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 JOHN CARTER DE MARS

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MessageSujet: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Mar 17 Jan - 4:07


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Si Edgar Rice Burroughs est resté célèbre pour être le créateur de Tarzan, il a également donné naissance à d'autres héros dont le fameux John Carter dans le cycle de Mars.
Carter est un officier sudiste grand, mince et musclé, au cheveux bruns et drus et aux yeux gris acier. Après avoir participé à la guerre de Sécession en tant que capitaine de cavalerie dans l'armée confédérée, il se lance dans la prospection d'or avec un autre ancien officier confédéré, le capitaine James Powell.
C'est à ce moment-là que se situe le début des aventures martiennes de John Carter : il meurt et se dédouble, laissant un corps sans vie derrière lui, tandis que son corps dédoublé et nu, se trouve transporté sur Mars.
Sur Mars ( nommée Barsoom par ses habitants), John Carter rencontre d'abord les martiens verts et est fait prisonnier par l'un d'eux, Tars Tarkas. Une princesse de Mars raconte comment il se fera un ami de Tars Tarkas et comment il tombera amoureux d'une autre prisonnière, la martienne rouge Dejah Thoris, princesse de la cité d'Hélium, qu'il sauve et épouse avant de revenir contre son gré sur Terre, où il réintègre son corps. Il reste alors dix ans sur Terre, le temps d'écrire ses mémoires, puis réussit à rejoindre à nouveau Barsoom où il devra se battre contre les therns et martiens noirs ainsi que contre diverses peuplades, avant de traverser Barsoom de long en large pour sauver Dejah Thoris et sa famille. Au terme du troisième roman de la série, John Carter est désigné, par l'ensemble des jeddaks du Barsoom connu," jeddak des jaddak" et Seigneur de la Guerre de Barsoom.





Dernière édition par Voyageur Solitaire le Sam 25 Fév - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Jeu 23 Fév - 18:48

Pas encore lu mais je compte acheter ce cycle en VO, qui pourrait être LE précurseur du "Planet Opéra" (genre de la SF sur une planète étrangère où peuvent se dérouler des histoires Fantasy).
Il est réedité en ce moment à cause de la sortie du film.
A noter que Moorcock a fait une trilogie/hommage dans l'univers créé par Edgar Rice Burroughs, avec un titre comme Spiders Of Mars.
Quand au Tarzan de Burroughs, il a pronfondément inspiré Philip José Farmer, un des grands maîtres de l'âge d'or de la SF.
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Lowbac



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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Ven 23 Mar - 23:35

Le film est plat, avec des libertés prises avec l'histoire du livre pensant aux ternes (?) qui tels des dieux fomentent des plans pour les destinées de Barsoom, un bien piètre hommage longuet à Une princesse de Mars, du même tonneau que Prince of Persia, la patte Disney est trop présente.
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MessageSujet: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Sam 21 Avr - 9:06

Effectivement, le film est l'un des plus gros bides de Hollywood ces dernières années. A tel point que le producteur vient de faire ses valises sur demande de la maison Disney.
Mickey a encore du boulot avant de pouvoir adapter les classiques de l'Heroic Fantasy...
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Astre*Solitaire

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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Jeu 28 Juil - 18:40

La princesse de Mars

d'Edgard Rice Burroughs




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1- Le cycle de Mars, 2012, par Marc Taraskoff



