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 LE SON EAST COAST

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Gorak

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MessageSujet: LE SON EAST COAST   Sam 5 Oct - 22:49


New York, Boston, Philadelphie... Nous voici sur la East Coast, voici les clubs de jazz sur Manhattan et les cocktails sur les pianos noirs, voici les piano man, les taxis jaunes, les gratte-ciel illuminés... Une atmosphère nocturne, chic et sophistiquée, mais cool et décontractée. Pour danser jusqu'au petit matin...

BILLY JOEL


Avec plus de 100 millions de disques vendus dans le monde, Billy Joel - de son vrai nom William Martin Joel - est selon la RIAA le sixième dans l’ordre des artistes ayant vendu le plus de disque aux USA.

Né en 1949 dans le Bronx, il démarre sa carrière musicale en tant que pianiste en 1973. Il a gagné pas moins de six Grammy Awards.

Depuis 1993, sa carrière est un peu entre parenthèses, néanmoins il continue de parcourir le monde pour se produire en public (en particulier avec Elton John) et d'écrire de la musique classique.








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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 5 Oct - 22:57

Un artiste pour lequel j'ai toujours eu un gros faible. Un sacré pianiste également et surtout, un véritable chantre de New York. Il est pour moi inséparable des années 1970/1980 et de la New York de ces années là, par la musique, l'allure, le style. Un côté "urbain", avec costume impec et atmosphère enfumée de club de jazz sur Manhattan, un cocktail on the rocks sur le piano noir... Un peu comme Joe Jackson avec son célèbre Stepping out...

Ma préférée, New York state of mind :

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 5 Oct - 23:17

L'artiste même de la côte est américaine, typique de l'esprit east coast, qui a marqué la scène musicale nord américaine dans les années 70 et 80, un grand mélodiste.

J'apprécie particulièrement de lui ces trois morceaux.












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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 5 Oct - 23:25

Oui, c'est vraiment l'esprit East Coast, N.Y, Boston, Philadelphie... Chic et sophistiqué mais en même temps cool et décontracté. Le piano man, les lumières de la ville à la nuit tombée, les taxis jaunes, les clubs... Très différent de l'esprit West Coast californien.
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 5 Oct - 23:31

Oui on est assez loin du soleil, de la cool attitude, des nanas canons, des belles voitures, des routes larges, de la nature sauvage de la west coast niveau état d'esprit avec la east coast de Billy Joel.

Je vois plus l'esprit des bars de Boston ou de New York, un peu comme dans le bar de Paris ou on était. Ca reste cool, mais c'est plus feutré moins exubérant, et c'est surtout beaucoup plus nocturne.
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MessageSujet: LE SON EAST COAST   Dim 6 Oct - 1:00

JOE JACKSON : Steppin' out

Un classique de Joe Jackson et surtout un clip qui vous transporte immédiatement dans le New York de ces inimitables années 1980. Sortie en 1982, c'est certainement son plus grand succès. La chanson retrace l'excitation festive d'une ville la nuit, une ville qui ne dort jamais. Pour Jackson, l'auditeur est emmené dans un voyage en taxi à travers Manhattan illuminée.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Mar 29 Oct - 19:42

LOU REED et New York

Lou Reed est né en 1942 à Brooklyn, New York, la ville où il vient donc de décéder ce 27 octobre 2013.
L'auteur-compositeur-interprète américain, qui a commencé sa carrière avec le groupe The Velvet Underground, est étroitement associé à sa ville natale, New York.

En 1965, il forme le Velvet Underground, qui sera repéré par Andy Warhol, qui connaît alors une grande notoriété avec ses toiles et cherche à se diversifier. Il décide de devenir le manager du Velvet Underground, qui, fin décembre, vient répéter dans son atelier, la Factory. Le local est fréquenté par les artistes et les marginaux de l'époque. Warhol leur impose de prendre la chanteuse Nico.
Warhol finance la production et l'enregistrement de quelques titres dans un petit studio de New York.

L'album "The Velvet Underground and Nico" paraît en mars 1967. Andy Warhol est l'auteur de la couverture du disque, une banane autocollante qui, quand on la décolle, révèle un fruit à la chair rose à côté de la mention "Produced by Andy Warhol".

