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 XXème SIECLE

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Astre*Solitaire



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 22 Juil - 20:37

Bon, il est impossible de nous prendre pour des vieux grincheux. En effet, même si nous formions un club de quarantenaires (ce qui est impossible puisque certains parmi nous ont moins de quatre dizaines), nos icônes auraient tournés dans des filmes des années 80. Or, pour Gene Tierney, le plus haut sommet de sa carrière tourne autour des années 40 ; des années 50 pour Ava Gardner et des années 60 pour Liz Taylor. Donc, il nous faudrait avoir dans les 80 ans pour avoir goûté de visu aux talents de ces actrices. C'est donc que nous les avons découvertes plus tard, via les rediffusions et les vidéos clubs (et maintenant internet et les chaînes privées). Ainsi, ce que nous avons fait d'autres plus jeunes le font aussi et découvrent à leur tour les talents de ces actrices hollywoodiennes finalement intemporelles. Ici ne se trouve donc aucune référence à l'ancienneté éventuelle, mais plutôt à l'esthétisme, l'élégance, la distinction, une manière d'être et de se comporter, de renvoyer une image peut-être un peu précieuse, peut-être un peu moins authentique que la réalité, mais qui provoque l'émotion, le charme du mystère, de l'allure, de la beauté incarnée et qui dépasse celle simplement plastique. Ce quelque chose derrière le masque de l'actrice qui semble de nos jour disparaître face à l'événement, la provocation, et une certaine forme de commercialisation qui n'avait pas cet extrême qu'il possède aujourd'hui. Si je prends un exemple que je connais mal, ce qui paraît être important pour une Lady Gaga, c'est de faire parler d'elle, pas d'avoir du charme, de l'élégance ou du talent (mais ce dernier point de vue est subjectif, évidemment).
Sinon, j'ai toujours été conquis par l'actrice Tippi Hedren, mélange de mystère, d'amusement et de très grande allure.

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Warlock



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 22 Juil - 22:51

Un mot résume parfaitement ce que tu as écrit Astre "Intemporelles". Le talent n'a pas d'époque, que ce soit d'hier ou d'aujourd'hui, il passe le temps. La grande différence c'est que dans le passé le talent se montrait, se voyait il était mis en évidence, il éclatait dans toute sa splendeur.
Aujourd'hui, le talent se cache, il est devenu rare et il faut le dénicher, le chercher et le trouver. C'est une sorte de rareté, mais il existe encore, seulement il ne se montre plus.
C'est sans doute l'époque qui veut ça, aujourd'hui on parle de Lady gaga, on provoque sans talent et ça marche, ça se vend. La merde est mise en avant.
Ben moi je préfère parler de Gene Tierney ou de Liz Taylor.
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Youpi l'alchimiste



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mer 23 Juil - 2:55

D'un autre coté c'est plus facile de faire le trie 40 ou 50 ans après, le bruit s'en est allé et seul l'essentiel est resté. il restera surement quelque chose mais il faut laisser un peu de temps pour que ça décante, Clint Eastwood ne c'est pas fait en un jour. N'étant ni cinéphile ni mélomane j'aurais du mal a faire un pronostique et dire qui en 2010 et après laissera une empreinte dans les arts.
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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 16 Oct - 17:00



Theobald von Bethmann-Hollweg (1856-1921), fonctionnaire prussien de carrière, succéda en 1909 au prince von Bulow comme chancelier d'Empire.

Il devait conserver ses fonctions jusqu'au 13 juillet 1917.

Guillaume II, qui tenait à gouverner par lui-même, l'avait choisit à dessein en raison de sa personnalité effacée et Bethmann-Hollweg ne fut, en effet, rien d'autre que le serviteur des volontés impériales.

Dans la crise diplomatique de juillet 1914 - prémisses à la Grande Guerre - il ne fut pas à la hauteur des événements. Sa préoccupation essentielle, au lieu de chercher à maintenir la paix, fut d'obtenir la neutralité de l'Angleterre.

Le 29 juillet, effrayé de voir à quelles difficultés il se heurtait et combien la situation diplomatique de l'Allemagne était hasardeuse par la faute de l'Autriche, il recommanda avec insistance à Vienne d'accepter la proposition anglaise de médiation. Mais l'Etat-Major était pressé d'en finir et s'irritait des hésitations du chancelier; il l'obligea à annuler son télégramme en faveur de la médiation.

Le 4 août, la déclaration de guerre britannique à l'Allemagne fut un coup terrible pour Bethmann-Hollweg qui avait conservé, jusqu'au bout, le faible espoir en la neutralité de l'Angleterre.

