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 MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE

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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 7 Jan - 23:19

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Lnap1612

Topic consacré à la mythologie grecque et romaine. C'est ici que vous pourrez parler des dieux de l'Olympe et de leurs aventures.


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Lun 16 Jan - 2:58, édité 1 fois
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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 9 Jan - 18:41

DIONYSOS

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Dionys10

Sémélé, princesse thébaine, tomba enceinte de ZEUS. Jalouse, Héra persuada la jeune femme de demander à son divin amant de se montrer à elle dans toute sa splendeur divine. Zeus s'éxécuta et la belle Sémélé fût foudroyée, réduite en cendres par l'éclat de Zeus rayonnant. Mais le roi des dieux avait eu le temps et l'idée de lui ôter l'enfant qu'elle portait pour le coudre dans sa cuisse, afin qu'il y achève sa gestation. L'enfant sortît de la cuisse de son père (d'où l'expression "sortir de la cuisse de Jupiter") et fût remis aux nymphes de l'eau pour être élevé.
Nommé Dionysos, le jeune dieu se mît à parcourir le monde, entouré d'un joyeux cortège de satyres et bachantes. Il est le dieu du vin, de la vigne et du théâtre, celui qui apporte l'ivresse et l'oubli par son breuvage. Il est fortement lié à la végétation et aux animaux également. Au cours d'une de ses pérégrinations, il rencontre sur l'île de Naxos la belle Ariane, abandonnée par Thésée le vainqueur du minotaure. Séduit, il l'emmène avec lui et convainc son divin père de lui accorder la jeunesse éternelle.
Au-delà du mythe, la symbolique de Dionysos est trés forte : Sémélé foudroyée représente la terre brûlée de soleil, Dionysos dans la cuisse de son père est la graine qui reste enfouie dans la terre et qui germe et naît sous l'action de la pluie et de l'eau (les nymphes).
Comme Cernunnos, Dionysos représente les forces de la nature et les cycles de la vie.
Dionysos a aussi un côté "dérangeant" : il apporte la joie et l'ivresse par son breuvage, mais il peut être violent et cruel envers ceux qui se refusent à lui. Son cortège se rends parfois coupable d'exactions, principalement les fameuses bacchantes. Plus que les autres divinités, il est "double".
Il est aussi perçu comme un étranger, celui qui vient d'ailleurs (d'Asie probablement) : il voyage énormément, son char est tiré par des panthères et sur un sarcophage romain, il est représenté sur un éléphant.
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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 9 Jan - 18:49

EROS

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE 12503410

Ses origines sont trés diverses selon les textes et, contrairement à l'idée reçue, il n'est pas le fils d'Aphrodite, même s'il est souvent à ses côtés.
Dans l'imaginaire collectif, il est le dieu de l'amour, sous sa forme sentimentale et spirituelle, rendant ses victimes amoureuses en les touchant de ses flèches. Mais EROS est bien plus complexe...
Pour les anciens grecs, il y avait trois sexes originels : le masculin, produit par le soleil, le féminin par la terre et l'androgyne, celui qui est composé des deux, par la lune. Éros est la force qui pousse les moitiés les unes vers les autres après leur séparation par les Dieux, afin de se retrouver. Pas sectaires, les anciens grecs considéraient que la moitié homme qui s'unit à une moitié femme devient féconde, la moitié homme qui s'unit à une autre moitié homme n'accouche que des choses de l'esprit, notament de l'amitié. Façon poétique de dire que pour eux, l'amitié ne pouvait exister entre un homme et une femme...
Loin de l'image classique du petit ange joufflu et ailé avec son arc et ses flèches, EROS était considéré comme un dieu primordial, un principe, une force créatrice. D'ailleurs, il lui est impossible de se reproduire, il est un être unique qui ne peut engendrer. Dans beaucoup de textes, il est "complet" (androgyne), à la fois mâle et femelle, symbolisant ainsi son pouvoir de réunir les opposés complémentaires par la force de l'amour.
Il sera vite symbolisé et représenté par le petit ange rondouillard et ailé, avec arc et flèches et inspirera des générations d'artistes. Les romains l'apellaient CUPIDON.
EROS était toujours accompagné de son jumeau ANTEROS. Si EROS incarnait le sentiment d'aimer, ANTEROS incarnait celui d'être aimé. Les deux divinités symbolisaient ainsi la complétude de l'Amour : aimer et être aimé.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:14

Artémis (grecque) / Junon (romaine)

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Artemis
Diane de Versailles, copie romaine d'un original grec de 330 av. J.-C., musée du Louvre

Il s'agit d'une divinité lunaire et chasseresse (le panthéon grec possède d'autres aspects du satellite de la Terre, notamment sous les trait de Séléné et Hécate), fille de Zeus (Jupiter chez les romaines) et Léto (Latone chez les romains), jumelle d'Apollon (ou parfois simplement soeur, notamment dans les hymnes homériques), qui gouverne quant à lui le Soleil. Selon certaines sources (romaines avant tout), Artémis/Diane serait née un peu avant Apollon et aurait aidé sa mère Léto à accoucher, remplaçant ainsi Eileithyia, la déesse de l'accouchement. Dégoûtée par la douleur de sa mère, elle fit alors le choix de rester vierge à jamais.

Vierge et Farouche

Artémis est venue au monde sur l'île de Delos, anciennement dénommée île d'Ortygie (île aux cailles) et règne sur l'Hyperborée (le pays mythique situé au Nord du Monde) où elle gouverne la nature sauvage et les animaux. Toujours située à la frontière entre le monde civilisé et le monde sauvage, cette déesse chasseresse est aussi une kourotrophós, terme grec désignant ceux qui président à l'initiation des petits d'hommes et d'animaux et les accompagnent jusqu'au seuil de la vie adulte. Comme son frère, on lui chante le péan

Son arc et ses flèches, dont elle ne se sépare jamais, sont un cadeau des Cyclopes (chez les romains, Diane reçoit ses armes des mains de son père Jupiter). Ainsi armée, elle a pu venir en aide à son frère Apollon dans sa lutte contre le Python et à l'occasion de la gigantomachie (guerre menée contre les géants). Elle frappera également les Niobides de ses flèches, et aidera son frère à se venger de Coronis et de Tityos. Pendant la fameuse Guerre de Troie, elle prendra position du côté des Troyens. Elle est également chargée de punir les mauvaises femmes en leur envoyant la mort subite, tandis qu'Apollon se charge des hommes dans le même but. Ainsi, elle sera surnommée lionne pour les femmes par Héra dans l'Illiade.

A l'image d'Hestia et Athéna, Artémis est une Déesse Vierge. Fière et farouche, elle punit sévèrement les hommes qui ne respectent pas son voeu de chasteté : ainsi, elle transforma en cerf le chasseur Actéon, qui l'avait surprise pendant qu'elle se baignait, qui fut dévoré par ses propres chiens. Otos et Orion (qui l'avait bafouée pour suivre l'Aurore) eurent eux aussi de graves démêlés avec la Déesse en colère. Elle est également attentive à la chasteté de ses suivantes. Ainsi, lorsque Callisto (la fille de Lycaon, qui lui aussi aura de gros ennuis de transformation, mais pour un motif tout autre) sera séduite par Zeus, la Déesse la transformera en ourse. Cela dit, on peut s'interroger sur les rapports entretenus entre Callisto et Artémis, puisque, rappelons-le, Zeus prit l'apparence de la Déesse pour séduire la jeune femme ...

Déesse avant tout forestière, Artémis est une image de liberté et d'insoumission, au contraire de son frère qui apparait plutôt sous les traits d'un Dieu civilisateur. Comme Dionysos, elle est indépendante et vit constamment entourée d'animaux sylvestres, d'une troupe de vingt nymphes du mont Amnios et parfois de jeunes mortelles qu'elle guide à travers les forêts. L'Illiade lui attribue les termes de potnia theron, qui signifie "dame des fauves". Un autre surnom, celui de Bruyante, est du à la puissance de sa voix lorsqu'elle mène sa meute de chiens de chasse. En effet, si elle est une protectrice des animaux sauvages, elle n'en reste pas moins une chasseresse, cultivant ainsi une seconde ambivalence. Son animal de prédilection est la chevrette (la biche du chevreuil), à la fois coureuse libre et gibier potentiel.

Il est intéressant de noter que, chez Homère, le terme désignant l'arc (biós) est un homonyme presque parfait de celui qui désigne la vie (bíos). Ce curieux jeu de mot en fait ainsi la Déesse guide des malheureux égarés, des esclaves en fuite ou des étrangers, qu'elle guide dans la nuit. Son arc est généralement associé au croissant de la Lune.

Les Temples

On lui érigea de nombreux temples, parmi lesquels le célèbre Temple d'Ephèse (l'une des sept Merveilles du Monde, où la divinité vénérée était sans doute, à l'origine, une déesse mère semblable à la Cybèle des Phrygiens). Son adification dura deux cent vingt ans, et toute l'Asie concourut à le construire, l'orner et l'enrichir. Les immenses richesses qu'il contenait furent sans doute la cause des différentes révolutions qu'il éprouva. La légende affirme qu'il fut détruit et reconstruit sept fois. Cependant les sources historiques ne mentionnent que deux incendies : le premier par les Amazones, le second par Érostrate, la nuit même où naquit Alexandre le Grand. Il fut entièrement détruit en 263, sous l'empereur Gallien.
N'oublions pas cepandant les édifices plus modestes, parmi lesquels nous pouvons citer le sanctuaire d'Olbia (actuelle Hyères), le sanctuaire d'Artémis Orthia à Sparte, le sanctuaire d’Artémis Brauronia en Attique et le lac Stymphale en Arcadie.
Des temples dédiés à Diane furent également présents à Sens (où il fut détruit au IVe siècle pour fortifier la ville, ainsi qu'au cœur de Nîmes, où les ruines sont ouvertes à la visite dans le Jardin de la Fontaine

Diane

Diane, quant à elle, était suivie des soixantes Océanides et de vingt Asies, dont elle exigeait également une chasteté stricte. Cela dit, elle n'est pas à l'abri de la tendresse ... Ainsi, elle s'éprit d'Endymion, le petit-fils de Jupiter qui avait obtenu du maître de l'Olympe la singulière faveur d'un sommeil perpétuel. Toujours jeune, sans jamais sentir les atteintes de la vieillesse, ni de la mort, Endymion dormait dans une grotte du mont Latmos, en Carie. C'est là que Diane, sous l'apect de la Lune, venait chaque nuit le visiter.

Chez les animau, la biche et le sanglier lui étaient particulièrement consacrés. On lui offrait en sacrifice les primeurs de la terre, des bœufs, des béliers, des cerfs blancs, quelquefois des victimes humaines. On sait par exemple que le sacrifice d'Iphigénie a inspiré plus d'un poète tragique. En Tauride, tous les naufragés étaient immolés à la gloire de Diane ou jetés en son honneur dans un précipice. En Cilicie, elle avait un temple où les adorateurs marchaient sur des charbons ardents.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE ME0000080372_3
Représentation dans le style d'Ephèse

Représentation

La plus célèbre est sans doute la Diane d'Éphèse : le corps de la déesse est divisé par "bandes", qui la font paraître emmaillotée. Elle porte sur la tête une tour à plusieurs étages. Sur chacun de ses bras se trouvent des des lions et elle porte, sur la poitrine et le ventre, un nombre impressionnants de seins. Tout le bas de son corps est décoré de différents animaux, de bœufs ou taureaux, de cerfs, de sphinx, d'abeilles, d'insectes, etc. On y voit même des arbres et différentes plantes, tous symboles de la nature et de ses innombrables productions que la Déesse protegeait. Dans d'autres temples, on l'a parfois représentée avec trois têtes, la première de cheval, la seconde de femme ou de laie, et la troisième de chien, ou encore celles d'un taureau, d'un chien et d'un lion.

Ces diverses représentations de la déesse semblent se rapporter à un culte primitif, sans doute d'origine asiatique, mêlé de traditions égyptiennes. Dans l'art grec proprement dit, on représente surtout la chaste Diane, la chasseresse fière et hautaine, reine de la nuit. On la voit ainsi en habit de chasse, les cheveux noués en arrière, la robe retroussée par une seconde ceinture, le carquois sur l'épaule, accompagnée d'un chien et tenant un arc bandé dont elle décoche une flèche. Elle a les jambes ainsi que les pieds nus, et le sein droit découvert. Quelquefois elle est chaussée de brodequins. Souvent elle a un croissant sur ou au-dessus du front (parfois fixé sur un diadème), symbole de la Lune. La plupart des ses représentations la montrent chassant, dans le bain, ou se reposant des fatigues de la chasse. Les poètes la dépeignent tantôt sur un char traîné par des biches ou des cerfs blancs, tantôt montée elle-même sur un cerf, tantôt courant à pied avec son chien, et toujours entourée de ses nymphes, armées comme elle d'arcs et de flèches.

Lors de la conquête de la Gaule, les romains l'assimilèrent à la Déesse gauloise Arduinna.

Elle est aujourd'hui la patronne principale des covens et cercles dédiés exclusivement aux femmes.

Correspondances

Animal : chevreuil, biche, sanglier, chien de chasse
Couleur : Blanc argenté
Astre : Lune (en particulier croissante)
Jour : Lundi
Objets : Arc et flèches

______________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ L'Iliade, L'Odyssée, Homère, éditions Actes Sud, 1999
⭐ La religion cosmique des Indo-européens, Jean Haudry, éditions Archè, 1987
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:14

Cronos (grec) / Saturne (romain)

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Cronos
Rhéa donnant à Cronos une pierre enveloppée de langes, haut relief daté entre le 1er et le 3ème siècle après J.-C., musée Capitolin, Rome.

Cronos, dont le nom est issu du grec ancien ?????? / Krónos, est le fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), le roi des Titans et le père de Zeus. Attention de ne pas le confondre avec son homophone Chronos (grec ?????? / Khrónos), qui est quant à lui une divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques. Il correspond à Saturne chez les romains.

Cette divinité très ancienne a une histoire plutôt violente. Alors que son père Ouranos empêchait Gaïa d'accoucher des Titans, des cyclopes et des hécatonchires (montres à cent bras et cinquante têtes) en la pénétrant sans relâche, Cronos prit une arme (souvent une faucille) et trancha les parties génitales de son père, qui retourna dans les Cieux. Ses parties génitales tombèrent dans la mer et flottèrent sur l'écume jusqu'à l'île de Chypre où elles créèrent la déesse Aphrodite. Des gouttes du sang d'Ouranos naquirent les Erinyes, les Géants et les Nymphes des frênes. Pour se venger, Ouranos lui jeta une malédiction : lorsque le fils de Cronos atteindra l'âge adulte, il se retournera lui aussi contre son père.

Libérée de l'emprise d'Ouranos, Gaia put enfin accoucher, mais Cronos refusa de laisser en liberté les Cyclopes et les Hécatonchires, monstres abominables qu'il chargea de chaînes et précipita dans le Tartare, le monde souterrain. Devenu roi du monde qu'il avait ainsi "libéré", Cronos épousa sa soeur Rhéa (à ne pas confondre avec la vestale Rhé Sylvia, personnage bien plus tardif de la mythologie romaine), mais il n'avait pas oublié la malédiction paternelle ... Il entreprit ainsi de dévorer chacun de ses enfants au fur et à mesure qu'ils naissaient. Hestia, Déméter et Héra, ses trois premières filles, puis Hadès et Poséidon furent ainsi avalées par Cronos. Mais lorsque arriva le sixième, Rhéa, sur le conseil de sa mère Gaïa, cacha l'enfant et le remplaça par une pierre enveloppée de langes que Cronos engloutit sans découvrir la supercherie. L'enfant épargné, nommé Zeus, grandit loin de ses parents, et arrivé à maturité, rencontra une des trois mille filles de l'Océan, Métis, déesse de la ruse. Zeus voulut aller libérer ses frères et sœurs, et Métis l'aida. Elle prépara un breuvage qu'elle confia à Rhéa dans le but de le faire boire à Cronos. Lorsque Cronos le porta à ses lèvres, il vomit tout ce qu'il avait ingurgité jusque là. Zeus, Déméter, Hestia, Héra, Poséidon et Hadès se réfugièrent alors sur les cimes du mont Olympe.

La Titanomachie

A la suite de cette action débuta alors l'une des premières guerres les plus destructrices, la Titanomachie, qui opposa les Titans, aux côtés de Cronos, aux Olympiens. Ces derniers, en positions de faiblesses, décidèrent alors de libérer les Cyclopes et les Hécatonchires, qui furieux d'avoir été tenus captifs si longtemps par leur frère Cronos, fournirent des armes à leurs libérateurs. Ainsi, les Cyclopes firent don à Zeus de la foudre, à Poséidon d'un trident capable de faire trembler le sol et à Hadès un casque qui avait le pouvoir de rendre invisible celui qui le portait. Ces armes, alliées à la puissance des Hécatonchires, permirent aux Olympiens de vaincre les Titans.

A la suite de cette victoire, Zeus régnait en roi tout-puissant, Dieu parmi les Dieux. Mais Gaïa ne voulait pas que ses fils, les Titans, soient réduits à l'esclavage. Elle s'unit alors à Tartare. De cette union émergea Typhon, un horrible monstre grâce auquel Gaïa espérait faire ployer Zeus, car elle avait toujours rêvé d'un monde sans souverain, Titans et Olympiens vivant en harmonie. À la vue de Typhon, les Dieux de l'Olympe s'enfuirent et seul Zeus accepta de l'affronter. Mais Typhon gagna la terrible bataille. Il enleva les nerfs et les tendons de Zeus, les cacha et confia Zeus à la garde d'un autre dragon. Cependant les Olympiens avaient honte de leur fuite. Hermès s'empara du casque d'invisibilité, alla chercher les nerfs et les tendons de Zeus, et les réajusta sur le Dieu des dieux. Zeus s'élança alors et terrassa cette fois Typhon et le précipita dans l'Etna, sous la garde des Cyclopes. Parfois Typhon crache encore des flammes du fond de son trou, et c'est ainsi que furent expliquées les éruptions du célèbre volcan.

Descendance

Tout d'abord limitée aux six premiers Olympiens, la descendance de Cronos s'étoffa par la suite chez les auteurs plus récents. Ainsi, le poète crétois Epiménide, fait-il naître Aphrodite, les Moires et les Euménides de ses amours avec Evonymé, tandis qu'une tradition isolée lui attribue la paternité des Dactyles par la muse Calliope. Les Hymnes orphiques lui reconnaissent également celle du dieu phrygien Sabazios et divers scholiastes lui donnent encore pour fille la nymphe Plouto, amante de Zeus et mère de Tantale. Enfin, Eustathius lui reconnaît un septième enfant par Rhéa en la personne du dieu guerrier Enyalios, plus généralement considéré comme un fils d'Arès (voire comme un simple surnom de ce dernier).

Le Catalogue des Femmes attribué à Hésiode fait état de son adultère avec l'Océanide Philyra. Surpris par Rhéa, Cronos se métamorphosa aussitôt en cheval, aussi Philyra, le terme venu, donna-t-elle naissance sur le Mont des Tilleuls au Centaure Chiron, être mi-homme mi-cheval (motif notamment repris par le pseudo-Apollodore, Apollonios de Rhodes, Ovide et Hygin). De Cronos et de Philyra naquirent encore Dolops (pseudo-Hygin, Fables, Préface) et le roi de Libye Aphros, ancêtre des peuples carthaginois et libyens (Suidas, Aphroi).