Son premier album solo,  "Lou Reed" paraît en 1972, suivi la même année de l’album "Transformer", produit par David Bowie et Mick Ronson. Lou Reed accède enfin au succès auprès du grand public avec la chanson Walk on the Wild Side, qui traite du thème de l’homosexualité et du mode de vie dans certains quartiers de New York. Il y décrit l’itinéraire de personnages new-yorkais qu’il a connus à l'époque de la Factory, qui plongent dans la déchéance à travers la prise de drogues.

L'apogée artistique de Lou Reed sans le Velvet Underground se situe entre 1972 et 1976, avec les albums "Berlin" (1973) et "Coney Island Baby" qu'il sort après l'échec fracassant de son projet expérimental  "Metal Machine Music" (1975).
En 1989, Lou Reed refait surface avec un album très réussi : "New York". À travers cet album dédié à sa ville, au son brut et dépouillé, Lou Reed adopte le parlé-chanté, avec des textes engagés traitant par exemple du SIDA ("The Halloween Parade") et de l’exclusion sociale (Dirty Boulevard). Il y décrit les bas fonds new-yorkais sur une musique incisive.

Lou Reed est apparu dans le film Prozac Nation (2001) et dans Brooklyn Boogie (Blue in the Face, 1996) de Paul Auster et Wayne Wang, aux côtés de Harvey Keitel entre autres. Il y joue son propre rôle, l'homme aux étranges lunettes. Il apparaît également dans les films Si loin, si proche ! (In weiter Ferne, so nah !) et The Soul of a Man de Wim Wenders


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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Jeu 8 Mai - 8:41

La factory


En complément de mon précédent message sur Blondie, un petit topo sur la fameuse Factory d'Andy Warhol.
La Factory fût un atelier d'artistes, une sorte de squat (pas dans le sens péjoratif) pour toute la scène alternative et underground du New York des années 1960/1970. Un lieu de création, de créativité bouillonnante et bordélique où se retrouvaient des gens assez incroyables et déjantés : chanteurs, peintres, photographes, artistes underground et acteurs borderline, activistes, féministes radicales, philosophes révolutionnaires et tant d'autres. Warhol, maître des lieux, y exposait ses oeuvres pop et y tenait portes ouvertes pour... qui y venait. Debbie Harry raconte les rencontres très faciles, il suffisait de venir ou d'être présenté. Si on entrait très facilement, on partait tout aussi facilement, chacun était libre. On y refaisait le monde, on graphait sur les murs, puis on partait chanter dans des clubs paumés ou dans les boîtes gay de Christopher Street dans une ambiance déjantée et joyeuse.

Très vite, l'endroit attire toute une faune avide de s'encanailler. On y croise des artistes renommés, Mick Jagger, Lou Reed, Bob Dylan, mais aussi De Niro ou Salvador Dali, venus se mêler aux fêtes et concerts improvisés. The Velvet Underground y vivait à résidence, on y retrouvait Basquiat, Truman Capote et une pléiade de personnages atypiques, des poètes, des photographes, des plasticiens, des transexuels... Les fêtes et l'atmosphère libérée de l'endroit ne doivent pas occulter sa dimension artistique : on y chantait, filmait, photographiait, jouait des pièces de théâtre, on y exposait... Le tout dans une atmosphère déjantée : Brigid Polk, accro aux médicaments, peint avec ses seins, Chuch Wein, fou d'occultisme, organise des séances de spiritisme, le photographe Billy Name installe un labo de photographie dans les toilettes... Pendant ce temps, Warhol part au supermarché du coin faire les courses...



