe qui vacille et fait tourner les ombres, ce qui sera repris dans Le Portrait de Dorian Gray (Albert Lewin, 1945) et dans Psychose (Alfred Hitchcock, 1960).
  3. Metropolis, Fritz Lang, 1927 : premier long-métrage de s.-f., plus de 2h, et la mise en place d'un grands nombre de codes. On a la première ville cyberpunk, l'image de la tour sera citée dans Blade Runner (Ridley Scott, 1982), le robot, la marche des ouvriers…
  4. Le Kid, Charles chaplin, 1921 : Charlot, l'alliance du burlesque et du mélo, j'avais collé l'affiche sur ma porte de piaule cité U. Parce que c'est du burlesque, parce que c'est à chialer, parce que le film a posé le problème de l'exploitation des enfants au cinéma (le cas de Jackie Coogan a donné lieu à une loi étatsunienne).
  5. L'Opérateur, Edward Sedgwick et Buster Keaton, 1928 : outre le burlesque, ce film est une mise en abîme de la création par hasard des effets spéciaux : le film est rembobiné par erreur, exposé deux fois, et on se retrouve avec un paquebot dans les rues Los Angeles (probablement, puisque le héros est embauché par la MGM). Et pour la première fois, on voit le héros qui rentre dans l'écran ; rupture symbolique du 4e mur, monde 2D vu de l'intérieur, on retrouve ça dans La Rose pourpre du Caire (Woody Allen, 1985) et Last Action Hero (John McTiernan, 1993), mais aussi dans Superman II (Richard Lester et Richard Donner, 1982) avec les méchants emprisonnés dans une vitre, ou encore Tron (Steven Lisberger, 1982). Et puis, impossible de passer outre le burlesque.
  6. M le maudit, Fritz Lang, 1933 : le premier film parlant de Fritz Lang, et déjà il utilise la bande sonore comme signifiant, au-delà de la seule parole : dans la scène de début, l'attente angoissée est signifiée par le tic-tac de l'horloge, puis par le cri de la mère qui se perd dans les escaliers. La perspective des escaliers vus de haut renforce ce sentiment de profondeur ; cette spirale est reprise sous la forme d'un jouet dans une vitrine, et symbolise ici la fascination, on reverra ces deux utilisations dans Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958). Et puis bien sûr la première utilisation du leitmotiv au cinéma, le personnage qui siffle Dans le Hall du roi de la montagne d'Edvard Grieg.
  7. Les Aventures de Robin des bois, Michael Curtiz et William Keighley, 1938 : les films héroïques de la grande époque, le Moyen-Âge vu par Hollywood, le début de la couleur avec les personnages en collants flashy et paillettes. Mais surtout la fameuse scène du duel final, avec l'ombre qui se projette sur le pilier.
  8. Le Jour où la Terre s'arrêta, Robert Wise, 1951 : parce que c'est sans doute le premier film de s.-f. parlant, et qu'il pose lui aussi un certain nombre de codes sonores : musique électronique façon ondes Martenot, langage extra-terrestre (la fameuse phrase « Klaatu barada nikto » maintes fois reprise). Et puis, il pose aussi la s.-f. comme moyen d'interroger le présent (ce qu'a déjà fait la littérature), l'homme étant son propre loup, l'extra-terrestre étant bienveillant.
  9. Le Château de l'araignée, Akira Kurosawa, 1957 : parce que c'est un film de Kurosawa, parce que c'est un film de samouraïs, et parce que c'est une adaptation de Shakespeare. Nan, je sais pas trop quoi dire, faut le voir, sérieux, allez le voir.
  10. Dark Crystal, Jim Henson et Frank Oz, 1982 : film à la fois mystique et tendrement fantastique, le héros frêle et qui doute à 100 lieues des muscles schwarzeneggeriens, une ambiance incomparable, l'utilisation de marionnettes géantes…

