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 XVIIème ET XVIIIème SIECLES

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cdang



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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 3 Juin - 9:51

En tant que libertin, c'était d'abord un athée. Rien que ça à l'époque…

Sinon, j'ai juste lu un passage en feuilletant au hasard, euh Philosophie dans le boudoir je crois. Il y tenait un discours résolument moderne sur le fait que la femme devait avoir la maîtrise de l'enfantement, et que l'avortement n'était pas un crime (et proposait comme méthode de contraception la sodomie, non sans se faire masturber le clitoris). Moderne je vous dit, même en Europe au XXIe siècle c'est pas encore gagné. Bon, après il justifiait par là même l'infanticide… C'était un révolutionnaire, et par moment il allait sans doute trop loin.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 3 Juin - 17:02

cdang a écrit:
En tant que libertin, c'était d'abord un athée. Rien que ça à l'époque…

Les athées étaient extrêmement rares au XVIIIe siècle. Même Voltaire, grand pourfendeur de l'Eglise, était lui-même déiste. La plupart des "philosophes" l'étaient aussi. Parmi les Encyclopédistes, il n'y a que Diderot qui fût un athée, et encore...

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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 3 Juin - 17:13

On peut également citer Helvétius "beau comme l'Amour et riche comme Crésus" qui était, il est vrai, plutôt déiste. Mais son anti-christianisme le faisait passer pour athée.
Mais surtout le baron d'Holbach qui fût lui véritablement athée. Deux fois par semaine, il tenait table ouverte et toute l'intelligentsia de Paris se pressait chez lui. Mais la plupart de ses convives restaient déistes et anticléricaux plus qu'autre chose. On trouvait même des hommes d'Eglise qui dans leurs sermons nommaient Jésus Christ comme "le législateur des chrétiens".
Même si en ce XVIIIème raffiné les moeurs s'étaient adoucies et policées, s'avouer athée restait blasphémer, être un infâme. On en était plus à rouer ou brûler (quoique...), mais ce n'était pas là chose à crier sur les toits.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 3 Juin - 21:44

Voyageur Solitaire a écrit:

Même si en ce XVIIIème raffiné les moeurs s'étaient adoucies et policées, s'avouer athée restait blasphémer, être un infâme. On en était plus à rouer ou brûler (quoique...), mais ce n'était pas là chose à crier sur les toits.

Le XVIIIème siècle est encore un siècle profondément croyant, quand on y regarde de plus près. Certes, on se pose des questions, on s'interroge, on interroge le monde, on s'intéresse aux sciences, à la mécanique, on cherche à connaître mais on ne saurait admettre que le ciel fusse vide. C'est pourquoi Voltaire va parler de "Dieu-Horloger" et ses attaques porteront sur l'Eglise, en tant qu'institution, non sur Dieu.

Il y a, du reste, un énorme fossé entre le peuple et les élites.

Dans le peuple, la religion imprègne chaque acte de la vie quotidienne. L'assistance à la messe est générale et 90% de la population communient au moment de Pâques et prennent soin de faire baptiser leurs enfants dans les deux jours qui suivent la naissance. La mortalité infantile étant encore assez élevée, on a peur qu'ils décèdent sans avoir reçu les sacrements pour pouvoir entrer au Paradis.

Dans un tel contexte, on comprend que la remise en question de l'Eglise, au moment où la Révolution éclate, va créer un véritable traumatisme et entraîner les horreurs de la guerre civile que l'on connait.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 6 Juin - 10:28

Voyageur Solitaire a écrit:

Même si en ce XVIIIème raffiné les moeurs s'étaient adoucies et policées, s'avouer athée restait blasphémer, être un infâme. On en était plus à rouer ou brûler (quoique...)
Bah oui, « quoique… » : il ne faudrait par oublier notre pauvre chevalier de la Barre

« Le chevalier de La Barre est supplicié à Abbeville, le 1er juillet 1766. Il est soumis le matin à la question ordinaire, et subit les brodequins. La Barre perd connaissance, on le ranime, et il déclare ne pas avoir de complice. On lui épargne la question extraordinaire pour qu'il ait assez de force pour monter sur l'échafaud. Il est conduit sur le lieu de l'exécution, en charrette, en chemise, la corde au cou. Il porte dans le dos une pancarte sur laquelle est écrit « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». Le courage du condamné est tel qu'on renonce à lui arracher la langue. Le bourreau le décapite d'un coup de sabre. Son corps est ensuite jeté au bûcher, ainsi qu'un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire qui lui a été cloué sur le torse. Il était âgé de vingt ans. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Jean_Lefebvre_de_La_Barre
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 6 Juin - 12:08

cdang a écrit:


« Le chevalier de La Barre est supplicié à Abbeville, le 1er juillet 1766.