PRÉSENTATION
C'est de juillet à septembre 1911, en à peine trois mois, qu'Edgard Rice Burroughs (1875 – 1950) va écrire une histoire qui marquera à jamais ses lecteurs et le monde de la science-fiction. Son manuscrit connaît plusieurs titres, Ma première aventure sur Mars, Les martiens verts, Dejah Thoris, princesse martienne et Sous les lunes de Mars, titre qui sera choisi pour sa publication en feuilleton – de février à juillet 1912 – dans les pages du All-Story magazine, sous le pseudonyme de Norman Bean (qui, pour la petite histoire, aurait dû être Normal Bean, mais que le magazine modifia). Ce récit sera éditée en roman en 1917 par A.C. McClurg & Co., avec un nouveau titre, Une princesse de Mars. Elle sera rééditée de nombreuses fois en livre et encore deux fois sous forme feuilletonnesque, notamment dans le magazine Modern Mechanics and Inventions en 1929, avec un nouveau titre, Carter, de la planète Mars. Les aventures de John Carter sur la planète rouge seront publiées pour la première fois en français en 1937 dans les pages du Robinson, des n° 46 à 55 (périodique de bande dessinée apparu en 1936, et qui a publié le roman sur 10 numéros), par les éditions Opéra Mundi (fondées par Paul Winkler et qui se sont spécialisées dans les bandes dessinées, en particuliers celles proposées par le géant américain King Features Syndicate), avec un nouveau titre, Le conquérant de la planète Mars, dans une traduction de Pierre Cobore. L'ensemble sera repris en 1938 par les éditions Hachette, dans la collection Bibliothèque de la jeunesse (une collection de 391 titres et qui avait déjà proposée, du même auteur, Tarzan) qui le sort sous forme de roman. Puis c'est 32 ans d'oubli, plus ou moins profond, avant que l'éditeur Édition Spéciale, via sa tentative d'intégrale des cycles marquants de Burroughs (Tarzan – et 12 volumes ; Mars – et 5 volumes, dont celui qui nous intéresse, en 1970 ; Pellucidar – et 2 volumes) ne s'essaye de remettre les histoires du père de Tarzan à l'honneur, avec une traduction nouvelle de Thérèse Lauriol, Les conquérants de Mars. Les éditions Éditions Spéciales (qui avaient pour objectif premier de commenter l'actualité) furent créées en 1968 puis devinrent en 1971 les éditions JC Lattès (toujours existantes), connues ici en raison de la collection disparue Titre SF, mais aussi de sa collection Édition Spéciale, à ne pas confondre donc avec la maison d'édition d'origine. Dix-huit ans plus tard, c'est l'éditeur Albin Michel qui, dans sa collection Épées et Dragons, publie avec le titre français que l'on peut supposer définitif, La princesse de Mars – et qui n'est pas une traduction exacte (c'eut été Une princesse de Mars, car effectivement, les princesses seront nombreuses sur le sol martien) – cette première aventure de John Carter, et qui est traduite cette fois-ci par Charles-Noël Martin. C'est d'ailleurs encore aujourd'hui sa traduction qui sert de référence. Cette petite entorse au titre sera corrigée en 1994 par les éditions Lefranqc qui font paraître un gros recueil intitulé Le cycle de Mars 1, nanti de 5 histoires, dont celle dont nous parlons, Une princesse de Mars. Charles-Noël Martin y proposera avant le dernier récit de ce premier cycle, un lexique de Barsoom (nom donné à la planète par les habitants de Mars) de 16 pages, et des notes, suivi d'un court essai « La planète Mars comme la voyait Edgard Rice Burroughs et telle qu'elle est véritablement ». Puis en 2012, les éditions Omnibus sortent dans une édition dont la traduction de Martin est révisée par J.-F. Amsel, Le cycle de Mars, volume un, avec comme premier roman, La princesse de Mars (sic). Cette édition comporte une préface de 7 pages de Frédéric Jaccaud, et c'est à partir de ce volume que cette critique a été effectuée. Elle comporte 950 pages, pour 5 romans compilés, une couverture souple, brochée, du papier simili bible, pour un format demi-grand, 13 x 20 cm (un in-8°). Le premier roman fait 207 pages, 27 chapitres qui possèdent tous un titre, un prologue et un épilogue. Je n'aime pas ce type de papier pour lire un livre. Je préfère de loin des pages épaisses, presque glacées, au bruit si caractéristique (offset brillant). L'édition est correcte, pratique, les pages ne sont pas trop blanche. Mais il n'y a aucun sommaire - et pour 5 livres nantis de chapitre, c'est un vrai manque.

