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 XVIIème ET XVIIIème SIECLES

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Gorak

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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 24 Mar - 21:46

Warlock a écrit:

Quand Louis XV meurt le 10 mai 1774 c'est dans la quasi indifférence générale. Sa mort ne suscitera guère qu'ironie et pamphlets stigmatisant sa vie licencieuse. A tel point qu'on ne lui fera pas de funérailles publiques.

Le long du cortège qui emmenait le cercueil du roi jusqu'à Saint-Denis, il y avait des tavernes. Tout le long, ça buvait et ça chantait. A tel point que cela en devenait indécent. Dans l'une d'elles, on tenta même de faire sortir un de ces ivrognes en lui disant que c'en était trop, qu'il avait trop bu et que le cortège funéraire allait passer et qu'il devait dégager. L'ivrogne, en refusant de sortir, se serait écrié : "Comment, v'la t'y pas que toute sa vie, il nous a fait mourir de faim et voilà que maintenant qu'il est mort, il veut nous faire mourir de soif ?"
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Ven 24 Mar - 21:54

Le nouveau règne fût accueilli dans l'enthousiasme, on écrivît resurrexit sur le socle de la statue d'Henri IV, on délira de joie dans tout le royaume.
A Versailles, Louis XVI et Marie-Antoinette tombaient à genoux en pleurant, enlacés, lui s'écriant :"Seigneur, protège-nous, nous régnons trop jeunes !"
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 0:19


Louis XV mourut le 10 mai 1774 de la petite vérole, après avoir engagé Mme du Barry, sa dernière favorite, à s'éloigner pour ne pas être chassée et invité le cardinal de la Roche-Aymon, qui lui avait donné le viatique, à dire aux courtisans que, "s'il avait causé du scandale à ses peuples, il leur en demandait pardon".

Ses restes putréfiés furent transportés de nuit et au grand trot à l'abbaye de Saint-Denis, salués par des réflexions ironiques et méprisantes de quelques passants.

Il avait, par les scandales qui émaillèrent la fin de son règne, contribué à déconsidérer l'institution monarchique et préparé la ruine du pouvoir absolu.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 0:33

Voyageur Solitaire a écrit:
Le nouveau règne fût accueilli dans l'enthousiasme, on écrivît resurrexit sur le socle de la statue d'Henri IV, on délira de joie dans tout le royaume.
A Versailles, Louis XVI et Marie-Antoinette tombaient à genoux en pleurant, enlacés, lui s'écriant :"Seigneur, protège-nous, nous régnons trop jeunes !"


Le premier acte du nouveau roi, après qu'il eut exilé Mme du Barry, fut de se choisir un Premier ministre. Il voulait, disait-il, "se barricader d'honnêtes gens", faits pour inspirer confiance et satisfaire l'opinion publique. Dociles aux avis de "Mesdames Tantes", il écarta Machault d'Arnouville, sur qui son choix s'était d'abord formellement arrêté et fit appel, le 20 mai 1774, soit dix jours après la mort de Louis XV, au concours d'un vieillard de 73 ans, peu favorable à Marie-Antoinette, mais que ses attentions et son amabilité avaient rendu sympathique aux yeux de la Cour : Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, petit-fils de l'ancien chancelier Louis de Pontchartrain.


Maurepas était un courtisan accompli, persifleur et rusé, homme d'Etat plus que médiocre mais honnête homme.

Le 2 juin 1774, le duc d'Aiguillon, se sentant condamné, n'attendit pas de tomber en disgrâce pour remettre sa démission au roi. A la grande joie de son ennemi, le duc de Choiseul, des anciens Parlements, des philosophes qui le considérait comme l'instrument des Jésuites et de Marie-Antoinette elle-même qui le détestait jusqu'à la rancune à cause de son intimité avec la Du Barry.