Bien peu sortirent intacts, il faut bien le reconnaître, de cette expérience. Beaucoup de paumés, de dépressifs, de personnes en rupture avec les autres, de toxicos... La majorité moururent de la drogue, de l'alcool ou du Sida, sombrèrent dans la misère ou l'anonymat le plus complet, se retrouvèrent en taule... Le maître des lieux y connût une fin violente : la féministe radicale et actrice Valérie Solanas, ancienne clocharde et prostituée, lui tire dessus, le laissant cliniquement mort. C'est la fin de la Factory, lieu unique, atypique et déjanté, lieu de créativité incroyable et bordélique, dans une atmosphère de déglingue et de liberté totale...
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Ven 9 Mai - 23:33

La factory a connu trois lieux différents, plus qu'un endroit précis c'était plus un état d'esprit, un lieu ou une faune de déjantés se retrouvaient, et c'était vraiment borderline...
Voir même dans la caricature, sulfureux et controversé, avec tout ce qui va avec, sexe, drogue, mort. Warhol a poussé jusqu'au délire l'esprit de la créativité de la factory. On en sortait effectivement pas ou peu indemne, créant des artistes qui pour la plupart niveau célébrité ne sortaient pas vraiment du microcosme de la factory et de la Big apple. D'ailleurs il me semble que la factory est morte avec Warhol près de 20 ans après sa tentative d'assassinat à la fin des années 60. Il est mort lui même d'un arrêt cardiaque en 87..
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 10 Mai - 11:43

La première Factory ouvrît en 1964 avant de déménager en 1968. Voici, récupérée sur Tatie Wiki, la liste des résidents les plus célèbres et déjantés :

- Paul America
De son vrai nom Paul Johnson (1945-1982). Une belle gueule remarquée dans une discothèque, qui électrise son entourage tant féminin que masculin. Sa prestation dans My Hustler en 1965 le transforme en icône gay. La drogue lui vaut de la prison à plusieurs reprises. Il meurt renversé par une voiture en 1982.

- Jackie Curtis
De son vrai nom John Holder Jr (1947-1985). Jackie Curtis est un caméléon qui apparait alternativement en homme ou en femme. Warhol, qui le rencontre en 1967, dira :"Jackie Curtis n'est pas une drag queen. Jackie est un artiste, un pionnier sans frontières". De fait, il influencera beaucoup de personnalités du Glam rock qui fréquentent à cette époque les clubs new-yorkais, comme David Bowie. Poète, acteur de films (Flesh, Women in Revolt), la grande passion de Jackie Curtis fut le théâtre en tant qu'acteur et écrivain. Mort d'overdose en 1985.

- Joe Dallesandro
Né en 1948, découvert à 18 ans par Andy Warhol qui, fasciné par son corps d'éphèbe, le filme nu à plusieurs reprises, faisant de lui un sex-symbol du cinéma underground. Il devient un acteur confirmé : Paul Morrissey, Francis Ford Coppola, John Waters, Steven Soderberg, Serge Gainsbourg, Jacques Rivette, Catherine Breillat, Blake Edwards... font appel à lui.

- Candy Darling
Née James L. Slattery (1944-1974). Actrice warholienne transsexuelle (Flesh et Women in Revolt), obsédée par Marilyn Monroe (qui est décédée en 1962). Amie de Jackie Curtis, elle rencontre Warhol en 1967. Elle s'essayera dans le cinéma indépendant, mais meurt de leucémie à 29 ans à la suite d'injections d'hormones.

- Eric Emerson
Eric Emerson (1945-1975). Superstar à la bisexualité revendiquée et ravageuse. Danseur classique, acteur warholien dans plusieurs productions dont Chelsea Girls et Heat, puis chanteur du groupe glam The Magic Tramps. Trouvé mort dans une rue de Manhattan à côté de sa bicyclette.

- Andrea ‘Whips’ Feldman
Andrea Feldman (1948-1972). Actrice warholienne (Trash, Heat) et de nature exhibitionniste. Se suicide en se jetant par la fenêtre, tenant une canette de Coca (chargée en drogues diront certains) et un rosaire dans les mains, devant le parterre abusivement assemblé de ses ex-boyfriends ! Ceci à trois semaines de la sortie de Heat où elle tient un rôle important. Le New-York Times salua sa prestation tout en la qualifiant de non-performance, tant elle correspond au rôle qu'elle y joue.

- Bibbe Hansen
Née en 1952, elle est la fille d' Al Hansen (Fluxus) et la mère du chanteur Beck. Actrice warholienne, elle joue à 13 ans le rôle principal de Prison : elle est la plus jeune des Superstars (nom donné aux résidents). Elle apparait dans Warhol's Restaurant, 10 Beautiful Girls et 10 More Beautiful Girls. Faisant partie de sérail artistique new-yorkais, elle formera des groupes musicaux (comme The Whippets avec Janet, la fille de Jack Kerouac) et sera cofondatrice du Troy Café.