C'est alors que, dans son désarroi, il prononça devant l'ambassadeur anglais, cette phrase fameuse :

"Rien que pour un chiffon de papier, la Grande-Bretagne va faire la guerre à une nation de la même famille qu'elle, et qui demandait pas mieux que d'être son amie..."

Devant l'Histoire, Bethmann-Hollweg restera l'homme au chiffon de papier.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 8:35

C'était il y a longtemps, il y a un siècle, au temps où Paris n'était pas étranglé par ses voitures et où l'on entendait encore le bruit des sabots ferrés des chevaux traînant les calèches sur les pavés.



De la gare Saint-Lazare à la Concorde, oublions les taxis et prenons l'omnibus. Goûtons aux charmes du vieux Paris haussmanien, celui qui rime encore aux notes de la fête impériale.


Et admirons au passage le Grand-Palais.


Même la banlieue, ici Aubervilliers, affichait un autre visage. Presque un village. C'était vraiment une autre époque...


Et comment ne pas évoquer Paris sans un passage au pied des tours de Notre-Dame :


Ou une promenade sur la Seine pour saluer la Tour Eiffel :

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 8:54

Qui ne rêverait pas de descendre les Champs-Elysées, au bras de la ravissante Elise de Vère, star du Music-Hall à la Belle-Epoque ?

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Donald S



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 9:30

ah la belle époque...
Une période qui m'a toujours fasciné.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 9:37

Donald le Naufrageur a écrit:
ah la belle époque...
Une période qui m'a toujours fasciné.

Belle-Epoque mais aussi tout le XIXe siècle à partir du Second Empire. Soit entre 1860 et 1914. Une période fascinante à étudier sans peu ou prou de guerres, ou sinon quelques conflits localisés. Une période de paix (excepté la guerre franco-prussienne de 1870) et de prospérité économique.

Si j'avais vécu à cette période, j'aurais aimé être un inventeur comme Thomas Edison. Un peu touche-à-tout, bricoleur. C'était le temps de tous les possibles, où l'on s'adonnait à toutes les expériences, y compris les plus folles. La science était beaucoup plus ouverte, moins cloisonnée, qu'aujourd'hui. On croyait à l'avenir, on avait foi au progrès.

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 10:10

Je ne ferai pas le rabat-joie en écrivant ici que cette époque ne fût pas belle pour tout le monde, principalement le monde ouvrier ou la condition féminine (Même si le féminisme commence vraiment à prendre forme à ce moment là, avec les fortes revendications des "suffragettes").

Non, il est vrai que la Belle Epoque  est une sorte de bouillonement, scientifique, culturel, artistique... C'est l'Exposition Universelle, la Tour Eiffel, les toutes premières voitures, Marie Curie, le cinématographe, les tous premiers aéroplanes, le téléphone... Mais aussi les grandes explorations, la vapeur, les transatlantiques... Oui, on croyait que la science et le progrès briseraient toutes les barrières, que tout était possible. Pas pour rien que le Steampunk se soit emparé de cette époque.
Côté culturel, c'est Paris, l'explosion de l'Art Nouveau, les réverbères et le Métropolitain, les affiches de Mucha, Jules Verne... C'est Vienne et la Sécession avec Klimt, c'est l'audace du cubisme... La musique reste reine aussi. Et puis, un art de vivre, un raffinement qui atteint des sommets, les cafés et brasseries parisiennes affichent des décors incroyables, c'est le Moulin Rouge, les cabarets, les guinguettes...

Même si bien sûr tout le monde ne profitait pas de tout ça (Mais c'est valable pour toutes les époques, faut pas se leurrer), il y avait bien un bouillonement qui donne un peu le tournis, comme une valse qui dérape, comme cette Europe qui va basculer et imploser dans le carnage de la Première Guerre Mondiale...
Par contre, je déteste la mode féminine de l'époque, ces corsets, ces robes longues surchargées de frou-frou et de dentelle, ces chapeaux immenses croulant sous les plumes et les rubans... Un véritable asservissement du corps féminin avec ces corsets, ces armatures qui rentraient dans les chairs...

Pas mon époque préférée (Pour le XXème siècle, je préfère largement les années 1920, les "Années Folles"), mais effectivement une introduction brillante pour un siècle qui ne le sera pas toujours...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 13:00

C'est en consultant Lexilogos, que je suis tombé sur ce site de vieilles cartes postales.

Pour moi, les cartes postales demeurent une invitation au voyage dans le passé. Elles m'en apprennent souvent plus qu'un livre d'histoire : il s'agit d'instantanés de vie, genre une rue, une place, un marché... ce n'est pas la grande histoire mais c'est l'histoire des gens, de nos ancêtres bien souvent, et cela nous montre un peu leur manière de vivre. C'est toujours intéressant.

