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 FENG SHUI

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Lyzi Shadow

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MessageSujet: FENG SHUI   Jeu 16 Avr - 22:00

Pour rajouter du contexte :

Feng Shui est un jeu de rôle d'action de Robin Laws, très fortement inspiré des films d'action de Hong-Kong avec une touche de film d'action hollywoodien des 80s/90s. Il se déroule dans l'univers du jeu de cartes à collectionner Shadowfist, des mêmes auteurs.
Dans le Hong Kong des années 90, des héros flics, tueurs à gages, magiciens, ninja, experts en kung-fu, etc... se battent contre des méchants très méchants qui veulent conquérir le monde en contrôlant des sites d'énergie mystique, les sites de Feng-Shui.
Ensuite je copie-colle juste mon texte depuis l'autre forum (moins les fautes).






Bibliographie pour Feng Shui :

Feng-Shui est principalement inspiré des films d'actions de Hong-Kong, en premier lieu, et dans une moindre mesure des films d'action hollywoodiens des années 80-90 (Schwarzenegger, Stallone, Harrison Ford, Mel Gibson, Bruce Willis...).

D'abord et avant toute chose, l'œuvre incontournable pour le ton, le style chorégraphié des combats, les enjeux sombres et tragiques, et des protagonistes violents mais complexes :
The Killer (1989) de John Woo, avec Chow Yun Fat dans le rôle titre.
The Killer, en plus d'être un film magnifique absolument à voir pour les connaisseurs (du genre HK en particulier, ou du cinéma en général), devrait être vu au moins une fois par tout joueur de Feng Shui. Ça met très vite dans le ton - du moins d'une certaine interprétation du jeu puisque l'univers est facilement aussi jouable comme une parodie de lui-même, beaucoup plus cartoonesque. Pour l'aspect tragique et désespéré, et cependant rempli d'honneur, The Killer est une bonne mise en condition.


Pour donner des inspirations aux joueurs qui veulent créer un personnage de tel ou tel archétype, les suivants sont également les bienvenus.
Pour ceux qui veulent rentrer dans la peau dans l'archétype du "tueur à gages au grand cœur", les deux plus grands modèles sont, The Killer, encore, pour la partie cantonaise, et Leon: the Professional (1994) de Luc Besson, avec Jean Reno dans le rôle titre, pour la partie occidentale.


Pour ceux qui seraient intéressés par un archétype beaucoup plus atypique, celui du policier moitié-flic moitié-prêtre taoïste, la première référence est Magic Cop (1990) de Stephen Tung avec Lam-ching ying dans le rôle titre. Intéressant pour avoir une idée de ce que peut être un duel magicien contre magicien, sans nécessairement de face à face, simplement par enchantements interposés.
Pour tout autre PJ, Magic Cop a aussi l'intérêt d'aborder (très légèrement) un des thèmes les plus importants du background de Feng-Shui : la géomancie (divination) et "l'art du vent et de l'eau", art taoïste permettant d'harmoniser les énergies d'un lieu, également connu sous le nom de "feng shui".


Pour l'archétype du "flic marginal", la référence occidentale la plus évidente est celle de Martin Riggs (Mel Gibson) dans L'Arme Fatale (1987) de Richard Donner. C'est le principal exemple de flic au bord de la folie, détesté par ses supérieurs, mais efficace et qui arrive à des résultats.

Le personnage du Lieutenant Marion "Cobra" Cobretti dans Cobra (1986) de George Cosmatos, avec Sylvester Stallone dans le rôle titre, est aussi un autre modèle possible : toujours aussi efficace, mais en un peu plus facho. Mais bon, à mon humble avis, le film reste assez mauvais.

Du côté Hong-Kong, le modèle est, encore une fois, donné par The Killer, avec le personnage de l'Inspecteur Li, incarné par Danny Lee.