- 'Baby' Jane Holzer
Née Jane Brookenfeld en 1940. Fille d'un promoteur immobilier new-yorkais, actrice warholienne dans Soap Opera, Couch et Ciao!, Manhattan. Mariée à un riche héritier, elle devient par la suite collectionneur d'art et productrice de films.

- Gerard Malanga
Beaucoup plus qu'une Superstar. Né en 1943, diplômé en Arts (School of Industrial Art et Wagner College), il est engagé en 1963 par Warhol comme assistant pour ses sérigraphies et devient son bras droit. C'est Gérard Malanga qui lui présente le Velvet Underground en décembre 1965, qu'il accompagne de sa "danse du fouet" lors des concerts. Cofondateur du magazine Interview en 1969. Il quitte la Factory en 1970 (certains diront viré par Paul Morrissey). Poète, acteur warholien, réalisateur, photographe, conservateur et archiviste, il est un témoin des années Factory.

- Mario Montez
Né René Rivera. Acteur warholien de 1963 à 1968 et icône gay.

- Billy Name
De son vrai nom Billy Linich (né en 1940). Ancien coiffeur, serveur et décorateur de théâtre, rencontre Andy Warhol en 1963, et restent très amis après une courte liaison. Il est à l'origine du look argenté de la Silver Factory. Il y installe un laboratoire photographique dans les toilettes et y vit en tel reclus que croiser Billy Name devient un sujet de plaisanterie. On lui doit, avec Stephen Shore et Nat Finkelstein, l'iconographie de la Factory. Il part en 1970 en laissant un mot sur la porte :"Andy, je ne suis plus là mais je vais bien".

- Nico
De son vrai nom Christa Päffgen (1938-1988). Modèle, actrice et chanteuse d'origine allemande. Célèbre pour sa collaboration avec The Velvet Underground, elle fit une carrière solo (album Chelsea Girl, 1967). Célèbre aussi pour ses nombreuses romances : Jim Morrison, Brian Jones, Lou Reed, John Cale, Iggy Pop, Alain Delon (avec qui elle eut un fils), et Philippe Garrel qui en fit l'actrice de plusieurs de ses films des années 1970 : La cicatrice intérieure, Le Berceau de cristal,... Décédée à Ibiza en 1988.

- Ondine
De son vrai nom Robert Olivo (1937-1989). Rencontré par Warhol dans une orgie en 1961 ou 1962. Il joua dans huit films entre 1964 et 1967 dont Chelsea Girls. Personnage central à la Factory entre 1963 et 1967. Acteur (son surnom vient de la pièce de Jean Giraudoux), son étoffe tient à son charisme et à son bagout, personnage en représentation permanente "mieux qu'une performance théâtrale car vraiment vécu" (Billy Name). En 1969 Ondine se rangea (travail, relation stable) et Warhol constata que "l'éclat était parti". Il vécut par la suite comme guide et conteur de l'ère Factory, "à la dérive dans une mer désolée de visages incompréhensifs" (Mary Woronov). Il meurt de cirrhose en 1989.

- Brigid Polk
De son vrai nom Brigid Berlin (née en 1939). Habituée jeune à fréquenter les célebrités et le pouvoir : Clark Gable, Joan Crawford mais aussi Lyndon Johnson ou J. Edgar Hoover font partie des connaissances de ses parents. Gavée de médicaments, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs et d'embonpoint. Elle entre dans le cercle des intimes de Warhol en 1964. Elle développe une activité artistique débordante ; citons ses Tit paintings (peint avec ses seins), son Cock Book (où chacun est invité à partager son interprétation du pénis) ou son travail sur les Polaroïds. En 1975, elle devient employée au magazine Interview, lancé par Warhol. C'est une intime qui lui restera toujours fidèle.