Sinon, effectivement, la "belle" époque ne fut appelée ainsi qu'après le grand orage de 1914... d'autant que si l'Europe était en paix, c'était surtout une paix armée. Et dès 1905, il y eut des incidents de frontières, des crises diplomatiques, qui auraient pu mettre le feu au baril de poudre sur lequel les puissances étaient assises.

L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, 28 juin 1914, est le coup de feu fatal, l'étincelle de trop, qui va entraîner, par le jeu des alliances, l'Europe dans la pire guerre de toute son histoire... un véritable suicide, en fait.

Et tout ça pour déboucher sur une soit-disante "victoire" des Alliés (on peut en discuter) et un traité de paix inique (que les Allemands n'accepteront jamais) qui débouchera, dix ans après, sur une autre déflagration, plus meurtrière encore que la précédente.

Deux énormes blessures qui ont marqué le XXe siècle comme jamais. Et une Europe, jadis maîtresse du monde, qui ne s'en relèvera pas. Et j'ai envie de dire qui ne s'en est jamais vraiment relevée.

La "Belle-Epoque", c'est la dernière fois dans l'histoire humaine où l'Europe dominait le monde.

Notre continent s'est suicidé à deux reprises : le 28 juin 1914 et en 1939-1945.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 13:31

Gorak a écrit:



Si j'avais vécu à cette période, j'aurais aimé être un inventeur comme Thomas Edison.


Edison était un imposteur...
Le vrai génie de cette époque,reste pour moi Nicolas Tesla(Mort dans une grande misère et dans l'indifference générale)

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 13:53

Je ne connaissais pas, je suis allé survoler Tatie Wiki à son sujet : impressionnant !
J'attends encore toutefois avant de me faire une opinion (J'aime comparer plusieurs sources), mais si tout ça est véridique, qu'un tel type soit mort dans le presque dénuement et l'indifférence est à désespérer de l'espèce humaine...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 18 Oct - 18:58

Effectivement on a retenu le nom d'Edison dans l'histoire alors qu'il est connu pour avoir vécu sa vie par procuration en s'attribuant de nombreuses inventions d'autres inventeurs.
Il était jaloux du talent créatif de son ancien employé, Tesla, le père de nombreuses applications du courant alternatif. Il était exalté voulait par tous les moyens même les plus abjects la réussite, le succès et la reconnaissance.
Dans ce but il réalisa des électrocutions publiques d'animaux pour démontrer la dangerosité de l'alternatif. Il espérait ainsi que cela donnerait une mauvaise image de l'alternatif et ainsi détruire le travail de Tesla.
Ce dernier ne s'en remis jamais et mourut dans la misère la plus totale...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 11 Nov - 9:01

LE 11 NOVEMBRE 1918, A 11 HEURES...


11 novembre 1918 ... 11 heures... l'armistice prend effet sur le front occidental.

Dès le 30 septembre, la Bulgarie demandait l'arrêt des combats, suivie par la Turquie le 30 octobre. Le 4 novembre, l'armistice entrait en vigueur sur le front italien.

Le général Foch ordonnait une offensive générale dans les zones de Tournai, Rethel et Verdun. Des Flandres aux Ardennes, les troupes allemandes reculent en désordre. Le 6, Groener demande au chancelier de conclure l'armistice. Le 8, des plénipotentiaires allemands, conduits par Erzberger rencontrent Foch à Rethondes. Le 9, l'armée abandonne le Kaiser. En pleine émeute, la république est proclamée à Berlin. Guillaume II doit abdiquer et quitte son QG de Spa pour se réfugier en Hollande. L'armistice est signé, à l'aube, le 11 novembre.

Les Allemands doivent, aux termes du traité, évacuer les territoires envahis, accepter l'occupation de la rive gauche du Rhin, livrer ses armements et sa flotte.

Clémenceau, devant la Chambre, évoquant les morts et les combattants, s'écrie : "Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'Humanité, sera toujours le soldat de l'Idéal."

Tandis que les Français entrent en Alsace et en Lorraine, le général Mangin occupe la Sarre et Mayence.

