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 XXème SIECLE

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 20:59

Il y avait incontestablement un bouillonement, une révolution technique, un nouveau monde en marche : les premières voitures, le téléphone, les premiers avions, les travaux de Marie Curie, les débuts du cinéma, le phonographe, l'électricité... Culturellement, l'Art Nouveau triomphait tandis que l'on qualifiait Vienne en Autriche de "laboratoire" artistique et culturel avec les cubistes, Klimt et les peintres "sécessionistes"... Le progrès semblait pouvoir tout permettre, tous les rêves... Pour les gens de l'époque, toutes ces choses bouleversaient leur quotidien, changeaient leur vie.

Après, comme l'a souligné Gorak, l'époque n'était pas belle pour tout le monde, surtout pour les classes ouvrières. Mais je pense qu'il y avait quand-même une foi en l'avenir, une sorte d'exaltation devant toutes les possibilités offertes par tous ces changements. Effectivement, le réveil 14 ans plus tard sera brutal...
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Warlock



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 30 Avr - 23:24

Il faut dire qu'en 1914 l'état euphorique était toujours présent dans le camp français. La jeunesse était enthousiaste pour partir en guerre et faire triompher le droit et l'idéal français, à coup de renfort patriotique.

On était encore dans une certaine insouciance chez les jeunes français. La guerre ça ne voulait pas dire grand chose pour eux et après tout c'était la défense de la patrie et c'était glorifiant de se battre. La boue, les tranchées, la mort, le sang, la souffrance, ont été alors très vite des compagnons de misère pour eux. Ils ne savaient plus pourquoi ils se battaient, et leurs illusions ont disparues très vite, comme la rosée du matin.
Ils sont devenus de la chair à canon, une jeunesse insouciante détruite dans les tranchées du nord de la France. La guerre la vraie, brutale et meurtrière, la folie des hommes.

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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 1 Mai - 0:38

Warlock a écrit:
Il faut dire qu'en 1914 l'état euphorique était toujours présent dans le camp français. La jeunesse était enthousiaste pour partir en guerre et faire triompher le droit et l'idéal français, à coup de renfort patriotique.

C'est exact. Beaucoup de soldats ont combattu par patriotisme. On peut d'ailleurs en trouver des marques profondes chez des intellectuels comme Paul Drouot, qui écrivait en 1914 : "A l'heure qu'il est, rien ne compte plus que les grands intérêts, ceux de la patrie, ceux de l'âme."
On trouve aussi des jeunes engagés volontaires, parfois âgés de 15 ans, subjugués par les discours que leur tenaient leurs instituteurs lorsqu'ils étaient à l'école.
Et même Louis Pergaud, pourtant antimilitariste durant la "Belle-Epoque", écrit, à l'heure où le clairon sonne la mobilisation générale : "J'ai l'intime conviction que cette guerre est salutaire, et qu'elle est la suite et la continuation des campagnes de la Révolution."

Depuis 1870, plus de quarante ans d'éducation patriotique par les instituteurs, ces "hussards noirs de la IIIe République", ont porté leurs fruits, formaté les esprits. La guerre est vécue comme un devoir national; non comme un fléau. Les jeunes Français ne rêvent que d'une chose, au moment de partir combattre, c'est récupérer les "provinces perdues" (Alsace et Moselle) et les réintégrer dans la communauté nationale.
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cdang



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Dim 3 Mai - 14:45

Gorak a écrit:
Warlock a écrit:
Il faut dire qu'en 1914 l'état euphorique était toujours présent dans le camp français. La jeunesse était enthousiaste pour partir en guerre et faire triompher le droit et l'idéal français, à coup de renfort patriotique.

C'est exact. Beaucoup de soldats ont combattu par patriotisme.
Il y a d'ailleurs -- ou y v-avait, je ne sais pas si elle trône encore -- une fresque assez éloquente Gare de l'Est à Paris... Les troufions pantalon garance embarquant le fleur au fusil...
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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 3 Juil - 20:20

LES ETATS-UNIS FAILLIRENT ÊTRE VICTIMES D'UNE ATTAQUE BACTERIOLOGIQUE JAPONAISE


Fin 1944, alors que la guerre tourne mal pour l'Empire du Soleil Levant, les scientifiques de l'Unité 731 - célèbre unité japonaise de recherche en guerre biologique - conçoivent un ballon de papier capable de transporter une bombe de très petite taille. Leur objectif est de répandre la peste, l'anthrax, le typhus et autres maladies infectieuses sur tout le territoire américain.
Lors d'un essai réalisé entre novembre 1944 et janvier 1945, le Japon envoya plus de 9000 ballons vers les Etats-Unis. Ceux-ci étaient porteurs de dispositifs incendiaires. Seuls 10% atteignirent leur destination. Il n'y eut que très peu de dégâts. Cinq enfants et un adulte furent tués par l'un d'entre eux dans l'Oregon (les seules victimes d'attaque sur le sol américain pendant le conflit), et plusieurs feux de forêt démarrèrent dans les Etats de la côte Ouest. Les ballons se posèrent sur une vaste étendu comprise entre l'Alaska et le Canada ; quelques-uns atteignirent même Chicago.