EDIT : un oubli de mon article d'origine... je parierai fort que Hard Boiled (1992), ou À toute épreuve en français, de John Woo, avec encore Chow Yun Fat, donne un autre modèle très fort de "flic marginal", surtout du point de vue des auteurs américains : il a beaucoup plu aux US. Et il a je pense en partie inspiré la série des jeux vidéo Max Payne, puisqu'il y a un mode de difficulté qui s'appelle "Hard-boiled".
Cet oubli majeur s'explique facilement : je n'ai pas encore vu ce film. Il est sur ma liste d'incontournables de HK et de John Woo à rattraper... /EDIT


Pour le côté opposé du flic, il y a l'archétype du "flic karatéka". Le flic idéaliste, presque naïf, adoré par ses supérieurs, bref, quasiment tout le contraire. Mais lui aussi incroyablement doué.
C'est LE rôle de Jackie Chan, autant du côté HK que hollywoodien. Jackie Chan est connu pour ce personnage expert en arts martiaux, qui combat les méchants, mais qui est loin d'être une machine à tuer capable à lui tout seul de tuer une armée. À trois ou quatre contre un, il a plutôt tendance à fuir, ce qui nous permet au passage de voir toute une suite de cascades impressionnantes - les films de Jackie Chan sont d'ailleurs célèbres pour les nombreuses blessures au cours du tournage, souvent montrées dans une sorte de "bêtiser" en générique de fin.
Citons tout d'abord Police Story (1985), dont il est à la fois l'acteur principal et le réalisateur. (Et comme L'Arme Fatale c'est le début d'une saga, qui peut mériter d'être vue en entier - personnellement je n'ai pas encore tout vu).

Du côté ricain, il a plus ou moins le même personnage dans Rush Hour (1998) de Brett Rattner, et ses suites.

Un autre exemple reste possible, moins comique, et plus récent, celui de Liu Jang (Jet Li) dans Le Baiser mortel du dragon (2001) de Chris Nahon. Petit plus pour la référence à l'acupuncture.



Pour l'archétype "l'expert en arts martiaux redresseur de tort", qui vit uniquement par son art et son code de l'honneur, c'est sans doute le personnage de Bruce Lee qui donne le la.
J'avoue cependant une certaine inculture sur sa cinématographie, ça fait partie des incontournables que j'ai encore à rattraper. Je n'ai vu que La Fureur du dragon (1972) joué, écrit et réalisé par le Dragon lui-même, c'est le fameux où Bruce Lee réussit l'exploit de mettre une pâtée à Chuck Norris (comme on dit c'est la scène d'effets spéciaux la plus chère de l'histoire du cinéma Wink sauf qu'en fait c'était bien sûr avant que Le Chuck se fasse une réputation d'immortel grâce aux Chuck Norris Facts sur l'Internet).

Cela dit, au vu du synopsis, je soupçonne que La Fureur de vaincre (1972) de Lo Wei, est tout aussi important pour comprendre la mentalité du héros martialiste chinois. Si La Fureur du dragon, c'est le héros qui affronte les méchants gangsters pour protéger les siens, La Fureur de vaincre, c'est l'impitoyable combattant prêt à tout pour protéger son école d'arts martiaux et venger son maître. Dans les deux cas, le combattant solitaire, même s'il défend une cause "juste", "honorable", est prêt à transgresser la loi (=tuer) pour défendre ses idéaux.

Une fois n'est pas coutume, un autre exemple tout à fait valable pour moi est Jackie Chan (à nouveau) dans Jackie Chan dans le Bronx (1995) de Stanley Tong. Jackie reprend la thématique du martialiste qui affronte des gangsters, mais cette fois transposé à New York. Encore une fois, l'adepte du kung-fu est représenté comme quelqu'un vivant par un code de l'honneur, pas complètement en accord avec la société et la loi, mais emprunt d'une certaine sagesse, d'un certain idéalisme ("j'espère qu'on arrêtera de se battre et qu'on pourra prendre le thé"), et d'une volonté de combattre le Mal et les criminels.


