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 XVIIème ET XVIIIème SIECLES

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cdang



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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Jeu 29 Sep - 9:34

La vente des épouses dans l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles.


Scold’s Bridle (vers 1649)

« Nombre de documents attestent cette pratique qui voyait un homme apporter au marché son épouse tenue par une bride afin de la vendre au plus offrant, en général pour une faible somme. Ce rituel humiliant est une manifestation extrême de l’autorité possessive que s’arroge l’homme sur la femme, jusqu’à la traiter comme du bétail. La bourgeoisie anglaise ne s’est pas fait faute d’y voir un signe supplémentaire de la bestialité des classes populaires.

Thompson souligne cependant la complexité de cette vente illégale, qui n’a de valeur pour la population que si elle suit un rituel précis, très machiste, mais avec une dimension publique et surtout l’accord de la femme. Il observe aussi que dans la plupart des cas, l’acheteur était déjà connu, il s’agissait en fait de l’amant de l’épouse.

Ce rituel de la vente était donc un divorce déguisé à une époque où ce dernier était impossible ou trop coûteux pour les classes populaires. »

http://next.liberation.fr/livres/2015/12/16/les-coutumes-habiles-de-la-plebe-anglaise_1421242
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Gorak



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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 23 Nov - 18:05

Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche font leur entrée à Paris, le 26 août 1660.


Toutes les rues que devait emprunter le cortège royal étaient tapissées, les portes des maisons couronnées de fleurs et de verdure, les fenêtres garnies d'étoffes de soies et de tapisseries, le pavé couvert de sable fin et semé d'herbes odorantes.

La milice alla au-devant de Leurs Majestés, dans le plus bel ordre, conduite par son colonel-général, le président de Guénégaud, monté sur un cheval caparaçonné. Le Roi et et la Reine prirent place sous un haut-dais, installé à l'extrémité du faubourg Saint-Antoine, au milieu de la place nommée de nos jours place de la Nation, ex-place du Trône.

Louis XIV était vêtu d'un bel habit tout brodé d'argent, mêlé de perles et de rubis et coiffé d'un chapeau orné d'un bouquet de plumes blanches.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 21 Déc - 18:29

Un internaute a trouvé cet acte lors de recherche généalogique :

http://earchives.le64.fr/img-viewer/FRAD064003_IR0001/Bayonne/3E4494/viewer.html?ns=FRAD064004_3E4494_0877.JPG

Minutes notariales de Me Dhiriart, notaire à Bayonne, en 1768, la vente d'une "négresse" nommée Marie Rose. Acte peu banal (mais qui a l'époque devait être monnaie courante)
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 21 Déc - 18:51

En effet, l'esclavage était pratiqué et largement au XVIIIème et pas que dans les îles. Dans les grandes villes portuaires, Nantes, Liverpool, Lorient, les dames avaient parfois une esclave noire ou un "négrillon" qui leur servait de page. Madame du Barry, dernière favorite de Louis XV, s'était vue offrir un petit "nègre", Zamor (qui, à la Révolution, dénoncera et vendra sa maîtresse aux révolutionnaires...).
Mais en général, on trouvait les esclaves dans les plantations des "îles à sucre", Isle de France (actuelle île Maurice), île de Bourbon (actuelle île de la Réunion), Guadeloupe, Martinique, Saint Domingue, la Grande Ile (Madagascar)...

La "traite" des noirs était un commerce lucratif, très bien organisé et qui suscitait un vif débat en France et ailleurs, surtout chez les philosophes. Cela faisait partie des sujets à éviter à table si on ne voulait pas voir le dîner se terminer en pugilat. Du côté des grands négociants, certains s'y adonnaient sans états d'âme, d'autres refusaient d'avoir des "parts de nègre" dans leurs affaires, par principe ou par peur des risques... Car il fallait bien s'organiser pour ce genre de commerce, avec des hommes habiles, fiables et débrouillards, des aventuriers éprouvés. La Révolution verra d'ailleurs la naissance du club des Amis des Noirs, demandant l'abolition de l'esclavage (rétabli par Napoléon plus tard...). Et nos colonies, bien que très lointaines, n'échapperont pas à la fièvre révolutionnaire avec soulèvements, mutineries, plantations incendiées et pillées...


Dernière édition par Voyageur Solitaire le Mer 21 Déc - 19:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 21 Déc - 19:01

Il n'y avait pas une maison bourgeoise qui n'avait pas son "nègre". Tous les magistrats (Parlementaires, présidents de Chambre des comptes, jusqu'au simple greffier, etc.) aimaient avoir un "négrillon" attaché à leur service.

C'était d'ailleurs un trafic tout ce qu'il y avait de plus juteux.

Et Voltaire n'était pas le dernier à y prendre part...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 28 Jan - 19:32

L'appétit monstrueux de Louis XVI (et de la cour...)