Quatre ans auparavant, Charles Péguy écrivait : "Nous sommes partis, soldats de la République, pour le désarmement général et la dernière des guerres."
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Dim 16 Nov - 1:55

14 février 1929 : le massacre de la Saint-Valentin


Un mafieux irlandais de Chicago, George Bugs Moran, annonce, à ses hommes, qu'il a réussi à détourner une cargaison de whisky initialement destinée à son rival Scarface, le surnom de très célèbre Al Capone. Nous sommes le 13 février 1929, dans une Amérique alors en pleine prohibition, et les gangs se livrent à une guerre sans merci pour contrôler le trafic clandestin d'alcool dans la ville de Chicago.

On lui propose un prix au téléphone ; l'affaire est entendue. Le camion est atendu pour le lendemain, on convient d'une adresse. Les Irlandais ne seront pas trop pour récupérer la précieuse marchandise...

14 février, 10 heures du matin. Le thermomètre affiche -8 degrés. La neige tombe sur Chicago, plongeant la ville dans une torpeur hivernale.

A 10 heures 20, une Cadillac semblable à celles utilisées par la police de Chicago se gare devant l'entrepôt ; cinq hommes en descendent, dont trois en uniforme. Arme au poing, ils s'engouffrent au pas de course dans le bâtiment, en criant : "Hands Up ! (mains en l'air)" Les Irlandais obéissent ; à quoi bon protester ? Avec la police, on finit toujours par s'arranger... "Alignez-vous au fond, le visage face au mur !" Les sept malfrats obtempèrent, sans apercevoir les deux civils qui accompagnent les prétendus policiers. Le premier ouvre le feu avec sa mitraillette Thompson et crible de balles les sept gangsters, quasiment à bout portant. Carnage: les hommes s'effondrent dans une mare de sang.
Le second civil s'approche alors avec un fusil au canon scié, et délivre à chacun le coup de grâce.
Du sang jaillit sur le mur... Les détonations ont alerté le voisinage, et ameuté les badauds. Mais il en faudrait davantage pour impressionner les malfaiteurs, déguisés en policiers : pour sortir sous les applaudissements, il leur suffit de pointer leur revolver sur leurs complices en tenue civile, qui font mine de lever les mains... Les cinq hommes s'engouffrent alors dans la Cadillac. Les curieux, qui sifflent de joie, sont loin d'imaginer qu'ils viennent de laisser filer les plus dangereux truands de Chicago - dont le fameux Joe la pétoire - tous à la solde d'un tueur surnommé La sulfateuse, très proche d'Al Capone.

Une heure et demie plus tard, le camion attendu - retardé par la neige - finit par arriver. Il disparait sous le porche. L'instant d'après, le chauffeur en resort, affolé, et très choqué. "C'est plein de morts là-dedans !" hurle-t-il aux passants interloqués. Et lorsque les - vrais - policiers arrivent, cette fois, ce sera pour découvrir la terrible scène. Cette fois les truands ont dépassé les bornes ! Cette fois l'opinion publique est révulsée à la vue des photos publiées à la une du Chicago Daily News. Cette fois, les citoyens américains s'interrogent ; ils se demandent comment on a bien pu en arriver là.

Le "massacre de la Saint-Valentin", comme le surnommera la presse à sensation, entrera dans l'Histoire comme l'une des pires tueries des Années Folles. Une journée rouge pour Chicago.
Mais surtout elle marquera "le début de la fin" pour le règne d'Al Capone.

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mer 3 Déc - 19:51

L'incident de Gleiwitz



Alfred Naujocks, l'homme qui déclencha la seconde guerre mondiale.


En ce mois d'Août 1939, l'Allemagne Nazie, après avoir violé le traité de Versailles par la remilitarisation de la Rhénanie en Mars 1936, par l'Anschluss en mars 1938, puis par l'annexion des sudètes en Octobre de la même année suite a la conférence de Munich, et enfin après avoir détruit la Tchécoslovaquie et annexée Memel en Mars 1939, se prépare à agresser une nouvelle nation : cette fois ci, c'est la Pologne qui est visée.

Le Lebensraum hitlérien se doit d'être agrandi vers l'est. La Pologne, état fondé en 1919 sur les acquisitions Allemandes du traité de Brest-Litovsk de Mars 1918, puis par la guerre contre l'union soviétique (1919-1921), fait figure aux yeux du Royaume-Uni et de la France, de nation avancée, mais la réalité est bien différente. L'armée Polonaise est loin d'être au point... Le 31 Aout 1939, la Wehrmacht simule une attaque polonaise et envahie la Pologne, c'est l'opération Himmler.