Et pas un Voltaire, pas un Diderot, pas un d'Alembert, pour défendre le chevalier de La Barre. Pas un avocat (pourtant ça ne manquait pas à Paris) pour prendre son parti.

Pour dénoncer la torture dans leur Encyclopédie ou dans les salons, ils étaient tous champions. Mais plus personne pour empêcher un supplice en vrai.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 6 Juin - 15:32

L'affaire du chevalier de la Barre et son supplice avaient scandalisé l'opinion. En n'usant pas de son droit de grâce, Louis XV perdît le peu de popularité qui lui restait. On retrouva sa statue coiffée d'un baril d'aisance (tonneau où faire pipi) et griffonnée de ces mots féroces :

Il est ici comme à Versailles
Sans coeur et sans entrailles...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mar 7 Juin - 12:01

Gorak a écrit:

Et pas un Voltaire […] pour défendre le chevalier de La Barre.
« Malade et absorbé par la défense de la cause de Pierre-Paul Sirven, Voltaire s'implique avec retard dans la défense de La Barre. Il écrit à Damilaville, le 23 juin 1766 : « Il n'est pas juste de punir la folie par des supplices qui ne doivent être réservés qu'aux plus grands crimes ». Le 7 juillet 1766, il apprend, « le cœur flétri », l'exécution d'Abbeville. »

(Wikipédia, même page.)
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 8 Juin - 7:09

8 juin 1795

Le petit Louis XVII meurt au Temple




Fin tragique d'un enfant né sous les plus heureux auspices. Fils cadet de Louis XVI et de Marie-Antoinette, il était devenu officiellement l'héritier du trône suite à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789.

Mais, après la tristement célèbre journée du 10 août 1792 qui vit la chute de la royauté en France, il fut enfermé, avec toute sa famille, dans l'enclos de la prison du Temple, à Paris.

Le jour même de l'exécution publique de son père, le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette s'agenouilla devant lui, le reconnaissant pour être Louis XVII. Mais l'enfant du Temple n'aura malheureusement pas le loisir de jouir de son nouveau titre ; il est arraché à sa mère quelques mois plus tard - une blessure dont la pauvre Marie-Antoinette, au fond, ne guérira jamais - et élevé à la dure dans l'enceinte même de la prison par un cordonnier très porté sur la boisson, nommé Simon.

Il ne verra sa mère que le 7 octobre 1793, lors d'une confrontation avec celle-ci pour l'accuser d'attouchements et de relations incestueuses. De fausses déclarations obtenues après avoir enivré l'enfant et qui seront présentées comme "preuves" lors du procès de l'ancienne reine.
Après la chute de Robespierre et la fin du régime terroriste en France, les députés conventionnels les plus modérés songent à remettre l'enfant aux Autrichiens, en échange de prisonniers français. Paul Barras, président de la Convention thermidorienne qui a renversé le tyran Robespierre, rend visite à l'enfant dans sa cellule mais il est hélas trop tard pour envisager une libération. Au début de mai 1795, Pierre-Joseph Desault, un médecin, décrit l'état de santé dans lequel est plongé l'enfant : "mourant, victime de la misère la plus abjecte, de l’abandon le plus complet, un être abruti par les traitements les plus cruels "...

Marie-Thérèse Charlotte, sa soeur, dite "Madame Royale", aura plus de chance que son frère : elle fut livrée à l'Autriche le jour de ses 17 ans, le 19 décembre 1795, en échange de prisonniers français. Celle que l'on surnommera plus tard l' "Orpheline du Temple" aura un destin plus heureux et épousera son cousin, Louis d'Artois, duc d'Angoulême, en 1799.