Putain, déjà 10 ? Et j'ai pas parlé de Charley Bowers, burlesque des années 1920 et pionnier du stop motion, ni de Ray Harryhausen. Pas parlé du Testament du docteur Mabuse (Fritz Lang, 1933), pour moi le summum de l'expressionnisme allemand. Du Corsaire rouge (Robert Siodmak, 1952), avec les cascades de Burt Lancaster, et une scène qui sera carrément reprise dans le Pirate de Polansky. Polansky, tient, Rosemary's Baby (1968), ou le fabuleux Bal des vampires (1967). Oublié King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933). Passé à la trappe Dodeskaden de Kurosawa (1970), un des films les plus émouvant que j'ai vu. Et Hitchcock hein ? Et le Terminator de James Cameron (1984) ? Et Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (1991) ? Gremlins de Joe Dante (1984) ? La Jetée de Chris Marker (1962) ? La Règle du jeu de Jean Renoir (1939) ? La Belle et la bête (Jean Cocteau et René Clément, 1946) ? L'assassin habite au… 21 (1942) ou Le Corbeau (1943) d'Henri-Georges Clouzot ? Les Visiteurs du soir (1942) ou Les Enfants du paradis (1945) de Marcel Carné ? Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol, 1997), Dark City (Alex Proyas, 1998), Ridley Scott pour Alien (1979) et Blade Runner (1982), Se7en de David Fincher (1995), La Poursuite infernale (John Ford, 1946), Le Bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966), La Guerre des étoiles (George Lucas, 1977)… [Édition 22/09/2015] Le Roi et l'oiseau (Paul Grimault, 1980), Azur et Asmar (Michel Ocelot, 2006), Le Bossu (André Hunebelle, 1959), Le Cousin (Alain Corneau, 1997), The Killer (John Woo, 1989), Old Boy (Park Chan-Woo, 2003)…

Pfff…

Pis en fait tous ceux que vous avez vous-même cité, mise à part les quelques que je n'ai pas vu, je suis d'accord avec vous tous.


Dernière édition par cdang le Mar 22 Sep - 12:19, édité 1 fois
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VIC



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Lun 21 Sep - 20:24

Il est pas mal ton petit forum, VS. Wink

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Warlock



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Lun 21 Sep - 21:09

Personnellement j'ai opté pour des films dans des styles différents et époques différentes, plutôt que de rester dans un seul registre. J'aurai pu clairement choisir 10 films de Carpenter, mon réalisateur préféré.
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VIC



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Mar 22 Sep - 19:31

Bon, je sais quoi faire : découvrir les films cités par cdang et que je ne connais pas encore.
Pour ceux que je connais il y a plein de bonnes choses là-dedans dont je présume que le reste doit être du même acabit.
Je me suis aperçu en effet que j'ai oublié quelques classiques comme des Kurosawa ou Dark Cristal (ce dernier aurait du détrôner Le Choc des Titans comme précurseur de fantasy et des Tim Burton sombres).
Je m'accroche à mon TOP 5 mais les places 6 à 10 ont de forte de chances d'évoluer dans les années à venir...

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cdang



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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Mer 23 Sep - 16:45

Warlock a écrit:
Personnellement j'ai opté pour des films dans des styles différents et époques différentes, plutôt que de rester dans un seul registre. J'aurai pu clairement choisir 10 films de Carpenter, mon réalisateur préféré.
Mé moi j'ai-euh une plus grande amplitude en années-euh nananère-euh

  • Vik = 98 ans (Le Voyage dans la LuneO brother) ;
  • cdang = 80 ans (Le Voyage dans la LuneDark Crystal) ;
  • Warlock : 61 ans (IvanhoéConjuring)
  • Gorak : 37 ans (MetropolisLe Guépard)
  • Voyageur Solitaire : 24 ans (Le Vieux FusilFight Club)

Bon, on n'est pas là pour jouer à celui qui a la plus grande.

Pour ma liste, j'ai plutôt pris les précurseurs, en suivant un ordre chronologique comme Gorak, et du coup je me suis retrouvé piégé sur la fin. Je propose ici une liste par genre, en prenant les films qui me semblent les plus emblématiques pour chaque genre, liste très différente en fait :