En 1939, la Pologne est dirigée par Ignacy Moscicki depuis 1926. Le pays est globalement en retard, tant sur le plan politique et social, que militaire. L'armée, très peu professionnalisée, est encadrée par des Français depuis 1921 (Le colonel De Gaulle servira quelques mois en territoire Polonais) et est quasiment uniquement constituée de cavalerie. Au niveau politique, le régime s'apparente à une dictature, à l'image des nombreuses autres présentes en Europe à l'aube de la seconde guerre mondiale. Côté Allemand, les préparatifs de guerre sont prêts : pour la première fois depuis sa prise de pouvoir en 1933, Adolf Hitler, Führer à vie du Reich Allemand (son titre depuis le décès du maréchal Hindenburg en 1934) s'apprête à lancer sa première offensive militaire, la Pologne refusant de céder le corridor de Danzig à l'Allemagne, et donc de se priver d'un accès à la mer baltique. Afin d'éviter de provoquer la guerre avec les alliés, une opération est planifiée visant à faire porter le chapeau aux polonais.

Mais avant, il faut veiller pour Hitler à ne pas entrer en conflit avec Staline, qui depuis Mars 1939 cherche à se rapprocher des alliés. Le 23 Août, après l'échec des négociations britanno-franco-soviétiques, Staline signe à Moscou, avec son ministre des affaires étrangères Viatcheslav Molotov, et son homologue Allemand Joachim Von Ribbentrop, et a la stupeur des alliés occidentaux, un pacte de non agression, prévoyant comme clause secrète, le partage de la Pologne entre l'Allemagne et l'Union Soviétique. Débarrassé de la menace soviétique, Hitler peut ordonner le déclenchement du plan d'invasion de la Pologne : cela passe par un casus belli : l'opération Himmler est lancée.

Prévue pour le 26 Août, le détail de l'opération a été connu durant le procès de Nuremberg de 1945-46. Organisée par Reinhard Heydrich (ministre de la sécurité du Reich) et Heinrich Muller (chef de la Gestapo), et dirigée par Alfred Naujocks elle se déroule dans la nuit du 31 Aout 1939 : un détachement de SS, habillé en uniformes polonais se rend à Gleiwitz (aujourd'hui Gliwitz, en Pologne) en Haute-Silésie. Gleiwitz, alors Allemande, possède une antenne radio, les faux soldats polonais se rendent à la station radio, et diffusent un court message antiallemand, en Polonais. Hitler, à Berlin, est informé du succès de la première phase de l'opération, et annonce l'attaque par des soldats Polonais, de la station radio de Gleiwitz.

De son côté, le détachement SS fait revêtir un uniforme polonais à un détenu de la Gestapo proche des Polonais, Franciszek Honiok, lequel est exécuté par injection, sur place, en compagnie d'autres individus, sortis du camp de Dachau. Son cadavre sera plus tard présenté comme la preuve de l'attaque par les Polonais... De son côté, la Wehrmacht, massée sur la frontière polonaise, attend toujours, et l'ordre arrive a 4h30 du matin, le 1er Septembre : la guerre est déclarée. Après un moment de réflexion, les premiers soldats franchissent la frontière, dans le calme, vers 4h45. A cette heure, ce qui deviendra la seconde guerre mondiale, n'est qu'une agression Allemande parmi d'autres. Totalement prise de cours, complètement dépassée (la meilleure cavalerie au monde, mais bien évidement inefficace contre des chars et des avions), l'armée Polonaise bat en retraite, malgré quelques coups d'éclat, comme a Gdansk (Dantzig) même, où une forteresse, occupée par 150 Polonais, tiendra plus d'une semaine face à plusieurs divisions allemandes.

Si l'armée Allemande avance sans encombres, le 3 Septembre, la France et le Royaume-Uni, soucieux de leurs alliés Polonais, déclarent la guerre à l'Allemagne. Suivant ses engagements du pacte Germano-Soviétique d'Août 1939, l'URSS envahit la Pologne le 17 Septembre, et le 28, Varsovie capitule. De nouveau, la Pologne perd son indépendance, et le gouvernement de la République de Pologne part en exil le 30 Septembre 1939, il ne reviendra en territoire polonais qu'en 1990... Pour la seconde fois en 25 ans, un conflit, par le jeu des alliances, dégénère. Il fera plus de 60 millions de morts.