Le coeur momifié de Louis XVII ayant été par miracle conservé, grâce au médecin Philippe-Jean Pelletan qui l'avait examiné, des experts ont pu l'authentifier en comparant son ADN à celui de la reine Marie-Antoinette. Les conclusions de leurs recherches furent présentés à la presse le 19 avril 2000 et exposées dans un livre de l'historien Philippe Delorme, "Louis XVII, la vérité".

Et depuis le 8 juin 2004, Louis XVII a retrouvé sa place aux côtés de ses parents et de ses ancêtres dans l'ancienne nécropole royale de Saint-Denis.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 6:31

Il est né le 10 juin 1673

René Duguay-Trouin, corsaire de Saint-Malo



Né le 10 juin 1673 dans une famille d'armateurs malouins, René Duguay-Trouin, sieur du Gué, est, avec Jean Bart et Surcouf, l'un des corsaires français les plus célèbres.

Très jeune, il pratiqua la guerre de course. A la tête de son bâtiment, le "Sans-Pareil", il s'empara à 24 ans d'un convoi hollandais de 12 navires marchands et 3 vaisseaux de ligne, capturant le vice-amiral Wassenaer. Cet exploit lui valut d'être nommé au grade de capitaine de frégate dans la Marine Royale de Louis XIV.
En 1707, en pleine guerre de Succession d'Espagne, il intercepte un convoi anglais de 70 navires au large des côtes portugaises. Puis, quatre ans plus tard, il réussit l'exploit de s'emparer de Rio de Janeiro et imposa même au gouverneur de la colonie portugaise une énorme rançon.

Il terminera sa vie, toujours à la barre de son navire, en luttant contre les pirates Barbaresques qui infestaient la Méditerranée avant de s'éteindre, le 27 septembre 1736, à l'âge de 63 ans, riche et couvert d'honneurs.

Ce grand marin qui a offert à la France ses plus belles pages de son histoire maritime n'aura jamais cessé, toute sa vie, de souffrir du mal de mer !
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 7:44

J'adore cette période avec les corsaires, les flibustiers, les boucaniers et autres pirates.

Etant petit je m'imaginais bien sur un de ces navires bourré d'or, coulant les flottes ennemies, revenant victorieux aux bras de belles femmes... (oui bourré d'or car quand on est petit on n'imagine pas une seule seconde la véritable vie de ces marins, on ne voit que le coté gloire et fortune)
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 11:57

Albatur a écrit:
(oui bourré d'or car quand on est petit on n'imagine pas une seule seconde la véritable vie de ces marins, on ne voit que le coté gloire et fortune)

Disons qu'ils s'enrichissaient très vite mais pouvaient tout perdre aussi. Et parfois, il y avait la mort au bout. Enfin, surtout pour les pirates. Les corsaires, eux, agents officiels au service du Roi, pouvaient espérer s'en tirer mieux et avoir une retraite tranquille. Mais sur les océans, les règles changent et corsaires ou pirates, tous étaient logés à la même enseigne.

Si tu veux retrouver cette ambiance, tu peux jouer à "Tropico - la Baie des Pirates", un jeu de gestion qui te permettra de diriger ton île de flibustiers et de faire régner ta propre loi dans la mer des Caraïbes. J'y joue souvent. En plus, les musiques rendent très bien ce cette ambiance :



Et il y a un truc qui est bien rendu aussi, c'est le côté "international" de ces sociétés-là. Beaucoup plus chez les pirates, d'ailleurs : le capitaine pouvait être anglais ou français, l'équipage composé d'espagnols ou de métis. Le chef était élu... enfin, disons désigné parce qu'il était le plus fort, le plus charismatique, parce qu'il savait s'imposer. Et après chaque prise, on procédait au partage équitable du butin : et gare au capitaine qui prenait plus que sa part ! Il avait vite fait de se retrouver avec une dague plantée entre les deux omoplates à la prochaine escale...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 12:52

J'avais eu un jeu de pirates sur Amstrad et j'étais devenu un terrible et célèbre corsaire Français, Anglais et Flamand. (Comment j'avais fait pour être aimé de trois pays ? J'attaquais que les bateaux et villes appartenant aux vilains espagnols ! lol! )

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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 17:05

Albatur a écrit:
J'attaquais que les bateaux et villes appartenant aux vilains espagnols ! lol! )


Ben, c'était aussi un peu ça dans la réalité historique... les Espagnols s'en prenaient souvent plein la poire sur les mers. Forcément, puisque c'étaient eux qui possédaient la plus grande partie du Nouveau Monde avec toutes ses richesses. Donc, ils étaient la cible privilégiée des autres.