A cette liste viennent encore s'ajouter les enfants attribués à Cronos par les traditions à caractère évhémériste. Ainsi, Philon de Byblos, dans son Histoire des Ouranides, prétend qu'ayant épousé Rhéa, Cronos aurait simultanément pris pour maîtresses deux de ses soeurs de cette dernière, Dioné et Aphrodite ou Astarté, puis engendré avec cette dernière Pothos, l'un des dieux de l'Amour.

On le voit, ce Dieu n'a jamais cessé d'être de le géniteur de divinités !

Si les grecs, craignant cette divinité violente et ancestrale, ne lui vouaient pas un culte très approfondi, il n'en fut pas de même chez les romains. Tout comme Arès, Cronos avait pour eux une signification allégée par de forts côtés positifs ...

Saturne

Il semble que Saturne fut avant tout une divinité agraire (on le désigne même comme le souverain de l'Age d'Or, sorte d'époque bénie où l'abondance et la paix régnait sur Terre), Saturne fut peu à peu assimilé au Dieu grec Cronos, dont il partagea l'histoire originelle, à ce détail près que la malédiction dont il fut victime ne fut pas prononcée par son père, mais par son frère aîné, Titan, qui lui avait fait promettre de tuer ses fils en échange du trône, afin que seuls les fils de Titan puissent régner par la suite.

A la suite de a bataille contre les Olympiens, les poètes latins (Ovide, Fastes, Virgile, Enéïde) racontent que Saturne, détrôné par son fils Jupiter, et réduit à la condition de simple mortel, vint se réfugier en Italie, dans le Latium,où il rencontra le Dieu du commencement, le Dieu au double visage Janus. Avec lui, il inventa l'Age d'Or : l'égalité des conditions fut rétablie ; aucun homme n'était au service d'un autre ; personne ne possédait rien en propre ; toutes choses étaient communes, comme si tous n'eussent eu qu'un même héritage. C'était pour rappeler la mémoire de cet âge heureux qu'on célébrait à Rome les Saturnales.

C'est d'ailleurs dans le Latium que Saturne engendra son plus jeune fils Picus qu'il maria plus tard à Canens, la fille de Janus. Leur fils Faunus succéda à Picus sur le trône du Latium après la métamorphose en pivert de ce dernier par la magicienne Circé et Faunus engendra à son tour Latinus, ancêtre mythique des rois latins par sa fille Lavinia, épouse d'Enée (selon Virgile, dans l'Eneïde, et Ovide dans ses Métamorphoses). Par ailleurs, presque tous les auteurs latins s'accordèrent à attribuer à Saturne la paternité du Centaure Chiron par l'Océanide Philyra.

Culte

⭐ Les Saturnales furent créées par Janus, qui avait recueilli Saturne chassé par son fils Jupiter, pour commémorer le règne de Saturne qui fut l'Age d'Or. Ces fêtes dont l'institution remontait dans le passé bien au delà de la fondation de la ville, consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbrent pendant trois jours auxquels plus tard Caligula ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances, il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine, on s'envoyait des présents, et l'on donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux : la population se portait en masse vers le mont Aventin, comme pour y prendre l'air de la campagne. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table, sans compter les plats et les morceaux.Tous les Romains criaient dans la rue : Bonnes Saturnales. Aujourd'hui encore, le jour consacré à Saturne, le Samedi, est pour certaines religions (notamment le Judaïsme) un jour de paix et de repos.

⭐ Des sacrifices lui était également consacrés. Ainsi, les Carthaginois offraient à Saturne dit Saturne l'Africain (rappelons que Carthage était une ville romaine d'Afrique du Nord) des sacrifices humains sous la forme d'enfants nouveau-nés. À ces sacrifices, selon la tradition patristique, le jeu des flûtes et des tympanons ou tambours faisait un si grand bruit que les cris de l'enfant immolé ne pouvaient être entendus. Ce sacrifice sanglant porte le nom de Molk.

⭐ Un Temple lui était consacré à Rome, sur le versant du Capitole. Il fut utilisé comme dépositaire du trésor public, puisque selon l'Age d'Or le Dieu ne permettait aucun vol. Sa statue était ceinte de chaînes que l'on ôtait lors des Saturnales.

Il est le plus souvent représenté muni d'une faux (qui rappelle ses origines agraires mais aussi son emprise sur le temps) et la plaupart du temps avec un voile, sans doute pour évoquer le caractère obscur et impénérable du passé.

Aujourd'hui encore, la planète la plus éloignée de la Terre, visibe à l'oeil nu, porte son nom en raison de sa lenteur. Une maladie causée par l'intoxication au plomb porte également son nom, le saturnisme. Le nom alchimique de ce métal est d'ailleurs ... saturne !

Correspondances

Jour : Samedi
Couleur : Noir
Métal : Plomb
Plante principale : If, parfois cyprès
Chiffre : 3

_____________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ Les Métamorphoses, Ovide, éditions Flammarion, 1993
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ Le calendrier, maître du temps ?, Jacqueline de Bourgoing, éditions Gallimard, 2000
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
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Hécate

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE 217px-Hecate_Chiaramonti_Inv1922
Représentation d'Hécate à triple corps, statue de marbre, copie romaine d'après un original hellénistique.

Dans la mythologie grecque, Hécate (en grec ancien Hekátê) est une déesse Lunaire, fille du Titan Persès (ou bien de son homonyme, Persès fils d'Hélios selon les différentes traditions) et d'Astéria, la nuit étoilée, et est originaire de Thrace. Certains auteurs en font la mère de Scylla, qu'elle aurait eue avec Phorcys ou bien Apollon. Elle ne semble pas avoir d'avatar romain.

Hécate présente deux aspects opposés : elle est la déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes emportées par la tempête. Mais elle est aussi une déesse de l'ombre et de la mort.

La Magicienne

Ses pouvoirs sont redoutables notamment une fois la nuit tombée, à la lumière de la Lune, à laquelle elle s'identifie et qui est considérée comme l'ultime séjour des morts. Cette déesse chtonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les Enfers, la Terre et les Cieux. Elle est aussi la déesse qui suscite les cauchemars et les terreurs nocturnes, ainsi que la patronne des spectres et des fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à laquelle tous les magiciens font appel. Cette magicienne des apparitions nocturnes symboliserait en fait l'inconscient et a pour compagnes les Erinyes, qui sont la personnification des remords qui dévorent la conscience.

Hécate apparaît pour la première fois dans L'Hymne homérique à Déméter, composé spécialement en vue du culte mystérieux d'Eleusis vers 610 av. J.-C.. Elle y est témoin, avec Hélios, de l'enlèvement de Perséphone par Hadès et aide Déméter à rechercher sa fille, une torche à la main. Elle l'emmène alors voir Hélios, qui dénonce le Cronide. Elle y apparaît donc comme une divinité à caractère lunaire.

Dans la Théogonie d'Hésiode, prise en affection par Zeus, elle reçoit un pouvoir souverain sur la terre, la mer et le ciel, devient la déesse protectrice des orateurs populaires au sein des assemblées, donnant la victoire au guerrier qu'elle choisit dans la bataille. Elle s'assied également auprès des rois au tribunal de justice, seconde la vaillance des athlètes, dirige les navigateurs sur les flots, protège les chasseurs, préside avec Hermès au bon état et à la multiplication des troupeaux et prend soin de la naissance et de la croissance des enfants. Comme nous pouvons le constater, elle est donc ici très différente que dans la première oeuvre puisque son caractère lunaire est à peine indiqué et qu'elle emprunte surtout des traits à Athéna, Déméter et Artémis. L'art grec l'a d'ailleurs souvent représentée semblable à Artémis.

Progressivement, elle se retrouve associée à la face sombre de l'astre lunaire, et se voit prêter des capacités de divinations et de sorcellerie. On la retrouve alors liée à la lignée de magiciennes comme Médée et Circé. On la connaît aussi sous le nom de ?????a / chthonía, la déesse des Enfers.

Culte

Evidemment, on rendait particulièrement hommage à Hécate dans les carrefours, où on lui sacrifiait des chiens noirs (connus pour leur réputation à hurler à la lune), des chevreaux et des agneaux noirs. On a retrouvé de nombreuses statuettes à d'anciens carrefours, lieux de géomancie (forme de divination par la Terre) par excellence. Les peupliers noirs lui étaient consacrés et on ne la conjurait que par des incantations, des philtres d'amour ou de mort.

Elle est souvent représentée comme une déesse tricéphale : elle possède ainsi une tête de lion, une de chien et une de cheval ou de jument sur un corps de femme. Ces trois têtes sont le symbole des trois phases de l'évolution humaine (croissance, décroissance, disparition), de la lune (croissance, pleine et décroissante) et des trois phases correspondantes de l'évolution vitale (jeunesse, maturité, vieillesse) puisqu'elle est liée aux cultes de la fertilité. Elle est parfois aussi représentée par trois femmes adossées à une colonne. Ette tient souvent à la main des torches, des vases et des coupes destinées aux libations, ainsi que parfois des fruits, notamment des pommes. Sa (ou ses) tête(s) est (sont) généralement surmontée(s) de la haute tiare ronde (appelée polos) caractéristique des déesses mères. Elle a aussi parfois dans les mains des gâteaux en forme de croissant, des clefs, des poignards, des épées et des serpents, attributs qui indiquent son caractère infernal (attention, rien à voir ici avec la dérive qu'à suibie le terme "infernal" à la suite de la christianisation ! Infernal signifie simplement "des Enfers"). Elle est presque toujours accompagnée de chiens noirs ou porte, comme Scylla, une ceinture de chiens à la taille.

Elle fait partie de la tirade lunaire avec Artémis et Séléné.

Correspondances

Astre : Lune
Lieu : Carrefour
Chiffre : 3
Animal : Chien noir
Objet : Torche
Lieu : Carrefours
Couleur : Noir
Plante principale : Pomme

___________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:15

Héra (grec) / Junon (romain)

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Héra ou Héré (en grec ancien Attique Hêra ou en ionien Hêrê), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et la sœur de Zeus. Elle est la protectrice par excellence de la femme et la déesse du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. D'une jalousie légendaire, elle a bien du mal à supporter les infidélités de son époux. Elle est assimilée à la romaine Junon.

Comme tous les enfants de Cronos (à l'exception de Zeus), Hera est avalée à sa naissance par son père, et sera libérée par son frère Zeus, qui la prendra pour femme après la Titanomachie (voir l'article concernant Cronos/Saturne pour de plus amples détails).

Au niveau étymologique, Franz Rolf Schröder avait avancé qu’il fallait rapprocher le nom d’Héra du nom indo-européen de l’année yera-, présents en anglais (year), en allemand (Jahr) … Jean Haudry dans son essai La religion cosmique des Indo-européens précise le sens de yera- comme la belle saison de l’année, comparables au grec et vieux russe jar, qui signifie printemps, belle saison. Cette étymologie révèle la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprété comme Ciel-diurne : c’est le retour de la partie claire de l’année. L’Héra porteuse de vie d’Empédocle est celle qui apporte une récolte abondante. Elle est ainsi étroitement associée à la fertilité.

Descendance

Elle est la mère d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie qu'elle enfanta de son mari Zeus, mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçut seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'avait pas besoin de lui pour donner naissance. Homère (dans l'Iliade et l'Odyssée) et Cicéron (dans son De Natura Deorum) font néanmoins d'Héphaïstos le fils de Zeus et d'Héra.

Il est à noter que les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues "traditionnels" : Quintus de Smyrne, dans sa suite à l'Iliade, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithéa et les déesses guerrières Enyo et Eris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses fables, mentionne également parmi leurs enfants la Liberté. Enfin, les Scholia Theocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, plus ou moins identique à Hécate.

La Déesse Jalouse

Tandis que la grande majorité des mythes liés à Héra portent sur son extrème jalousie vis-à-vis des nombreuses aventures de Zeus, des récits minoritaires s'intéressent en revanche aux premiers instants du couple divin. L'Iliade fait ainsi allusion à la première fois où Zeus et Héra s'unissent, à l'insu de leurs parents. Une scholie précise qu'Héra est fiancée à Zeus par Océan et Thétys après que Cronos a été envoyé au Tartare. En secret, les deux fiancés s'unissent alors sur l'île de Samos. Héra donne naissance à Héphaïstos et, pour cacher sa honte, prétend qu'il est né sans père. Une autre scholie indique qu'Héra est violée par le Géant Eurymédon alors qu'elle se trouve encore chez ses parents. Enfin, dans une autre version encore, Héra se trouve au mont Thornax (appelé depuis le mont des Coucous), lorsque son frère, Zeus, la rejoint, métamorphosé en coucou.

Cela dit, Héra est le plus souvent présentée comme une épouse dévorée de jalousie, qui se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture. Parmi ses victimes, citons notamment Héraclès, auquel elle envoie comme cadeau de naissance deux serpents, et la nymphe Io, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra ! Elle se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes disputes.

Déesse du mariage légitime et de a fidélité conjugale, elle n'a aucun amant. Elle est pourtant ardemment désirée par Ixion, qui s'unit avec un nuage en croyant qu'il s'agit d'elle, ainsi que par Endymion. Selon une tradition minoritaire, elle est assaillie par le géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier (voir vi-dessous).

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Héra et Prométhée, intérieur de coupe de Douris, début du Ve siècle av. J.-C., Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.

Un beau jour, exaspérée des papillonages de Zeus, Héra décide de demander l'aide de ses fils pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre. Mais la néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée pour les en dissuader. Zeus, furieux, punit Héra en la suspendant dans le ciel par une chaîne d'or, une enclume à chaque cheville. Il ne la libèrera que contre la promesse de sa soumission ...

Avant la guerre de Troie, offensée par le jugement de Pâris, qui lui préfère Aphrodite, elle se montre la plus farouche ennemie des Troyens pendant la guerre et contribue au sac de la ville.

Un autre jour, elle se dispute avec Zeus pour savoir quel sexe connaît le plus de plaisir lors d'une relation sexuelle. Pour trancher le débat, elle accepte que le devin Tirésias, qui avait été femme puis homme, juge la querelle. Mais lorsque celui-ci donne raison à Zeus, elle se venge en le frappant de cécité.

Culte

Outre ses petits travers de femme jalouse (et il faut bien dire qu'elle avait matière à s'énerver tout de même !) Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n’est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l’union légitime. Sa couleur symbolique est le blanc, theá leuk?lenos, elle est ainsi surnommée "déesse aux bras blancs", devenant la divinité d’élection d’Argos, connue comme étant la ville blanche. Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c’est surtout dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d’abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès, celui qui a la gloire d’Héra (et pourtant ...). Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l’année échappe à la mort (on retrouve ici une symbolise bien connue des païens).

Héra est également la déesse patronne des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches (domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye). Sous son épiclèse de hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : ?a??e??a / Parthenía (qui signifie vierge), ?e?e?a / Teleía (épouse de Zeus) et ???a.

Cependant, elle est surtout vénérée à Argos, citée par Homère comme une ville chère à cette déesse, à l'instar de Mycènes et Sparte. Elle possède également un temple à Olympie, à Corinthe, à Samos ou encore au cap Lakinion, non loin de Crotone.

Junon

Chez les romains, elle est toujours protectrice des femmes, et symbolise le mariage lorsqu'elle est représentée recouverte de voiles. Elle est associée à la fécondité lorsqu'elle en tient l'emblème : la pomme de grenade.

Il est intéressant de noter que le sixième mois du calendrier romain aurait été nommé juin en son honneur par les Romains.

Cela dit, on sait depuis longtemps que Junon n'a pas toujours été vue comme l'épouse de Jupiter. Marcel Renard la rapprochait de Janus, le dieu à double visage, qualifié de Junonius. Le couple formé de Jupiter et de Junon n'a été créé que plus tard, selon l'image du couple souverain du panthéon grec, ce qui a fait de Junon, sous l'influence d'Héra, une déesse patronne du mariage. Cependant, au regard de la signification de son nom, Junon est originellement une déesse de la jeunesse. Jean Haudry voit en elle une Aurore indo-européenne et plus précisément une Aurore jeune présidant à la durée de la vie et porteuse de richesses. Elle était réputée pour prendre un soin particulier des parures et des ornements des femmes : c'est pour cela que, dans les représentations que l'on a d'elle, ses cheveux paraissaient toujours élégamment ajustés. Elle présidait aux mariages, aux noces, aux accouchements. Selon le cas, on l'invoquait sous les noms de Juga, Pronuba, Lucine, etc. Elle présidait aussi à la monnaie, d'où son surnom de Moneta et son association aux richesses.

Le culte de Junon était presque aussi solennel et aussi répandu que celui de Jupiter. Elle inspirait une vénération mêlée de crainte. C'est à Argos, Samos et dans la Carthage romaine qu'elle était principalement honorée.
À Argos, on voyait sur un trône la statue de cette déesse, d'une grandeur extraordinaire, façonnée d'or et d'ivoire (chryséléphantine pour employer le terme exact) : elle avait sur la tête une couronne au-dessus de laquelle étaient les Grâces et les Heures. Elle tenait d'une main une grenade, et de l'autre un sceptre, au bout duquel était un coucou, oiseau aimé de la déesse (on voit ici un clin d'oeil à la mythologie grecque, où il est dit que Zeus prit la forme de cet oiseau lors de leur première union).
À Samos, la statue de Junon portait également une couronne : on l'appelait même Junon la reine. Elle était couverte d'un grand voile de la tête aux pieds.
À Lanuvium, en Italie, la Junon tutélaire portait une peau de chèvre, une javeline, un petit bouclier et des escarpins recourbés en pointe sur le devant.
A Rome, après la prise de Véies en 396 av. J.-C., la statue de Junon Reine fut transportée avec beaucoup d'égards de Veies à Rome.
Dans l'Afrique romaine et à Carthage, Junon Cælestis (la céleste) se substitua à la punique Tanit.

Ordinairement elle est représentée en matrone majestueuse, quelquefois un sceptre à la main, ou une couronne radiale sur la tête. Elle a couvent auprès d'elle un paon, son oiseau favori qui lui est consacré. L'épervier et l'oison lui étaient aussi dédiés : ils accompagnent quelquefois ses statues. Malgré son association à la génisse, on ne lui sacrifiait pas de vaches, parce que, durant la guerre des géants et des dieux, elle s'était cachée sous cette forme en Égypte. Parmi les plantes, le dictame, le pavot, la grenade lui étaient donnés en offrande. Ces plantes ornaient ses autels et ses images. La victime immolée ordinairement en son honneur était une toute jeune brebis. Cependant, le premier jour de chaque mois, on lui immolait plutôt une truie. Les prêtresses de Junon étaient universellement respectées.