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2- The All-Story Magazine de février 1912, artiste inconnu


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3- Illustration intérieure, mentionnée pour l'édition de Mechanics and Inventions de 1929


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4- Couverture par Michael Whelan, 1979, pour Del Ray éditeur


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5- Couverture par Bruce Pennington, 1972, pour New English Library


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6- Modern Mechanics and Inventions, Magazine de mai 1929, artiste inconnu


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7- Robinson n° 46 du 14 mars 1937


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8- Illustration de couverture par Fiora pour les éd. Hachette, 1938


L'HISTOIRE
« Le récit est introduit par un narrateur supposé en attester la véracité. Présenté comme le neveu de John Carter, il est appelé d’urgence à New York et à son arrivée, il apprend que son oncle  a été retrouvé mort le matin même. Dans son testament, ce dernier demande à être enterré dans un mausolée ne s’ouvrant que de l’intérieur. Il a laissé derrière lui un manuscrit qui va constituer le cœur du récit. Dans celui-ci, John Carter nous raconte ce qui lui est arrivé quelques années années auparavant » (Source : Wikipédia) :
Nous sommes sur Terre en 1866. John Carter de Virginie est un officier sudiste qui, à la fin de la guerre de Sécession se lance dans la prospection d'or en Arizona avec un autre ancien officier confédéré, le capitaine James K. Powell du Richemont. Mais ils sont attaqués par des Apaches. Son camarade d'infortune se fait tuer, et Carter – qui refuse d'abandonner sa dépouille aux indiens – tente de fuir à travers les montagnes, bien qu'il soit ralenti par le corps de son ami. En désespoir de cause, il trouve refuge dans une grotte qui, chance ou malheur, semble habitée par un être mystérieux. Au moment où Carter s'y effondre, terrassé par une torpeur qui le paralyse et où les premiers indiens apparaissent à l'entrée de la grotte, une voix effrayante et lugubre surgit du fond le plus obscur de la caverne. Pris d'une peur superstitieuse, les indiens s'enfuient sans demander leur reste. Mais Carter n'est pas sauvé pour autant, car il ne parvient plus à bouger le moindre muscle et reste là, des heures, s'angoissant sur son devenir. Jusqu'au moment où un changement s'opère, à peine perceptible, qui le conduit à contempler son soi physique, et qui donne à penser qu'il est mort, tout en étant lui même dans son corps, mais complètement nu. Paniqué par cet étrange dédoublement, il fuit la grotte pour en émerger sous les étoiles, là où une lueur rouge scintille … et le voilà attiré à grande vitesse dans l'espace pour finalement se retrouver allongé sur le sol de la planète Mars. Rapidement, John Carter découvre que la faible gravité de Mars, ainsi que son atmosphère plus légère, lui octroient des capacités surhumaines. Il peut ainsi bondir sur plusieurs dizaines de mètres, voit sa force décuplée, sa dextérité renforcée, atouts physiques qui lui permettront de survivre sur ce monde hostile, où les dangers sont légions. C'est ainsi que John Carter va partir à l'aventure, rencontrer les martiens verts, les martiens rouges, la belle Dejah Thoris, se battre face à des monstres improbables, lutter à Zodanga à bord d'engins volants, découvrir bien des mystères, comme l'énergie des rayons de Mars, jouer des poings et de l'épée pour conquérir sa princesse et au final, devoir lutter contre la planète moribonde qui les condamne tous à une mort certaine.

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9- John Carter of Mars, par Joe Jusko


