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 Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)

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cdang

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MessageSujet: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mar 7 Avr - 14:40

Tron
(Steven Lisberger, 1982, Walt Disney Productions)




On avait commencé à l'évoquer dans le fil sur le cyberpunk. Je l'ai revu ce week-end avec mes enfants, je vais pouvoir en parler avec la mémoire fraîche.

Synopsis

Flynn, un ancien programmeur, se retrouve « aspiré » dans l'ordinateur qu'il essayait de pirater. Il se retrouve à l'état de programme et doit tenter de survivre et de désactiver le programme tyrannique gérant le système, le MCP. Il peut pour cela compter sur le programme TRON, ainsi que sur les pouvoirs que lui confèrent son statut de « concepteur ».




Les programmes gentils : 1 - YORI et TRON sur la simulation de voilier solaire. 2 - TRON et Flynn (camouflé en rouge, grâce à ses pouvoirs de concepteur). 3 - TRON se dirigeant vers un port de communication pour recevoir des instructions d'Alan. 4 - DUMONT

Résumé du début

Kevin Flynn (Jeff Bridges) est un ancien programmeur de la société Encom. Ses programmes de jeux vidéo ont été spoliés par Ed Dillinger, qui devient p.-d.g. de la boîte. Il est viré, et ouvre une salle de jeux d'arcade dans laquelle les gens viennent jouer à ses jeux, parties sur lesquelles il ne touche que les reliquats. Lui-même fait régulièrement exploser les scores.

Mais la rancœur le ronge et il essaie régulièrement de pirater le système d'Encom pour avoir la preuve de la falsification de Dillinger.

Dillinger, quant à lui, a créé un programme de jeux d'échec, le MCP (Maître-contrôle principal, Master Control of Programs), qui a au fur et à mesure phagocyté d'autres programmes pour devenir une intelligence artificielle ; c'est le MCP qui dirige véritablement Encom, et qui envisage de dominer le monde en maîtrisant les systèmes informatiques du Pentagone et du Kremlin. Pour couper court aux tentatives d'intrusion de Flynn, le MCP décide de couper les accès de toute une partie du système, mettant les salariés du groupe 7 au chômage technique.

Parmi ceux-ci, Alan (Bruce Boxleitner), salarié du groupe 7 et petit ami de Lora. Lora est une ex de Flynn, et elle travaille dans le groupe 6, sur un projet de dématérialisation des objets : un laser qui vient prélever les molécules une par une pour les coder dans l'ordinateur.

Conscients de l'imposture de Dillinger, Alan et Lora décident d'aider Flynn et l'aident à s'introduire dans le bâtiment. Lora lui donne accès au poste situé dans la zone laser, d'où il a un accès direct au système. Mais le MCP, pour se protéger, déclenche le laser, et Flynn est absorbé dans l'ordinateur. Il se retrouve à l'état de programme, prisonnier des geôles du MCP et condamné à mourir dans les arènes de jeu vidéo. Ses compagnons de capture sont des programmes qui pensent qu'ils ont été créés par des « concepteurs », opinion déclarée croyance religieuse illicite par le MCP

Flynn, avec l'aide du programme TRON (créé par Alan) et du programme de gestion RAM, s'évade lors d'une partie de jeu. L'équipe navigue dans les méandres de la mémoire vive pour tenter de désactiver le MCP. Flynn découvre que son statut de « concepteur » lui confère certains pouvoirs.



Les motos-lumière (lumicycles)

Critique

Le film est novateur sur (au moins) deux plans : esthétique, puisque c'est le premier film long métrage à inclure directement des images de synthèses, et thématique, puisque c'est la première représentation de la « matrice » (terme qui n'est pas encore utilisé dans ce sens à l'époque), même si sur ce point c'est un peu un remake du Voyage fantastique (Richard Fleischer, 1966 : des humains miniaturisés naviguent dans le corps humain).

On est au début des images de synthèse, et tout apparaît très lissé. C'est en fait assez cohérent avec l'ambiance froide de l'ordinateur. Notons la participation de Jean « Moebius » Giraud à la conception graphique ! L'ambiance est renforcée par une bande son en musique électronique de Wendy Carlos, très aérienne, planante et étrange (du synthétiseur qui navigue entre Vangelis pour le son et les Pink Floyd première période pour les harmonies).

On est aussi à une époque où les scénaristes n'étaient pas obsédés par le rythme. On a donc un film qui prend le temps de se poser. Une certaine lenteur donc.