Les disputes de Junon et de Jupiter ne sont, semble-t-il, qu'une allégorie : elles représentent les troubles, les perturbations de l'air ou du ciel. Ainsi, Junon serait l'image de l'atmosphère si souvent agitée, obscure et menaçante. Quant à Jupiter, il semblerait personnifier l'éther pur, la sérénité du firmament par-delà les nuages et les astres. En effet, une expression de la langue latine paraît justifier cette conception. De même que nous disons "passer la nuit à la belle étoile", c'est-à-dire en plein air, les Latins disaient "passer la nuit sous Jupiter". Dans la même langue, le nom de ce dieu est employé poétiquement dans le sens de pluie, phénomène aussi inexplicable que la foudre pour les romains.

Correspondances

Animal : Paon, génisse blanche
Couleur : Blanc
Astre : Lune
Objets : Diadème et sceptre royaux
Plante principale : Lys, grenade

______________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ L'Iliade, L'Odyssée, Homère, éditions Actes Sud, 1999
⭐ La religion cosmique des Indo-européens, Jean Haudry, éditions Archè, 1987
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:16

Arès (grec), Mars (romain)

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Fils de Zeux et de sa femme Hera, Arès, dont le nom en grec ancien est ???? / Arês ou ??e?? / Areôs est le Dieu de la guerre, de la virilité et de la destruction, ainsi que de la brutalité et du carnage.

Il va sur le champ de bataille accompagné de sa soeur Eris (la Discorde), des ses fils Déimos (la Terreur) et Phobos ainsi qu'avec Enyo (la Déesse des batailles). Traditionnellement, les Grecs interprètent son nom comme un dérivé du mot « tueur », ??a???? / anaírês. Cette sanglante habitude lui a valu la haine des Dieux, en particulier celle de Zeus, qui dans l'Iliade déclamera les vers suivants :
Je te hais plus qu'aucun des dieux qui vivent sur l'Olympe
Car tu ne rêves que discordes, guerres et combats

Sa mère n'a guère plus de tendresse à son égard, dé_ue de le voir prendre le parti des troyens lors de la Guerre de Troie et déclarera :
Zeus Père, n'es-tu pas outré des sévices d'Arès ?
Combien de braves Achéens n'a-t-il pas fait périr
à tort et à travers ! J'en suis navrée, et cependant
Aphrodite et Apollon à l'arc d'argent sont tout heureux
d'avoir lâché ce fou qui ne connaît aucune loi


Athéna, Déesse de la Guerre tout comme lui, mais incarnant ses côtés positifs (victoire, gloire, courage, stratégie ...) contrairement à Arès qui incarne plutôt les sombres aspects de la bataille (sang, violence, mort ...) lui voue une haine particulièrement virulente ... et réciproque ! Devant Troie, elle incite Diomède à le frapper, et lui jette elle-même un gros bloc de pierre, qui l'atteint au cou. Il faut dire que, seul parmi les dieux, Arès prend part en personne au combat, et ne dédaigne pas de dépouiller Périphas de ses armes, à l'instar d'un simple mortel.

Seule, Aphrodite semble éprouver de l'affection pour son "bon frère", qui est parfois son amant selon différentes légendes. Dans son Œdipe à Colone, Sophocle peut ainsi le proclamer le dieu à qui tout honneur est refusé parmi les dieux.

Son nom désigne d'ailleurs toute forme de mort violente, et en particulier la peste ! Dans les épopées, la guerre est souvent désignée comme étant la danse d'Arès. Les Grecs l'appellent parfois le Dieu des Larmes. Un peu plus tard cependant, un Hymne Homérique qui lui est consacré le montre sous un jour plus favorable :
Cœur hardi, porteur de bouclier sauveur des cités, coiffé d'airain,
Aux mains robustes, infatigable, fort par la lance, rempart de l'Olympe,
Père de la Victoire, heureuse conclusion des guerres, auxiliaire de Thémis ;
Maître absolu de l'adversaire, guide des hommes les plus justes


Les Romains, loin du sentiment de haine que les Grecs vouaient à cette sombre divinité, lui portaient au contraire un culte très fort, montrant ainsi le contraste de valeurs existant entre ces deux civilisations antiques.

Egalement Dieu Vengeur, Arès a aussi vu son nom être utilisé dans les serments solennels, notamment dans celui prêté par les jeunes Ahéniens lors de leur éphébie (sorte d'émancipation).

Faiblesses et punitions

Invincible, peut-être ... mais pas toujours invaincu ! En effet, le pseudo-Hésiode écrira dans son Bouclier d'Héraclès qu'il sera vaincu 2 fois par Héraclès et lors de l'Iliade, d'Homère, il lui fallu s'incliner devant Diomède. L'Iliade relate également que les Aloades l'enfermèrent pendant treize mois dans une jarre de bronze. Selon le scholiaste, ce châtiment lui fut imposé pour avoir causé la mort d'Adonis, placé sous la charge des Aloades. Il est délivré, à bout de forces, par Hermès. Il s'agit probablement de l'explication étiologique d'un festival survenant tous les 13 mois, durant lequel toutes sortes de licences étaient permises.

Selon Euripide et Hellanicos, quand Halirrhothios, fils de Poséidon, violente Alcippé (la fille qu'il a avec Aglaure, fille de Cécrops), il le tue. Pour ce meurtre, Arès est traduit devant le tribunal des dieux olympiens, sur la colline qui prend son nom (l'Aréopage). Selon Euripide, il est acquitté, sans doute par Hermès, hypothèse renforcé par la récupération du mythe par les Romains, qui mentionnèrent l'acquittement de Mars par Mercure. D'après Panyasis cependant, il semble qu'Arès doive servir parmi les mortels, sans doute pour prix de ce meurtre.

Unions et descendance

Alors que leurs rapports étaient purement fraternels dans l'Iliade, l'affection unissant Aphrodite (Vénus chez les romains) à son frère Arès devint amoureuse et adultère (la Déesse étant l'épouse du Dieu Forgeron Hephaïstos) dans l'Odyssée. Mais, dénoncés par Hélios (Phébus chez les romains) les amoureux tombent dans le piège du mari trompé qui les capture dans un filet et les exhibe aux dieux hilares. Furieux, Arès transformera le traître Dieu Soleil en coq (c'est d'ailleurs pour cela que l'oiseau salue chaque matin le lever de l'astre du jour d'un cri retentissant). Honteux, Arès doit se réfugier chez lui, en Thrace.

Selon la Théogonie (où Héphaïstos est cette fois l'époux d'Aglaé, l'une des trois Charites) Aphrodite donne à Arès trois enfants : Déimos, Phobos et Harmonie, épouse de Cadmos, le fondateur de Thèbes. La paternité d'Éros et Antéros apparaît pour la première fois chez le poète lyrique Simonide et paraît lui être attribuée plutôt par commodité (notons que parfois la paternité d'Eros est attribuée à Hermès). Il est aussi vu comme père de Pathos (la passion) et de Himéros (le désir).

Il eut d'autre enfants, souvent criminels ou fous. Parmi eux, on peut citer :
⭐ Phlégias, qui tente de se venger d'Apollon, lequel vient de tuer sa fille Coronis
⭐Térée, persécuteur de Procné et de Philomèle
⭐Diomède, qui nourrit ses chevaux de chair humaine (et sera vaincu par Heraclès lors de l'accomplissement de l'un des XII Travaux)
⭐ Cycnos, qui défie en duel Héraclès.

Culte

Sa patrie favorite semble être la Thrace (les Thraces, pour les Grecs, étaient un peuple guerrier et batailleur). Il est révéré par les peuples de Colchide et de Scythie. En Grèce, il ne possède que relativement peu de lieux de culte. Une fontaine lui est consacrée à Thèbes, en souvenir de la légende de Cadmos, qui avait semé là les dents d'un dragon, fils d'Arès, qui donnèrent naissance aux Spartes. Par la suite, Cadmos fait la paix avec Arès en épousant Harmonie, fille du dieu et d'Aphrodite, avant de fonder Thèbes. La métaphore est ainsi claire : la fin des guerres apporte l'ordre et l'harmonie, et permet la fondation de la cité sur des bases puissantes.

Mais il semble que c'est surtout à Sparte qu'il fait l'objet d'un culte. Les éphèbes lui sacrifient un chien à Thérapné, en Laconie. À Géronthrai, située au nord d'Hélos, toujours en Laconie, il est célébré dans des fêtes excluant les femmes. À Sparte même, un sanctuaire lui est dédié sous le nom d'Arès Théritas, c'est-à-dire le sauvage, épiclèse parfois rattachée à Théra, sa nourrice.

En Attique, il possède un sanctuaire à Acharnes. Une stèle, actuellement conservée à l'École française d'Athènes, reproduit sans doute la statue du culte. Au Ier siècle, le sanctuaire est transféré sur l'Agora d'Athènes et une nouvelle statue est érigée, dont l'Arès Borghèse est sans doute une copie.

Il fut également l'objet de quelques cultes féminins. À Tégée, en Arcadie, les femmes le célèbrent dans des fêtes qui leur sont réservées, et commémorent leur vaillance contre les Spartiates. Près de Trézène, un sanctuaire lui est consacré en souvenir des Amazones, ses filles. À Athènes, il est vénéré en association avec Aphrodite. Enfin, il a des temples à Argos et Salamine.

Malgré tout, sa popularité reste faible, et il faudra attendre la reprise du panthéon grec par les romains pour que son culte prenne son essor. Le Mars romain est d'ailleurs légèrement différent de l'Arès grec ...

Mars

En latin, Mars signifie le brave. Nous voilà bien loin de la connotation de tueur sanguinaire attribué à Arès ! Semblable au niveau historique à son homologue grec, il semble cependant que la question de ses origines en tant que fils de Jupiter et de Junon soit sujette à controverse : en effet, les poètes latins lui donnent une autre origine : jalouse de Jupiter qui avait mis au monde Minerve sans sa participation, Junon avait voulu, à son tour, concevoir et engendrer seule. La déesse Flore lui indiqua une fleur qui poussait dans les campagnes d'Olène en Achaïe, et dont le seul contact produisait ce miraculeux effet. Grâce à cette fleur, Junon devint ainsi mère de Mars. Elle le fit élever par Priape, de qui il apprit la danse et les autres exercices du corps, préludes de la guerre.

Il est intéressant de noter que les Romains avaient nommé le premier mois de l'année en son honneur, ce qui coïncidait avec le retour des beaux jours et la reprise de la guerre après l'hiver. Janvier, mois d'élection des magistrats dédié au Dieu romain à deux visages (Janus), a été plus tard convenu comme commencement de la nouvelle année. Mars est ainsi devenu le troisième, et c'est pour cela que décembre, qui désigne étymologiquement le dixième mois, est devenu le douzième de notre calendrier. Mars est aussi le dieu responsable de la fertilité des cultures, ce qui lui donne une importance toute particulière dans la Rome antique. Dieu du printemps (car c'est à la fin de l'hiver que commencent les activités guerrières) et dieu de la jeunesse (parce que c'est elle qui est employée dans les guerres) ses attributs sont bien moins violents et négatifs que ceux que nous lui connaissions chez les Grecs.

Les anciens monuments représentent le dieu Mars d'une manière assez uniforme, semblable aux représentations d'Arès, sous la figure d'un homme coiffé d'un casque, armé d'une pique, d'une épée et d'un bouclier. Il est tantôt nu, tantôt en costume de guerre, portant même parfois un manteau sur les épaules. Parfois, il porte la barbe, mais il est le plus souvent imberbe, et parfois il tient à la main le bâton de commandement. Sur sa poitrine, on distingue l'égide avec la tête de Méduse. Il est tantôt monté sur son char traîné par des chevaux fougueux, tantôt à pied, toujours dans une attitude guerrière. Son surnom de Gravidus signifie celui qui s'avance à grand pas. Les anciens Sabins l'adoraient sous l'effigie d'une lance (Quiris): d'où le nom de Quirinus donné à son fils Romulus, et celui de Quirites employé pour désigner les citoyens romains.
On le représente aussi sous la forme d'un loup.

Il était particulièrement vénéré à Rome, à cause de la légende typiquement romaine dont il fut l'objet (il est en effet le père de Romulus, fondateur de la cité de Rome). Dès le règne de Numa Pompilius, il eut au service de son culte et de ses autels un collège de prêtres, choisis parmi les patriciens. Ces prêtres, appelés Saliens, étaient préposés à la garde des douze boucliers sacrés en forme de huit (anciles) dont l'un, disait-on, était tombé du ciel. Tous les ans, à la fête du dieu, les Saliens, portant les boucliers, et vêtus d'une tunique de pourpre, parcouraient la ville en dansant et sautant. Leur chef marchait à leur tête, commençait la danse dont ils imitaient les pas. Cette procession très solennelle se terminait au temple du dieu par un somptueux et délicat festin. Parmi les temples nombreux que Mars avait à Rome, le plus célèbre fut celui qu'Auguste lui dédia sous le nom de temple de Mars vengeur (Mars Ultor en latin).

Il y avait à Rome une fontaine vénérée et spécialement consacrée à Mars. Malgré son caractère sacré, Néron s'y baigna. Ce mépris des croyances populaires ne fit qu'augmenter l'aversion qu'on éprouvait pour le célèbre tyran. À dater de ce jour, sa santé étant devenue languissante, le peuple ne douta point que, par son sacrilège, il s'était attiré la vengeance des dieux, et particulièrement celle du susceptible Mars.

Les offrandes en son honneur constituaient la plupart du temps en sacrifices d'animaux : on lui offrait ainsi comme victimes le taureau, le verrat, le bélier, et, plus rarement, le cheval. Le coq, le vautour, le loup et le pic-vert étaient ses animaux consacrés. Les dames romaines lui sacrifiaient un coq le premier jour du mois qui porte son nom, et c'est par ce mois que l'année romaine commença jusqu'au temps de Jules César, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Au niveau de ses liens de parenté, la tradition romaine en fait l'époux de Bellone et le père de Romulus et de Remus (nés de son union interdite avec la vestale Réha Sylvia). Il a eu notamment une aventure remarquée avec Vénus. Les poètes donnent à Mars plusieurs femmes et plusieurs enfants. Il eut de Vénus deux fils, Deimos et Phobos (la Terreur et la Crainte), et une fille, Hermione ou Harmonie, qui épousa Cadmus. Il eut de Thébé, Evadné, femme de Capanée, un des sept chefs thébains, et de Pirène, Cycnus qui, monté sur le cheval Arion, combattit contre Hercule et fut tué par ce héros. Les anciens habitants de l'Italie donnaient à Mars, pour épouse, Néréine.

Ce dieu populaire a bénéficié d'une assez glorieuse postérité. Il a ainsi donné leurs noms aux Champs de Mars, notamment à Rome et à Paris. L'actuelle Corseul dans les Côtes-d'Armor s'appelait Fanum Martis (Le Temple de Mars) à l'époque romaine. L'adjectif martial vient également du nom de ce dieu. Une planète du système solaire porte également son nom, à cause de son halo rougeâtre visible à l'oeil nu.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:17

Aphrodite (grec) / Vénus (romain)

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La Naissance de Vénus, Sandro Boticcelli, vers 1485

La Déesse Aphrodite (en grec ancien ?f??d?t? / Aphrodítê) est la patronne de la germination, de l'amour, des plaisirs et de la beauté. Elle a pour équivalent Vénus dans le panthéon romain et Turan chez les Etrusques. Il est probable qu'elle soit issue de la déesse appelée Inanna chez les Sumériens, Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, Astarté ou Athtart à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites, et Ashtart en langue punico-phénicienne. On peut distinguer deux conceptions différentes d'Aphrodite : celle du plaisir de la chair, plus "terrienne" si l'on peut dire, et celle de l'amour spirituel, pure et chaste dans sa beauté.

Notons également que le quatrième mois du calendrier grégorien aurait été nommé avril en son honneur par les Romains.

Venue au Monde

La naissance d'Aphrodite existe en deux versions. Selon Homère, elle serait la fille de Zeus et de Dioné (l'une des filles d'Océan).

Cependant, la Théogonie d'Hésiode mentionne la légende la plus populaire concernant ses origines. Aphrodite serait en effet née de la mer fécondée par le sexe d'Ouranos (le ciel), émasculé par son fils Cronos. Poussée par les Vents, elle vogue jusqu'à Cythère, puis Chypre. Ainsi s'expliquent, selon Hésiode, ses principaux surnoms : Cypris et Cythérée, mais aussi son épithète homérique f???µµe?d?? / philommeid?s, qu'il interprète comme signifiant sortie des testicules (µ?dea / m?dea).

Amours

Mariée à Héphaïstos, sans doute le plus laid des Dieux, elle aura de nombreuses aventures, notamment avec celui qu'elle appelle son "bon frère", c'est à dire le Dieu guerrier Arès. Héphaïstos, apprenant sa trahison, aurait menacé de réclamer à Zeus les cadeaux qu'il lui avait offert en échange de la main de sa fille. De cette union adultère, révélée par le Dieu Solaire Helios, naquirent Harmonie, Déimos,Phobos et Eros. Les deux amants seront finalement piégés par le filet magique d'Héphaïstos, mais cela n'empêchera pas la plus belle des Déesse d'avoir de multiples aventures postérieures. En représailles de cette trahison, Aphrodite maudit Hélios et sa descendance, c'est-à-dire Pasiphaé et ses filles Ariane et Phèdre (malédiction qui sera aggravée par celle dont Poséidon affligera Minos, époux de Pasiphaé et père d'Ariane et Phèdre). À l'époque classique, Arès est également réputé être le père d'Éros, qu'Hésiode dépeignait auparavant comme une force primordiale (on attribue aussi la paternité de l'Amour à Ouranos)

Aphrodite eut également des relations adultères avec d'autres Dieux :
⭐ Hermès, d'où naît Hermaphrodite, être mi-homme mi-femme
⭐ Dionysos, d'où naissent Priape (la paternité est attribuée alternativement à Zeus ou Adonis) et Hyménée, le dieu du chant nuptial (aussi dit né d'une des neuf Muses)
⭐ Poséidon, d'où naît Rhodos

Cela dit, elle cotoya également des mortels de très près, parmi lesquels nous pouvons citer :
⭐ le jeune Phaéthon, fils d'Éos et de Céphale, dont elle fait le gardien immortel de son sanctuaire et l'un des deux dieux présidant alternativement à la course de la planète portant son nom latin Vénus.
⭐ l'Argonaute Boutès qu'elle rend père d'Éryx, roi sanguinaire qui sera plus tard abattu par Héraclès.
⭐ le Troyen Anchise dont elle a Énée, qu'elle protège et aide à emporter les Pénates de Troie jusqu'en Italie, avant d'obtenir pour lui l'Immortalité que lui accorde Zeus.
⭐ Adonis, bel enfant né de l'arbre à myrrhe en lequel sa mère incestueuse Myrrha, est transformée. Perséphone lui dispute l'enfant et Zeus doit partager le temps d'Adonis. Ainsi, il réserve un tiers de l'année pour chacune et le troisième à son choix, qu'il passe toujours avec Aphrodite, jusqu'à ce qu'il soit mortellement blessé par un sanglier. Priape passait parfois pour être né de cette union, de même que la nymphe et héroïne fondatrice Béroé, l'une des innombrables maîtresses de Dionysos (selon Nonnos de Panopolis, Dionysiaques et divers chants).