Le dispositif aurait pu avoir des effets catastrophiques pour l'Amérique s'il avait été chargé de sa cargaison biologique. Paradoxalement, c'est précisément ce risque qui mit fin au projet. Les officiers japonais craignirent que des vents contraires puissent dérouter des ballons mortels et les rabattre sur le Japon. Aucune bombe bactériologique ne sera jamais envoyée au final.

Mais pendant l'hiver 1944-1945, le coeur de l'Amérique est passé tout près de la dévastation...
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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 18:14


QUELLE PLACE DONNER A LA RESISTANCE FRANCAISE DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

C'est en tout cas la question que pose un historien américain, Douglas Porch, spécialisé dans le renseignement. Selon lui, l'impact de la résistance aurait été négligeable et sa réputation exagérée résulterait d'un impératif politique. Charles de Gaulle avait besoin que pays soit convaincu d'avoir résisté aux nazis. Sans cela, le peuple aurait été trop démoralisé et incapable de faire face au grand rôle que le Général prévoyait pour la France après la guerre.

Cela n'enlève rien au mérite de ces 95 000 Français et Françaises qui, avec bravoure, ont sacrifié leur vie pour défendre l'honneur de la France. Mais on sait que les dirigeants nazis considéraient la résistance comme "inexistante".

En outre, la moitié des opérateurs radios clandestins furent capturés et aussi tard qu'en 1943, 40% de leurs émissions étaient diffusées sur des ondes que seuls les Allemands pouvaient capter. D'ailleurs, une grande partie des informations qu'ils recueillaient et transmettaient aux Alliés étaient bien souvent inexactes. Porch cite à ce propos un rapport des services secrets britanniques selon lequel les meilleurs renseignements n'émanaient pas des patriotes de la résistance française mais qu'ils étaient "directement achetés à des personnes vénales".
L'armée des ombres fut même souvent critiquée par les Français eux-mêmes car la plupart de ces derniers cherchaient souvent simplement à oublier l'Occupation. Et plusieurs de ses dirigeants ont admis que le soutien qu'ils recevaient de la population allait de l'apathie à la franche hostilité.

Peu après la guerre, de Gaulle déclara que la Résistance n'avait été "qu'un coup de bluff qui avait marché".


Dernière édition par Gorak le Mar 8 Sep - 21:58, édité 1 fois
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VIC



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 18:44

Négligeable... bien malin ou orgueilleux qui pourrait l'affirmer.
Et négligeable en quoi ? Sur quel plan ? Militaire ?
Négligeable sur le plan symbolique, certainement pas.

Dire que c'est un mythe ou réduire la Résistance à un mythe, je trouve ça injurieux pour ceux qui ont été résistants. La frontière avec le révisionnisme paraît fragile. En gros cela revient à dire que "c'est un détail de l'histoire" alors que des gens sont morts pour ça.
Enfin bon comme il n'y en a plus beaucoup de résistants vivants hélas ...


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Gorak



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 19:31

VIC a écrit:
Négligeable... bien malin ou orgueilleux qui pourrait l'affirmer.
Et négligeable en quoi ? Sur quel plan ? Militaire ?
Négligeable sur le plan symbolique, certainement pas.

Dire que c'est un mythe ou réduire la Résistance à un mythe, je trouve ça injurieux pour ceux qui ont été résistants. La frontière avec le révisionnisme paraît fragile. En gros cela revient à dire que "c'est un détail de l'histoire" alors que des gens sont morts pour ça.
Enfin bon comme il n'y en a plus beaucoup de résistants vivants hélas ...


Je sais VIC que c'est encore un sujet tabou, difficile à évoquer et d'ailleurs la thèse de Douglas Porch fut critiquée à ce sujet dès sa sortie, en 1997. La Seconde Guerre mondiale n'est pas encore tout-à-fait de l'Histoire, elle reste encore très présente dans les mémoires.

Mais c'est une question qui, je pense, doit être posée malgré tout. Déjà, parce que j'estime qu'en Histoire, on se doit de parler de tous les sujets même les plus lourds.