L « incident » de Gleiwitz est l'évènement déclencheur de la seconde guerre mondiale, mais c'est tout de même un échec : le message du commando SS devait être diffusé dans le monde entier, mais des erreurs techniques on fait que bien peu de personnes ont pu l'entendre, réduisant à néant le casus belli des Nazis pour envahir son voisin Polonais. L'opération Himmler est donc un échec sur le plan tactique, mais la parfaite coordination du commando, de la Wehrmacht et de la Luftwaffe permettront la mise en œuvre de la Blitzkrieg qui déferlera sur la Pologne, puis la Belgique, les Pays-Bas, la France et enfin l'Union Soviétique. Bien que complètement oublié à l'époque, comme aujourd'hui, l'incident de Gleiwitz n'en reste pas moins un évènement qui aura façonné le monde, et dont les conséquences ont encore des retentissements aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mer 3 Déc - 20:29

Programmé initialement à 4 h 30, l'ordre d'attaque du "Plan Blanc" (Fall Weiss) arrivera à 4 h 45. En langage militaire, cela donne : Y = 1.9.4.45

A peu de choses près, on peut lire "1945". La date de la fin de la guerre était presque contenue dans l'ordre d'attaque sur la Pologne.

C'est fou, le "mystère" des chiffres... hasard ou... ? Wink
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mer 3 Déc - 21:17

La magie des chiffres, un symbolisme fort chez les nazis. Après effectivement ça reste plutôt étonnant, bien que les nazis voyaient la guerre se terminer bien avant 1945.
Mais bon on peut tout dire avec des chiffres.


Un petit complément avec une description plus détaillée d'Alfred Naujocks, l'homme qui déclencha la seconde guerre mondiale.


Alfred Naujocks de son vrai nom Alfred Helmut Naujocks, alias Hans Mueller, alias Alfred Bonsen, ou Rudolf Möbert né le 20 septembre 1911 à Kiel, mort le 4 avril 1966 à Hambourg, est un membre allemand du Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Il est considéré par certains historiens comme étant «l'homme qui a déclenché la deuxième guerre mondiale».

Fils d'un épicier, Alfred Naujocks quitte l'école en 1925 pour un apprentissage de mécanicien de précision. Le 1er août 1931, il s'inscrit aux Parti national-socialiste des travailleurs allemands et en 1933 au Schutzstaffel. A partir de 1934, il devient collaborateur de Reinhard Heydrich chef du Sicherheitsdienst, le service de sécurité et de la police SS.
Nommé major dans les SS, il se livre à l'espionnage, à la machination, aux faux passeports, à la miniaturisation des émetteurs-récepteurs radio, et obtient carte blanche pour installer ses services dans un bâtiment de la Dellbrueckstrass.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1935, en République Tchèque, avec l'aide de Gert Gröthe (agent du SD, il abat Rudolf Formis, un radiographiste allemand membre du Front Noir d'Otto Strasser (résistance SA). Celui-çi transmettait par radio sa propagande depuis un hôtel, l'hôtel Zahori.
Le 9 novembre 1939, Alfred Naujocks met en œuvre un plan pour capturer deux agents des services secrets britanniques (Secret Intelligence Service ou MI6), cet incident est appelé Incident de Venlo.
Lors de l'invasion de l'URSS, Naujocks part en Russie dans la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler (corps d'élite d'Hitler) comme simple SS. Blessé grièvement à Kherson (Ukraine), il est rapatrié en Allemagne et reprend son service dans le SD.

En 1942, Alfred Naujocks met en œuvre un projet secret allemand destiné à déstabiliser l'économie britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, qui consistera à inonder le pays de faux billets de banque de 5£, 10£, 20£, et 50£. Ce plan machiavélique porte le nom de Opération Bernhard.
En octobre 1944 il est fait prisonnier par les Américains dans les Ardennes et en 1946 il réussit à s'évader du camp... il vivra quelques années paisiblement à Hambourg, pour s'éteindre dans cette ville le 4 avril 1966. Il y a controverse sur la date de sa mort, comme étant le 4 avril 1960, voire même le 4 avril 1968.



Son témoignage sur Gleiwitz :

* Heydrich m'ordonna personnellement de simuler une attaque contre la station radio allemande de Gleiwitz, près de la frontière polonaise en faisant croire que le groupe d'agresseurs était formé de Polonais. : déclaration de Naujocks à Nuremberg le 20 novembre 1945.

* Devant moi, Heinrich Müller examine avec un nommé Mehlhorn les plans d'un autre incident de frontière destiné à simuler une action de soldats polonais contre les troupes allemandes. Muller déclara qu'il disposait de 11 à 13 condamnés de droit commun qu'on devait habiller en soldats polonais et dont on laisserait les cadavres sur le terrain pour faire croire qu'ils avaient été tués au cours de l'action. Un médecin à la solde de Reinhard Heydrich leur administrerait prématurément des injections mortelles en même temps que l'on s'arrangerait pour qu'ils portent des traces de balles de fusils. Après l'incident, des journalistes et d'autres personnes seraient amenés sur les lieux...: déclaration de Naujocks à Nuremberg le 20 novembre 1945.