Marie-Antoinette eut désormais dans la personne du ministre démissionnaire un ennemi acharné à la perdre par tous les moyens, y compris la calomnie.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 1:08

Les raisons qui rendirent Marie-Antoinette impopulaire


Sitôt après être montée sur le trône aux côtés de son mari, Marie-Antoinette s'éloigna de "Mesdames Tantes", vieilles filles de feu Louis XV, dont l'esprit étroit et les manières obstinément guindées lui étaient intolérables et la tutelle trop sévèrement pesante, surtout pour une jeune femme alors âgée de 18 ans. Mais, ce faisant, elle s'en fit de cruelles ennemies.

Elle s'entoura alors d'une coterie dont la frivolité finira par la compromettre et dont les exigences lui feront le plus grand tort. Dans son petit cercle d'intimes : le comte d'Artois, le jeune frère du roi, Coigny, Guines, les Polignac, d'Adhémar, Besenval, Vaudreuil, Esterazy, le prince de Ligne, Axel de Fersen, la comtesse de Polastron, sans oublier la princesse de Lamballe ou encore Mme d'Ossun.

Les ennemis qu'elle se fit à la Cour répandirent contre elle les plus abominables calomnies. Ils prirent à coeur de la salir dans des libelles tous aussi odieux les uns que les autres, alors qu'elle n'était coupable, au fond, que d'étourderie et de légèreté et qu'elle semble, bien au contraire, n'avoir jamais manqué à aucun de ses devoirs de souveraine. Pour preuve, elle chassa de son cercle le duc de Lauzun qui lui avait manqué de respect et quant au beau comte Axel de Fersen, si, effectivement, elle éprouva pour cet étranger aux manières chevaleresques quelque chose de plus que de l'amitié, celui qu'elle avait ainsi distingué se montra, nous dit Pierre de Nolhac, "digne d'un coeur royal trop fier pour un aveu, trop faible pour dissimuler".


Celui qui fit le plus de tort à Marie-Antoinette fut sans conteste, le comte d'Artois, plus jeune frère de Louis XVI, alors âgé de 17 ans. Bruyant, expansif, frivole, emporté et obstiné, sa passion pour les plaisirs et le jeu le couvrait de dettes. Il entraînait d'ailleurs sa belle-soeur dans des parties d'enfer, invitant à leur table des partenaires à la moralité plus que douteuse et qu'il aurait été préférable de tenir à distance.

Peu à peu, le pays se détacha de sa reine. Il lui reprocha d'abord de ne pas donner un Dauphin à la France et lorsque celui-ci vint enfin au monde, en 1781, c'était trop tard : la souveraine avait déjà perdu l'affection publique. On la croyait toujours ivre de plaisirs, acharnée à obérer le Trésor par ses divertissements du Petit-Trianon ou pour satisfaire des gens de son entourage, trop directement intéressés au maintien des abus.

"Comment aurais-je fait pour me douter que les finances étaient en mauvais état ? dira-t-elle plus tard lors de son procès, Quand je demandais 50 000, on m'en apportait 100 000 !"

Bref, à partir de là, Marie-Antoinette eut beau changer sa manière de vivre, devenir la meilleure amie de son mari, remplir avec dévouement ses devoirs de mère : sa réputation était faite. Son impopularité, faite de basses calomnies et de griefs infondés, s'accrut très vite de sa prétendue influence sur la chute de Turgot, de son zèle supposé à soutenir les droits de la maison d'Autriche, du vrai-faux scandale de l'affaire du collier, qui n'aurait sans doute jamais eu d'aussi fâcheuses conséquences sans les besoins d'argents qu'on prêtait à cette joueuse obstinée.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 9:37

Quels sont les facteurs qui ont déclenché la Révolution française ?

L'arbitraire de la monarchie absolue et centralisée ; une administration complexe et confuse, la diversité territoriale des charges fiscales et la menace d'un déficit toujours croissant.

- Au point de vue social : une inégalité des classes devant l'impôt, auquel des privilégiés échappaient par droit ou par faveur, de plus en plus insupportable ; une justice impuissante à garantir les libertés individuelles.

- Au point de vue économique : l'effort pénible des travailleurs urbains sous le régime étroit des corporations ; la dureté de la vie rurale, écrasée par une foule de droits féodaux obsolètes.