Le film emprunte aussi au péplums : les programmes ont un vêtement en diagonale du torse évoquant les toges, le programme DUMONT figuré en sphinx, les persécutions religieuses envers les chrétiens, et évidemment les jeux du cirque.

Même s'il paraîtra sans doute fade face aux standards actuels des films d'action, et a une esthétique un chouïa surannée, ça reste un film précurseur du cyberpunk. Le générique de Matrix reprend notamment une scène de Tron (les caractères chinois verts sur fond noir qui défilent).

À noter quelques pépites pour les geeks, comme les Pacman dans un coin d'écran, ou la phrase culte du Jour où la terre s'arrêta (Robert Wise 1951) « Gort, klaatu barada nikto » affichée dans le box d'Alan.



1 - Tank piloté par le programme CLU. 2 - Un tank et des reconnaisseurs


1 - SARK. 2 - SARK et le MCP

À visiter : Tron Wiki.


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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mar 7 Avr - 17:10

A l'époque, j'étais très jeune (10/11 ans) et je n'y ai pas compris grand-chose. L'esthétique et l'univers m'ont déboussolé, déstabilisé. J'étais comme beaucoup je pense : on en prenait plein les yeux avec des images et un concept révolutionnaire, mais sans rien y comprendre.
Avec le recul, le film rayonne d'une originalité évidente, révolutionnaire. On est bien dans le bouillonnement créatif et inventif des 80's, un véritable spectacle d'anticipation même si les effets ont bien sûr vieilli et font sourire. Mais l'originalité est là, incontournable. De ce point de vue, ce film est à marquer d'une pierre blanche.

Après, perso, c'est bien trop éloigné de mes goûts personnels pour que je l'apprécie, même aujourd'hui. Autant la SF "Space Opéra" à la Star Wars me plaît, autant là ce genre d'univers me laisse froid. Quant à celui de 2010, c'est malheureusement dans le style de tout ce qui se fait ces derniers temps en la matière : on est à court d'idée et d'inventivité, alors on ressort un film culte, on rajoute un monstre sacré au casting et on noie le tout sous un déluge d'effets avec un plan marketing en béton... Rien à voir avec l'original.
Pas le film que je reverrai ou que je garderai dans ma collection donc. Mais je reconnais en lui une oeuvre majeure.
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mar 7 Avr - 18:16

L'originale la vraie version est une oeuvre unique, un ovni visuel qui garde encore aujourd'hui toute sa force et sa magie. Un film devenu culte avec le temps et que j'apprécie.

Révolutionnaire pour l'époque, un film qui représente toute la folle créativité des 80's. La BO est réussie avec des morceaux efficaces et une musique entrainante.

Le casting n'est pas en reste avec des acteurs au diapason du film, comme Jeff Bridges ou encore David Warner en méchant. Je prends toujours plaisir à revoir cette production, vraiment unique.

Le film de 2010 est une production sans âme, une pâle copie du premier, à oublier au plus vite, no comment.
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mar 7 Avr - 20:05

Oui, je pense que le terme OVNI convient particulièrement pour cette oeuvre... L'originalité et la créativité au pouvoir !
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 8 Avr - 15:36

Esthétiquement, j'aurais aimé écrire que le film a posé un standard sur le cyberpunk, à la manière de La Guerre des étoiles sur le space op'. Las ! Aucun ne lui a emboîté le pas, du moins pas à ma connaissance. Tout juste un hommage dans Los Angeles 2013 (John Carpenter, 1996), avec le sous-marin lissé.

Ah si, quand même, la plongée dans le monde des données, avec des pixels qui circulent et forment les rues d'une ville, ça doit se retrouver à gauche-à droite. Et peut-être quelques images fil de fer par ci par là. Mais en général, le monde virtuel est plutôt montré comme étant proche du monde réel, avec parfois des bogues d'affichage. Ça se justifie :

  • dans les Matrix des frères Wachowsky (1999-2003), le système veut donner l'illusion d'un monde réel aux humains, les défauts sont des déjà vu (défauts d'animation, mais pas de rendu d'image) ;
  • dans Avalon de Mamoru Oshii (2001), on est dans un jeu vidéo immersif, on a donc des images similaires aux jeux vidéos (formes et couleurs réalistes, mais pixellisation ou défauts de volume) ;
  • dans eXistenZ de David Cronenberg (1999), on est là aussi dans un jeu vidéo immersif, avec un jeu sur les niveaux d'immersion, les défaut de réalité ne sont pas des défauts d'affichage, mais plutôt des éléments fantastiques (lézard à deux têtes, pistolet en os de poulet).