Je n'ai pas encore trouvé de films Honk-kongais qui présentent un exemple de l'archétype de "l'ancien des forces spéciales".
Le cinéma d'action hollywoodien, en revanche, en regorge !
Arnold Schwarzenegger : John Matrix dans Commando (1985) de Mark Lester, "Dutch" Schaefer dans Predator (1987) de John McTiernan, Adam Gibson dans À l'aube du 6ème jour (2000) de Roger Spootiswoode.
Sylvester Stallone : John Rambo dans le thriller First Blood (1982) alias Rambo I de Tod Kotcheff, Rambo dans le film d'action Rambo II (1985) de George Cosmatos et ses suites, mais aussi John Spartan dans Demolition Man (1993) de Marco Brambilla. (Oui, je sais, il est censé être policier, mais les premières minutes, où il descend d'un hélicoptère avec le béret noir et l'attirail de commando montrent bien que c'est pas un enquêteur.)
Bruce Willis : Korben Dallas dans Le Cinquième Élement (1997) de Luc Besson.
Jason Statham : Frank Martin dans Le Transporteur (2002), de Louis Leterrier et Corey Yuen, et ses suites.
Ou plus récemment Clive Owen dans le rôle de Smith dans Shoot 'Em Up (2007) de Michael Davis.
Trop de films pour mettre toutes les affiches / pochettes de DVD, mais en voilà une pour les deux acteurs les plus mythiques.

Et non, effectivement, je ne compte pas vraiment First Blood et la série des Rambo 2 comme étant vraiment le même film.

Des archétypes un peu moins représentés, un peu moins faciles à insérer dans mes campagnes, mais gardant un certain intérêt : l'espion, le voleur ou le joueur professionnel.

Pour l'archétype de l'espion, le modèle évidemment est James Bond. Inutile de présenter cette saga archi-connue. Dans les années 90, le modèle est surtout le James Bond de Pierce Brosnan, qui se concentre surtout sur l'utilisation de gadgets. Mais Feng-Shui va plutôt chercher du côté de Sean Connery et son étonnante capacité à sauver le monde en se faisant capturer tout le temps par le méchant (qui lui explique donc tous ses plans).

Pour l'archétype du voleur, le modèle semble être Virginia "Gin" Baker (Catherine Zeta-Jones) dans Haute Voltige (1999) de Jon Amiel. Moitié séductrice, moitié acrobate de haut vol.

Le joueur professionnel est un archétype qui m'a toujours semblé très sympathique et étrangement familier, mais dont je n'avais aucun modèle conscient (à part la façon dont un ami en a joué un, mais aucun cinématographique), jusqu'à récemment avec Sin City : j'ai tué pour elle (2014) de Frank Miller et Robert Rodriguez, et le personnage de Johnny (Joseph Gordon-Levitt).



Vous l'aurez compris, dans ma vision de Feng-Shui et ma façon de le mastériser, je mets beaucoup l'accent sur les flingues, le kung-fu/karaté, et le côté années 90.
Mais les personnages possibles à incarner ne se limitent pas à ça... Bien que plus difficile à intégrer dans mon genre de campagne, il y a aussi le fameux archétype de l'homme d'épée.
Pour ce dernier, je conseille les films HK suivants :
Duel to the Death (1983) de Ching Siu-tung, The Sword (1980) de Patrick Tam, et Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) de Tsui Hark.

Duel to the Death est un des derniers dans le genre du film d'épée chinois dit "réaliste". "Réaliste" au sens où il n'y a pas d'éléments surnaturels (nul démons à pourfendre ou fantômes à exorciser, ici), mais les arts martiaux sont représentés comme défiant les lois de la gravité, de la physique en général, voire de la vraisemblance... Duel to the Death touche aussi timidement la relation entre la Chine et le Japon. On a des ninja illusionnistes, un shôgun comploteur machiavélique et deux chevaliers plein d'honneur, même s'ils sont obligés de s'opposer. Encore un exemple de l'étudiant en arts martiaux qui a une dévotion presque fanatique envers son école et son vieux maître. Et le ton tragique typique des films de Hong-Kong (beaucoup plus que dans le cinéma hollywoodien qui généralement finit toujours bien), avec cette obsession maudite des hommes d'épée à vouloir toujours être le meilleur.