MA CRITIQUE
C'est avec une certaine émotion que je me suis lancé dans l'aventure, car lire Une princesse de Mars, c'est avoir une expérience dont on sait qu'elle ne pourra plus se reproduire, c'est goûter à un moment d'histoire de la science-fiction, c'est entrer dans une aventure collective, fondatrice, avec le risque de ne pas adhérer et de sentir finalement que peut-être, avec l'âge et le temps, on est passé à côté de quelque chose. Fort heureusement pour moi, l'alchimie a fonctionné, et je ressors absolument enchanté de ma lecture et de la découverte de cette référence incontournable de la science-fiction. C'est un bon livre, un très bon livre même, pas exempt de défauts, de maladresses, affichant clairement son époque d'écriture, mais qui mérite d'être découvert.
Ce qui impressionne à la première lecture, c'est la fluidité du style de Burroughs. Cela se lit tout seul, sans à-coup, sans faiblesse, sans manque ou sans trop-plein. L'écriture est efficace et sert particulièrement bien son propos, permettre au lecteur d'être au cœur de l'aventure. Il est probable que la forme feuilletonnesque, nécessitant une accroche en fin de chapitre servant de conclusion pour inciter le lecteur à acheter / lire le magazine prochain, relance le rythme, l'action. Ainsi, la fin de la première partie s'achève-t-elle sur l'entrée en scène des terribles singes blancs qui viennent de saisir notre héros. Intelligemment, le père de Tarzan ne réutilise pas ce genre de cliffhanger systématiquement et sait varier les suspens. Ce rythme dans l'action est soutenu par une plume nerveuse qui va à l'essentiel sans pour autant mettre de côté le dispensable, instants de pause, d'analepses narratives, et de richesse des descriptions, mais à aucun moment, jamais, de mise à distance du récit. Une fois plongé dans l'action, on n'en sort plus. On peut dire ici qu'Edgard Rice Burroughs allie des talents certains de conteur à la maîtrise technique de ses objectifs, c'est-à-dire savoir plaire à un public particulier, tout en restant honnête avec lui-même et ses lecteurs sur ce qu'il leur propose. C'est ce savoir-faire qui le sauve de l'indigence, d'une vacuité du propos et des enjeux et pire que tout, d'un récit daté et qui aurait mal vieilli. Il évite aussi l’écueil du catalogue explicatif, dosant plutôt efficacement les passages descriptifs, les passages explicatifs, les passages agissants, le tout saupoudré des pensées de John Carter afin d'indiquer ou d'éclairer le sens de l'action. L'équilibre n'est pas toujours parfait – c'est parfois trop rapide, trop long, trop redondant – mais dans l'ensemble, ça tient la route. Là où Burroughs pêche le plus, c'est dans la justification de sa trame narrative qui use et abuse des coïncidences improbables, pour ne pas dire impossible. Lorsque Carter surprend un groupe d'ennemis, c'est toujours pour les entendre comploter sur les guet-apens qu'ils projettent de réaliser ; lorsqu'il débarque dans une ville inconnue, hasard incroyable, il se retrouve nez-à-nez avec le seul allié qu'il possède ; au moment où il doit s'écraser sur la planète (d'une superficie de 145 millions de km2, rappelons-le), c'est pour tomber sur le seul martien vert dont il s'est fait un ami ; etc., etc., etc. Je veux dire, oui, c'est de la grande aventure et la fortune du héros en fait partie. Mais ici, c'est vraiment par trop flagrant, trop utilisé, un Deus ex machina qui en vient à gâcher quelque peu la joie de la lecture du récit.

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10- Illustration de John Carter, par Frank E. Schoonover