Il est à noter que Éros et son double-jumeau Antéros passent parfois pour ses enfants, alors que selon Hésiode, Éros est une des premières divinités, non engendré mais issu directement du Chaos primordial.

Colères et faveurs

S'il est un trait de caractère à retenir d'Aphrodite, c'est bien son goût à se mêler des affaires des mortels ! Ses colères et ses vengeances sont terribles, autant que celles d'Hera, mais il est tout de même à noter que, contrairement à l'épouse de Zeus, Aphrodite n'agit que rarement par pure jalousie. Elle ne punit les mortels (et la plupart du temps les mortelles !) que lorsqu'ils la servent mal, lui manquent de respect ou refusent de la servir. Elle fait souvent des femmes ses victimes, voire ses instruments contre les hommes, inspirant généralement des troubles amoureux fort embarrassants. Citons ainsi :

⭐ Par jalousie elle condamne Éos (l'Aurore) à l'érotomanie (Cette maladie, du groupe des psychoses, est construite autour de la conviction délirante que l'on est aimé par une personne. Elle est aussi appelée syndrome de Clérambault, d'après le psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta une analyse - Les psychoses passionnelles - en 1921).
⭐ Pour punir Hippolyte, qui ne respecte qu'Artémis, elle provoque la passion de Phèdre
⭐ A la demande de Poséidon, elle suscite le désir monstrueux de Pasiphaé pour un taureau, suite au refus de sacrifier le taureau en question au Dieu Marin. Cette union contre nature sera à l'origine de la naissance du Minotaure
⭐ Les filles du roi de Chypre refusent de l'honorer : elle les force à se prostituer
⭐ Pour la même faute, elle afflige les femmes de Lemnos d'une odeur effroyable qui fait fuir tous les hommes !
⭐ Elle tente également de pousser Psyché à tomber amoureuse d'un homme mauvais grâce à une flèche d'Éros, lequel désobéit et décide de l'épouser.

Les femmes qu'elle décide de protéger ne sont parfois pas plus satisfaites, Aphrodite faisant souvent preuve d'une assez flagrante maladresse. Ainsi, Hélène, prise pourtant en affection par la Déesse protégeant Pâris qui lui fait vivre un amour passionnel mais interdit, se plaindra bien souvent des "desseins perfides" de la Déesse.
A ce propos, rappelons brièvement l'origine de cette querelle de Déesses qui déclencha la Guerre de Troie ... Éris, la seule déesse à ne pas être invitée au mariage du roi Pélée et de la nymphe marine Thétis, jette par dépit une pomme d'or dans la salle du banquet portant l'inscription "À la plus belle". Zeus refuse (sagement sans doute !) de choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, les trois déesses qui, selon lui, méritent la pomme. Elles demandent alors à Pâris, prince de Troie, d'être le juge mais toutes les trois essaient de le soudoyer. Héra lui promet la puissance royale, Athéna, la gloire militaire, et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Pâris choisit Aphrodite et demande en récompense Hélène de Troie, femme du roi grec Ménélas. L'enlèvement d'Hélène par Pâris provoquera la guerre de Troie. Au cours de cette guerre, la déesse sera légèrement blessée par le héros grec Diomède en portant secours à son fils Énée.

Culte

Malgré ces quelques petits travers, Aphrosite était globalement très aimée. Elle est reconnue par les Grecs comme étant une divinité sémitique (et plus précisément phénicienne). De fait, elle correspond très probablement à la déesse Ishtar-Astarté, avec laquelle elle partage de nombreux traits : ce sont des divinités androgynes. Astarté est la reine du ciel alors qu'Aphrodite est parfois dite la céleste (Ourania). De plus, leur culte comprend l'offrande d'encens et le sacrifice de colombes, animal qui leur est dédié à toutes les deux. Par ailleurs, le nom d'Aphrodite n'a pas été retrouvé sur les tablettes de linéaire B, témoignages écrits de la civilisation mycénienne. Son premier lieu de culte est en effet la cité de Paphos, sur l'île de Chypre, que l’Odyssée mentionne déjà comme son lieu de séjour.

Sur l'Acropole de Corinthe, se trouvait un temple dédié à Aphrodite, où l'on pratiquait la prostitution sacrée.

Dans une moindre mesure, on peut également la rapprocher de Tlahuizcalpantecuhtli dans la mythologie aztèque, Kukulcan dans la mythologie maya et Sif dans la mythologie nordique.

Chez les romains, sous le nom de Vénus, son culte commença à Ardea et à Lavinium dans le Latium. Son plus vieux temple fut bâti le 18 août 293 av. J.-C. Le 18 août fut alors le jour de festivités appelées Vinalia rustica. Le 1er avril, les Veneralia étaient célébrées en l'honneur de Vénus Verticordia, protectrice de la chasteté féminine (ce qui souligne bien le caractère ambivalent de la Déesse). Le 23 avril 215 av. J.-C., un temple fut construit sur le Capitole et dédié à Vénus Érycine (Venus Erycina) pour commémorer la défaite romaine du lac Trasimène. Jules César introduisit la Vénus Génitrice (Venus Genitrix) comme déesse de la maternité et du foyer, en tant que mère d'Énée (dont il affirmait descendre, les ascendances divines ne pouvant que renforcer son pouvoir !).

La plus brillante des planète de notre système solaire visible à l'oeil nu, première à scintiller dans le ciel nocturne, porte encore aujourd'hui le nom romain, Vénus, de cette Déesse.

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_________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ L'Iliade, L'Odyssée, Homère, éditions Actes Sud, 1999
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
⭐ Aphrodite et les Nymphes, naissance d'un mythe au service des forces naturelles, séminaire de 3ème année de Licence d'Art Antique, Yavanna, 2006
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 14 Jan - 18:18

Zeus (grec) / Jupiter (romain)

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE 709px-Zeus_Naucratis_Painter_Louvre_E668
L'une des premières représentations de Zeus sur son trône, coupe laconienne du Peintre de Naucratis, vers 560 avant J.-C. (musée du Louvre)

Zeus (dont le nom en grec ancien est ?e?? / Zeús, issu de la racine indo-européenne dyeus, dieu du ciel) est le roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symbole l'aigle et le foudre (et non pas la foudre. Le foudre est un éclair qui, lancé sur Terre où sur un ennemi, déclenche l'orage). Il est le fils de Cronos et de Rhéa, et est marié à sa sœur Héra (Junon chez les romains). Il est le père de plusieurs dieux et de très nombreux héros, avec plusieurs femmes différentes, Zeus n'étant pas réputé pour sa fidélité Wink

Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. On retrouve également des divinités proches de lui dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous.

Naissance et jeunesse

Zeus est le fils de Titans primordiaux frère et sœur, Cronos et Réha. Sa naissance apporte une première légende pré-olympienne. En effet, craignant de se faire détrôner par un de ses enfants après une malédiction prophétique, Cronos, dès leur naissance, les dévorait. Rhéa, affligée, décida de sauver son sixième enfant, Zeus, en offrant pour repas à son mari une grosse pierre enveloppée de langes à la place du nouveau-né. Elle fit élever ce dernier en cachette par les nymphes Ida et Adrastée, à Lyctos, en Crète, où il fut nourri par le lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d'abondance, la nourrice caprine devenant par la suite l'emblème du Capricorne, le 10 ème signe du zodiaque occidental). Afin que Cronos n'entende pas les cris du nouveau né, sa mère avait placé aux alentours du repaire certains de ses enfants, les Curètes, qui étaient des guerriers en armes très bruyants. Devenu plus grand, Zeus ouvrit le ventre de son père (certaines légendes moins sanglantes narrent qu'il fit ingurgiter à son père une potion vomitive) pour libérer ses frères et soeurs, qui en sortirent indemnes.

Le mythographe Antoninus Liberalis rapporte dans ses Métamorphoses une version différente de la légende, reprise de Boïos : Rhéa met au monde Zeus dans une grotte créteine. Là, l'enfant est nourri par des abeilles. Quatre indigènes s'aventurent un jour dans la grotte pour y prélever du miel, et aperçoivent le jeune dieu. Courroucé, celui-ci menace de les foudroyer, mais en est retenu par Thémis et les Moires, car il est interdit de mourir en cet endroit sacré. Zeus les transforme alors en pigeon, porteurs de présages. Le reste de la légende est malheureusement perdu. Peu d'indices permettent de rattacher ce passage avec la version hésiodique.

Cependant, selon Homère, Zeus est l'aîné des enfants de Cronos, et en tire son pouvoir. Ainsi, Poséidon lui cède pendant la guerre de Troie, car "ils ont tous deux même origine et même parentage ; mais Zeus est son aîné et en sait plus que lui" (passage extrait de L'Iliade, XIII, 354–355). Chez Homère, il a pour parèdre l'Océanide Dioné, qui lui reste associée dans le sanctuaire oraculaire de Dodone.

Unions et descendance

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Coypel_Enlevement_Europe
L'enlèvement d'Europe, Noël-Nicolas Coypel, 1726, Huile sur toile, 127 x 193 cm. Museum of Art, Philadelphie

Comme je l'ai dit précédemment, Zeus, loin d'être un époux fidèle, est au contraire un vrai coureur de jupons, qui adorait par-dessus tout séduire les mortelles en usant de son pouvoir favori : la métamorphose. Il a également un faible pour les nymphes (citons entre autres Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe et Ganymède).

Ses nombreuses unions conjugales et adultères donnèrent le jour à de nombreux Dieux (Arès, Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon, Aphrodite et Artémis) et de non moins nombreux héros (Héraclès, Persée, Castor et Pollux ...)

Héra, connue pour sa jalousie, était très courroucée de ce comportement, ce qui causa de très fréquentes disputes entre les divins époux. Mais, loin de ne s'en prendre qu'à son mari, Héra poursuivait bien souvent les maîtresses de son mari pour se venger, voire même les enfants nés de cette union (le plus célèbre étant Héraclès).

En raison de ses très nombreuses aventures, une liste s'avère nécessaire afin de les énumérer toutes (je précise que j'ai classé ses maîtresses par ordre alphabétique, et non chronologique, pour plus de clarté dans la recherche) :

⭐ Sous l'apparence d'Amphitryon, il séduit son épouse Alcmène (un fils, Héraclès)
⭐ Ananké lui donna les Moires
⭐ Sous les traits d'un Satyre il séduit Antiope qui lui donne Amphion et Zéthos
⭐ Astéria
⭐ Calliope lui donna les Corybantes
⭐ Sous l'apparence d'Artémis il séduit Callisto qui lui donne Arcas
⭐ Calycé lui donne Éthlios et Endymion
⭐ Carmé lui donne Britomartis
⭐ Sous la forme d'une Pluie d'or il séduit Danaé qui lui donne Persée
⭐ avec Déméter ou Styx il engendre Coré, aussi appelée Perséphone
⭐ Sous la forme d'un cheval il séduit Dia qui lui donne Pirithoos
⭐ Dino lui donne Orséis, Cyllène (?), les naïades (?), Scamandre (?)
⭐ Avec Dioné ou Thalassa (?) certaines sources lui attribuent la naissance d'Aphrodite
⭐ Dorippé ou Pyrrha lui donne Hellen
⭐ Sous la forme d'un aigle il séduit Égine qui lui donne Éaque
⭐ Élara lui donne Tityos
⭐ Électre lui donne Dardanos, Émathion, Iasion et Harmonie
⭐ Énarété (?) lui donne Magnès
⭐ Éos lui donne Hersé
⭐ Éris (?) lui donne Até, Tyché et les Lites
⭐ Eunomie, (ou parfois, selon différentes sources, Héra, Aphrodite ou Eurynomé ) lui donne Hégémone
⭐ Sous la forme d'un taureau blanc il enlève Europe qui lui donne Minos, Rhadamanthe et Sarpédon
⭐ Eurynomé lui donne les Charites
⭐ Gaïa lui donne Tityos et Manès
⭐ Sous la forme d'un aigle il séduit Ganymède
⭐ Avec sa femme Héra il donna naissance à Ilithyie, Hébé, Héphaistos (sur ce point existe une controverse puisque la plupart du temps il est dit qu'Héra donna naissance à Héphaïstos seule), Arès, Ényo (?) et Éris (?)
⭐ Avec Himalia il engendra Cronios, Spartaios et Cytos
⭐ Hybris (Thymbris ou Callisto) lui donne Pan
⭐ Sous la forme d'un nuage, il séduit Io qui lui donne Épaphos
⭐ Avec Iodamé il engendre Thébé
⭐ Lamia
⭐ Laodamie lui donne Sarpédon
⭐ Sous la forme d'un cygne il séduit Léda (ou Némésis) qui lui donne les jumeaux Castor et Pollux, Clytemnestre (?) et Hélène
⭐ Léto lui donne Apollon et Artémis
⭐ Maïa lui donne Hermès
⭐ Méra lui donne Locre
⭐ Métis lui donne Athéna
⭐ Avec Mnémosyne, il engendre les Neuf Muses
⭐ Niobé lui donne Argos et Pélasgos
⭐ Olympias lui donne Alexandre le Grand (il s'agit ici d'un personnage historique qui s'attribua, tout comme Jules César, une ascendance divine)
⭐ Pandore lui donne Latinus
⭐ Sous la forme d'un serpent il séduit Perséphone qui lui donne Zagrée
⭐ Plouto lui donne Tantale
⭐ Podarge lui donne Xanthe et Balios
⭐ Protogénie lui donne Éthlios et Étolos
⭐ Avec Séléné il engendre Hersé, Pandia et le lion de Némée (?)
⭐ Avec Sémélé il engendra Dionysos
⭐ Taygète lui donne Lacédémon
⭐ Thalie (ou Arémosyne (?)) lui donne les jumeaux Paliques
⭐ Avec Thémis, il engendra les Heures, les Moires, Astrée et Némésis
⭐ Thémisto lui donne Ister

Dieu des Dieux

Comme son nom l'indique (puisqu'il est dérivé de la racine indo-européenne dei- signifiant "briller"), Zeus reçoit en partage la souveraineté sur le monde Terrestre et les Cieux. Surnommé ?e?a???? / Kéraunos ("la foudre"), il est armé du foudre (au masculin !), qui a été fabriqué pour lui par ses oncles les Cyclopes à l'occasion de la Titanomachie (pour plus de détails sur ce mythe fondateur, voir le post consacré à Cronos/Saturne). Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde !

Mais ne l'oublions pas, Zeus est également le maître des phénomènes naturels : il règne sur le tonnerre, les trombes d'eau, les nuées, etc. Les météorites lui sont également consacrées. Dans son épiclèse de ?a?µ??t?? / Maimáktês, il écarte la tempête. C'est également lui qui, selon les Travaux et les Jours, fait pleuvoir sur la terre : ainsi, les Grecs appellent "eau de Zeus" ce que nous autres français avons tendance à appeler "eau du ciel".

Par conséquent, il est logiquement associé aux cultures et aux cycles agricoles. Hésiode conseille ainsi d'invoquer Zeus Infernal et Déméter, au moment de labourer, afin que la terre soit fertile. Sous l'épiclèse de ?t?s??? / Kt?sios, il protège le garde-manger et a comme attributs la corne d'abondance (souvenir de sa nourrice Amalthée) et le serpent domestique (n'oublions pas que le serpent, loin de l'image négative et maléfique dessinée par le catholicisme, était chez les anciens peuples agriculteurs un allié de choix : en effet, son mets de prédilection était les petits rongeurs, qui dévastaient les cultures lorsque leur nombre devenait trop important !).

Jupiter

Jupiter, le Dieu romain du Ciel, partage avec son équivalent grec de très nombreuses similitudes. Cependant, il est intéressant de s'arrêter sur l'étymologie de son nom ...
Le nom Jupiter vient de l'évolution d'un nom composé qui signifie littéralement le "père du jour lumineux". La première partie du composé appartient à la famille formée sur dyew, racine indo-européenne sur laquelle est formé également le mot désignant le jour en latin (dies). On trouve même les noms Diespiter chez Plaute et Varron pour désigner Jupiter.
L'accusatif (qui est, rappelons-le, une forme déclinée d'un nom à fonction de COD ou COI) Jovem a donné les adjectifs jovial, jovien et également le substantif jeudi ou "jour de Jupiter" (Jovis dies), toujours en usage de nos jours. Le mot francoprovençal Joux que l'on retrouve souvent en toponymie alpine pourrait en dériver également.

La mythologie latine nous donne d'ailleurs une version moins violente de la résurrection des frères et soeurs de Jupiter. Tandis que, chez les grecs, Zeus éventrait son père pour les libérer, Jupiter se contente quant à lui de lui faire avaler une potion vomitive sur les conseils de Métis (Déesse de la Prudence).
Lors de la Titanomachie qui suivit, Jupiter était dans une grande inquiétude, parce qu'un ancien oracle affirmait que les Géants (équivalent latin des Titans grecs) seraient invincibles, à moins que les dieux n'appelassent un mortel à leur secours. Ayant défendu à l'Aurore, à la Lune et au Soleil de découvrir ses desseins (Arès et Aphrodite peuvent témoigner que ces astres sont d'épouvantables rapporteurs Wink ), il devança la Terre (la Gaïa grecque) qui cherchait à secourir ses enfants. Par l'avis de Pallas, ou Minerve (Athena), il fit venir son fils, le héros Hercule qui, de concert, avec les autres dieux, l'aida à exterminer les Géants Encelade, Polybétès, Alcyonée, Porphyrion, les deux Aloades Éphialte et Otus, Eurytus, Clytius, Tityus, Pallas, Hippolytus, Agrius, Thaon et le redoutable Typhon qui, seul, donna plus de peine aux dieux que tous les autres. Après les avoir défaits, Jupiter les précipita jusqu'au fond du Tartare, ou bien, suivant d'autres poètes, il les enterra vivants, les uns dans un pays, les autres dans un autre. Encelade fut par exemple enseveli sous le mont Etna. C'est lui dont l'haleine embrasée, dit Virgile, exhale les feux que lance le volcan ; lorsqu'il essaie de se retourner, il fait trembler la Sicile, et une épaisse fumée obscurcit l'atmosphère. Polybétès, quant à lui, fut enterré sous l'île de Lango, Otus sous l'île de Candie, et Typhon sous l'île d'Ischia.

Une autre légende romaine narre que quand Jupiter épousa Junon, il invita à ses noces tous les dieux, tous les hommes et tous les animaux. Tous les invités vinrent à la fête, sauf une jeune fille nommée Chélone. Celle-ci osa mépriser les ordres du roi des dieux, allant même jusqu'à se moquer du mariage divin. Elle en fut bien punie : Jupiter ordonna à Mercure de la changer en tortue !