De toute façon, ni résistants, ni collabos, 95% des Français furent simplement résignés et attentistes. Et on l'aurait été à moins !

Mais 5% ont eux pris le maquis et même si leur action fut bien souvent une goutte d'eau dans le fil des événements de la Seconde Guerre mondiale, ils trouvent leur place parce que ces 5% ont défendu l'honneur de la France. En ces heures sombres, ils ont incarné la flamme de l'espoir, les valeurs de la France, ils ETAIENT LA FRANCE. Et c'est cela le plus important.
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Warlock



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 20:09

N'oublions pas que la Résistance n'est pas une seule Résistance comme on le dit souvent. A une première Résistance qui dure jusqu'au moment où en 1942, Vichy s'engage dans la collaboration, succède celles des maquis notamment du Vercors, de la Libération. À l'intérieur de la Résistance, les idéologies sont diverses (gaullistes, communistes...). Cette diversité, de Gaulle, par l'intermédiaire de Jean Moulin, tentera de la maîtriser en créant le Conseil national de la Résistance. Mais cela n'empêchera pas les conflits entre les Mouvements. Entre les Mouvements de Londres puis Alger, entre les Mouvements et les états-majors alliés. C'est donc un sujet plus que complexe, mais de la à parler de Mythe... Non elle a bien existé, de nombreux hommes et femmes sont morts pour elle, et pour nous, ça aussi ne l'oublions pas. Il est aussi vrai que sans de Gaulle, la Résistance n'aurait pas eu l'aura qu'elle a aujourd'hui et depuis 70 ans.
Mais c'est vrai que c'est encore très frais historiquement, et il faudra du recul pour tout analyser.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 20:36

Question indécente...
Peut-être que le cinéma nous a donné une vision faussée de ce mouvement, peut-être que le mythe a dépassé la réalité pour nous donner une "image" de la Résistance.
Il n'empêche que cette question, à mon sens, insulte la mémoire de ceux/celles qui n'ont pas baissé les bras, qui ont dit non, qui ont enduré la torture et sont morts pour la France et l'idée qu'ils s'en faisaient. Sans parler de tous ceux, toutes celles qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs (ou autres) de la déportation.

Je serais de l'avis de Vic, cette théorie sent le révisionnisme pour moi. N'y aurait-il qu'un seul et unique résistant (ou résistante), il ou elle n'en mériterait pas moins notre respect. C'est facile de juger plus de 50 ans après, tranquillement installé dans son fauteuil... Je serais curieux de savoir ce qu'aurait fait ce fameux historien à l'époque...
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Warlock



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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 20:49

Il est sur que certains films et certains romans ont donné une certaine imagerie de la Résistance. Mais plutôt que de parler de mythe qui fait très révisionniste il est plus intéressant je trouve de se pencher sur les différents mouvements de la Résistance. Ou la on pourra être surpris des premiers Résistants, de la différence entre les communistes et les conservateurs.
La Résistance c'est aussi les conflits internes, la Résistance intérieure et France Libre, les réseaux contre mouvements "patriotes" contre "politiques", les "résistants" vichyssois, les résistants royalistes (très nombreux). Un sujet épineux et bien complexe.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 21:09

Warlock a écrit:
La Résistance c'est aussi les conflits internes, la Résistance intérieure et France Libre, les réseaux contre mouvements "patriotes" contre "politiques", les "résistants" vichyssois, les résistants royalistes (très nombreux). Un sujet épineux et bien complexe.

Hélas... N'oublions pas que Jean Moulin a été probablement trahi, dénoncé. Ce vaste ensemble était loin d'être uni et d'avoir une cohésion solide. Après, vu le contexte, la clandestinité, l'absence de moyens de communication, il n'était sans doute pas évident de s'unir et parler d'une seule voix.
Etant lyonnais et Lyon ayant été la "capitale" de la Résistance, c'est un sujet encore assez présent dans cette ville, sans oublier l'histoire mémorable de Lucie et Raymond Aubrac...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 8 Sep - 22:08

Voyageur Solitaire a écrit:
Question indécente...

Tu as raison et j'ai préféré changer mon titre qui donne moins à confusion.

J'avais juste traduit le titre en anglais du site sur lequel j'ai trouvé cette question : Was the French Resistance a Myth ?, mais bon, je me rends compte que, malgré l'affection et l'estime que j'ai pour eux, les Américains et les Anglais aiment un peu trop choquer dans leurs analyses, quitte à flirter avec le révisionnisme. Ce ne sont pas nos habitudes en France, où l'on préfère la mesure et la nuance, surtout quand il s'agit de notre passé.