Cette histoire est vécue par tout une série de personnages haut en couleur – c'est le cas de le dire – aux ressorts psychologiques assez minimalistes, il faut bien le reconnaître. C'est que nous ne sommes pas ici pour faire de l'introspection, mais bien pour les confronter aux aléas, aux vicissitudes propres à Barsoom et voir comment ils vont réagir et s'en sortir. Si ce qui motive le comportement des personnages, reste conforme à la ligne directrice mise en place par Burroughs,  les états d'âme de ces derniers font malheureusement peine à voir. C'est probablement la plus grosse faiblesse (apparente) de ce récit, car à vouloir faire trop simple et trop efficace, on tombe dans la caricature, frisant le ridicule, d'un personnage – John Carter – aux réactions d'un pré-adolescent de 13 ans. Il est naïf au dernier degré, voire aveugle à ce que ressentent ceux qui l'entourent, il réagit le plus souvent par instinct, surtout lorsque son sentiment de justice personnel et exacerbé est sollicité, sans se donner la peine de réfléchir deux minutes – il fait d'ailleurs l'apologie de ce mode de comportement ! – et pour un homme mûr ayant eu une vie aventureuse, il n'a jamais connu l'amour, jamais ressenti cette émotion... On a du mal à y croire et on s'interroge alors : « Serait-ce le journal d'un écolier ? ». Donc, disons-le franchement, par moment, le personnage énerve, son immaturité agace et nous contraint, plus d'une fois, à lever bien haut les sourcils. Les autres sont mieux lotis, mais à peine, oscillant entre deux états – grand maximum : je te hais – et je ferais tout pour te détruire ; tu es mon meilleur ami – et jamais je ne te trahirais ; tu ne sauras jamais rien de moi – tu sauras tout de mes secrets. Bref, pas de demi-mesure ici, une seule mesure possible : pleine ou vide. Pourtant, les motivations internes ne subissent pas, elles, ce désépaississement complet. Elles sont naturellement plus complexes, prennent en compte les paramètres de la situation, correspondent aux personnages, à leur culture, à ce que l'on sait d'eux. Elles sont de fait motivées. Pour Carter par exemple, c'est son positionnement de type super-héroïque qui lui fait choisir entre telle, telle ou telle possibilité. Ce n'est pas toujours forcément très fin, mais cela suffit amplement à justifier l'action et pour permettre d'y plonger. Plus malin qu'il n'y paraît, cette manière de procéder, malgré les scélérats du récit, empêche de tomber dans le cliché bien/mal. Vous avez des « bons et des méchants » mais qui ne le sont qu'en fonction d'un point de vue – bien souvent celui du héros. Il semble tout à fait légitime de vouloir se venger de celui qui vous a humilié, qui vous a frappé et rendu inconscient, de celui qui détruit votre société, votre mode de vie, etc. Et alors de s'interroger : comment Rice Burroughs arrive-t-il à créer un plausible des motivations d'un côté, pour s'enfoncer de l'autre dans la caricature la plus insipide des états psychologiques ? C'est que multiplier ces états, ces émois, les interrogations qu'elles génèrent auraient naturellement pour conséquence de démultiplier les lignes narratives. Plus d'arcs narratifs pourraient alors devenir gênant, surtout pour une histoire qui s'étale sur plusieurs numéros et où retrouver rapidement le fil est indispensable. Ainsi, réduire les caractères à deux modes permet-il de développer une ligne claire qui autorise alors de s’investir au cœur l'action. Il nous semble ici que c'est parfaitement voulu et assumé par l'auteur afin de servir son propos. Et cette faiblesse apparente n'en est donc pas une, en aucun cas, elle participe de la captation du lecteur au sein de ce récit d'aventure. Notre reproche porte en fait non pas sur la minimalisation assumée, mais sur la forme prise par cette dernière, donnant à John Carter les réactions psychologiques d'un gamin naïf et un peu caractériel. Dommage - car cela réduit notre capacité d'investissement émotionnel et d'identification et ne permet donc pas à la force narrative de Burroughs de donner sa pleine mesure. Il y a une distance - très légère, mais irréductible - qui s'instaure dès lors entre nous et le récit. Avec joie accompagnons-nous John Carter, mais à aucun moment n'avons-nous envie d'être John Carter.

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11- A duel to the Death, par Gregory Manchess