Ses attributs sont également le foudre, le trône et l'aigle, son oiseau de prédilection qu'il employait comme messager et parfois comme bourreau ; pensons notamment à la punition qu'il infligea à Prométhée, qui avait révélé le secret du feu aux hommes et qui fut condamné, pour cet affront aux dieux, à être enchaîné sur un rocher où l'aigle de Zeus/Jupiter venait chaque jour lui dévorer le foie ... qui repoussait dans la nuit ! Cette histoire, qui peut semble absurde, a toutefois mis les méninges des scientifiques et des médecins à rude épreuve. En effet, la science moderne a démontrer que le foie est un organe capable de se régénérer à partir d'un fragment de lui-même, par mytose cellulaire. L'histoire du foie de Prométhée est-elle un hasard ou est-elle due à une découverte médicale précoce ? Quand on sait quelle importance était donnée à cet organe (censé être un microcosme de l'univers, et souvent utilisé pour une forme de divination augurale particulièrement prisée (l'hépatomancie), on est en droit de s'interroger ... Pas bêtes, les anciens Wink

Représentation

Le Dieu des Dieux est le plus souvent représenté sous la figure d'un homme majestueux, barbu, doté d'une abondante chevelure et assis sur un trône. De la main droite il tient la foudre qui peut être figurée de deux manières : soit par un tison flamboyant des deux bouts, soit par une gerbe de dards en forme de zigzag. De la main gauche il tient une Victoire, et à ses pieds se trouve un aigle aux ailes déployées qui enlève Ganymède. La partie supérieure du corps est nue, et la partie inférieure couverte.

Naturellement, cette manière de le représenter n'était pas uniforme. L'imagination des artistes modifiait en effet son image ou sa statue, suivant les circonstances et le lieu même où Zeus/Jupiter était honoré. Les Crétois le représentaient sans oreilles, pour marquer son impartialité, les Lacédémoniens, au contraire, lui en donnaient quatre, pour démontrer qu'il est en état d'entendre toutes les prières ! À côté de lui sont souvent représentées la Justice, les Grâces et les Heures.

Culte

En tant que Dieu des Dieux, il n'est guère étonnant de constater que le culte de Zeus/Jupiter était particulièrement important.

Chez les grecs, il était surtout oraculaire. Les prêtres aux pieds sales (pour conserver un contact étroit avec les forces telluriques), interprétaient les messages de Zeus dont la voix faisait bruire les feuilles du chêne posté au centre d'un enclos sacré. Asscié à la Déesse Dioné, il répondait aux questions gravées sur des tablettes de plomb (les questions étaient souvent du style "Est-il plus profitable d'élever des moutons ou des chèvres ?" ou encore "A quel dieu dois-je adresser un sacrifice pour délivrer mon enfant de la maladie ?").

Chez les romains, ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre (en souvenir d'Amalthée), la brebis et le taureau blanc (l'une de ses métamorphoses favorites) dont on avait eu soin de dorer les cornes. En revanche, on ne lui sacrifiait pas de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori. Le jeudi lui était d'ailleurs particulièrement consacré. Le temple de Jupiter le plus somptueux que l'on peut encore admirer de nos jours était situé sur le Capitole, à Rome (la divinité portait alors le nom de Jupiter Capitolin)

La 3ème Merveille du Monde

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE M01253
Reconstitution probable de la statue chryséléphantine de Zeus Olympien

On ne peut pas parler de Zeus sans évoquer la 3ème Merveille du Monde, la statue chryséléphantine du Dieu à Olympie. Oeuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436 av. J.-C. à Olympie, elle a aujourd'hui, comme 6 autres Merveilles, disparu.

Cependant, de nombreuses descriptions contemporaines, notamment celles de Pausanias, permettent d'en avoir une idée précise. Ainsi, il est dit que la statue montre Zeus assis sur son trône (cette représentation remonte à L'Iliade et se répand dans l'art grec à partir du VIe siècle av. J.-C.). Il semble du reste que le sculpteur se soit volontairement inspiré d'Homère. Le dieu est couronné d'un rameau d'olivier. Dans la main droite, il tient une statuette de Niké (dont nous ignorons les proportions) juchée sur un globe, personnification de la victoire, elle-même représentée couronnée d'un bandeau et d'une guirlande. De la main gauche, Zeus tient un sceptre richement décoré, sur lequel un aigle, son attribut animal, est perché. Le dieu est drapé dans un himation (il s'agit d'un manteau) brodé de figures animales et de fleurs, et porte des sandales. Son trône comporte une décoration à la fois sculptée, inscrustée (pierres précieuses, ébène) et peinte. Quatre petites Victoires dansant couronnent les pieds du trône, et deux autres Victoires figurent à sa base. L'ensemble est réalisé selon la technique chryséléphantine, c'est à dire que des plaques d'or (du grec ???s?? / khrusós) et d'ivoire (du grec e?ef??t?? / elephántos) recouvrent une âme de bois et figurent respectivement, d'une part les cheveux, la barbe, les sandales et la draperie, d'autre part les parties nues (notamment la peau). La statue étaient d'une taille colossale puisqu'elle mesurait environ 12 mètres de haut, dont 1 mètre pour la base et 2 mètres pour le piédestal. Une inscription kalos sur l'un des doigts, déclarant "Pantarkès est beau", permet de dater approximativement la statue : le dénommé Pantarkès ayant en effet remporté en 436 av. J.-C. l'épreuve de lutte garçons aux jeux Olympiques !

Naturellement, cette statue jouissait d'une très grande célébrité à travers l'ensemble du monde grec, puisqu'elle fut inscrite sur la liste des 7 Merveilles du Monde. Par vénération pour le sculpteur, l'atelier où il sculpte le colosse avec ses élèves est conservé jusqu'au Ve siècle ap. J.-C. ; il sera d'ailleurs retrouvé et fouillé de 1954 à 1958. À la même époque, la statue est enlevée du temple et va rejoindre, à Constantinople, la prodigieuse collection de Lausos, chambellan de Théodose II, qui comprend entres autres l'Aphrodite de Cnide. Malheureusement, cette oeuvre d'art inestimable disparut dans un incendie en 461, en même temps que les autres statues. Cette perte fut d'autant plus navrante qu'aucune copie en marbre ou en bronze n'est parvenue jusqu'à nous, seuls des témoignages descriptifs écrits permirent d'attester de son existence. En revanche, l'œuvre de Phidias a été identifiée de manière plus ou moins sûre sur une série de monnaies romaines frappées de 98 à 198 ap. J.-C..

Parmi ces témoignage, citons tout de même ce de l'abbé Barthélémy dans Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire (1843), qui écrit que "le Jupiter d'Olympie servira toujours de modèle aux artistes qui voudront représenter dignement l'Être suprême".

Correspondances

Jour : Jeudi
Couleur : Pourpre, bleu roi
Métal : Etain
Plante principale : Joubarbe
Chiffre : 4

___________________________
Sources :
⭐ Mythologies, anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, ouvrage collectif, éditions GRUND, 2002
⭐ Théogonie, Hésiode, éditions Flammarion, 2001
⭐ L'Iliade, Homère, éditions Actes Sud, 1999
⭐ Art Antique, cours de 1ère, 2ème et 3ème année de Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
⭐ Les 7 Merveilles du Monde, attributions et datation, séminaire de 3ème année de Licence d'Art Antique, Yavanna, 2006
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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Dim 15 Jan - 21:38

Phénomènes et autres expliqués par les mythes grecs

Le cycle des saisons :
Perséphone était la fille de Démeter, déesse de l'agriculture et des récoltes. Un jour que la jeune femme cueillait des fleurs avec ses suivantes dans la campagne, elle attira l'oeil d'Hadès, dieu des morts et des enfers. Ce dernier jaillit sur son char et l'enleva, l'emmenant dans son sombre royaume pour en faire sa femme et sa reine. Démeter, accablée par la disparition de sa fille, partît à sa recherche, errant à travers le monde sous l'apparence d'une vieille femme. Elle ne tarda pas à apprendre ce qui s'était passé et alla se plaindre à Zeus, demandant la restitution de sa fille. Malheureusement, aux enfers, Perséphone avait mangé un pépin de grenade, ce qui lui interdisait de rejoindre le monde des vivants. Hadès prît ce prétexte pour refuser de rendre la jeune femme. De colère et de dépit, Démeter rendît la terre stérile, l'hiver et la désolation s'abattirent sur le monde. Zeus, inquiet, trouva alors une solution : Perséphone remonterait des enfers pour retrouver sa mère pendant six mois, mais regagnerait le monde souterrain les six autres mois pour rejoindre son mari. Ainsi fût fait. Les six mois où la jeune femme rejoint sa mère, cette dernière est en joie et le monde rayonne, le soleil brille et la terre est fertile. Les six mois où la jeune femme retourne auprès de son mari, Démeter se lamente et la terre devient stérile.
C'est ainsi que les grecs expliquaient le cycle des saisons.

Les tournesols sont des fleurs qui ont la particularité de suivre la course du soleil, s'orientant vers lui au cours de la journée. Pour les grecs, ces fleurs étaient un groupe de jeunes nymphes, tombées éperduement amoureuses d'Hélios, le dieu- soleil, parcourant le monde d'est en ouest sur son char chaque jour. Mais le dieu solaire les ignorait superbement. Zeus, apitoyé, transforma ces nymphes en tournesols, pour qu'elles puissent suivre éternellement la course de l'objet de leur amour...

Echo était une jeune nymphe des bois, tombée amoureuse du beau narcisse. Mais ce dernier l'ignorait, n'aimant que lui-même. Désespérée, la nymphe se réfugia dans une grotte et s'y laissa dépérir. A la fin, il ne resta d'elle que le son de sa voix, répétant vainement son nom pour attirer l'attention du beau narcisse. C'est ainsi que les grecs expliquaient l'écho...

L'arc en ciel était tout simplement l'écharpe (ou le châle) avec lequel la déesse Iris se protégeait de la pluie. Après l'averse, la déesse se débarassait de son écharpe qui flottait dans le ciel. C'est ainsi que les grecs expliquaient l'arc en ciel.

Les grecs étaient fascinés par l'hermaphrodisme (personne ayant les deux sexes). Hermaphrodite était un jeune homme d'une grande beauté, secrètement aimé par une nymphe des rivières. Un jour qu'il se baignait dans un cours d'eau, la jeune nymphe se lova contre lui, priant les dieux de les unir à jamais. Son souhait fût réalisé, les dieux les transformant tous deux en une unique créature, à la fois homme et femme. C'est ainsi que les grecs expliquaient cette particularité génétique.

Zeus était un grand amateur de femmes, mais il eût un amant, le jeune et beau Ganymède. Il l'enleva, lui offrît la jeunesse éternelle et en fît son échanson (celui qui lui servait à boire). Mais l'épouse de Zeus, Héra, blême de jalousie, persécuta le jeune homme. Afin de le soustraire à la colère de sa femme, Zeus le transforma en constellation. Ganymède devînt la constellation du Verseau. C'est pourquoi le symbole de cette constellation est un jeune homme qui verse un liquide...

Arachnéa était une jeune femme qui avait le don du tissage. Ses réalisations étaient célèbres pour leur beauté et leur résistance. Athéna proposa alors un concours de tissage à la jeune femme. Ce fût cette dernière qui gagna. Furieuse, la déesse déchira l'ouvrage de sa concurrente et cette dernière, désespérée, se suicida. Prise de remords, Athéna ressuscita la jeune femme sous la forme d'une araignée. C'est ainsi que les grecs expliquaient les toiles d'araignées...

La jacinthe est issue du sang de Hyacinthus, un des amants d'Apollon, blessé, et auquel le dieu rendît hommage en faisant naître une fleur de son sang. Même chose pour Cyparissos, un autre amant du dieu, mort dans ses bras. Les "larmes" du cyprès symbolisent les larmes versées par le dieu.

La voie lactée est issue d'Héra, femme de Zeus. Héraclès enfant, s'était lové contre le sein de la déesse endormie. Voulant têter mais ne contrôlant pas sa force, il fît jaillir le lait divin avec une telle force que le liquide inonda le ciel. C'est ainsi que les grecs expliquaient la voie lactée.

Zeus, amoureux de la belle IO, suscita la colère de sa femme Héra. Cette dernière transforma la jeune femme en génisse, la laissant à la garde d'Argo, un gardien possédant 100 yeux. Furieux, Zeus envoya Hermès tuer le gardien (après l'avoir endormi en lui jouant de la flûte). Héra, attristée, récupéra les yeux du défunt gardien pour en orner les plumes de son oiseau consacré, le paon. C'est ainsi que les grecs expliquaient la présence des "yeux" sur les plumes du paon...

Quelques expressions :
- Le fil d'ariane : en référence à Ariane, fille de Minos, qui donna une pelote de fil à Thésée pour retrouver son chemin dans le labyrinthe du minotaure. Se dit d'un moyen de retrouver son chemin ou de se rapeller de quelque chose.
- Le supplice de Tentale : Tentale était un roi orgueuilleux qui invita les dieux à un festin où il leur servît de la chair humaine. Horrifiés, les dieux lui infligèrent un supplice terrible. Tentale fût plongé pour l'éternité dans un cours d'eau surplombé de branches chargées de fruits. A chaque fois qu'il voulait attraper un fruit, la branche s'éloignait. A chaque fois qu'il voulait boire, l'eau se retirait... Se dit d'avoir quelquechose à sa portée sans jamais pouvoir l'atteindre.
- Le tonneau des Danaïdes : Les Danaïdes étaient des jeunes filles ayant insulté les dieux. En punition, elles furent condamnées à remplir éternellement un tonneau percé... Se dit d'une tâche sans cesse répétée et ne menant à rien.
- Sortir de la cuisse de Jupiter : Jupiter avait fait un enfant à Sémélé, une belle mortelle. Héra, jalouse, fît indirectement réduire en cendres sa rivale. Jupiter récupéra in extremis son fils et le cousît dans sa cuisse, pour le laisser achever sa gestation. Il en sortît un être exceptionnel : Dionysos. Se dit d'une personne orgueuilleuse et se croyant supérieure.
- Les flèches de Cupidon : Cupidon (Eros), fils de Vénus, était le dieu de l'amour. Armé d'un petit arc, il tirait une flèche sur la personne qu'il voulait rendre amoureuse. Se dit quand on est "touché" par l'amour.
- La pomme de discorde : Au cours d'un banquet des dieux, Eris, déesse de la discorde et de la mésentente, jeta une pomme d'or sur la table en proclamant :"A la plus belle !". Les trois déesses présentes se disputèrent alors et Zeus préféra remettre le jugement à un tiers, le jeune berger Paris. Il choisît Aphrodite qui lui avait promis en échange de son vote l'amour de la plus belle des femmes, Hélène de Troie. Ce qui déclencha la fameuse guerre. Se dit de l'objet ou la raison d'une mésentente.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 0:02

Charybde et Scylla

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Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, dont la légende est à l'origine de l'expression "voguer de Charybde en Scylla", qui signifie "éviter un péril pour tomber sur un autre plus dangereux encore". Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien », la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité. Et Scylla incarne la mort certaine pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres. Il s'agit d'un choix entre le sacrifice calculé ou l'avenir aléatoire de la vie de tous.

Charybde, est un monstre qui trois fois par jour aspire dans d’énormes tourbillons les eaux du détroit avec les bateaux qui y naviguent, puis les recrache. Sur la rive opposée vit Scylla, une créature monstrueuse dotée de douze pattes et de six têtes de chien portées chacune par un cou démesuré et terminées par une gueule pourvue de trois rangées de dents ; son appétit est féroce et elle dévore toute créature, animale ou humaine, passant à sa portée.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Charybde

Les navires qui dévient leur route pour éviter Charybde tombent immanquablement entre les griffes de Scylla.

Dans la mythologie grecque, Charybde était la fille de Poséidon et de Gaïa (la Terre). Pour avoir volé à Héraclès une partie du troupeau de Géryon, elle fut foudroyée par Zeus et changée en un gouffre marin. Là, trois fois par jour, elle avalait puis redéglutissait de grandes quantités d'eau, incluant navires et poissons. Elle apparaît notamment dans l'Odyssée où elle engloutit le bateau d'Ulysse.

Scylla est à l’origine une très belle nymphe, fille du dieu marin Phorcys et de la déesse maléfique Hécate ou, selon les légendes, des monstres Typhon et Échidna. Le dieu marin Glaucos tombe fou amoureux d’elle, mais elle le repousse sans cesse avec mépris. Glaucos s’adresse alors à la magicienne Circé pour qu’elle lui concocte un philtre d’amour à même de faire revenir la nymphe sur sa position. Mais Circé, qui s’éprend du dieu, verse dans la fontaine où sa rivale a l’habitude de se baigner des herbes magiques, et la belle jeune femme se change en monstre effrayant. De désespoir, Scylla se jette dans le détroit de Messine et s’installe sur un rocher en face de Charybde, où elle attire les créatures aquatiques et les marins pour les dévorer.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Scylla2

Selon d’autres légendes, c’est Glaucos qui, de dépit, demande à Circé de métamorphoser la jeune femme. Peut-être aussi Circé a-t-elle transformé la nymphe en monstre à la demande d’Amphitrite, la reine de la Mer, pour la punir d’avoir eu une aventure avec son mari Poséidon.


Charybde et Scylla et les héros grecs.

Ulysse
Lors de son voyage de retour après la guerre de Troie, raconté par Homère dans l’Odyssée, le navire d’Ulysse doit passer entre Charybde et Scylla. Le héros parvient à faire éviter à son navire le tourbillon de Charybde, mais doit alors passer près de Scylla, qui parvient à saisir un homme d’équipage dans chacune de ses gueules.

Jason
Rentrant de l’île de Colchide munis de la Toison d’or, Jason et les Argonautes, naviguant à bord de l’Argo, parviennent à passer sans dommage entre Charybde et Scylla grâce à l’aide de la déesse Héra.

Héraclès
Lorsque Héraclès, rapportant les bœufs de Géryon au retour du dixième de ses douze travaux, passe dans le détroit, Scylla parvient à dévorer quelques-uns des animaux du troupeau. Le demi-dieu la tue, mais elle est ressuscitée par son père Phorcys ou, selon les légendes, par Glaucos.

La symbolique
Charybde et Scylla personnifient les dangers de la navigation en mer. Leur légende a donné naissance à l’expression « tomber de Charybde en Scylla », qui signifie éviter un malheur pour en connaître un autre pire encore.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 0:05

Charon le passeur des Enfers


Charon, dans la mythologie grecque, passeur des Enfers chargé de mener sur sa barque les âmes des personnes défuntes jusqu’au royaume d’Hadès. Il avait pour rôle de faire passer sur sa barque, moyennant un péage, les ombres errantes des défunts à travers le fleuve Achéron (ou selon d'autres sources, le Styx) vers le séjour des morts.

Charon était un vieillard à l'aspect revêche, sale et peu conciliant mais encore fort, solide et qui ne se laissait pas fléchir par les prières de ceux qui n'avaient pas de quoi le payer. Vêtu d'une cagoule, il choisissait ses passagers parmi la foule qui s'entassait sur la rive. Seuls ceux ayant mérité un enterrement adéquat étaient choisis et uniquement s'ils pouvaient payer le voyage, entre une obole et trois oboles, d'où la coutume de placer une obole sous la langue du mort avant son enterrement. Ceux qui ne pouvaient payer devaient errer sur les bords de la rivière pendant cent ans, il était très rare que Charon laisse passer un mortel encore vivant.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Motorf10


Figure célèbre évoluant au cœur des ténèbres infernales, Charon est un être immortel qui a pour tâche de faire traverser aux âmes des morts l’Achéron, l’un des fleuves des Enfers. « Un portier effrayant surveille ces eaux et ces fleuves, Charon, d’une saleté repoussante, au menton tout couvert de poils blancs et hirsutes, aux yeux fixes et ardents ; un manteau sordide, retenu par un nœud, pend de ses épaules. À l’aide d’une perche, il pousse son radeau, manœuvre les voiles, et transporte les corps dans sa barque couleur de rouille ; assez vieux déjà, mais de la vieillesse vive et verte d’un dieu. » .