Bien sur que faire sauter un train de munitions, ce n'est pas ça qui a entraîné la chute du Reich, mais comme on dit, c'est toujours ça de pris à l'ennemi.

Les résistants étaient peu nombreux, c'est vrai, mais ils incarnaient l'espoir, ils étaient l'honneur de la France, ils étaient la France.

Dans un siècle, on pourra porter peut-être un autre regard sur cette période, moins passionné comme on le fait aujourd'hui avec la Première Guerre mondiale. Mais, pour l'heure, évitons les titres polémiques et les questions qui peuvent heurter la mémoire de nos grands-parents. 70 ans, c'est encore "frais" dans les mémoires...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 29 Sep - 23:24



Etait-il possible d'éviter la tragédie de Pearl Harbor ?

7 décembre 1941. A l'heure du petit déjeuner, une escadrille d'avions "zero" japonais fond sur Pearl Harbor, à Hawaï. En deux vagues successives, à un quart d'heure d'intervalle, ils détruisirent la majeure partie des forces américaines basées dans l'île. L'effet de surprise fut total pour les Américains. Leur riposte fut courageuse, mais inefficace. Il y eut des pertes considérables : tous les cuirassés étaient hors de combat, 3 croiseurs très endommagés, 188 avions détruits, 3455 hommes tués ou blessés. Seuls, deux porte-avions échappèrent par miracle au désastre. Ce fut une des plus grandes défaites de l'histoire militaire des Etats-Unis.

La question qui se pose alors est celle-ci : pouvait-on empêcher cette tragédie de se produire ?

Les relations entre le Japon et les Etats-Unis s'étaient dégradées depuis environ dix ans. Aucun des deux pays avait encore pris une part active dans la Seconde Guerre mondiale, mais leurs sympathies étaient opposées : les Japonais avaient signé un accord avec l'Allemagne nazie, les Américains soutenaient financièrement la Grande-Bretagne. Des pourparlers étaient bien engagés, mais ils avaient peu de chance d'aboutir.
Le 6 décembre 1941 au soir, devant l'échec des négociations, les Japonais envoyèrent un télégramme de déclaration de guerre à Washington. Il arriva seulement le lendemain à midi : l'attaque de Pearl Harbor avait déjà eu lieu.

L'attaque-éclair japonaise avait pour but de mettre hors de combat pour longtemps la flotte américaine du Pacifique. Elle devait aussi permettre aux Japonais d'avoir le champ libre pour occuper les îles qu'ils convoitaient et ainsi étendre leur empire.

Finalement les Américains prirent leur revanche quatre ans plus tard, lorsque, pour la première fois dans un conflit, on décida d'utiliser une bombe atomique. Le 6 août 1945, alors que les Japonais étaient sur le point de capituler, les Américains faisaient disparaître sous un nuage de feu la ville d'Hiroshima et ses 100 000 habitants.
L'événement stupéfia le monde entier, peut-être plus encore que l'attaque-éclair sur Pearl Harbor.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 8 Oct - 23:41

La chute de l'Empire russe (1917)

La Grande Guerre avait mis en pleine lumière l'incapacité et la corruption de la bureaucratie du régime tsariste, et plus encore celle d'une Cour où un moujik illuminé et débauché, se faisant appeler Raspoutine, dictait ses volontés à la famille impériale.
L'excès de souffrance et de misère produit par l'incurie administrative, le manque de pain et de charbon à Pétrograd, firent éclater la révolte. Dans les journées du 11 et 12 mars, l'émeute, soutenue par les soldats mutinés, se rendit maîtresse de la capitale. La Douma forma un gouvernement provisoire. Trois jours après, le tsar Nicolas II, abandonné de tous, abdiqua.


La Révolution russe prit rapidement le caractère d'une révolution sociale et, par là, fut un nouveau ferment de troubles dans la situation générale d'une Europe déjà si troublée.
Dans la masse immense du peuple russe, ignorant, apathique et crédule, il n'y avait qu'aspirations confuses vers la paix ou vers le partage des biens et des terres, indifférence à l'égard des réformes politiques.
La bourgeoisie libérale, qui avait constitué le gouvernement provisoire pendant les journées de mars, n'était pas une force capable de diriger la Révolution. Toute la réalité du pouvoir passa entre les mains des Soviets, comités de délégués élus par les ouvriers et les soldats.