Ainsi avons-nous une histoire forte, servie par des personnages conçus pour cette histoire … dans un environnement à sa mesure, Barsoom. Et là, c'est une franche réussite. Une fois la cohérence scientifique évacuée (voir l'analyse ci-dessous), l'auteur américain s'en donne à cœur-joie, nous livrant un univers foisonnant, à la fois proche (pseudo-humains, combats à l'épée, rois et princesses, prison, travail, mariage) et très lointain (jour et nuit, nourriture, sociétés, normes vestimentaires, radium et rayons spatiaux, engins volants, laser, monstres aux bras multiples, naissance). Une alchimie parfaitement réussie qui permet en peu de mot d'assurer le dépaysement, d'offrir une profondeur réelle à un décor qui semble au premier coup d'œil de carton-pâte, alors qu'il n'en est rien. Il y a de la progression dans nos découvertes, un juste mélange de technologie et d'archaïsme, et des idées qui semblent n'avoir pas de fin et qui se structurent – ici du moins – de manière assez harmonieuse (les deux romans suivants donnant davantage une impression de puzzle que de dimension du tissu civilisationnel). Alors que cent ans nous sépare de ce roman, il reste toujours aussi crédible – ce que bien peu de création de l'époque en matière de S.-F. peuvent se vanter d'avoir su obtenir. On peut relever une facilité – la langue, évidemment universelle – que notre héros maîtrise en quelques semaines. Bon. Fermons les yeux et jouons le jeu. D'autant plus que certains de ses inventions lexicales dans l'idéolangue barsoomienne auront une certaine pérennité, tel le Sith ou le titre de Padwar. Dans ce premier roman, c'est surtout la société des Hommes Verts qui est décrite. Mais on comprend rapidement que Barsoom de manière générale est un monde belliqueux, où l'amitié et la pitié sont inconnus. Un bon ennemi est un ennemi mort. Et même au sein de la société, c'est la force, le pouvoir, l'influence, qui priment. Univers de la domination donc, où l'approche primaire de Carter sert de filtre pour présenter la figure de la violence dont Barsoom n'est qu'une vaste métaphore. Il y a donc une vision à la fois civilisationnelle (occidentale) et ethnocentriste (l'humain) portée directement sur ces sociétés sans que celles-ci puissent véritablement se défendre par l'intermédiaire d'un tiers. Car ce n'est pas le but – le but, c'est l'antagonisme, générer des situations à partir de fait que l'on ne peut pas, au départ, changer. Et Carter d'affronter tout le monde ou peut s'en faut. Et c'est très bien car derrière la violence institutionnelle, profondément lié à l'absence de lien émotionnel entre ses membres (pas de famille, pas d'amitié, pas de respect pour une valeur autre que la force, et par corollaire, pas d'art, de culture,  etc.) il y a la défense d'une certaine morale, celle de la considération d'autrui, de la non torture des animaux, de la valeur que tout individu possède, du sentiment que la personne ne se résume pas à ses muscles, son influence, sa capacité à maintenir par la force. Mais paradoxalement, c'est aussi là que se place la seconde faiblesse du roman, le fait que Carter est lui aussi porteur de son idéologie qui parfois flirte étrangement avec celle de Mars. Il se considère comme le maître des animaux qu'il a su charmer par la gentillesse, et les assimile sans cas de conscience, à des esclaves. Il est également la proie des mêmes errements que les personnages de Jules Verne, à savoir le jugement au faciès, où l'être bon, généreux, franc et de confiance se voit dès le premier regard, à son visage droit et régulier, avenant, en un mot, beau ; quand les personnes au regard chafouin, au rictus du traître, à la posture voûtée synonyme du fourbe et du dissimulateur en puissance, bref, moches, sont voués ad nauseam à être les félons, comme dans « toute bonne histoire ». L'apparence fait foi de l'âme. Profondément détestable, c'est ici que l'âge du roman se fait sentir, dans cette espèce de supériorité des qualités de l'homme blanc occidental et colonialiste dont le comportement et les actions sont forcément justes … puisqu'elles viennent de lui. Mais c'est heureusement léger et ponctuel et ne gâche en rien le plaisir réel de la découverte de Barsoom. Ce ne sont que de rares moments bien vites écartés lorsque le cœur se place sur le chemin de la barbarie, celle qui nie à autrui son droit à exister, et de l'amour - éternel moteur humain. En cela, John Carter demeure, aujourd'hui encore, un Champion Éternel.
Lire Une princesse de Mars, c'est plonger au cœur de l'aventure, la grande, la formidable, qui balaie tout et qui permet véritablement d'échapper un temps à nos propres vicissitudes, celles bien terriennes, pour vibrer aux horizons parsemés de ruines, immenses et désertiques, de la belliqueuse Barsoom.

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12- Thuvia of Mars, par Frank Frazetta


MA NOTE : 16 (catégorie littérature de divertissement)