- Au point de vue intellectuel et moral : les représentants de l'ordre ancien inconscients des profonds changements qui étaient en train de s'accomplir autour d'eux depuis au moins cinquante ans et l'obstination de ne faire aucune concession au bien public, obstination qui s'affirme par l'opposition des Parlements et des notables aux réformes modérées proposées par les différents ministres de Louis XVI et approuvées par celui-ci.


Voici ce qu'écrivait à propos de l'état de la France Charles-Alexandre de Calonne, ministre du roi Louis XVI, dans l'un de ses rapports :

"La France est un royaume composé de pays d'Etats, de pays d'administrations mixtes, dont les provinces sont étrangères les unes aux autres, où des barrières multipliées dans l'intérieur séparent et divisent les sujets d'un même souverain, où certaines contrées sont affranchies totalement des charges dont les autres supportent tout le poids, où la classe la plus riche est la moins contribuante, où les privilèges rompent tout équilibre, où il n'est possible d'avoir ni règle constante ni voeu commun : c'est nécessairement un royaume très imparfait, très rempli d'abus, et tel qu'il est impossible à gouverner."
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 17:26

A la mort de Louis XV, Louis XVI qui n'a que 20 ans verse des larmes sincère sur la dépouille de son grand père qui l'a élevé et qu'il aimait sincèrement. La cour du roi en revanche ne manifeste guère de compassion. Seules mesdames Adélaide, Victoire et Sophie osent approcher de leur père sans crainte de contagion. Tout se passe comme si la mort du vieux roi augurait un avenir meilleur.

A noter que lors des tristes profanations des sépultures royales en 1793 on observa que le cadavre infecté de Louis XV a été trouvé très bien conservé malgré sa maladie. Et sa peau très fraîche, comme si il venait d'être inhumé. Il ne se répandit aucune exhalaison nauséabonde à l'ouverture de son tombeau.

En ce qui concerne Marie-Antoinette beaucoup a été dit à son sujet, surtout pour la calomniée. La surnommant "Madame déficit". Elle était jeune et frivole, mal entourée, concevant la vie comme une succession de jeux, de fêtes somptueuses. Vêtue pour cela de toilettes et de parures plus admirables les unes que les autres. Elle ignora alors que certains jeux peuvent être dangereux... Marie-Antoinette ne buvait pas, mais elle aimait s'étourdir avec des robes et des soirées. La cour l'observait et était de plus en plus critique à son égard.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 17:40

Marie-Antoinette se voulait libre dans un pays de loi Salique où la reine n'a aucun pouvoir, sauf en cas de Régence.
Insoumise, réfractaire au protocole, elle voulût le beurre et l'argent du beurre : garder ses avantages de reine tout en vivant sa vie comme elle l'entendait. Le peuple voulait une souveraine douce, discrète, charitable, aimant son époux et ne se faisant pas trop remarquer.
Belle, impétueuse, toujours en mouvement, adoptant les premières années un style flamboyant (rejet du protocole, indépendance, fêtes, toilettes, parures...), Marie-Antoinette a rué dans les brancards. Elle refusait le modèle, le moule dans lequel elle devait se couler. Loin de celles qui l'avaient précédé, en pleine lumière, elle afficha clairement son indépendance. Une reine qui vit avec ses amis dans son petit château loin du roi, mène sa vie à sa guise, ne cache pas son peu de sentiment pour son mari, joue gros jeu et danse toutes les nuits jusqu'à l'aube, ce n'était pas possible.

Un soir, elle se rend au bal masqué de l'opéra avec son jeune beau-frère, le comte d'Artois. Suite à une altercation avec un inconnu et non reconnu par le service d'ordre, le comte est emmené. Marie-Antoinette, masquée, reste alors complètement seule pendant plus d'une heure, se laissant aborder par tout le monde, plusieurs hommes la prenant même par le bras pour l'emmener danser. Elle en rie aux éclats.
Un autre soir, elle retourne au bal, seulement accompagnée d'une dame. A l'entrée de Paris, une roue casse. En pleine nuit, les deux femmes se réfugient dans une boutique tandis que le cocher va chercher de l'aide. N'en trouvant pas, le boutiquier, ébahi de voir la reine de France en grande toilette assise sur un tabouret dans sa boutique, finit par héler un fiacre (l'équivalent de nos taxis) et la reine débarque à l'opéra en cet équipage. Dans sa loge, elle raconte son aventure en riant :"C'est moi en fiacre, n'est-ce pas bien plaisant ?" Quand le public l'apprend, on l'accuse de s'être arrêtée chez un galant... Une reine qui court les rues la nuit, seule, sans escorte, ce n'est pas imaginable.

