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 GRANDVILLE (1803-1847)

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VIC

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MessageSujet: GRANDVILLE (1803-1847)   Sam 9 Nov - 14:17


Portrait de Grandville par Émile Lassalle, 1840


GRANDVILLE (1803-1847)



Jean Ignace Isidore Gérard, né le 13 septembre 1803 à Nancy et mort le 17 mars 1847, est un caricaturiste français, connu sous le pseudonyme de J.J. Grandville ou Jean-Jacques Grandville.

Jean Ignace Isidore Gérard est né à Nancy, dans l’est de la France, dans une famille d’artistes et de comédiens. C’est à Nancy qu’il grandit et reçoit ses premières leçons de dessin de son père, musicien amateur mais surtout peintre miniaturiste « pour la tête, la fleur ou le paysage ».
Le talent de caricaturiste de Granville s’affiche précocement. Il se forge une opinion libérale, anticléricale. Dès 1820, il conçoit des créatures hybrides, mi-hommes mi-animales qui deviendront rapidement la marque de son talent. Une nouvelle technique d’impression et de représentation connait le succès et contribuera singulièrement à la gloire de Grandville : la lithographie.
L’appel de la capitale se fait sentir : le départ sera soutenu par le peintre miniaturiste Léon Larue (alias Mansion) qui détecte le talent de Grandville et le fait venir dans son atelier parisien.


Grandville publie plusieurs recueils de lithographies, et un jeu de tarot de 52 cartes qui sera finalement signé par Mansion. Mais c'est avec Les Métamorphoses du jour (1828-29), une série de 70 scènes dans lesquelles des personnages humains sont représentés avec une tête d'animal en situation pour un rôle dans la comédie humaine, qu'il s’est vraiment fait connaître.


La fosse aux Doublivores (Un autre monde)


La physiognomonie, courant intellectuel inspiré des travaux de Lavater, de Cuvier, de Geoffroy Saint-Hilaire et de Gall postule l’analogie entre les traits du visage, la complexion d’un individu et son caractère, sa personnalité. Cette thèse et les courants analogues (craniologie, phrénologie etc.) alors en vogue ont une répercussion indubitable sur la pensée et l’œuvre de Grandville. Les Métamorphoses du jour ont, dès leur première apparition, suscité des imitations de la part d’autres artistes.


Certaines planches satiriques de Granville sont des charges contre les contemporains ou des attaques contre la monarchie de Juillet. Ses dessins déplaisaient à Adolphe Thiers, qui fait promulguer, en 1835, sous le règne de Louis-Philippe, une loi exigeant une autorisation préalable pour la publication de dessins et de caricatures. Après ce rétablissement de la censure, Grandville, est même perquisitionné et la fouille désordonnée opérée par les gendarmes le heurte profondément. Dans une caricature toute personnelle, il s’en souviendra en figurant les gendarmes sous la forme de mouches agaçantes envahissant son domicile.




Après cet épisode, il se tourne presque exclusivement vers l'illustration de livres : œuvres d’Honoré de Balzac, les Fables de La Fontaine (1838), Don Quichotte de Cervantes, les Voyages de Gulliver de Swift, Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Il a également continué à publier des recueils de lithographies : Les Cent Proverbes, ou Les Fleurs animées.



Mais c'est surtout Un autre monde (1844) qui reste son œuvre maîtresse. Dans cet ouvrage, ses dessins fantastiques et zoomorphes (métamorphoses d’êtres humains, d’animaux et de plantes) lui valurent d’être revendiqué par les surréalistes.


Illustration extraite de Un autre monde, H. Fournier, 1844


"Une promenade dans le ciel"
Le Magasin pittoresque (1847)

Les dessins de Grandville présentent habituellement une analyse des personnages pleine d’inventivité et de merveilleux.  
Cet univers fantastique et étrange de Grandville a inspiré bien des artistes après lui, depuis les surréalistes jusqu’aux artistes contemporains. Quelques dessins d'Un autre monde seront repris pour illustrer l'album Innuendo du groupe Queen :


Le Jongleur d'Univers


"Le Volvoce, comme le choléra en 1833, passait en se nourrissant de monde"




Grandville fera un premier mariage en 1833, dont il aura fils. Hélas, il perd les deux premiers et sa femme décède peu après la naissance du troisième. Il se remarie et a un nouveau fils, mais le troisième et dernier fils de son premier mariage décède à son tour. Grandville ayant perdu en dix ans sa femme et ses trois enfants est physiquement et mentalement brisé. Il tombe malade à plusieurs reprises. Deux mois après la mort de son troisième fils, Grandville meurt.


"Plantes marines et coquillages", où Grandville détourne comme souvent les univers, jouant sur les contraires, et cultive le merveilleux...

(Texte adapté d'après wikipedia)

Un autre monde :




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