- Edie Sedgwick
Née en 1943. Warhol était fasciné par sa facilité, son aura d'élue qui a tout, beauté et argent. Il en fit son alter ego. Une année passée à la Factory (1965-1966) l'érige en icône des sixties, la plus connue des Superstars dont elle devient l'archétype. Elle inspire Femme fatale au Velvet Underground. Mannequin et actrice warholienne (une quinzaine de films) elle partit sur une dispute et s'acoquina un temps à Bob Dylan (qui lui dédie Just like a woman). La suite est une longue descente dans la drogue. De retour dans le giron familial californien, elle meurt d'overdose en 1971 à 28 ans.

- Valerie Solanas
Valerie Solanas (1938-1988) peut-elle être considérée comme une Superstar ? Enfant abandonnée, clocharde qui paya ses études en se prostituant, elle fut actrice dans des films d'Andy Warhol et tenta de l'assassiner (elle lui tira dessus, il fut déclaré cliniquement mort). Elle devint une icône féministe radicale. Droguée borderline, elle mourut comme elle naquit : dans la misère.

- Ingrid Superstar
Ingrid von Schefflin (d'autres orthographes existent), grande blonde osseuse un peu folle. Est à l'origine du mot "Superstar". Actrice warholienne dans plusieurs films entre 1965 et 1967, date à laquelle elle quitte la Factory, puis part à la dérive : drogue, prostitution, déchéance physique. Disparaît en 1987, sortie acheter des cigarettes et jamais revenue.

- International Velvet
Née Susan Bottomly en 1950, une autre "pauvre petite fille riche", beauté fatale, fille d'un procureur de Boston, actrice warholienne qui combla le départ d'Edie Sedgwick, entre 1966 et 1967, puis prit le large vers Hawaï.

- Ultra Violet
Née Isabelle Dufresne en 1935. Peintre française, elle part à New York. Elle rencontre Salvador Dalí et Andy Warhol, qui en fait la première Superstar en 1964. Ses cheveux couleur lila lui donnent son surnom. Importante à la Factory jusqu'en 1967, elle y suit la scène américaine des années soixante, Jasper Johns, Robert Rauschenberg et James Rosenquist. Se retira sur la Côte d'Azur.

- Viva
De son vrai nom Janet Hoffmann (née en 1938). Warhol trouva son surnom. Assidue à la Factory en 1967 et 1968. Actrice pour Warhol, elle se brouilla avec lui et tourna avec d'autres réalisateurs. Elle passa à l'écriture pour des publications comme le Village Voice, et des livres notamment sur la Factory. Devenue peintre en Californie.

- Chuck Wein
Né en 1940, diplômé de Harvard en 1961. Il amène Edie Sedgwick à la Factory en janvier 1965, et devient un régulier. Intensivement drogué et fou d'occultisme, il part voyager à travers le Monde.

- Holly Woodlawn
De son vrai nom Haroldo Danhakl (née en 1946), d'origine portoricaine et transsexuelle. Elle est la Holly de Walk on the Wild Side de Lou Reed (qui commence ainsi : Holly came from Miami, FLA…). Actrice remarquée dans Flesh, poursuit une carrière dans le cinéma, le théâtre, le cabaret et la télévision. Sollicitée comme mémoire warholienne. Habite Hollywood.

- Mary Woronov
Née en 1943, elle danse lors des exhibitions Exploding Plastic Inevitable à la Factory. Actrice warholienne, elle tourne dans plusieurs films entre 1965 et 1967 dont Chelsea Girls. Elle poursuit sa carrière en jouant dans nombreux films cultes de la série B américaine. Mary Woronow est toujours actrice et écrivain.

Sans faire aucunement l'apologie d'un quelconque mode de vie, à notre époque si consensuelle et pétrie de politiquement correct, un tel lieu pourrait-il encore exister ?
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MessageSujet: fac   Sam 10 Mai - 18:14

Vu notre époque je doute qu'un lieu pareil puisse exister aujourd'hui. On aurait des descentes de police tous les jours et des arrestations de masse.

Après il est certain qu'un mode de vie pareil était sur le long terme plus néfaste que bénéfique pour la plupart. Il faudrait trouver le juste milieu entre créativité et mode de vie marginalisé.
Sans tomber dans les pires excès, ce qui est rare à ce niveau là, on le remarque encore de nos jour.