Et si l'on devait faire un rapprochement avec l'époque actuelle, c'étaient des MILLIARDS d'EUROS qui circulaient ainsi, dans des galions, entre l'Amérique et l'Europe.

On comprend aisément les tentations... Smile
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 10 Juin - 17:49

Oui j'ai attaqué ces convois de la flotte aux trésors. (Pas très dur il suffisait de vadrouiller près des côtes en partant de l'ile de la tortue (comme les vrais quoi ! Very Happy )

LA bonne technique ? Une frégate (pas un galion, c'était trop lent malgré une force de frappe plus puissante) et en naviguant bien je déglinguait le galion espagnol jusqu'à ce qu'il soit bien mûr. Après c'était l'abordage et un combat en duel contre le capitaine adverse. Et hop ! Je repartais les cales pleines d'or et autres. Smile
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 13 Juin - 16:33

Ecrire à cette époque...


Hé oui, pas de téléphone, pas d'Internet... Alors forcément, à cette époque, on écrit beaucoup. Du moins, ceux qui savent... C'est quelque chose de volontiers occulté dans les films et romans historiques, mais en ce temps là, savoir lire et écrire n'était pas à la portée de tout le monde. Sans compter la présence de nombreux dialectes, patois et langues régionales encore très vivaces et qui concurrençaient le "bon" français.

On pouvait donc en ville faire appel à l'écrivain public, sorte de scribe de l'époque qui, dans sa petite échoppe, se tenait à disposition pour lire un courrier, une lettre à qui venait d'en recevoir et ne savait pas lire et également pour y répondre, le cas échéant. Pour les journaux, les "gazettes" et "feuilles de nouvelles" qui commencent à se répandre, souvent on se groupe autour de celui qui sait lire et fait la lecture à haute voix à tout le monde (souvent au café, à l'auberge ou sur la place du village).

Pour ceux et celles qui savent écrire, papyrus et parchemin (une peau animale préparée) disparaissent au profit du papier qui se présente sous forme de feuillets. On écrit avec une plume d'oie (qu'il faut tailler avant) le plus souvent, trempée dans un encrier. On a souvent à côté une autre feuille pour y faire tomber le surplus d'encre de la plume et éviter ainsi de faire un pâté en écrivant sa lettre.
On écrit sur une seule face du feuillet, nous verrons bientôt pourquoi. Après quoi, comme on le voit dans certains films, on saupoudre la lettre de poussière ou de sable, tiré d'un petit flacon, pour sécher l'encre.
Les enveloppes n'apparaissent que vers la Révolution et ne s'imposeront que lentement. On plie alors le feuillet en trois et on fait se rejoindre les extrémités. L'adresse du destinataire sera écrite au dos du feuillet, voilà pourquoi on n'écrit que d'un côté (s'il y a plusieurs feuillets, on les superpose).
Pour fermer sa lettre, on appose un cachet. Il faut alors faire fondre à la flamme d'une bougie un petit bâtonnet de cire et faire tomber une grosse goutte de cire chaude là où les extrémités se rejoignent. En refroidissant, la cire scelle la lettre et ceux qui en disposent peuvent apposer leur sceau sur le cachet. La cire noire annonce un décès. Pour plus de sûreté, on peut entourer la lettre d'un fin cordon. Les femmes, surtout s'il s'agit d'une lettre sentimentale, entourent volontiers le pli d'une faveur, c'est à dire d'un ruban. Un cachet intact est donc l'assurance pour le/la destinataire que personne n'a lu la lettre avant lui/elle.

A l'époque, le timbre n'existe pas (il n'apparaîtra que vers 1830) et la poste est encore embryonnaire. Quand on utilise cette dernière, c'est souvent le destinataire qui paie le transport, plus ou moins cher suivant la distance parcourue. Si toutefois on le trouve ! Car à l'époque, les plaques en fer-blanc avec le nom des rues commencent à peine à apparaître, sans parler de la numérotation des portes. Il n'est donc pas rare que notre brave postier demande de l'aide aux passants ou à un boutiquier pour trouver son destinataire. Un bon moyen est de demander aux enfants qui jouent là et connaissent généralement bien les habitants du quartier. Et si le destinataire n'est pas là, comme les boîtes aux lettres n'existent pas encore, il faut souvent trouver quelqu'un à qui laisser la lettre...
En 1758, les premiers véritables facteurs apparaissent, en uniforme noir, épée au côté et s'annonçant par une crécelle. Mais pour longtemps encore, mieux vaut s'en remettre à un ami ou un messager personnel si on le peut pour être sûr que sa lettre arrive un jour...