Le régime des Soviets, étendu aux troupes du front, ruina bientôt toute discipline et l'armée russe commença à se désagréger. En socialiste démocrate, Kerenski, devenu chef du gouvernement provisoire en juillet 1917, essaya, en vain, à l'appel des Alliés, de galvaniser cette armée défaillante et de déclencher une offensive en Galicie.
Cette offensive fut presque aussitôt enrayée et aboutit à un recul et une débandade des troupes russes (juillet-août). Bientôt Kerenski lui-même fut renversé par les bolcheviks (6-7 novembre).


On appelait bolcheviks ce petit groupe de socialistes russes professant le marxisme et l'internationalisme le plus absolu. Méprisant les principes démocratiques et déterminés, ils étaient prêts, afin de réaliser leur programme, à imposer ce qu'ils appelaient la "dictature du prolétariat" - en fait leur propre dictature - et à déchaîner la Révolution mondiale.
Le principal théoricien de cette bande de fanatiques, était Vladimir Oulianov, dit Lénine, un petit hobereau réfugié en Suisse et dont les autorités allemandes facilitèrent son retour en Russie. L'argent allemand servait également à alimenter la propagande bolchéviste.

Quand le peuple vit que Kerenski continuait la guerre, il se détacha de lui pour se tourner du côté des bolchéviks qui, à force de slogans démagogiques et simplistes, lui promettaient la paix et autres merveilles : le 7 novembre, Lénine et Trotski, les deux chefs du parti bolchévik, organisèrent le putsch qui leur permirent de prendre le pouvoir et s'y maintinrent par la terreur.


L'arrivée au pouvoir des bolchéviks permit à l'Allemagne d'atteindre enfin le double but qu'elle s'était depuis longtemps fixé :
1/ la dislocation de l'Empire russe,
2/ la dislocation de l'alliance franco-russe.

Toutes les nationalités, dont la politique de russification forcée des tsars n'avait pu venir à bout et qui réclamait leur autonomie, firent sécession : la Finlande, les provinces baltes (Lettonie, Estonie, Lithuanie), la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie se détachèrent de la Russie proprement dite et passèrent sous la tutelle allemande.

D'autre part, après avoir proposé en vain un armistice général, les dictateurs bolchéviks signèrent l'armistice pour les armées russes le 15 décembre et entamèrent aussitôt des négociations de paix : celles-ci furent rompues, mais une nouvelle avance des troupes allemandes détermina les bolchéviks à signer le traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918, consacrant définitivement le démembrement de l'Empire russe.


La Roumanie, dès lors isolée, dut également signer un armistice (16 mars).

C'est le front oriental tout entier qui s'effondra. La France, entrée dans la guerre par fidélité au pacte qui la liait à la Russie se trouva aussi abandonnée en pleine guerre par la Russie elle-même.
Cette défection mit en péril mortel la cause des Alliés et retarda d'un an leur victoire définitive et la paix.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 9 Oct - 15:10

La personnalité de Nicolas II m'a toujours intrigué... Bel homme, mari et père doux et aimant, Tzar de toutes les Russies à contre-coeur pour connaître une fin tragique, il me fait un peu penser à Louis XVI, en moins naïf et plus réaliste.
Un homme cultivé, intelligent et volontaire, mais dépassé, emporté et balayé par un mouvement qui l'a complètement submergé. Sa famille n'est pas en reste avec sa femme aimée, l'impératrice, considérée dans l'opinion comme une étrangère portant malheur, son unique fils gravement malade, ses filles dont la célèbre Anastasia qui aurait réchappé au massacre de la famille... Sans oublier l'ombre du ténébreux Raspoutine...
Il faut décidément que je m'offre une biographie solide et documentée du dernier Tzar. Je sais pas pourquoi, mais j'éprouve une faiblesse, une sympathie instinctive pour lui.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Ven 9 Oct - 20:01

C'était un homme de paix surtout. Avant la Grande Guerre, il avait invité les grandes puissances à se réunir à La Haye pour discuter d'un désarmement général. Bon, ça n'aura pas servi à grand chose mais il aura au moins essayé...

L'Empire russe souffrait de beaucoup de difficultés, à tous les niveaux. Une masse de paysans pauvres et analphabètes, des ouvriers sous-payés et exploités à outrance et de la corruption à tous les étages.

Et puis, il y avait ce Raspoutine, surtout, si mystérieux qu'on a jamais pu vraiment le définir : Charlatan ? Escroc ? En tout cas, il avait une emprise réelle sur la tsarine, si désespérée qu'elle était prête à tout pour sauver son fils. Elle était littéralement tombée sous la coupe de ce personnage qui lui faisait perdre totalement pied.

Le cocktail explosif pour une révolution...