Charon est connu pour sa dureté et son caractère intraitable. Le défunt doit pouvoir être en mesure de payer son voyage, rôle que tient l’obole placée dans sa bouche lors des rites funéraires, et Charon refuse de transporter quiconque n’aurait pas de quoi payer. Il ne laisse pas non plus passer les âmes de ceux qui n’ont pas reçu de sépulture. Toutes les âmes éconduites se voient alors condamnées à errer durant cent ans sur les rives du Styx avant d’être admises à traverser.

Charon a l’interdiction de faire accomplir la traversée du fleuve à un vivant — « Ici, c’est le royaume des ombres, du sommeil et de la nuit qui endort : transporter dans la barque stygienne des corps en vie est interdit. ». Cependant, il déroge à la règle à plusieurs reprises. Il fait tout d’abord passer Thésée et Pirithoos, qui sont là pour enlever Perséphone, reine des Enfers. Vient ensuite le tour d’Héraclès, qui veut capturer Cerbère et qui force Charon à le prendre à son bord en le frappant de sa massue. Considéré comme une faute, le passage de ces hommes vaut au passeur de demeurer enchaîné une année entière en guise de punition. Aussi, lorsque Énée, accompagné de la Sibylle de Cumes, s’approche de l’Achéron pour entrer au royaume des morts, Charon tente-t-il de s’opposer à son passage. Mais il se laisse convaincre par la Sibylle qui lui montre un rameau d’or, et accepte le héros sur sa barque.

Charon possède l’apparence d’un vieillard hideux vêtu de haillons. Le personnage apparaît également dans les croyances étrusques, sous le nom de Charun, où il revêt la forme d’un démon muni d’ailes, au nez crochu, à la chevelure mêlée de serpents. Il est y décrit muni d’un maillet, d’une torche ou d’une faucille. La croyance étrusque de démon est reprise dans la vision romaine des Enfers.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 0:07

Sisyphe

Sisyphe, fils d'Eole, épousa la fille d'Atlas, Mérope, l'une des Pléiades, qui lui donna Glaucos, Ornytion et Sinon. Sisyphe possédait un beau troupeau dans l'isthme de Corinthe.

Non loin de lui vivait Autolycos, fils de Chioné, dont le frère jumeau Philammon était né des œuvres d'Apollon, alors qu'Autolycos se disait fils d'Hermès. Autolycos était passé maître dans l'art de voler, Hermès lui avait donné le pouvoir de métamorphoser toutes les bêtes qu'il volait. Ainsi et bien que Sisyphe eût remarqué que ses propres troupeaux diminuaient tous les jours, alors que ceux d'Autolycos augmentaient, il fut tout d'abord dans l'incapacité de l'accuser de vol; un jour donc il grava, sous le sabot de ses animaux son monogramme.
Cette nuit, Autolycos se servit, comme à l'ordinaire, et, à l'aube, les empreintes de sabots sur la route fournirent à Sisyphe des preuves suffisamment concluantes pour convoquer les voisins et les prendre à témoin du vol. Il inspecta l'étable d'Autolycos, reconnut les animaux qui lui avaient été volés à leurs sabots gravés, et laissant aux témoins le soin de punir le voleur il fit le tour de la maison, y pénétra et devint l'amant de la fille d'Autolycos, Anticlée. Elle donna la vie à Ulysse qui, avec un grand-père et un père si rusés et si habiles sut de qui tenir en toutes circonstances.

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Sisyphe fonda Ephyra, connue par la suite sous le nom de Corinthe, et la peupla d'hommes nés de champignons.
Après que Zeus eut enlevé Egine, son père le dieu-Fleuve Asopos vint à Corinthe pour essayer de la retrouver. Sisyphe savait fort bien ce qui était arrivé à Egine mais il ne consentit à parler qu'à la condition qu'Asopos donnât une source perpétuelle à la citadelle de Corinthe. Asopos acquiesça et fit jaillir la source Pirène. Sisyphe alors lui raconta tout ce qu'il savait.

Zeus qui avait échappé de justesse à la vengeance d'Asopos, donna l'ordre à son frère Hadès de mener Sisyphe au Tartare et de lui infliger un châtiment éternel pour avoir divulgué des secrets divins. Mais Sisyphe ne voulait pas se soumettre; usant d'une ruse, il convainquit Thanatos envoyé par Hadès d'essayer des chaîne pour voir comment elles fonctionnaient et aussitôt qu'il les eut au poignet il les boucla. Ainsi Thanatos fut prisonnier dans la maison de Sisyphe pour plusieurs jours; si bien qu'à la fin, Arès, arriva en toute hâte, le délivra et remit Sisyphe entre ses griffes.
Sisyphe, cependant, avait encore un tour dans son sac. Avant de descendre au Tartare, il recommanda à Mérope, sa femme de ne pas l'enterrer; et quand il arriva au palais d'Hadès, il alla droit à Perséphone et lui déclara, qu'étant sans sépulture, il n'avait aucun droit d'être là et qu'on aurait dû le laisser sur l'autre rive du Styx aussi proposa-t-il de revenir sur terre pour y remédier. Perséphone se laissa tromper et lui accorda ce qu'il demandait; mais Sisyphe, aussitôt qu'il se trouva à nouveau sous le soleil renia sa promesse. Et, finalement, il fallut faire appel à Hermès pour le ramener de force.

Sisyphe reçut un châtiment exemplaire. Les Juges des Enfers lui montrèrent un énorme rocher, de la même taille que celui en lequel Zeus s'était changé lorsqu'il fuyait Asopos, et lui donnèrent l'ordre de le rouler en lui faisant remonter la pente jusqu'au sommet d'une colline et de le rejeter de l'autre côté pour qu'il retombe. Il n'a encore jamais réussi. Aussitôt qu'il est près d'atteindre le haut de la colline, il est rejeté en arrière sous le poids de l'énorme rocher, qui retombe tout en bas, et là, Sisyphe le reprend péniblement et doit tout recommencer.
Mérope, honteuse d'être la seule mortelle parmi les Pléiades dont le mari fût aux Enfers comme criminel, quitta ses six sœurs étoilées dans le ciel nocturne et depuis lors on ne l'a plus revue.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 0:09

Atlas


MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Atlas

Le Géant Atlas était le fils soit de Japet et la Nymphe Clyméné soit du Titan Eurymédon. Ses frères étaient Epiméthée, Prométhée et Ménoetios. Atlas était le père des Hyades et des Hespérides;
Le Géant Atlas, l'aîné des frères, connaissait bien les profondeurs de la mer; il gouvernait un royaume bordé par une côte escarpée et très vaste.

Ce territoire, l'Atlantide, se trouvait au-delà des Colonnes d'Hercule et un chapelet d'îles, où poussaient des arbres fruitiers, le séparait d'un continent plus éloigné, non relié au nôtre. Les sujets d'Atlas firent des canaux et cultivèrent une immense plaine centrale dont l'eau provenait des montagnes qui l'entouraient entièrement, excepté une ouverture sur la mer. Ils construisirent aussi des palais, des bains, des hippodromes, des ports et des temples; ils faisaient la guerre non seulement sur l'autre continent à l'ouest, mais aussi à l'est, en Égypte et en Italie.

Les Egyptiens disent qu'Atlas était le fils de Poséidon qui avait donné naissance, par Clito, cinq fois de suite, à des jumeaux; ceux-ci avaient prêté serment de fidélité à leur frère sur le sang d'un taureau sacrifié au sommet d'une colonne; et au début C'étaient des hommes extrêmement vertueux, portant avec sérénité le fardeau de leurs immenses richesses en or et en argent.

Mais un jour la cupidité et la méchanceté envahirent leur cœur et, avec la permission de Zeus, les Athéniens seuls et sans aide les vainquirent et abattirent leur puissance. Au même moment les dieux envoyèrent un déluge, qui, en un jour et une nuit, engloutit l'Atlantide tout entière; les ports et les temples furent recouverts d'une boue épaisse et il devint impossible de naviguer sur la mer.

Atlas et Ménoetios se joignirent à Cronos et aux Titans dans la guerre funeste que leur livrèrent Zeus et les dieux de l'Olympe. Zeus tua Ménoetios d'un trait de sa foudre et l'envoya dans le Tartare mais il épargna Atlas qu'il condamna à porter la voute céleste sur ses épaules pour l'éternité.

Plus tard Persée (fils de Zeus), de retour de son combat victorieux contre Méduse dont il a tranché la tête, se trouva pris dans une tempête, il demanda alors refuse à Atlas dans son temple. Ce dernier lui refusa vigoureusement.
Persée sortie alors la tête de Méduse et la montra à Atlas, ce dernier croisa le regard de la Gorgone et fu immédiatement changé en pierre. Atlas devient alors une montagne, le Mont Atlas, si haut qu'il soutient le ciel.
Une autre légende raconte que durant son calvère à soutenir le ciel sur ses épaules, Hercule se rendit auprès d'Atlas pour que ce dernier s'empare des Pommes d'Or du jardin d'Hespéride.
Atlas fort heureux qu'Hercule prenne sa place, alla volé les Pommes d'Or et les rapporta. A son retour, Hercule par une supercherie le fit reprendre sa place à soutenir le ciel.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 0:12

Janus


Janus est une divinité romaine sur l'origine de laquelle les mythologues ne sont pas d'accord. Les uns le font Scythe ; les autres, originaire du pays des Perrhèbes, peuple de Thessalie ; enfin, d'autres en font un fils d'Apollon et de Créuse, fille d'Érechtée, roi d'Athènes. Devenu grand, Janus, ayant équipé une flotte, aborda en Italie, y fit des conquêtes et bâtit une ville qu'il appela de son nom Janicule. Toutes ces origines sont obscures et confondues. Mais la légende le fait régner, dès les premiers âges, dans le Latium. Saturne, chassé du ciel, se réfugia dans ce pays, et fut accueilli par Janus qui même l'associa à sa royauté.

Par reconnaissance, le dieu détrôné le doua d'une rare prudence qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qu'on a exprimé en le représentant avec deux visages tournés en sens contraires.

Le mois de janvier (januarius), auquel le roi Numa donna son nom, lui était consacrer.

Liens de parenté :
-Père de Proca, né de l'union avec la nymphe Cama.
-Père de Tibérinus, né de l'union avec Camisé. Ce dernier se noiera dans le Tibre, fleuve qui portera son nom.

Le règne de Janus fut pacifique. C'est à ce titre qu'on le considéra comme le dieu de la paix. Le roi Numa lui fit bâtir à Rome un temple qui restait ouvert en temps de guerre, et qu'on fermait en temps de paix. Ce temple fut fermé une fois sous le règne de Numa ; la seconde fois après la deuxième guerre punique, et trois fois, à divers intervalles, sous le règne d'Auguste.

C'est le dieu des portes. Il est représenté avec deux visages, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur. À Rome, son temple principal a la particularité d'avoir les portes ouvertes en temps de guerre et fermées en temps de paix. Les portes de ce temple n'ont d'ailleurs été fermées que deux fois de 509 av. J.-C. à Auguste. On peut dire que Janus est le Gardien de la porte des enfers.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Janus_cogolin


On le représente tenant d'une main une clef, et de l'autre une verge, pour marquer qu'il est le gardien des portes (januae) et qu'il préside aux chemins. Ses statues marquent souvent de la main droite le nombre de trois cents, et de la gauche celui de soixante-cinq, pour exprimer la mesure de l'année. Il était invoqué le premier lorsqu'on faisait un sacrifice à quelque autre dieu.

Ovide dit que Janus a un double visage parce qu'il exerce son pouvoir sur le ciel, sur la mer comme sur la terre ; il est aussi ancien que le monde ; tout s'ouvre ou se ferme à sa volonté. Lui seul gouverne la vaste étendue de l'univers. Il préside aux portes du ciel, et les garde de concert avec les Heures. Il observe en même temps l'orient et l'occident.

Sur le revers de ses médailles on voyait un navire ou simplement une proue, en mémoire de l'arrivée de Saturne en Italie sur un vaisseau.
Il y avait à Rome plusieurs temples de Janus, les uns de Janus Bifrons, les autres de Janus Quadrifrons. Au-delà de la porte du Janicule on avait élevé, en dehors des murs de Rome, douze autels à Janus, par rapport aux douze mois de l'année.

Ne pouvant plus diriger le ciel, Saturne cherchait la tranquillité. Il fut accueilli avec hospitalité en Italie par Janus, le roi des latins et le dieu des portes des enfers. En plus de son hospitalité, Janus proposa à Saturne de s’associer tous les deux sur le trône. Janus et Saturne s’entendaient merveilleusement bien, il n’y avait jamais de querelles. Ils ne travaillaient jamais car la terre était toujours féconde. C’était l’Âge d’or. En souvenir d’une pareille époque, on fêtait les Saturnales, où pendant trois jours tous étaient égaux, il n’y avait ni maître, ni esclave.

Son nom est à l'origine du nom du mois de janvier.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Janus




Représentation de Janus avec Hercule, fresque de 1670 au palais d'Andrea Spinola a Gênes.
MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE 1janus10
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 2:20

Les 12 travaux d'Hercule


MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Herakles

En grec, Hercule se dit Héraklès. Hercule est le fils du dieu Zeus, mais sa mère est une mortelle, Alcmène, qui habite à Thèbes. Zeus avait pris les traits de son véritable époux, Amphitryon, pour la séduire. Il passa la nuit avec elle, alors que son mari était en expédition. Le lendemain, ce dernier revint de la guerre. Il s'étonna que sa femme ne manifestât pas plus de joie à son retour. Neuf mois plus tard, Alcmène mit au monde deux fils, Héraklès et Iphiklès. Héra, l'épouse de Zeus, est en fait l'ennemie d'Hercule. Elle retarde sa naissance, le rend fou au point qu'il tue sa femme et ses enfants. Il ne se réconciliera avec elle qu'après sa mort, lorsqu'il accédera à la divinité. Après la mort de son corps humain, Héraklès ne fut pas une constellation, mais un dieu qui reçut de nombreux cultes dans toute la Grèce. Héraklès est doté d'une grande force et il se distingue d'autres héros qui sont plus rusés. Son arme favorite est la massue, même s'il lui arrive d'utiliser un arc.

Ses exploits
Hercule est sans doute le héros grec le plus formidable de la mythologie. Durant toute sa vie, il réalisa un grand nombre d'exploits.
Alors qu'il n'était encore qu'un bébé, Hercule réalisa son premier acte de bravoure. Il étrangla deux serpents qui venaient l'étouffer dans son berceau de ses propres mains. Ces deux serpents étaient en fait envoyés par Héra.
Lorsqu'il eut atteint sa dix-huitième année, après avoir reçu une éducation stricte pendant sa jeunesse, Hercule quitta la ferme et les vaches et entreprit de tuer le lion de Cithéron qui ravageait les troupeaux d'Amphitryon et de son voisin, le roi Thespios.
Après divers exploits il se rendit à Thèbes, où il épousa Mégare, fille de Créon. Dans un accès de folie, il la tua avec leurs enfants communs.

Viennent ensuite les célèbres "12 Travaux d'Hercule". Ceux-ci sont ordonnés par son cousin Eurysthée, qui lui était faible et peu courageux. Mais leurs buts ne sont pas clairement définis dans la mythologie. En effet, on dit qu'ils servirent comme condition d'entrée à Argos, ou bien qu'ils avaient pour but d'expier le meurtre de sa famille.

1 - Le lion de Némée :
Le premier des travaux qu'Eurysthée imposa à Hercule fut de tuer et de ramener le lion de Némée dont la peau était si dure que ni le fer ni l'airain ne pouvait l'entamer. Hercule, ayant brisé toutes ses armes sur l'animal, entreprit une lutte à mains nues avec lui. Il parvint à lui faire la prise du collier et serra avec tant de force qu'il étouffa la bête. Il découpa la peau du lion avec ses griffes et il s'en fit une armure.


2 - L'hydre de Lerne :
Pour le deuxième des douze Travaux, Eurysthée demanda à Hercule de tuer l'Hydre de Lerne, monstre né de Typhon et d'Echidna et élevé par Héra. Avec l'aide de Iolaos et les conseils d'Athéna, il força l'Hydre à sortir en lui lançant des flèches embrasées puis, retenant son souffle, il s'empara d'elle. Mais le monstre s'enroula autour de ses pieds pour essayer de le faire tomber. C'est en vain qu'avec sa massue il lui assenait des coups sur la tête: à peine en avait-il écrasé une que deux ou trois autres repoussaient à leur place. Alors, avec une épée (ou une serpe d'or) Hercule décapita la tête immortelle, dont une partie était en or, et l'enterra toute vivante. Il arracha les entrailles du cadavre et trempa ses flèches dans son venin, et depuis lors, la moindre blessure de l'une d'elles est irrémédiablement mortelle. Eurysthée ne voulut pas considérer ce Travail comme régulièrement accompli, à cause de l'intervention d'Iolaos.


3 - La biche aux sabots d'airain :
Le Troisième des Travaux d'Hercule fut de capturer la Biche de Cérynie, et de la ramener vivante d'Oensoé à Mycènes. Cet animal tacheté, rapide à la course, possédait des sabots d'airain et des cornes d'or. Ne voulant ni tuer, ni blesser la biche, il la poursuivit sans relâche durant une année entière et sa chasse l'entraîna jusqu'en Istrie et au pays des hyperboréens. Finalement, lorsqu'elle fut exténuée, Hercule banda son arc et d'une flèche qui passa entre l'os et le tendon, sans que soit répandue une seule goutte de sang, il lui immobilisa les deux pattes de devant. Ainsi, il captura l'animal et le rapporta sur ses épaules à Mycènes.

4 - Le sanglier d'Erymanthe :
Le Quatrième des Travaux imposé à Hercule fut de prendre vivant le Sanglier d'Erymanthe. C'était une bête sauvage, aux proportions gigantesques, qui dévastait le pays aux abords de Psophis. Il réussit à la faire sortir de son fourré en poussant des cris puissants, la conduisit dans un trou profond rempli de neige et sauta sur son dos. Il l'attacha alors avec des chaînes et l'emporta vivante sur son dos à Mycènes.