Avec la Révolution, on voit se répandre les encres sympathiques comme le jus de citron qui se révèle à la flamme d'une bougie... On a aussi des lettres "chiffrées" où les lettres sont remplacées par le chiffre correspondant à leur position dans l'alphabet... Ou alors, il faut prendre le premier mot de chaque ligne ou de chaque phrase... L'imagination est alors reine...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 13 Juin - 16:54

Voyageur Solitaire a écrit:
en ce temps là, savoir lire et écrire n'était pas à la portée de tout le monde.

Si, justement. Il y a une progression de la lecture tout au long du XVIIIème siècle. Et cela grâce à l'action bienfaisante de l'Eglise depuis le XVIème siècle.

La formation des enfants de choeur s'accompagne, à cette époque, d'un apprentissage de la lecture et donc de l'écriture dans les villes et même à la campagne où les maîtres d'école dépendent des chantres. A ce premier réseau, va s'ajouter au XVIIème siècle des écoles charitables pour les pauvres, particulièrement celles créées par Jean-Baptiste de La Salle et ses Frères des Ecoles Chrétiennes qui accueillent près de 36 000 élèves en 1790 !

De plus, certaines communautés villageoises complètent ces réseaux en engageant elles-mêmes des maîtres d'écoles dans les marchés ou dans les foires.

Tout dépend, il est vrai, de la demande d'instruction, très inégale selon les régions. Mais, d'une manière générale, la progression de l'alphabétisation est constante au cours du XVIIème et XVIIIème siècle : 37% des Français signent leur acte de mariage en 1786-1790 contre 21% un siècle plus tôt.

La place de l'Eglise est tout aussi importante dans la mise en place des grandes institutions scolaires d'un niveau plus élevé comme les collèges (ancêtres des lycées) fondés par les nouveaux ordres issus de la réforme catholique : Jésuites et Oratoriens. Ces établissements scolarisent environ 50 000 adolescents recrutés à la fois dans les familles nobles mais plus largement encore dans la bourgeoisie.

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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 13 Juin - 17:48

Je fais de la généalogie et très très souvent c'est écrit que le père ou le marié etc ne signe pas l'acte car ne savant pas écrire. Ce qui inclue des transformations des patronyme car comme le marié ne sait pas lire il ne peut pas contredire le curé qui a écrit le patronyme comme il l'entend.

C'est pourquoi par exemple sur le patronyme Le Bahezre on le trouve écrit comme ça :
Baher, Bahere, Bahezre, Baherz... Pareil souvent avec des patronymes comme Auffret qui se trouve souvent écrit : Offret, Aufret, Aufray, Auffraid...

Autant d'erreurs qui peuvent vraiment influer le futur car j'ai pour mon patronyme une arrière-arrière grande tante qui au lieu de Cuvilly s'est vu nommée Cuvillier. Et s'est resté !
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 13 Juin - 20:07

Albatur a écrit:


C'est pourquoi par exemple sur le patronyme Le Bahezre on le trouve écrit comme ça :
Baher, Bahere, Bahezre, Baherz... Pareil souvent avec des patronymes comme Auffret qui se trouve souvent écrit : Offret, Aufret, Aufray, Auffraid...

Il n'y a pas que les patronymes. C'est une époque où l'orthographe n'est pas encore fixé, de toute façon. Il ne le sera qu'à partir du milieu du XIXème siècle. C'est pourquoi on pouvait écrire, par exemple, enfants = enfans sans le t ou tems à la place de temps.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mar 14 Juin - 21:18

CATHERINE II DE RUSSIE - LA TYRANNIE AU FÉMININ.