Les Allemands n'avaient plus qu'à favoriser le retour de Lénine en Russie. L'Empire s'est effondré comme un château de cartes.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 10 Oct - 9:22

Le décalage était sans doute trop grand entre les masses laborieuses et une élite cultivée et avancée, très "européannisée" (même si ce schéma reste simpliste et il y a eu sûrement d'autres causes à cette révolution).
Je trouve la famille impériale assez attachante, ils s'aimaient tous très fort, ils étaient unis et le restèrent jusqu'à la mort. Mort assez terrible d'après Tatie Wikie :

Les douze hommes s’alignèrent sur le seuil en trois rangs. Dehors, le chauffeur du camion mit le moteur en marche pour couvrir le bruit des détonations... La fusillade se déchaîna aussitôt, dans le désordre le plus absolu. Il n’était plus question de préséance révolutionnaire : la plupart des soldats visèrent le Tsar. Le choc des multiples impacts le projeta en arrière et il s’effondra, mort sur le coup. Alexandra et la grande-duchesse Olga eurent à peine le temps d’esquisser un signe de croix avant de tomber à leur tour, ainsi que Troupp et Kharitonov.
Dans la fumée de la poudre qui emplissait la pièce, le tsarévitch effondré par terre, faisait preuve, selon Iourovski, d’une « étrange vitalité » : il rampait sur le sol en se protégeant la tête de la main. Nikouline, maladroit ou trop énervé, vida sur lui un chargeur sans réussir à le tuer. Iourovski dut l’achever de deux balles dans la tête. Le sort des grandes-duchesses fut encore plus horrible : les projectiles ricochaient sur leurs corsets où elles avaient cousu des bijoux et des pierres précieuses pour les dissimuler aux gardiens. Iourovski dira, plus tard, qu’elles étaient « blindées » (ce détail, une fois connu, a alimenté les rumeurs des survivants car les bijoux avaient servi de gilets pare-balles, et également celle d’un fabuleux trésor). Anna Demidova fut aussi longue à mourir. Les tueurs avaient vidé leurs armes, mais cela ne suffit pas, car trois des grandes-duchesses étaient encore en vie. Selon son témoignage, Kabanov alla chercher la baïonnette d’une Winchester pour les achever. D’autres l’imitèrent...


Quant à Raspoutine, on n'a pas fini d'en parler, tant le personnage était ambigu, mystérieux, inquiétant...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 10 Oct - 10:51

On peut trouver de nombreux facteurs qui ont entraîné la révolution russe. C'est la conjonction de plusieurs choses, comme toutes les révolutions.
Mais quand on étudie le sujet de très près, on s'aperçoit qu'en fait ce ne furent pas les bolchéviques qui l'ont déclenchée mais une élite bourgeoise "socialisante" et libérale.

Ils n'ont pas su la conduire et les "rouges" se sont alors insinués dans la brèche causée par leurs divisions pour établir leur "dictature du prolétariat".

On peut y voir aussi la patte de l'Allemagne qui, en envoyant de l'argent aux révolutionnaires russes et en aidant Lénine à rentrer à Petrograd, a gravement contribué à la chute de l'Empire.

Enfin, peut-être que la Russie "nouvelle", issue de 1917, aurait pu suivre une voie plus libérale et démocratique malgré tout si cet enfoiré mégalomane de Staline n'avait pas pourri le régime et établi sa propre tyrannie.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 10 Oct - 14:04

Le mystère Anastasia


Anastasia Nikolaïevna de Russie, quatrième fille du dernier Tzar, Nicolas II, a-t-elle survécu au massacre de toute sa famille (voir plus haut) ?
Née en 1901, la grande duchesse affiche très tôt un caractère affirmé, une vive intelligence, une personnalité moins policée que ses soeurs avec lesquelles elle entretient des liens affectueux et aimants, de même qu'avec son frère. Elle est vive, enjouée et un peu "rebelle".

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale captive est massacrée comme décrit plus haut. Les corps sont emmenés dans la forêt, défigurés à l'acide et brûlés.
Pourtant, tout au long de la première moitié du XXème siècle, une légende tenace parcourt l'Europe : la princesse Anastasia aurait survécu. On verra alors apparaître des "prétendantes", affirmant être la princesse rescapée et réclamant justice et reconnaissance (et plus prosaïquement le colossal héritage des Romanov...)
Eugénia Smith, Anna Anderson et d'autres parcoureront l'Europe, souvent soutenues par d'anciens nobles ou tzaristes en exil, engageant des procès retentissants pour se faire reconnaître comme héritière survivante du dernier Tzar. A l'époque, pas encore de test ADN et la justice reconnaît qu'il n'existe aucune preuve formelle et indiscutable de la mort de la princesse, sans toutefois reconnaître aux prétendantes qu'elles sont bien la supposée survivante... Anna Anderson aurait été officiellement reconnue par le médecin du Tzar, des cousins dont l'un lui auraient posé des questions précises et très personnelles auxquelles elle aurait correctement répondu.