Iconographie

1- Amazon.fr : l'auteur est malheureusement décédé en 2015, cette couverture étant l'une des toutes dernières qu'il ait réalisée (l'avant avant-dernière). Vous pouvez apprécier quelques unes de ses peintures sur le site Cargo Collective ;
2- Philsp.com : on peut préciser que c'est en 1910 qu'il perd le sous-titre de Magazine ;
3- Erbzine ;
4- The Tell Tale Mind - Pulptastic : vous pouvez découvrir le travail de Michael Whelan sur Mars grâce au site Catspawn Dynamics qui propose 11 de ses images et où l'on sent bien que l'auteur sait que tout le monde se promène en tenue d'Adam et d'Ève (cf. image une et surtout deux), mais où la bienséance éditoriale demeure la plus forte ;
5- Terra Macica : en espagnol. On peut retrouver certaines des illustrations de Bruce Pennington sur son site, Bruce Pennington ;
6- Phils.com ;
7- Go to Mars : chroniques scientifiques. Pour ceux que le magazine Robinson intéresse, je vous propose la page du Grenier des BD qui propose un descriptif des contenus de cette revue ;
8- Mangani.fr : merci à ce site qui donne les références de ses illustrations ;
9- Fashion Action : vous pouvez retrouver l'auteur sur notre site, ici ;
10- Null Entropy : et sur Bpib vous pourrez admirer quelques illustrations supplémentaires de Frank E. Schoonover ;
11 -The John Carter Files : pour voir deux/trois autres peintures, je vous propose Illustrator Louge ;
12- Null Entropy : pour retrouver Frazetta sur notre site, je vous invite à suivre ce lien ;
13- Ruswornorm : une des rares illustrations qui respecte les descriptions de Burroughs, mais où l'artiste oublie le h final au le nom de Dejah. Il propose des illustration de Wild Women sur son site Thomas Yeates ;

14- Mars 1 : ce n'est pas une source iconographique, mais cette page m'a permis de retrouver le nom de certains illustrateurs.



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13- Deja, par Thomas Yeates

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Dernière édition par Astre*Solitaire le Dim 10 Juin - 17:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Sam 30 Juil - 7:30

Voilà un article qui m'a l'air très appétissant ! Je vais finir mon livre actuel et attaquer ce cycle alors, histoire de pouvoir te lire et te répondre. Surtout que, finalement, je ne vais les lire en VO : j'ai trouvé la même intégrale en VF des premiers tomes il y a quelques semaines en occasion en état comme neuf. J'ai craqué.
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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Sam 30 Juil - 8:31

Tu as bien fait. Je n'ai lu que les trois premiers romans, mais c'est de la grande aventure, idéale pour les vacances.

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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Mar 2 Aoû - 18:20

J'en suis au tiers du second volume. En effet, c'est idéal pour les vacances. On est dans la pure veine du pulp, avec un (super) héros à qui il n'arrive (jusqu'ici) que des situations pas très vraisemblables il faut bien l'avouer : il y a de sacrées coïncidences, du genre à rencontrer son meilleur ami dans le désert. Je suis aussi taquin à l'idée de créer la première loi de Barsoom :
à chaque fois que le héros rencontre une captive, lancez un dé :

1) c'est une vierge promise à un sacrifice, mais ce n'est pas une princesse
2) c'est une vierge promise à un sacrifice et c'est une très belle princesse
3) c'est une belle princesse, mais non promise à un sacrifice
4) c'est une très très belle princesse, mais pas forcément vierge
5) c'est une belle princesse mais elle est déchue
6) c'est une future princesse (précisons qu'elle est très belle)

La version française d'Omnibus a le mérite (enfin !) de mentionner que c'est un genre "planet opera", le terme n'étant pas encore banalisé, même dans les milieux de SF. C'est pourtant parfaitement ce genre dont sont issus des écrivains comme Jack Vance.
Côté ressemblance, c'est Flash Gordon qui vient en tête, avec ce mélange de planet opera (un monde exotique, cape et d'épée présent malgré présence technologique et éléments de SF), et de pulp.
Un cycle fondateur d'un nouveau genre de littérature populaire, qui a vulgarisé la SF et généré bien des descendants. On pensera évidemment à P.J.Farmer (qui repris aussi les aventures de Tarzan, du même E.R.Burroughs, mais aussi auteur de romans ou cycles dans la même veine, comme le cycle des Faiseurs d'Univers). Mais aussi à John Norman et son cycle de Gor, grosse copie du cycle de Mars (présenté sur ce forum... seuls les premiers tomes restent lisibles).

En cela, son côté historique et pionnier est primordial. Je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt.
En attendant, je n'ai toujours pas lu l'article d'Astre Solitaire, j'attends d'avoir terminé ce cycle.
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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Mer 3 Aoû - 22:07

Oui, mais tu sais, je ne critique que le premier roman - bien que j'aie lu les trois premiers - et il n'y a normalement aucun vrai spoil - et toi tu t'en moques puisque tu as lu ce que je critique^^. Mais à chacun sa méthode ^^.