Il faut préciser que les condamnés devant jouer le rôle de cadavres étaient surnommés par les membres du complot, des "conserves en boites".

Cette fausse attaque baptisée "Opération Himmler" avait pour fonction de légitimer le déclenchement de l'offensive allemande contre la Pologne.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Lun 15 Déc - 17:39


Philippe Pétain, le fossoyeur de la IIIe République

On sait dans quelles circonstances tragiques pour la France, le maréchal Pétain a été nommé à la tête du gouvernement par le président Albert Lebrun, le 16 mai 1940 au soir, après la démission de Paul Raynaud.
La première chose que fit Pétain fut de former un nouveau gouvernement et demander un armistice. Celui-ci sera signé le 22 juin.

Ce n'est toutefois pas encore la fin de la IIIe République. Pas encore.

Le 10 juillet 1940, l'Assemblée Nationale, par 569 voix contre 80 et 20 abstentions, ne vote pas les "pleins pouvoirs à Pétain" comme on le croit trop souvent mais, selon le texte officiel, elle donne "tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain, à l'effet de promulguer, par un ou plusieurs actes, une nouvelle Constitution de l'Etat français."

Les parlementaires, en votant ce texte, crurent faire de Pétain, vieillard octogénaire, un simple syndic de faillite. Leurs illusions s'évanouirent dès le lendemain, 11 juillet lorsqu'il s'attribua les fonctions de chef de l'Etat en abrogeant la présidence de la République.

Philippe Pétain est bel et bien un putschiste...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 3 Fév - 23:31

La vérité sur les Croix de Feu


Association d'anciens vétérans de 14/18, créée en 1927, elle devint dans les années 30, la plus puissante des ligues de droite et le symbole - du moins, aux yeux de la gauche - d'un certain "fascisme" français.


En fait, le mouvement se voulait antirévolutionnaire et antidéfaitiste. Au début, il ne compte que 2000 adhérents. C'est le colonel de La Rocque qui, lorsqu'il en prend la présidence en 1931, lui donne une impulsion nouvelle en étendant le recrutement aux "fils et filles des Croix de Feu" ; le succès est immédiat : plus de 30 000 nouveaux inscrits fin 1932, sans doute 300 000 fin 1935.

Malgré ses apparences militaires, son ordre en rang serré, la "Ligue des Volontaires Nationaux", telle qu'elle s'intitule en 1933, n'est pas et ne fut jamais, contrairement à ce qu'affirme la propagande gauchiste, une organisation fasciste.
Son programme se veut d'abord de droite patriote, paternaliste et d'inspiration catholique.
Républicaine et légaliste avant tout, elle appuie même les gouvernements modérés.

En fait, seule une frange très minoritaire du mouvement est violemment antiparlementaire. Celle-ci est dirigée par Pierre Pucheu, sympathisant ouvertement fasciste, qui d'ailleurs partira très vite rejoindre Jacques Doriot, un ex-communiste gagné aux idées fascistes, en 1935.

Pour ce qui concerne la fameuse journée du 6 février 1934, les Croix-de-Feu ont manifesté dans le calme et séparément d'autres cortèges plus agités, notamment les communistes qui étaient les plus virulents.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 13 Mar - 22:26


GANDHI : OU COMMENCE LE MYTHE ?

Le mode de vie austère de celui que Churchill appelait le "fakir à moitié nu" est aujourd'hui bien ancré dans l'imaginaire collectif en Inde comme dans le reste du monde.

Pourtant, il se pourrait que son prétendu dénuement ne soit qu'un mythe, fruit d'une grande opération de communication. Pour preuve, on peut citer la célèbre remarque de l'un de ses assistants : "Il faut beaucoup d'argent pour maintenir Gandhi dans la pauvreté."

Ainsi, il a toujours été pratiquement impossible de toucher à son image. Quand on a appris qu'il "autorisait" des adolescentes de son ashram à dormir nues avec lui (et elles étaient des milliers à se disputer ce privilège), on nous a expliqué qu'il s'agissait d'une façon de "mettre son voeu de chasteté à l'épreuve". On sait également qu'au nom de sa "cause", il devait endurer nu les massages que lui faisaient subir ces mêmes filles pendant une heure chaque jour.

En outre, le personnage n'était pas aussi souple que son image veut bien le laisser croire. D'après ses plus proches collaborateurs, il était très difficile de travailler avec lui. Il dictait les moindres mouvements de ses adeptes, y compris ce qu'il devait manger et à quel moment. Le mot "compromis" ne figurait pas dans son dictionnaire.
En 1920, lors d'une réunion du congrès national indien, il a déclaré : "A partir du moment où vous me choisissez comme leader, vous devez accepter la dictature et la discipline de la loi martiale."
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 17:44

Exposition universelle de 1900 : Paris, capitale du monde !