Si elle a représenté de façon souvent heureuse le type du souverain "éclairé" du XVIIIème siècle, en correspondance avec tout ce que l'Europe comptait d'écrivains, d'économistes et d'intellectuels, elle n'en resta pas moins une despote impitoyable, cruelle même avec ses proches, et s'appuya constamment sur les forces traditionnelles de la Russie : l'armée, les Cosaques, sa propre garde, l'Eglise et la Noblesse. Elle fut, en outre, à l'origine de déportations massives de paysans d'une région à l'autre, pour favoriser son oeuvre colonisatrice en Ukraine et dans les plaines de la Volga, ou l'extension du servage.

D'Alembert, Diderot, Voltaire ne tarissaient pas d'éloges sur Catherine II. Pouchkine, plus perspicace, n'a jamais cessé de dénoncer son hypocrisie : "Sous le masque de la douceur et de la tolérance, écrivait-il, que trouve-t-on ? l'atroce activité du despotisme..."
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 15 Juin - 10:18

Elle a accompli de grandes réformes, elle a incontestablement modernisé la Russie de l'époque dans un seul but : la faire entrer dans le concert des puissances européennes. L'Europe, pour elle, représentait la modernité, la civilisation, le progrès. Elle a développé l'agriculture, l'industrie, le commerce et l'administration.
Elle correspondait avec les philosophes, leur demandait des conseils pour acheter des oeuvres d'art, des livres... Toute une génération de peintres, de sculpteurs, d'artistes russes ont été formés "à la française" grâce à ces échanges.

Mais tout cela n'a touché que les élites, les conditions de vie des masses n'ont guère ou pas évolué et restaient souvent misérables. A cette époque, l'empire russe restait en état de sous-développement sur énormément de points, c'était encore un régime féodal avec une noblesse aux pleins pouvoirs, le servage restait très répandu et féroce, les conditions de vie des paysans étaient misérables, les liaisons manquaient dans les vastes steppes... Saint Petersbourg avait tout d'une capitale européenne moderne, mais dès qu'on s'en éloignait...

Reste que Catherine fût un personnage... Forte, déterminée, intelligente et cultivée, elle régna d'une main de fer, femme dans un monde d'hommes. Des hommes qu'elle aima énormément d'ailleurs, vu la liste impressionnante de ses favoris et amants, ce qui choquait de la part d'une femme à l'époque. Même si Potemkine fût l'amour de sa vie, c'était une "gourmande"...
Elle tenta également, au prix de nombreuses guerres, de s'offrir l'empire ottoman, afin d'avoir un accès à la Mer Noire et au-delà, à la Méditerranée. Mais les turcs, pourtant en profond déclin, résistèrent.

Ne parlons pas de ces philosophes en dentelles qui n'avaient que les mots de "Liberté" et "Justice" à la bouche et qui rampaient devant elle ou Frédéric de Prusse en échange d'une médaille ou d'une pension dès qu'on les sifflaient...
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 15 Juin - 12:14

Voyageur Solitaire a écrit:


Reste que Catherine fût un personnage... Forte, déterminée, intelligente et cultivée, elle régna d'une main de fer, femme dans un monde d'hommes.

Ah, ça, pour être forte... son premier grand coup de force fut de déposer son mari et de se faire sacrer impératrice, dès la mort d'Elisabeth (1762). Il faut dire qu'il n'était pas très populaire, non plus, et qu'on lui reprochait surtout son caractère effacé et sa vie de débauche. Catherine, au contraire, était dotée d'un grand sens politique et d'un patriotisme aigu, ce qui convenait davantage au peuple russe et surtout à la noblesse.

Toutefois, la manière avec laquelle elle réprima la révolte des paysans pougatchevistes relève des crimes de guerre. Pougatchev lui-même ne souffrira d'aucune amnistie de la part de Catherine II : il sera capturé, supplicié et mis à mort en septembre 1774.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 15 Juin - 13:15

La raison d'état est toujours la meilleure...
Effectivement, Catherine se débarrassa de son mari avec l'aide de Gregory Orlov, son amant (l'amant de Catherine, pas de son mari...)
Amant dont elle eût un fils caché d'ailleurs. Elle détesta tout au long de son règne son fils légitime, Paul, qu'elle tenta par tous les moyens d'écarter de la succession au profit de son petit-fils Alexandre, sans succès. A la mort de Catherine, Paul monta sur le trône avant de mourir au cours d'un complot auquel prît vraisemblablement part son propre fils, Alexandre (Nous sommes entre gens de bonne compagnie...). Comme Catherine l'avait souhaité, Alexandre devînt empereur et se retrouva face à Napoléon...
A noter que Catherine n'était pas russe à l'origine, mais allemande. Elle était née Sophie Frédérique Augusta et fût rebaptisée Catherine Alexeïvna lors de sa conversion à la religion orthodoxe, à l'occasion de son mariage.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 15 Juin - 16:59