L'influence de Tron s'est sans doute plus ressentie dans la littérature, lorsque l'on évoque la manière dont un hacker perçoit la matrice lorsqu'il est branché dessus.

Dans les points clefs de l'esthétique, il y a donc :

  • les textures lissées ; logique, dans un monde binaire, le bruit de fond est négligeable, les fonctions mathématiques décrivent des surfaces parfaites et sans aspérités ;
  • les couleurs, le fond est bleu sombre ; certes le monde virtuel reprend des couleurs après la « néantisation » du MCP, mais on reste sur cette dominante bleu sombre ; peut-être est-ce dû au fait qu'il n'y a pas d'équivalent de soleil, pas de source ponctuelle d'énergie intense irradiant l'univers, mais un réseau, la lumière diffuse provient des murs, des lignes, d'autant de fils électriques alimentant le système avec de faibles courants ;
  • les programmes ont le visage de leurs concepteurs ; au-delà du « truc narratif » (facilitation de l'identification, antropomorphisme des programmes comme Walt Disney le fait avec les animaux dans ses dessins animés), on peut y voir aussi le concepteur démiurge qui crée un programme à son image (et la croyance religieuse en l'existence de concepteurs est un des moteurs du film) ;
  • les jeux d'arcade sont des version aplaties (en 2D) des jeux vidéo vécus par les programmes (qui les vivent en 3D) ; on peut y voir une mise en abîme (le jeu d'arcade est une projection 2D d'une réalité virtuelle 3D, comme le cinéma est une projection 2D de la réalité 3D) ; mais, au regard du champ lexical antique emprunté par le film, pourquoi ne pas faire un parallèle avec le mythe de la caverne de Platon (le monde informatique vu par les écrans, que ce soient les écrans de texte servant à créer les les programmes et à communiquer avec eux, ou bien les écrans graphiques des jeux d'arcade) ne montrent qu'une réalité tronquée, une projection plane du monde informatique.

Pour le reste, l'esthétique du film est plutôt calquée sur les rendus « réalistes » que l'on savait faire à l'époque. On va donc retrouver des images similaires dans les films lorsqu'un ordinateur restitue des données géographiques, comme par exemple une carte montrant la position de certains éléments (donc image virtuelle, mais d'une « réalité réelle ») ; je pense notamment à une scène de poursuite dans Ghost in the Shell (Mamoru Oshii, 1995).

En fait, c'est marrant, je n'ai découvert la thématique antique dans le film que la semaine dernière (bon, à la première vision c'est normal, j'avais 10 ans en 1982, mais je me l'étais revu il y a une dizaine d'années et ça m'avait échappé).
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Jeu 9 Avr - 8:38

Pour en revenir à la traversée de l'écran (passage du monde informatique vu en 2D depuis le monde réel, vers la 3D vue de l'intérieur) : Tron est le premier à faire ça pour le monde informatique, mais l'idée date… de 1928 : Buster Keaton, dans L'Opérateur (The cameraman), traverse (en rêve) l'écran du cinéma pour se retrouver à l'intérieur de la fiction.

Donc, en résumé, Tron est un péplum inspiré du mythe de la caverne de Platon, né de la rencontre improbable de L'Opérateur de Buster Keaton (1928), de L'Aventure intérieure de Richard Fleisher (1966) et de l'imagerie informatique naissante… Laughing
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 15 Avr - 14:41

Bon, j'ai fini par le voir.

Tron : l'héritage
(Joseph Kosinski, 2010, Walt Disney Productions)


Synopsis

Kevin Flynn et son fils, Sam, luttent contre le dictateur CLU qui a pris le pouvoir sur la Grille, le réseau informatique expérimental créé en 1982 par Kevin Flynn.


CLU, avec au fond des reconnaisseurs nouvelle conception

Résumé du début du film

En 1982, à la suite de son séjour dans l'ordinateur, Kevin Flynn (Jeff Bridges) devient donc le p.-d.g. d'Encom. Il se marie et a un fils, Sam. Sa femme meurt alors que Sam a 5 ans.

En 1989, Kevin disparaît mystérieusement. Sam devient, à 7 ans, l'héritier de ses parts à Encom. Alan Bradley (Bruce Boxleitner), collègue et vieil ami de Kevin, veille sur lui jusqu'à sa majorité.