The Sword est d'ailleurs plus approfondi sur ce thème de la solitude et cette ambition maladive des hommes d'épée à être les meilleurs. On reste encore dans un cadre relativement "réaliste", avec des affrontements surtout dans le but de prouver la supériorité d'une école, d'un maître, d'un style ou d'un épéïste sur un autre. Mais il y a quand même une présence assez discrète du surnaturel en l'épée magique éponyme, qui n'est absolument pas démonstrative de ses pouvoirs, mais qui attire toutes les convoitises en bon mac guffin du film. Du coup, le film prend un côté un peu précurseur de Tigre et Dragon.


Là où l'action de Duel to the Death se déroulait au sein de la Chine et du Japon historique, Zu, les guerriers de la montagne magique nous transporte au contraire dans l'équivalent cantonais du médiéval-fantastique. On a quitté le genre du film d'épée "réaliste" pour le film d'épée magique. Ici, pouvoirs surnaturels, démons et fantômes sont de mise.
La deuxième partie a aussi un côté très jeu de rôle, avec la bande de jeunes héros débutants qui doivent sauver le monde tous seuls, alors qu'il existe des anciens beaucoup plus puissants qu'eux qui devraient pouvoir le faire à leur place les yeux fermés, mais qui malheureusement, pour plein de raisons, ne sont pas en position de le faire.


Plus film d'art et essai que véritable film d'action et de cape et d'épée, je conseille très très fortement le film sur lequel je devais faire mon mémoire de master : Les Cendres du Temps (1994) de Wong Kar-wai.
Préparez-vous à vous accrocher pour comprendre dès le premier visionnage ce film magnifique, à la chronologie éclatée et désordonnée, qui a une interprétation (déconstruction) assez personnelle du héros de roman de chevalerie chinois.


Le côté américain n'est pas en reste, avec Crouching Tiger Hidden Dragon (2000), alias Tigre et Dragon de Ang Lee, avec un casting de superstars asiatiques : Chow Yun-Fat (The Killer, Le Syndicat du crime), Michelle Yeoh (Police Story 3, Demain de ne meurt jamais) et Zhang Ziyi (pour qui c'était le film de sa révélation, justement, puis qui a fait Musa la princesse du désert et Le Secret des poignards volants).
Bon, même si, je l'admets, c'est très contestable de l'appeler "film américain", vu qu'on a un réalisateur américain, mais d'origine asiatique, que c'est une co-production Chine/Taïwan/Hong-Kong/USA, basée sur un roman chinois et chorégraphiée par le maître hong-kongais Yuen Woo-ping. N'empêche, c'est très occidentalisé pour un marché international. (De la même façon que certains films de Besson font plus films hollywoodiens que films français.)


Enfin, une bibliographie pour Feng-Shui ne serait pas complète si je ne recommandais pas également la trilogie de John Woo et Tsui Hark des A Better Tomorrow  (1986 pour le premier), alias Le Syndicat du crime. Je n'ai encore vu que les deux premiers. Les scènes d'action ne sont pas si fréquentes, mais je recommande surtout pour la mise en scène du monde des gangsters et mafieux de Hong-Kong.
(Pour le pendant occidental, j'imagine que la référence reste la saga du Parrain.)



Quelques liens pour finir :

- Bande annonce de The Killer
- Comme il est introuvable en DVD zone 2, Magic Cop en entier.
- Bande annonce de Duel to the Death
- Bande annonce de Ashes of Time (Les Cendres du Temps)

À part Magic Cop, tous ces films devraient être relativement faciles à trouver en DVD. (Ou en téléchargement illégal, évidemment, mais je ne vais pas l'encourager).
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VIC

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MessageSujet: Re: FENG SHUI   Jeu 16 Avr - 22:39

Rhaaa c'est trop bon ce genre de sujet. Merci.
Vous comprenez pourquoi j'ai demandé à Lyzi de venir ici nous présenter ce sujet, il y a de quoi visionner là-dedans, le tout au service d'un univers et d'un imaginaire.