La factory était caractéristique de son époque, folie, créativité, liberté, libération des moeurs, excès, une époque révolue.
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Sam 10 Mai - 20:42

Beaucoup sont morts très jeunes, c'est assez terrible ces trajectoires ratées.
Un "lieu pareil" de nos jours n'aurait pas l'impact créatif qu'il a eu dans le passé. À l'époque, c'était des pionniers, qui avaient l'impression de faire quelque chose de nouveau : il y avait donc émulation créative.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Jeu 23 Oct - 20:16

Ce n'est pas l'artiste proposé qui est "East Coast", cette fois, mais bien la chanson.
Une chanson de Billy Joel dont nous avons parlé plus haut, New York state of mind, reprise ici par la talentueuse Oleta Adams.

On y est, c'est New York, les néons, Times Square, un taxi jaune qui attend en bas, un air de jazz, de saxophone... Barman, un Manhattan please...

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Jeu 23 Oct - 21:38


Amène les verres, je prépare les bougies. Installons-nous en regardant le soleil disparaître à l'horizon en éclairant de ses derniers feux les vagues de l'Atlantique.

Et laissons-nous emporter par la voix suave de Regina Belle, chanteuse reconnue de soul et jazz, née le 17 juillet 1963 à Englewood, dans le New Jersey.

Son style musical se veut dans la lignée des grandes divas de Quiet Storm, dont Anita Baker, à qui elle est d’ailleurs souvent comparée.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Jeu 23 Oct - 21:56

Avec Howard Hewett, nous revenons à un son East Coast plus classique, avec ce qu'il faut de cuivres

Ambiance nocturne à souhait. Idéal pour écrire. Ce genre de musique qui vous donne l'inspiration jusqu'à une heure avancée de la nuit.



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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Jeu 23 Oct - 22:17

Freddie Jackson est originaire de Harlem. Il fut trés influent dans les années 80 et 90.

Ses deux premiers albums ”Rock Me Tonight” en 85 et ”Just Like the First Time” l’année suivante ont été disques de platine. Il a ensuite enchainé avec ”Don’t Let Love Slip Away” en 1988 et ”Do Me Again” en 1990, avec lesquels il a gagné deux disques d’or.



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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Mer 23 Sep - 17:01

Frank Sinatra

Bien que très présent sur la Côte Ouest également avec toute la période hollywoodienne des années 1960, Dean Martin, Marilyn Monroe et les villas de Palm Spring, Sinatra reste emblématique de New York et de la Côte Est. Il a bien sûr donné à la Grosse Pomme son hymne, sa chanson emblématique, New York, New York, bien que chantée avec talent par d'autres dont Liza Minelli.

Bon, on va pas se taper la biographie de The Voice comme on le surnommait, Tata Wikipédia est là pour ça. Mais Sinatra incarne bien une certaine atmosphère, un style "East Coast", celui des clubs de jazz, des cocktails et des crooners en smoking à la voix de velours sur fond de buildings illuminés et de ponts jetés au-dessus de l'Hudson River. Né dans le New Jersey, d'origine italienne, il incarne le rêve américain, celui de ces migrants qui débarquaient à Ellis Island pour se refaire une vie en Amérique. Ambiance jazzy et swing pour The Voice.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 18 Oct - 13:51

Gil Scott-Heron, artiste engagé


J'aurais pu le mettre dans bien d'autres sujets comme le jazz, la soul, la funk... Mais quelque part, par son implantation géographique, sa lutte, ses attaches, Gil Scott-Heron reste attaché à la Côte Est, à New York principalement.