5 - Nettoyer les écuries du roi Augias :
Le Cinquième des Travaux d'Hercule fut de nettoyer, en un seul jour, les écuries d'Augias, qui étaient dans un état de saleté répugnante. Augias était l'homme le plus riche de la Terre, en bétail: en effet, par une grâce divine, ses troupeaux préservés de toute maladie étaient d'une fécondité sans pareille et ses bêtes n'avortaient jamais. Or, le fumier dans les écuries d'Augias n'avait pas été enlevé depuis trente ans si bien que sa puanteur infecte se répandait à travers tout le Péloponnèse. Hercule proposa à Augias de curer ses écuries avant la nuit en échange d'un dixième de son troupeau. Augias se mit à rire, il pensait que la chose n'était pas possible, mais il accepta le défi.
Une fois de plus, aidé par Iolaos, Hercule fit d'abord une brèche dans le mur des écuries en deux endroits et ensuite dévia le cours des deux fleuves du voisinage : l'Alphée et le Pénée, de sorte que leurs eaux se précipitèrent dans les écuries, les nettoyèrent et s'en furent ensuite nettoyer la bouse qui recouvrait les pâturages de la vallée.
Mais Augias, qui avait appris par Coprée qu'Hercule obéissait aux ordres d'Eurysthée, refusa de payer le prix convenu et il eut même l'audace de dire qu'il n'y avait jamais eu entre Hercule et lui de marché conclu. Pour aggraver encore les choses, Eurysthée refusa de considérer ce labeur comme un des Travaux parce qu'il avait touché un salaire d'Augias.

6 - Les oiseaux du lac Stymphale :
Le Sixième des Travaux d'Hercule fut d'exterminer les oiseaux innombrables, consacrés à Arès, qui, effrayés par des loups, s'étaient rassemblés autour du lac Stymphale. Le bec, les pattes, les ailes de ces oiseaux étaient en bronze et ils dévoraient les hommes. La zone marécageuse n'était ni assez ferme pour supporter le poids d'un homme ni assez liquide pour qu'on pût utiliser un bateau. Athéna lui remit une paire de castagnettes de bronze, fabriquée par Héphaïstos. S'étant mis sur un éperon du mont Cyllene, qui domine les marais, Hercule fit claquer ses castagnettes et déclencha un tel vacarme que les oiseaux, fous de terreur, s'élevèrent dans le ciel par bandes, en un vol immense. Il en abattit alors un nombre considérable tandis qu'ils s'envolaient vers l'île d'Arès dans la mer Noire, où les Argonautes les retrouvèrent plus tard.


7 - Le taureau de l'île de Crète :
Eurysthée ordonna à Hercule, pour le Septième de ses Travaux, de capturer le Taureau de Crète dont Minos empêcha le sacrifice à Poséidon et qui engendra le Minotaure avec Pasiphaé. Il préféra capturer le Taureau avec ses mains nues, bien qu'il soufflât des flammes par son museau. Après un long et dur combat, il ramena le monstre à Mycènes

8 - L'enlèvement des juments de Diomède :Eurysthée donna l'ordre à Hercule pour le huitième de ses travaux de capturer les juments sauvages du roi de Thrace, Diomède. Accompagné de quelques volontaires, il se rendit maître des valets d'écurie de Diomède et mena les juments jusqu'à la mer où il les laissa sur un monticule, à la garde d'Abdéros, puis il se tourna contre les Bistoniens qui s'étaient lancés à sa poursuite. Comme son camp allait succomber sous le nombre, il vint à bout ingénieusement de ses ennemis en creusant un tunnel qui fit que la mer inonda les basses terres. Il poursuivit les Bistoniens qui s'étaient mis à fuir, assomma Diomède avec sa massue, traîna son corps autour du grand lac qui venait de se former, et le présenta à ses propres juments qui dévorèrent sa chair encore vivante. Rassasiées car elles avaient aussi dévoré Abdéros pendant qu'Hercule était occupé il put alors facilement en venir à bout.

9 - La ceinture de l'Amazone Hippolyté :
Le Neuvième des Travaux d'Hercule fut d'apporter à la fille d'Eurysthée, Admètè, la ceinture d'or d'Arès, que portait la reine des Amazones, Hippolyté. Parvenu à l'embouchure du Thermodon, Hercule jeta l'ancre dans le port de Thémiscyra où Hippolyté lui rendit visite, séduite par son physique et sa belle musculature, elle lui offrit la ceinture d'Arès en témoignage d'amour. Mais entre-temps, Héra, déguisée en Amazone, était allée partout répandre le bruit que ces étrangers avaient l'intention d'enlever Hippolyté; les femmes-guerrières alors, pleines de courroux, sautèrent en selle et attaquèrent le navire. Hercule, croyant à une trahison, tua Hippolyté de sa main, lui retira sa ceinture, prit sa hache et d'autres armes et se prépara à se défendre. Il tua tour à tour toutes les Amazones qui dirigeaient la bataille, et mit en déroute leur armée après un terrible massacre.

10 - Le combat contre Géryon :
Le Dixième des Travaux d'Hercule fut de ramener le fameux troupeau de Géryon d'Erythie, une île située près de l'Océan,sans doute près de Gibraltar, sans autorisation ni paiement. Géryon avait la réputation d'être l'homme le plus fort de la terre. Il était né avec trois têtes, six mains et trois corps réunis à la taille. Quant aux troupeaux de Géryon, ils étaient d'une beauté merveilleuse; ils étaient gardés par le berger Eurytion, fils d'Arès, et par le chien à deux têtes Orthros.
Aussitôt arrivé, le chien Orthros s'élança sur lui en aboyant, mais Hercule l'abattit de sa massue et Eurytion, le berger de Géryon, qui se précipitait au secours d'Orthros, périt de la même manière. Géryon appris la nouvelle et défia en un combat singulier Hercule. Il attaqua Géryon par le flanc et le transperça en lui envoyant une flèche dans le côté qui traversa ses trois corps. Ainsi, il obtint le troupeau sans autorisation ni paiement et le ramena à Mycènes.

11 - Ceuillir les pommes du jardin des Hespérides :
Hercule avait accompli ses Dix Travaux en l'espace de huit ans et un mois; mais Eurysthée, qui n'avait compté ni le second ni le cinquième, lui en infligea deux autres. Le Onzième des Travaux consistait à rapporter les fruits du pommier d'or, cadeau de la Mère-Terre à Héra.
Bien que les pommes fussent à Héra, Atlas en était fier, comme un jardinier de ses beaux fruits, et Thémis l'avertit: "Un jour bientôt, Titan, ton arbre sera dépouillé de son or par un fils de Zeus". Atlas, qui n'avait pas encore été condamné à porter le globe terrestre sur ses épaules, construisit des murs solides autour du jardin et chassa tous les étrangers de son territoire.
Nérée avait conseillé à Hercule de ne pas cueillir lui-même les pommes mais d'utiliser Atlas pour le faire à sa place et de le soulager pendant ce temps de son formidable fardeau, donc, en arrivant au jardin des Hespérides, il demanda à Atlas de lui rendre ce petit service. Atlas aurait fait vraiment n'importe quoi en échange d'une heure de répit, mais il redoutait Ladon qu'Hercule alors tua d'une flèche tirée par-dessus le mur du jardin. Atlas trouvait que la liberté était délicieuse. "Je vais apporter moi-même ces pommes à Eurysthée", dit il, "si tu portes les cieux pendant quelques mois encore." Hercule fit semblant d'accepter, mais comme il avait été prévenu par Nérée de n'accepter aucune proposition de ce genre, il pria Atlas de porter le globe pendant un instant, pendant qu'il mettrait un coussinet sur sa tête. Atlas, facilement trompé, posa les pommes sur le sol et reprit son fardeau, Hercule alors les ramassa et s'éloigna en lui faisant un petit salut ironique.

12 - Cerbère à enchaîner :
Le dernier et le plus difficile des Travaux d'Hercule fut de ramener des Enfers le chien Cerbère. Quand Hercule demanda Cerbère, Hadès debout auprès de sa femme répondit d'un air sombre: "Il est à toi, à la condition que tu parviennes à le maîtriser sans avoir recours à ta massue ni à tes flèches." Hercule découvrit le chien attaché par des chaînes aux portes de l'Achéron; il le saisit hardiment au cou dont il surgit trois têtes munies de serpents. Sa queue, hérissée de fer, se dressa prête à frapper, mais Hercule, protégé par sa peau de lion, ne relâcha pas son étreinte, et Cerbère, étouffé, dut céder, alors qu'il se trouvait là il en profita pour libérer Thésée des Enfers.


Mais on lui prêtait bien d'autres exploits. Armé de sa massue, il avait, à travers le monde, exterminé les tyrans, les brigands et les monstres.

- La mort du héros :
Lors d'un repas, un serveur renversa involontairement un peu de vin sur Heraclès, qui, énervé, lui donna un coup mortel. Héraclès fut condamné à l'exil.
Il emmena avec lui sa femme. Or sur leur chemin se trouvait un fleuve. Le centaure Nessos était passeur. Déjanire traversa en premier. Mais au milieu, le centaure voulut abuser d'elle. Héraclès lui décocha une flèche qui le tua. Déjanire recueillit son sang. Il lui servit à empoisonner la tunique qui le tuerait.
Pour se venger d'Eurythos qui avait refusé de lui donner sa fille en mariage, Héraclès repartit en expédition,tua Eurythos et emmena sa fille Jole comme concubine. Déjanire, ayant peur que son mari ne la quitte, lui envoya une tunique trempée dans le sang de Nessos. D'après le centaure, une tunique trempée dans son sang devait lui assurer la fidélité de son mari. Mais il n'en n'était rien, le sang était empoisonné.
Dès qu'Héraclès porta cette tunique, il éprouva de grandes douleurs et brûlures. Mais la tunique lui collait à la peau. Pour mettre fin à ses douleurs, il édifia un bûcher sur le mont et se laissa consumer par les flammes.

Représentation
Dans la littérature et dans l'art, Hercule a été le plus populaire des héros. On avait composé en son honneur des poèmes épiques et il a été aussi l'un des héros les plus chers aux poètes tragiques.
Plus tard, on le représenta jeune, imberbe, avec la massue et la peau du lion, souvent aussi avec l'arc. Au V siècle, il apparaît barbu, nu, avec des formes massives. De nombreuses peintures et sculptures représentent le héros grec.



Dernière édition par Warlock le Mar 17 Jan - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Lun 16 Jan - 2:51

Persée


MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Persee

Fils de Zeus et de Danaé, Persée accomplit l'exploit de tuer Méduse et de sauver Andromède.
Abas, roi d'Argos et petit-fils de Danaos, épousa Aglaéa et légua son royaume à ses fils jumeaux Proetos et Acrisios en leur demandant de gouverner à tour de rôle. Leur querelle, qui avait déjà commencé dans le sein de leur mère, devint plus vive que jamais le jour où Proetos s'unit à la fille d'Acrisios, Danaé. Or, comme Acrisios refusait d'abandonner le trône à la fin de la période qui lui était impartie pour régner, Proetos s'enfuit à la cour d'Iobatès roi de Lycie, dont il épousa la fille Antéia; il revint alors, à la tête d'une armée Lycienne. Il y eut une bataille sanglante, mais, comme aucun des deux camps n'avait l'avantage, Proetos et Acrisios acceptèrent à contrecoeur de se partager le royaume. La part d'Acrisios devait être Argos et ses environs; Proetos recevait Tirynthe, l'Héraion, Midée et la côte d'Argolide.

Acrisios, qui était marié à Aganippé, n'avait pas d'enfants, excepté Danaé, sa fille unique, que Proetos avait séduite; et lorsqu'il demanda à un oracle comment il pourrait avoir un héritier mâle, il lui fut répondu: "Tu n'auras pas de fils et ton petit-fils te tuera."
Pour prévenir le destin, Acrisios enferma Danaé dans un donjon, dont les portes étaient d'airain, et la fit garder par des chiens féroces; mais, en dépit de ces précautions, Zeus la posséda sous la forme d'une pluie d'or et elle lui donna un fils nommé Persée.

Lorsque Acrisios apprit la chose, il ne voulut pas croire que Zeus fût le père et soupçonna son frère Proetos d'avoir repris ses rapports avec elle; mais, comme il n'osait pas tuer sa propre fille, il l'enferma, elle et le petit Persée, dans un coffre de bois qu'il lança à la mer.

Ce coffre vogua vers l'île de Sériphos, où un pêcheur, du nom de Dictys, le recueillit et le ramena sur le rivage; il l'ouvrit et trouva Danaé et Persée, encore vivants. Il les conduisit aussitôt chez son frère, le roi Polydectès qui éleva Persée dans sa maison.

Des années s'écoulèrent et Persée, devenu un homme, défendit Danaé contre Polydectès, qui avait essayé de la forcer à l'épouser. Polydectès réunit alors ses amis et, faisant semblant de solliciter la main d'Hippodamie, fille de Pélops, leur demanda comme contribution à son cadeau de mariage, de lui donner, chacun, un cheval.

Persée répondit qu'il n'en possedait pas mais qu'il lui donnerai n'importe quel autre cadeau fusse la tête de la Méduse s'il épousait Hippodamie et non sa mère. Aussitôt Polydectès accepta.
Athéna avait surpris la conversation et comme elle était une ennemie jurée de Méduse, elle accompagna Persée dans son expédition. Elle le conduisit d'abord à la cité de Deicterion, à Samos, où se trouvent des statues des trois Gorgones, ainsi lui donna-t-elle l'occasion de distinguer Méduse de ses deux autres sœurs immortelles, Sthéno et Euryale.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Medusec

Puis elle l'avertit de ne jamais regarder Méduse en face mais seulement son image réfléchie et elle lui fit cadeau d'un bouclier poli comme un miroir.
Hermès aida aussi Persée; il lui donna une serpe très dure, pour couper la tête de la Méduse. Mais il fallait encore à Persée une paire de sandales ailées, une besace magique, kibisis, pour mettre la tête de la Méduse et le casque sombre qui avait la propriété de rendre invisible, appartenant à Hadès. Tous ces objets se trouvaient auprès des Nymphes du Styx, chez qui Persée devait aller les chercher; mais leur demeure n'était connue que des sœurs des Gorgones, les Trois Grées à corps de cygne qui n'avaient qu'un seul oeil et une seule dent, à elles trois. Persée alla donc trouver les Grées, sur leur trône, au pied du mont Atlas. Rampant derrière elles, il s'empara de leur oeil et de leur dent pendant qu'elles se les passaient l'une à l'autre, et il leur déclara qu'il ne les leur rendrait que lorsqu'elles lui auraient indiqué le lieu où vivaient les Nymphes du Styx.

Persée prit aux Nymphes les sandales, la besace, le casque et se dirigea à l'ouest, vers la terre des Hyperboréens, où il trouva les Gorgones endormies au milieu de formes humaines et de bêtes sauvages que la Méduse avait changées en pierre et que la pluie avait détériorées. Il fixa son regard sur le reflet dans le bouclier. Athéna guida sa main et il trancha la tête de Méduse, d'un seul coup de serpe; alors, à sa grande surprise, Pégase, le cheval ailé, et le guerrier Chrysaor brandissant un sabre d'or, jaillirent de son corps. Glissant précipitamment la tête dans la besace, il s'enfuit et, bien que Sthéno et Euryale, réveillées par leurs nouveaux neveux, se fussent mises à sa poursuite, le casque rendant Persée invisible, il put s'enfuir en toute sécurité vers le sud. Il prit Pégase pour monture.
MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Pegaser4hu

Au coucher du soleil, Persée s'arrêta près du palais du Titan Atlas à qui, pour le punir de son manque d'hospitalité, il montra la tête de la Gorgone, le changeant ainsi en montagne; le jour suivant, il se dirigea vers l'est et traversa le désert de Libye tandis qu'Hermès l'aidait à porter la lourde tête. En passant, il jeta oeil et la dent des Grées dans le lac Tritonis; quelques gouttes du sang de la Gorgone tombèrent sur le sable du désert où elles donnèrent naissance à une multitude de serpents venimeux.
Persée s'arrêta pour se rafraîchir à Chemmis, en Egypte. Comme il longeait la côte de Philistia il vit Andromède livrée à un monstre marin qu'il délivra. Après avoir épousé Andromède, Persée revint précipitamment à Sériphos, en emmenant Andromède avec lui. Là il découvrit que Danaé et Dictys, vivant dans la terreur de Polydectès, s'étaient réfugiés dans un temple.

Il se rendit donc tout droit au palais où Polydectès était en train de festoyer avec ses compagnons et annonça qu'il avait rapporté le cadeau de mariage promis. Comme il était accueilli par un torrent d'insultes, il leur montra la tête de la Gorgone en se détournant lui-même pour ne pas la regarder, et les changea en pierre. Il donna ensuite la tête à Athéna qui la fixa à son égide; et Hermès rendit les sandales, la besace et le casque à la garde des Nymphes du Styx.

Après avoir donné le trône de Sériphos à Dictys, Persée prit la mer en direction d'Argos. Acrisios, en apprenant qu'ils approchaient, s'enfuit chez les Pélasges, à Larissa; mais il se trouva justement que Persée y fut convié pour participer aux jeux funèbres et il concourut dans le pentathlon. Quand vint le lancement du disque, son disque, quittant sa trajectoire à cause du vent et par la volonté des Dieux, atteignit Acrisios au pied et le tua.

Profondément affligé, Persée enterra son grand-père dans le temple d'Athéna qui couronne l'acropole et, gêné de régner sur Argos, il se rendit à Tirynthe, où Mégapenthès avait succédé à son père Proetos, et ils convinrent d'échanger leurs royaumes.
Vénéré comme un demi- dieu, il fut, après sa mort, placé dans les cieux parmi les constellations.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Mar 17 Jan - 19:17

Ulysse


MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE UlysseOdyssee

Le plus célèbre héros grec de l'Antiquité, avec Héraclès, Ulysse naquit dans l'île d'Ithaque, dont son père Laërte, époux d'Anticlée, était le roi. Des traditions postérieures prétendent que Sisyphe, en visite dans l'île, se serait lié à Anticlée, alors fiancée à Laërte, et aurait engendré Ulysse. Par sa mère, Ulysse descendait d'Autolycos, fils d' Hermès. Le héros était donc de race divine.
Dans son enfance et sa jeunesse, Ulysse fit de nombreux voyages et se rendit en particulier chez son aïeul Autolycos, qui l'invita à participer à une chasse au sanglier sur le mont Parnasse. Blessé par une défense d'une des bêtes, Ulysse gardera au genoux une cicatrice qui lui permettra, des années plus tard, de se faire reconnaître de son épouse. Reçu ensuite à la cour d'Iphitos, il acquit le précieux arc d'Eurytos, qui lançait des flèches imparables.
Ayant atteint l'âge adulte, il remplaça son père trop âgé sur le trône d'Ithaque et chercha une épouse. Il jeta, comme beaucoup d'autres héros de la Grèce, son dévolu sur Hélène, la fille du roi Tyndare, dont la beauté et la grâce avaient fait le tour du pays. Habilement, il fit jurer à tous les prétendants de venger tout outrage qui pourrait un jour être fait au futur époux ou à Hélène, pensant ainsi s'attirer la faveur de Tyndare. La jeune fille ayant choisi Ménélas, roi de Sparte, Ulysse reçut en consolation la sage Pénélope, fille du roi Icarios. De cette union naquit un fils unique, Télémaque.