Voyageur Solitaire a écrit:
Elle détesta tout au long de son règne son fils légitime, Paul, qu'elle tenta par tous les moyens d'écarter de la succession au profit de son petit-fils Alexandre, sans succès. A la mort de Catherine, Paul monta sur le trône avant de mourir au cours d'un complot auquel prît vraisemblablement part son propre fils, Alexandre (Nous sommes entre gens de bonne compagnie...). Comme Catherine l'avait souhaité, Alexandre devînt empereur et se retrouva face à Napoléon...

Sophie-Dorothée de Wurtemberg - devenue Maria Feodorovna - confiait à son amie la baronne d'Oberkirch, dans une de ses lettres, qu'elle craignait beaucoup sa belle-mère...


Née au château de Montbéliard en 1759 (et oui, une de mes compatriotes lol! ), elle appartenait à l'illustre Maison des Wurtemberg dont le sang a, par mariages successifs, été transmis à presque toutes les familles royales d'Europe et jusqu'à l'actuelle reine d'Angleterre.

Son mari, que l'on a prétendu "fou", a effectivement été assassiné. C'était au contraire, un prince tout à fait charmant, cultivé et intelligent. La visite qu'il fit à Montbéliard, alors qu'il n'était encore que Grand-Duc, en compagnie de son épouse reste encore dans toutes les archives. C'est de cette époque que, par ailleurs, de nombreux Montbéliardais sont partis en Russie pour s'y établir, à la suite de leur ex-princesse. La plupart sont revenus. On les appelle par ici les "Russiens" et ont été, il y a quelques années, objet de recherches pour célébrer les liens unissant Montbéliard et la Russie.

Alexandre Ier, lorsque les Alliés entreront en France, en 1814, fera aussi un crochet par Montbéliard pour visiter le château où était née sa mère.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 17 Juin - 22:51

WOLFGANG AMADEUS MOZART -- LE GÉNIE FOUDROYÉ



On l'avait porté aux nues, il s'éteignit dans la misère et l'oubli. Ni faste, ni musique pour ses obsèques. Seuls cinq amis accompagneront son cercueil ce 5 décembre 1791, et la neige bientôt les disperse. Dans la solitude de la tempête, Wolfgang Amadeus Mozart sera enterré dans la fosse commune.

Et sans Requiem...

Mal en cour, musicien sans public, endetté de toutes parts, harassé de travail, Mozart meurt, à bout de forces, à l'âge de 36 ans seulement. Quelques semaines plutôt, la Flûte enchantée commençait sa carrière triomphale dans un théâtre du faubourg de Vienne ; et, c'est au cours de la composition d'un lied maçonnique sur le mot "licht" - "lumière" - que sa main s'arrêta définitivement.

Destinée particulièrement brève que celle de ce génie hors-norme et indépendant, et dont il n'y a pas un détail qui ne soit pas bouleversant. Cet être insaisissable semble avoir été une sorte de source absolue de musique, qui défie toute analyse. La précocité d'un tel génie est confondante. Mais qu'on médite aussi cette estimation : on a pu évaluer que le temps mis par Mozart à composer, rédiger et copier sa musique ne suffirait pas un à copiste d'aujourd'hui pour seulement la recopier. Et cela sans ratures : Mozart écrivait d'un jet, d'une écriture très rapide et d'une sûreté de plume infaillible, les œuvres les plus complexes d'une musique qui fut, en son temps, d'avant-garde. Mozart appartient à ces rares génies qui pouvaient jouer une oeuvre qu'ils avaient alors rédigée uniquement dans leur esprit.

"C'est une des plus aimables créatures qu'on puisse voir, écrit Grimm de Mozart, mettant à tout ce qu'il dit et ce qu'il fait de l'esprit et de l'âme avec la grâce et la gentillesse de son âge."

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