Ecrivain, poète et musicien, il naît à Chicago en 1949 et subit très tôt le choc de la ségrégation, bien qu'atténué dans les grandes villes de la Côte Est par rapport au Vieux Sud d'où est originaire sa mère. Après un court passage dans le Tenessee, le voici à New York avec sa mère. Etudiant le jour, plongeur dans un restaurant du Bronx le soir, il se passionne pour la littérature, la poésie, découvre vite le pouvoir des mots. Il économise suffisamment pour s'inscrire à la Fac et choisit une université de Pennsylvanie, réputée pour avoir accueilli de grands écrivains noirs. Il écrit un roman et passe ses weekend à New York où il découvre la musique en fréquentant clubs de jazz et salles de concert. En pleine jeunesse, le voila propulsé dans les mouvements civiques qui agitent l'Amérique des années 1960/70. Alors que sur la Côte Ouest, Harvey Milk enflamme San Francisco pour les droits des gays, New York et Harlem s'agitent pour les droits de la "minorité" noire. Avec un ami étudiant en musique, Gil met ses poèmes et sa révolte en musique dans un studio newyorkais, le succès est au rendez-vous. Pourtant, notre homme privilégie une carrière littéraire et universitaire avant de s'engager totalement dans la musique à l'aube des années 1970.
Il chante alors la révolte, les injustices sociales, la lutte des minorités et des ghettos, attaquant violemment le président Reagan et les conservateurs dans ses chansons. Sa fin sera un long déclin : séropositif, marqué par l'alcool, la drogue et la violence, la mort de sa mère l'ayant profondément marqué. Il meurt en 2011 dans un hôpital pour pauvres de New York, presque oublié.

C'est le rap qui rallume la flamme. A sa mort, beaucoup de rappeurs parmi les plus grands lui rendent hommage, suscitant la curiosité. Hommage pour ses textes engagés, sa description brute de la misère sociale, des inégalités, hommage surtout pour sa façon de chanter, son phrasé bien particulier avec sa façon de scander les paroles, qui a incontestablement annoncé le rap.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 18 Oct - 18:49

J'ai un rapport curieux avec cet artiste... j'ai bien des raisons de l'apprécier, aimant notamment beaucoup la Blaxploitation et, pourtant, je le regrette, je n'ai pas vraiment accroché avec sa musique. Les textes par contre, je ne les connais pas, et c'est peut-être son point fort d'après ce que tu nous dis. Mais il se peut aussi que je n'ai pas choisi les bons albums à écouter...

_________________
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 18 Oct - 18:59

Pour ma part, je l'ai découvert avec... GTA ! Une de ses chansons fait partie des radios que l'on peut écouter dans les différents véhicules au cours du jeu. J'ai tout de suite accroché et j'ai fini par trouver le nom de l'artiste et du titre.

Je n'aime pas tout chez lui non plus. Mais j'aime le personnage, à la fois poète, écrivain, musicien... Scott-Heron, c'est toute une époque, c'est le New York des droits civiques et de la blackploitation, c'est la chanson de la rue, du bitume, des immeubles en briques lézardés de Harlem... Et puis, son phrasé particulier, sa manière de scander ses paroles... C'est l'un des inspirateurs du rap, incontestablement. Le vrai rap, urbain, celui de la rue, de la révolte exprimée avec les mots qu'on a, proche du slam. Pas le rap des mecs chargés de chaînes en or et de bagouzes qui te chantent la misère des banlieues dans une piscine entourés de bombasses en bikini qui s'éventent avec des liasses de billets...
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 17 Jan - 11:00

Le Rap, au-delà des clichés


Nous voici bien loin des piano-bar et des cocktails sur fond de Frank Sinatra... Et pourtant...

Oubliez les clichés d'un rap dénaturé pour plonger dans les ghettos noirs de New York à l'aube des années 1980. Le Rap ("bavarder" en argot noir américain) est d'abord une suite de phrases non chantées, au ton assez saccadé, souvent rimées et qui étaient prononcées par un MC (Maître de Cérémonie) au cours de certaines occasions comme une naissance, un mariage, une réunion familiale, un enterrement.
Rapidement, le Rap, issu des ghettos noirs, se teinte de politique et exprime le chômage, les discriminations, le désoeuvrement. Influencé par le Reggae, mais également le Blues ou le Jazz, il n'est alors plus seulement parlé, mais mis en musique. Les rappeurs de la première heure citent ainsi Gill Scott Heron, Isaac Hayes avec son album Black Moses ou encore James Brown parmi leurs influences et références. Le caractère saccadé, syncopé du Rap, emprunte beaucoup à la Funk également.
On peut rajouter sur l'acte de naissance des influences africaines et aussi celles de la religion, Vaudou, Islam ou Christianisme.