Sur quoi se fonde donc cette légende ?
Anastasia aurait survécu au massacre grâce aux bijoux et aux diamants cousus dans sa robe, qui auraient fait ricocher les balles sans la toucher. Lors d'un interrogatoire, un soldat aurait certifié qu'il manquait un corps avant de les enterrer et que pendant le chemin, il aurait entendu des gémissements humains. De plus, Anastasia aurait survécu aux coups de feu et aux coups des soldats léninistes dans la maison. Les soldats l'auraient frappée de nouveau mais n'auraient pas vérifié si elle était morte. (Tatie Wikie)
L'opération fût faite à la va-vite, dans une certaine fébrilité maladroite. Il se pourrait donc qu'effectivement, une des victimes ait survécu et réussi à fuir malgré ses blessures avant l'arrivée du camion à l'endroit de l'enfouissement des corps... Les tenants de cette hypothèse s'appuient sur le caractère déterminé et la forte volonté reconnue à la princesse.

En 1990, les corps furent retrouvés et analysés par test ADN : il en manquait deux, celui du Tzarévitch et d'une de ses soeurs... D'après les rapports de 1918, ils auraient été brûlés plus loin. Effectivement, on retrouvera les ossements de deux corps plus loin, correspondant à celui d'un garçon et d'une fille de l'âge des victimes.

La cause paraît donc entendue. Pourtant, le "mystère Anastasia" a toujours ses adeptes et a enflammé l'esprit et l'imagination de beaucoup d'historiens, romanciers et enquêteurs au XXème siècle. Pour preuve, l'une des prétendantes les plus sérieuses, Anna Anderson, a été officiellement enterrée sous le titre Son Altesse Impériale Anastasia of Russia.

Hollywwod ne pouvait rester insensible à cette tragique destinée... On notera le film Anastasia de 1956 avec Ingrid Bergman et le charismatique Yul Brunner, et un autre en 1997 avec Gary Oldman.

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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Sam 24 Oct - 9:01



24 octobre 1929 : Un "Jeudi Noir" à Wall Street.

La Bourse de New York vient de s'effondrer. En quelques heures, ce sont pas moins de 12 millions de titres qui seront bradés sur le marché.
Constatant la baisse vertigineuse des cours, les spéculateurs cherchent aussitôt à se débarrasser au plus vite de toutes leurs actions. Ce qui ne fait qu'accélèrer la chute de 30%. Le "Krach" se confirmera cinq jours plus tard.

Marquant la fin de la décennie la plus faste des Etats-Unis, ce "Black Thursday" n'est que le début d'une crise économique qui sera la plus grave de toute l'Histoire.

Les Etats-Unis seront ruinés et bientôt, c'est le monde entier qui en pâtira à son tour, ouvrant la voie à la montée des populismes et des fascismes en Europe...
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Lun 23 Nov - 7:57




23 novembre 1944 : Strasbourg, enfin libre !

Le général Leclerc en avait pris l'engagement solennel à Koufra en 1941 : c'est chose faite. Sa 2ème Division Blindée vient d'entrer dans la capitale alsacienne, après avoir parcouru plus de 100 km en seulement six jours.

12 500 soldats allemands sont faits prisonniers.

Dans un discours vibrant, Leclerc adressera ces mots aux Alsaciens : " […] La flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales. C'est chose faite".
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Jeu 26 Nov - 2:04

La France de Vichy


10 juillet 1940, la IIIème République s'éteint, sans bruit.

Le Sénat et la Chambre, réunis à Vichy dans une ambiance de panique qui rappelle le désastre de l'après-Sedan en 1870, donnent au maréchal Philippe Pétain les pleins pouvoirs pour élaborer une nouvelle Constitution (par 569 voix pour, 80 contre).

Dès le 11, Pétain s'intitule "chef de l'Etat français" et ajourne le Parlement.
Pierre Laval devient numéro deux du régime et successeur désigné du Maréchal.