Les maternités vont peu à peu l'assagir mais il sera trop tard. A Trianon, elle disait :"Ici, je ne suis plus reine, je suis moi". Marie-Antoinette paiera très cher le fait d'avoir préféré être la reine de son petit monde plutôt que la reine de France. Elle deviendra le catalyseur de toutes les haines, jusqu'au délire parfois, noircie et salie par des générations, traitée de putain, de lesbienne, de Messaline, de roulure, accusée d'orgies monstrueuses... Le Tribunal Révolutionnaire ira même jusqu'à l'accuser d'inceste avec son jeune fils.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 19:19

Voyageur Solitaire a écrit:

Belle, impétueuse, toujours en mouvement, adoptant les premières années un style flamboyant (rejet du protocole, indépendance, fêtes, toilettes, parures...), Marie-Antoinette a rué dans les brancards. Elle refusait le modèle, le moule dans lequel elle devait se couler. Loin de celles qui l'avaient précédé, en pleine lumière, elle afficha clairement son indépendance. Une reine qui vit avec ses amis dans son petit château loin du roi, mène sa vie à sa guise, ne cache pas son peu de sentiment pour son mari, joue gros jeu et danse toutes les nuits jusqu'à l'aube, ce n'était pas possible.

A ce sujet, je ne saurais vous recommander à tous de voir - ou revoir - le "Marie-Antoinette" de Sophia Coppola (2006). Sur un ton très moderne, dynamique et un brin glamour, l'histoire de la reine de France revue sous l'angle de la femme libre et émancipée.

Personnellement, j'ai bien aimé ce film.

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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 19:56

Bourré d'erreurs historiques monstrueuses comme ce n'est pas possible, il ne faut surtout pas s'y fier pour imaginer la vie de Marie-Antoinette. Le film est simplement une métaphore, par le biais de la dernière reine de France, des people, du star system et des problèmes d'une pauvre petite fille riche.

Mais une fois qu'on a admis ça, le film a une esthétique incroyable, les images sont superbes, le tout porté par une bande-son des années 80 inattendue mais qui colle parfaitement. J'ai le DVD et le CD... La soirée à l'opéra (le Palais Garnier qui ne sera construit qu'un siècle plus tard...) est entraînante en diable, les scènes et images à Trianon et au Hameau sont magnifiques.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 23:18

Pas vu et ça ne m'attire pas, mélanger du post/punk, du Rock avec le Versailles du XVIIIe siècle, mouais...

Et puis historiquement c'est Hollywoodien à mort, et montrer Marie-Antoinette boire de l'alcool alors que ce n'était pas le cas. C'est un peu du grand n'importe quoi ce film, assez typique du Hollywood moderne. C'est caricatural à mort.

Et c'est montrer une image fausse de la reine, ou comment véhiculer toujours la même image fausse d'éternelle fêtarde de Marie-Antoinette.

Une vision et un mélange des genres que je n'aime pas du tout.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 23:28

Effectivement, Marie-Antoinette ne buvait que de l'eau, avec une préférence marquée pour celle de Ville-d'Avray. Son service devait toujours en avoir plusieurs bouteilles à sa disposition.
Pas gourmande non plus, elle avait l'appétit léger, ne mangeant qu'un peu de viande blanche et pas mal de légumes.