Le tout forme donc la base d'une nouvelle manière pour les noirs américains d'exprimer leur mal-être, par le biais de revendications scandées en musique, le Spoken Word.
Le message, déclamé de façon saccadée et à la rythmique très particulière, était utilisé dans les ghettos, principalement newyorkais, pour chanter les revendications et l'égalité des droits, mais aussi pour détourner les jeunes noirs désoeuvrés de la drogue ou de la violence, tenter de leur offrir une porte de sortie par la musique. Le Rap est urbain, c'est de la musique de rue, née sur le bitume.

Le Rap voyage alors vers la Côte Ouest et va considérablement se dénaturer au passage... Après son apogée des années 1980, le voici donc à Los Angeles. En ce début des années 1990, la Cité des Anges est en proie à la guerre des gangs, à la violence. Les gangs s'emparent du Rap et le radicalisent, les textes se font plus durs, les mots plus crûs, avec des insultes envers la police, l'autorité... Si certains restent fidèles au message initial, ils sont vite débordés par une masse de nouveaux rappeurs qui parlent de sexe, de violence, de guerre des gangs et de drogue, dans ce qui devient le "gangsta rap". C'est l'apparition des fameux clips outranciers avec filles siliconées, villas somptueuses avec piscine, armes, fric et des chanteurs bling-bling bardés de chaînes et bagues en or qui chantent la misère et les inégalités...
Dans le même temps, le Rap se démocratise, s'étend, devient grand public, tout le monde fait du Rap. On voit même des artistes blancs s'y essayer, comme Eminem, tandis que le Hip Hop apparaît, brouillant encore plus les cartes.
Un long chemin parcouru depuis la révolte urbaine des ghettos newyorkais, scandée en claquant des doigts sur les marches d'un immeuble délabré de Harlem ou du Bronx...
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 17 Jan - 11:52

Voyageur Solitaire a écrit:

Le Rap voyage alors vers la Côte Ouest et va considérablement se dénaturer au passage... Après son apogée des années 1980, le voici donc à Los Angeles. En ce début des années 1990, la Cité des Anges est en proie à la guerre des gangs, à la violence. Les gangs s'emparent du Rap et le radicalisent, les textes se font plus durs, les mots plus crûs, avec des insultes envers la police, l'autorité...

Eazy-E est d'ailleurs très emblématique de ce gansta-rap des hoods de L.A South-Central.


A côté, les bandes de nos banlieues de Sarcelles, du 93 et des Minguettes font figures de simples sauvageons... lol!
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Warlock

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 17 Jan - 18:18

Autant j'aime certains messages en musique comme dans le Rock, autant le rap et tout ce qui l'entoure me laisse de marbre voir me fait fuir.

Pour moi ce n'est pas de la musique, on peut appeler ça poésie des rues ou avec un autre nom, mais pas de la musique, mais ce n'est que mon avis.
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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 17 Jan - 20:24

Warlock a écrit:
Autant j'aime certains messages en musique comme dans le Rock, autant le rap et tout ce qui l'entoure me laisse de marbre voir me fait fuir.

Il n'empêche que si les textes des rappeurs étaient plus attentivement lus, de nombreux malaises sociaux seraient évités. Les émeutes de 1992 à Los Angeles couvaient depuis longtemps, celles de 2005 dans le 93 aussi... pourtant il aurait suffit de s'intéresser aux textes d'Eazy E ou de NTM pour comprendre les souffrances de ces quartiers et tenter d'y remédier.

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MessageSujet: Re: LE SON EAST COAST   Dim 17 Jan - 21:31

A la base, le Rap n'est pas musical. Comme le Slam, c'est un art "oratoire", un message rimé déclamé de façon précise, saccadé et syncopé, avec un rythme particulier. La musique est venue se greffer dessus par la suite.
Le Rap souffre beaucoup, surtout, de tous les clichés véhiculés par les rappeurs bling-bing chargés de bagouzes en or, aux clips pleins de bombasses siliconées à moitié à poil qui se déhanchent au bord de la piscine...

Perso, j'accroche pas du tout non plus, mais les goûts et les couleurs...
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