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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Jeu 4 Aoû - 15:54

Excellente analyse. Mahleureusement, ma réponse détaillée a curieusement été effacée par une mauvaise combinaison de touches aux claviers, grrr... Pas le courage de la retaper.

Je concluais sur l'une des plus grandes réussites du cycle à mes yeux, le monde de Barsoom lui-même.
C'est un monde sauvage dans lequel on rêverait d'évoluer pour y vivre d'épiques aventures.
Pas étonnant qu'il y ait eu un JDR tiré du sujet (je vais me renseigner sur lui...)

JDR : le premier JDR tiré du roman date de 1978, un livre de 64 pages book, John Carter, Warlord of Mars (source wikipedia)

Sur le site :
http://www.modiphius.com/john-carter.html
Nous apprenons qu'un nouveau JDR devrait sortir fin 2016, utilisant le système 2d20 LITE. Des figurines de Barsoom suivront en 2017.


En attendant, le site
http://www.erbzine.com/mag28/2807.html
propose de nombreuses cartes de Barsoom, bien plus évoluées que ces deux-là, mais qui sont de Burroughs lui-même :

problème de connexion, désolé cartes à venir...

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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Ven 5 Aoû - 18:37

Merci bien VIC. Pour ta critique personnelle perdue, je te conseille Lazarus form Recorvery, ici : Lazarus. Je l'ai installé après deux trois mésaventures terribles - et depuis 3 ans, 99% des fausses manipulations, des coupures intempestives et autres pertes de documents ne sont plus des problèmes (une seule fois un texte n'a pas pu être récupéré). Et flûte, zut et crotte, j'aurais vraiment aimé lire ta critique. T'es sûr que tu ne veux pas la réécrire ?

Ta conclusion sur le monde de Barsoom est celle de beaucoup (ce qui veut dire de deux ou trois critiques lues sur le net). Pourtant, et sans savoir pourquoi, je n'arrive pas à être d'accord. Mais je suis incapable d'avancer un argument concret pour valider mon propos. C'est plus une sensation diffuse comme quoi, non, ce n'est pas ça, genre, on est presque dans le mille, mais on a quand même tapé à côté. J'ai l'impression que ce n'est pas Barsoom qui reste un décor, qui ne vit pas, du moins pas émotionnellement - pas comme un décor de Lovecraft, mais que c'est autre chose. Je voudrais écrire l'aventure, mais ce n'est pas ça non plus. Je taperais à côté aussi.

Pour le JdR, j'ai découvert cela assez récemment. Mais cela ne serait pas Warriors of Mars ? "The original Warriors of Mars rules for miniature warfare by Gary Gygax and Brian Blume" : Warrior of Mars sur Archive.org à la présentation typique des tout tout premiers OD&D (le logo avec K et G [Kaye et Gygax] est leur premier logo).

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MessageSujet: Re: JOHN CARTER DE MARS   JOHN CARTER DE MARS Icon_minitime1Sam 6 Aoû - 18:28

Navré mais je ne la réécrirais pas pour l'instant, car elle n'apportait rien : je me retrouvais presque totalement dans la tienne. Les critiques où les avis divergent sont quand même plus constructives, et je n'ai pas beaucoup de choses à dire de plus. Ceci dit, je m'y remettrai peut-être une fois le volume complet terminé. Là je fais une pause en passant à Dracula.

Vu la connexion que j'ai en ce moment, il m'est impossible de poster les images de Mars, ou de télécharger un programme comme Lazarus. J'ai déjà un mal fou à ouvrir mes mails, alors cela attendra une meilleure connexion.

J'ignore s'il s'agit du JDR que tu cites. Il se trouve que j'ai déjà joué à un one shot sur Mars dans l'univers de Burroughs il y a quelques années, en tant que joueur. Je suis toujours en contact occasionnellement avec le MJ et je pourrai lui demander quel système il avait utilisé. De mémoire c'était un DK system peut-être couplé avec un système héroïque/pulp qu'il avait du implémenter. J'ignore s'il avait des JDR existant et officiels sur Mars, mais ce n'est pas impossible vu sa belle collection. Je le reverrais dans quelques mois et lui poserai la question.

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