Par contre, il est vrai qu'elle aimait s'amuser, s'étourdir de fêtes, de bals et de spectacles. Elle aimait briller, elle était jeune, elle était belle. Pendant ses premières années de règne, les fêtes, le jeu, les dépenses en toilettes et bijoux lui servirent à exorciser son mal-être, sa difficulté à s'adapter à son nouveau monde, ses problèmes conjugaux (sept ans avant que son mariage soit consommé).
A partir du moment où elle devient mère, elle se calme, s'assagit progressivement, ses enfants donnent un sens à sa vie. Mais il est trop tard, elle ne pourra faire oublier la jeune reine insouciante, frivole et dépensière et le tourbillon des plaisirs de ses premières années.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Sam 25 Mar - 23:43

C'est un peu le problème des adaptations de Marie-Antoinette, on la montre un peu trop dans ses premières années de son règne et sa jeunesse festive. C'est cette vision hollywoodienne qu'on a tendance à montrer un peu trop souvent. Alors qu'avec le temps et la maternité elle s'est assagie effectivement. Devenant plus femme, et moins fêtarde. Ce film reste sur cette image de jeune femme aimant les fastes et les fêtes, malgré les années. Alors que ce n'était plus le cas.

C'est un peu le fantasme de l'émancipation féminine via le prisme de Marie-Antoinette. Dans l'imaginaire collectif et notamment chez Hollywood c'est la vision éternelle de Marie-Antoinette, la considérant pour beaucoup comme l'une des premières femmes s'émancipant de sa condition rigide de reine. Une pionnière pour beaucoup.

Mais elle était beaucoup plus que cela, mais c'est l'imagerie collective qui est restée d'elle. Ce film n'en est qu'un des nombreux exemples.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Dim 26 Mar - 9:12

La Bataille de Fontenoy (1745)



En pleine guerre de Succession d'Autriche, comme les Anglais se refusaient à faire la paix, le maréchal de Saxe fut envoyé aux Pays-Bas pour les y contraindre et mit le siège devant Tournai.


Hermann-Maurice, comte de Saxe, né en 1696, était le fils naturel de l’Électeur Auguste Ier de Saxe et de la comtesse Aurore de Koenigsberg. Il obtint le grade de maréchal de France en 1720.
Elu duc de Courlande en 1726, il n'avait pu prendre possession de ses Etats et revenu en France juste au moment du début de la guerre de Succession d'Autriche, il avait, sous le commandement du maréchal de Belle-Isle, enlevé Prague, puis assuré la retraite de l'armée.

L'armée anglo-austro-hollandaise du duc de Cumberland et du prince de Waldeck vint l'attaquer près de Fontenoy, le 11 mai 1745.

Couvrant le siège de Tournai et appuyée à l'Escaut, l'armée française, forte d'environ 40 000 hommes, tenait, sur un front restreint, les trois points en équerre : le village d'Antoing, à droite, le bois de Barry à gauche et Fontenoy au centre, qu'on avait protégée la veille par des retranchements de campagne.


Dès les premières heures de la journée, Antoing fut attaqué par les Hollandais qui subirent de lourdes pertes, sans parvenir pour autant à s'emparer du village ; mais, à deux heures de l'après-midi, le duc de Cumberland fit avancer sur la position centrale de Fontenoy, en une seule colonne, toute l'infanterie anglo-hanovrienne, qu'une contre-attaque des gardes françaises ne put stopper.

La situation devint critique.

En effet, les Français, décimés par le feu violent et bien dirigé des Anglais, durent reculer. C'est alors que Maurice de Saxe fit battre à coups de canon le front anglais et jeta, tout de suite après, sur leurs flancs, la Maison du Roi et la brigade irlandaise. Cette attaque, bien coordonnée, réussit à briser la colonne et décida du succès.


Les forces anglo-hanvoriennes perdirent en tout 9000 hommes et 40 canons.

Toute la partie occidentale de l'actuelle Belgique tombait entre les mains des Français.