Nous sommes en 2010 et Sam (Garrett Hedlund) a maintenant 27 ans. Il a interrompu ses études à Caltech et vit en dilettante des dividendes de ses parts, dans un conteneur aménagé avec vue sur le port. Génie de l'informatique, refusant les responsabilités auxquelles il pourrait prétendre au sein d'Encom mais opposé à la politique commerciale de l'entreprise, il pirate Encom pour mettre à disposition gratuitement le nouveau produit phare, le système d'exploitation Encom OS 12, avant de sauter du haut du building en parachute (sic !).

Alan Bradley vient le voir : il vient de recevoir sur son pageur — note pour les moins de 20 ans : un bippeur (en France, on avait Alphapage, Tatoo ou Kobby), appareil portable permettant de recevoir des messages texte (mais pas d'émettre) — un message venant du bureau de la salle de jeu de Kevin Flynn, une ligne téléphonique fermée depuis sa disparition il y a 20 ans.

Intrigué, Sam s'y rend et découvre une salle secrète. Il rallume l'ordinateur, et, consultant l'historique des commandes, relance la dernière, ce qui active le laser et l'aspire dans l'ordinateur, la Grille (conçu avant l'avènement d'Internet, donc indépendant). Capturé par des programmes rouges, il est habillé par des bombasses à talons hauts et en tenue de latex blanc moulantes, et est condamné à combattre dans une arène. Un des programme de combat, RINZLER, reconnaît qu'il est un concepteur et l'amène au maître de l'arène. Il croît reconnaître son père, mais il s'agit en fait de CLU, un programme que celui-ci avait créé. Il est alors libéré par QUORRA (Olivia Wilde), un mystérieux programme veiné de blanc qui l'emmène dans une zone « sauvage »…


1 - Bienvenue dans la Grille. 2 - Une sirène (bombasse costumière). 3 - RINZLER, le super gladiateur et son attaque spéciale « le vol du bourdon ». 4 - QUORRA, qui répète pour une audition dans la troupe de claquettes irlandaises Lord of the Dance.

Critique

Pffff. C'est un film d'action hollywoodien, sonorisé par Daft Punk (cocorico !). Pas le pire, ça vaut bien un Marvel.

De l'original, il ne reste pas grand chose : l'ambiance bleu sombre et l'éclairage qui diffuse depuis des veines de lumière, des références au premier opus, des moto-lumière (lumicycles), des reconnaisseurs, le tout redessiné aux standards esthétiques d'aujourd'hui. Les commandes tapées ne sont plus de l'anglais mais de l'Unix. Et maintenant, il y a des nuages dans l'ordinateur, c'est tout de suite plus mystérieux, c'est sûr.

Kevin Flynn est devenu un moine bouddhiste (sans tonsure, faut pas abuser) qui passe son temps à jouer au go. Il est habillé tout de blanc ; mais les temps changent, avec l'arrivée de Sam, il revêt un manteau noir (ooooh !).

Nan, sérieux, le relookage pourquoi pas, faut vivre avec son temps ; le singeage des chorégraphies de Matrix, ça dépoussière un peu le gladiatorat. Mais la Grille, ça ressemble à toutes les villes sombres et pluvieuses des films US — Blade Runner, Se7en, Dark City —, ça perd tout le cachet unique, et surtout, ça n'a aucune justification diégétique : pourquoi on a changé de coupe vestimentaire, pourquoi on ne voit plus les circuits imprimés sur fond blanc mais justes quelques lignes sur fond noir, à quoi correspondent les nuages d'un point de vue logiciel, rien, nada.

Le scénar a quelques gros trous, le personnage de CLU est incohérent : programmé pour rechercher la perfection, il devrait être froid et cynique, et est au lieu de cela sadique et cruel.

Esthétiquement, on est passé à la vraie 3D (le film a été filmé et projeté en 3D), ce qui est introduit dès le départ (même sans les lunettes) : au cours de l'intro, on entend Kevin Flynn racontant son aventure à Sam, et on voit des traits qui se tracent, dessinant des circuits. Mais très vite, des traits rompent le quadrillage et partent en diagonale, et on voit apparaître une perspective. De même, la course en lumicycles se fait cette fois-ci sur plusieurs niveaux, avec des rampes.

Il y a quelques bonnes idées, comme les ISO, des programmes sauvages nés spontanément de la Grille, ou bien la perfection qui devient perversion.

Pour le reste, c'est un film quelconque. Pas désagréable, mais quelconque.