J'ai joué une ou deux parties de Feng Shui début 90's, et j'en garde de très lointains mais bons souvenirs. On pouvait y incarner des experts en arts martiaux, des sorciers Wu Jen, et même des monstres, des tueurs, etc ... le tout en un esprit pulp (au sens du spectaculaire, où la mise en scène est primordiale).
Je ne me rappelle pas du système de jeu, mais je présume que Feng Shui utilise des règles de résolution rapides afin de ne pas ralentir le rythme des scènes de JDR.

Concernant les sources d'inspiration, j'aurais bien rajouté quelques films, même si je ne suis pas sûr qu'ils soient pertinents :
Black Rain, de Ridley Scott, présenté sur le forum ici : http://les-terres-de-vs.forumgratuit.org/t298-black-rain

Histoires de Fantômes Chinois, vu à sa sortie et pas revu depuis.


La légende des 7 Vampires d'Or : un ovni proche du nanar, hybride de film d'arts martiaux de Hong Kong, et des films d'horreur de la Hammer. Film sino-britannique sorti en 1974, et huitième film et dernier de la saga Dracula réalisé par le studio Hammer Films. Avec Peter Cushing à l'affiche.
Une bande d'experts chinois en arts martiaux à la 7 Mercenaires, s'associent à des occidentaux pour aller défier le Dracula asiatique local. Chacun des combattants est expert dans une arme : lance, épée, hache, arc, etc... Sauf qu'ils vont lutter contre des bandes de vampires, et que ça va évidemment dégénérer. Quand j'avais vu ce film gamin, j'avais trouvé ça cool : chaque combattant spécialiste de son arme, c'était une espèce de quête fantasy... Quand je l'ai racheté en dvd et revu il y a deux ans, je constate que c'est bien un nanar... mais qu'importe, parfois ça fait du bien.

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cdang

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MessageSujet: Re: FENG SHUI   Ven 17 Avr - 8:36

Tu parles de The Killer et de Hard Boiled de John Woo. Permet-moi de citer ce que je considère comme la fusion des deux, Volte-face (face Off), John Woo, 1997.

Entre temps, John Woo est passé à Hollywood. Il recycle les deux concepts — le flic infiltré et la symétrie flic/truand — en ajoutant une pointe d'anticipation. Même si c'est du Hollywood avec John Travolta et Nicholas Cage, il réussit quand même à faire une ambiance hong-kongienne.

Le sujet est flic infiltré + symétrie flic/truand est également très bien traité dans Infernal Affairs (Andry Lau et Alan Mak, 2002), mais il n'y a pas vraiment de scène dynamique ce qui n'est peut être pas très propice pour Feng Shui. Par contre, un ambiance…


Sinon, le Wong Kar Wai est effectivement fabuleux, bien qu'un peu difficile à suivre.
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Lyzi Shadow

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MessageSujet: Re: FENG SHUI   Ven 17 Avr - 18:38

Oui oui, je sais que John Woo a continué sa carrière aux US.
Je ne connais pas tous ses films américains, mais j'ai vu au moins Volte/Face (1997).
Par contre, euh, moi je le trouve pas du tout ambiance hong-kongienne.
Il utilise des clichés très américains ("on n'a pas retrouvé son corps"), et une thématique très américaine du Bien contre le Mal, très manichéenne, avec le Bien pratiquement tout blanc et le Mal pratiquement tout noir... même si c'est pour mieux jouer avec, et les inverser ! Ou que la sexualité un peu fun soit du côté du Mal, ça aussi, c'est très morale américaine. (Tu n'as pas vraiment ce genre d'allusion dans le cinéma de HK).
En revanche, je suis d'accord qu'on reconnaît la patte de John Woo.
Il manie tout de main de maître. J'avais étudié en cours les premières minutes, notamment, et le prof nous avait bien fait noter à quel point tout est maîtrisé et orchestré avec exactitude - à commencer par les premières notes de musique même sur le logo !