Fontenoy fut la dernière grande victoire de la France d'Ancien Régime. Cette France, écrira plus tard le duc de Broglie dans ses Mémoires, "était là, toute entière, encore pleine de vie et resplendissante de tous les joyaux de sa couronne ; un souverain dans la force de l'âge, animé d'une ardeur belliqueuse qui faisait, pour une heure au moins, tout oublier, tout pardonner ; à ses côtés, comme le rejeton d'un chêne, l'héritier de cette royauté séculaire, portant dans ses regards d'une pureté presque enfantine un feu qui était le sang même de saint Louis et de Henri IV ; autour d'eux tous les fils des anciens preux, dignes de leurs aïeux ; la magie des souvenirs, toutes les traditions rajeunies de la vaillance et de la gloire, l'élan unanime de tous les cœurs, ce cri de Vive le Roi ! répété par des millions de voix enthousiastes."

Louis XV parcourait à cheval, avec Maurice de Saxe à ses côtés, le front des régiments vainqueurs et fut accueilli à chaque fois par de formidables acclamations.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mar 4 Avr - 13:24

Révolution française = Révolution "atlantique" ?

En 1955, un Américain, Robert R. Palmer, et un Français, Jacques Godechot, étudiant la Révolution française, ont conclu que, pour mieux la comprendre dans ses origines comme dans son déroulement, il fallait la replacer dans le cadre d’une « Révolution atlantique ».

La Révolution française s’inscrit en effet dans une chaîne de révolutions animées à des degrés divers par la bourgeoisie et qui se déroulent presque toutes en Europe occidentale et en Amérique : révolution américaine (1770-1783) ; troubles révolutionnaires en Irlande et en Angleterre (1780-1783) ; révolution aux Provinces-Unies (1783-1787) ; révolution aux Pays-Bas autrichiens (1787-1790) ; révolutions démocratiques à Genève (1766-1768 et 1782) ; révolution en France (1787-1815) ; révolution polonaise (1788-1794) ; reprise de la révolution belge avec l’aide de la France (1792-1795) ; révolution en Allemagne rhénane avec l’aide de l’armée française (1792-1801) ; reprise de la révolution à Genève (1792-1798) ; révolution dans divers États italiens (1796-1799).

Mais il y a une spécificité française.

En France, en effet, si « la bourgeoisie se serait contentée d’un compromis qui l’eût associée au pouvoir, l’aristocratie s’y refusa. Tout compromis achoppait à la féodalité » (A. Soboul).

En face de la résistance de la noblesse, il y a aussi la volonté des paysans d’en finir avec les survivances de la féodalité. L’alliance nécessaire de la bourgeoisie avec les masses populaires urbaines et rurales conduit à l’élaboration d’une démocratie plus large et plus ouverte que dans les autres pays où s’était établi ce régime. C’est notamment cette poussée populaire qui fait de la Révolution française, que l’on devrait plutôt appeler « bourgeoise-paysanne » (A. Soboul), la Révolution de la liberté et de l’égalité.

La Révolution française va plus loin que la révolution américaine. Elle affirme la liberté de conscience et reconnaît que le citoyen n’a pas à adhérer à une religion. Libératrice de l’homme blanc, elle abolit le 4 février 1794 la servitude des Noirs.

Par son exigence d'égalité aussi, elle va beaucoup plus loin que sa devancière. En effet, dès le printemps 1789, la paysannerie commence sa lutte contre l’aristocratie ; elle contraint la bourgeoisie et la noblesse, au lendemain de la Grande Peur, à la nuit du 4-Août. Mais, dans cette nuit, si les privilèges sont détruits, les droits seigneuriaux ne le sont pas. Reconnus comme une propriété, ils sont déclarés rachetables. En cas de conflit avec le seigneur, c’est aux paysans de faire la preuve que le contrat n’existe pas ou a été outrepassé.

En l’an IV de la République française, le babouvisme reprendra cette exigence, mais en l’amplifiant et en la précisant. On a cru longtemps, avec l’historien Mathiez, que le babouvisme n’avait été qu’un placage de vagues idées communistes sur un essai d’union, comme en l’an II, de la bourgeoisie montagnarde et du peuple. D'autres études, comme celles de l’historien russe Daline, montrèrent que le chef de la « conjuration des Égaux », Gracchus Babeuf, était, dès 1789, communiste, mais qu’il atténua en 1796, par souci tactique, sa doctrine.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 5 Avr - 9:17

Gorak a écrit:
La Révolution française va plus loin que la révolution américaine.
D'un autre côté, il s'agissait plus d'une guerre d'indépendance que d'une révolution de l'intérieur. Si le territoire était britannique, la chaîne de commandement et de logistique devait traverser l'Atlantique et les enjeux pour le pouvoir central étaient quand même moins impérieux que s'il s'était agit du territoire de Grande Bretagne. Les colons avaient « juste » à chasser les soldats et à organiser un nouveau pouvoir sans monarque de droit divin.