Un poulet entier, huit côtelettes, des oeufs et une bouteille de vin. Le déjeuner du roi ? Non, son petit-déjeuner...
Son repas habituel, pris souvent en public aux côtés de la reine, comme le veut la tradition ? Cinquante plats en moyenne. Le tout pour deux personnes dont l'une ne mange rien... Car non seulement Marie-Antoinette avait l'appétit léger mais la cérémonie du repas en public lui coupait l'appétit. Le plus souvent, elle ne faisait qu'assister au défilé des plats, gardant ses gants et ne dépliant même pas sa serviette, pressée d'en finir pour se retirer dans ses appartements pour un repas léger avec ses amis. Quand elle en avait vraiment assez, elle jetait des boulettes de mie de pain au roi pour lui faire comprendre d'accélérer le mouvement ou elle ordonnait qu'on active le service. Une fois chez elle, la reine ne mangeait qu'un peu de volaille ou de viande blanche, un potage léger et ne buvait que de l'eau.

Lui, il dévore. Louis XIV et Louis XV avaient un bon coup de fourchette mais il leur arrivait souvent de laisser passer plusieurs plats sans y toucher (des plats refroidis d'ailleurs vu la distance des cuisines à la table royale... Louis XV, agacé, fera installer des "réchauffoirs" à proximité). Louis XVI, lui, prend une large portion de tout ce qui lui est servi. Evidemment, il y a des restes. Des restes qui sont l'objet d'un véritable trafic au château : les domestiques, après avoir prélevé leur dû, revendent les meilleurs morceaux aux courtisans qui n'ont plu qu'à les faire réchauffer...
Un gaspillage qui n'est pas le privilège de la table royale : frères et sœurs du roi sont nourris avec la même abondance. Et pas qu'eux d'ailleurs : Arthur Conte nous apprend que le repas de la gouvernante de Madame Royale, fille du roi et de la reine, comprend un potage, trois entrées, un plat de viande, entremets et desserts... Les gardes royaux ont droit à deux potages, deux grosses pièces de viande, trois entrées, deux plats principaux, entremets et desserts. Valets, palefreniers, cochers, femmes de chambre ? Un plat de viande, un de volaille, un riche potage et quatre entremets... Un en-cas de nuit de viande, pain et œufs est même prévu pour la petite Madame Royale alors qu'elle tête encore le sein de sa nourrice... Chaque matin, les valets le revendent. Toujours pour la nuit, les sentinelles à la porte du roi ont droit à quatre bouteilles de bon vin et deux gros pains avec jambon.

Bien sûr, le roi "très chrétien" observe les jours maigres. Mais bon, avec 20 soles, 44 carrelets, 44 merlans, 23 esturgeons, 6 carpes, 4 raies, 2 morues, un brochet, 2 anguilles, une truite, 50 écrevisses et 500 huîtres pour le repas de midi et du soir, Louis XVI n'a pas à s'inquiéter...

Pas étonnant que les ministres ou parlementaires, surpris, découvrent l'après-midi venu un roi qui dort et ronfle dans son fauteuil... De santé fragile, grand et mince à l'adolescence, le roi s'est bien rattrapé. D'une taille exceptionnelle, surtout pour l'époque (1,92m), sa force est herculéenne : il peut soulever à bras tendus un valet assis sur une pelle. A la cour, il est le seul à ne pas tomber quand il tire avec une ancienne arquebuse qui a le recul d'un petit canon.
Très grand chasseur (il chasse un jour sur deux), bon cavalier (il n'est tombé de cheval que cinq fois au cours de son règne), il se dépense beaucoup en galopant comme un fou toute la journée. Malgré cette dépense physique, la graisse l'envahit : il ne peut bientôt plus monter à cheval sans qu'on l'aide et sa mobilité se réduit, il se dandine "comme une perdrix" lorsqu'il marche. Ce sera pire une fois la famille royale emprisonnée aux Tuileries, à Paris : privé de cheval et d'activité physique, il sombrera alors très vite dans une obésité évidente que même sa carrure et sa grande taille ne pourront plus masquer...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Dim 29 Jan - 17:35

Au niveau de la taille des rois de France Louis XIV et son 1m84, était pas mal non plus. Il était décrit jeune comme "vigoureux, solide au corps d’athlète, aux larges épaules, au visage régulier, à l’abondante chevelure châtain foncé" par contre niveau dents c'était pas terrible. Et c'était loin d'être un monstre de beauté.


Quand au roi le plus grand c'était François Ier qui culminait à 1m98, une taille impressionnante qui en faisait un géant à l'époque. Une force de la nature lui aussi.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Dim 29 Jan - 20:00

Pour Louis XIV, niveau dents, ce fût vite l'épouvante à partir de ses 38 ans : douleurs violentes dérivant en maux de tête, complications dans toute la sphère ORL, abcès purulent...
Mais ce sont aussi les "soins" des médecins qui aggravèrent la chose. On l'a signalé plus haut, suite à plusieurs extractions et interventions ratées, ils lui avaient fracassé le palais... Du coup, il arrivait au Roi-Soleil de recracher eau et nourriture par le nez... Ces plaies et abcès étaient souvent cautérisés au feu. Un certain jour, on lui appliqua dans la bouche 14 fois la cautérisation... pale
Conséquence plus accessoire mais pas très glamour, surtout pour ce grand amateur de femmes : une haleine épouvantable.
Chose étrange : Louis XIV ne fît jamais remplacer ses dents manquantes alors qu'il existait à l'époque des "implants", quoique sommaires. Mais bon, à mon avis, il en avait déjà tellement bavé dans ce domaine qu'il a dû préféré arrêter les frais...
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