Je n'ai pas vu Internal Affairs - mais j'avoue que la critique "encore plus Heat que Michael Mann" me fait bien marrer ^^

VIC a écrit:
Je ne me rappelle pas du système de jeu, mais je présume que Feng Shui utilise des règles de résolution rapides afin de ne pas ralentir le rythme des scènes de JDR.
Ben les scènes de combat sont longues, puisque c'est censé être la majeure partie du jeu.
La partie MJ est assez claire : le scénario typique s'articule sur 3 ou 4 bastons, dont une baston d'intro et une grande bataille finale, avec entre les deux des scènes d'investigation qui sont uniquement un prétexte pour faire la transition vers la prochaine baston.
Même s'il y a tout un côté "reprenez le côté tragique des films de Hong-Kong (vous devez tuer une dernière fois pour payer l'opération de votre pote, vous êtes une voleuse amoureuse du flic qui veut vous arrêter, votre maître a été tué horriblement et vous devez le venger, vous êtes un ex-triade et toute la pègre de Hong-Kong veut vous buter), où les enjeux des combats sont dramatiques, et où tout ne se termine pas toujours bien", l'ESSENTIEL de Feng-Shui, c'est avant-tout de chorégraphier les plus jolies bastons possibles, de vivre et de donner à donner aux autres, du spectaculaire !

Donc les combats sont très longs (et font le plus gros du temps de jeu au cours d'un scénario), mais oui, la résolution technique est assez rapide.
Il y a un nombre minimum de compétences, généralement pas de calcul à faire (attribut+compétence déjà comptabilisé), et un seul jet de dés permet de déterminer si on a touché ou pas et combien de dégâts on fait.

cdang a écrit:
Sinon, le Wong Kar Wai est effectivement fabuleux, bien qu'un peu difficile à suivre.
Pour la première partie de mon mémoire de Master j'avais commencé à décomposer chaque séquence pour les remplacer dans la chronologie.
Et j'avais réussi à trouver des contradictions.
Du genre il y a une scène A, dont on sait par des indices qu'elle a lieu avant B et après C. Sauf que dans la scène C, on voit des indices qui démontrent que C est avant B.
La chronologie n'est donc pas juste découpée et mise dans le désordre, elle est carrément incohérente !

En tant qu'Occidentaux ils nous manquent aussi des éléments / des clés de compréhension. Dans mes recherches autour du film (aller lire ce que d'autres critiques ou chercheurs ont écrit avant moi, dans des magazines de cinéma ou des bouquins sur Wong Kar-wai), j'ai appris qu'au moins deux des personnages sont des personnages connus de la culture chinoise. L'ancien chevalier devenu marchand/fixeur, et le chevalier à 9 doigts, ce sont des héros légendaires. Avec le film, Kar-wai leur invente une préquelle.
Donc quelque part, on sait que le marchand va finir par se bouger le cul, perdre son cynisme, et re-devenir un héros. On le voit pas dans le film, mais le film se passe avant tous les exploits qu'il est censé faire dans les légendes/la littérature, donc... Subtilement, ça rend le film un peu plus optimiste.
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cdang

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MessageSujet: Re: FENG SHUI   Lun 20 Avr - 15:34

Lyzi Shadow a écrit:

Je ne connais pas tous ses films américains, mais j'ai vu au moins Volte/Face (1997).
Par contre, euh, moi je le trouve pas du tout ambiance hong-kongienne.[/quote]
La pince dragon d'or qui sert à tenir les billet au début, et toute la fusillade dans le maison au décors chinois (avec le gamin qui écoute Over the Rainbow), le cadre des miroirs double-face.

Si c'est pas une convocation chez lui..?

Et puis toute la frime, typique HK : la pince dragon d'or sus-citée, le manteau qui claque au vent, les pistolets qui tirent en rafale, ...
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cdang

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MessageSujet: Re: FENG SHUI   Lun 18 Mai - 15:02

Old Boy ! On n'a pas cité Old Boy de Park Chan-wook (2003) ! J'y repense parce que c'est Cannes… Avec la scène de boxe à la Street Fighter dans le couloir !

Et peut-être les deux autres opii de la trilogie de la vengeance, mais je ne les ai pas vu.
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MessageSujet: Re: FENG SHUI   

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