Et les colons européens étaient pour beaucoup des protestants fuyant les persécutions catholiques. Ils ne puisaient pas nécessairement dans le corpus de Voltaire, Rousseau, Locke et Montesquieu même si la déclaration d'indépendance (Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique) est exemplaire sur le point de l'égalité (et je parle bien de la déclaration et pas de sa mise en application) :
https://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_unanime_des_treize_%C3%89tats_unis_d%E2%80%99Am%C3%A9rique
Citation :
Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés.
On notera par exemple que les hommes ne naissent pas libre et égaux, ils sont créés libres et égaux.
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Lun 10 Avr - 21:01

Louis XIV, ce roi qui aimait (trop) les femmes...


D'après ce que raconte Elisabeth-Charlotte d'Orléans, sa belle-soeur, dans ses Mémoires, Louis XIV était "galant homme, mais souvent il poussait la galanterie jusqu'à la débauche; tout lui était bon, pourvu que ce fussent des femmes, les paysannes, les filles de jardiniers, les femmes de chambre, les dames de qualité; elles n'avaient qu'à faire semblant d'être amoureuse de lui."
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MessageSujet: Re: XVIIème ET XVIIIème SIECLES   Mer 26 Avr - 13:52

Quand la France vivait sous la dictature de Salut Public...


A partir du 10 octobre 1793, les Montagnard, jugeant que l'application loyale de la Constitution était impossible, compte-tenu des périls intérieurs et extérieurs auxquels devait faire face la France, imposèrent au pays un régime de dictature.

Un comité de 12 membres, tous députés, fut désigné pour mener à bien les affaires de l'Etat. En juillet 1793, au moment où Danton en sortit, Robespierre y entra. De septembre 1793 à juillet 1794, ne changea quasiment pas de composition, à l'exception du girondin Hérault de Séchelles qui, bientôt mis à l'écart, fut guillotiné en 1794.

Pour faire appliquer leurs décrets, il fut institué, dans chaque district, chaque commune, un agent spécial afin de mieux contrôler et mieux surveiller l'action des autorités civiles et des généraux. Ces agents spéciaux, appelés des Représentants en mission, étaient investis de pouvoirs illimités.

Le Comité était résolu à éliminer toute trace d'opposition dans le pays : l'ensemble des moyens de contrainte employés, c'est ce que l'on désigne sous le nom de Terreur.

Le gouvernement de Salut Public était donc bien un gouvernement terroriste. Pour parvenir à ses fins, il s'appuyait sur une police politique. Dans chaque village, chaque commune, un comité de surveillance était établi, chargé de surveiller les étrangers, de délivrer les certificats de civisme, d'établir la liste des suspects et de veiller à l'application des décrets révolutionnaires.

Les suspects étaient jugés par des cours d'exception. A Paris, la principale fut le Tribunal révolutionnaire (mars 1793) qui jugeait sans appel et saisissait les biens des condamnés à mort acquis à la république.

De telles mesures rompaient brutalement avec les principes proclamés en 1789 mais pour les membres de Salut-Public, elles n'avaient toutefois qu'une seule justification : "sauver la France". Quitte dès lors à sacrifier l'individu à l'Etat et à suspendre les libertés individuelles. Tous les citoyens, jusqu'aux enfants, devaient partager les mêmes haines ou les mêmes enthousiasmes que les dirigeants.

En clair, le fanatisme devenait une vertu et la dénonciation un devoir.

La France, berceau des Lumières, serait-elle aussi, hélas, celui de tous les totalitarismes ?
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