Peu après cette naissance survint le rapt d'Hélène par Pâris, fils de Priam, roi de Troie. Aussitôt, Ménélas réunit tous les anciens prétendants de sa femme et leur rappela leur serment, les conjurant d'y rester fidèles ; les héros acceptèrent de tenir leur promesse et se concertèrent alors pour lever une armée, afin d'envoyer une expédition punitive contre la ville de Troie. Ulysse, qui aimait la paix, simula une folie pour échapper à son enrôlement dans l'armée des Grecs. Il laboura le sable de la mer et sema du sel. Mais Palamède, qui était venu le trouver pour le convaincre de partir avec lui, plaça le petit Télémaque devant la charrue de son père, qui souleva aussitôt le soc de son outil et détourna ses bêtes, montrant bien par ses gestes qu'il avait conservé tous ses esprits ; Ulysse dut quitter sa chère patrie. Il fut alors envoyé avec Ménélas en ambassade à Troie pour réclamer pacifiquement Hélène. Mais sa mission demeura sans résultat.

En revanche, il réussit à décider Achille, réfugié dans le gynécée du roi Lycomède à Scyros, à rejoindre les Grecs, car un oracle avait prédît que le concours de ce héros était indispensable à une sûre victoire des Grecs.
A la tête d'une flotte de douze vaisseaux, Ulysse gagna Troie et se montra d'un courage et d'une vaillance remarquables, tuant en particulier de nombreux héros troyens. Pourtant, il sut garder en toutes circonstances son sang-froid et se révéla surtout au cours de la guerre comme un habile et prudent diplomate, cherchant à tout prix à maintenir l'union entre les Grecs à force de persuasion, de discours de missions secrètes, d'espionnage et de ruses. C'est ainsi qu'on le vit se glisser, avec son inséparable compagnon Diomède, dans la ville et y ravir le Palladion, statue protectrice de la cité. Une autre fois, il réussit à s'emparer des cavales de Rhésos avant qu'elles n'aient bu l'eau de Xanthe (Scamandre), ce qui, selon une prophétie, leur aurait donné des forces surnaturelles propres à assurer une victoire aux Troyens. Il put aussi, grâce au silence voulu d'Hécube, pénétrer dans le palais du roi de Troie et inciter Hélène à trahir les Troyens.
Cependant, malgré les années, Ulysse n'avait jamais pardonné à Palamède, qui l'avait forcé à quitter son royaume, Pénélope et son fils. Il accusa donc Palamède de trahison, affirmant que le héros correspondait secrètement avec les Troyens et recevait en échange de l'argent. On découvrit, en effet, des lettres et des pièces de monnaie qui avaient été contrefaites par Ulysse et placées dans la tente de Palamède pour le perdre. Palamède périt lapidé par les Grecs en colère.
Ulysse participa par la suite à de nombreux autres épisodes de la guerre de Troie ; à la mort d'Achille, il s'adjugea les armes du héros après les avoir disputées à Ajax, et il fit partie ensuite au corps des Grecs qui s'introduisit dans le flanc creux du cheval de Troie. Une fois la ville prise et saccagée, Ulysse reçut Hécube, la veuve de Priam, en partage et lui jeta, dit-on, la première pierre, lorsque la malheureuse fut lapidée pour avoir tué le roi Polymestor.

Après l'Illiade, Homère nous raconte dans l'Odyssée, le retour long et mouvementé d'Ulysse vers sa patrie, et les aventures et les périls que le héros eut à affronter. Il quitta donc Troie saccagée et fut rejeté par une tempête sur les côtes du pays des cruels Cicones, en Thrace, puis, sans cesse ballotté par des vents contraires et des flots capricieux, il aborda chez les Lotophages de Libye, qui se nourrissait de lotus, la plante qui fait tout oublier. Ulysse eut tout le mal à arracher ses compagnons à cette terre de perdition et reprit enfin la mer vers le Sicile, le pays des Cyclopes.
L'un de ces monstres à l'oeil unique, Polyphème, dévora la moitié de ses compagnons, mais le héros réussit à lui crever son oeil et à s'échapper à grand-peine avec le reste des marins. Poséidon, qui était le père de Polyphème, décida de venger son fils et suscita dès lors de monstrueuses tempêtes pour mener les navires d'Ulysse à leur perte.
Ayant abordé au nord de la Sicile, Ulysse fut recueilli favorablement par le roi Éole, qui lui remit une outre refermant tous les vents dont il avait la charge. Les compagnons d'Ulysse pensèrent qu'elle renfermait des trésors ou du vin ; ils l'ouvrirent et déchaînèrent la plus formidable des tempêtes qu'on ait jamais vues. Le navire des infortunés navigateurs non loin de l'île des Lestrygons, peuple cannibale auquel Ulysse put échapper non sans que le roi de ce peuplade, Antiphatès, n'ait dévoré l'un de ses compagnons.
Le héros jeta enfin l'ancre dans l'île d'Aea, où le reçut Circé, qui métamorphosa tous les marins en pourceaux ; mais bientôt la magicienne leur rendit leur forme première. Ulysse resta quelques mois en compagnie de l'enchanteresse, qui lui donna un fils, Télégonos.

Le héros débarqua ensuite dans le pays des Cimmériens, en ces régions où coule l'Océan qui marque les limites de la Terre, et pénétra dans l' Hadès, afin de consulter le devin Tirésias sur la route la plus favorable pour regagner Ithaque. Le devin affirma qu'il aborderait dans sa patrie, seul et démuni de tout ; qu'il devrait tuer tous les prétendants de Pénélope. Après avoir croisé les âmes des grands héros morts et l'ombre de sa mère Anticlée, Ulysse sortit des Enfers et reprit le mer.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE 126377

Il évita les Sirènes en bouchant les oreilles de ses compagnons avec de la cire et en se faisant attacher au grand mât car il voulait entendre leur musique magique. Puis son vaisseau put s'écarter des roches Splymgades, Charybde et Scylla. Abordant sur les côtes de l'île de Thrinacie, les navigateurs affamés commirent l'imprudence de dévorer des boeufs consacrés à Hélios. Zeus foudroya tous les impies et détruisit les navires dans une tempête.
Seul Ulysse fut épargné et réussit à s'échouer sur un radeau de planches dans une des Cyclades, l'île d'Ogygie, où, par amour, la nymphe Calypso le retint prisonnier pendant huit ans jusqu'au jour où, sur l'ordre des Dieux, elle dut rendre la liberté à Ulysse, qui repartit sur les flots, essuya encore bien des tempêtes, et la mer, finalement, le rejeta, nu et évanoui, sur le rivage de l'île des Phéaciens.

Nausicaa, la fille d'Alcinoos, roi de l'île, le découvrit. Lavé, restauré, il put enfin, et pour la dernière fois, gagner la haute mer sur un vaisseau que lui avait prêté son hôte. Il jeta enfin l'ancre sur les côtes de l'île d'Ithaque, après vingt ans d'absence. Déguisé en mendiant, il se rendit chez Eumée, son porcher, et se fit reconnaître, puis il retrouva son fils Télémaque, gagna son palais occupe par ses prétendants, qui affirmaient qu'Ulysse était mort et poussaient Pénélope à choisir l'un d'eux pour époux. Il eut une querelle avec Iros, un mendiant dévoué aux prétendants, et l'abattit ; puis il alla trouver Pénélope et, sans se faire reconnaître, accueillit avec joie la proposition qu'elle fit de prendre pour époux celui qui serait capable de tendre l'arc d'Ulysse. Aucun des hommes n'y parvint ; seul Ulysse put tirer et commença, aidé de Télémaque, à massacrer les prétendants et les servantes qui s'étaient prostituées. Puis il se fit reconnaître de Pénélope.
Grâce à Athéna, les parents des prétendants massacrés, qui avaient pris les armes et voulaient se venger, s'apaisèrent, et le royaume d'Ithaque retrouva enfin le calme. Selon d'autres versions, Ulysse aurait été tué quelques temps après par Télégonos, qui ignorait qu'Ulysse était son père et l'avait percé d'un javelot fait d'une aiguille de raie. Ainsi s'accomplissait une prophétie suivant laquelle le héros devait périr de la main de son fils et par la mer.
Rusé, habile et ingénieux, sachant éviter tous les dangers par son courage et son éloquence, merveilleux dompteur de la mer déchaînée, Ulysse était le héros type dans lequel tous les Grecs aimaient à se reconnaitre.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Mar 17 Jan - 19:32

Jason et les argonautes


MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Argonaut
I) L'origine de la toison d'or.

Le bélier à la toison d'or avait été donné par Hermès à Néphélé qui l'envoya sauver ses deux enfants, Phrixos et Hellé, qui devaient être sacrifiés à Zeus par leur père sur les conseils d'Ino. Ainsi le bélier les emmena en Colchide, une région sauvage et hostile.
Une fois là-bas, Phrixos sacrifia le bélier à Zeus puis suspendit sa toison à un arbre en la confiant à un dragon insomniaque.

II) Pourquoi Jason dut il partir à la conquête de la toison d'or ?

Jason était le fils du roi d'Ioclos Eson auquel son frère, Pélias, avait prit le trône. Jason fut élevé par le centaure Chiron et une fois devenu adulte, il alla trouver son oncle et revendiqua son royaume. Or ce jour là Jason ne portait qu'une seule sandale et l'oracle avait prédit à Pélias qu'il serait détrôné par un homme qui ne porterait qu'une seule sandale. Alors, pensant se débarrasser de lui à tout jamais, Pélias accepta de rendre le trône à Jason à condition que ce dernier lui ramène la légendaire Toison d'or.

III) L'Argo, les Argonautes et leur épopée.

Aussitôt, Jason fit construire un navire de cinquante rames avec l'aide d'Athéna sur lequel fut installé un morceau de chêne prophétique de Dodone et qu'il appela : l'Argo.
Jason réunit ensuite les plus fameux Héros (cinquante en tout) de la Grèce parmi lesquels on citera entre autres : Hercule, Orphée, Thésée, Pélée, les Dioscures ( Castor et Pollux ), Méléagre...
Leur périple fut semé des embûches les plus diverses et ils arrivèrent enfin en Colchide.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Argonautes

IV) Médée.

Le roi de Colchide, Aétès, accepta de donner la toison si Jason faisait passer sous le joug deux taureaux aux pieds d'airain qui soufflaient du feu par leurs narines et leur faire labourer un champ. Il leur fit labourer un champ consacré à Arès, sema dans ce champ les dents d'un dragon, massacra les géants nés de ces dents, et réussit finalement à endormit le dragon qui gardait la toison d'or. Fort heureusement pour lui, la fille d'Aétès, une magicienne nommée Médée, tomba éperdument amoureuse de lui et lui donna un philtre qui le rendit invulnérable. Puis elle l'aida à vaincre le dragon et ils s'enfuirent tous les deux à Ioclos.


V) Après la conquête de la toison.

Jason remit la toison d'or à Pélias mais celui-ci refusa de lui rendre le trône. Alors pour se venger, Médée réussit à convaincre les propres filles du roi de le découper puis de le faire bouillir dans une marmite afin qu'il retrouve sa jeunesse mais Médée se garda bien d'intervenir...
Après ce meurtre, Jason et Médée vécurent heureux à Corinthe jusqu'à ce que Jason tombe amoureux de Glaucé et l'épouse. Alors comme cadeau de mariage, Médée
offrit à Glaucé une robe empoisonnée qui la tua dès qu'elle la porta et tua les deux enfants qu'elle avait eut avec Jason.

On considérait Jason comme le patron de la Navigation.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Mar 24 Jan - 21:14

Thésée


Roi légendaire d'Athènes qui passe pour avoir vécu au moins une génération avant la guerre de Troie, Thésée (QhsheuV) devint le héros le plus populaire de l'Attique, et autour de son nom forma une riche légende, qui, sur bien des points, rappelle celle d'Héraclès.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Theseus

Thésée naquit au Généthlion de Trézène, en Argolide, de l'union d'Egée, roi d'Athènes (ou du dieu Poséidon) avec Aethra, fille de Pitthée, roi de Trézène.
Avant de quitter l'Argolide, Egée avait déposé son épée et ses sandales sous un énorme rocher. Si Aethra mettait au monde un fils, ce fils, arrivé à l'âge d'homme, devait tâcher de soulever la pierre, prendre les sandales et l'épée, puis se rendre en Attique pour s'y faire reconnaître.
Thésée fut élevé chez son aïeul Pitthée et il eut comme précepteur Chonnidas.
Très jeune il montra déjà sa bravoure. En effet Héraclès s'était arreté au palais de Trézène et avait défait sa fameuse tunique en peau de lion qui trainait sur le sol. Alors que tous les gamains s'étaient enfuis, le jeune Thésée agé seulement de sept ans se précipita la hache à la main vers la terrifiante dépouille du fauve.
Devenu plus âgé, il alla à Delphes consacrer une boucle de ses cheveux. Sa mère lui révéla une partie du secret de sa naissance et à lage de seize ans il souleva sans peine le rocher, s'empara de l'épée et des sandales, et partit pour l'Attique en passant la côte et non par la mer comme le lui avait recommandé Aethra.
Chemin faisant il effectua certains exploits en exterminant des monstres et des brigands qui se trouvaient sur sa route.

MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Minautorethesee


Quand il se présenta au palais d'Egée, Médée, alors épouse de ce roi, voulut le faire empoisonner. Mais Thésée la démasqua, et se fit reconnaître d'Egée qui associa son fils à son pourvoir.

Thésée défendit son père contre les Pallantides, dompta le taureau de Marathon, puis alla délivrer les Athéniens du tribut qu'ils payaient au Minotaure de Crète. Aidé d'Ariane, fille de Minos, il tua le Minotaure et s'échappa du Labyrinthe, s'embarqua avec Ariane, qu'il abandonna en route sur le rivage de Naxos.

Devenu roi d'Athènes, il entreprit bientôt des expéditions lointaines.
• Il figura parmi les Argonautes,
• Il assista au terrible combat des Lapithes contre les Centaures.
• Il enleva Antiope(ou Hippolytè), reine des Amazones, dont il eut un fils, Hippolyte.
• Puis il triompha des Amazones, qui avaient envahi l'Attique.
• Il alla en Laconie pour y enlever Hélène, fille de Tyndare.
• Enfin, il voulut aider Pirithoos à enlever Coré, fille d'Aidoneus, roi des Molosses. Mais Aidoneus fit dévorer Pirithoos par son chien Cerbère, et il enchaîna Thésée.
Suivant une autre version, les deux héros allèrent jusqu'aux Enfers, pour y enlever Perséphone. Mais Pirithoos et Thésée payèrent cher leur audace; ils furent assis sur la chaise de l'oubli, et seul Thèsée fut délivré plus tard par Héraclès.
Il retourna alors à Athènes, mais pour y trouver sa maison troublée, et la ville déchirée par des factions. Il fut chassé d'Athènes, ou s'exila ; il se retira à Skyros, où le roi Lycomède lui fait bon accueil, mais pour mieux le précipiter ensuite du haut d'un rocher.

En 469 av. notre ère, les ossements prétendus de Thésée furent ramenés de Skyros à Athènes, en grande pompe, par Cimon. Thésée devint de plus en plus populaire en Attique, où l'on fit de lui un grand législateur, fondateur de l'unité politique. Il avait réuni, disait-on, en un seul état les Calatons de l'Attique, et, pour consacrer l'union politique, inauguré les fêtes des synoïkia et les panathénées. Comme héros national, Thésée était en Attique l'objet d'un culte: on célébrait en son honneur les théséies. Il tient naturellement une grande place dans la littérature des Athéniens, surtout chez les poètes tragiques.
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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 16 Juin - 9:53

POSEIDON
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Un peuple de marins comme les grecs se devait d'honorer un puissant dieu de la mer. Et Poseidon a de quoi les satisfaire ! Il n'est rien de moins que le frère de Zeus et d'Hadès. Après la victoire sur les Titans, les trois frères divins se partagent l'univers. Poséidon devient le dieu des mers mais pas seulement : on l'oublie souvent mais il était le dieu lié à l'eau sous toutes ses formes et par conséquent, le dieu des sources et des rivières. Poseidon est plus lié à la terre qu'on pourrait le croire. Il est désigné comme "celui qui ébranle la terre", les grecs le croyaient responsable des seismes et son animal consacré était... le cheval ! Plutôt coureur, aussi bien auprés des mortelles que des nymphes, il eût d'ailleurs des chevaux célèbres ou mythiques parmi sa nombreuse progéniture.
Poseidon était un dieu colérique, assez sauvage et emporté, à l'image du cheval ou des flots furieux et écumants. Grand amateur de femmes, il aimait pourtant sincèrement Amphitrite qui passe pour sa compagne officielle. L'iconographie s'est emparé de ce dieu flamboyant pour le parer de tous les clichés rattachés à la mer : il est sensé habiter un fabuleux palais sous-marin et voguer à la surface des flots sur un char tiré par des dauphins ou des tortues marines. C'est donc naturellement que la brillante Atlantide le prît comme divinité tutélaire et protectrice.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Sam 16 Juin - 16:50

Yavanna a écrit:
le célèbre Temple d'Ephèse (l'une des sept Merveilles du Monde, où la divinité vénérée était sans doute, à l'origine, une déesse mère semblable à la Cybèle des Phrygiens).

Yavanna a écrit:
La plus célèbre est sans doute la Diane d'Éphèse : le corps de la déesse est divisé par "bandes", qui la font paraître emmaillotée. Elle porte sur la tête une tour à plusieurs étages. Sur chacun de ses bras se trouvent des des lions et elle porte, sur la poitrine et le ventre, un nombre impressionnants de seins. Tout le bas de son corps est décoré de différents animaux, de bœufs ou taureaux, de cerfs, de sphinx, d'abeilles, d'insectes, etc. On y voit même des arbres et différentes plantes, tous symboles de la nature et de ses innombrables productions que la Déesse protegeait. Dans d'autres temples, on l'a parfois représentée avec trois têtes, la première de cheval, la seconde de femme ou de laie, et la troisième de chien, ou encore celles d'un taureau, d'un chien et d'un lion.

Ces diverses représentations de la déesse semblent se rapporter à un culte primitif, sans doute d'origine asiatique, mêlé de traditions égyptiennes.


l'Artémis d'2phèse est spectaculairement anatolienne; on sait que son grand-prêtre était un eunuque, et l'interprétation qui m'a l'air la plus fiable des "grappes de seins" est qu'il s'agirait de testicules des taureaux sacrifiés.
De même la danse des vierges avec un seul sein découvert renvoie au culte apparenté de la déesse Mâ à Comana et Pessinonte, en Cappadoce; où encore à l'époque romaine des hommes se castraient et des femmes se tranchaient un sein pour accéder à la prêtrise.


Mais Artémis est une déesse d'origine anatolienne qui n'a été intégrée au panthéon grec que (relativement) atrd. On peut d'ailleurs interpréter l'Iliade comme une lutte des dieux entre ceux du panthéon grec originel et ceux venus de l'étranger
- Apollon, Artémis, Léto: d'Anatolie
- Arès: de Thrace
- Aphrodite: il y a de bonnes raisons de croire qu'il s'agit essentiellement de l'Ashtart ( Astarté ) phénicienne, ou au moins qu'elle en a intégré des aspects

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MessageSujet: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Dim 17 Juin - 9:16

En divinité "importée", il y a également Dyonisos qui vient probablement d'Asie. Mais je ne pense pas qu'il apparaisse chez Homère, sauf erreur de ma part...
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE   MYTHOLOGIE GRECO/ROMAINE Icon_minitime1Dim 17 Juin - 11:12

de Thrace ? En tout cas son culte y était important…
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