  • mélodramatique : Un Tramway nommé Désir, Elia Kazan, 1951 ;
  • non-sense : Hellzapoppin, H. C. Potter, 1941 : en concurrence avec les Marx Brothers, les Monthy Python et les Mel Brooks, la concurrence est rude (et, euh, les Zucker-Abrahams-Zucker) ;
  • burlesque : L'Opérateur, Edward Sedgwick et Buster Keaton, 1928 : la aussi c'est rude, tous les Charlot, Carley Bowers, Harold Lloyd, Laurel et Hardy, Jacques Tati…
  • aventure : Les Aventuriers de l'Arche perdue, Steven Spielberg, 1981 : à peu près évident, même si j'ai une très grande tendresse pour les films états-uniens des années 1940-1960 ;
  • western : Le Bon, la brute et le truand, Sergio Leone, 1966 : beaucoup de styles différents (cf. la discussion dédiée), mais j'ai un faible pour les spaghetti ;
  • film d'arts martiaux asiatique (sabre ou mains nues, japonais ou chinois) : Kill Bill vol. 1&2, Quentin Tarantino,  2003-2004 : j'avais choisi initialement Les Sept Samouraïs, mais Tarantino, par son excellent hommage, fait une belle synthèse, bon, c'est un peu comme si je disais que mon album préféré est un best of ; de toute façon, choix difficile, il y a en particulier d'excellents films chinois récents (Hero, Tigre et dragon…), et puis les éternels Bruce Lee…
  • policier sombre : La Soif du mal, Orson Welles, 1958 : un grand classique, mais la concurrence est très rude là aussi : tous les films noirs (y compris récents comme L.A. Confidential), ceux tirant vers l'horreur (Le Silence des agneaux, Se7en), les films de vengeance (Old Boy) ;
  • policier/espionnage action : The Killer, John Woo, 1989 : très dur là aussi, en concurrence avec les James Bond, d'autre films de Hong-Kong comme Infernal Affair ;
  • space opera : La Guerre des étoiles/Star Wars épisode I : un nouvel espoir, George Lucas, 1977 : no comment, un grand classique ;
  • horreur : Shining, Stanley Kubrick, 1980 : trop de choix tue le choix.

Et il manque plein de catégories, comme l'humour français (Claude Zidi par exemple), le post-apo (les Mad max évidemment, mais j'y met aussi New York 1997 et Los Angeles 2013, Quintet de robert Altman), le hard science (2001 'Odyssée de l'espace bien sûr, en concurrence avec le Star Trek de Robert Wise et Mission to mars), le film de potes, la comédie sentimentale… [Édition du 24/09/2015 9h53] Et j'ai toujours pas casé un cyberpunk (Blade Runner ou Ghost in the Shell) ni un animé (GitS, Akira, Princesse Mononoke…), et je cherche encore ou mettre les films atypiques (genre Avalon ou eXistenZ).

Ouais, en fait la première étape, ça ocnsisterait à définir les catégories à découvrir.


Dernière édition par cdang le Jeu 24 Sep - 8:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Mer 23 Sep - 19:41

On peut effectivement continuer par genre, tout en diversifiant les époques et années. En changeant de films bien évidemment.


Mélo : Péché mortel (1945) : Sans doute ce qu'il s'est fait de mieux dans le genre, un film au parfum vénéneux avec la sublime Gene Tierney.


Aventure : La dernière croisade (1989) : L'aventure avec un grand A, l'archétype du film d'aventure, le meilleur Indy Jones pour moi, un sommet du genre.


Western : Vera cruz (1954) : Un Western atypique, précurseur, avec des personnages ambigus et non manichéen, loin du western habituel. Un grand film, avec l'affrontement Gary Cooper et Burt Lancaster.


Film asiatique : Antarctica (1983) : De loin le film le plus émouvant et poignant que j'ai pu voir, une leçon de survie animale, avec la somptueuse musique de Vangelis.


Film noir : Règlement de comptes (1953) : Suicide, morts, violence, un film qui anticipe les polars des 60's, un sommet du film noir et de la noirceur humaine.


Policier/suspense : Usual Suspects (1995) : Une mécanique bien huilée, un casting solide, un scénario efficace, un twist final captivant, un grand film, qui relança le genre dans les 90's.


Film historique : Le seigneur de la guerre (1965) : L'un des films le plus crédibles sur l'époque médiévale. D'une rare sobriété, sans décors grandioses. Un film qui restitue bien l'atmosphère du XIe siècle. Avec un très bon Charlton Heston.


Film français : I... comme Icare (1979) : Porté par un grand Montand, le polar/Thriller politique à la française, un film qui fait réfléchir, posant les bonnes questions sur les manipulations en tout genre, et sur la limite humaine (voir l'expérience de Milgram).


Thriller/horreur : Emprise (2001) : Un film à l'ambiance sombre et pesante, glaçant par moment. Sur la croyance et la folie des hommes. Bill Paxton a réalisé un film intriguant, qui ne laissera pas indifférent et extrêmement pessimiste.


Epouvante : L'antre de la folie (1995) : Carpenter s'inspire de Lovecraft et de Poe à sa façon, c'est à dire de manière superbe. Un film troublant bien dans l'esprit du réalisateur. Un passage progressif vers un univers cauchemardesque, vers des entités anciennes et oubliées.
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MessageSujet: Re: 10 films à voir au moins une fois dans sa vie   Aujourd'hui à 22:52

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