1 - Kevin Flynn en blanc, maître de la zénitude. 2- Kevin Flynn en noir : ça va chier ! 3 - Le dernier modèle de chez Lumicycle. 4 - Sam Flynn n'est pas là pour faire du tourisme, ce qui lui pose un problème de visa à la douane.

À noter

Le film a donné lieu à une série animée montrant les événements entre les deux films : Tron : la révolte (2012). Et il y aurait un film Tron 3 en projet pour 2017, toujours par Joseph Kosinski, toujours avec Olivia Wilde, Garrett Hedlund et Bruce Boxleitner.


Tron : la révolte


Dernière édition par cdang le Jeu 16 Avr - 10:08, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 15 Avr - 16:51

Faudrait que je regarde au moins les extraits pour voir comment il joue au go, je suis sur que c'est du grand n'importe quoi.



A 16 secondes du début on voit bien le goban et c'est un carnage ! Blanc gagne d'au moins 50 points. J'espère que c'est l'homme qui a blanc sinon il est mal avec noir.
Noir a un énorme moyo au centre (moyo = territoire potentiel) mais blanc peut encore rentrer dedans en 2 endroits "sur". Et même si noir comble les faiblesses, malgré ça il resterait en retard.
Vu la position des pierres la partie se déroule à égalité ce qui est abusif si on compare l'écart de niveau a ce stade de la partie.

Si j'étais noir, j'abandonnerais. Razz
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 15 Avr - 17:17

Merci pour cette analyse.

Putain, quand je regarde la page avec Google Chrome, il transforme le texte "Walt Disney" en un lien hypertexte vers Amazon et les noms des acteurs en des liens vers Ebay !
Pire que de la pub, c'est carrément de l'intrusion dans le contenu !
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 15 Avr - 17:40

Tron : l'héritage...

Un film moderne hollywoodien à oublier, fade, banal, sans âme. Bref on zappe très vite et on reste sur le seul et unique Tron de 82.
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Mer 15 Avr - 18:44

Le titre devrait être Etron. Laughing
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Jeu 16 Avr - 10:34

Tiens, en lisant les trivia de Tron (1982) sur l'IMDb, j'ai appris qu'un box dans un openspace se disait cubicle en anglais. Et, le personnage Alan Bradley appartenant à la section 7, je me demandais si le nom de l'éditeur Cubicle 7 ne venait pas de là ?
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Jeu 16 Avr - 12:12

A noter que Tron est un des niveaux du jeu playstation2 Kingdom Hearts 2 (Là aussi on doit aider le héros à combattre Sark et le MCP)

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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Ven 17 Avr - 13:32

Bon, là va falloir suivre un peu le cheminement : en faisant des recherches sur Alien, je tombe sur le blog de Jonathan Hicks, qui parle dans son papier de Silent Running (Douglas Trumbull, 1971).

Et en creusant un peu, je tombe sur un papier de Jean-François Tarnowski dans Positif (n°17, janvier 1976),  Les Voies du silence (Silent Running et le cinéma fantastique), qui parle p. 30 de 2001, l'Odyssée de l'espace.

Et le passage sur l'ordinateur HAL 9000 trouve un étrange écho avec CLU dans Tron : l'héritage :
Jean-François Tarnowski a écrit:
[Hal] nous ressemble [ = il a un côté humain] Et pourtant Hal n'est que Matière Mauvaise, que la nécessité de réussir l'expérience et la peur d'être considéré comme défaillant [amènera à] éliminer les humains

Bref, en 1968, on a déjà un programme informatique anthropomorphe — il ne ressemble pas physiquement à un humain, mais dans son comportement,
Jean-François Tarnowski a écrit:
c'est d'abord une voix, ce qui suppose ou laisse pressentir quelque chose comme une intériorité subjective, quelque chose comme une « personne » (ce dont il est souvent question dans le film)
—, qui est obsédé par la perfection, et qui considère que les humain doivent être éliminés du fait de leurs imperfections multiples.

En gros, le fil rouge est une resucée d'un film de 41 ans son aîné…
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   Ven 17 Avr - 16:29

Il va vraiment falloir que je regarde à nouveau le premier Tron, toutes ces années après...

_________________
Ë=alt0203...  Ï=alt0207...œ=alt0156... Œ =alt0140...Ç=alt0199...Á= lt181... Â=alt182...À=alt183...Ç=alt128...È = alt 212 ... É=alt144...ø=alt0248...Ø=alt0216
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MessageSujet: Re: Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)   

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Tron (1982)/Tron : l'héritage (2010)
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