(photo de/by Bibliothèque du Congrès USA/USA Congress Library)

C'est la cinquième Exposition Universelle, mais elle ouvre ce XXème siècle qui commence. Inaugurée avec faste par le président Emile Loubet le 14 avril, elle se tient pendant 212 jours et attire plus de 50 millions de visiteurs, un record.

Un chantier pharaonique dont le budget a littéralement explosé ! Cette exposition fût un gouffre financier, un désastre économique pour la ville de Paris. Mais d'un autre côté, quel triomphe pour la Ville Lumière !
A ses visiteurs, la ville offre un paysage d'anticipation. Voici le Grand et le Petit Palais, voici la Tour Eiffel (qui ne devait pas rester à l'origine...), voici le cinématographe, les premiers tapis roulants, le Métropolitain, le moteur Diesel, le plus grand télescope du monde, l'esplanade du Trocadero réaménagée, le pont Alexandre III qui vient d'être inauguré...
Emerveillés, messieurs en redingote et haut de forme et dames en robe longue, chapeaux à plumes et ombrelle découvrent les pavillons représentant les différentes nations. On s'émerveille devant le "trottoir roulant", on descend prendre le "métropolitain" avec la première ligne, de la Porte de Vincennes à la Porte Maillot, on se presse sur les quais de la Gare d'Orsay, spécialement aménagée pour accueillir les visiteurs du monde entier...
La Tour Eiffel date de 1889, mais c'est vraiment là qu'elle est révélée au grand public et surtout, grâce à la fée électricité, elle est illuminée la nuit ! On se bouscule pour voir le cinématographe et même les premiers films sonores, mais encore l'immense Grande Roue, de 100 mètres de diamètre, avenue de Suffren ou encore le téléphone et le phonographe ! Le monde est à Paris avec le Pavillon de l'Empire Ottoman, de la Russie, le Pavillon "Nègre" dédié aux colonies... On croise sur les boulevards des turcs enturbanés ou habillés à l'occidentale, des visiteurs venus de Cochinchine en tenue traditionelle et chapeau conique, des gens de tous les pays...
Cafés, brasseries et restaurants ne désemplissent pas, les rues sont bondées, l'Art Nouveau triomphe et on ne sait où regarder devant tant de merveilles techniques qui feront, à n'en pas douter, de ce siècle qui commence, un âge d'or...
Paris, capitale du monde !
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 18:02

1900... c'est la Belle-Epoque... mais l'embellie était trop belle pour durer. La IIIe République bourgeoise vivait sur ses acquis et sur le confort de son industrie, de son empire colonial, elle oubliait - ou feignait d'oublier - les difficultés sociales et surtout les questions nationalistes qui agitaient l'Europe.

L'expo universelle servait d'illusion. On s'éblouissait d'un monde rêvé, idéalisé, fantasmé. On voulait encore croire au progrès infini, au bonheur éternel... qui aurait pu se douter que, quatorze ans plus tard, tout ça finirait dans la boue des tranchées dans une guerre comme jamais l'Europe n'en avait connue ?
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 18:13

Oui, c'était la grande illusion avant l'heure... On se persuadait que le progrès, la technique, feraient des lendemains heureux, c'était Pasteur, Marie Curie, l'électricité, la vapeur, les premiers avions...
Il n'en reste pas moins que pour les visiteurs, Paris offrait là une vision assez incroyable : pour ces gens, voir les premiers tapis roulants, prendre le métro, voir les premiers films, la ville illuminée par l'électricité, les toutes premières voitures, tous ces gens venus du monde entier après de longues traversées en bateau et train... Et c'était 1900, un nouveau siècle qui commençait... Pour les contemporains, ce devait être un émerveillement et une excitation de tous les instants.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 20:45

On a connu ça aussi le changement de siècle avec l'an 2000. Sauf qu'à l'époque les médias faisant des tonnes la dessus, comme si ça pouvait changer quelque chose à nos vies.

En 1900 l'esprit était tout autre et l'universalité n'était pas encore présente (malgré le thème de l'expo). C'était la découverte de beaucoup d'étrangers de Paris, la ville lumière. C'était la belle époque, une période d'insouciance, de nouvelles découvertes, on voulait rêver. La guerre de 14 mit fin de manière brutale à cette insouciance.


Dernière édition par Warlock le Jeu 30 Avr - 21:01, édité 1 fois
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