Pétainiste en 1940, la majorité des Français l'était mais d'abord par soulagement : "J'aime mieux être un Allemand vivant qu'un Français mort", écrit Jean Giono (phrase que l'auteur regrettera plus tard).
Une minorité l'est par conviction : Charles Maurras se pâme devant la "divine surprise" qui a abattu la République.
C'est toute une frange de la droite conservatrice et réactionnaire qui acclame la défaite de 1940 comme une revanche sur le Front populaire.
Comme en 1870, la défaite a discrédité le régime.
Les dirigeants de 1936-1940 sont dès lors mis en accusation.

Le procès de Riom tourne cependant à la confusion des accusateurs et est finalement suspendu en 1942.


Daladier, Reynaud, Blum et le général Gamelin restent néanmoins emprisonnés sur ordre du Maréchal, avant d'être remis aux autorités allemandes pour être déportés.

. Paternalisme et Révolution nationale :


Pétain concentre tous les pouvoirs : il nomme et révoque les ministres à sa guise, légifère en souverain : "Nous, Maréchal de France, chef de l'Etat, décrétons..."
Aux yeux d'un peuple désemparé, il est le Père, le Chef, presque un demi-dieu.



Les anciens combattants, organisés en "Légions", partagent avec ce vieillard de 84 ans fraternité d'armes et mépris des parlementaires.
Les évêques l'assurent du loyalisme de l'Eglise catholique, que diverses mesures favorisent (subventions aux écoles libres, autorisation des congrégations, etc.)
"Dieu, déclare Mgr Gerlier, archevêque de Lyon, a permis que vous fussiez là... Pétain, c'est la France, et aujourd'hui, la France c'est Pétain !"
Les protestants aussi acclament Pétain ; ainsi, le pasteur Boegner affirme qu' "il n'est qu'un devoir ; suivre le Maréchal".

Les voyages de Pétain à travers la France sont à chaque fois une apothéose ; son effigie orne les timbres et son portrait trône dans toutes les salles de classe des écoles. Les jeunes gens, dans les chantiers de jeunesse, vivent un scoutisme prolongé.
La France a trouvé son sauveur.
Elle est aussi, explique l'historien Robert Paxton, "le seul des pays occidentaux occupés à ne pas se contenter d'administrer ; elle fait un révolution intérieure de ses institutions et de ses valeurs morales".

Ordre nouveau plus réactionnaire que fasciste, le régime de Vichy est "un redressement intellectuel et moral" : de la défaite, pense-t-on, doit naître un renouveau, sous la direction des "hiérarchies, des responsabilités, des compétences" représentées par un Conseil national consultatif nommé.

. Ce qui caractérise Vichy : l'épuration.

Les deux tiers des maires des villes de plus de 10 000 habitants sont remplacés.
Partis et syndicats sont dissous, les écoles normales sont supprimées.
La Franc-Maçonnerie est interdite, les francs-maçons sont pourchassés ;
les Juifs soumis, dès octobre 1940, à un statut spécial (sans d'ailleurs que les autorités allemandes n'en ait fait la demande expresse).

Un serment de fidélité est imposé aux militaires, hauts fonctionnaires, magistrats.
Le tryptique républicain "Liberté, égalité, fraternité" est remplacé par la devise "Travail, famille, patrie" au fronton des mairies.
De même que les bustes de Marianne sont ôtés de toutes les mairies de France.

La Corporation paysanne, la Charte du travail jettent les bases d'un régime corporatiste calqué sur l'Italie mussolinienne ou l'Espagne franquiste.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 1 Déc - 18:45

IL Y A 60 ans, ROSA PARKS AFFRONTAIT UN SYSTEME INJUSTE

Ne croyez pas qu'une seule personne ne peut rien changer...


Il y a 60 ans jour pour jour, le 1er décembre 1955, une couturière de 42 ans refusait de laisser sa place à un blanc dans un bus. Mise à l'amende par la police, elle fait appel. C'est alors qu'un jeune pasteur inconnu de 26 ans se joint à son combat, un certain Martin Luther King.
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MessageSujet: Re: XXème SIECLE   Mar 1 Déc - 19:26

Le résultat fût un arrêt de la Cour Suprême, le 13 novembre 1956, mettant fin à la ségrégation dans les bus.
Auparavant, les quatre premiers rangs étaient réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentaient trois quarts des utilisateurs, devaient s'asseoir à l'arrière. Ils pouvaient néanmoins utiliser la zone centrale, jusqu'à ce que des Blancs en aient besoin ; ils devaient alors, soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Comble de l'humiliation : si ces places étaient occupées, les Noirs devaient bien acheter leur billet à l'avant, mais étaient tenus de sortir avant de rentrer à nouveau par la porte arrière du bus pour accéder aux emplacements qui leur étaient attribués...
(Tatie wikie)
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